Fodé Oussou avertit : « il n’y aura pas d’élections dans ce pays si le fichier n’est pas propre »

14 décembre 2019 à 18 06 20 122012

L’espoir suscité par la reprise, la semaine dernière, du dialogue politique inter-guinéen n’aura été que de courte durée. Après seulement deux séances, l’opposition a décidé de suspendre sa participation aux travaux du comité de suivi. Une décision que Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a tenu à expliquer aux militants du parti à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi,14 décembre 2019.

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Crise politique en Guinée : ce que Fodé Oussou a dit à Soglo et Jonathan

12 décembre 2019 à 14 02 11 121112

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La délégation internationale conduite par les anciens présidents du Nigeria, Goodluck Jonathan et du Bénin, Nicéphore Soglo, poursuit sa mission entamée il y a quelques jours en Guinée. Après avoir rencontré la mouvance et l’opposition, les membres de la délégation se sont rendus hier, mercredi 11 décembre 2019, à l’Assemblée nationale. Ils ont discuté avec le bureau du Parlement autour de la crise politique liée au projet de changement de la Constitution qui ouvrirait au président Alpha Condé la voie à un troisième mandat.

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Sanoh prévient : « à partir du 21 décembre 2020, c’est un autre qui dirigera la Guinée, pas Alpha Condé »

10 décembre 2019 à 19 07 02 120212

Comme d’habitude, c’est une foule immense qui a marché ce mardi, 10 décembre 2019, entre la Tennerie (Matoto) et l’Esplanade du stade du 28 septembre, à Dixinn, de 13 heures 15 à 17 heures 06’, à l’appel du Front national pour la défense de la Constitution. La nouveauté d’aujourd’hui a évidemment été la présence effective des leaders du FNDC (Abdourahmane Sanoh, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno…) qui avaient été emprisonnés pendant les six premières semaines de manifestations contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne dans le but de se maintenir au pouvoir après son second mandat, en 2020.

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Hon. Dembo Sylla sur l’enrôlement des électeurs : « le travail est très mal fait »

10 décembre 2019 à 9 09 18 121812

Honorable Dembo Sylla, vice-président de l’UDG

A moins d’une semaine de la fin de l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales, les partis politiques d’opposition sont loin d’être satisfaits du déroulement des travaux sur le terrain. C’est le cas de l’Union Démocratique de Guinée (UDG), parti dirigé par le riche homme d’affaires Mamadou Sylla. Dans une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 09 décembre 2019, l’honorable Dembo Sylla, premier vice-président de cette formation politique, a fustigé les problèmes qui entourent cette opération sur le terrain. L’opposant a abordé aussi les préparatifs des élections législatives par son parti et le combat en cours contre un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé.

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Ibrahima Diallo du FNDC : « que nous soyons en prison ou en liberté, nous allons continuer à nous battre »

9 décembre 2019 à 19 07 30 123012

Ibrahima Diallo, Directeur des Opérations du FNDC

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) maintient la pression sur le pouvoir du président Alpha Condé. Il appelle à de nouvelles manifestations de rue dans la journée de demain mardi, 10 décembre 2019 à Conakry, pour protester une nouvelle fois contre le projet de nouvelle Constitution qui ouvrirait la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. Cette manifestation intervient à quelques jours de la mise en liberté des responsables du mouvement, arrêtés, jugés et condamnés en première instance.

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DPJ : suspendu pour « faute lourde », Malick Koné est remplacé par Aboubacar Fabou Camara

3 décembre 2019 à 20 08 57 125712
Abdoul Malick Koné, ancien directeur central de la police judiciaire

Accusé d’avoir commis une « faute lourde », Abdoul Malick Koné avait été suspendu le dimanche 13 octobre dernier. Dans la soirée de ce mardi, 03 décembre 2019, le président Alpha Condé a nommé Aboubacar Fabou Camara à la tête de la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ), en remplacement de Malick Koné…

Nommé Directeur central de la police judiciaire le 19 juillet 2018, en remplacement du commissaire divisionnaire de police Abdoul Gadiri Condé, Abdoul Malick Koné a sauté peu avant l’interpellation de son jeune frère, le vice-maire de la commune de Matam et patron de la jeunesse de l’UFR, Badra Koné. Certains avaient même cité la tentative ratée de cette arrestation comme cause de l’énervement de Sékhoutouréya qui aurait motivé sa suspension.

En tous les cas, Badra Koné a été arrêté, emprisonné, jugé et condamné, avant de bénéficier d’une liberté provisoire de la Cour d’Appel de Conakry, en attendant le verdict qu’on espère plutôt clément. Comme on le sait, ces interpellations des leaders de la société civile et des jeunes de l’opposition sont consécutives au rejet de l’écrasante majorité des Guinéens du projet pouvoir actuel de changer la constitution pour adopter une nouvelle qui permettrait au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son dernier mandat.

A suivre !

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Labé : Safatou 1 remporte la première édition de la coupe ministre Mouctar Diallo

3 décembre 2019 à 9 09 45 124512

Le quartier Safatou 1 a remporté avant-hier, dimanche 1er décembre 2019, la première édition de la coupe du ministre Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratique (NFD) qui se jouait au stade municipal de Popodara, à 22 km du côté Nord du chef-lieu de la préfecture de Labé, depuis le 12 octobre 2019, avec la participation effective de 16 équipes, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le stade municipal de Popodara, situé à 22 km du chef-lieu de la préfecture de Labé, sur la route nationale du Nord, menant vers Koundara a abrité dimanche, 1er décembre 2019, la finale de la première édition du tournoi de football doté du trophée « Mouctar Diallo », ministre de la jeunesse et président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). L’évènement était rehaussé de la présence du directeur de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré entouré du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de la préfecture, Lanciné Sangaré.

Le score est resté nul et vierge entre les deux équipes finalistes pendant les 90 minutes du temps règlementaire. C’est à l’épreuve des tirs aux buts que l’équipe de Safatou 1, venue de la commune s’est imposée avec 5 frappes réussies contre 2 pour l’équipe de la sous-préfecture de Popodara.

Il est à préciser que cette compétition qui s’est jouée pendant un mois avec la participation de 16 équipes a été organisée par la fédération des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Labé en collaboration avec la Direction Sous-préfectorale de la Jeunesse de Popodara et l’Association des Jeunes Agriculteurs et Apiculteurs de Popodara (AJAPP).

En marge de la cérémonie, le secrétaire fédéral des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Labé, Mamadou Dian N’Gadjiko a exprimé ses sentiments de satisfaction avant d’inviter la jeunesse guinéenne à soutenir le ministre Mouctar Diallo.

« Il est en train de fournir beaucoup d’effort pour l’émancipation de la jeunesse guinéenne. Cette initiative de Labé va faire tache d’huile dans toute la République de Guinée. Ce n’est pas seulement à Popodara. La préfecture de Mali va constituer la prochaine étape. Le moment venu vous serez informé » a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le chargé de la communication des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), Ibrahima Kalil Kourouma, venu à Labé pour représenter son président, le ministre Mouctar Diallo, voit en cet évènement sportif un témoignage éloquent de l’adhésion des populations locales aux idéaux de développement du président Alpha Condé.

« Aujourd’hui, les populations de Popodara et de Labé sont sorties pour venir accompagner, soutenir leur fils, leur frère, le ministre Mouctar Diallo chargé de la Jeunesse de de l’Emploi des Jeunes, qui est en train de se battre aux côtés du président de la République. Le Pr Alpha Condé est en train de poser des actes concrets partout en République de Guinée, mais plus particulièrement dans la région foutanienne. Aujourd’hui, cette grande mobilisation est le symbole de l’adhésion totale de ces populations de la Moyenne Guinée aux idéaux de développement du président de la République, le Pr Alpha Condé » a-t-il indiqué.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Changement constitutionnel en Guinée ? Le message de Bah Oury à Alpha Condé

2 décembre 2019 à 16 04 26 122612

Le président de l’UDD, Bah Oury, a pris part à la réunion des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution, tenue ce lundi 02 décembre 2019, à Conakry. Réunion à l’issue de laquelle, le FNDC a annoncé les dates de ses prochaines manifestations (marche funèbre le vendredi, 06 décembre et manifestation contre un troisième mandat le mardi, 10 décembre).

Au sortir de la rencontre, l’opposant a adressé un message au président Alpha Condé. Pour lui, le peuple de Guinée a déjà exprimé son opposition au projet de changement de la Constitution, à travers les manifestations du FNDC. Et il demande au chef de l’Etat d’entendre l’expression populaire, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« L’histoire est en marche. Les manifestations que nous avons vues ces dernières semaines, malgré les sévices, malgré les sacrifices consentis, c’est la continuité de la lutte qui a été engagée depuis l’indépendance pour que la Guinée soit un pays démocratique, prospère, libre. Plus de 60 années d’indépendance, on est en train de nous engager dans la refondation de la République avec de nouvelles mentalités. Et, je suis sûr et je suis persuadé que cette lutte donnera des fruits qui permettront au second cycle politique après l’indépendance de s’engager sur de bons auspices. Nous sommes dans la bonne direction, le peuple guinéen observe, le peuple est attentif, nous souhaitons également que le professeur Alpha Condé soit attentif vis-à-vis de son peuple.

Son peuple lui demande de renoncer à ce changement constitutionnel qui ne pourra apporter rien de bon au pays. Ni à lui-même, ni au RPG, ni à l’ensemble de la communauté nationale. Y renoncer, serait faire un acte patriotique, ça serait faire un acte civique, ça serait s’engager dans la postérité comme celui qui a permis à la Guinée de s’engager dans la voie de la démocratisation de manière durable. Et s’il le fait, il va couronner sa carrière politique de la plus belle manière. On espère qu’il tiendra compte du message du peuple, et comme il l’a dit, il va aller dans le sens de l’intérêt de son peuple. Et son peuple lui demande de renoncer à son projet constitutionnel. Amoulanfé », a lancé Bah Oury.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mains sales ou propres ? Cellou Dalein répond à Alpha Condé

26 novembre 2019 à 20 08 22 112211

Comme annoncé précédemment, la marche organisée par le FNDC, ce mardi 26 novembre 2019, à Conakry, a été clôturée par un meeting tenu sur l’esplanade du stade du 28 septembre, à Dixinn. A cette occasion, l’opposant Cellou Dalein Diallo a fustigé les propos tenus récemment par le président Alpha Condé à l’intérieur pays, invitant les Guinéens à poursuivre le combat pour empêcher l’actuel chef de l’Etat de s’octroyer un troisième mandat.

Dans son discours, le président de l’UFDG a commencé par féliciter les militants du Front National pour la Défense de la Constitution pour le courage dont ils font preuve depuis le début de ce combat. « Nous venons de faire une démonstration de force. L’itinéraire était long, 13 kilomètres, la chaleur était terrible, le soleil de plomb. Mais, les gens ont marché sur les 13 kilomètres, ils ne se sont pas fatigués. Ils étaient déshydratés, ils venaient montrer à Alpha Condé à quel point ils étaient déterminés à dire non au 3ème mandat. (…) Vous savez que ce vieux (Alpha Condé, ndlr) ne veut pas quitter le pouvoir. Mais, il trouvera des Guinéens plus déterminés en face. Il va quitter le pouvoir », a-t-il dit avec fermeté.

Réagissant aux propos tenus récemment par le président de la République à l’intérieur du pays, dans lesquels Alpha Condé dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des « bandits » (ses principaux opposants, ndlr), Cellou Dalein a indiqué que cela prouve encore une fois que le chef de l’Etat actuel est un dictateur. « Je vous ai toujours dit que Alpha Condé est un dictateur. Au lieu de laisser le peuple de Guinée choisir librement son président comme le prévoient notre constitution et les lois de la République, lui, il pense qu’il va laisser le pays dans les mains propres. Mais, s’il y a bandit dans ce pays-là, tout le monde connait les bandits.

La rébellion de l’an 2000, tout le monde sait qui a organisé, l’attentat contre le président Lansana Conté en 2005, tout le monde sait, qui a fait assassiné Panival Bangoura ? Donc écoutez, les Premiers ministres dont il parle : Sidya Touré, Kouyaté, et moi, lorsque les élections étaient transparentes en 2010, nous avions totalisé 65% des suffrages exprimés. Sur quoi peut-il se fonder pour dire que les Guinéens ne veulent pas de nous ? Mais, il prend toujours ses désirs pour de la réalité. Mais, ça ne passera », a assuré le chef de file de l’opposition guinéenne, invitant les Guinéens à se préparer pour la marche du 03 décembre prochain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sidya Touré demande à Alpha Condé : « d’entendre la voix du peuple »

26 novembre 2019 à 19 07 54 115411

Comme annoncé précédemment, des milliers de guinéens ont manifesté ce mardi, 26 novembre 2019, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution. A Conakry, la marche est partie du rond-point de la Tannerie, dans le quartier Yimbaya, pour s’achever sur l’esplanade du stade du 28 septembre 2019 (Dixinn). Comme d’habitude, un meeting a été organisé à cet endroit, et les différents leaders du FNDC ont pris la parole pour s’adresser à leurs militants. C’est le cas de l’opposant Sidya Touré, qui en a profité pour répondre aux propos que le président Alpha Condé a tenus récemment à l’intérieur du pays, dans lesquels il a traité ses opposants de « bandits ».

Selon le président de l’UFR, la première revendication du FNDC aujourd’hui, c’est « de demander la libération des détenus politiques. La libération de tous nos camarades. Libérez les détenus politiques », a-t-il lancé. « Nous venons de faire la démonstration une fois encore, que l’écrasante majorité des Guinéens se trouvent du côté du refus d’un 3ème mandat. Alpha Condé se promène entre la forêt, Kankan, Siguiri, en donnant des poings à gauche, à droite, en traitant les gens de bandits. Quand vous dépensez trois milliards de francs dans l’électricité et qu’il n’y a pas une seule ville de la République où il y a le courant, quand vous avez dépensé deux milliards de dollars dans les infrastructures routières et que vous ne pouvez pas montrer cinq (5) kilomètres de route que vous avez fait, alors où sont les bandits ?

Alors, je ne parle même pas des mines. Nous avons trop de choses de ce genre. Nous demandons à Alpha Condé d’entendre la voix du peuple, de se retirer et de permettre qu’en juin 2020, parce que c’est au mois de juin en réalité que les élections doivent se tenir. Parce que le premier tour des élections de 2010 avait eu lieu le 27 juin. Il faut que l’alternance se fasse dans notre pays. C’est notre créneau. Vous êtes sortis massivement malgré la révision du fichier électoral en cours. Certains d’entre vous sont restés (pour se faire recenser). Mais vous, vous êtes sortis pour montrer à la face du monde que notre créneau c’est le FNDC. C’est-à-dire on ne touche pas à notre constitution. A bas le 3ème mandat, Amoulanfé, Gassata, Attebena », a scandé Sidya Touré.

Cette manifestation, la cinquième depuis le début de la mobilisation amenée par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, s’est déroulée sans aucun incident.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifestation du FNDC : les activités paralysées sur la route le Prince

26 novembre 2019 à 12 12 06 110611

La marche pacifique appelée par le FNDC, ce mardi 26 novembre 2019, paralyse les activités le long de la route le Prince, notamment dans la zone Hamdallaye-Bambéto-Cosa. Cette partie de la capitale guinéenne vit aujourd’hui au rythme de la contestation contre un troisième mandat, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Le commerce est l’une des activités les plus affectées par la marche du Front National pour la Défense de la Constitution. Une manifestation qui se déroule en partie sur l’autoroute Fidel Castro avant de toucher partiellement aussi la route le Prince, à partir du carrefour concasseur, dans le quartier Hamdallaye.

Ce mardi matin, toutes les boutiques situées en bordure de route sont fermées. Plusieurs écoles sont également fermées, la circulation assez fluide, les stations-service et plusieurs autres activités au ralenti. Aucun mouvement n’est en revanche signalé, pour l’heure, dans la zone.

Plusieurs jeunes sont mobilisés au bord de la route, en attendant l’arrivée de Cellou Dalein Diallo qui doit passer par là pour rejoindre le point de ralliement. Plusieurs d’entre eux scandent des slogans hostiles à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Des pick-up de la police et de la gendarmerie sont garés dans les différents carrefours pour prévenir d’éventuels troubles dans la zone.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le procès en appel des leaders du FNDC reporté

25 novembre 2019 à 12 12 02 110211

C’est ce lundi, 25 novembre 2019, que les leaders du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) devaient passer à la Cour d’Appel de Conakry. C’est là qu’ils ont ont fait appel de leur condamnation pour avoir demandé aux Guinéens de manifester dans la rue contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution en vue de faire adopter une nouvelle qui lui permettrait de rester au pouvoir après son dernier mandat, en 2020.

Mais, de source judiciaire, ce procès tant attendu a été reporté à une date ultérieure.

Le coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh, et ses codétenus, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Badra Koné, Elie Kamano et Cie ne seront pas parmi les manifestants de demain, mardi, comme l’imaginaient certains de leurs partisans au cas où on aurait infirmé leur condamnation.

Comme on le sait, ces prisonniers politiques ont été interpellés, détenus, jugés et condamnés pour simplement avoir appelé les Guinéens à des manifestations « interdites ». Et, maintenant que le Général Boureima Condé (ministre de l’Administration du territoire) et toutes les autorités gouvernementales ont juré n’avoir JAMAIS interdit des manifestations en Guinée, leur condamnation ne repose plus que sur du VENT. C’est pourquoi, les proches et partisans des leaders du FNDC espèrent les retrouver libres et même réhabilités par la justice guinéenne dès le jeudi prochain…

A suivre !

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Alpha Condé à Siguiri : « Vive le recensement ! A bas les voleurs ! »

25 novembre 2019 à 11 11 00 110011

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a animé un meeting hier, dimanche 24 novembre 2019, à Siguiri. Les habitants de la préfecture se sont massivement mobilisés pour accueillir et écouter le chef de l’Etat. Et, ce dernier a taclé une nouvelle fois ses opposants avant d’inviter ses partisans à se faire recenser, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Les gens qui s’agitent à Conakry (les opposants ndlr), ne les écoutez pas. Nous savons dans quel état ils ont laissé le pays. Ils veulent faire reculer encore la Guinée, mais nous ne l’accepterons pas. Mais, je vais dire que si vous voulez qu’on gagne, qu’on soit plus forts, vous devez vous faire recenser. Jeunes, femmes et vieux, faites-vous recenser. Siguiri est la préfecture la plus peuplée de la Guinée, c’est aussi la capitale du RPG Arc-en-ciel. Mais, si vous n’êtes pas recensés, cela ne servira à rien, parce que vous ne pourrez pas voter », a dit Alpha Condé.

Le président de la République a vanté encore ses actions à la tête de la Guinée, promettant de continuer à régler les problèmes des citoyens notamment ceux liés à l’eau et à l’électricité. Après avoir harangué la foule acquise à sa cause, il a lancé des slogans comme : « Vive le recensement ! A bas les menteurs ! A bas les voleurs ! A bas les corrompus ! Vive la Guinée qui avance ! ».

Après ce meeting, le chef de l’Etat guinéen a inauguré le centre informatique construit et équipé à la maison des jeunes de Siguiri. Il a visité aussi la route Siguiri-Kintinian, en chantier, avant de s’envoler pour Conakry.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Manifestation du FNDC à Conakry : « la marche de ce mardi est autorisée »

22 novembre 2019 à 15 03 56 115611

Prévue pour le mardi prochain, 26 novembre 2019, dans la capitale guinéenne, sur l’itinéraire « Tannerie-Esplanade du 28 septembre », la marche du front national pour la défense de la constitution (acte V de protestation contre le troisième mandat pour le président Alpha Condé) a été autorisée par les autorités de la ville de Conakry.

Les marcheurs partiront du Carrefour de la Tannerie pour l’esplanade du stade du 28 septembre, en passant par Gbéssia-Condébounyi, carrefour Concasseur et les rond-points de Hamdallaye et Belle vue.

Lettre réponse 1 1

lettre reponse 1

lettre reponse 2

lettre reponse 3

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Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : les autorités de Forékariah étouffent l’antenne du FNDC

22 novembre 2019 à 9 09 07 110711

Depuis le mois d’octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) organise des marches pour protester contre un projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en Guinée. Et, jusque-là, cette plateforme (qui regroupe des acteurs de la société civile, des leaders politiques, des syndicats, des hommes d’affaires…) réussi tant bien que mal à manifester à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

Mais, dans la préfecture de Forékariah, les autorités opposent un refus catégorique à tout mouvement de protestation visant le régime actuel. Et, selon des informations parvenues à Guineematin.com, c’est le préfet, Alhassane Camara, qui aurait donné des instructions fermes à la commune, d’interdire toute manifestation à Forékariah.

Selon Oumar Bella Barry, le chargé de communication du FNDC, depuis le début des manifestations anti-3ème mandat en Guinée, trois lettres d’informations ont été adressées à la commune. Mais, aucune n’a encore reçu l’aval des autorités.

« On avait fait un premier écrit pour demander une autorisation de marcher. Mais, la commune a refusé sous prétexte que le préfet a interdit toute manifestation à Forékariah. Les jeunes ont voulu sortir sans autorisation ; mais, on a réussi à les calmer. On s’est plié à cette décision, malgré notre envie de manifester pour exprimer notre opposition à un troisième mandat en Guinée… Nous avons fait une seconde demande d’autorisation le 18 novembre dernier, pour une manifestation pacifique que nous voulions organiser le 21 du même mois. Cette demande aussi a été refusée par la commune sur instruction du Préfet. Et, ce matin, nous avons déposé une nouvelle lettre d’information à la commune. Nous voulons manifester le 26 novembre et nous attendons la réponse de la commune », a expliqué Oumar Bella Barry au téléphone de Guineematin.com hier, jeudi 21 novembre 2019.

Dans sa lettre-réponse du 18 novembre (dont une copie est parvenue à Guineematin.com), la mairie a d’ailleurs rappelé au FNDC le contenu d’un communiqué du préfet, Alhassane Camara, diffusé dans une radio à Forékariah. « Je (le maire) me fais le devoir de vous notifier que conformément au communiqué diffusé à la radio communautaire de Forékariah de monsieur le préfet, ainsi que la lettre qu’il a adressée à tous les chefs de services, élus locaux… aucune manifestation pouvant troubler l’ordre public n’est autorisée », lit-on dans cette lettre réponse signée du maire, Aboubacar Touré.

Mais, pour le chargé de communication de la coordination préfectorale du FNDC à Forékariah, « les autorités (en première ligne le préfet) ne veulent pas céder, parce qu’ils supposent que Forékariah est le fief du premier ministre Kassory Fofana et du RPG (le parti au pouvoir) ». Mais, rappelle-t-il, la marche est un droit constitutionnel dont le préfet ne peut pas confisquer au détriment du FNDC, constitué de citoyens libres qui jouissent de tous leurs droits civiques.

« Nous ne sommes nullement mêlés de la politique ! Nous ne sommes poussés par qui que ce soit ! Nous défendons une cause noble qui est celle de la constitution. Et, il n’est pas du pouvoir discrétionnaire, ni de la compétence de monsieur le préfet de s’opposer aux dispositions légales de la constitution », a indiqué Oumar Bella Barry, tout en exprimant la détermination du FNDC de Forékariah à battre le pavé dans les jours à venir.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manque de sociétés minières à N’zérékoré : un opposant impute la responsabilité à Alpha Condé

21 novembre 2019 à 18 06 40 114011

La manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a connu une forte mobilisation des citoyens de N’zérékoré ce jeudi, 21 novembre 2019. De nombreux discours, très caustiques contre les promoteurs du 3ème mandat, ont été tenus à Terrain Rouge de la Scierie qui a servi de cadre au meeting après la marche. Moise Haba du Bloc Libéral (BL) en a profité pour dénoncer la fermeture par Alpha Condé des sociétés en région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC de N’zérékoré a drainé du monde ce jeudi pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir. L’occasion a été mise à profit par de nombreux acteurs pour dénoncer la mauvaise gestion de notre pays par le régime actuel.

Moise Haba du Bloc Libéral

Dans son discours, le représentant local du Bloc Libéral (BL), Moise Haba, a accusé le président de la République d’avoir fermé toutes les sociétés minières de la région forestière. « Il y a des gens qui sont partis mentir, pour dire qu’il n’y a pas de Non (Non au 3ème mandat, ndlr) à N’zérékoré. Mais, vous avez démontré qu’on ne veut pas de 3ème mandat. Alpha condé est venu trouver qu’il y avait des sociétés minière à N’Zérékoré. C’est lui qui a fermé les sociétés minières, c’est lui qui a fermé Zogota, c’est lui qui a fermé Simandou, c’est lui qui a fermé Nimba. Ça veut dire que les sociétés minières n’aiment pas Alpha Condé. Il doit partir pour qu’on ait du travail à Nzérékoré. C’est pourquoi, le Bloc Libéral vous dit que ce n’est que le début de la marche. On va vous lancer d’autres rendez-vous, pour que la prochaine fois, tout N’Zérékoré soit mobilisé pour barrer la route à tous ceux qui ont passé tout leur temps en train de promettre aux pauvres populations. On en a marre des promesses. A bas les promesses », a martelé Moise Haba.

Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Manif contre le 3ème mandat : « Alpha Condé a exclu N’zérékoré de la Guinée »

21 novembre 2019 à 17 05 09 110911

La manifestation organisée ce jeudi, 21 novembre 2019, par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Nzérékoré vient de s’achever dans une ambiance festive au Terrain Rouge de la Scierie. Fortement mobilisés pour la circonstance, les opposants au 3ème mandat pour le président Alpha condé, ont marché du carrefour Komou en passant par le gouvernorat jusqu’au Terrain Rouge.

La marche s’est soldée par un meeting géant au cours duquel les responsables locaux des partis politique d’opposition et les acteurs de la société civile se sont adressés à la foule, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC ont à tour de rôle félicité les marcheurs pour la forte mobilisation. Hommes politiques et acteurs de la société civile ont dit leur satisfaction face au bon déroulement de la marche dans la capitale de la Guinée Forestière.

Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR

Prenant la parole, le coordinateur régional de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de N’zérékoré, Cécé Loua, a laissé entendre que les manifestants ont honoré le FNDC à travers leur sortie massive. « Je voudrais vous adresser toutes mes félicitations et remerciements pour cette mobilisation. Populations de Nzérékoré, vous venez d’honorer le FNDC et les partis politiques de l’opposition républicaine. Le pays-là appartient à tout le monde. On a la même carte d’identité nationale. Personne n’a le titre foncier de la Guinée. Donc, nous sommes égaux en droit et en devoir », a lancé Cécé Loua.

Pour sa part, Jean Claude Doré, représentant de l’UGDD (Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement) à N’zérékoré, accuse le président Alpha Condé d’avoir exclu la région de Nzérékoré de son programme de développement. « Nous vous remercions et vous félicitons pour la mobilisation. Nous n’avons pas de routes à Diecké, nous n’avons pas de routes à Yomou et à Gueckédou. Mais, c’est Alpha Condé qui a barré la route devant tout le monde pour ne pas qu’on ait la route ici. Alpha Condé a exclu Nzérékoré de la Guinée. Nzérékoré dit non au 3ème mandat », a martelé Jean Claude Doré.

Il faut noter que la manif de ce jeudi n’a connu aucun incident.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Sékou Souaré, société civile à Boké : « on ne doit pas empêcher les manifestations »

21 novembre 2019 à 12 12 48 114811

« La situation du pays est assez critique. Et puisqu’elle est critique, il faut forcément qu’il y ait des mouvements ». C’est l’avis d’Elhadj Sékou Souaré, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké, sur les manifestations organisées chaque semaine à travers le pays contre le projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« Les problèmes avec les marches, c’est les casses et c’est les désagréments causés aux citoyens lambda », soutient-il. Mais, selon le constat, les manifestations de rue sont généralement pacifiques quand elles sont autorisées. C’est pourquoi, Elhadj Sékou Souaré estime que les autorités ne doivent pas interdire les manifestations.

Elhadj Sékou Souaré, président du conseil régional des organisations de la société civile

« On ne doit pas empêcher les manifestations, mais il faut qu’elles soient civilisées. Moi, je ne vois pas de raison que l’autorité refuse les marches. Elle doit les accepter et elle doit prendre les dispositions pour encadrer les mouvements, c’est extrêmement important. À Boké, je salue la manière avec laquelle les marches sont toujours tenues. Nous encourageons les leaders à continuer dans ce sens », a-t-il dit.

Mais, pour résoudre la crise actuelle, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké encourage les parties concernées à un dialogue sincère. « Nous, nous avons toujours souhaité que les parties s’asseyent pour discuter en cadres sincères en faveur des pauvres guinéens qui payent toujours les frais. Les morts et les blessés sont toujours les fils des pauvres. Donc la Guinée c’est les quatre roues de l’histoire. Il faudrait que chaque roue sache jouer son rôle et que le conducteur puisse être en place pour équilibrer la locomotive », a lancé Elhadj Sékou Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Guinée : Etienne Soropogui dénonce « un ciblage ethnique »

21 novembre 2019 à 9 09 31 113111
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

Après madame Marie Madeleine Dioubaté, Dr. Ousmane Kaba et l’Honorable Dembo Sylla, c’est Etienne Soropogui du parti « Nos Valeurs Communes » qui dénonce la politique de division du Gouvernement actuel, en ciblant les membres d’une communauté qu’on veut isoler pour sans doute affaiblir la lutte démocratique contre un changement de la Constitution pouvant favoriser le maintien du président Alpha Condé à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce coup de gueule de cet ancien commissaire à la CENI, devenu leader politique :

Nous sommes en droit d’imaginer désormais qu’une stratégie à la fois intelligente et malveillante est désormais pensée par les autorités politiques Guinéenne afin de procéder à l’isolement d’une composante de la communauté guinéenne.

Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur ce qui semble être désormais une évidence. Une composante de la Guinée subit une forme de persécution d’Etat, une forme de stigmatisation d’Etat qui est entrain de déboucher sur un ciblage ethnique punitif.

Notre sécurité collective est menacée si une des composantes de notre communauté subit impunément des exactions par ceux-là mêmes qui sont supposés les protéger. Pour qui connaît l’histoire politique de notre pays, il est aisé d’imaginer les conséquences d’une stigmatisation identitaire surtout pour les innocentes personnes comme les femmes et les enfants.

Nous sommes malheureusement arrivés à un niveau où une simple évocation d’un patronyme ou la zone de localisation géographique peut vous coûter la vie.

Nous comprenons finalement que ce pouvoir n’a que cette seule stratégie, celle qui consiste à semer la division et la méfiance entre les composantes ethniques de la communauté nationale.

Les Guinéens ne sont plus naïfs et ils ne se laisseront distraire par ces pratiques indignes des autorités d’un pays dont la mission sacrée est de rassembler le peuple de Guinée

Etienne Soropogui, président du parti Nos Valeurs Communes

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Tougué attend le Premier ministre, Kassory Fofana : écoles et centres de santé fermés

21 novembre 2019 à 9 09 09 110911

Après les manifestations d’hier à Labé contre sa délégation et sa personne, la gouvernance actuelle de la Guinée et surtout de la volonté du régime de changer la Constitution pour offrir au président Alpha Condé la possibilité de faire un troisième mandat, le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu ce jeudi, 21 novembre 2019, dans la préfecture de Tougué.

Selon des citoyens, joints au téléphone par Guineematin.com, toutes les écoles, tous les centres de santé et autres services sont fermés et tous les fonctionnaires et les simples citoyens sont appelés à se rendre à Tougué-ville.

« Les maires de la commune urbaine de Tougué et de certaines communes rurales comme Kollet, Koura Tongo ont fait diffuser des communiqués à la radio rurale pour demander aux motocyclistes de se présenter tôt le matin pour carburer gratuitement leurs motos afin de participer à l’accueil du Premier ministre », a indiqué un citoyen, prêt à se rendre en ville…

Par ailleurs, il est informé à tous les citoyens qui n’ont pas de moyens de locomotion de sortir attendre des camions militaires mis à leur disposition pour le transport. A Koïn par exemple, un camion est arrivé depuis hier, à 22 heures et ils n’attendent que les candidats à l’accueil du Premier ministre pour les transporter.

Finalement, l’accueil du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, sera-t-il chaleureux ou bien à l’image de celui d’hier à Labé où il a passé la journée confiné à sa résidence par des jeunes manifestants, révoltés par les tueries de manifestants et la volonté du pouvoir de changer la Constitution ?

« A Tougué, nous comptons l’accueillir chaleureusement. Mais, si lui, un membre de sa délégation ou même une autorité locale se hasarde à faire de la propagande politique, nous allons protester et les huer », a indiqué au téléphone de Guineematin.com un citoyen de Tougué qui ne souhaite pas aller à cet accueil.

A suivre !

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