Prise en charge des patients du Covid-19 : le groupe Bolloré offre 200 bouteilles d’oxygène à l’ANSS

24 septembre 2021 à 15 03 06 09069

Pour améliorer la prise en charge des patients du Covid-19, le groupe Bolloré a offert 200 bouteilles d’oxygène à l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). La remise officielle de ce don a eu lieu ce jeudi, 23 septembre 2021, au centre de traitement épidémiologique (CT-Epi) de Gbessia, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée

« Nous sommes là pour la remise à l’ANSS d’un lot de 50 bouteilles d’oxygène avec la possibilité de renouveler et recharger 4 fois ces bouteilles pour avoir au total l’équivalent de 200 bouteilles d’oxygène remises à l’ANSS. Tous les ans, on fait des donations. Donc, cette année, on fait ce geste pour l’ANSS », a indiqué Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée, précisant que ce don permettra de faciliter la prise en charge des patients qui sont en réanimation.

« L’année dernière, on avait donné à l’ANSS un automate qui leur a permis de faire des recherches biochimiques et des analyses plus rapides. On tient à participer à toutes les réalisations de l’ANSS puisque on ne peut que se féliciter du travail réalisé par l’agence pour le suivi, le traitement et les mises en garde qui sont adressées par l’ANSS au niveau de toutes les populations contre cette maladie », a ajouté Jean Christophe Tranchepain.

Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’ANSS

En recevant ce don, Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’agence nationale de la sécurité sanitaire, a exprimé la satisfaction des autorités sanitaires de Guinée, remerciant vivement le groupe Bolloré pour ce geste. « Au nom du directeur général de l’ANSS et du secrétaire général du ministère de la santé et de tout le personnel de santé impliqués dans la riposte, nous disons merci à Bolloré qui fait cette donation. Je rappelle que Bolloré n’est pas à sa première donation.

La première, c’était un automate de biochimie qui nous a été donné avec entretien. La seconde donation, c’était la mise à disposition de tous les bluezones de Conakry pour la vaccination. Et cela continue. Aujourd’hui, nous sommes dans la donation avec 200 bouteilles d’oxygène. Cela est un ouf de soulagement pour nos patients et pour nos finances. Parce qu’il faut dire qu’à la réanimation, l’oxygène est primordiale. Donc, nous disons merci à Bolloré pour cette donation », a dit Dr Bouna Yattasaye.

Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia

De son côté, Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia, a salué ce geste « hautement appréciable », avant de féliciter et encourager les donateurs.


Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Guinée : le CNRD allège le couvre-feu, qui commence désormais à 00h

23 septembre 2021 à 23 11 04 09049

C’est une bonne nouvelle pour de nombreux guinéens. Le couvre-feu, qui s’étendait de 22h à 4h du matin, passe désormais de 00h à 4h du matin. Le CNRD, la junte militaire au pouvoir, a annoncé cette décision à travers un communiqué diffusé ce jeudi, 23 septembre 2021, à la télévision nationale.

C’est l’une des principales doléances posées par les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, à l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Rencontre tenue hier, mercredi, dans le cadre des concertations nationales engagées par la junte militaire qui dirige la Guinée.

Les tenanciers des lieux de loisir ont tous sollicité la levée ou au moins l’allègement du couvre-feu nocturne, instauré par l’ancien régime, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Et le colonel Mamadi Doumbouya a accédé à cette demande, en allégeant le couvre-feu. Au lieu de 22h, cette mesure commence maintenant à 00h et s’étend jusqu’à 4h du matin.

Le CNRD justifie ce réaménagement par le recul de la pandémie de Covid-19, qui se traduit par la baisse du nombre de contaminations, la baisse du nombre de décès et du taux d’occupation des lits. « Face à cette situation, les mesures d’urgence sanitaire ont été révisées, en concertation avec l’agence nationale de sécurité sanitaire, le conseil scientifique et le ministère de la santé, comme suit :

Le couvre-feu est allégé de 00h à 4h du matin. Les mesures barrières sanitaires (port des bavettes, lavage des mains, distanciation physique) sont maintenues. Les regroupements et les manifestations de masse, sont subordonnés à la mise en place d’un dispositif du port des bavettes, de contrôle de l’état vaccinal. Le transport des corps de Conakry pour l’intérieur du pays est placé sous la responsabilité de la Croix-Rouge guinéenne.

Le contrôle sanitaire dans les points d’entrée et de sortie reste maintenu. Le test PCR pour les passagers se rendant à l’extérieur du pays reste en vigueur, conformément aux orientations de l’organisation ouest-africaine de la santé et du règlement sanitaire international. L’accès aux lieux publics : départements ministériels, centres culturels, hôtels, motels, etc. et les voyages interurbains sont subordonnés à la présentation d’un pass vaccinal ou un test PCR ou TDR négatif d’une validité de 5 jours », a annoncé le CNRD.

Les autorités guinéennes précisent que ces mesures entrent en vigueur à compter du 27 septembre 2021 et préviennent que « tout manquement ou non-respect des présentes mesures fera l’objet de sanctions disciplinaires, allant de la verbalisation, l’interdiction voire la fermeture du centre ou lieu de l’événement su cité ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Salifou Soumah, tenancier de bar et restaurant : « le régime déchu avait abandonné notre secteur »

23 septembre 2021 à 13 01 53 09539
Arafan Salifou Soumah, tenancier de bar et de restaurant

A l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, les tenanciers des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, ont dénoncé les restrictions imposées par le régime du président Alpha Condé dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ils ont sollicité la levée de ces mesures pour leur permettre de reprendre normalement leurs activités. Car, selon Arafan Salifou Soumah, tenancier de bar et de restaurant, ces restrictions ne sont motivées que par des raisons politiques.

« Nous avons parlé avec le président de la République, le colonel Mamadi Doumbouya, de l’atmosphère qui prévaut au niveau de notre secteur d’activité. C’est notamment, la fermeture de nos lieux de travail et les conditions de reprise de nos activités. Le régime déchu avait abandonné ce secteur, en se servant de la politique derrière laquelle il se cachait pour se maintenir au pouvoir, pour fermer nos lieux de travail. Pourtant, c’est un secteur économique qui emploie beaucoup de personnes.

Les conseillers du président nous ont dit dans la salle que nous allons nous concerter avec l’agence nationale de sécurité sanitaire pour voir dans quelles mesures on pourra lever le couvre-feu. Puisque quand on regarde dans les pays voisins tel que le Sénégal, il n’y pas de couvre-feu. Ils ont mis en place des mesures, notamment le pass vaccinal. Quand tu veux aller à un endroit public, tu montres ton pass et puis tu continues. J’attire l’attention des autorités sur un aspect : la Guinée n’est pas comme l’Europe du point de vue climat.

De la manière dont la maladie réagit en Europe, ce n’est pas de la même manière qu’elle réagit en Guinée. Tout le monde avait souffert ici, surtout la jeunesse. Personne ne sortait. Nous les tenanciers, nous avons beaucoup souffert avec l’ancien régime. Beaucoup parmi nous ont été emprisonnés. Tout ça, c’était pour garder leur fauteuil. Mais je crois qu’avec cette volonté affichée des nouvelles autorités, la Guinée va retrouver sa vie normale », a déclaré Arafan Salifou Soumah, qui s’est exprimé au micro de Guineematin.com, au sortir de la rencontre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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« Nous ne pouvons pas abandonner les femmes, les enfants et les adolescents afghans maintenant »

29 août 2021 à 10 10 34 08348
Hon. Helen Clark, Présidente du Conseil d’Administration du PMNCH, Ancien Premier Ministre de la Nouvelle-Zélande

Dans une maternité publique de la province méridionale de Kandahar, en Afghanistan, une femme a peur de perdre son futur bébé. Wati, enceinte pour la cinquième fois en quatre ans, a déjà fait deux fausses couches.

« J’ai peur de perdre à nouveau un bébé », confie-t-elle à un journaliste de l’AFP. « Je n’ai la permission de sortir de chez moi que pour aller chez le médecin ».

Ses paroles en disent long sur la « nouvelle norme » en Afghanistan – un pays où les femmes ont désormais besoin de la permission des Taliban pour quitter la maison. Alors que le pays plonge dans le chaos, des milliers de femmes comme Wati espère une issue qui ne fait que s’empirer. Même la relative libre circulation et un accès aux soins de santé limités qui se sont améliorés lentement au cours des 20 dernières années, ne sont plus acquis.

Les femmes et les filles, les enfants et les adolescents paient déjà un prix terrible dans la peur et l’oppression des Taliban. À moins que la communauté internationale ne prenne immédiatement des mesures décisives, ce n’est que le début d’une crise humanitaire qui durera des années.

La situation s’empire de jour en jour. La vie de millions de femmes, d’enfants et d’adolescents est en jeu – 20 ans de progrès durement gagnés vers la liberté ont été annulés d’un seul coup par la résurgence des Taliban.

La crise humanitaire en cours est épouvantable. La moitié de la population (plus de 18 millions de personnes, dont 10 millions d’enfants) a besoin d’une aide humanitaire d’urgence, et des centaines de milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers. Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a plus que doublé depuis mai.

Pourtant, la souffrance n’est pas un fait nouveau en Afghanistan qui fut pendant longtemps l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les femmes et les filles. Même avant la pandémie et les troubles récents, plus d’un tiers des femmes afghanes étaient victimes de violence conjugale. Les systèmes de santé faibles étaient déjà en sous-effectif et sous-qualifiés, avec peu de fournitures et d’équipements sur lesquels compter. La vaccination des enfants (une mesure de force sociale) reste particulièrement faible dans les provinces les plus touchées par les conflits. Le budget de la santé de l’Afghanistan est presque entièrement financé par les donateurs.

Les 20 dernières années ont vu des progrès significatifs dans certains domaines pour les femmes, les enfants et les adolescents, notamment la réduction de moitié du taux de mortalité maternelle de 1 390 pour 100 000 naissances vivantes en 2001 à 638 pour 100 000 naissances vivantes en 2017, et la réduction de moitié du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de 88 pour 1 000 naissances vivantes en 2001 à 47 pour 1 000 naissances vivantes en 2019.

Le système éducatif afghan a été durement touché par des décennies de conflit et de pauvreté. Alors que davantage de filles sont allées à l’école depuis 2001, beaucoup d’autres se voient toujours refuser l’éducation. Cela augmente considérablement le risque de violence à leur encontre et le fardeau des soins et du travail domestique non rémunérés. À moins que les Taliban n’aient complètement changé, ce qui semble hautement improbable, leur retour au pouvoir condamne les femmes et les filles du pays à une vie de violence, d’oppression, de servitude et d’opportunités perdues.

En 2019, le conflit a provoqué la fermeture d’environ 722 écoles, affectant 330 000 enfants et adolescents. Les attaques contre les écoles se sont poursuivies pendant la pandémie de COVID-19, avec neuf attaques entre avril et juin 2020 seulement. Au cours de l’intensification du conflit alors que les Talibans avançaient à travers le pays, de nombreuses familles ont perdu leurs moyens de subsistance, exposant ainsi les filles à un risque accru de mariage précoces forcés, tandis que d’autres se sont vu obligées de s’occuper de leur famille.

Les événements horribles de ces dernières semaines ne sont donc que les derniers d’un cycle intergénérationnel afghan d’inégalité des sexes, de crise, de pauvreté et de conflit.

La communauté internationale ne doit pas abandonner le pays maintenant. Les dirigeants mondiaux de l’aide humanitaire ont appelé à la fin de la violence et à ce que toutes les parties  « permettent et facilitent un accès sûr, rapide et sans entrave aux travailleurs humanitaires (hommes et femmes) afin qu’ils puissent fournir de l’aide aux civils dans le besoin où qu’ils soient. »

Les dirigeants mondiaux peuvent voir sur leurs écrans de télévision que les femmes, les enfants et les adolescents en Afghanistan ont désespérément besoin de leur aide. En réponse, ils doivent augmenter rapidement les investissements dans l’aide humanitaire, rétablir immédiatement les plans de réponse et de relance COVID-19, et créer et financer des coalitions mondiales pour aider le peuple afghan. Ils doivent fournir une protection et des ressources aux professionnels de la santé et aux travailleurs humanitaires, y compris l’accès aux produits, équipements et fournitures médicales essentiels dont ils ont besoin. Toutes les approches et tous les programmes doivent s’attaquer explicitement aux obstacles sexospécifiques aux soins de santé et autres services.

Une réponse multipartite forte et décisive est nécessaire. Les agences des Nations Unies, les ONG, les donateurs, les universitaires, le secteur privé et toute autre personne possédant des compétences utiles et pertinentes devraient collaborer sans réserve pour soutenir ces efforts avec des conseils, des ressources, une expertise et un financement. Les fonds communs d’urgence, par exemple en Somalie, ont été essentiels pour contourner les mécanismes de financement insensibles, l’ingérence politique dans la prestation de soins et de services, la concurrence pour le financement et les retards dans le déblocage des fonds.

Les voix, les visages et les histoires du peuple afghan doivent nous inciter à prendre des mesures immédiates et décisives pour le soutenir en cette période d’aggravation de la crise. Les femmes, les enfants et les adolescents ont le droit de vivre à l’abri de la persécution et d’avoir accès à la santé et à l’éducation et à tous leurs droits économiques, sociaux et politiques si l’Afghanistan lui-même veut se relever et prospérer.

NB : le PMNCH est la plus grande alliance mondiale pour la santé et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescents.

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Après Abidjan, un cas « suspect » de virus Ebola à Ouagadougou : précisions du ministère de la santé

23 août 2021 à 16 04 03 08038

C’est dans la soirée d’hier, dimanche 22 août 2021, que le ministère burkinabé de la santé a annoncé qu’un cas « suspect » de fièvre hémorragique à virus Ebola a été détecté dans un centre de santé de Ouagadougou. Selon les autorités sanitaires, le patient est un jeune, âgé de 22 ans, qui est arrivé au Burkina Faso deux jours avant, provenance de Niancarré (Kadiolo), République de Côte d’Ivoire. 

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le communiqué du ministère burkinabé de la santé :

Point d’un cas suspect de fièvre hémorragique au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo, Région du Centre, Ouagadougou, Burkina Faso

Le Ministère de la santé informe la population de l’admission aux Urgences Médicales du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) ce dimanche 22 Août 2021 d’un patient âgé de 22 ans. 

Ce dernier est arrivé au Burkina Faso il y a deux jours en provenance de Niancarré / Kadiolo dans la République de Côte d’Ivoire (RCI).

Après un parcours dans deux formations sanitaires du district sanitaire de Ziniaré (Région du Plateau central), il a été reçu aux urgences médicales (UM) du CHU-B ce dimanche. 

Au regard de la situation sanitaire qui prévaut en ce moment dans la sous-région, une enquête étiologique s’impose.

Le patient a été immédiatement isolé par l’équipe du CHU-B conformément aux normes recommandées ; une démarche diagnostique et de prise en charge sont en cours.

Le Ministère de la santé tient à rassurer les populations et les invite au respect des mesures de prévention des maladies. 

Au regard du contexte épidémiologique national et sous régional, le Burkina Faso a renforcé son système de surveillance épidémiologique afin de faire face aux différentes menaces sanitaires.

Ministère de la Santé – Burkina Faso

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Labé : une personne testée positive au COVID-19 prend la fuite (DPS)

18 août 2021 à 18 06 53 08538

« Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus, le malade a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue ».

Âgé de 58 ans et originaire de la préfecture de Tougué, Thierno Abdoulaye Baldé a été testé positif au COVID-19 hier, mardi 17 août 2021, à l’hôpital régional de Labé. Mais, ce vieil homme a fait la ruse pour tromper la vigilance des médecins et prendre la poudre d’escampette. Les autorités sanitaires locales ont déjà entrepris des démarches pour le retrouver, mais le patient a même éteint son téléphone, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, ce patient était allé à l’hôpital régional pour une autre maladie. Mais, les médecins lui ont quand même soumis à un teste COVID. Malheureusement, son résultat s’est avéré positif. Mais, aux environs de 18 heures, ce vieil homme porteur de COVID-19 s’est enfui de l’hôpital. Et, jusqu’à présent, les autorités n’ont aucune nouvelle de lui.

Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé

« C’est effectif ! Une personne testée positive au coronavirus a pris la fuite ce mardi aux environs de 18 heures et on est en train de la rechercher à travers la ville. Je précise que lui (le patient en fuite), il n’est pas dans un état alarmant comme les autres. Il n’est pas  essoufflé. Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Selon les informations, il est venu de Tougué et s’appelle Thierno Abdoulaye Baldé, âgé de 58 ans.  Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus par le responsable du CT-EPI, le malade en question a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue. Parce qu’il n’était pas encore admis au CT-EPI. C’est pourquoi  nous demandons le concours de tout le monde, y compris sa famille, de nous assister pour qu’on puisse le retrouver. Parce qu’il a même éteint son téléphone portable. Si les parents même cachent les malades ça devient une difficulté pour nous. On souhaite vraiment que les gens acceptent de collaborer, car c’est dans l’intérêt de nous tous. Mais, nous allons mettre en place une équipe pour le rechercher en ville », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo.

La fuite de ce patient inquiète, d’autant plus qu’elle intervient à un moment où le COVID-19 connait une explosion à Labé. 97 cas hospitalisés se trouvent actuellement au CT-EPI de la préfecture. Et, depuis le début du mois d’août, 13 cas décès y ont été enregistrés.

D’ailleurs, dans un entretien ce mercredi, le directeur régional de la santé de Labé, Docteur Mamadou Houdy Bah, a indiqué que cinq (5) cas du très contagieux variant Delta ont déjà été enregistrés dans cette région de la Moyenne Guinée.

« La situation commence à être inquiétante. Nous avons envoyé récemment des échantillons à Conakry pour le séquençage. Et, les résultats que nous avons reçu ont montré que 5 cas sont du variant Delta. Et parmi les 05 cas, il ya un (1) qui est venu de Kouratongo (dans la préfecture de Tougué), une localité très reculée d’ici. C’est pour dire que le virus est parti très loin, parce que Kouratongo est une localité très éloignée de nous. Je me dis que c’est les conséquences de la fête de tabaski que nous avons célébrée il y a de cela quelques semaines. Parce que je sais que des gens sont venus de partout pour aller dans leurs villages. Et, le plus souvent, si ces derniers ont une maladie contagieuse, ils peuvent facilement contaminer les autres. J’interpelle tout un chacun à être vigilant et à respecter les mesures sanitaires », a laissé entendre Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la Covid-19 : Alpha Condé annonce de nouvelles mesures restrictives

5 août 2021 à 23 11 29 08298

Face à la circulation de plusieurs variants de la Covid-19 en Guinée, le président Alpha Condé a décidé de renforcer le dispositif mis en place pour lutter contre la pandémie. Dans un décret rendu public ce jeudi soir, 5 août 2021, le chef de l’Etat guinéen a annoncé plusieurs mesures restrictives complémentaires, visant à stopper la propagation du virus dans le pays. Il s’agit des mesures ci-dessous :

1-le couvre-feu en vigueur est ramené de 22 heures à 4 heures du matin

2-Le port des bavettes est obligatoire dans les lieux publics

3-Le respect de la distanciation sociale est rigueur

4-Le lavage des mains est obligatoire

5-Le contrôle sanitaire est renforcé dans les points d’entrée des zones minières avec la présentation des tests PCR ou cartes de vaccination

6-Les regroupements de plus de 50 personnes pour raison de cérémonie, notamment les mariages, baptêmes et funérailles sont interdits

7-Le respect rigoureux des mesures barrières dans les lieux de culte doit être observé

8-Le transport des corps testés positifs à la Covid-19 est interdit

9-Le contrôle sanitaire avec présentation des documents de tests négatifs de PCR ou de vaccination est imposé pour les voyageurs interurbains à la rentrée et sortie de toutes les préfectures

10-Le contrôle sanitaire en vigueur pour les lieux de loisir : hôtels, restaurants et bars est maintenu

11-Obligation est faite aux structures privées d’effectuer des tests de diagnostic en collaboration avec l’ANSS pour tout cas de positivité détecté en leur sein

12-L’ensemble de la population est invitée à se faire vacciner contre la Covid-19 sur toute l’étendue du territoire national.

Le décret lu à la télévision nationale, précise que ces mesures entrent en vigueur dès aujourd’hui sur l’ensemble du territoire guinéen et qu’elles seront réexaminées mensuellement en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique de la Covid-19 dans le pays.

Il souligne également que le non-respect de ces mesures expose le contrevenant aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

Guineematin.com

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Recrudescence de la Covid-19 en Guinée : Dr Ben Youssouf Keïta encourage la vaccination

3 août 2021 à 8 08 55 08558
Dr Ben Youssouf Keïta

Apparue en Guinée en mars 2020, la COVID-19 connait une recrudescence ces derniers temps dans le pays. Avec 25801 cas confirmés (dont 229 décès hospitaliers) à la date du 30 juillet dernier, le pays peine encore à stopper la chaine de contamination. La présence des variants (notamment le très contagieux variant delta) a visiblement accru la contamination ; et, le pays a enregistré neuf (9) morts vendredi dernier, un nombre record d’autant plus qu’il est le plus grand total journalier de décès dans le pays depuis que le coronavirus y est apparu. La situation inquiète les autorités sanitaire du pays et les leaders d’opinion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 02 août 2021, Dr. Ben Youssouf Keïta, membre du bureau exécutif de l’UFDG et ancien président de la commission santé de la 8ème législature de l’Assemblée Nationale, a invité à la population à accepter la vaccination pour construire « une immunité collective » dans le pays. Il indique que la Guinée fait face une « deuxième vague de COVID-19 » ; et, le refus de la vaccination et l’inobservation des mesures barrières ne feront qu’empirer les choses dans le pays.  

 « Cette forme de coronavirus que nous avons en ce moment là, c’est la deuxième vague de chez nous. C’est le variant delta qui est plus meurtrier, plus contagieux. Effectivement, les moyens mis à la disposition de l’ANSS sont là, mais la population paraît traîner les pieds pour la vaccination. Les mesures n’ont pas été honnêtement respectées par la population. C’est ça le danger. Parce qu’on ne peut pas dire qu’il y a manque de vaccination alors qu’il y a les vaccins. Les gens traînent à aller se faire vacciner. Imaginez-vous, il y a que 5% de la population qui est vacciné. Et, pour atteindre l’immunité collective, il faut que les 70% de la population soient vaccinés. La population doit suivre les consignes des autorités en prenant l’exemple même de nos principaux leaders d’opinion, les chefs religieux catholiques et même les leaders politiques. Le président de la République s’est fait vacciner, le président Cellou Dalein Diallo aussi s’est fait vacciner. Ces deux personnes sont les plus influentes du  pays. On doit prendre exemple sur eux. On ne voit pas pourquoi la population traîne les pieds pour aller se faire vacciner… De l’autre côté, il faut combattre l’intoxication. Parce qu’il y a de l’intoxication dans les réseaux sociaux pour dire que quand tu te fais vacciner, dans le vaccin, il y a une puce. Quand tu te fais vacciner, on peut te répertorié partout où tu es. Ça, c’est non seulement désinformer, mais intoxiquer aussi la population afin qu’elle n’aille pas se faire vacciner. Donc, face à une telle situation, le gouvernement doit faire d’abord une campagne de sensibilisation à bâton rompu sur tous les médias et dans toutes les langues du pays. Aussi, faire venir suffisamment des vaccins, au minimum (20 millions de vaccins), prendre des mesures coercitives et inclure toutes les ONGs pour informer et sensibiliser la population pour qu’elles aillent se faire vacciner. Dans ce cas, celui qui refuse de se faire vacciner, on le sanctionne », a indiqué Dr Ben Joussouf Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineatin.com

Tel : 620589527/664413227

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Koumbia (Gaoual) : l’AMC remet un milliard aux communes impactées

29 juillet 2021 à 17 05 18 07187
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

La société minière Alliance Mining Commodities a procédé lundi dernier, 26 juillet 2021, au paiement de la taxe superficiaire par chèque au compte du Projet de bauxite de Koumbia, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place. C’est le Chef de cabinet du gouvernorat de Boké, Tidiane Soumah qui a présidé la cérémonie qui s’est déroulée à Koumbia. C’était en présence du Préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, de certains cadres de la préfecture, des Maires des communes rurales de Wendou M’Bour et de Koumbia et des Sous-préfets des deux localités impactées par le projet.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

Dans son discours de bienvenue, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, le maire de la commune rurale de Koumbia, a remercié la disponibilité de l’AMC et son engagement pour le développement de cette municipalité. Il s’est évertué ensuite à justifier l’utilisation du montant versé l’année passée qui s’élève à plus de 600 millions de francs guinéens.

Même son de cloche chez le Colonel Sadiouma Diakité, le Maire de la commune rurale de Wendou M’Bour qui a tenté également de présenter le bilan de l’utilisation du montant payé en 2020. L’élu de Wendou M’Bour parle de la construction de latrines publiques à l’entrée et à la sortie de Wendou M’Bour mais également à la mosquée et la construction d’une morgue en plus des achats d’équipements informatiques pour la commune.

Fodé Diallo, responsable des relations communautaires à l’AMC

Pour l’année 2021, Fodé Diallo, le Directeur des relations communautaires de l’AMC a indiqué que le montant versé aux deux collectivités s’élève à un milliard 62 millions six cent quatre-vingt-quinze mille cent quarante-trois francs guinéens 1 062 695 143 Francs guinéens

Ce montant est reparti comme suit : un chèque de 637 909 035  GNF (Six cent trente-sept  millions, neuf cent neuf mille, trente-cinq Francs guinéens) pour la Commune rurale de Koumbia et un autre chèque de 424 786 108 GNF (quatre cent vingt-quatre  millions, sept cent quatre-vingt-six mille, cent huit Francs guinéens) pour la Commune rurale de Wendou M’Bour.

Pour le représentant de l’AMC, le paiement de ces taxes est un moyen de participer au développement des communautés impactées de la préfecture de Gaoual en particulier et de la Guinée en général. « Nous souhaitons que ces taxes soient une contribution au financement des plans de développement locaux des communautés impactées par notre projet, et qu’elles soient gérées dans une parfaite transparence et dans l’intérêt des communautés impactées », a plaidé Fodé Diallo.

Lanfia Kouyaté, préfet de Gaoual

Le Préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, allant dans le même sens, a appelé  les deux maires à privilégier les communautés impactées dans le financement des projets de développement. Un appel, rappelons-le qui a du mal à se concrétiser du côté de la commune rurale de Koumbia, où les populations des districts impactés sont confrontées à sérieux problèmes d’eau, d’éducation, de santé et de protection de l’environnement. Et comme s’il n’y a aucune ressource dédiée à cette effet, elles souvent laissées pour compte par la commune.

L’AMC verse depuis 11 ans ces taxes superficiaires aux collectivités de Koumbia et Wendou M’Bour et promet de faire plus une fois que l’exploitation va commencer.

Par rapport au démarrage de l’exploitation des bauxites de Koumbia, initialement prévu en 2019, Fodé Diallo, accuse  l’apparition et la persistance du Covid-19.

« Cette année, la Guinée, à l’instar des autres pays du monde, est toujours impactée par la pandémie de la COVID 19, ce qui a entraîné aussi le ralentissement des activités du projet en particulier sur le bouclage du financement nécessaire à la construction des infrastructures permettant l’exploitation de la mine, le transport et d’exportation de la bauxite », s’est-il défendu, avant de souhaiter la fin rapide de la pandémie pour le démarrage de l’exploitation, tant attendue par les populations.

De Koumbia (Gaoual), Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Entreprenariat : la richesse interne va-t-elle vers l’effondrement ? Et si la Guinée adoptait le modèle de l’ANC ?

12 juillet 2021 à 12 12 27 07277

Libre Opinion : Après plusieurs années de l’indépendance, la Guinée a plongé dans un système économico-social communiste où tout était concentré au niveau de la machine étatique qui a vu naître bon nombre d’hommes d’affaires qui, à leur tour, ont migré vers la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

N’étant pas à l’époque dans l’esprit du système politico-économique guinéen, ces hommes d’affaires ont permis à l’économie des pays voisins de prospérer, tout en donnant naissance à la chaine des  industrielles d’hommes d’affaires  pour le bien être du secteur tertiaire de nos différents pays.

En faisant un clic sur le comment se caractérise l’économie sociale et celle capitaliste, nous pouvons, nous même, tirer les leçons pour équilibrer l’économique de notre pays.

Si c’est vrai que l’économie socialiste est un système de production où les biens et services sont produits directement pour l’utilisation, contrairement à un système économique capitaliste, où les biens et services sont produits pour générer des profits (et donc indirectement à l’emploi) « Avec les ressources naturelles et techniques , nous pourrons faire une nette lecture sur le comportement machiavélique des petits clans touffus de banditisme à col blanc, une classe qui essaye de ‘’prendre la Guinée en otage’’ pour remplir leurs poches.

A l’avènement des militaires de 1984 suite à un Coup d’Etat, la junte a sitôt opté pour le libéralisme économique et le multipartisme afin de permettre à tous les guinéens d’aspirer au bonheur et cela a permis à de nombreux guinéens (Résidents, ressortissants, exilés) de rentrer au bercail pour gérer leur destin.

C’est à partir de là que les chaines industrielles ont commencé à se développer dans tout le pays. Le pays s’était rapidement doté d’un Code des investissements, un Code très attractif devant permettre aux investisseurs nationaux et étrangers de s’intéresser au modèle économique très jeune dont disposait notre pays, la Guinée.

Avec ce modèle économique, le Président Lansana Conté permettra à un certain nombre de guinéens d’avoir des lignes de crédits pour donner naissance à la richesse interne. C’est avec ces crédits que l’Etat octroyait à une nouvelle classe d’hommes d’affaires de créer des unités industrielles de tout genre dans la cité. Une stratégie qui a permis la création de nombreux emplois dans tous les secteurs d’activité de la vie économique guinéenne.

Dans la gestion de la chose publique sous l’ère Conté, certaines personnes sorties de nulle part, ont pensé que personne ne pouvait être riche que leurs petits clans. Une attitude qui a occasionné un sursaut national qui a failli renverser le régime Conté en janvier 2007.

Pour la plupart des guinéens, il est inconcevable que notre pays, la Guinée, soit considéré comme un scandale géologique et qu’on soit pauvre en recherchant toujours le quotidien.

De mouvement social en mouvement social, le  peu d’infrastructures dont  dispose le pays, se verra être pillé par des jeunes, femmes et hommes en colère contre le système de Gouvernance du groupe d’individus, des prétendus être intouchable.

C’est pourquoi, un 23 mois de décembre 2008, la junte militaire ayant appris sitôt la mort du Général Lansana Conté, se planifie par rapport à la prise du pouvoir et après, a dissout l’Assemblée nationale, suspendu la Constitution du pays au nom du Conseil National de Développement et Démocratie (CNDD), pour mieux gérer les affaires courantes du pays et organiser les élections crédibles.

C’est ainsi que plusieurs hauts gradés et intouchables de l’Etat avaient été interpellés pour fait de corruption, de trafic de drogue, de malversations financières et de détournements des deniers publics. Et là, nous sommes en 2008-2009.

Avec une pression de l’opposition guinéenne, des forces vives et de la communauté internationale, la junte quittera le pouvoir pour faire place à un autre régime éphémère piloté cette fois, par le général Sékouba Konaté. Le CNDD qui avait l’ambition d’assurer un développement durable du pays se verra sevré de toutes ses vives ambitions.

En 2010, les élections présidentielles sont organisées et le Pr Alpha Condé est porté à la tête de la magistrature suprême de la République de Guinée pour gérer les destinées de ses compatriotes.

Dans les 5 premières années de gestion du pays, le Président a dit ouvertement qu’il ne connaissait pas les cadres du pays et c’est ainsi qu’il a pu retenir certains cadres qui ont travaillé avec feu Général Lansana Conté dans le but de cerner de mieux en mieux le fonctionnement de l’Administration publique guinéenne. Et pour cet état de fait, il fera appelle à d’autres intellectuels de la diaspora guinéenne et organisera un concours de recrutement pour mieux assainir et mettre fin à toutes sortes de gabegies financières afin que notre pays soit fréquentable.

Qu’il soit un pays ami avec les institutions de Breton Wood pour que les investisseurs étrangers puissent avoir confiance à l’Etat guinéen.

Hélas ! Certains les cadres les plus dangereux et les intouchables du régime Conté reversés dans la nouvelle République, ne jurent qu’au nom de la destruction de leurs frères et sœurs de la Guinée.

Les nantis subissent les effets de l’ouragan de la mauvaise gestion, de la Mal gouvernance ceci, à travers la délation, la diffamation à outrance et du mépris des autres enfants du pays.

 Partant de cela, nous pouvons citer à juste titre, le cas de Ibrahima Kassus Dioubaté qui a été victime du clan mafieux occupant encore des postes stratégiques dans les structures étatiques.

Et pendant ce temps, d’autres se font passer pour «Des conseillers du président» de ma République dans la gestion des centrales de Coronthie.

Ibrahima Kassus Diabaté, jeune entrepreneur aguerri, promoteur et actionnaire dans le projet des maisons de type standard international va poursuivre son partenaire étranger qui est devenu par la suite le chouchou incontesté du petit clan qui continue de tirer profit des installations et les centrales de K-Energie. N’ayant pas obtenu gain de cause, M.Diabaté va saisir une juridiction supranationale qui va le rétablir dans ses droits et va condamner l’Etat guinéen au payement d’une somme de plus de 40 millions de dollars américains US. A date, l’Etat peine à payer cette somme au profit du jeune Diabaté.

Par contre, faut-il signaler qu’il y a d’autres Ibrahima Kassus  Diabaté qui sont victimes de ces petits clans qui seraient proches du Chef de l’Etat.

Si nous essayons de faire un tour au niveau des jeux de hasard où il y a eu des victimes du clan destructeur des idéaux de développement durable.

Il y a plus de deux ans, le peu de guinéens qui étaient actionnaires dans le PMU (Pari Mutuel de Guinée), se verraient refuser le renouvellement de leur licence Et pour cause, c’est à l’Etat d’organiser ou d’avoir le monopole des paris. Pourtant, les statuts de la structure sont très clairs à cet effet.

Aujourd’hui, le rétroviseur se trouve braqué vers la société de celui qui a eu le courage pour la toute première fois de valoriser le secteur du jeux de hasard. Mais pour l’instant, plusieurs acteurs se sont impliqués pour rétablir la vérité dans ladite affaire qui risquerait de reverser des milliers des jeunes dans la rue.

Essayons de faire aussi un tour vers le secteur touristique qui se trouve d’ailleurs au pied ‘’du mont continue de souffrir de l’œuvre des non professionnels’’. Ici, aucun programme digne de nom n’est mis en place par l’Etat pour promouvoir ledit secteur.

Par contre, il y a des privés qui continuent d’investir dans le secteur. Mais en réalité, depuis l’avènement en Guinée de la pandémie de COVID-19, toutes les activités sont aux arrêts, voir au point mort.

Malgré la présence de cette pandémie, certains guinéens sont restés partenaires des investisseurs étrangers qui ont pu rétablir certains employés des hôtels dans leurs droits.

Pourtant dans ce petit clan qui prend tout le pays en otage,  un élément qui avait géré un hôtel mais qui, après, s’est vu très endetté à cause de la  mauvaise gestion et de la dilapidation des deniers publics.

Alors, il est temps que nos gouvernants sachent que même en période de crise liée au COVID-19, d’autres nations ont continué d’octroyer des fonds à des entrepreneurs locaux pour la survie de leurs entreprises. Mais c’est tout à fait le contraire en Guinée.

De ce fait, le pays devrait s’aligner dans cette dynamique pour encourager les porteurs de projets et préserver le peu de richesses locales pour le rayonnement de la Guinée.

Bref, encourager les guinéens à investir sur place, c’est contribuer au développement local à la base.

Voilà le modèle de Développement que l’ANC et l’Afrique du Sud ont épousé pour valoriser l’Entrepreneuriat local qui fait bouger leurs populations y compris les jeunes.

Un système de Gouvernance qui les hisse au sommet de l’Afrique où ils sont premiers grâce à l’entrepreneuriat local, l’un des véritables piliers du Développement à la base.

Et si la Guinée emboitait le pas ?

Par Alpha Kamara, citoyen

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Corruption sur l’axe Abidjan-Conakry : policiers et chauffeurs à cœur joie, silence coupable des autorités

6 juillet 2021 à 12 12 08 07087

Traverser les frontières terrestres est interdit entre la Guinée et la Côte d’Ivoire depuis l’apparition de la Covid-19. Officiellement, seul le transport de marchandises est toléré, mais des citoyens en profitent aussi. Une occasion pour les agents de sécurité de les rançonner à souhait. Les rappels à l’ordre n’ont rien changé, la justice reste muette.

Les gouvernements guinéen et ivoirien ont décrété l’Etat d’urgence sanitaire pour limiter la propagation de la Covid-19, installé des postes de contrôle en plus des barrages conventionnels, sur les routes pour veiller au lavage des mains et au port de masque. Mais les forces de l’ordre postées à ces barrages « sanitaires » se sont données d’autres missions : rançonner les usagers.

Sur l’axe Abidjan-Conakry, les postes d’observation tenus par la gendarmerie ont doublé, passant de 7 à 14, explique Ali Touré, convoyeur ivoirien sur l’axe Abidjan-Danané (dernière ville ivoirienne avant la frontière avec la Guinée). Sur la dizaine de villes à traverser sur l’axe Abidjan-Conakry, « on y trouve : douane, police, eaux et forêts, section anti-drogue, agents de santé. Chacun son tarif : Douane, 10 000 à 20 000 FCFA; Eaux et forêts, 500 FCFA ; police, 1 000 FCFA », détaille M. Touré.

Côté guinéen, Junior, convoyeur de marchandises d’Abidjan à Conakry, indique verser jusqu’à 3 200 000 GNF (325 dollars au taux de 1 dollar pour 9 832 GNF  à la date du 27 juin 2021). Les montants varient selon les barrages. La quittance lui coûte entre 60 millions et 150 millions GNF (entre 6 000 et 15 000 dollars au taux du 27 juin) selon le poids. « Cela ne nous sert à rien. À chaque barrage on paye. Ils ne fouillent pas la cargaison, ils demandent juste l’argent ». S’il paye, dit-il, c’est pour éviter des retards de livraison qui conduirait à des ruptures de stock, donc des pertes, il ne sait pas que c’est illégal. 

Syndicats impuissants

Les syndicats de transporteurs, embarrassés, tentent des solutions désespérées. Ahmed Doumbia, secrétaire général de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest, souligne que des millions de FCFA sont versés aux agents, sans reçu. D’Abidjan à la frontière guinéenne, dit-il, il y a 14 barrages à 2 000 FCFA, « ce qui fait 28 000 FCFA payés sur 640 kilomètres ».

Alpha Oumar Sow de la CNTG (Confédération nationale des travailleurs de Guinée), gère la ligne Nzérékoré-Man-Abidjan. Il a expliqué que les chauffeurs, en accord avec le syndicat, ont changé d’itinéraire pour assouplir l’ampleur du racket. Cela marche en Guinée, pas en Côte d’Ivoire : « Côté ivoirien, la frontière est officiellement fermée, les forces de sécurité font payer jusqu’à 5 000 FCFA par passager. Aux bureaux des douanes, de la police, des eaux et forêts, des agents de santé, de la mairie, il faut payer également ».

Tanou Nadhel Diallo, secrétaire administratif du syndicat des transporteurs de Labé (Guinée), affilié à la CNTG, trouve une explication au racket : « Il y a 52 articles dans le Code de la route guinéen, aucun chauffeur ne peut les respecter à tout moment. On ne peut pas être en règle à 100%. Alors, ils nous font payer ».

Saignée financière

Les paiements indus sur les routes ont fait perdre 33 milliards de FCFA à la Côte d’Ivoire, en 2016, selon l’OFT, Observatoire de la fluidité routière. Cette agence gouvernementale sous tutelle du ministère des Transports ivoirien, veille à la continuité et à la fluidité du transport, routier, ferroviaire, maritime et aérien.

Si en Guinée, il n’y a pas de chiffres sur le racket, le premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, avait reconnu devant les députés, en 2018, que la corruption et les pots de vins font perdre à la Guinée jusqu’à 600 milliards GNF par an (61 021 965 millions de dollars, au taux du 27 juin 2021), tous secteurs confondus.

Une étude réalisée par Afrobaromètre et Stat view international révèle que 63% de Guinéens estiment que la corruption est en hausse; 49% pensent que tous les policiers et gendarmes sont corrompus. Une autre étude des mêmes organisations publiée en août 2020 révèle que 58% des Guinéens ont versé des pots-de-vin aux policiers pour éviter des difficultés aux postes de contrôle. Une tendance à la hausse : 51% en 2017, 58% en 2019, 74% en 2020.

Une culture de la corruption

Paradoxalement, syndicalistes et chauffeurs des deux pays savent, du moins pour certains, que payer indûment est illégal. « C’est illégal, mais ceux qui sont censés appliquer la loi sont ceux-là qui la violent sous tes yeux. Ils te demandent de payer. Si tu les dénonces, ils peuvent te violenter ou te retarder. Alors tu ferais mieux de payer », fulmine Tanou Nadhel Diallo.

Pour lui, le plus dur est encore d’obtenir des preuves contre les forces de l’ordre, il soupçonne une collusion avec la hiérarchie : « La chaîne de corruption va très loin, il y a une complicité ». Le ministère guinéen de la Sécurité et de la protection civile dont les agents sont incriminés a refusé de donner suite à notre demande d’interview.

Ahmed Doumbia de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (section de Côte d’Ivoire) se dit conscient qu’ils ont le droit de refuser : « Le commissaire du gouvernement, Ange Kessy, responsable de la cellule anti-racket, nous a interdit de donner de l’argent aux forces de l’ordre. Nous savons que c’est illégal, mais on n’a pas le choix ».

Abdoulaye Sylla, président du Collectif des fédérations des chauffeurs de Côte d’Ivoire pense que les chauffeurs, pour la plupart analphabètes, ignorent la loi : « Une fois, un chauffeur a été pris par la police anti racket, il ne savait pas que c’est illégal ». Alors, les agents en profitent.

« Ce sont des arrangements. Si nous faisons correctement notre travail, certains véhicules seront immobilisés. Les transporteurs eux-mêmes sont conscients qu’ils ne sont pas en règle, à 100% vis-à-vis de la loi et des dispositions sanitaires liées à la Covid-19 », confie un douanier à l’entrée de la ville de Man.

Quant à ses frères d’armes policiers quand nous nous sommes présentés comme journaliste qui voulait savoir pourquoi il confisque certaines pièces de véhicules contre de l’argent, il nous a demandé de nous référer à sa hiérarchie. Après, « il parlera à la presse ». Les agents des Eaux et forêts nous ont renvoyés à leur hiérarchie aussi.

Me Brahima Coulibaly, avocat au barreau d’Abidjan, vice-président du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) milite pour la mise en place d’un mécanisme permettant aux routiers de se plaindre et d’obtenir réparation. Mais il se demande bien si un transporteur peut garer son véhicule et entamer une procédure judiciaire ? « En plus, sur les routes, c’est sa parole contre celle du corps habillé. C’est difficile ».

Des lois… inutiles ?

Pour lutter contre la corruption, la Guinée a voté, en 2017, une loi anti-corruption. En plus, le Code pénal guinéen en son article 771 prévoit des peines d’emprisonnement jusqu’à 10 ans et d’amende jusqu’à 10 000 000 GNF. En Côte d’Ivoire, la corruption est punie pratiquement des mêmes peines suivant les articles 28, 29 et 30 du Code pénal. Mais l’application de ces lois se fait attendre.

En Côte d’Ivoire, suite aux nombreuses plaintes des routiers, le Commandant en second de la gendarmerie ivoirienne, le Colonel Major Vako Bamba, a entamé, en avril 2020, une tournée de sensibilisation. « Le gendarme contrôle les pièces du véhicule, l’identité des usagers, seulement si les conducteurs commettent des infractions. Les postes d’observation ne sont pas des barrages, le gendarme est là uniquement pour prévenir, sécuriser, alerter ou renseigner en cas de besoin », rappelle l’officier.

En mai 2021, le chef du parquet militaire ivoirien, le commissaire Ange Kessy, dans un véhicule banalisé a pris des agents en flagrant délit de racket, à l’entrée de Yamoussoukro. Il s’est juste contenté de les rappeler à l’ordre : « Abandonnez ces vieilles habitudes. S’il vous plaît. L’État vous paye déjà », a-t-il dit aux policiers et gendarmes. Aucune sanction n’a suivi. Même pas disciplinaire.

En Guinée, le gouvernement a reconnu le racket en Conseil des ministres le 6 mai 2021. Le ministre de la Sécurité et celui de la Défense ont signé un communiqué conjoint rappelant les forces de l’ordre. Ici, comme en Côte d’Ivoire, aucune sanction n’a suivi.

Sékou Mohamed Sylla, directeur exécutif de l’ANLC, Agence nationale de lutte contre la corruption (agence gouvernementale), explique que c’est l’application de la loi qui pose problème. Sinon, rappelle-t-il, en 2018, le gouvernement guinéen avait publié le même communiqué. « Il faut appliquer la loi, c’est tout », assène-t-il.

Incompétente ou corrompue ?

Dans les deux pays, les médias dénoncent régulièrement le racket, les citoyens aussi. La justice ne réagit pas pour autant. Aucun procureur de Conakry n’a donné suite à nos demandes d’interview sur le mutisme de l’appareil judiciaire. L’un d’eux a dit tout de même : « C’est difficile pour la justice ». Pourquoi ? Il ne le dira pas.

Un juge guinéen a lui accepté de donner quelques explications, à titre informel : « Il faut des gens pour arrêter la corruption. Mais le système est enraciné au point que ceux qui luttent contre la corruption se prêtent à la pratique. C’est difficile ». Selon le juge, pour réprimer un fait, il faut des acteurs. A leurs côtés, des lanceurs d’alerte comme les médias. Même alerté, si les organes de répression n’ont pas « la main mise (connaissance de la chose) et la main libre (pas d’obstacles politiques), ce sera difficile ».

Cette théorie est corroborée par Dr Aliou Barry, Directeur général de Stat view international, expert en gouvernance, représentant de Afrobaromètre en Guinée, pour qui, l’appareil judiciaire doit être soutenu. « Je ne pense pas qu’il y ait de juges compétents en matière de lutte contre la corruption. Il faut les former. Le secteur judiciaire n’a pas assez de moyens ».

Pour lutter contre la corruption, il faut la prévention, la sensibilisation, l’éducation civique, dit-il. Monsieur Barry préconise même l’introduction dans le cursus scolaire ou universitaire des cours d’éthique ou de morale. Il estime qu’il n’y a pas aussi suffisamment de sensibilisation sur la corruption. Certains citoyens, selon lui, sont tellement habitués à payer, qu’ils oublient qu’ils contribuent à asseoir une culture de la corruption. 

Société civile inefficace

Dans les pays démocratiques, la société civile éduque les citoyens à la bonne gouvernance. En Afrique subsaharienne, elle peine à exister. Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne, soutient que le contrôle de masque est devenu une occasion pour les forces de sécurité de rançonner les citoyens. « Il y a une multiplication des barrages », regrette-t-il. Pour lui, si les citoyens payent, c’est parce qu’ils ne sont pas informés que c’est de la corruption. « La population est vulnérable à la corruption, elle n’est pas informée ».

En Côte d’Ivoire, le président de la Ligue africaine de lutte contre la corruption (Alaco), Alex Nzi Moro Nicaise, trouve que le racket gangrène l’économie, impacte négativement le développement du pays dans la mesure où ce sont des dépenses d’investissement sans reçu : « Ce sont des millions de FCFA qui passent dans les poches des treillis sans traces avec ces centaines de camions qui traversent les corridors au quotidien. Ces passe-droits ne profitent qu’aux forces de l’ordre ».

En ces temps de Covid-19, si la pandémie a cloué nombre de secteurs économiques, envoyé des milliers de personnes au chômage, elle a servi à remplir les poches de certaines personnes. Impunément.

Avec l’appui de la CENOZO (Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest), les journalistes Oumar Tély Diallo et Abou Traoré ont enquêté.

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Conseil des ministres : voici le compte rendu de ce jeudi (Communiqué)

1 juillet 2021 à 19 07 20 07207
Amara SOMPARE, Ministre de l’Information et de la Communication

Conakry, le 1er Juillet 2021 – La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue, ce jeudi 1er Juillet, de 10h15 à 13h, par vidéoconférence, sous la Présidence, de son Excellence, Professeur Alpha Condé, Président de la République.

Les points inscrits à l’ordre du jour, étaient les suivants :

1- Messages de son Excellence Monsieur le Président de la République 

2- Compte rendu de la session du conseil interministériel du Mardi 29 juin 2021

3- Décisions

I-               Au titre du premier point de l’ordre du jour,

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a rappelé à l’ensemble du Gouvernement, le caractère irréversible de son programme de ‘’ Gouverner autrement’’. Il a exhorté le Gouvernement à entreprendre une véritable révolution culturelle afin de moraliser la vie publique, de mettre le patriotisme au cœur de toute action publique et de garantir une transparence totale dans la gestion des affaires du pays. Il a indiqué être attentif à tout cela et prévenu encore qu’aucun manquement ne sera toléré, ni pardonné.

Le Chef de l’Etat, a demandé au Gouvernement de faire preuve d’esprit d’innovation dans la conduite des réformes en cours ou du moins, de s’inspirer des meilleures pratiques en la matière en vue de concevoir des politiques publiques garantissant un développement durable de la guinée.

Le Président de la République, a instruit la Ministre en charge de l’Hôtellerie d’obtenir de la société responsable des travaux de rénovation de l’Hôtel Novotel, un calendrier d’exécution précis. Il a indiqué clairement que dans l’éventualité où l’entreprise ne serait pas en mesure d’honorer ses engagements, l’Etat fera recours à un autre investisseur.    

Le Chef de l’Etat a instruit le Ministre du Budget de poursuivre et d’intensifier les réformes visant à la digitalisation du système fiscal national notamment l’interconnexion entre la direction Générale des Douanes et celle des Impôts. Il a indiqué que le doublement des recettes intérieures est une nécessité impérieuse qui doit être effective dès l’année prochaine. Pour se faire, il a exigé que toutes les transactions avec l’administration centrale et déconcentrée se fassent désormais par le biais de paiement électronique.

Le Chef de l’Etat, a également exigé du ministre du Budget la structuration diligente du Fonds de Contrepartie afin de garantir la bonne exécution des projets sur Financement Extérieur. 

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a instruit le Premier Ministre, d’être beaucoup plus vigilant sur les modalités d’octroi des exonérations fiscales et douanières à l’endroit des entreprises désireuses d’investir en Guinée notamment dans le secteur minier.  

Le Chef de l’Etat a fait un rappel strict sur l’indispensable respect des règles et procédures de passation des contrats et marchés publics. Il a instruit au Gouvernement la transparence, l’équité, le respect scrupuleux des procédures, règles et Lois, en la matière. 

Dans le même ordre d’idées, il a ordonné aux ministres économiques d’examiner avec plus de rigueur les éléments constitutifs de la dette intérieure.  

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a instruit le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile d’engager dans les meilleurs délais une réforme profonde des forces de police. Il a rappelé avec force que tout comportement qui s’éloignerait des missions régaliennes de la police à savoir assurer la protection des populations guinéennes et maintenir l’ordre dans la cité, doit être sanctionné avec énergie.

Il a également ordonné au Ministre de veiller scrupuleusement à ce que les barrages de sécurité ne fassent l’objet d’aucune transaction monétaire de quelque nature que ce soit.   

II-             Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, 

Le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 29 juin 2021

Le Conseil a entendu successivement :

La Ministre des Travaux Publics qui a soumis pour examen deux projets de Décrets portant Création et Statuts des Sociétés AGEROUTE -Guinée SA et FER SA.

Dans le cadre de la poursuite de la réforme institutionnelle initiée depuis 2016 au sein du ministère des travaux publics, la Ministre a mis en place un groupe de travail interdépartemental à l’effet d’examiner la pertinence des actions de réforme en cours. La réforme porte essentiellement sur trois axes à savoir (i) la restructuration du Ministère, (ii) l’amendement du texte de création de l’Ageroute-Guinée SA et (iii) le changement de Statut juridique du FER.

Ø  S’agissant de l’amendement du décret D/2018/046/PRG/SGG portant création de l’Ageroute-Guinée, la Ministre soutient que la révision du texte de création de l’Agence vise principalement à déléguer à cette structure, en plus des travaux d’entretien routier, la maitrise d’ouvrage des travaux de construction et de réhabilitation des routes. À ce titre, l’Ageroute sera chargée de gérer le processus de passation des marchés et les différents contrats d’exécution ainsi que le contrôle des travaux routiers.

Elle appuiera également les services compétents du Ministère des Travaux Publics dans l’exécution des tâches de surveillance du réseau et de programmation routière.

Au cours des débats, les observations ont porté sur la nécessité :

–      de s’assurer que l’autonomie financière proposée soit compatible avec le principe de l’unicité de caisse ;

–      de veiller à l’opérationnalisation immédiate de l’Observatoire national des routes afin d’assurer la prise en charge au tout début des dégradations des infrastructures routières ;

–      de renforcer les capacités des ressources humaines dans le domaine de la passation des Marchés Publics ;

–      de s’assurer de la moralité des acteurs intervenant dans la gestion des ressources et leurs bénéficiaires ;

–      de recruter le personnel sur la base de consultations ouvertes ;

–      de prévoir le Ministère du budget dans le CA de l’Agence.

Au terme des débats, le conseil ayant noté avec satisfaction l’implication effective de tous les ministères concernés, a félicité la Ministre pour l’aboutissement de cette réforme engagée depuis plusieurs années et sous réserve des observations formulées, recommandé l’adoption du projet de Décret.

Ø En ce qui concerne le Fonds d’Entretien Routier (FER), eu égard à la nécessité de mettre en conformité son statut avec la nouvelle législation, la Ministre propose de finaliser le changement du décret de création et statut du FER en Société Publique, qui va progressivement migrer vers un Fonds Routier de 3ème génération pour augmenter sa capacité de mobilisation de ressources. In fine, il deviendra le bras financier du Ministère avec un potentiel d’effet de levier pour le programme routier national.

La Ministre estime que l’implémentation de la réforme envisagée permettra dès les premières années, d’améliorer de façon significative l’état du réseau routier national et de rationnaliser l’utilisation des ressources. L’achèvement de cette réforme permettra également, d’améliorer le cadre de promotion des entreprises locales, de renforcer les capacités du personnel du Ministère ainsi que la performance du portefeuille de projets.

Au terme de l’exposé, le conseil a donné son soutien à la Ministre et recommandé l’adoption du projet de Décret.

Le Conseil a également entendu :

Le Ministre du Budget qui a fait une communication relative au Cadrage Budgétaire à moyen terme 2022-2024.

Le cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024 s’inscrit dans la nouvelle dynamique de gouvernance économique « Gouverner autrement », axée sur la discipline budgétaire qui se traduit par une meilleure qualité de la dépense publique et un accroissement des ressources internes ainsi que leur sécurisation.

Le Ministre a expliqué que le présent document de programmation budgétaire pluriannuel est élaboré dans un contexte de crise sanitaire liée à la COVID-19, qui a entrainé une forte contraction de l’activité économique au niveau mondiale et un impact négatif sur la mobilisation des recettes internes dans la plupart des économies. Cette programmation donne plus de lisibilité au Parlement sur les finances publiques, conformément aux dispositions de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances et du décret portant cadre de gouvernance des finances publiques.

Le Ministre a informé que sur le plan national, les perspectives macroéconomiques sont favorables pour l’économie guinéenne sur la période 2022-2024. L’activité économique devrait retrouver sa dynamique après la relance attendue en 2021 et se maintenir sur un sentier de croissance soutenue jusqu’en 2024. Ce dynamisme serait soutenu par un environnement interne plus favorable mais également grâce aux investissements structurants attendus dans le cadre de l’exécution de la Stratégie Nationale de Lutte contre le Covid-19 (SNLC) 2020-2022 et du Plan National de Développement Économique et Social 2021-2025 ainsi que des initiatives présidentielles.

Ainsi, il est attendu une croissance du PIB réel de plus de 5,2% en 2021 et 5,4% en moyenne annuelle sur la période 2022-2024.

Le Ministre a indiqué que la présente communication porte sur :

ü la situation de l’exécution budgétaire à fin mars 2021 ;

ü le cadre budgétaire 2022-2024 ; et

ü les orientations de ma lettre de cadrage pour le projet de loi de finances 2022.

Parlant de la situation de l’exécution budgétaire à fins Mars 2021, le Ministre a informé que durant le premier trimestre 2021, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 5072,91 Mds, soit un taux d’exécution de 21,58%. Les recettes fiscales représentent 92,85%, les recettes non fiscales 1,19%, et les dons, legs et fonds de concours 5,96%.

Sur le volet dépenses, l’exécution base engagement y compris FINEX se situe à 4 645,08 Mds, soit 16,75% des prévisions annuelles. Les dépenses sur ressources propres représentent 4 002,53 Mds contre une prévision dans le plan d’engagement de 4 141,99 Mds, soit un taux d’exécution de 96,63%.

Ø  S’agissant du cadre budgétaire à moyen terme de la période 2022-2024, le Ministre tire ses hypothèses du cadrage macroéconomique produit par le Ministère du Plan et du Développement Économique. Les principales hypothèses sont le taux de croissance du Produit Intérieur Brut, le taux d’inflation, le taux de change du dollar, le volume des importations et des exportations.

En termes de recettes, pour les trois prochaines années, les dons, legs et fonds de concours sont projetés à hauteur de 5 809,97 Mds dont 2 853,66 Mds en appui budgétaire et 2 956,31 Mds en Dons projets et programmes.

Les dépenses quant à elles, sont projetées globalement à 119 842,59 Mds dont 36 327,53 Mds en 2022 ; 39 599,97 Mds en 2023 et 43 915,09 Mds en 2024. Elles s’accroissent respectivement de 25,12% en 2022, 9,01% en 2023 et 10,90% en 2024, avec un taux annuel moyen de 15,01%.

Le Ministre a précisé que pour l’atteinte des objectifs de recettes à moyen terme, les régies ont mis en place des plans de réforme et de modernisation de leurs services.

Ø  Quant aux orientations de la lettre de cadrage du Premier Ministre, elles s’articulent autour des points suivants :

1.    Préservation de la stabilité macroéconomique

L’effort de stabilisation macroéconomique mené avec succès sur la période récente doit être poursuivi, Pour cela, il conviendra de :

·       Maintenir le déficit budgétaire en dessous de 2,7% du produit intérieur brut ;

·       Limiter l’inflation à un niveau inférieur à 10%

2.    Renforcement du capital humain et transformation économique durable

Mieux que les années précédentes, il y a lieu de renforcer en 2022, le respect des engagements internationaux souscrits par la Guinée. À ce titre, il a été demandé de :

·       Poursuivre l’effort d’augmentation des dépenses de santé et d’éducation, qui devraient atteindre à moyen terme 15% du total des dépenses budgétaires, conformément aux engagements pris par la Guinée notamment auprès de l’Union européenne ;

·       Garantir que les crédits budgétaires en faveur du développement rural (agriculture, pêche, élevage) atteignent un niveau minimal de 6% des dépenses du budget de l’État, qui correspond à la moyenne observée au niveau continental.

·       Accroitre l’effort budgétaire en faveur de la digitalisation du secteur public et la structuration d’un écosystème compétitif, porteurs de croissance et de bien-être public.

3.    Intensification des efforts de mobilisation des recettes internes pour créer un espace budgétaire favorisant le financement des dépenses prioritaires.

L’objectif est de doubler les recettes à l’échéance du Plan National de Développement Économique et Social 2021-2025. L’atteinte de cet objectif suppose, en plus des initiatives en cours, de : 

·       Renforcer la sécurisation des procédures d’attribution et de gestion du numéro d’identification fiscale (NIF) par la Direction nationale des impôts (DNI) ;

·       Intensifier les efforts d’immatriculation et de géolocalisation des entreprises ;

·       Achever, au plus tard le 30 juin 2022, le chantier de l’élimination des situations de non-concordance entre les déclarations en douane et les déclarations mensuelles uniques à la DNI ;

·       Améliorer le taux de recouvrement des impôts et taxes et réduire d’au moins 50% le stock des arriérés fiscaux ;

·       Rationaliser les nombreuses exonérations fiscales accordées sans base légales ;

·       Établir, au 30 juin 2022, un rapport intermédiaire sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes signées par les trois régies financières et apprécier la probabilité du respect de cet engagement à l’horizon de décembre 2022.

Un ajustement de la politique fiscale minière doit porter sur les actions suivantes : 

·       Un audit des prix de transfert pratiqués par les entreprises minières, dans le cadre de l’audit des grandes entreprises (mines, banques, télécoms), pour garantir des bases taxables convenables et des rentrées fiscales conséquentes ;

·       Le Code minier doit être la référence de toute Convention minière. Les éventuelles propositions de dérogations soumises au Conseil des Ministres doivent se limiter aux phases précédant la mise en exploitation. En tout état de cause, aucune dérogation ne devrait être accordée pendant la phase d’exploitation.

·       Le cas échéant, une présentation précise des propositions de dérogations fiscales au Code minier devra être faite lors de la soumission des Conventions au Conseil des Ministres ;

·       L’élaboration, en collaboration avec le ministère en charge des mines, d’un « code de bonne conduite » plus transparent et plus équilibré quant à l’octroi économiquement justifié de facilités fiscales aux projets miniers à forte composante infrastructurelle ;

·       La revue des incitations fiscales du sous-secteur aurifère, pour définir un nouvel équilibre fiscal.

4.    Transparence budgétaire, gestion efficiente des finances publiques.

Le renforcement de la transparence budgétaire doit être une exigence fondamentale de la dynamique de gouvernance économique. À cet égard, pour garantir le droit à l’information de l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour 2022 doit être accompagné de :

·       l’ensemble des documents requis par les dispositions organiques applicables ;

·       Un rapport sur le niveau de collecte des recettes non fiscales au 30 juin 2021, ainsi qu’un rapport d’étape sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes non fiscales ;

·       Un rapport sur le niveau de collecte des recettes fiscales (impôts et douane) au 30 juin 2021, ainsi qu’un rapport d’étape sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes fiscales et douanières ;

·       Un état de situation sur les arriérés fiscaux au 30 juin 2021 ;

·       Un rapport sur les exonérations fiscales, ainsi que les dispositions que le Ministère du Budget a, conformément à la lettre de cadrage pour le budget 2021, prises pour en réduire l’ampleur ;

·       Un rapport sur la performance au titre de l’année 2020 des participations de l’État ;

·       Une annexe retraçant, pour chaque entreprise minière, le détail des recettes minières collectées en 2020, les exemptions fiscales accordées ainsi que le coût budgétaire associé.

·       Consolider les BAS (FCE, FODEL, FODECON, FONIJ) et optimiser les conditions de leur exécution ;

·       Identifier toutes les dépenses actuellement inscrites en dépenses communes et rattachables aux départements ministériels spécifiques, et les relier effectivement aux entités budgétaires correspondantes. Ainsi ne seraient inscrites en dépenses communes que les dépenses qui ne sont pas à priori rattachables à un ministère sectoriel. Le but de l’exercice est de ramener le volume de crédits des dépenses communes à moins de 10% du total des dépenses des départements ministériels ;

·       Engager des actions de coordination financière pour appuyer les services administratifs déconcentrés et décentralisés, en vue d’améliorer leurs capacités de programmation et d’exécution budgétaire, et prévenir les doubles emplois de dépense publique ;

·       Achever au 31 décembre 2021, en collaboration avec les ministères chargés de l’administration du territoire et de la fonction publique, le chantier de la déconcentration de la gestion des primes et traitements des agents publics des secteurs de la santé et de l’éducation en service á l’intérieur du pays ;

·       Renforcer les liens avec le ministère chargé du plan et du développement économique (MPDE), pour que la gestion du budget des investissements se fasse en parfaite harmonie avec le MPDE.

5.    Dépenses prioritaires du budget de l’État pour l’exercice 2022.

5.1. Dépenses liées à la lutte contre la pandémie de la COVID-19

·       Dégager une dotation budgétaire suffisante et complémentaire des apports financiers extérieurs à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), en vue d’acquérir suffisamment de doses et amplifier ainsi la campagne vaccinale.

5.2.       Croissance économique inclusive et partage de la prospérité

·       L’effort budgétaire consenti par l’État au titre de l’action de l’agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), fer de lance de la politique d’inclusion du Gouvernement, doit être renforcé ;

·       Une allocation d’un montant adéquat doit être prévu pour le soutien de l’État en faveur de l’autonomisation des femmes, à travers le ministère chargé de la problématique, pour rendre effectives les nouvelles dispositions constitutionnelles applicables et les directives du Président de la République ;

·       Prévoir des crédits suffisants pour le Fonds National d’Insertion des Jeunes (FONIG) afin de lui permettre de mieux exercer ses missions ;

·       Doter le ministère chargé des affaires sociales d’un volume de crédits suffisant pour lui permettre de mieux lutter contre l’exclusion sociale et apporter une aide aux catégories les plus vulnérables (personnes handicapées, albinos, etc.), stigmatisées en raison de considérations en rapport avec leur apparence physique.

5.3.       Financement des infrastructures (programmes d’investissement)

·       Priorité accordée aux projets de Travaux Publics en cours d’exécution, dans la définition des volumes de crédits nécessaires ;

·       Garantir des fonds de contrepartie aux projets faisant l’objet de financements extérieurs, tout en tenant compte du deuxième plan national de développement économique et social (PNDES II) dans la définition de l’enveloppe globale des investissements publics pour l’exercice 2022 ;

·        En relation avec le Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (COCAN) et le Ministère des Sports, définir un volume de crédits conséquent pour la préparation de l’échéance sportive concernée.

5.4.       Renforcement de la numérisation de l’économie et développement du secteur privé

·       Doter la nouvelle Agence nationale de l’innovation et de l’économie numérique (ANIEN) d’un volume de crédits important ;

·       Relever significativement les crédits de l’Agence guinéenne de promotion de l’emploi (AGUIPE) ;

·       Doter le Fonds d’appui aux groupements d’intérêt économique (FAGIE) d’un volume de crédits nécessaire, pour permettre au Fonds de développement industriel et des PME (FODIP) de poursuivre et amplifier l’appui procuré aux entreprises dans le cadre du Plan de riposte économique à la crise COVID-19 ;

·       Augmenter de manière notable par rapport à l’exercice 2021, le volume des crédits de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP), pour lui permettre, notamment, de faire face à l’échéance de l’Exposition universelle de Dubaï.

5.5.       Consolidation de la démocratie, renforcement de l’État de droit et de l’action culturelle et extérieure de la Guinée

·       Relever à un niveau convenable les dépenses régaliennes (défense, police, justice), en vue de garantir l’État de droit et la sécurité de nos concitoyens ;

·       Prévoir une dotation budgétaire adéquate pour le nouveau cadre permanent de dialogue politique et social ;

·       Relever le budget du Ministère des Affaires Etrangère et des Guinéens de l’Etrangers afin de permettre à ce département de mieux faire face aux charges inhérentes au fonctionnement des ambassades, ainsi qu’à celles liées aux infrastructures ;

·       Régulariser les contributions (arriérés et exercice à venir) de la Guinée auprès des organisations internationales, dont le montant a déjà été consolidé par le département ;

·       Doter le Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC) d’un niveau de crédits suffisant, pour lui permettre de mieux faire face à ses missions de promotion des arts et de la culture, et contribuer ainsi à l’épanouissement de la jeunesse guinéenne.

6.     Maitrise de la politique de subventionnement au secteur de l’énergie

·       Revoir les bases de définition de la subvention à accorder à Électricité de Guinée (EDG) en tenant compte des efforts internes de redressement de l’entreprise, tant en matière de dépenses d’exploitation que de collecte de revenus ;

·       Engager une concertation avec le ministre chargé des finances pour élaborer au plus tard fin septembre 2021, un plan coordonner de régulation de la dépense publique et de la trésorerie de l’État, pour permettre de surmonter les persistantes difficultés rencontrées par les ministères sectoriels dans l’exécution de leurs missions respectives.

Au cours des débats, les observations ont porté essentiellement sur la nécessité : (i) de garder à l’esprit que, bien que le secteur des Mines contribue pour 30% à la richesse nationale, les recettes fiscales minières ne représentent que 2% du volume des ventes à l’exportation contre une moyenne de 13 % pour les pays miniers. Tous ces chiffres entament notre crédibilité vis à vis de l’opinion et de nos partenaires financiers ; et (ii) pour les Ministres en charge des Finances et du Budget de veiller à ce que la régulation de la dépense publique en termes de décaissement par rapport à la trésorerie de l’État fasse l’objet d’une plus grande maitrise afin de réduire la pression sur ladite trésorerie et faciliter l’exécution avec plus d’aisance le budget.

Au terme des débats, le conseil a donné son soutien au Ministre et sous réserve des observations formulées, recommandé l’adoption du cadrage Budgétaire à moyen terme 2022-2024 ainsi présenté.

Enfin, le premier Ministre a informé le Conseil de la tenue d’une réunion de concertation avec les ministres du système éducatif pour fixer les dates des examens nationaux session 2021, ainsi qu’il suit :

·       Baccalauréat Unique : Du jeudi 22 Juillet au samedi 24 Juillet, soit trois (3) jours francs ;

·       Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) : Du lundi 26 Juillet au jeudi 29 Juillet, soit quatre (4) jours francs ;

·       Certificat d’Études Élémentaires (CEE) : Du vendredi 30 Juillet au dimanche 1er Août.

·       Epreuves pratiques des examens de sortie des Institutions d’Enseignement Technique et Professionnelle : Du vendredi 09 au mardi 21 Juillet ;

·       Epreuves théoriques des examens de sortie des Institutions d’Enseignement Technique et Professionnelle : Du jeudi 22 au mardi 27 Juillet ;

·       Concours d’entrée dans les Ecoles Nationales Techniques et Professionnelles : Du lundi 06 au dimanche 12 septembre.

Le Conseil des Ministres a approuvé les dates proposées et décidé que les sujets des examens ne porteront que sur les cours dispensés.

Amara SOMPARE, Ministre de l’Information et de la Communication

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Lutte contre la Covid-19 : Lions Club Guinée vole au secours des élèves sourds-muets de Boulbinet

29 juin 2021 à 21 09 27 06276

Le Lions Club Guinée, en partenariat avec Médico Lions Club de France, a offert 10 mille visières à l’école des sourds-muets de Boulbinet. Ce don vise à protéger les élèves de cet établissement scolaire contre la pandémie de Covid-19. La remise officielle de ces équipements de protection a eu lieu ce mardi, 29 juin 2021, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est dans le cadre de la célébration du mois de l’enfant (juin) que le Lions Club Guinée avec ses LEOs et son partenaire de Médico Lions Club de France ont décidé de faire ce geste en faveur des élèves de l’école des sourds-muets de Boulbinet.  Une façon pour ces organisations humanitaires d’aider ces enfants vulnérables à se prémunir contre la pandémie de coronavirus qui sévit en Guinée.

Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France

« À ce 31ème anniversaire du mois de l’enfant, le Lions club focalise son attention sur le thème suivant : La protection de nos enfants contre le Covid-19. Mettre à l’abri ces enfants qui ont une déficience auditive est sans doute une obligation pour nous tous. Ces enfants, n’ayant pas cette faculté de dire facilement ce qu’ils ressentent, ont un grand risque d’exposition au Covid-19. C’est dans ce cadre que nous faisons ce don de 10 mille visières de protection, dans l’optique de les protéger contre la Covid-19 », a indiqué Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France.

Youssouf Keita, directeur par intérim de l’école des sourds muets de Boulbinet

Ce geste humanitaire est accueilli avec beaucoup de joie par les bénéficiaires. Youssouf Keïta, le directeur par intérim de l’école des sourds-muets de Boulbinet, a vivement remercié les donateurs. « Au nom de la direction nationale de l’action sociale, au nom de la direction de l’école, je vous dis grand merci. Ce geste va dans le cadre de la protection sanitaire des enfants sourds-muets. Ces enfants sourds-muets sont les plus exposés aux différentes maladies. Ils n’entendent pas, ils ne parlent pas.

Ils sont les plus vulnérables au point de vue communication. Les informations passent à la radio et à la télé, mais pas en langue des signes. Sur ce, l’ONG qui a pensé aux enfants sourds-muets pour leur protection sanitaire,  l’ensemble des encadreurs et des élèves vous disent merci. Lions Club Guinée n’est pas à sa première fois ici. L’ensemble des apprenants sollicitent votre appui continuel pour donner un espoir d’avenir dans tous les domaines », a dit le premier responsable de l’école.

A noter que Lions Club Guinée et ses LEOs ainsi que Médico Lions Club de France sont tous membres du Lions Club international. Une organisation caritative qui existe depuis plus de 103 ans et qui œuvre au bénéfice des communautés. Elle compte 600 membres en Guinée et 1.700.000 dans le monde.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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MICROCREDIT : le CRG accélère la campagne agricole à Macenta

21 juin 2021 à 8 08 28 06286
Un groupement de femmes appuyé par le CRG à Macenta (photo d’archives)

Depuis plusieurs semaines, le Crédit Rural de Guinée, la plus grande institution de micro finance du pays est très active dans les milieux paysans à Macenta, au Sud-Est du pays. Sous des formes diverses, il apporte son appui décisif aux agriculteurs de la localité.

En dépit des difficultés liées aux défauts de remboursement constatés au cours de la campagne agricole 2019-2020, le CRG compte injecter cette année environ 11,5 milliards de francs guinéens dans l’agriculture, sur un budget d’environ 24,1 milliards GNF validé pour 2021.

Déjà 5 milliards GNF ont déjà été octroyés aux paysans, a précisé Abdoulaye Touré, délégué régional du CRG à Macenta.

Au cours de la campagne 2019-2020, marquée par la crise sanitaire (Covid-19 et Ebola), le CRG a constaté que plusieurs emprunteurs n’avaient pas respecté les échéances de février, mars et avril 2020, pour les crédits libérés l’année précédente.

« Ils avaient fini la campagne agricole courante (riz, arachide, etc) sans rembourser les prêts qu’ils ont voulu différer sur les produits forestiers (café, hévéa, huile de palme, banane, etc). Sur environ 6,5 milliards GNF, environ 2,5 milliards étaient en impayés et nous avons dû déployer des efforts pour recouvrer ces montants », a dénoncé Touré.

A titre de comparaison, à la même période pour la campagne 2018-2019, les impayés étaient de seulement 600 millions GNF.

Pour la petite histoire, les produits forestiers sur lesquels comptaient les adhérents du CRG à Macenta pour rembourser leurs crédits ont souffert de la fermeture des frontières avec la Sierra Leone et le Libéria…

Pour contourner les difficultés, le CRG a pris cette année la décision de ramener les remboursements aux mois de décembre, janvier et février.

« Tous les crédits octroyés en 2020, sont remboursés en décembre 2020, janvier et février 2021. Le système marche très bien et il  n’y a plus de problème. Le remboursement se fait sur la base des fruits de la récolte », précise Touré.

Avec le nouveau système, le CRG a repris de plus belle ses activités indispensables pour extirper de la pauvreté des dizaines de milliers de famille.

Cheick Soumah

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SADEN 2021 : faire de la Covid-19 une opportunité pour les entrepreneurs guinéens

9 juin 2021 à 20 08 12 06126

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancée ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. La cérémonie d’ouverture des travaux a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers du pays. La rencontre qui va durer deux jours (9 et 10 juin) vise à appuyer les entrepreneurs guinéens en vue de favoriser la résilience de l’économie du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sous le thème : « L’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 » que se tient cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée. La rencontre connaîtra la participation de plus de 500 personnes, venues de différentes villes de la Guinée et de l’étranger. Elle permettra d’accompagner les entrepreneurs guinéens et les aider à transformer les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19 en une opportunité de résilience de leurs entreprises.

« Cette année, le SADEN se fixe pour objectif d’offrir des pistes de réflexion et de développer des ateliers de formation, afin de faire de la crise sanitaire du Covid-19, une réelle opportunité pour nos entrepreneurs et un moyen de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux », a indiqué Sékouba Mara, directeur général de l’AGUIPE (L’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) et président du Comité d’organisation du SADEN 2021.

En plus de l’information et de la formation des entrepreneurs, le SADEN va aussi accompagner les quatre meilleurs projets pour faciliter leur mise en œuvre. « Les 4 projets qui seront retenus vont être accompagnés par le SADEN. Donc ils vont avoir un prix et ça va leur permettre de compenser des difficultés liées à la problématique de la pandémie du Covid-19 », ajoute Sékouba Mara.

Djénab Dramé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

C’est la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Djénab Dramé a laissé entendre que le SADEN est une véritable opportunité que le gouvernement met à la disposition des entrepreneurs guinéens.

« Le principal artisan pour booster les jeunes entrepreneurs, les encourager, les accompagner, les soutenir, c’est quand même le gouvernement. Donc on se dit que le SADEN offre une autre opportunité au gouvernement de s’exprimer et informer ces entrepreneurs sur les opportunités de formation qui pourront leur permettre, dans l’avenir, d’entreprendre, de se prendre en charge, et aussi les rappeler les différents défis, dont celui du temps. Parce que le temps demeure le plus grand défi des entrepreneurs », a dit la ministre.

Selon les organisateurs, l’une des particularités de cette édition par rapport à celles précédentes, c’est qu’elle est retransmise en direct dans les villes de Kankan, Kindia, Labé et N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Putrajaya en Malaisie : le Ministre des Affaires religieuses accueille le Secrétaire Général de l’Académie internationale de l’OCI

18 mai 2021 à 17 05 25 05255

Dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de travail entre le Secrétariat Général de l’Académie internationale de la jurisprudence islamique de l’OCI et les départements et institutions malaisiens en charge des affaires religiouses et des recherches  scientifiques, Son Excellence le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, le Secrétaire  général de l’Académie, a été reçu le lundi 17 mai 2021 à Putrajaya, la capitale administrative malaisienne, par l’Honorable Dr. Zul Kifli Mohamed Bakri, le Ministre malaisien chargé des affaires religieuses. Ce dernier a souhaité la bienvenue à son hôte en Malaisie. Il lui a également exprimé ses vives félicitations pour sa nomination à la tête de l’Académie, d’une part, et, d’autre part, pour les réformes qualitatives que l’Académie connaît depuis sa prise de fonction. 

En plus, pour le ministre malaisien, cette visite s’inscrit dans le dynamisme insufflé à l’Académie par le Professeur SANO. 

À cet effet, il a exprimé le souhait ardent de fortifier   davantage la coopération scientifique et intellectuelle entre l’Académie et toute institution religieuse et scientifique, particulièrement le Conseil national de Fatwah et le département national en charge du développement des affaires islamiques. 

Pour sa part, le Professeur Koutoubou SANO a remercié l’honorable, le ministre malaisien pour l’accueil si chaleureux et les aimables paroles envers sa modeste personne. Ensuite, il lui a assuré de la disponibilité totale de l’Académie et de son engagement personnel de renforcer davantage les liens de travail et de coopération entre l’Académie et les institutions malaisiennes.

Pour ce faire, les deux se sont mis d’accord de signer le mercredi le 19 mai 2021, un mémorandum d’entente (MoU) entre les deux parties, afin de définir les stratégies, les programmes et activités devant concrétiser cette coopération voulue, et devenir ainsi un modèle de partenariat à suivre. 

À la fin de la rencontre, le Professeur Koutoubou SANO a accordé une interview de 45 minutes à la télévision nationale malaisienne, en vue de clarifier la prévision de la jurisprudence islamique relative à l’utilisation des vaccins disponibles contre la Covid-19. Le Professeur a confirmé la permission de la chariah d’utiliser ces vaccins. Il a lancé un appel pressant aux musulmans à travers le monde, afin de se vacciner et de respecter scrupuleusement les gestes barrières édictés par les autorités sanitaires compétentes de leurs pays respectifs.

Le service de communication

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Interdiction des prières nocturnes dans les mosquées : « Dieu lui-même a tranché cette question », dit l’imam de Kipé

8 mai 2021 à 16 04 22 05225

Elhadj Mohamed Aly Soumah, imam de la mosquée centrale de Kipé

Les réactions se multiplient suite à la décision des autorités guinéennes d’interdire les prières nocturnes dans les mosquées pendant les dix derniers jours du ramadan. Une décision annoncée hier, lundi 3 mai 2021, par le Secrétariat général des Affaires religieuses en concertation avec l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS), et qui serait due au couvre-feu instauré dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

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Interdiction des regroupements pendant la nuit du destin : l’imam de Bambéto entre regrets et inquiétude

8 mai 2021 à 11 11 09 05095

Elhadj Mamadou Saidou Diallo, imam râtib de la grande mosquée de Bambeto

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ne pourront pas célébrer la nuit du destin cette année dans les mosquées. Ainsi en a décidé le Secrétariat général des Affaires religieuses, qui a interdit tout regroupement à cette occasion pour cause de Covid-19. Une décision accueillie avec des pincements de cœur par certains leaders religieux, dont le premier imam de la grande mosquée de Bambéto. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 7 mai 2021, Elhadj Mamadou Saïdou Diallo a regretté cette mesure qu’il assimile à un sabotage de la religion.

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Mohamed Sacko (imam) à Aly Jamal Bangoura : « qu’il le veuille ou non, nous allons prier dans nos mosquées… »

8 mai 2021 à 10 10 03 05035

Mohamed Sacko, imam de la mosquée Nafaya, du secteur II du quartier Senkèfara

« S’ils veulent interdire les prières nocturnes, ils n’ont qu’à fermer d’abord les marchés, l’Assemblée nationale, les ministères, les universités… Ils n’ont qu’à fermer partout où il y a du monde… Nous ne sommes ni des rebelles, encore moins des terroristes. Nous sommes des musulmans. Nous nous battons pour notre droit », a lancé l’imam Sacko.

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N’Zérékoré : le patriarche Lambert Zogbélémou annonce la dissolution de l’ancien conseil des sages

8 mai 2021 à 8 08 40 05405

Col. Goïkoya Lambert Zogbélémou, patriarche de N’Zérékoré

« Je vous informe que l’équipe technique autour du patriarche va bientôt finaliser ses travaux de rédaction des statuts et règlement intérieur… Pour le moment, cette même équipe technique s’occupe de la gestion des affaires courantes jusqu’à la mise en place du nouveau conseil des sages prévu pour très bientôt, l’ancien conseil étant dissout », a annoncé le nouveau patriarche de N’Zérékoré dans un message adressé aux habitants de la ville.

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