Mamadou Chérif Bah

A la veille du 15 août, date à laquelle expire l’état d’urgence sanitaire en Guinée, de plus en plus de voix s’élèvent à Boké pour interpeller le président Alpha Condé. Plusieurs habitants de cette ville demandent au chef de l’Etat de lever l’état d’urgence, en vigueur depuis le 26 mars 2020 dans le pays. Ils estiment que cette situation a tout simplement étouffé la population alors qu’elle n’a pas permis de vaincre la pandémie du coronavirus.

Guineematin.com vous propose ci-dessous leurs appels à l’endroit du président de la République.

Mamadou Chérif Bah : l’appel que j’ai à lancer à l’endroit du président de la République, c’est de lever complètement l’état d’urgence sanitaire. Parce que cet état d’urgence n’a aucun sens si ce n’est pas de fatiguer la population. Actuellement, c’est ce qui tue les gens plus que le Covid-19. Les gens ne peuvent plus travailler comme d’habitude. Même pour avoir la dépense, c’est devenu très difficile.

Sidiki Camara

Sidiki Camara : mon souhait est que l’état d’urgence sanitaire soit levé maintenant. Le 15 août, on s’attend à ce que le président mette définitivement à cette situation. Il faut trouver d’autres stratégies pour lutter contre la Covid-19 sans continuer à étouffer les gens. Actuellement, même pour se déplacer d’un endroit à un autre est très compliqué, parce que le transport a doublé depuis l’instauration de l’état d’urgence, qui exige la réduction du nombre de passagers dans les véhicules. Donc, le souhait de tout le monde aujourd’hui est que l’état d’urgence soit levé pour que le transport revienne au tarif normal.

Alia Sylla

Alia Sylla : Le président doit mettre fin maintenant à l’état d’urgence ou alors alléger beaucoup les mesures. Avec la cherté du transport, il est quasiment impossible de se déplacer. Surtout que ces mesures n’ont pas permis pendant tout ce temps de vaincre la maladie. Donc, il faut y mettre fin pour permettre aux gens de souffler.

Ousmane Camara

Ousmane Camara : moi, je crois que le président doit faire ouvrir les mosquées. Dans un pays, quand les mosquées sont fermées, il y a forcément des conséquences. Parce que c’est là-bas que le musulman est en contact direct avec son seigneur. C’est à la mosquée qu’on peut même mieux implorer Dieu pour qu’il nous débarrasse de cette maladie. Si les mosquées étaient ouvertes, peut-être qu’elle serait déjà finie.

Alpha Baldé

Alpha Baldé : si les gens se frottent dans les marchés, les élèves sont en classe, pourquoi ne pas ouvrir les mosquées ? Pourtant, le marché est beaucoup plus peuplé que la mosquée. Donc, ce que je demande au président de la République lors de son adresse à la nation, c’est de tout faire pour nous rouvrir nos mosquées.

Martin Loua : je veux que le président nous laisse prier dans nos églises. Actuellement, la situation est dure. On est prêt à porter les masques et à se laver les mains avant de rentrer dans l’église, mais il faut qu’on nous laisse prier maintenant. On a trop patienté.

Mamadi Kourouma

Mamadi Kourouma : je me demande même pourquoi on ferme les églises et les mosquées alors que les marchés sont ouverts. Il y a trop d’incohérence dans les décisions prises par les autorités. Regardez, avec les taxis motos, est ce qu’on peut respecter la distanciation d’un mètre entre le conducteur et son client ? On n’interdit pas tout ça, mais tout ce qu’on peut dire, c’est de fermer les lieux de culte. Vraiment, ce n’est pas sérieux tout ça.

Propos recueillis à Boké par Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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