Après l’acquisition d’équipements de pointe, la CENI ne recrutera plus d’opérateur technique international

12 septembre 2019 à 16 04 28 09289
Me Salifou Kébé, président CENI

Communiqué de la CENI : Conakry, le 12 septembre 2019 : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante Me Amadou Salif KEBE félicite tous les acteurs du processus électoral pour leur implication dans le bon déroulement des opérations d’installation des démembrements aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Il exprime ses regrets aux entités qui n’ont pu y prendre part faute de documents prouvant leur existence légale. Il les exhorte à tout mettre en œuvre pour obtenir lesdits documents en vue d’une participation aux différents comités et cellules de suivi des élections législatives qui seront bientôt mis en place.

L’opérateur Innovatrics qui a fourni le logiciel de gestion du fichier électoral choisira un binôme local compétent pour l’enrôlement des électeurs

Le Président de la CENI invite également les mêmes acteurs à accompagner dans les prochains jours, la mise en place des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) et l’opération d’enrôlement des électeurs.

Mais avant, il faudra noter qu’une décision majoritaire de la plénière de la CENI, avait autorisé de recourir au service d’un opérateur local pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie des données sur le terrain lors de l’opération d’enrôlement des électeurs en raison des différentes acquisitions qui s’inscrivent en droite ligne de l’application de l’audit du fichier électoral. A ce jour la CENI a acquis les équipements suivants :

  • Les logiciels de gestion du fichier sont les propriétés de la Guinée au lieu d’être fourni par l’opérateur international
  • Les licences de protection de la base de données et les licences antivirus ont été acquises par le CENI ;
  • Les serveurs également
  • Egalement la CENI a pu acquérir des moteurs AFIS et ABIS (pour soustraire les doublons par empreintes digitales et la détection faciale des électeurs), une activité qui était jusque-là réalisée par le même opérateur international.

Aussi en exécution des recommandations fortes de l’audit, et en application des dispositions de la nouvelle loi sur la CENI, la loi L/2018/044/AN du 05 juillet 2018, article 21, une partie importante du matériel électoral « matériel lourd » sera désormais fourni par l’Etat Guinéen, en l’occurrence les kits bleus des bureaux de vote, kits biométriques… en lieu et place de l’opérateur international traditionnel.

Vu tous les progrès de la logistique électorale guinéenne, il n’était plus nécessaire de recruter un opérateur technique international surtout que tous les opérateurs ayant servi en Guinée ont dû recruter un « Opérateur local » dont le rôle se réduit désormais au recrutement, à la formation et au déploiement des agents de saisie.

La décision de la CENI trouve également une justification sur le plan financier et en termes de gain de temps dans le processus de recrutement.

L’audit du fichier ne mentionne nulle part l’existence d’électeurs fictifs

Cependant, le Président de la CENI veut bien admettre que la question de l’opérateur est assez technique et complexe. Ce qui explique le débat passionné du genre qu’il existerait selon l’audit, un million et demi d’électeurs fictifs.  Cette affirmation qui tend à faire du sujet un fonds de commerce politique n’est pas exacte. Il s’agit simplement de personnes ayant des données incomplètes :

  • Soit, les noms, prénoms dates et lieux de naissance (données alphanumériques) ne sont pas complètes
  • Ou bien ce sont les empreintes et photos (données biométriques) qui ne sont pas bien nettes.

Enfin le rapport d’audit ne mentionne nulle part le terme fictif. Le dire serait abusé des populations et préjudiciable à la sérénité du processus électoral. A cet effet, Me Amadou Salif KEBE compte initier des séances d’explication afin de rendre ces questions accessibles pour tous.

Aussi, en vue d’assurer la continuité des opérations, et en raison du calendrier électoral désormais assez serré, la CENI a décidé de contractualiser le cabinet Innovatrics (qui a déjà fourni le logiciel de gestion complète du fichier électoral) à l’effet de :

  • Sélectionner un opérateur local ayant les compétences requises pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie sur le terrain.
  • Générer les listes électorales
  • Confectionner les cartes d’électeurs.

Le Président de la CENI voudrait rassurer de la volonté de son institution à appliquer les recommandations de l’audit du fichier électoral à la satisfaction de tous et à conduire un processus électoral inclusif, transparent et démocratique. # # #

Fin

Lire

CECI de Matoto : 18 commissaires « retardataires » prêtent serment

12 septembre 2019 à 14 02 13 09139

Dix huit (18) membres de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Matoto ont prêté serment ce jeudi, 12 septembre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Ces 18 « retardataires » viennent compléter la liste des membres de la CECI de Matoto dont un premier groupe avait déjà prêté serment il y a une dizaine de jours. Une action qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du chronogramme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans la perspective de l’organisation des élections législatives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Soriba Mané, procureur

Après la lecture du rôle d’audience de la prestation de serment par la greffière, maître Khadîdja Camara, c’est le procureur, Soriba Mané, qui a pris la parole pour présenter ses réquisitions. « Nous sommes réunis ce jeudi, 12 septembre 2019, pour la prestation du serment du second groupe des membres des démembrements de la CECI de Matoto. La CENI est l’organe chargée de l’organisation des élections et de la supervision des opérations de vote….Nous sommes à la veille des élections législatives. Une période très sensible pour les acteurs politiques et les citoyens que nous sommes, qui auront à choisir leurs députés parmi tant de candidats. Ces élections doivent être transparentes, crédibles, acceptées de tous. Pour y parvenir, les membres qui vont prêter serment devant ce tribunal, leur responsabilité est pleinement engagée car vous cesserez désormais d’appartenir aux partis politiques qui vous ont désigné, pour être de véritables acteurs impartiaux au service de la nation, surtout la population de Matoto… Monsieur le président, vous recevrez, après avoir juré conformément aux dispositions de l’article 12 de la loi L 2018 044 AN du 5 juillet 2018, les membres de démembrement de la CECI et les renverrez dans l’exercice de leur fonction », a-t-il requis.

Amadou Kindy Baldé, président du tribunal

Le président du tribunal, Amadou Kindy Baldé, a fait comprendre aux 18 membres de la CECI de Matoto, qu’à partir de maintenant, ils n’obéiront seulement qu’à la loi. « A partir de votre engagement solennel que vous prenez devant le tribunal et devant le peuple de Guinée, devant la population de la commune de Matoto, vous cessez d’appartenir à vos structures politiques respectives. Vous appartiendrez désormais à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto. Vous agirez dans l’exercice de vos fonctions en toute indépendance, en toute neutralité et en toute impartialité. Vous devez respecter le principe de fidélité et de loyauté. La seule obéissance est à la loi et à elle seule. Si vous êtes opérateurs économiques, si vous êtes avocats, commerçants, ou agriculteur, de quelque bord que vous soyez, vous devez cesser d’exercer cette fonction et n’appartenir qu’à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto » a dit le président du tribunal.

Amadou Kindy Baldé a également fait savoir aux commissaires que la violation de ces principes engage leur responsabilité. « La violation de ces principes vous conduit à ce qu’on appelle le parjure. Et en cas de parjure, la sanction qui va suivre, c’est la rigueur de la loi. Et la rigueur de la loi, ce sont les poursuites judiciaires qui seront engagées contre toute personne parmi vous qui violerait les termes du serment qu’il aura à prêter devant le tribunal » a-t-il précisé.

C’est après cette mise au point que chacun de 18 commissaires est venu prêter serment à la barre, levant la main droite et disant « je le jure ».

C’est ainsi que le juge les a renvoyés dans l’exercice de leurs fonctions en ces termes : « le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la greffière de la lecture du rôle d’audience et la décision de nomination des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto ; donne acte au ministère public de ses réquisitions, reçoit les serments des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto, les renvoi dans l’exercice de leurs fonctions… »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27/654 416 922

Lire

Vers la tenue des législatives : Me Salifou Kébé annonce « une révision totale des électeurs »

10 septembre 2019 à 18 06 33 09339

Dans le cadre de sa prise de contact avec les membres des institutions sociopolitiques de notre pays, le Premier ministre, Kassory Fofana a eu un entretien avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans l’après-midi de ce mardi, 10 septembre 2019. Il a été essentiellement question des voies et moyens à mettre en œuvre pour la tenue dans un bref délai des élections législatives en Guinée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’entretien entre le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et le président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé, a duré une bonne heure. A sa sortie, maitre Amadou Salifou Kébé a tout d’abord dévoilé le contenu de l’entretien avec Kassory Fofana. « Le Premier ministre nous a donnés beaucoup d’informations en ce qui concerne la disponibilité de l’Etat à accompagner la CENI, à mettre les moyens à notre disposition pour pouvoir réaliser toutes les activités prévues dans notre chronogramme.

La CENI aussi a décliné un certain nombre de difficultés qu’elle a rencontrées jusqu’à présent, mais qui ont été petit-à-petit levées. Et aujourd’hui, nous sommes entrain d’aller sereinement vers la réalisation de ces élections. Rendez-vous a été pris, cette fois-ci la CENI va revenir devant le PM et les membres du gouvernement pour donner la date réelle à laquelle elle pourra organiser les élections ».

A la question de savoir à quelle date les législatives pourraient se tenir, maitre Kébé répond : « à la CENI, nous n’avons pas encore statué sur la date de la tenue des élections. Puisque la CENI est un organe qui décide de façon consensuelle, nous n’avons pas encore tablé sur la question. Les 235 jours du chronogramme auraient dû se dérouler à partir de la levée de l’ensemble des contraintes. Elles sont aujourd’hui levées et les 235 jours ont commencé à courir, mais je ne saurai vous dire à partir de quelle date ».

Pour ce qui est des difficultés, le président de la CENI na fait savoir qu’elles sont majoritairement réglées. « Les difficultés financières ont été levées, le matériel qui devait être commandé a été fait, le site central et le logiciel sur qui nous devons commander est aujourd’hui dans nos murs, les serveurs qui devaient venir sont entrain d’être installés. Nous pensons que les difficultés majeures sont parties ».

Par rapport à l’opérateur technique, maitre Kébé a apporté des précisions en se fondant sur la novelle loi sur la CENI : « l’opérateur technique est déjà là, il est entrain de travailler. Ne vous-méprenez pas. Une nouvelle loi est intervenue dans notre pays. Cette loi a dévolu à l’Etat guinéen, en partie, ce que l’opérateur technique faisait avant, et l’autre partie est dévolue à la CENI. Ce que nous avons fait en recrutant un cabinet d’ingénierie qui est entrain de travailler.

Il ne reste que le recrutement des opérateurs techniques de saisie sur le terrain qui vont être formés et déployés. Et c’est un opérateur local qui a l’habitude de le faire. J’insiste là-dessus, l’opérateur technique international, comme vous l’avez connu, n’existe plus. La loi a éclaté son rôle entre deux entités, à savoir l’Etat guinéen et la CENI ».

Pour finir, maitre Salifou Kébé a dit qu’il y aura bien « une révision totale des électeurs avant la tenue des législatives ».

La prochaine étape de la consultation engagée par le Premier ministre sera l’Assemblée Nationale, le jeudi 12 septembre à 10 heures.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

N’zérékoré : fin de la formation des membres des démembrements de la CENI

6 septembre 2019 à 13 01 02 09029

La formation des membres des démembrements de la CENI dans la préfecture a pris fin hier, jeudi 05 septembre 2019. Pendant deux jours, les participants ont échangé avec les facilitateurs autour notamment de leurs rôles et responsabilités dans le processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

59 personnes ont pris part à cette formation. Il s’agit des membres de la CEPI de N’zérékoré, les 3 membres des bureaux exécutifs de la CECI et des CESPI plus les représentants de l’administration.

Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire

Selon Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire, les travaux ont porté sur quatre modules. « Premièrement, c’est l’OGE (Organe de Gestion des Elections) : définition, types et principes directeurs ; deuxièmement, c’est la CENI et ses démembrements : le cadre légal et institutionnel, les rôles et fonctions du démembrement, la structure des démembrements et les rôles des membres du bureau exécutif du démembrement.

Le troisième module a porté sur les rôles et responsabilités de la CENI de ses démembrements ainsi que des autres acteurs à chaque étape. Et le dernier module concernait les élections et le mode de scrutin en Guinée. Ce n’était pas une formation académique mais plutôt une sorte de rappel pour nous les facilitateurs et les participants », a-t-il expliqué.

Mme Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante

A l’issue des travaux, Madame Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) s’est dit « convaincue que les différents démembres, à travers cette formation qu’ils ont reçu, seront à mesure de s’acquitter de leurs devoirs sans difficulté et qu’ils seront en mesure de répondre à la préoccupation de toute la population ».

Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré

De son côté, Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré, s’est réjoui de la qualité de cette formation. Selon lui, les bénéficiaires sont désormais suffisamment outillés pour accomplir leur mission sur le terrain. « La formation qui vient de prendre fin a été une formation de taille pour nous démembrements de la CENI. Et, il faut retenir une seule chose, la formation que nous venons de recevoir est différente de celle qu’on avait reçu auparavant. Parce que la CENI est en train de passer d’une ancienne étape à une nouvelle. Nous sommes maintenant des agents agrémentés, suffisamment aptes à accomplir la mission que le peuple de Guinée attend de nous », a-t-il promis.

A noter qu’une autre formation sera organisée à l’intention de l’ensemble des 129 membres des différents démembrements de la CEPI dans la préfecture de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

Lire

Guinée : une plateforme exige la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI

6 septembre 2019 à 10 10 10 09109

Alliance nationale patriotique, c’est le nom de la nouvelle plateforme qui a été lancée hier, jeudi 05 septembre 2019, à Conakry. Composée de partis politiques, de la société civile et de syndicats, la structure se donne pour ambition de rompre avec le système qui a gouverné la Guinée depuis son indépendance jusqu’aujourd’hui. Pour cela, elle vient avec un certain nombre de propositions dont la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dissolution de l’Assemblée nationale

Pour l’Alliance nationale patriotique, la Guinée se trouve aujourd’hui dans un « dangereux vide institutionnel ». Cela, suite à la prorogation par le président Alpha Condé, du mandat des députés qui était arrivée à expiration le 12 janvier 2019. En principe, des élections législatives devaient être organisées avant cette date pour élire de nouveaux députés. Mais à défaut de respecter le calendrier électoral, le chef de l’Etat a pris un décret pour proroger le mandat de l’actuelle législature jusqu’à la mise en place d’un nouveau parlement.

Même si Alpha Condé, dans son adresse à la nation du mercredi, 04 septembre 2019, a réclamé l’organisation des élections législatives avant la fin de cette année, on ne sait pas encore quand est-ce que ces élections pourront avoir lieu. La CENI est en train de mettre en place et de former les membres de ses démembrements, mais aucun calendrier n’est encore disponible. L’Alliance nationale patriotique qui dénonce un système anti-démocratique exige la dissolution immédiate de l’actuelle Assemblée nationale « qui n’a plus le mandat du peuple ».

Dissolution de la CENI

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) suscite toutes les convoitises et fait régulièrement objet de polémique en Guinée. Après les multiples critiques qu’elle a essuyés de la part de l’opposition, l’institution électorale a connu une recomposition courant 2018. Elle est passée de 25 à 17 membres. Certaines dispositions de la loi organique portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la CENI ont été également modifiées. Mais, pour l’Alliance nationale patriotique, la solution est de dissoudre tout simplement l’institution qu’elle considère comme étant le « bras du pouvoir chargé d’organiser des élections qui ne sont ni libres, ni honnêtes, ni transparentes ».

Conférence Nationale Vérité-Justice-Réconciliation

La nouvelle plateforme appelle à la convocation d’assises nationale qui vont « se pencher sur les soixante et un an de la gestion catastrophique de la Guinée, afin d’en tirer toutes les leçons, de rendre justice aux victimes, de réconcilier durablement les Guinéens, de mettre en place de nouvelles institutions démocratiques viables, adaptées à nos réalités, garantissant un nouveau départ pour la Guinée, dans l’unité, la démocratie large et inclusive et le progrès ». Les membres de cette structure annoncent qu’ils vont faire prochainement des propositions détaillées sur les conditions de tenue de la Conférence Nationale Vérité – Justice – Réconciliation ainsi que ses objectifs et son ordre du jour.

L’alliance nationale patriotique propose enfin, l’interdiction immédiate de tout nouveau contrat minier et de pêche jusqu’à la tenue de cette assise. Il faut cependant dire que ces propositions ont très peu de chances de prospérer. Car même les ténors de l’opposition et de la société civile, tous représentés à l’Assemblée nationale et à la CENI, ne devraient pas partager cette idée.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Télimélé: 165 agents des démembrements de la CENI ont prêté serment

4 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Les cent soixante cinq (165) agents de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé ont prêté serment hier, mardi 3 septembre 2019. La cérémonie, organisée à la maison des jeunes, a connu la présence des autorités administratives, judiciaires et la mission technique de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) venue de Conakry. Les commissaires concernés viennent des quatorze (14) circonscriptions électorales de Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Ben Youssouf Camara
Abdoulaye Ben Youssouf Camara, chef de mission de la CENI

C’est dans une salle archicomble que le chef de mission de la CENI, Abdoulaye Ben Youssouf Camara, a invité les 165 membres choisis de tout faire pour réussir leur mission. « Nous sommes ici aujourd’hui pour une phase importante du déroulement des élections dans notre pays. Vous, agents choisis, vous devez être des modèles pour éviter à notre pays des situations fâcheuses qui peuvent éclater tout au long du processus électoral à travers votre bonne conduite ».

Cécé Roger Kolié, juge d’instruction de Télimélé

Après avoir défini le mot serment, le juge d’instruction, Cécé Roger Kolié, a demandé aux agents de tout faire pour éviter d’être en contradiction avec la loi. « Le mot serment vient du latin qui signifie rendre sacré. La mission qui vous attend est une mission noble. Vous devez être neutres pendant et après le scrutin. A partir du moment où vous avez prêté serment, vous n’obéissez qu’à l’autorité de la loi, vous ne devez subir aucune pression extérieure des personnes politiques ou de vos structures d’origine. Après la prestation de serment, si quelqu’un se rend coupable d’une bavure, je ne souhaite pas, l’intéressé subira les rigueurs de la loi », a-t-il lancé.

Mamadou Aliou Cherif, président de la CEPI de Télimélé

Pour sa part, Mamadou Aliou Cherif, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé, a exprimé sa satisfaction d’avoir été reconduit à ce poste avant de s’engager à tout faire pour mener à bien sa mission. « Je suis très heureux d’être à nouveau président de la CEPI de Télimélé. Je me réjouis et mesure à sa juste valeur la charge qui m’est dévolue, parce que la première fois qu’on m’avait désigné, les gens ont fait un saut vers l’inconnu. Si on me reconduit, c’est parce que peut être j’ai eu plus de mérite et à mon niveau je me dis que la charge est devenue plus lourde parce que je ne veux pas décevoir les espoirs et la confiance que les citoyens de Télimélé ont porté sur moi. Avec le concours de tous, notre institution aura un résultat meilleur », a-t-il promis.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Démembrements de la CENI à Kindia : « en cas de violation du serment, vous êtes susceptibles de poursuites »

3 septembre 2019 à 12 12 17 09179

Les membres des différents démembrements de la CENI dans la préfecture de Kindia ont prêté serment hier, lundi 02 août 2019. Ils ont pris l’engament de remplir pleinement la mission qui leur est confiée conformément à la loi. La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’audiences du tribunal de première instance de Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement mes fonctions de membre de la commission électorale préfectorale indépendante ; de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi ; de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CEPI ; de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ».

Hammady Seck, président du TPI de Kindia

C’est l’engagement que les membres des CEPI, CECI et CESPI de la préfecture de Kindia ont pris devant le président du TPI de Kindia, Hammady Seck et le substitut du procureur de la République, Alsény Bah. Issus de la mouvance, l’opposition, la société civile et l’administration, ces commissaires chargés de mettre en œuvre les opérations liées à l’organisation des prochaines élections législatives sur le terrain, sont passés un par un devant la juridiction, soulevant la main droite pour jurer. Sur un effectif total de 205 commissaires, 199 ont prêté serment. Les 6 absents devraient le faire vendredi prochain.

Alsény Bah

Mais avant, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia leur a rappelé d’abord le sens du serment. « C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que ce serment doit être respecté parce qu’en cas de violation du serment, ils sont susceptibles de poursuites pour parjure qui est une infraction infamante, qui déshonore la personne. C’est pourquoi, je vais rappeler aux commissaires des cinq démembrements qu’ils doivent, dans l’exercice de leurs fonctions, se conformer à ce serment et respecter les 4 principes qui sont édictés dans les serments qui vont être lus par monsieur le président. Il s’agit du principe de l’indépendance, de l’impartialité, de l’intégrité et de la légalité », a conseillé monsieur Alsény Bah.

La PCUD dénonce son exclusion

Après la prestation de serment, les commissaires ont été installés officiellement dans leurs fonctions. Mais, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), une plateforme de la société civile, dénonce son exclusion du processus. Ce que dément catégoriquement madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé.

Madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé

« Je ne pense pas que la PCUD a été écartée à Kindia, elle n’a pas déposé de liste à Kindia .Quand nous sommes venus, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas de consensus autour des différentes plateformes. On ne s’est pas mêlé dans leur résolution. A la résolution finale, nous avons reçu une liste signée de deux plateformes de la société civile, mais pas de la PCUD. Leur représentant est venu à la CEPI où la commission de réception siégeait, il m’a expliqué que les autres les ont exclus en disant qu’ils n’ont pas d’agrément. Ils ont récépissé qui date de 2017. Je lui ai répondu en disant mon frère, l’instruction qu’on a reçue, c’est de ne pas se mêler des problèmes concernant les parties prenantes du processus ; que ça soit la mouvance, l’opposition ou la société civile. Donc, à notre niveau, personne n’a été écartée dans la circonscription électorale de Kindia », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

Lire

Consigne contre la PCUD : la mésaventure de Lamine Diallo (Labé)

31 août 2019 à 19 07 17 08178

L’activiste de la société civile, Alghassimou Lamine Diallo, vice-président de l’antenne régionale de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) à Labé vient d’apprendre à ses dépens que le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est opposé à toute participation de sa structure aux démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Alghassimou Lamine Diallo avait été désigné par l’antenne locale de la PCUD pour représenter la société civile au sein de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Labé. Il devait intégrer ce démembrement de la CENI avec Alimou Barry, président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé et Elhadj Lamine Sangaré, représentant le mouvement syndical, conformément à la liste de la société civile qui a été déposée à la commission préfectorale de réception des dossiers le 22 août 2019.

A la grande surprise générale, c’est le mardi, 27 août 2019, pendant que la mission venue de Conakry s’entretenait avec les membres des démembrements qu’il a constaté que son nom a été remplacé par un autre responsable du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé.

Alghassimou Lamine Diallo

La liste de la société civile a été changée auprès de la commission de réception des dossiers sans qu’il ne soit avisé au préalable. « Lorsque j’ai saisi les autorités locales de la situation, le gouverneur m’a dit que c’est son département qui lui a dit que la PCUD n’est pas en règle. En réaction, je lui ai montré le document qui autorise la PCUD à fonctionner, il m’a demandé de le rappeler à 18heures. A l’heure indiquée, il m’a signifié que la PCUD ne doit pas être associé au processus » explique Alghassimou Lamine Diallo qui estime que le gouvernement à travers le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est acharné contre la PCUD juste parce que « notre plateforme est contre la modification ou le changement de la constitution. Nous pensons qu’en tant qu’acteurs de la société civile, nous ne pouvons pas observer une position de neutralité par rapport à des questions qui intéressent la vie nationale et la survie de la démocratie en Guinée.»

Selon Alghassimou Lamine Diallo, la PCUD n’envisage aucune action par rapport à cette question : « la PCUD n’a pas été créée pour siéger à la CENI. Nous continuons notre combat de défense des intérêts de la population. Il y a à regretter seulement que des structures de la société civile acceptent de s’allier au pouvoir pour écarter la PCUD du processus électoral » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Installation des chefs de quartiers : Fodé Oussou met en garde le régime d’Alpha Condé

31 août 2019 à 19 07 02 08028

Malgré la pluie qui continuait à s’abattre sur Conakry et la journée sans véhicules (appelée journée d’assainissement), l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est déroulée comme d’habitude, ce samedi, 31 août 2019, au siège national du parti, à Commandanya, dans la commune de Ratoma. La désignation des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI), l’état des routes et la question de l’installation des chefs de quartiers ont été les principaux points abordés, a constaté Guineematin.com sur place.

A l’absence du président du parti, c’est son vice-président qui a présidé la rencontre. Dr. Fodé Oussou Fofana a commencé par mettre en garde le gouvernement Alpha Condé qu’il accuse de vouloir placer d’autres personnes à la tête des quartiers à la place des élus de l’UFDG. « Presque dans tous les quartiers de Conakry, nous avons gagné et nous devons logiquement être installés. A ce niveau-là, monsieur Alpha Condé veut faire encore de la provocation. Nous avons écrit à la Cour suprême, nous attendons le retour de ce courrier. Soyez rassurés qu’aucun chef de quartier ne sera installé là où on a gagné… Le RPG arc-en-ciel est mort, c’est un parti désorganisé, c’est un parti qui, depuis 1991, n’a pas organisé de congrès ! Monsieur Alpha Condé n’a pas prévu de remplaçant dans le RPG. Aujourd’hui, là-bas, il y a la confusion, ils sont en train de se battre. Quand un parti est mort, on doit se préparer pour aller l’enterrer. Et, pour l’enterrer, il faut aller voter. Et, la meilleure façon de voter, il faut avoir la carte d’électeur », indique l’opposant, insistant sur le fait que son parti est « membre à part entière du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ».

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Dr. Fodé Oussou Fofana a également fustigé la mauvaise gouvernance du chef de l’État et mis un accent particulier sur le calvaire que vivent les guinéens sur les routes nationales. « Regardez les routes de Enta, Dabonpa, Kissosso, Carrefour Lansanayah, le pont de Kaka, la route Kindia-Conakry, Conakry-Forecariah… Regardez Conakry ! Évidemment, le président a dit que les autres ont fait des route à deux couches ; mais, curieusement, c’est sont ces routes qui existent encore, les routes de Cellou Dalein qui sont là et qui résistent. Prenez la route d’Enco 5 jusqu’à Sonfonia, les routes de la Haute Guinée, faites Kourémalé-Bamako, la réponse est là ! On n’a pas besoin de parler de tous cela parce que ça existe et c’est réel. C’est qui fait encore pitié, ce ne sont pas les routes à deux couches, quand vous prenez Enco5-Sonfonia, ça fait 5 Km2, au temps de Lansana Conté, le Km a coûté un million de dollars américains. Vous prenez la route Dapompa-Kilometre36, ça fait 6,9 Km. Au temps de Alpha Condé, un Km sans appel d’offres à 6 millions d’euros ; mais, ça suffit pour ne plus qu’on parle des ministres de monsieur Alpha Condé. Nous avons été humiliés, la Guinée est coupée, je suis de Kindia, je ne peux plus aller à Kindia, les routes sont bloquées pendant des jours. Il y a un citoyen qui a perdu la vie. Si j’étais à la place de ce gouvernement, j’aurais présenté des excuses au peuple de Guinée ; mais, ils sont là couchés dans les chambre climatisées, les gens sont en train de souffrir, les femmes enceintes, les enfants, sont en train de souffrir, la Guinée est coupée en deux ! Nous sommes dans quel pays ? »

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'UFDG
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Chaque dernier samedi de chaque mois a été décrété par le gouvernement guinéen journée d’assainissement, le vice-président de l’UFDG estime que ce n’est pas la bonne méthode à employer pour rendre une ville propre. « Le gouvernement prend le plaisir de dire que le dernier samedi de chaque mois, c’est une journée d’assainissement, alors qu’il y a la pluie ! Bien que Conakry soit sale, alors qu’ils ne font pas d’assainissement ; mais, ils empêchent quand même les citoyens de se déplacer. Ça, c’est extrêmement grave ! Pendant les journées d’assainissement, vous ne verrez jamais les véhicules des ministres, la Guinée est abandonnée à elle-même, les rues sont sales. Ils sont couchés à la maison ; mais, ils vous empêchent de circuler. Un gouvernement réfléchi ne prend pas le dernier samedi de chaque mois pour une journée d’assainissement. Quand on veut régler une situation, il faut d’abord poser le problème. Quel est le problème ? Comment on peut trouver la solution ? Le problème d’assainissement, ce n’est pas un problème de gouvernement, c’est un problème de sociétés privées. Il faut donner la possibilité aux sociétés privées de postuler, faire un appel d’offres. Quand vous mettez des incompétents à la tête d’un pays, vous n’aurez pas de résultats. Vivement 2020 pour que Cellou arrive au pouvoir, qu’on apprenne à ces apprentis-là comment on gère un pays », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224 623 53 25 04

Lire

Kankan : les membres des démembrements de la CENI prêtent serment devant la cour d’appel

31 août 2019 à 14 02 24 08248

Les 213 membres des démembrements de la CENI dans la préfecture de Kankan ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019. La cérémonie a eu lieu à la cour d’appel de Kankan. Chacun d’eux a pris l’engagement de faire son travail conformément aux lois et principes en vigueur dans le pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ils sont issus de la mouvance, de l’opposition, de la société civile et de l’administration publique. Tous sont passés devant les magistrats pour jurer de jouer pleinement leur rôle dans le processus électoral en cours et conformément aux textes de lois. Mais avant, le substitut du procureur de la République près la cour d’appel de Kankan, leur a rappelé le sens du serment.

« C’est le lieu de rappeler à ces dames et messieurs qui vont tout à l’heure, lever la main droite et prêter serment, que ce n’est pas de l’amusement ou du formalisme. Mais, tout Etat de droit et démocratique passe par ce processus en vue des élections. C’est le lieu de vous dire que la prestation de serment est un engagement ou une promesse, mais solennel devant la loi. On ne prend pas cet engagement à la légère, parce que les termes même du serment que le président va vous lire sont clairs.

Tous ceux qui savent qu’ils ne pourront pas se démarquer de leurs structures d’origine pour respecter la loi, sont priés de ne pas prêter serment. C’est pourquoi j’en appelle à votre conscience, parce que soyez sûrs que nous représentants du ministère public, nous n’allons ménager aucun effort lorsque nous apprendrons qu’un membre des démembrements de la CENI aurait failli à sa mission après avoir prêté serment, pour traduire cette personne pour qu’elle soit jugée », a dit Mamadou Lamine Diallo.

Moussa Moïse Condé, membre de la CECI de Kankan

Après cette mise au point du Parquet, chaque membre des différents démembrements de la CENI est passé devant la cour pour donner son serment. Ils ont été par la suite installés officiellement au cours d’une cérémonie organisée à la maison des jeunes de la ville. « Nous sommes obligés de respecter le serment, parce que nous sommes dans la CECI pour une mission, il faut qu’on accomplisse correctement cette mission. Donc nous sommes tenus obligés de respecter le serment », a confié Moussa Moïse Condé, membre de la CECI de Kankan.

Du côté de la CENI centrale, on se réjouit de l’aboutissement de ce processus qui ne s’est pas passé sans conséquences. Car, comme dans plusieurs autres localités du pays, les partis d’opposition ont du mal à s’entendre sur la liste de leurs représentants dans ses démembrements de la commission électorale nationale indépendante. C’est pourquoi, Aly Bokar Samoura, commissaire à la CENI et superviseur de l’axe Kouroussa-Kankan-Kérouané, parle d’un ouf de soulagement.

Aly Bokar Samoura, commissaire à la CENI et superviseur de l’axe Kouroussa-Kankan-Kérouané

« C’est vraiment une joie pour moi par apport aux évènements d’aujourd’hui, parce que la prestation de serment des membres des démembrements de la CENI de Kankan faisait partie de mes inquiétudes. Vous savez, Kankan c’est la préfecture régionale de la Haute Guinée, donc je me disais que si je n’arrivais pas à faire prêter ces membres là aujourd’hui, c’est comme si j’avais échoué ma mission. Ce qui n’allait pas être une bonne chose pour moi », a-t-il dit.

A noter que ces membres des démembrements de la CENI sont repartis comme suit : 13 pour la CEPI (Commission Électorale Préfectorale Indépendante), 40 pour la CECI (Commission Électorale Communale Indépendante) et 160 pour les différentes CESPI (Commissions Électorales Sous-Préfectorale Indépendante). Leur formation démarre ce samedi, 31 août 2019, au bloc administratif préfectoral de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Yomou : les 70 membres des démembrements de la CENI installés

31 août 2019 à 7 07 21 08218

Dans la perspective de l’organisation des prochaines élections, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit l’exécution de son chronogramme. C’est dans cette dynamique que l’institution a procédé à l’installation des 70 membres de ses démembrements dans la préfecture de Yomou. La cérémonie s’est déroulée ce vendredi, 30 août 2019, dans la salle de réunion du bloc administratif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité de la CENI a regroupé du monde ce vendredi. Elle a permis d’installer 70 membres des CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante), des CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) et des CESPI (Commissions Electorales Sous-préfectorales Indépendantes) de Yomou.

madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou
madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou

Dans son allocution, madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou, a rappelé aux commissaires le rôle qui est le leur dans ce processus. « Je remercie d’abord tous ceux avec qui nous avons conduit es élections communales du 04 février 2018 pour les efforts fournis malgré les difficultés rencontrées par endroit. Pour cette nouvelle CEPI qui sera installée aujourd’hui, l’importance et la complexité des prochaines élections requièrent de nous le courage en vue toujours de contribuer à la vie de la jeune démocratie de notre pays. Comprenez que les élections sont garantes de la stabilité de notre pays. Pour cela, nous devons la mener avec professionnalisme basé sur l’application stricte des lois qui régissent le fonctionnement de la CENI. Nous fondons l’espoir que vous serez les procureurs des élections législatives libres, transparentes, équitable et les résultats seront acceptés de tous », a dit la dame.

Il faut préciser que les 70 membres des démembrements de la préfecture de Yomou sont composés comme suit : 25 pour l’opposition, 25 pour la mouvance présidentielle, 12 de la société civile et 8 de l’administration du territoire.

Les 25 places de l’opposition sont reparties comme suit : 7 pour l’UFDG, 6 pour l’UFR, 3 pour l’UPG, 2 pour le PEDN, 2 pour l’UDRP, 3 pour le BL et 2 pour l’UGDD.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Conakry : les membres de la CECI de Matoto prêtent serment sans les représentants de l’opposition

30 août 2019 à 15 03 45 08458

Des membres des Commissions Électorales Communales Indépendantes (CECI) de Matam et de Matoto ont prêté serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Si tous les commissaires, membres de la CECI de Matam ont répondu présent, il n’en est pas le cas pour la CECI de Matoto où les places allouées à l’opposition divisent toujours, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une quarantaine de commissaires, membres des CECI de Matam et de Matoto étaient concernés par cette prestation de serment. Tout a commencé par la lecture du rôle d’audience par le greffier en chef du tribunal, axé sur ladite prestation de serment.

Joséphine Loly Tenguiano, procureure de la République près le TPI de Mafanco

Ensuite, la parole est revenue à la procureure de la République près le TPI de Mafanco, Joséphine Loly Tenguiano, qui a rappelé aux commissaires le sens de cette prestation de serment. Dans ses réquisitions, la procureure a dit que la Guinée s’achemine vers des élections législatives qui doivent être libres et transparentes. « Pour y parvenir, les commissaires membres des démembrements de la CENI auront la responsabilité de jouer pleinement leur rôle. Pendant votre prestation de serment, vous devez dire je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement les fonctions de membre de la CENI, de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi, de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CENI, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote, même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse les rigueurs de la loi ».

Amadou Kindy Barry, juge au tribunal de première instance de Mafanco

Après ces réquisitions de la procureure, c’est fut autour du juge Amadou Kindy Barry de prendre la parole pour rappeler aux commissaires qu’à parti de la prestation de serment, ils sont astreint à se soumettre aux principes contenus dans le serment. « La violation des principes du serment par quelque membre, après la prestation de serment, subira les rigueurs de la loi. En cas de parjure, c’est des poursuites judiciaires. L’intéressé sera poursuivi, jugé et condamné ».

Il s’en est suivi la prestation de serment des commissaires présents. A tour de rôle, ils vont se présenter à la barre, lever la main droite et jurer sur l’honneur.

Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI

A la fin de la prestation de serment, Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI, est revenu sur les raisons de l’absence de certains membres de la CECI de Matoto. « Pour Matoto, il était prévu que 39 membres des démembrements de la CECI prêtent serment. Mais à la dernière minute, nos amis de l’opposition ne se sont pas entendus. La conséquence, c’est que nous avons reçu la liste de l’administration du territoire, celles de la société civile et de la mouvance présidentielle. A la date d’hier jeudi, l’opposition n’a pas déposé sa liste, et comme le processus est déclenché et il n’attend pas, la CENI a décidé de procéder d’abord à l’installation des membres des démembrements puis à la prestation de serment ».

A la question de savoir si l’absence des commissaires de l’opposition ne va pas avoir jouer sur le déroulement du processus, monsieur Haidara rassure : « ça ne va absolument pas du tout jouer sur le processus. Ça ne va nullement impacter l’évolution du processus électoral »

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Tribunal de Coyah : 65 des 71 membres des démembrements de la CENI prêtent serment

29 août 2019 à 20 08 11 08118

Les membres des démembrements de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Coyah ont prêté serment ce jeudi, 29 août 2019 dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de cette préfecture. Sur les 71 membres, 4 ont été exclus par le tribunal pour non-respect des conditions et 2 ont manqué à l’appel, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Cette cérémonie de prestation de serment des membres des CEPI (Commissions Électorales Préfectorales Indépendantes), CECI (Commission Électorale Communale Indépendante) et CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante) du ressort de Coyah a eu lieu dans la plus grande solennité. Elle s’est déroulée en présence de toutes les parties prenantes : les magistrats, la greffière, la coordinatrice de la mission d’installation et de formation des membres de la CENI, etc.

Les travaux ont commencé par la vérification des documents administratifs (cartes d’identité, passeports ou cartes électeurs) et la présence physique des membres. C’est pendant ce contrôle de présence et de documents que Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah, a exclu quatre membres de ces démembrements soit pour falsification ou expiration de documents administratifs.

Monsieur Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah

Dans son discours, le procureur Fallou Doumbouya a commencé par rappeler le sens du serment et ses contraintes. Ainsi, il a invités les commissaires à le respecter strictement. « Ce serment, promesse solennelle, résonnera toujours comme tel dans vos têtes et cœurs pour vous pousser irrésistiblement vers les devoirs que sont la fidélité, la dignité et loyauté. (…) De ce qui précède, il appert que les termes du serment impliquent indubitablement le respect religieux du secret des délibérations. Ce secret protège l’indépendance des commissaires. Cette indépendance constitue la première garantie des compétiteurs politiques. Le respect attaché au secret doit nécessairement être religieux. C’est-à-dire qu’il doit être sacralisé, donc structuré dans la conscience de celui ou de celle qui est tenu au secret. Devrais-je rappeler pour votre gouverne que ce serment est prêté par tous les commissaires, sans exception aucune, une fois pour toute, quelles que soient les fonctions ultérieures occupées. Je voudrais également souligner que le serment est le cordon ombilical indéfectible entre tous les commissaires, qu’ils soient de l’administration, de la mouvance présidentielle, de l’opposition ou de la société civile et fait d’eux des confrères », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, le Procureur a indiqué que le parquet d’instance de Coyah invite les commissaires « à être à l’œuvre essentielle de construction de la démocratie au service de la lisibilité de la loi et de la paix, gage indispensable pour tout développement. Je vous déclare, et gravez-le indélébilement dans votre esprit, que ce serment que vous allez prêter dans quelques instants n’est pas une simple formalité. Retenez qu’il constitue un acte sacré qui, au-delà de son caractère solennel, vous interpellera chaque fois que vous poserez un acte dans l’exercice de vos fonctions. C’est une imprécation qui appelle la malédiction sur le parjure et est susceptible de poursuite judiciaire. Devenez commissaires, soyez meilleurs commissaires et efforcez-vous chaque jour à résister aux pressions de toutes sortes, y compris à celle qui est sans doute la puissante de nos jours à savoir l’opinion publique relayée le plus souvent par les organes de presse », a-t-il ajouté.

Monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, président du tribunal de première instance de Coya

De son côté, le président du tribunal de première instance de Coya, monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, a dit que tribunal, par sa voie, a pris acte de la prestation de serment des nouveaux commissaires de la CENI à Coyah. « Le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la prestation de serment des démembrements de la CENI ; donne acte au ministère public pour ses réquisitions ; donne acte à la lecture du procès-verbal par la greffière et les renvois à l’exercice de leurs fonctions. Et dire que pour tout, il sera dressé un procès-verbal de prestation de serment conformément à la loi ».

A noter que les membres des démembrements de la CENI qui ont prêté serment seront installés dans leurs nouvelles fonctions ce vendredi 30 août 2019. Et, ceux qui n’ont pas pu prêter serment ce jeudi, le feront quand leurs documents seront dans la conformité.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

CECI de Ratoma : les listes de la société civile et de l’administration rejetées

29 août 2019 à 16 04 16 08168

Dans la perspective de l’organisation des élections législatives, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit l’exécution de son chronogramme. C’est dans cette dynamique qu’une délégation de la CENI a procédé ce jeudi, 29 août 2019, à la validation partielle des différentes listes de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Ratoma. Si les listes de l’opposition et de la mouvance présidentielle ont été validées, il n’en est pas le cas pour la société civile et l’administration du territoire, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Fadja Baldé, assistant technique à la CENI, chef de mission pour la commune de Ratoma

Selon Mamadou Fadja Baldé, assistant technique à la CENI, chef de mission pour la commune de Ratoma, « nous étions là pour la validation des listes des membres désignées par les différentes structures à Ratoma. Ce jeudi, on a déjà validé deux listes pour Ratoma, à savoir la liste de la mouvance de la présidentielle et celle de l’opposition ».

Par contre, les listes de la Société Civile et de l’Administration du Territoire n’ont pas été validées par la mission de la CENI, faute de consensus au sein des deux entités. « Là où il n’y a pas eu de validation, c’est les listes de la société civile et de l’administration. Au niveau de la société civile, nous avons reçu trois listes alors que nous avions demandé de déposer une liste commune comportant deux noms. Mais, il se trouve que le CNOSC, la PCUD et la CONASOC, chacun a déposé une liste. Nous, nous n’avons besoin que d’une seule liste avec deux places. Pour l’administration du territoire, il y a une liste déposée par le gouvernorat et une autre par la commune, alors que c’est une seule personne qui doit représenter l’administration. Nous n’avons pas le pouvoir de rejeter une liste au profit d’une autre. Donc, on leur ramène les listes pour qu’ils s’entendent et qu’on ait une liste commune. Cela n’empêche pas pour autant de valider ceux qui répondent aux critères de validation définis par la CENI », a fait savoir Mamadou Fadja Baldé.

A la question de savoir si cet état de fait ne va pas avoir un impact négatif sur la suite du processus, Fadja Baldé répond par la négative. « Il n’y aura pas un impact. La loi permet l’installation partielle d’un démembrement. Il y a déjà les deux listes qui ont été validées, comportant 32 membres. Le jour que l’administration et la société civile seront d’accord, on viendra valider et les installer », a-t-il laissé entendre.

Il faut rappeler que la CECI de Ratoma devra être composée de 35 membres : 16 issus de la mouvance présidentielle, 16 de l’opposition, 2 de la société civile et un de l’administration du territoire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Yomou : tenue de l’atelier préparatoire pur la mise en place des démembrements de la CENI

28 août 2019 à 19 07 14 08148

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit ses actions sur le terrain dans le cadre de la perspective de l’organisation des élections législatives. L’heure est en ce moment à la mise en place des démembrements de la CENI dans les communes de Conakry et de l’intérieur du pays. C’est dans cette dynamique que s’est tenue dans la préfecture de Yomou une réunion préparatoire hier mardi, 27 août 2019, des parties prenantes au processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La réunion de cet atelier préparatoire s’est tenue dans la salle de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) en présence de nombreux acteurs, dont George Mamy, chef de mission de la CEPI, accompagné de Mohamed Bangoura, représentant du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

George Mamy, chef de mission de la CEPI

George Mamy, chef de mission de la CEPI, a expliqué ce qui s’est passé. « Je remercie vraiment Dieu, nous sommes rentrés dans des conditions difficiles suite à la traversée Péla- Yomou. Mais, nous avons été bien accueillis par la présidente et le chef d’antenne. Cette réunion préparatoire s’est bien passée. Nous avons donné les instructions aux partis de l’opposition pour nous fournir une liste consensuelle et je pense que ces partis vont nous fournir une liste consensuelle », a-t-il laissé entendre.

Comme dans de nombreuses localités, les partis de l’opposition ne se sont pas entendus sur les places qui leurs sont réservées. Selon nos informations, l’UFDG, l’UFR et l’UPG auraient voulu tout monopoliser au détriment d’autres partis comme le PEDN, l’UGDD et l’UDRP. Mais, après un débat houleux de plus de deux heures, les partis ont fini par s’entendre, aplanissant ainsi leurs divergences.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

CEPI de N’zérékoré : des partis d’opposition exigent la parité avec l’UFDG et l’UFR

26 août 2019 à 18 06 48 08488

Tout comme à Conakry, les partis politiques se disputent actuellement les places dans les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays, précisément au niveau des CEPI et CESPI. A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition évoluant sur le terrain, 10 ont formé un bloc pour s’opposer à l’UFDG et l’UFR. Les deux grandes formations politiques sont accusées de vouloir s’accaparer de tous les postes attribués à l’opposition dans les démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’occasion de l’assemblée générale de son parti du samedi, 24 août dernier, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, s’est montré plutôt rassurant quant à la crise qui mine l’opposition autour du partage des places attribués aux opposants dans les démembrements de la CENI. Le président de l’UFDG a promis qu’une solution consensuelle sera trouvée à ce problème. Mais pour l’heure en tout cas, la situation sur le terrain est loin d’être rassurante pour l’opposition.

A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition qui exercent sur le terrain, 10 ont formé un bloc contre l’UFDG et l’UFDG, les deux plus grandes formations politiques de l’opposition, accusées de vouloir se partager tout au détriment des autres. C’est Bangaly Djénéba Kourouma, 5ème vice maire de N’zérékoré et responsable local du parti RRD qui l’a confié au micro de Guineematin.

Bangaly Djeneba Kourouma

« Le nombre de postes à pourvoir c’est 10, mais l’UFR et l’UFDG pensent toujours que nous sommes inféodés à eux. La fois dernière, on s’est retrouvés mais on ne s’est pas compris. C’est pourquoi, nous avons formé notre bloc pour contrecarrer l’UFR et l’UFDG. Parce que nous avons compris que les deux partis veulent prendre une bonne partie des 10 postes à pourvoir et marginaliser les autres. Sur 10 postes à pourvoir, ils veulent prendre 8 et nous donner deux. C’est pourquoi nous ne sommes pas partants et nous ne sommes pas prêts à évoluer selon leur idéologie. Nous sommes tous égaux. Si au moins chacun prenait une place, je crois que tout le monde serait satisfait. Mais ils ne veulent pas de ça et nous aussi on n’est pas prêts à céder », a-t-il annoncé.

Le Bloc Libéral de Faya Millimono, le PEDN de Lansana Kouyaté et le RRD d’Abdoulaye Kourouma sont entre autres les partis membres de ce bloc opposé à l’UFDG et l’UFR. Une autre situation délicate à gérer pour ces deux formations politiques, en ordre de bataille pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A rappeler que c’est la loi qui attribue les quotas à chacun des partis politiques de l’opposition en fonction de leurs résultats lors des dernières élections nationales (présidentielles, législatives et communales). Mais, n’ayant pas suffisamment d’électeurs à la base, les petits partis essaient du mieux qu’ils peuvent à gagner plus de places dans les démembrements au détriment des grands partis, plus soucieux de l’unité de l’opposition puisque plus proches de gagner la présidence de la République si l’opposition s’unissait à la prochaine élection…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

Lire

Mise en place des démembrements de la CENI : voici la répartition du quota alloué à l’opposition

23 août 2019 à 11 11 37 08378

Les partis d’opposition sont situés désormais sur le nombre de représentants que chacun d’eux aura dans les démembrements de la CENI. Et, c’est naturellement l’UFDG qui se taille la part du lion avec 1161 places sur les 1977 disponibles. Le principal parti d’opposition du pays est suivi de loin par l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté.

Ci-dessous la répartition du quota entre les différents partis concernés.

Partis          Totaux

UFDG :     1161

UFR:         364

BL:              63

PEDN :     174

UGDD :       8

PADES :     72

PUP :        22

ADC-BOC : 6

PGRP :    9

UPG :       34

RPR :        3

RRD :       2

UDG :    42

PPG :     0

PS :      1

PPD :    5

UMP :   2

PUSG : 3

NGC :    2

FIDEL : 1

UPR :   3

Totaux :  1977

Lire

Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Lire

Lansana Komara égratigne les opposants : « avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats »

10 août 2019 à 17 05 43 08438

A l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 10 août 2019, Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a répondu aux critiques de l’opposition relatives au choix de l’opérateur chargé de faire la révision du fichier électoral, en prélude aux prochaines élections en Guinée. Le secrétaire administratif a tiré à boulets rouges sur les opposants qu’il accuse d’être incompétents et de mauvaise foi, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis quelques semaines, l’opposition guinéenne dénonce les agissements de la CENI en ce qui concerne le choix de l’opérateur devant procéder à la révision du fichier électoral. Elle accuse le président de l’institution électorale d’avoir choisi « en catimini » et de façon « unilatérale » un opérateur qui n’est pas apte à assainir le fichier électoral. Lansana Komara a réagi à ces accusations en dénonçant l’attitude des opposants. « Aujourd’hui, on est en train de trouver la solution pour la mise en place d’un opérateur pour la révision des listes électorales.

Le débat se poursuit, mais comme vous connaissez l’opposition guinéenne, elle commence déjà à dire que cet opérateur doit être un opérateur étranger et qu’on ne peut pas prendre un opérateur guinéen. Vous voyez ces gens-là, ils ne font même pas confiance en eux-mêmes, ils ne font pas confiance aux Guinéens. Il faut aller chercher un opérateur à l’extérieur pour venir faire la révision des listes électorales en Guinée. On vous laisse l’analyse de cette idée. Tout ça montre que ces gens-là n’aiment pas les Guinéens », estime le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Il ajoute que « c’était les mêmes contestations quand il s’est agi de choisir un président de la CENI après le décès du premier président de la CENI. Quand il s’est agi d’un président de la CENI, ils ont crié sur tous les toits que Louncény Camara ne peut pas faire leur affaire. En bon guinéen, Louncény Camara a démissionné, en patriote. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a trouvé un étranger, un malien pour superviser les élections en Guinée. Ils ont accepté ça. Mais malgré tout, ils ont été encore battus, battus à plate couture. C’est pour vous dire qu’ils (les opposants) sont de très mauvaise foi ».

Selon le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, la position des opposants sur le choix de l’opération qui sera chargé de procéder à la révision du fichier électoral vise tout simplement à trouver un argument pour justifier leur défaite lors des prochaines élections. « Ils (les opposants) préparent déjà les arguments de leur échec. Mais le peuple de Guinée ne dort pas, le peuple de Guinée connait tout.

Donc ils se trompent, le peuple de Guinée ne se laissera pas faire. Ils veulent à chaque instant changer la CENI, et chaque fois qu’on change un point dans l’organisation de cette CENI, ils sont battus, ils sont toujours battus. C’est pourquoi j’ai toujours dit, avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats, ils seront battus. Parce qu’ils ne sont pas à la hauteur », a laissé entendre ce responsable du parti au pouvoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622919225 / 666919225

Lire