image d’archive

La rentrée scolaire a été morose ce mardi, 1er décembre 2020, à Mamou. Dans la plupart des écoles de la ville carrefour, les élèves ont brillé par leur absence. Ce qui empêché la reprise des cours en ce premier jour de l’année scolaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Comme prévu par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, les écoles de Mamou ont rouvert leurs portes ce mardi. Du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré au lycée Elhadj Boubacar Barry, en passant par les lycées Amilcar Cabral et Grand-Ducal, le constat est le même : les administrateurs scolaires et les enseignants ont effectivement repris le chemin des classes, mais les élèves, eux, manquent à l’appel. Une situation que regrette Thierno Abdoul Diallo, chargé des examens à l’inspection régionale de l’éducation de Mamou.

« Le constat est bien parce que tous les professeurs programmés sont présents avec tous les documents pédagogiques, de nouvelles préparations. Les mesures barrières sont également respectées : les kits sanitaires sont présents devant les salles de classes. Nous regrettons cependant l’absence des élèves. Si les élèves ne viennent pas, il n’y aura des lacunes sur leur formation.

Parce que les professeurs ne vont pas revenir pour eux sur les cours tenus à leur absence. Donc, cela peut impacter négativement leur formation. Nous demandons donc aux parents d’élèves de libérer les enfants pour qu’ils puissent venir à l’école. L’année est complètement programmée par le MENA, une seule minute perdue peut impacter négativement l’année scolaire », a déclaré ce responsable éducatif.

De son côté, Ousmane Barry, professeur de français au lycée Elhadj Boubacar Barry, appelle à une prise de conscience chez les élèves. « Les parents d’une part, sont responsables de l’absence des élèves. En plus de ça, il y a peut-être la rumeur annonçant le report de la rentrée scolaire qui a couru ces derniers jours, mais aussi la démotivation des apprenants.

Il faut que les élèves prennent conscience. Le véritable mal de ce pays, c’est qu’on ne prend pas les études aux sérieux. Beaucoup d’élèves ne sont pas conscients des conséquences négatives du manque d’éducation et de formation. Et pourtant, une enfance ratée, est une jeunesse perdue et une vieillesse néant », a laissé entendre cet enseignant.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin