Résultats des législatives : « un Bonbon par-ci, une sucette par-là », se moque Sidya Touré

2 avril 2020 à 17 05 50 04504

Sidya Touré, président de l’UFR

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, les résultats provisoires des très controversées élections législatives du 22 mars dernier en Guinée ont été publiés par la commission électorale nationale indépendante (CENI). Et, ces résultats donnent largement vainqueur le RPG arc-en-ciel. Ce parti qui a porté par deux fois (en 2010 et 2015) le Pr Alpha Condé au pouvoir en Guinée a récolté 42 sièges (sur les 76 qui étaient en jeu) à la représentation proportionnelle et 37 sièges (sur les 38 qui étaient à disputés) à l’uninominal. En tout, le parti a réussi à obtenir 79 députés sur les 114 que comporte l’Assemblée nationale.

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Législatives contestées en Guinée : le RPG « prend » 79 députés sur les 114

1 avril 2020 à 22 10 34 04344

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rendu public, ce mercredi 1er avril 2020, le reste des résultats des élections législatives du 22 mars 2020, boycottées par les principaux partis d’opposition du pays. Il s’agit des résultats du scrutin des listes nationales à la représentation proportionnelle. Là aussi, c’est sans surprise le parti au pouvoir qui se taille la part du lion.

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Urgent : des responsables de l’UFDG « séquestrés » dans un hôtel à Mamou

22 février 2020 à 10 10 48 02482

En séjour dans la préfecture de Mamou, plusieurs responsables de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée) sont séquestrés ce samedi, 22 février 2020, à l’hôtel où ils sont logés. Selon les informations confiées à un reporter de Guineematin.com, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti d’opposition du pays, et Mamadou Cellou Baldé, député uninominal de Labé, font partie des leaders qui sont empêchés de sortir de cet hôtel. Deux camions d’agents de sécurité seraient stationnés devant l’hôtel « Relais de Baly’s » situé dans le quartier Tambassa.

Joint au téléphone, le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, a confirmé cette information, tout en pointant un doigt accusateur sur le président Alpha Condé. Le président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates à l’Assemblée nationale soutient que c’est le chef de l’Etat qui a donné des instructions pour qu’ils soient séquestrés, afin qu’ils ne puissent pas tenir le meeting que leur parti organise ce samedi dans la ville carrefour.

« Je suis arrivé à Mamou hier, pour assister à l’enterrement de Youssouf Diallo (ancien ministre). Mais, la fédération UFDG de Mamou a décidé d’organiser aujourd’hui un meeting de sensibilisation. Je suis là avec l’honorable Cellou Baldé et l’honorable Djéssira Traoré. Ce matin, Alpha Condé a donné des instructions pour que personne ne rentre, personne ne sorte. Les autorités ont envoyé deux camions d’agents de sécurité devant l’hôtel où je suis. Ils (les agents de sécurité) sont allés aussi barricader le lieu où on doit faire le meeting.

Alors, les gens avaient écrit au maire de la commune urbaine, et celui-ci avait répondu en autorisant la tenue du meeting. Mais, Alpha Condé, de là où il est à Kankan, quand il a appris que nous sommes à Mamou, il a donné des instructions à la gendarmerie et à la police de nous séquestrer. Nous sommes actuellement séquestrés à notre hôtel », a expliqué Dr Fodé Oussou Fofana.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Primes impayées : des députés de l’opposition « mettent en demeure » Kory Kondiano

13 février 2020 à 19 07 44 02442

Alors que l’on s’apprête à définitivement tourner la page de la première législature sous l’ère Alpha Condé, quarante trois (43) députés issus de l’opposition réclament le paiement de leurs « primes pour un trimestre ». A cet effet, ils ont adressé une correspondance à Claude Kory Kondiano, président de l’Assemblée Nationale, en date du mardi 11 février 2020, lequel est « mis en demeure » de payer les primes.

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Présentation des vœux à Alpha Condé : Cellou Dalein n’ira pas à Sékhoutouréya

8 janvier 2020 à 20 08 40 01401

Alpha Condé recevant Cellou Dalein Diallo à la présidence de la République, le 1er septembre 2016

Dans un communiqué publié dans la soirée de ce mercredi, 8 janvier 2020, le protocole d’Etat a invité plusieurs personnalités à la cérémonie officielle de présentation des vœux au chef de l’Etat. Mais, contrairement aux principes protocolaires, le chef de file de l’opposition guinéenne n’a pas été convié.

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Parlement, législatives, nouvelle constitution… Pépé Toupou dit tout à Guineematin

7 janvier 2020 à 7 07 41 01411

Pépé Toupou, député uninominal de Macenta, 1er-vice président de la commission Aménagement du Territoire et des Transports

Alors que la Guinée s’achemine vers les élections législatives du 16 février 2020, que l’opposition boycotte et compte empêcher, l’heure est au bilan dans de nombreux secteurs. Avant le renouvellement de l’Assemblée nationale, les députés jettent le regard sur le rétroviseur pour faire le bilan des cinq années passées à l’hémicycle. C’est dans cette dynamique qu’un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Pépé Toupou, député uninominal de Macenta et premier-vice président de la commission Aménagement du Territoire et des Transports.

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Côte d’Ivoire : l’ambassadeur Sinkoun Camara déposera sa lettre de créance ce lundi

6 janvier 2020 à 9 09 13 01131

Abdourahmane Sinkoun Camara, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée en Côte d’Ivoire

Abdourahmane Sinkoun Camara, le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée en Côte d’Ivoire, va officiellement déposer la copie figurée de sa lettre de créance au ministère ivoirien des affaires étrangères. La cérémonie aura lieu ce lundi, 06 janvier 2020, en présence de plusieurs personnalités guinéennes, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Protestation des députés de l’opposition : les explications de Saïkou Yaya Barry

24 décembre 2019 à 20 08 59 125912

Honorable Saïkou Yaya Barry

Comme annoncé précédemment, les députés de l’opposition ont empêché la tenue de la cérémonie de clôture de la session budgétaire de l’Assemblée nationale guinéenne, qui devait avoir lieu ce mardi, 24 décembre 2019. Ils ont créé une véritable pagaille à l’hémicycle pour protester contre le blocage de leurs primes par le président du parlement. Ce qui a amené Claude Kory Kondiano à suspendre la cérémonie pour se retirer de la salle. Le chef du parlement a été suivi quelques temps par les diplomates et les membres du gouvernement qui étaient présents. Interrogé par un reporter de Guineematin.com, l’honorable Saïkou Yaya Barry, député de l’UFR, est revenu sur les raisons de cette protestation et sur leurs véritables réclamations.

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Les députés de l’opposition, en colère : « nous sommes gouvernés par quelqu’un qui est injuste »

24 décembre 2019 à 20 08 46 124612

Les députés de l’opposition ont animé une conférence de presse dans la soirée de ce mardi, 24 décembre 2019, dans les locaux du groupe parlementaire Libéral Démocrates. Ils ont expliqué les raisons du mouvement de protestation qu’ils ont organisé un peu plus tôt à l’hémicycle, et qui empêché la tenue de la cérémonie de clôture de la session budgétaire de l’Assemblée nationale, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Assemblée nationale : les souvenirs de l’honorable Sékou Savané de Siguiri

24 décembre 2019 à 18 06 57 125712

Honorable Sékou Savané, député uninominal de Siguiri

La clôture de la deuxième (2ème) session de l’Assemblée Nationale, dit session budgétaire, a eu lieu ce mardi, 24 décembre 2019, au palais du peuple de Conakry. La séance a été marquée par une cacophonie monstre liée à une réclamation de primes par certains députés. Cette session marque également la fin de cette législature.

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Véritable pagaille à l’Assemblée nationale : les députés de l’opposition réclament leurs primes bloquées

24 décembre 2019 à 12 12 03 120312

Une scène aussi folle qu’hilarante s’est produite ce mardi, 24 décembre 2019, à l’Assemblée nationale guinéenne. Alors que les députés étaient réunis pour clôturer leur session budgétaire, dont les travaux se sont achevés hier, les élus de l’opposition se sont levés pour réclamer leurs primes « bloquées» par le président du Parlement. Ils ont obligé Claude Kory Kondiano à suspendre la cérémonie de clôture, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout était prêt pour procéder à la cérémonie de clôture de cette session, la dernière peut-être pour cette législature, puisque le pays s’apprête à aller à de nouvelles élections législatives. Les députés, le représentant du président de la République, les représentants du gouvernement, les diplomates accrédités en Guinée, tous étaient présents à l’hémicycle. Sans savoir ce qui l’attendait, le président de l’Assemblée nationale a ouvert la cérémonie, qui devait être marquée par le discours du représentant du chef de l’Etat et celui du chef du Parlement.

Et juste après, les députés de l’opposition se sont levés pour exprimer leur colère. Ils ont semé une véritable pagaille dans la salle pour réclamer leurs primes : de logement, de voyage, de carburant… pour le dernier trimestre, qui seraient bloquées par le président de l’Assemblée nationale. Des primes qui s’élèvent à hauteur d’environ 1 milliards 200 millions de francs guinéens, selon les élus de l’UFDG et certains de l’UFR.

Après un brouhaha qui a duré plusieurs minutes, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a été obligé de suspendre la cérémonie pour se retirer de l’hémicycle. En attendant son retour dans la salle, les députés protestataires assurent qu’il n’y aura pas de cérémonie de clôture tant qu’ils ne vont pas rentrer en possession de leur argent.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le Parlement adopte le nouveau de Code de l’enfant

4 décembre 2019 à 8 08 03 120312
image d’archive

Deux ans après son arrivée sur la table de l’Assemblée nationale, le nouveau Code de l’enfant a été adopté hier, mardi 03 décembre 2019, par les députés guinéens. Ce texte, qui est un amendement de l’ancien Code, vise à mieux protéger l’enfant guinéen par la transposition en droit interne des textes internationaux. Il apporte aussi des corrections sur les contradictions existant entre le droit guinéen et les recommandations des Nations Unies pour l’enfance, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Composé de 1040 articles repartis en 7 titres, le nouveau Code de l’enfant vient corriger des lacunes et incohérences de la législation guinéenne. Ce, en vue de mieux protéger l’enfant et lui créer un environnement favorable à son épanouissement. « Le présent Code vise à protéger l’enfant contre toutes les formes de violences et d’abus en fixant comme priorité la protection de l’enfant par la lutte contre les abus sexuels, l’exploitation sexuelle des enfants et la lutte contre la pédopornographie », explique l’honorable Mamady Kandé Soumaoro, président de la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le présent Code renferme des dispositions sévères contre toutes les personnes qui banalisent les droits de l’enfant. Il prévoit l’aggravation des peines prononcées pour toute infraction à la sexualité, à l’affichage ou à la diffusion des images et messages obscènes susceptibles d’être vus ou entendus par les enfants.

Mais, selon le député Mamady Kandé, « Ce présent Code ne suffit pas à lui seul pour assurer la protection de l’enfant. C’est pourquoi, les instruments juridiques internationaux de protection de l’enfance auxquels la Guinée est partie-Etat ont été également mis en œuvre dans le Code pénal et le Code civil », a-t-il souligné.

Président à la plénière du Parlement au cours de laquelle le texte a été adopté, le ministre d’Etat de la justice, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, a présenté l’actuel Code de l’enfant comme le complément indispensable du Code civil révisé.

« Il y a beaucoup de dispositions du Code civil, du Code pénal et du Code de procédure pénale qui sont reprises dans le Code de l’enfant. Et plusieurs passages de ces textes régissent la vie nationale. Ce Code est spécifique puisqu’il prend en compte l’ensemble de la situation des enfants en conflit avec la loi ».

A noter également que ce nouveau texte renferme d’importantes innovations. Il s’agit par exemple de la garde de l’enfant en cas de divorce ou de séparation de corps de ses parents, la généralisation de l’engagement des parents à respecter leurs devoirs à l’égard de l’enfant ou encore la création des tribunaux pour enfants.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Législatives de 2020 en Guinée : les stratégies de l’ADR

3 décembre 2019 à 12 12 15 121512
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Après la fixation de la date des élections législatives au 16 février 2020, les partis politiques sont à pied d’œuvre et affûtent leurs armes sur le terrain. La démarche vise à convaincre le maximum de citoyens pour espérer récolter leurs suffrages et faire partie de la future assemblée nationale. Le parti Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR), dirigé Alpha Oumar Taran Diallo, s’est inscrit dans cette dynamique.

Dans une interview accordée à un Guineematin.com hier lundi, 02 décembre 2019, monsieur Diallo est revenu sur les préparatifs de son parti pour les législatives, sur les villes dans lesquels son parti compte présenter des candidats et sur d’autres sujets brûlants.

Décryptage !

Guineematin.com : la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au 16 février 2020. Comment se prépare votre parti pour cette échéance ?

Alpha Oumar Taran Diallo : on est en train d’amplifier l’installation des démembrements sur le terrain. Actuellement, nous sommes en train de travailler dans la région de Boké pour la mise en place des démembrements, des fédérations et des sections. Pas plus tard qu’hier dimanche 1er décembre, j’étais encore dans la région de Boké et je suis rentré à Conakry vers minuit. Et, ce travail-là est en train de se faire à travers tout le pays. Le week-end prochain, on sera du côté de Kamsar, de Kolaboui et de Sangarédi. Le week-end d’après, on sera dans la région de Mamou.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions électorales du pays où vous entendez présenter un candidat ?

Alpha Oumar Taran Diallo : à l’uninominal nous avons déjà décidé de présenter un candidat à Dixinn, à Kaloum mais aussi un à Boffa et nous sommes en train de voir pour Boké. Les consultations continuent, nous allons voir partout où on peut présenter un candidat à l’uninominal et qu’on ait un résultat honorable. Ce qui est sûr, la liste nationale est d’ores déjà achevée. Nous estimons que d’ici le 18 décembre, on aura fini et on déposera la liste.

Guineematin.com : qui va conduire la liste nationale de l’ADR ?

Alpha Oumar Taran Diallo : c’est fort probable que c’est soit moi en tant que président du parti, mais les concertations continuent. Nous sommes en train de travailler à l’élaboration de la liste.

Guineematin.Com : c’est fort probable que ce soit vous. Quelle sera votre stratégie pour récolter un maximum de voix ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est la rencontre porte à porte. Nous sommes sur le terrain à travers le pays, nous allons rencontrer les citoyens pour leur expliquer notre vision et les différents axes de notre programme de société. Nous avons déjà élaboré certains supports, notamment les dépliants où il y a l’adresse du parti mais aussi la vision, les objectifs et les différents axes du programme. Donc, c’est ainsi que nous sommes en train d’aller à travers tout le pays. Nous rencontrons les différentes communautés de notre pays, les catégories d’âges et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : quelles sont vos chances de gagner dans les circonscriptions déjà ciblées ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est l’approche que nous utilisons. C’est la politique autrement, nous allons à la rencontre des citoyens sans tambour ni trompette ; discuter sereinement des préoccupations des citoyens et leur proposer des solutions qui répondent de façon adéquate à leurs attentes. Ce discours-là est accrocheur, nous sommes en train d’avoir beaucoup de jeunes et de femmes qui aspirent à un changement véritable et qui sont en train d’accepter d’adhérer au parti mais aussi de désigner des représentants qui pourraient être sur la liste afin qu’on travaille ensemble par rapport à ces législatives.

Guineematin.com : vous comptez faire des alliances pour ces élections législatives ?

Alpha Oumar Taran Diallo : ce n’est pas à exclure mais pour l’instant nous sommes en train de travailler dans le cadre strict de l’ADR. Certainement, il y aura des contacts qui vont certainement être noués, on va discuter avec ces responsables de partis, nous allons voir si c’est à l’uninominal ou comment on le fera. Tout compte fait, nous comptons présenter une liste au nom de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR).

Guineematin.com : avez-vous l’assurance que l’ADR fera partie de la prochaine assemblée nationale ?

Alpha Oumar Taran Diallo : nous y travaillons. Nous n’avons pas de doute quant à la pertinence du projet que nous présentons aux citoyens guinéens, au peuple de Guinée. Maintenant, le travail qu’on fera va faire en sorte que ce discours, le message là passe au près des électeurs et en cela nous sommes confiants. Nous pensons bien qu’on fera en sorte que l’ADR ait un score honorable et qu’on ait des représentants au niveau l’Assemblée nationale pour la pérennisation du parti.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des électeurs ?

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est de dire à nos concitoyens de ne pas être des prestataires de service. Qu’est-ce qu’on appelle prestataire de service ? C’est qu’il y a des partis politiques qui ont des moyens, ils peuvent venir donner de l’argent, acheter les consciences des gens et après, ils n’ont pas de comptes à rendre. Quand tu as monnayé ta voix, tu n’as pas le droit de regard sur ce que fera l’élu. C’est ce qui nous arrive souvent. Alors que si tu discutes avec lui, tu lui demandes de présenter son projet, quelle est sa vision, qu’est-ce qu’il propose pour changer ta situation et en ce moment-là, il y a un contrat moral qui est en train de s’établir et ça te donne tous les droits de l’interpeller si au moment de l’exécution du projet il ne fait pas ce qu’il avait promis. En ce moment-là, vous pouvez lui demander de vous rendre compte de ce qu’il a fait de la voix que vous lui aviez donnée. Donc, nous devons faire en sorte que les candidats nous présentent des projets et on échange là-dessus. Deuxièmement, c’est de leur dire d’aller se faire enrôler. Il y a des problèmes qui se posent au niveau des lieux d’enrôlement mais ça ne doit pas les décourager. Ils doivent faire en sorte qu’ils s’enrôlent pour qu’ils puissent voter. Parce qu’il ne sert à rien de courir, de crier, d’applaudir un candidat si vous ne pouvez pas le jour du vote aller déposer le bulletin. D’ailleurs c’est un devoir civique parce que si vous ne participez pas au choix de ceux qui vous représentent, vous serez mal représentés. Donc, j’exhorte fortement nos concitoyens à aller s’enrôler pour avoir leurs cartes d’électeurs afin que le jour j, ils puissent participer à la prise de décision pour les destinées de notre pays.

Guineematin.com : à l’orée de ces élections législatives, le contexte sociopolitique est marqué par les marches pacifiques du FNDC. Quel est votre regard sur les activités de cette entité opposée à l’idée d’une nouvelle constitution ?

Alpha Oumar Taran Diallo : je n’ai pas un jugement à donner à ce niveau-là, sauf que s’ils manifestent, la constitution leur confère ce droit. Tout citoyen qui est soucieux du bien-être de sa population se bat pour défendre les lois de la République. Parce que ce sont ces lois-là qui nous protègent. C’est ce qui fait qu’ils sont dans leur plein droit. On peut avoir une autre stratégie. Mais qu’à cela ne tienne, chacun a le droit, selon les prescriptions de la constitution, d’organiser des manifestations à travers tout le pays et défendre son point de vue…

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Ministère de l’Environnement : le budget augmente de plus de 95 milliards

26 novembre 2019 à 10 10 09 110911
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

Les cadres des départements ministériels continuent à défiler devant les commissions de travail de l’Assemblée nationale pour défendre leurs projets de budget pour l’exercice 2020.

Ce lundi, 25 novembre 2019, la commission Environnement, développement rural et durable a reçu les délégations du ministère de l’environnement, des eaux et forêts et celui des pêches, de l’aquaculture et de l’économie maritime, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

La délégation du ministère en charge de l’environnement était conduite par le chef de cabinet du département, Hawa Moussa Keïta. Le président de la commission, l’honorable Sékou Benna Camara, ses collègues députés et les assistants, ont écouté l’exposé qui a porté sur l’exécution du budget du département en 2019 et les projections pour 2020.

Dotée initialement d’une enveloppe de 112 milliards 769 millions 755 mille 399 francs guinéens, le département a dépensé à date un montant de 129 milliards 814 millions 257 mille 452 GNF, soit un taux d’exécution de 115 %.

Les dépenses du personnel, seules, ont englouti 82 milliards 460 millions 933 mille 899 francs, soit 132% du montant initialement prévu pour cela (62 091 388 752 GNF).

En 2020, ce département a bénéficié d’une enveloppe prévisionnelle de 205 milliards 919 millions 130 mille francs guinéens, soit une augmentation de plus de 95 milliards par rapport à 2019.

Au moins 129 milliards de l’enveloppe seront consacrés aux salaires ; les biens et services prendront près de 45 milliards ; les dépenses de transfert sont prévues à hauteur de 16 milliards ; environ 16 milliards sont également prévus pour les investissements.

Pour autant et malgré cette augmentation, une préoccupation de 12 milliards demeure chez les responsables de ce département. Il s’agit de la dotation en habillement et en denrées alimentaires des 2 779 agents conservateurs de la nature. Cadres du département et députés continuent de croire à l’indulgence du département du budget pour accorder cette rallonge en faveur des conservateurs de la nature.

Après l’exposé des cadres du département, les députés ont soulevé quelques questions. Des questions liées notamment à la restauration des têtes de sources d’eau et des berges des cours d’eau, la gestion et la protection des parcs nationaux et des aires protégées d’espèces rares, le reboisement, la conservation de la biodiversité notamment dans les zones minières ou encore l’application de la convention de Stockholm sur l’élimination des polluants organiques persistants, l’élimination des PVC et la participation de la Guinée à la COP 25, prévue en Espagne le mois prochain.

Selon les prévisions du département de l’Environnement, la campagne de reboisement financée en 2019 par l’initiative présidentielle, sera financée en 2020 sur fonds propres du ministère, à hauteur de 15 milliards de francs.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Guinée : 25 milliards pour la construction de logements sociaux

24 novembre 2019 à 9 09 27 112711

Sur les 26 mille 730,7 milliards de Francs Guinéens que le Gouvernement prévoit de dépenser l’année prochaine, 25 milliards sont prévus pour la construction de logements sociaux en faveur des agents de santé et les enseignants. Et, c’est le budget national qui devrait payer la facture, via l’Agence de Financement des Logements (AGUIFIL), a-t-on appris à l’Assemblée nationale.

Le 18 novembre dernier, les ministres qui sont membres du pool économique et financier de l’Etat étaient devant les députés pour présenter le Projet de Loi de Finances Initiale 2020 (PLFI 2020). Mamady Camara (ministre de l’Economie et des Finances), Ismaël Dioubaté (ministre du Budget), Hadja Mama Kanny Diallo (ministre du Plan et du Développement Economique), et Dr Lounceny Nabé (Gouverneur de la Banque Centrale), se sont succédé au parloir. Tour à tour, ces décideurs guinéens ont donné les grandes lignes du projet de budget de 2020 et la politique monétaire du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi les travaux.

Il ressort de ces différentes communications que le budget de l’Etat pour l’année 2020 sera marqué par une augmentation aussi bien des recettes de l’Etat (par rapport à la Loi de Finances Rectificative 2019) que des dépenses.

Selon les informations confiées au reporter de Guineematin.com, les recettes de l’Etat sont estimées à 21 mille 706, 2 milliards de Francs Guinéens, alors que les prévisions en termes de dépenses sont de l’ordre de 26 mille 730,7 milliards de Francs Guinéens, avec un gap de 5 mille 024,5 mille milliards de francs guinéens. Quant au budget d’investissement, il est évalué à 9 mille 478 milliards de francs guinéens.

Cette dernière tranche, représentant 35,5 % des dépenses totales et 7 % du Produit Intérieur Brut (PIB), sera financée à hauteur de 72,2 % par les ressources extérieures et seulement 27,8% de ressources intérieures de l’Etat. Parlant des ressources extérieures, appelées aussi FINEX (Financement Extérieur), les membres du gouvernement ont fait savoir que ce montant sera mobilisé à travers les dons pour 17, 3% et les prêts pour 82,7%.

Dans ce budget, apprend-on, il est mis un accent particulier sur les fonctions affaires économiques, services généraux, administrations publiques, logements et équipements collectifs, enseignement, défense, protection sociale et santé, qui absorbent 94,45 % des dépenses de l’Etat en 2020.

Selon le ministre du budget, les fonctions affaires économiques prendront 30,6% du budget de l’Etat et seront orientés vers les secteurs de développement rural (Agriculture, Elevage et Pêche).

Les services généraux vont être financés à hauteur de 38,4% du budget de l’Etat. L’argument avancé est le renforcement de la démocratie et de l’Etat de Droit par le relèvement des dépenses régaliennes pour les ministères de la Justice, de l’Administration du Territoire ainsi que des Institutions Républicaines, notamment la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette dernière, bénéficiera d’un budget de 14% de plus qu’en 2019.

Par ailleurs, l’on apprend que le budget de l’Enseignement passera de 13,1% en 2019 à 15,8 % en 2020. Un accent sera mis sur la construction, l’extension, la rénovation et l’équipement des infrastructures socio-éducatives en vue d’améliorer le système éducatif guinéen.

La santé obtiendra 8,02% des 26 mille milliards. Tandis que les infrastructures, notamment les Travaux Publics prendront le quart du budget d’investissement (25,6%) soit 2 mille 567,7 milliards de francs. Et quatre projets, lancés certains en 2018, d’autres en 2019 sont dans le programme. C’est le cas de la reconstruction de la route nationale Coyah-Dabola, de la route Boké-Québo, du tronçon Coyah-Farmoriah ou de Gueckédou-Kondembadou et des voiries urbaines dans de nombreuses villes de l’intérieur et de la capitale Conakry.

L’énergie et les mines sont aussi annoncées pour une enveloppe de 3 mille 138 milliards de francs. Selon Hadja Mama Kanny Diallo, Ministère du Plan et du Développement Economique, cet investissement est destiné à l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans les villes de l’intérieur. L’interconnexion électrique sous régionale occupe une place de choix, a annoncé la ministre du Plan. A noter que 2 401 milliards de FG des dépenses seront en faveur de la société Electricité de Guinée (EDG).

Pour 2020, le gouvernement annonce un financement de 9,3% pour le secteur social, soit 936,7 milliards de francs guinéens.

Le gouvernement soutient qu’en 2020, les communes de l’intérieur du pays vont bénéficier de 15% des revenus miniers dans le cadre du Fonds National de Développement local (FODEL). Un montant de 541 milliards de FG pour 2020. Pour la 1ère fois, les communes de Conakry seront dotées d’un fonds d’affectation spéciale de 200,8 milliards de FG dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie à de la capitale guinéenne à travers le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECON).

Dans la même lancée, le gouvernement a annoncé la création de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES) pour lutter contre la pauvreté et créer la prospérité dans le pays. Elle aura une enveloppe de 130 milliards de francs et sera appuyée par une autre structure, le Registre Social Unifié, pour une enveloppe de 37,81 milliards de FG.

Les artistes et les footballeurs ne seront pas en reste. Les anciennes gloires de la Culture et du Sport bénéficieront de 4,5 milliards de francs guinéens en 2020, a expliqué Ismaël Dioubaté.

Il est également prévu la construction de logements sociaux pour les agents de santé et les enseignants, financés par le budget national à travers l’Agence de Financement des Logements (AGUIFIL) à hauteur de 25 milliards de francs guinéens.

Toutefois, ces projections reposent sur des engagements macroéconomiques portant sur un taux de croissance de 6,3%, un taux d’inflation de 8,3% et un taux de pression fiscale de 13,5%.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Obsèques des victimes du 3ème mandat, propos d’Alpha Condé à N’Zérékoré… Saïkou Yaya à Guineematin

20 novembre 2019 à 22 10 28 112811
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

L’actualité sociopolitique guinéenne est chargée avec les manifestations meurtrières contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Le gouvernement n’a toujours pas rendu les huit corps des jeunes assassinés en marge des manifestations du Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). Une situation qui révolte le député Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi 20 novembre 2019, monsieur Barry dénonce la déshumanisation de notre société. Il en a profité pour répondre au discours du président Alpha Condé, tenu ce weekend à N’zérékoré.

Guineematin.com : le gouvernement a décidé de retenir les corps des jeunes tués en marge des dernières manifestations pour, dit-il, poursuivre les autopsies. Ce qui de facto a amené le FNDC à reporter les obsèques de ces victimes. Comment avez-vous accueilli cette décision ?

Saïkou Yaya Barry : c’est avec le cœur serré que j’ai appris cette nouvelle. Ça prouve que les gouvernants actuels n’ont pas de respect même pour les morts dans notre pays. Il y a eu une déshumanisation des citoyens dans notre pays. Nous comprenons que c’est une manière de torturer la population sur cette question-là alors que le combat que nous menons continuera. Nous estimons aujourd’hui que la population guinéenne est aujourd’hui prête pour se battre jusqu’à la dernière minute pour défendre la constitution guinéenne. Ces jeunes gens, morts à la fleur de l’âge, il faut le reconnaître, c’est une manière de décimer une jeune génération de notre pays. Vous n’êtes pas sans savoir que tous ceux qui sont morts, ont moins de 25 ans, c’est-à-dire que l’âge moyen varie de 10 à 15 ans. Ça veut dire qu’ils veulent décimer une partie de la génération guinéenne, finir avec eux. Et, dans un sens aussi, donner l’impression que c’est une ethnie qui est concernée par la riposte, alors qu’aujourd’hui la majeure partie des Guinéens est déterminée à se défendre sa constitution. Nous avons écouté l’un des responsables du parti au pouvoir, en l’occurrence l’honorable Amadou Damaro Camara. C’est même déplorable parce qu’il a une femme Peulh ; en disant que c’est seulement une région de la Guinée qui est opposée à ce projet machiavélique de nouvelle constitution. Alors que toutes les régions sont opposées à ce projet.

Guineematin.com : comment l’UFR accueille la mise en place de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) ?

Saïkou Yaya Barry : quand on parle de l’indice de développement, on parle de lutte contre la pauvreté. Si tel est le cas, c’est tous les Guinéens qui sont concernés. Mais malheureusement, l’objectif qui est visé ici, c’est un objectif politique qui l’amène vers la région de la Moyenne Guinée afin de commencer à battre campagne. Vous avez vu les affiches ? Les affiches démontrent la volonté affichée des populations à ce projet machiavélique. Moi je vais dire que si la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire sont intéressés par cette action, je suis ouvert à cette question. Mais, la manière dont on l’utilise à l’intérieur du pays, c’est tout autre. Je crois que cette discussion doit se faire à l’Assemblée nationale pour donner les méthodes et la manière dont cela doit se faire. Mais, je ne me souviens pas avoir lu ce document dans ce cadre-là et qui montre suffisamment que les populations les plus pauvres seront prises en compte réellement dans ce projet.

Guineematin.com : le président de la République lors de sa dernière visite à N’Zérékoré a dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des bandits. Comment vous réagissez à ce pan du discours d’Alpha Condé ?

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

Saïkou Yaya Barry : d’abord il n’est pas Dieu. Je vais rappeler que Sékou Touré n’avait jamais prévu que c’est Lansana Conté qui allait le remplacer et Lansana Conté n’avait jamais prévu que c’est lui Alpha Condé qui allait être là. On a tendance à croire que c’est lui le peuple, par rapport à ce qui est la volonté populaire pour désigner le chef. La deuxième chose qu’il faut retenir, c’est que la quintessence des bandits économiques, du système Conté au système Dadis de la transition sont autour de lui. Il est entouré par les plus grands délinquants économiques du pays. Je ne peux pas les citer parce que plus de 70% de ceux qui l’entourent sont dans ce cadre-là. Je me demande de quels bandits il parle parce qu’en réalité, les bandits sont avec lui. Les vrais guinéens qui veulent qu’il y ait le changement dans ce pays, qu’il y ait la prospérité pour les Guinéens, aujourd’hui sont dans l’Opposition, il faut le reconnaître. Il a pris l’habitude d’indexer toujours ceux qui savent bien faire. Le problème qu’a Alpha Condé, c’est qu’il ne veut pas voir la Guinée se développer à son temps. Parce que les temps que les Guinéens lui ont donné pour gérer la Guinée, il n’a rien fait. Il ne fait qu’indexer les autres. En attendant, qu’est-ce que lui, il a fait ? Voilà le problème que nous avons. Aujourd’hui, il veut mourir au pouvoir et on ne parlera du développement qu’après lui parce qu’avec lui, on ne peut pas. Sinon, en ces temps si vous avez constaté, vous avez vu l’état de nos routes ? Qu’est-ce qu’il a pu apporter aux Guinéens tout ce temps ? Une école ? Une université ? Un système hospitalier de qualité ? Non. Tout ce qu’il a comme projet, c’est comment les guinéens peuvent se diviser entre eux, comment les guinéens vont s’embraser entre eux, comment les guinéens vont se regarder en chiens de faïence. C’est cela son objectif. C’est ce qui l’a amené ici. Et je crois que les Guinéens commencent à comprendre et je pense qu’il ne peut rien contre la volonté de Dieu sur ce qui se fera dans ce pays-là.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Saïkou Yaya Barry : ce que je demande, j’appelle les Guinéens à réfléchir très bien. Alpha Condé n’aime personne, mais il utilise quelques personnes pour se servir de nous ; malheureusement. Vous avez vu aujourd’hui le cas des blocs vendus. Sinon ça ne sert à rien à la fin d’un mandat de vendre les blocs 1 et 2 de Simandou si ce n’est que prendre quelques billets de banques. Alors que nous avons d’autres priorités aujourd’hui. Donc, les Guinéens doivent se lever pour se battre ensemble pour trouver quelqu’un de capable pour changer notre condition de vie.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : voici le communiqué du Gouvernement

20 novembre 2019 à 20 08 38 113811

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, la visite du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a été perturbée par une manifestation. Massivement, ces jeunes se sont mobilisés pour protester de vives voix contre les tueries des manifestants, le refus de la justice pour les victimes et la volonté du régime de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Ainsi, après l’entretien avec les sages de la ville, le Premier ministre et sa délégation ont « confinés » dans leur résidence pendant plusieurs heures par des manifestants qui ont érigé des barricades et résisté face contre les forces de l’ordre. C’est à l’arrivée des renforts, en provenance de Mamou que les manifestants ont été dégagés, aux environs de 16 heures.

Très déçu de cet humiliant accueil réservé au Premier ministre, le Gouvernement a regretté ce comportement dans un communiqué que Guineematin.com vous propose ci-dessous :

Communiqué du Gouvernement

Conakry, le 20 novembre 2019 – Dans la matinée de ce mercredi 20 novembre 2019, de jeunes loubards ont tenté de perturber le déroulement normal de la mission de travail de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, dans la région administrative de Labé.

Le séjour de travail en Moyenne Guinée de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, s’inscrit dans le cadre du lancement des opérations d’identification des bénéficiaires de l’appui de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES).

Le Gouvernement, fortement préoccupé par l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, déplore ces agissements qui n’honorent pas leurs commanditaires et qui vont à l’encontre des attentes des populations bénéficiaires de l’appui de l’ANIES.

Le Gouvernement saisit cette opportunité pour réitérer son invite au respect des valeurs morales et civiques qui fondent la République.

Le Gouvernement rappelle à tous les citoyens que tout manquement à ces principes républicains exposera les coupables à la rigueur de la loi.

Le Gouvernement de la République de Guinée

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Investissements publics en 2020 : 10.019,4 milliards GNF prévus par l’Etat guinéen

18 novembre 2019 à 19 07 29 112911

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a présenté ce lundi, 18 novembre 2019, le projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale. A cette même occasion, la ministre du plan et du développement économique, Mama Kanny Diallo, a présenté aux députés le budget d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 et les perspectives de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique Social (PNDES), a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters sur place.

Selon la ministre Kanny Diallo, ce projet d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 s’élève 10 mille 019,4 milliards de francs dont 3 mille 177,4 milliards (31,7%) en ressources intérieures et 6 mille 842 milliards (68,3%) sur financement extérieur. Ce budget a ainsi connu une augmentation de 10,9% par rapport à la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2019, qui était de 9 mille 032,2 milliards de francs guinéens.

Aux dires de madame le ministre, l’augmentation de ce budget est consécutive à une mobilisation plus accrue du financement extérieur en lien avec la concrétisation d’une partie des promesses du groupe consultatif de Paris de novembre 2017, sur le financement du PNDES.

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du plan et du développement économique

Face aux besoins grandissants exprimés par les différents départements ministériels, Mama Kanny précise que « l’enveloppe budgétaire réservée aux investissements publics sur ressources propres de l’État reste insuffisante ».

C’est pour cette raison, ajoute-t-elle, que « nos efforts de recherche de financements pour combler le faible niveau de ressources domestiques ont permis, sur la période 2016-2019, de mobiliser dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, 4,1 milliards de dollars des États-Unis, au profit des projets publics ».

S’agissant de la répartition sectorielle de ce budget, le secteur de l’énergie et des mines continue à occuper une place importante. Avec une dotation budgétaire globale de 3 mille 138 milliards, le secteur absorbe à lui seul 87,1% des crédits prévisionnels, à travers l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans le villes de l’intérieur.

Les prévisions budgétaires du secteur du développement rural s’élèvent quant à elles, à 907,4 milliards GNF, dont 718 milliards (79,1%) sont destinés à l’agriculture. Les enveloppes destinées à l’élevage et la pêche restent très limitées en l’absence de grands projets porteurs dans ces secteurs et de l’appui des bailleurs de fonds.

Les sous-secteurs de de l’eau urbaine et de l’hydraulique, des mines et du tourisme ainsi que de l’industrie-PME-commerce-artisanat se partagent 12,9% des investissements.

L’enveloppe réservée au secteur des infrastructures est de 2 mille 567,7 milliards GNF et représente 25,6% du budget d’investissement. Et à ce niveau, ce sont les travaux publics qui absorbent l’essentiel des crédits, avec une part de 90,2%.

Pour le secteur social, l’allocation se stabilise aux alentours de 936,7 milliards de francs, soit 9,3% de l’enveloppe globale.

L’enveloppe prévisionnelle du secteur « administration décentralisation » s’élève à 1.772,7 milliards GNF et représente 17,7% du budget d’investissements.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél: 00224 622919225 / 666919225

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Parlement : Holomo Koni Kourouma se désolidarise du groupe Libéral-Démocrate

18 novembre 2019 à 11 11 44 114411

Dans une correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale, le président du PDDP (le Parti pour la Démocratie et le Développement de la Patrie) l’Honorable Holomo Koni Kourouma, annonce qu’il continue de siéger à l’Assemblée nationale. Une décision qui va à l’encontre de la position du groupe parlementaire Libéral-Démocrate dont il est membre, qui a retiré ses députés des activités du parlement.

Dans le courrier dont Guineematin.com tient copie, l’Honorable Holomo Koni Kourouma souligne que la situation sociopolitique du pays est marquée par des tensions qui menacent la quiétude sociale et qu’il est urgent de promouvoir un dialogue franc entre les acteurs politiques. Et, selon lui, l’Assemblée nationale est le lieu par excellence pour dialoguer.

« L’Assemblée nationale étant le lieu par excellence pour débattre des préoccupations d’ordre national, je décide de continuer à siéger et d’œuvrer à faire revenir nos collègues qui ont suspendu leur participation aux travaux de la session budgétaire en cours », a écrit le député.

D’ailleurs, lors de la dernière plénière de l’Assemblée nationale, tenue le 25 octobre dernier, Holomo Koni Kourouma avait bien pris part aux travaux. Quatre jours plus tôt, le président de l’Assemblée nationale avait adressé une correspondance aux groupes parlementaires Libéral-Démocrate et Alliance républicaine. L’Honorable Claude Kory Kondiano leur avait demandé de reprendre leur participation aux travaux du parlement qu’ils ont suspendu depuis le 11 octobre dernier.

En plus du président du PDDP, 6 autres députés membres du groupe parlementaire Alliance républicaine avaient participé à cette plénière de l’Assemblée nationale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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