Energie : vers le démarrage des travaux d’aménagement de Koukoutamba

26 février 2019 à 21 09 47 02472

Le Haut-commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal, monsieur Hamed Diane Séméga et le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, ont procédé ce mardi, 26 février 2019, à la signature du contrat commercial pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba. La cérémonie de signature a été présidée par le chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé, en présence de certains ministres, des partenaires chinois, d’une délégation des ressortissants de Tougué, ainsi que de plusieurs autres personnalités, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Cheick Taliby Sylla

Dans son discours de bienvenue, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS, a expliqué que la signature de ce contrat était l’un des objectifs assignés au conseil des ministres et au haut-commissariat de l’OMVS lors de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements, tenue à Conakry. « Ce barrage de Koukoutamba, sera le plus important de tous les barrages réalisés par l’OMVS depuis sa création », a indiqué le ministre.

S’adressant aux partenaires chinois, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a dit compter sur eux pour faire face au défi énergétique au quel ces Etats sont confrontés. « Nous osons espérer que les engagements pris lors de la signature de ce contrat permettront le démarrage dans un bref délai des travaux de réalisation de l’aménagement hydroélectrique du barrage de Koukoutamba. C’est cette signature du contrat commercial qui était la condition à remplir pour aboutir à la signature de la convention de financement entre les Etats membres et Exhing bank de Chine », a dit le ministre Taliby Sylla.

Hamed Diane Séméga

Pour sa part, le Haut-commissaire de l’OMVS, Hamed Diane Séméga, a indiqué que le projet d’aménagement de Koukoutamba a été conçu pour résorber le déficit énergétique des pays membres de cette organisation. « L’aménagement favorisera la disponibilité d’une énergie bon marché et davantage respectueuse des exigences de préservation de l’environnement. Ce sera ainsi un productible de 888 GW qui viendra renforcer de façon significative la fourniture d’énergie à faible coût », a promis le Haut-commissaire de l’OMVS.

Selon Hamed Diane Séméga, le processus de sélection de l’entreprise Sinohydro pour la réalisation du projet a duré près de 3 ans. Et, il rassure aussi que l’écosystème sera protégé en limitant les impacts environnementaux et en assurant la prise en charge de toutes les personnes qui pourraient être affectées par le projet.

Ding Zheng Guo

Le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, chargé de la réalisation des travaux a, de son côté, fait savoir que cette signature est indissociable du soutien des dirigeants des quatre pays membres de l’OMVS. C’est pourquoi Ding Zheng Guo a salué les efforts de toutes les parties prenantes dans la réalisation du projet. « Au fil de ces dernières années, Sinohydro a activement participé à la mise en valeur du bassin du fleuve Sénégal. Cette signature pour la réalisation de la centrale hydroélectrique de Koukoutamaba et le développement de l’énergie dans ce bassin favoriseront le développement de l’économie de toute la région de l’Afrique de l’Ouest, les moyens de subsistance des populations et amélioreront leur qualité de vie », a indiqué le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated.

Alpha Condé

Enfin, le président Alpha Condé a félicité l’équipe de l’OMVS pour la conduite de ce projet jusqu’au bout. « Le travail n’a pas été facile. Nous avons été confrontés à des problèmes environnementaux qui nous ont pris au moins 3 ans. Mais, grâce à la contribution de tous, nous sommes arrivés à cette signature. Je dois féliciter la société Sinohydro qui a gagné l’appel d’offres et nous espérons qu’ils iront très vite dans e démarrage des travaux», a souhaité le chef de l’Etat guinéen.

A rappeler que le coût du projet est estimé à 812 millions 798 milles 559 01 dollars et le mode de financement retenu est l’Engineering Procurement Construction (EPCF) ; c’est-à-dire, construction clé en mains, avec apport financement. Le délai prévisionnel de réalisation des travaux est de 4 ans.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Industrie et PME : Tibou Kamara dresse le bilan de son département et annonce les perspectives

25 février 2019 à 17 05 29 02292

Les membres du gouvernement continuent de dresse le bilan de leurs départements respectifs avant d’annoncer les perspectives. C’est dans cette dynamique que le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, était face aux journalistes ce lundi, 25 février 2019. On notait la présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé, Amara Somparé, Kiridi Bangoura, Rachid N’Diaye, Aboubacar Sylla, Albert Damantang Camara et Ismaël Dioubaté, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Dans son exposé, le ministre d’Etat, Tibou Kamara, est revenu sur le processus d’industrialisation de la Guinée depuis la première République jusqu’à nos jours. Un processus qui, selon lui, a connu des hauts et des bas. Pour ce qui est de la première République, de 1958 à 1984, il a rappelé que cette époque était caractérisée par la main mise totale de l’Etat sur la quarantaine d’unités industrielles créées. « Cela a eu pour conséquences par exemple, la création de l’emploi pour les diplômés, la transformation des produits locaux ; mais aussi des faiblesses comme le système centré de gestion administrative et financière et surtout le manque de résultats », a dit le ministre.

Pour ce qui de la 2ème République (1984 à 2010), Tibou Kamara a mentionné le libéralisme économique avec le désengagement de l’Etat de tout ce qui est activité de production et de commercialisation. Et, les points faibles auront été surtout la cession des unités industrielles à des promoteurs en manque d’expérience ou la vente de certains actifs sans procéder à des études fiables. « Cela a conduit à la faillite des entreprises et au démantèlement de certaines autres. C’est un désastre».

Parlant de la troisième République, qui commence en 2011 avec l’arrivée au pouvoir du Président Alpha Condé, le ministre d’Etat s’est surtout exprimé en termes de chiffre. Selon lui, de 3 avant 2010, on est arrivé à 9 actuellement pour les industries métalliques. De 1 avant 2010, on est à 5 actuellement pour les industries de ciments. De 1 avant 2010 on est à 3 actuellement pour les minoteries. De 1 avant 2010, on est arrivé à 6 actuellement pour les industries plastiques. Pour ce qui est des savonneries, ont passé de 1 avant 2010, à 4 actuellement.

Selon Tibou Kamaran, les autres acquis des gouvernements Alpha Condé auront été la formation de 730 gestionnaires d’entreprises, de gestion financière et comptable…; la signature de contrats de sous-traitance avec certaines sociétés minières ; la création d’un répertoire de 1500 PME identifiées dans divers secteurs de l’économie ainsi que l’acquisition du complexe immobilier de Petit Simbaya, abritant la Direction nationale des PME, le Centre d’Appui aux PME (CAPME) et le projet de renforcement de la compétitivité des PME (PRECOP). « Ces multiples réalisations ont eu comme forces, entre-autres, l’amélioration du climat des affaires, la sécurisation juridique des zones industrielles, la mise en place de plusieurs politiques sectorielles, le renforcement de l’appui à l’investissement privé national et étranger, celui de la concurrence et des échanges commerciaux, la mise à disposition par l’agence d’assistance intégrée aux entreprises, sous forme de révolving de 11 milliards 211 millions de GNF à 560 micros entreprises pour une création de 2124 emplois, etc. »

S’exprimant sur les perspectives de son département, Tibou Kamara a annoncé la promotion du partenariat public-privé pour l’aménagement et l’exploitation des parcs industriels ainsi que le centre pilote de technologies industrielles ; l’opérationnalisation du fonds de développement industriel et des PME ainsi que l’Agence d’Aménagement des Zones industrielles ; l’équipement des laboratoires de l’Institut guinéen de normalisation et de métrologie ; la poursuite du processus de labellisation en indication géographique d’autres produits guinéens, etc.

Bref, le ministre s’est félicité de l’amélioration du climat des affaires sous le règne du Président Alpha Condé. « Aujourd’hui les investisseurs se bousculent à notre porte parce que les conditions de confiance, de sécurité ont été créées sous l’impulsion du Président de la République », a-t-il laissé entendre.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Frahira Condé de la section RPG-AEC du Sénégal : « le président Alpha Condé va se limiter à ses deux mandats »

23 février 2019 à 13 01 18 02182
Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG-AEC du Sénégal, de Gambie, du Cap-Vert et de la Mauritanie

Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG Arc-en-ciel du Sénégal (une section qui couvre aussi la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert) a accordé une interview à deux journalistes de Guineematin.com, partis couvrir l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Ce guinéen qui est né et qui vit au pays de la Téranga, s’est exprimé notamment sur le déroulement de la campagne électorale et sur l’actualité sociopolitique guinéenne qu’il observe à distance. Il a déploré l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo il y a une semaine à Conakry et s’est dit certain que le président Alpha Condé ne va pas briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : les sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président de la République. La campagne électorale s’achève ce vendredi, 22 février 2019 à minuit. Vous qui êtes à la fois guinéen et sénégalais et qui êtes un des responsables du RPG Arc-en-ciel au Sénégal. Comment appréciez-vous le déroulement de cette campagne ?

Frahira Condé : la campagne s’est déroulée très bien. Les cinq (5) candidats ont déroulé leurs plans d’actions, ils ont expliqué à la population leurs programmes. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique ici au Sénégal. Mais, à mon avis, et d’après ce que j’ai vu, le président Macky Sall va les battre dès le premier tour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Frahira Condé : son bilan. Je ne parle pas de ce que les gens disent : il a dit qu’il va faire cinq (5) ans, il a fait sept (7) ans. D’accord, tout ça c’est beau. Mais, ça n’empêche pas de dire que ce qu’il a fait ici, connaissant très bien le Sénégal pour avoir parcouru tout le territoire sénégalais, lui permet d’être réélu dès le premier tour. Je suis allé partout et j’ai vu que le président Macky Sall a fait vraiment du bon travail. Donc, si les Sénégalais sont conscients, ils vont lui donner un second mandat.

Guineematin.com : parlant du déroulement de la campagne électorale ici au Sénégal, quand on fait la comparaison avec ce qui se passe habituellement en Guinée, y a-t-il une différence ?

Frahira Condé : je peux dire qu’il n’y a pas photo entre les deux pays. La façon dont la campagne se passe ici au Sénégal et en Guinée, il y a une différence. Mais, la manière dont le président sénégalais en train de faire sa campagne, c’est pareil avec celle du président Alpha Condé en Guinée : la manière avec laquelle Alpha Condé draine les foules derrière lui, c’est de cette même manière que Macky Sall est en train de faire au Sénégal. Donc, à ce niveau, il y a une ressemblance entre les deux.

Guineematin.com : la différence c’est à quel niveau alors ? Au niveau du discours peut-être ?

Frahira Condé

Frahira Condé : la différence c’est au niveau du discours. Quand je suis la télévision guinéenne, je vois souvent des anciens militants qui se glorifient en disant : moi je suis là depuis le commencement, moi ça, je ne le dis pas. Je connais très bien le président Alpha Condé, mieux qu’eux-mêmes qui sont là-bas, à côté de lui. Le président Alpha Condé aussi me connait très bien, si tu le réveilles en plein sommeil, tu lui demandes s’il connait Frahira, il dira oui. En le connaissant donc très bien, je dirais qu’il y a une différence entre lui et Macky.

Le président Condé lui, il dit ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il ne cache pas la vérité, il dit ce qu’il a à dire sans gêne. Ce qu’il ressent, il le dit même à ses militants, ses compagnons et la population aussi. Lui, il crache la vérité. Ce n’est pas le cas chez Macky Sall. Lui, il ne peut pas dire ces vérités-là. Les vérités que le président Alpha Condé est en train de dire à la population, le président Macky ne peut pas les dire. S’il les dit, il va tomber, ça ne l’arrangera pas.

Guineematin.com : vous avez salué le déroulement de cette campagne électorale, mais selon certains médias sénégalais, cette campagne a fait 22 morts par accidents de la circulation. Il y a eu également des accrochages entre militants de camps opposés qui ont fait des blessés. C’est quand même pas reluisant ça.

Frahira Condé : oui, ça arrive. L’accident, on ne peut pas l’éviter, ça arrive. Là où les gendarmes sont morts par exemple, on a dit que le chauffeur dormait. Le chauffeur était très fatigué, vous savez, la campagne c’est très fatiguant. Moi qui ai conduit un véhicule entre la Guinée et le Sénégal, j’en sais quelque chose. Les autres morts, vous savez, il y a des militants qui se sont mêlés avec des gens qui ne veulent que détruire. Parce qu’il y a certains militants qui sont là, ils ne peuvent pas se retenir. Il suffit que tu touches à une effigie de leur candidat, de leur président, ils se fâchent vite et la bagarre commence.

Guineematin.com : c’est ce qui explique les affrontements à Tamba-Kounda ?

Frahira Condé : oui, c’est à cause ça. Parce qu’il parait qu’il y a l’effigie du président Issa Sall qui a été sabotée, ou bien l’effigie du président Macky Sall qui a été sabotée, et les jeunes n’étaient pas d’accord entre eux, il y a eu bagarre. Le professeur Issa Sall était avec ses militants, ses accompagnants, avec ses gardes du corps, mais ils étaient trop petits par rapport à la foule qui était là-bas. Il parait qu’un des leurs chauffeurs a essayé de s’enfuir, on l’a tiré sur place. Il y a un autre aussi qu’on a poignardé avec un couteau. Vraiment, on déplore cela. Dans une campagne politique, ça ne demande pas de sortir une arme blanche. Mieux vaut dérouler son programme de société que de sortir une arme blanche. Quand-même, je pense que la justice fera son travail.

Guineematin.com : dans une déclaration rendue publique le jeudi, 21 février 2019, les quatre (4) opposants qui font face à Macky Sall ont dénoncé des manipulations douteuses. Ils parlent notamment d’un tripatouillage du fichier électoral pour permettre au président sortant d’être réélu. Croyez-vous en cela ou bien vous pensez que c’est juste de bonne guerre ?

Frahira Condé : moi, je ne suis pas un informaticien pour pouvoir dire qu’ils veulent tripatouiller le fichier électoral. Mais, il faut savoir que c’est quelque chose qui a été toujours déploré ici au Sénégal. Les opposants ont toujours crié ici haut et fort que vraiment, ils ne font pas confiance au fichier électoral. Mais, je vais vous dire que ce que j’ai vu ici au Sénégal, ça n’existe quasiment dans aucun autre pays en Afrique. Si on ferme les bureaux de vote à 9 heures, à 10 heures, les résultats commencent à tomber. J’ai assisté à plusieurs élections ici, mais je puis dire que personne ne peut voler les élections ici.

Guineematin.com : c’est transparent ?

Frahira Condé : c’est transparent. Il suffit que le bureau de vote numéro 1 ferme ses portes, les représentants de tous les partis sont là, ils font le décompte. Et, dès qu’ils finissent le décompte, ils ouvrent les portes et les journalistes entrent, on leur donne les résultats. Eux aussi, commencent immédiatement à relayer les résultats. Les résultats, ça part comme ça. On les centralise et il y a les médias qui donnent les résultats au fur et à mesure. Ça ne peut pas durer. Avant minuit, on peut connaître la tendance, savoir qui est devant, s’il y aura un deuxième tour ou pas.

Guineematin.com : on sait qu’il y a une forte communauté guinéenne ici au Sénégal, notamment à Dakar. Beaucoup d’entre eux ont la nationalité sénégalaise et vont donc voter. Est-ce que les partis politiques guinéens ont une certaine implication dans ce processus ?

Frahira Condé

Frahira Condé : non. Sauf peut-être ceux qui veulent se faire montrer. Il y en a d’autres qui ont acquis la nationalité sénégalaise, ce n’est pas comme nous qui sommes nés ici et qui avons grandi ici. Nos papas ont quitté la Guinée après la guerre mondiale, ils sont venus ici, ils étaient des anciens combattants. Ils ont acquis la nationalité sénégalaise et se sont installés ici. Nous, nous sommes nés ici et avons grandi ici.

Mais, il y en a d’autres qui sont venus ici il y a 5 ans, 10 ans, ils ont acquis la nationalité sénégalaise, tous ceux-là votent. Mais moi, j’attire l’attention de toute la communauté guinéenne pour leur dire de ne pas se dévoiler, de rester calme, aller voter et rentrer. Parce qu’il fût un temps, il y a eu des rumeurs qui disaient qu’il y a la communauté guinéenne qui est impliquée dans les élections au Sénégal. Il y a des opposants qui en ont parlé.

Guineematin.com : effectivement, certains ont dit ici qu’il y a des guinéens qui n’ont pas la nationalité sénégalaise que le pouvoir utilise pour voter les élections. C’est-à-dire qu’ils traversent la frontière pour venir prendre des cartes d’électeurs sénégalais, voter et rentrer en Guinée. Avez-vous vu des cas pareils ?

Frahira Condé : j’en ai entendu parler mais je ne crois pas à cela. Je sais que les Guinéens sont très nombreux au Sénégal et que beaucoup d’entre eux ont acquis la nationalité sénégalaise. Mais, ce que vous dites là, je n’en ai pas la certitude.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des rapports entre vous les représentants des partis politiques guinéens ici au Sénégal. Comment ça se passe entre vous ?

Frahira Condé : nous avons de très bons rapports. Ce n’est pas pareil avec ce qui se passe en Guinée. Ici, nous sommes en famille. Je peux même vous montrer des photos où je suis avec le secrétaire fédéral de l’UFDG. Quand Cellou a organisé son meeting au stade Ibamar Diop de Dakar, j’étais là-bas. Nous ici, on est une famille.

Guineematin.com : pour nous qui sommes en Guinée, c’est quand-même étonnant de voir un responsable du RPG Arc-en-ciel participer à un meeting de Cellou Dalein Diallo.

Frahira Condé : oui, on m’a invité, j’étais obligé de partir. Ce qui compte le premier, nous sommes des guinéens. Nous sommes des guinéens, c’est ça qui compte. Ici, si le malheur tombe sur quelqu’un qui est guinéen, on ne cherche pas à savoir si tu es de ce parti politique là ou si tu es de tel autre parti politique, nous on est une famille ici au Sénégal. On ne se bagarre pas. Même en période électorale, on ne se bagarre pas. On reste calme, on attend les résultats.

Guineematin.com : en Guinée, on s’achemine vers la fin du second mandat du président Alpha Condé. Quel bilan faites-vous de la gestion de votre champion ?

Frahira Condé : depuis qu’il est venu, quand-même il est en train de travailler. Vous savez, la Guinée à un grand retard par rapport à certains pays de la sous-région. Donc, il ne peut pas tout faire en deux mandats. Pour sortir la Guinée de la pauvreté, il faut beaucoup de temps. La Guinée, on ne peut pas la développer en 15 ans ou en 20 ans, ça reste encore beaucoup à faire. Sur le domaine des infrastructures, ça commence à aller parce que j’étais là-bas au mois de mai 2018, j’ai vu qu’il y a quand même des infrastructures qui sont en train de sortir de terre, j’apprécie cela. Le président Alpha Condé a beaucoup fait, il est en train de se battre pour faire son mieux. Mais, il ne sera pas le seul à bâtir toute la Guinée, il faut que tous les Guinéens y apportent leur grain de sel.

Guineematin.com : vous dites qu’il ne peut pas tout faire en deux mandats. C’est justement l’un des arguments des promoteurs du troisième mandat. Ils disent que le président doit avoir un troisième mandat pour parachever ses chantiers. C’est aussi votre avis ou bien vous, vous pensez qu’il faut respecter la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels ?

Frahira Condé : ça c’est une autre affaire. Mais moi, ce que je peux répondre, c’est que comme le président ne s’est pas prononcé jusqu’à présent sur ce sujet, moi je crois que le président de la République va se limiter à ses deux mandats-là.

Guineematin.com : c’est votre souhait ça ou bien c’est l’impression que vous avez ?

Frahira Condé : ce sont mes pensées parce que, connaissant le président Alpha Condé, je sais que s’il veut quelque chose, il le dit. C’est en 2020 qu’il va finir son deuxième mandat, s’il devait se prononcer sur ça, il allait le faire depuis longtemps, les gens vont essayer de travailler sur ça. Mais, il ne l’a pas fait jusqu’à présent. Donc d’après mes calculs, je dis que le président de la République, il va les laisser parler et à la fin de son mandat, il va aller se reposer.

Guineematin.com : vous pensez qu’il veut surprendre les gens, c’est pourquoi il ne s’est pas prononcé encore là-dessus ?

Frahira Condé : je dis qu’il ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. Il y a les opposants qui crient de gauche à droite, chacun parle de 3ème mandat, les militants du RPG Arc-en-ciel aussi en parlent, mais ils ne connaissent absolument rien sur les intentions du président.

Guineematin.com : personnellement, que conseillez-vous au président : proposer une nouvelle constitution ou partir à la fin de son second mandat ?

Frahira Condé : moi, je ne peux pas conseiller le président de la République. C’est vrai, il me respecte beaucoup et je le respecte beaucoup, mais c’est quelqu’un qui est très mature, c’est quelqu’un qui est très respecté. Donc, je ne suis pas bien placé pour lui donner des conseils.

Guineematin.com : l’actualité guinéenne a été marquée aussi ces derniers jours par l’attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo qui rentrait d’un séjour à l’étranger. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé son cortège qui se rendait au siège de l’UFDG et ont sérieusement endommagé son véhicule. Votre réaction là-dessus ?

Frahira Condé : je déplore tout ce qui peut entraîner mort d’homme. Je déplore aussi les callasses des véhicules. Parce que nous, la façon dont on nous a éduqués ici au Sénégal, en faisant la politique, ce n’est pas pareil avec ce que j’ai vu là-bas. Je le déplore. L’UFDG est quand même la deuxième force politique du pays, on devait donc donner le minimum de respect à son leader. Moi, j’aurais aimé que s’il veut marcher qu’on l’encadre, il fait sa marche sans qu’on le disperse. Parce que je vois l’exemple ici au Sénégal, il y a des opposants qui font des marches, ils sont bien encadrés par la police. Ils vont faire leur marche, après ils se dispersent.

Guineematon.com : nous arrivons au terme de cette interview, quel est votre mot de la fin ?

Frahira Condé : je prie le bon Dieu que l’élection de 24 février 2019 se déroule dans les meilleures conditions, que les sénégalais restent calmes, qu’ils aillent voter et rentrer chez eux dans le calme. Et surtout mes parents guinéens, je leur demande de ne pas se manifester, de ne pas se dévoiler, ils n’ont qu’à aller voter. Il ne faut pas qu’ils se dévoilent. Ce sont des sénégalais, ils ont leurs cartes d’identité CEDEAO numérisées, ils n’ont qu’à aller voter et rentrer.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Matoto : voici ce que compte faire le nouveau maire, Toss Camara

22 février 2019 à 16 04 14 02142

Le conseil communal de Matoto, avec à sa tête Mamadouba Toss Camara, a été installé ce vendredi, 22 février 2019. La cérémonie s’est tenue dans les locaux de l’Etat civil en présence du représentant du gouvernorat de la ville de Conakry, Koidouze Toupou, du secrétaire général des affaires religieuses, Aly Jamal Bangoura, et du président du Conseil d’Administration de la LONAGUI, Ibrahima Kalil Konaté, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une salle archicomble que s’est tenue la cérémonie d’installation du conseil communal de Matoto. Koidouze Toupou, chef de cabinet au gouvernorat de la ville de Conakry, a procédé à l’installation de Mamadouba Toss Camara dans ses nouvelles fonctions. « En exécution des instructions de monsieur le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation et, conformément aux résultats du scrutin de mise en place des bureaux exécutifs communaux, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, je déclare Mamadouba Toss Camara installé dans ses fonctions de maire de la commune de Matoto ».

Dans son discours, Sékou Conté, secrétaire général de la commune, a invité le nouveau maire, Mamadouba Toss Camara, à œuvrer pour le bien de Matoto. « Je suis rassuré que Matoto a la chance et je suis rassuré que Matoto a gagné. Je voudrais, en cette circonstance, vous le confier. Un chef est un bébé, il ne peut pas connaitre la différence entre l’eau et le feu. C’est vous qui êtes les plus intelligents. L’intelligence qui l’anime, c’est l’énergie de sa jeunesse, la vigueur qui l’anime, c’est le dynamisme de l’élan qu’il veut donner à la commune de Matoto. Il est venu, pas avec les bagages spécifiques, mais il est venu pour connaitre la vie d’une autre façon, comment gérer les hommes, les sages, ses frères, les pères, les mères et les sœurs, et surtout, comment triompher, comment honorer la jeunesse qui lui lance aujourd’hui un défi, parce qu’il est le premier jeune de cette commune. Jeune, pas parce qu’il est maire, mais depuis que l’histoire de la commune de Matoto nous ait été léguée, Matoto n’a pas connu de plus jeune que ce monsieur-là », a-t-il dit.

Pour sa part, le nouveau maire, Mamadouba Toss Camara, a remercié le président Alpha Condé ainsi que les militants du RPG Arc-en-ciel, sa formation politique, mais aussi ses collègues conseillers pour la confiance placée en lui pour diriger la plus grande commune du pays. Conscient du défi qui l’attend, Mamadouba Toss Camara a laissé entendre que « notre travail sera caractérisé par la lutte que nous mènerons immédiatement sur certains chantiers. Au titre de ces urgences, nous pouvons citer entre autres : la question de l’insalubrité et les problèmes sanitaires, l’amélioration des conditions de travail de l’administration à la base, l’aménagement et la modernisation de nos marchés ainsi que leur gestion, l’amélioration de la sécurité de nos concitoyens et de leurs biens, l’éducation, le soutien à l’artisanat, la formation pour une meilleure employabilité des jeunes, l’identification et l’aménagement des espaces de sports et de loisirs, l’appui aux associations et groupements féminins pour leur accessibilité au crédit MUFFA et autre institutions de financement, l’aménagement des débarcadères », a cité Mamadouba Toss Camara.

Cette cérémonie d’installation a pris fin par la remise du cachet, de la clef du véhicule de fonction et du code des collectivités locales à Mamadouba Toss Camara.

A noter qu’aucun élu issu des rangs de l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne, n’a pris part à cette installation.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Labé : récemment gracié par Alpha Condé, un ex-détenu arrêté pour vol

10 janvier 2019 à 18 06 14 01141

L’information a surpris plus d’un à Labé. Un des détenus graciés par le président Alpha Condé à l’occasion de la fin de l’année 2018 vient d’être arrêté à nouveau pour vol. Et cette fois-ci, c’est la moto du commandant de la garde communale de la ville qu’il est accusé d’avoir dérobée, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Mamadou Kouma Diallo (et non Mamadou Foula Diallo comme initialement indiqué) a passé près de 4 ans en détention à la prison civile de Labé pour vol. A l’occasion de la fin de l’année 2018, il a bénéficié d’une grâce présidentielle au même titre que 221 autres détenus à travers le pays. Mais, le jeune homme n’a passé que quelques jours seulement en liberté. Il vient d’être arrêté à nouveau pour un autre cas de vol qu’il est accusé d’avoir commis.

Ousmane Bah, commandant de la garde communale de Labé

Selon Ousmane Bah, le commandant de la garde communale de Labé, Mamadou Kouma Diallo est allé à son lieu de service pour voler sa moto. Il parle d’un règlement de compte. « J’ai été victime de vol, mais pour moi, c’est un règlement de compte. Parce que le voleur en question a tapé plus de trois ans en prison, et c’est la garde communale qui avait mis main sur lui suite à un vol de 80 bidons d’huile à bord d’un camion remorque.

Il a été condamné à 4 ans de prison, mais il a passé 3 ans et 9 mois en détention avant de bénéficier d’une grâce présidentielle. Il est venu dans les locaux de la garde communale à 7 heures, le vendredi dernier. Il a profité de l’absence du chef de poste qui était dans les toilettes pour s’emparer de ma moto et partir avec. Il a dépiécé toute la moto. C’est l’épave que nous avons retrouvée après plusieurs enquêtes », a-t-il expliqué.

Mamadou Kouma Diallo a été arrêté et conduit au commissariat central de Labé. Son accusateur annonce qu’il va le poursuivre devant la justice.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Lola : le ministre de la santé promet « des équipements performants » pour l’hôpital préfectoral

22 novembre 2018 à 20 08 22 112211

Le ministre de la Santé, en visite en Guinée forestière, a conféré avec les populations de Lola, ce jeudi 22 novembre 2018. Dr Niankoye Édouard Lamah est venu transmettre le message du président Alpha Condé, celui de préserver la paix, l’acceptation de son prochain et le retour des élèves dans les écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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Militarisation de l’Axe : « c’est contraire à la Constitution », dit Sékou Koundouno

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Après la mise en place d’unités mixtes, composées de policiers, de gendarmes et de militaires, sur certaines parties de Conakry, les réactions se multiplient dans la cité. De nombreux observateurs dénoncent cette mesure qu’ils qualifient de « recul démocratique ». C’est le cas de Sékou Koundouno, administrateur général de la plateforme de Jeunesse Cellule Balai Citoyen, qui parle d’une mesure anticonstitutionnelle, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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« Le Président a décidé d’anéantir toutes les institutions de ce pays », dénonce le Pr. Salifou Sylla

13 septembre 2018 à 14 02 13 09139

La Cour Constitutionnelle de la Guinée traverse une zone de turbulence sans précédent. Huit conseillers, sur les neuf que compte l’institution, ont annoncé avoir destitué leur président, Kéléfa Sall. Un acte que dénonce le Professeur Salifou Sylla, Constitutionnaliste et ancien ministre de la justice. Joint au téléphone ce jeudi, 13 septembre 2018, monsieur Sylla a regretté le fait que « le Droit soit bafoué » en Guinée.

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Nomination d’Oyé Guilavogui : « C’est un signe précurseur de la fin de règne d’Alpha Condé »

4 juin 2018 à 10 10 03 06036

Comme indiqué précédemment, dans la soirée d’hier, dimanche 03 juin 2018, le Président Alpha Condé a nommé l’ancien ministre des Transports, Oyé Guilavogui, à la tête du Département de l’Environnement, des Eaux et Forêts, en remplacement de monsieur Roger Patrick Millimono qui y a été nommé il y a juste quelques jours, précisément le samedi 26 mai.

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Gouvernement Kassory : voici la liste des 33 ministres (Décret)

26 mai 2018 à 22 10 10 05105

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, la liste du troisième Gouvernement du président Alpha Condé a été dévoilée dans la soirée de ce samedi, 26 mai 2018. Le décret a été lu au JT de la RTG par le DG, Sékouba Savané.

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Primature : Youla passera le témoin à Kassory demain, mercredi

22 mai 2018 à 15 03 52 05525

Nommé dans la soirée d’hier, lundi 21 mai 2018, au poste de Premier ministre, chef du Gouvernement, par un décret du président Alpha Condé, Dr. Ibrahima Kassory Fofana ne veut pas perdre du temps et compte prendre la place de Mamady Youla de manière très officielle dès demain, mercredi, a appris Guineematin.com de source officielle.

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Bantama Sow du RPG : « l’opposition doit respecter le verdict des urnes »

24 février 2018 à 17 05 48 02482

Le RPG Arc-en-ciel a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi 24 février 2018 à son siège à Gbessia, dans la commune de Matoto. La séance a été présidée par M’Bany Sangaré, membre du bureau politique national du parti au pouvoir. Les débats ont porté sur les résultats des élections locales du 04 février dernier, les manifestations projetées par l’opposition républicaine et la restructuration du parti, a constaté Guineematin à travers un de ses reporters.

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Makanera Kaké : « le peuple résistera et il finira par vaincre » (vidéo)

22 février 2018 à 22 10 35 02352

Dans la journée de ce jeudi, 22 février 2018, Guineematin.com a reçu à son siège, à Kipé, la visite de monsieur Alhouseiny Makanera Kaké, ancien ministre de la Communication du président Alpha Condé. Aujourd’hui opposant, le président du parti FND et élu au conseil communal de Boké, a parlé de la responsabilité première de l’Etat d’aider le peuple de Guinée à sortir de la crise électorale actuelle dans notre pays.

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N’zérékoré : le Patriarche appelle à voter pour le RPG-AEC

3 février 2018 à 16 04 17 02172

Après sa tournée de sensibilisation et d’information dans toutes les sous-préfectures de Nzérékoré, le patriarche, Molou Holomo Hazaly Zogbelemou a fait une déclaration diffusée sur les antennes de certains médias de la place. Dans cette déclaration, le doyen des sages de Nzérékoré a invité toute la population de la ville à voter pour le RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

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Mama Kany à Ditinn : « je vous apporte un message de paix du Président Alpha Condé »

1 février 2018 à 14 02 09 02092

A l’instar des autres membres du gouvernement, Madame la ministre du Plan et de la coopération internationale, Hadja Mama Kany Diallo est en tournée de sensibilisation et d’explication sur le Programme national de développement économique et social (PNDES) dans la préfecture de Dalaba, en Moyenne Guinée. Hier, mercredi 31 janvier 2018, madame la ministre a rencontré les populations de la sous-préfecture de Ditinn, située à 32 km du chef lieu de la préfecture, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dalaba.

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