Conakry : l’UFR annonce la reprise de ses assemblées générales samedi prochain

Sidya Touré, président de l’UFR

Alors que l’état d’urgence sanitaire n’est pas encore levé, l’Union des Forces Républicaines décide de reprendre ses assemblées générales hebdomadaires. Le parti de Sidya Touré estime qu’il n’y a plus raison de suspendre ses réunions alors que les partisans du pouvoir, eux, se mobilisent partout pour battre campagne en faveur d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. C’est Ahmed Tidiane Sylla, le responsable de la communication de l’UFR, qui a annoncé la décision au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 3 septembre 2020.

Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la cellule de communication de l’UFR

« Les assemblées générales, c’est l’occasion d’informer les militants de ce qui se passe dans le parti, des décisions prises, mais aussi sa position par rapport à l’actualité nationale. Et le fait qu’on ait arrêté nos assemblées générales, ça a permis à Alpha Condé d’étaler son programme politique. Au moment où nous nous préoccupons de la santé de la population, le pouvoir et ses partisans sont en train d’organiser la mamaya en longueur de journées à Conakry. Vous voyez les campagnes de soutien au troisième mandat qui sont organisés au palais du peuple, par-ci par-là. Donc nous estimons que nous avons aussi le plein droit de reprendre nos assemblées générales hebdomadaires, tout en respectant les gestes barrières », a indiqué l’opposant.

Au nom du Bureau exécutif de l’UFR, Tidiane Sylla appelle les responsables et les militants du parti à se rendre au siège du parti le samedi 5 septembre prochain pour prendre part à la reprise des assemblées générales de la formation politique. A la question de savoir s’il ne craint pas une intervention des forces de l’ordre sur les lieux, il répond par la négative. « Puisqu’ils n’ont pas empêché les partisans du pouvoir de se retrouver pour faire leur mamaya, je ne vois pas pourquoi ils vont vouloir nous empêcher de tenir nos réunions. Les mouvements de soutien qui sont organisés au palais du peuple, au stade de Nongo, à Matoto et ailleurs, ils ne sont pas allés disloquer les gens là-bas. Donc s’ils viennent nous disloquer, ils nous trouveront dans notre siège », a-t-il tranché.

Les tensions ne cessent de s’exacerber en Guinée au fur et à mesure qu’approche la présidentielle du 18 octobre 2020. Au lendemain de l’officialisation de la candidature du président Alpha Condé à un troisième mandat, des manifestations spontanées ont éclaté dans certains quartiers de la route le Prince, faisant un mort et quelques blessés. De son côté le Front National pour la Défense de la Constitution annonce la reprise très prochaine de ses manifestations de rue pour protester contre la candidature du chef de l’Etat.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

AVIS & COMMUNIQUÉS

PUBLIREPORTAGE

OFFRE D'EMPLOIS