Obsèques des victimes du 3ème mandat, propos d’Alpha Condé à N’Zérékoré… Saïkou Yaya à Guineematin

20 novembre 2019 à 22 10 28 112811
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

L’actualité sociopolitique guinéenne est chargée avec les manifestations meurtrières contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Le gouvernement n’a toujours pas rendu les huit corps des jeunes assassinés en marge des manifestations du Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). Une situation qui révolte le député Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi 20 novembre 2019, monsieur Barry dénonce la déshumanisation de notre société. Il en a profité pour répondre au discours du président Alpha Condé, tenu ce weekend à N’zérékoré.

Guineematin.com : le gouvernement a décidé de retenir les corps des jeunes tués en marge des dernières manifestations pour, dit-il, poursuivre les autopsies. Ce qui de facto a amené le FNDC à reporter les obsèques de ces victimes. Comment avez-vous accueilli cette décision ?

Saïkou Yaya Barry : c’est avec le cœur serré que j’ai appris cette nouvelle. Ça prouve que les gouvernants actuels n’ont pas de respect même pour les morts dans notre pays. Il y a eu une déshumanisation des citoyens dans notre pays. Nous comprenons que c’est une manière de torturer la population sur cette question-là alors que le combat que nous menons continuera. Nous estimons aujourd’hui que la population guinéenne est aujourd’hui prête pour se battre jusqu’à la dernière minute pour défendre la constitution guinéenne. Ces jeunes gens, morts à la fleur de l’âge, il faut le reconnaître, c’est une manière de décimer une jeune génération de notre pays. Vous n’êtes pas sans savoir que tous ceux qui sont morts, ont moins de 25 ans, c’est-à-dire que l’âge moyen varie de 10 à 15 ans. Ça veut dire qu’ils veulent décimer une partie de la génération guinéenne, finir avec eux. Et, dans un sens aussi, donner l’impression que c’est une ethnie qui est concernée par la riposte, alors qu’aujourd’hui la majeure partie des Guinéens est déterminée à se défendre sa constitution. Nous avons écouté l’un des responsables du parti au pouvoir, en l’occurrence l’honorable Amadou Damaro Camara. C’est même déplorable parce qu’il a une femme Peulh ; en disant que c’est seulement une région de la Guinée qui est opposée à ce projet machiavélique de nouvelle constitution. Alors que toutes les régions sont opposées à ce projet.

Guineematin.com : comment l’UFR accueille la mise en place de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) ?

Saïkou Yaya Barry : quand on parle de l’indice de développement, on parle de lutte contre la pauvreté. Si tel est le cas, c’est tous les Guinéens qui sont concernés. Mais malheureusement, l’objectif qui est visé ici, c’est un objectif politique qui l’amène vers la région de la Moyenne Guinée afin de commencer à battre campagne. Vous avez vu les affiches ? Les affiches démontrent la volonté affichée des populations à ce projet machiavélique. Moi je vais dire que si la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire sont intéressés par cette action, je suis ouvert à cette question. Mais, la manière dont on l’utilise à l’intérieur du pays, c’est tout autre. Je crois que cette discussion doit se faire à l’Assemblée nationale pour donner les méthodes et la manière dont cela doit se faire. Mais, je ne me souviens pas avoir lu ce document dans ce cadre-là et qui montre suffisamment que les populations les plus pauvres seront prises en compte réellement dans ce projet.

Guineematin.com : le président de la République lors de sa dernière visite à N’Zérékoré a dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des bandits. Comment vous réagissez à ce pan du discours d’Alpha Condé ?

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

Saïkou Yaya Barry : d’abord il n’est pas Dieu. Je vais rappeler que Sékou Touré n’avait jamais prévu que c’est Lansana Conté qui allait le remplacer et Lansana Conté n’avait jamais prévu que c’est lui Alpha Condé qui allait être là. On a tendance à croire que c’est lui le peuple, par rapport à ce qui est la volonté populaire pour désigner le chef. La deuxième chose qu’il faut retenir, c’est que la quintessence des bandits économiques, du système Conté au système Dadis de la transition sont autour de lui. Il est entouré par les plus grands délinquants économiques du pays. Je ne peux pas les citer parce que plus de 70% de ceux qui l’entourent sont dans ce cadre-là. Je me demande de quels bandits il parle parce qu’en réalité, les bandits sont avec lui. Les vrais guinéens qui veulent qu’il y ait le changement dans ce pays, qu’il y ait la prospérité pour les Guinéens, aujourd’hui sont dans l’Opposition, il faut le reconnaître. Il a pris l’habitude d’indexer toujours ceux qui savent bien faire. Le problème qu’a Alpha Condé, c’est qu’il ne veut pas voir la Guinée se développer à son temps. Parce que les temps que les Guinéens lui ont donné pour gérer la Guinée, il n’a rien fait. Il ne fait qu’indexer les autres. En attendant, qu’est-ce que lui, il a fait ? Voilà le problème que nous avons. Aujourd’hui, il veut mourir au pouvoir et on ne parlera du développement qu’après lui parce qu’avec lui, on ne peut pas. Sinon, en ces temps si vous avez constaté, vous avez vu l’état de nos routes ? Qu’est-ce qu’il a pu apporter aux Guinéens tout ce temps ? Une école ? Une université ? Un système hospitalier de qualité ? Non. Tout ce qu’il a comme projet, c’est comment les guinéens peuvent se diviser entre eux, comment les guinéens vont s’embraser entre eux, comment les guinéens vont se regarder en chiens de faïence. C’est cela son objectif. C’est ce qui l’a amené ici. Et je crois que les Guinéens commencent à comprendre et je pense qu’il ne peut rien contre la volonté de Dieu sur ce qui se fera dans ce pays-là.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Saïkou Yaya Barry : ce que je demande, j’appelle les Guinéens à réfléchir très bien. Alpha Condé n’aime personne, mais il utilise quelques personnes pour se servir de nous ; malheureusement. Vous avez vu aujourd’hui le cas des blocs vendus. Sinon ça ne sert à rien à la fin d’un mandat de vendre les blocs 1 et 2 de Simandou si ce n’est que prendre quelques billets de banques. Alors que nous avons d’autres priorités aujourd’hui. Donc, les Guinéens doivent se lever pour se battre ensemble pour trouver quelqu’un de capable pour changer notre condition de vie.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : voici le communiqué du Gouvernement

20 novembre 2019 à 20 08 38 113811

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, la visite du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a été perturbée par une manifestation. Massivement, ces jeunes se sont mobilisés pour protester de vives voix contre les tueries des manifestants, le refus de la justice pour les victimes et la volonté du régime de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Ainsi, après l’entretien avec les sages de la ville, le Premier ministre et sa délégation ont « confinés » dans leur résidence pendant plusieurs heures par des manifestants qui ont érigé des barricades et résisté face contre les forces de l’ordre. C’est à l’arrivée des renforts, en provenance de Mamou que les manifestants ont été dégagés, aux environs de 16 heures.

Très déçu de cet humiliant accueil réservé au Premier ministre, le Gouvernement a regretté ce comportement dans un communiqué que Guineematin.com vous propose ci-dessous :

Communiqué du Gouvernement

Conakry, le 20 novembre 2019 – Dans la matinée de ce mercredi 20 novembre 2019, de jeunes loubards ont tenté de perturber le déroulement normal de la mission de travail de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, dans la région administrative de Labé.

Le séjour de travail en Moyenne Guinée de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, s’inscrit dans le cadre du lancement des opérations d’identification des bénéficiaires de l’appui de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES).

Le Gouvernement, fortement préoccupé par l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, déplore ces agissements qui n’honorent pas leurs commanditaires et qui vont à l’encontre des attentes des populations bénéficiaires de l’appui de l’ANIES.

Le Gouvernement saisit cette opportunité pour réitérer son invite au respect des valeurs morales et civiques qui fondent la République.

Le Gouvernement rappelle à tous les citoyens que tout manquement à ces principes républicains exposera les coupables à la rigueur de la loi.

Le Gouvernement de la République de Guinée

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Investissements publics en 2020 : 10.019,4 milliards GNF prévus par l’Etat guinéen

18 novembre 2019 à 19 07 29 112911

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a présenté ce lundi, 18 novembre 2019, le projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale. A cette même occasion, la ministre du plan et du développement économique, Mama Kanny Diallo, a présenté aux députés le budget d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 et les perspectives de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique Social (PNDES), a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters sur place.

Selon la ministre Kanny Diallo, ce projet d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 s’élève 10 mille 019,4 milliards de francs dont 3 mille 177,4 milliards (31,7%) en ressources intérieures et 6 mille 842 milliards (68,3%) sur financement extérieur. Ce budget a ainsi connu une augmentation de 10,9% par rapport à la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2019, qui était de 9 mille 032,2 milliards de francs guinéens.

Aux dires de madame le ministre, l’augmentation de ce budget est consécutive à une mobilisation plus accrue du financement extérieur en lien avec la concrétisation d’une partie des promesses du groupe consultatif de Paris de novembre 2017, sur le financement du PNDES.

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du plan et du développement économique

Face aux besoins grandissants exprimés par les différents départements ministériels, Mama Kanny précise que « l’enveloppe budgétaire réservée aux investissements publics sur ressources propres de l’État reste insuffisante ».

C’est pour cette raison, ajoute-t-elle, que « nos efforts de recherche de financements pour combler le faible niveau de ressources domestiques ont permis, sur la période 2016-2019, de mobiliser dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, 4,1 milliards de dollars des États-Unis, au profit des projets publics ».

S’agissant de la répartition sectorielle de ce budget, le secteur de l’énergie et des mines continue à occuper une place importante. Avec une dotation budgétaire globale de 3 mille 138 milliards, le secteur absorbe à lui seul 87,1% des crédits prévisionnels, à travers l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans le villes de l’intérieur.

Les prévisions budgétaires du secteur du développement rural s’élèvent quant à elles, à 907,4 milliards GNF, dont 718 milliards (79,1%) sont destinés à l’agriculture. Les enveloppes destinées à l’élevage et la pêche restent très limitées en l’absence de grands projets porteurs dans ces secteurs et de l’appui des bailleurs de fonds.

Les sous-secteurs de de l’eau urbaine et de l’hydraulique, des mines et du tourisme ainsi que de l’industrie-PME-commerce-artisanat se partagent 12,9% des investissements.

L’enveloppe réservée au secteur des infrastructures est de 2 mille 567,7 milliards GNF et représente 25,6% du budget d’investissement. Et à ce niveau, ce sont les travaux publics qui absorbent l’essentiel des crédits, avec une part de 90,2%.

Pour le secteur social, l’allocation se stabilise aux alentours de 936,7 milliards de francs, soit 9,3% de l’enveloppe globale.

L’enveloppe prévisionnelle du secteur « administration décentralisation » s’élève à 1.772,7 milliards GNF et représente 17,7% du budget d’investissements.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél: 00224 622919225 / 666919225

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Parlement : Holomo Koni Kourouma se désolidarise du groupe Libéral-Démocrate

18 novembre 2019 à 11 11 44 114411

Dans une correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale, le président du PDDP (le Parti pour la Démocratie et le Développement de la Patrie) l’Honorable Holomo Koni Kourouma, annonce qu’il continue de siéger à l’Assemblée nationale. Une décision qui va à l’encontre de la position du groupe parlementaire Libéral-Démocrate dont il est membre, qui a retiré ses députés des activités du parlement.

Dans le courrier dont Guineematin.com tient copie, l’Honorable Holomo Koni Kourouma souligne que la situation sociopolitique du pays est marquée par des tensions qui menacent la quiétude sociale et qu’il est urgent de promouvoir un dialogue franc entre les acteurs politiques. Et, selon lui, l’Assemblée nationale est le lieu par excellence pour dialoguer.

« L’Assemblée nationale étant le lieu par excellence pour débattre des préoccupations d’ordre national, je décide de continuer à siéger et d’œuvrer à faire revenir nos collègues qui ont suspendu leur participation aux travaux de la session budgétaire en cours », a écrit le député.

D’ailleurs, lors de la dernière plénière de l’Assemblée nationale, tenue le 25 octobre dernier, Holomo Koni Kourouma avait bien pris part aux travaux. Quatre jours plus tôt, le président de l’Assemblée nationale avait adressé une correspondance aux groupes parlementaires Libéral-Démocrate et Alliance républicaine. L’Honorable Claude Kory Kondiano leur avait demandé de reprendre leur participation aux travaux du parlement qu’ils ont suspendu depuis le 11 octobre dernier.

En plus du président du PDDP, 6 autres députés membres du groupe parlementaire Alliance républicaine avaient participé à cette plénière de l’Assemblée nationale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Parlement : le projet de loi de finances initiale 2020 sera présenté ce lundi

18 novembre 2019 à 10 10 01 110111

Selon la 2ème tranche du chronogramme de la session budgétaire en cours, adoptée vendredi dernier par les députés, le gouvernement sera à l’Assemblée nationale ce lundi, 18 novembre 2019, pour présenter le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Le document dont Guineematin.com tient copie, indique qu’à 10 heures, le gouvernement procédera à la présentation de la politique économique, financière et monétaire de la Guinée, avant la présentation du projet de Loi de Iinances Initiale (LFI) 2020. Ces deux présentations seront faites respectivement par les ministres en charge du Plan, des Finances, le Gouverneur de la BCRG et le ministre du Budget.

Déjà approuvé par le Conseil des ministres, le projet de loi de finances initiale 2020 établit le budget de l’Etat en recettes et en dépenses à environ 26 mille milliards de francs guinéens. Soit 2,6 milliards de dollars américains.

A suivre !

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : l’Assemblée nationale reporte sa plénière pour manque de courant

15 novembre 2019 à 16 04 35 113511

L’Assemblée nationale guinéenne devait se réunir en séance plénière ce vendredi, 15 novembre 2019, pour adopter un nouveau chronogramme de la session budgétaire en cours. Mais, la rencontre a été reportée à la dernière minute pour une raison bien particulière, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, c’est un manque de courant qui a causé ce report. Dr Mohamed Bérété, secrétaire général de l’Assemblée nationale, a expliqué aux députés présents qu’une panne électrique est survenue 30 minutes avant de début des travaux. Une panne qui touche non seulement le transformateur mais aussi le groupe électrogène du palais du peuple qui abrite le parlement. Chose qui a conduit au report de la plénière à demain, samedi. A condition bien sûr que le courant électrique soit d’ici-là rétabli.

A suivre !

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Dalaba : inauguration de la mosquée de Diaguissa

10 novembre 2019 à 13 01 51 115111

Vieille de 300 ans, la mosquée centrale de Diaguissa, relevant de la commune urbaine de Dalaba, a été rouverte aux fidèles musulmans hier, samedi 09 novembre 2019, après sa reconstruction. Réalisés pendant 18 mois (depuis le mois de mars 2018), les travaux de reconstruction de cette grande mosquée centrale de Diaguissa ont coûté environ 250 mille dollars à Elhadj Tahirou Sow (fils de la localité), aux ressortissants et amis de Diaguissa.

La cérémonie d’inauguration de cette maison de Dieu a enregistré la présence des autorités régionales de Mamou, des représentants du Secrétariat Général aux Affaires religieuses, des autorités préfectorales, religieuses et administratives de Dalaba, des députés, de l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara et de plusieurs fidèles, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Désormais cette mosquée dispose de quatre grands minarets, environ 400 places, des toilettes, une place aménagée pour les ablutions, des tapis de prière et autres matériels importés de Turquie. Ce qui a émerveillé tous les visiteurs et fidèles fortement mobilisés ce samedi à Diaguissa.

Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et 1er vice-maire de la CU de Dalaba

Dans son discours de bienvenue, Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et premier vice-maire de la commune urbaine de Dalaba a dit sa joie de recevoir tous ceux qui ont assisté à la cérémonie. L’élu local a magnifié et encouragé les liens de solidarité entre les fils de Diaguissa avant de remonter l’histoire de cette grande mosquée. « La mosquée centrale de Diaguissa a été construite vers les années 1 700 et a connu sa cinquième rénovation. Cette rénovation a été entièrement financée par les ressortissants, résidants et amis. Cette mosquée a les dimensions suivantes : 15 mètres de long sur 11 mètres de large. Notre communauté de Diaguissa a toujours œuvré pour l’unité et la paix dans le respect de la dignité humaine. Soyez rassurés que nous ne ménagerons aucun effort pour que le développement et la paix profitent à nous tous dans la fraternité », a promis Elhadj Saïdou Sow.

Alpha Aboubacar Kaala Bah, préfet de Dalaba

De son côté, le préfet de Dalaba, Alpha Aboubacar Kaala Bah, a salué cet engagement des ressortissants d’investir autant d’argent pour le rayonnement de chez eux. « Cette mosquée a été construite dans ma localité, à Dalaba. C’est une maison de Dieu où tout le monde vient prier. J’encourage les fils et ressortissants de faire autant dans tout le pays. C’est ce que le président de la République, le professeur Alpha Condé, a recommandé, que chacun travaille dans sa localité. Ça prouve que la décentralisation existe bien à Dalaba », a indiqué la première autorité de la préfecture.

Kabiné Komara, ancien Premier ministre

Présent à la cérémonie, en compagnie de ses enfants, l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara, a dit avoir tiré trois enseignements à travers la reconstruction de cette mosquée. « Mes enfants et moi-même avons été invités par notre ami Thaïrou Sow pour participer à ce magnifique évènement qui concerne l’inauguration de la grande mosquée de Diaguissa. Je dois dire que j’ai été impressionné par trois éléments. D’abord, autour de cet évènement, il y a un rassemblement de toutes les catégories de personnes, des citoyens Guinéens, de toutes les religions mêmes parce qu’il y a d’autres confessions qui sont là, de toutes les régions. Et, ce sentiment de voir tous les Guinéens communier comme ça, c’est extrêmement réjouissant. Deuxièmement sentiment, c’est la qualité du travail qui a été fait, que d’investir comme ça dans son terroir donne à réfléchir et inciter d’autres à faire mieux. Et, le troisième sentiment, c’est l’exemple que ça donne aux Guinéens de se donner la main pour se réunir et bâtir les choses dans la paix dans la concorde. Je souhaite que ça inspire tout le monde pour que notre pays puisse aller de l’avant », a-t-il souhaité.

Ibrahima Ousmane Bah, imam de la mosquée turque de Bambéto

Au nom du secrétariat aux Affaires religieuse, l’imam de la mosquée turque de Bambéto (Conakry), Ibrahima Ousmane Bah, a dit avoir été impressionné par la qualité du matériel qui a été utilisé pour construire cette mosquée. « C’est un sentiment de satisfaction totale qui m’anime. Cela par rapport à ce que nous venons de voir, par rapport à l’organisation, par rapport à la construction de cette très belle mosquée. La construction de cette belle mosquée va en droite ligne avec la politique du gouvernement en matière de gestion des activités religieuses confiées au Secrétariat aux Affaires religieuses. Nous voyons une très belle mosquée qui va non seulement servir de lieu de rassemblement pour magnifier la grandeur d’Allah à travers les 5 prières. Ensuite, un lieu où on va prêcher l’islam, où on va enseigner l’islam, un lieu aussi où on va consolider la paix, la quiétude sociale, choses qui sont vivement recommandées à travers les enseignements du saint Coran et la traduction du prophète (paix et salut de Dieu sur lui). Nous avons vu que lorsque les citoyens s’unissent, ils peuvent mieux faire. Vous voyez l’esthétique de la mosquée qui n’a rien à envier à la mosquée turque de Conakry que j’ai l’honneur de présider. Quand je suis rentrée, on dirait que j’étais dans cette mosquée (…). C’est un exemple à suivre pour les autres ressortissants des autres localités de notre pays. Ensemble, nous pouvons beaucoup faire sans nous attendre à l’aide extérieure ; car, nous avons des gens qui non seulement ont les moyens, mais qui ont aussi la volonté de bien faire pour leur communauté ».

De Diaguissa, Dalaba, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : la date des élections législatives fixée au 16 février 2020 (Source)

9 novembre 2019 à 13 01 16 111611

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au dimanche 16 février 2020. L’information a été confiée à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce samedi, 09 novembre 2019 par une source basée à la CENI. Les dates du début de la révision du fichier électoral ont également été définies par l’institution en charge des élections dans notre pays.

Après le camouflet subi suite au programme avorté pour la tenue des élections législatives pour le 28 décembre 2019, la CENI revient à la charge. Cette fois-ci, la date du 16 février 2020 a été choisie par l’Organe de Gestion des Élections (OGE). C’est ce qu’a confié à notre reporter une source basée à la CENI, sous le sceau de l’anonymat. « On a travaillé hier vendredi, 08 novembre 2019, jusque tard la nuit. Finalement, c’est la date du date 16 février 2020 qui est retenue pour la tenue des élections législatives en Guinée ».

A la question de savoir si cette date est consensuelle, notre interlocuteur répond par l’affirmative. « Les commissaires de tous les bords sont unanimes sur cette date. Il n’y a pas eu de tiraillement. La date du 21 novembre a été aussi retenue pour le début de la révision du fichier électoral à l’intérieur de la Guinée. Pour l’extérieur du pays, la même révision va débuter le 28 novembre 2019. La révision se fera jusqu’au 16 décembre », a précisé notre interlocuteur.

Il reste à savoir si d’autres cas de force majeure ne vont pas se poser, d’autant plus que l’organisation des élections à date dans notre pays n’a jamais été le souci de nos gouvernants.

La CENI devrait animer une conférence de presse le lundi, 11 novembre 2019, pour apporter plus de détails sur le chronogramme, apprend-on.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Assemblée nationale : présentation de la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba

5 novembre 2019 à 14 02 31 113111

Le ministre des mines et de la géologie, a été reçu à l’assemblée nationale, ce lundi, 04 novembre par l’inter-commission. Il s’agissait pour le ministre Abdoulaye Magassouba, de présenter aux députés la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba.

Une convention signée entre l’Etat Guinéen et la société High Power Exploration (HPX), en septembre 2019 pour un montant total d’investissement, estimé à plus d’un milliard de dollars américains.

De la genèse du projet, à la référence aux anciennes études sur le Mont Nimba, en passant par la signature de la convention amendée et consolidée, ainsi que la question d’évacuation, rien a été omis par le ministre des mines. L’aspect environnemental et la supposée vente du nimba, ont été également abordés par le ministre.

Ceci, pour la transparence dans le secteur minier de la Guinée.

Au sortir de cet échange à baton rompu, le ministre Abdoulaye Magassouba, a indiqué que la base de développement de ce projet, c’est le développement du Trans-Guinéen.

Ce qui lui a d’ailleurs amené à souligner que c’est donc une priorité de l’Etat Guinéen. «… Si le projet n’est pas profitable sur le Trans-Guinéen, si c’est la seule option qui existe, le projet ne se réalisera jamais. Donc, la première chose, nous avons rendu plus rigoureux le mécanisme dans lequel l’évaluation de la viabilité par le Trans-Guinéen doit se faire. La deuxième chose, si après l’évaluation de cette viabilité, il se trouve que le projet n’est pas viable par le Trans-Guinéen, en plus du projet intérimaire de petite quantité qui doit passer par le Libéria, le grand projet peut passer par le Libéria sous deux conditions supplémentaires. La première, c’est qu’il y ait une redevance additionnelle qui sera payé à l’Etat Guinéen pour partager en quelque sorte les économies réalisées par les investisseurs à cause du passage par le Libéria. La deuxième condition, c’est que le jour où le Trans-Guinéen est disponible, que le retour de l’évacuation par le Trans-Guinéen soit rendu possible. Donc, le Trans-Guinéen est une priorité pour l’Etat Guinéen, une priorité pour le gouvernement Guinéen et c’est une priorité du président de la République », a-t-il indiqué.

Et d’insister, le ministre des mines et de la géologie, a fait savoir que les quatre blocs du Simandou constitueront la base de développement du Trans-Guinéen, tout en disant que la qualité de l’investisseur, ainsi que l’accord négocié seront des atouts majeurs pour le développement de ce projet.

Par le service de communication du ministère des Mines

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Parlement : Moustapha Naïté sur le vote du projet de loi relatif aux Travaux Publics

25 octobre 2019 à 18 06 11 101110

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée Nationale guinéenne était en session plénière ce vendredi, 25 octobre 2019. Une rencontre au cours de laquelle deux accords de financement et un projet de lois ont été examinés et adoptés par les députés. La plénière a porté entre-autres sur l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourd de transport des marchandises dans les états membres de la CEDEAO, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La plénière de ce vendredi a connu la présence de Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics, et de Papa Koly Kourouma, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Parmi les textes examinés, figure celui relatif à « l’acte additionnel du règlement 14 avec la CEDEAO pour renforcer le contrôle de la charge à l’essieu ». Il concerne au premier plan le ministère des Travaux Publics et a été adopté à l’unanimité des 50 députés présents.

A la fin de cette plénière, le ministre Moustapha Naïté est revenu en détails sur ce qui doit être fait dans ce domaine : « Vous êtes bien informés de l’état de nos routes, les dégradations et les agressions que nos routes subissent en longueur de journée avec ces gros porteurs que nous avons sur la route. Nous avons déjà signé une concession avec une entreprise qui opère dans la sous-région avec AFRIC-PESAGE pour assurer le meilleur suivi du contrôle de la charge à l’essieu. Il s’avère que ce n’est pas du tout facile dans la mise en œuvre de cette application mais, le travail a déjà commencé sur le terrain et nous voulons progressivement, au fur et à mesure que les routes sont construites ou reconstruites, que cette concession soit là où des postes de pesage ont été installés, que cela rentre en vigueur avec une certaine rigueur.

Les députés ont posé des questions par rapport à l’opérationnalisation de ces postes de pesage. J’ai rappelé que les premiers postes de pesage ont été construits en 2009 avec le financement de l’Union Européenne, mais ça n’a pas connu de démarrage. Des postes étaient construits, mais ce n’était pas appliqué sur le terrain. Il fallait d’abord qu’une loi soit votée pour un meilleur contrôle, en tout cas, pour la protection des patrimoines routiers nationaux. Cette loi est passée à l’assemblée nationale seulement en fin 2016, donc, qui donnait les bases juridiques nécessaires pour pouvoir avancer dans le contrôle.

Au vu de certaines dégradations de certaines chaussées, nous nous sommes dit qu’il fallait aller avec beaucoup d’intelligence, avec beaucoup de responsabilité et les partenaires, les syndicats et les autres, pour que quand une route est définitivement construite ou reconstruite, que l’opérationnalisation du poste de pesage soit effective. Donc, nous sommes là-dessus et c’est un processus qui va prendre un peu de temps. Mais, quand ça va atteindre la vitesse de croisière, je pense que ce soit les grandes surfaces comme des grandes sociétés, la cimenterie, le port autonome, partout où les gros porteurs peuvent venir, nous allons mettre les postes de pesage pour qu’avant la sortie des installations de ces usines du port, que les camions soient pesés et que la charge soit connue avant d’être sur le patrimoine routier national ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Parlement : plusieurs députés du groupe parlementaire de l’UFR présents à l’hémicycle

25 octobre 2019 à 13 01 29 102910

L’Assemblée nationale est réunie en séance plénière ce vendredi, 25 octobre 2019, pour examiner et adopter un certain nombre de textes et d’accords de financement. Au terme de l’appel nominal, 50 députés ont répondu présent dont 6 des 12 membres du groupe Alliance républicaine, regroupant les élus de l’UFR et leurs alliés. Ce qui contraste avec la décision des responsables du parti de Sidya Touré de retirer les députés membres de leur groupe parlementaire des activités de l’Assemblée nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com présent à l’hémicycle.

Il s’agit du Président du groupe parlementaire, Dr Ibrahima Deen Touré, Elhadj Ibrahima Sila Bah du PGRP, Dr Christian Sinata Touré de l’UPG, Thérèse Téwa Yaradouno, Mohamed Aly Doumbouya de l’UFR et de l’honorable Aboubacar Soumah du GDE, tous députés membres du groupe parlementaire Alliance républicaine. Malgré la décision de l’opposition de retirer les députés membres de ces deux groupes parlementaires (Libéral-Démocrate et Alliance républicaine) des activités de l’Assemblée nationale, ces élus ont répondu présent à l’hémicycle.

La semaine dernière, le Président de l’Assemblée nationale a signé une correspondance adressée aux députés des deux groupes parlementaires concernés, leur demandant de reconsidérer leur position et de revenir continuer les activités parlementaires. C’est cet appel qui aurait permis de décrisper un peu la situation qui a suivi le retrait des députés de l’opposition des travaux du Parlement depuis le 11 octobre 2019.

A noter que pour la plénière de ce vendredi, les 50 députés présents vont examiner au total trois textes dont deux accords de financement et un projet de loi. A savoir :

  1. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23/04/19 dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré de développement et d’adaptation au changement dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN) ;
  2. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23 avril 2019 dans le cadre du financement du projet d’aménagement de la route Boké-Québo (phase 1) ;
  3. Actes additionnels A/SA17/02/12 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’Essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO

Les deux autres textes, initialement programmés dans le même lot, pourraient intervenir la prochaine plénière. Ce sont :

  1. La Convention de concession minière signée entre la Guinée et la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba ;
  2. La Charte nationale des petites et moyennes entreprises (PME), signée le 19/07/2019 par le gouvernement de la Guinée et les partenaires des Associations socioprofessionnelles Cette plénière se déroule en présence des ministres de l’Economie et des Finances, Mamady Camara ; de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma et celui des Travaux Publics, Moustapha Naïté.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Crise politique en Guinée : le Parlement demande le retour des députés de l’opposition

21 octobre 2019 à 17 05 55 105510

Le bureau de l’Assemblée Nationale s’est retrouvé en réunion extraordinaire le vendredi, 18 décembre 2019, pour analyser la situation sociopolitique de la Guinée.

Dans une déclaration dont Guineematin.com a reçu copie, le bureau déplore les pertes en vies humaines enregistrées pendant les manifestations du FNDC contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Les députés plaident pour un rétablissement du dialogue entre les différents acteurs en vue de désamorcer la crise.

Concernant le fonctionnement de l’Assemblée nationale, le bureau invite les députés de l’opposition des deux groupes parlementaires (Libéral-démocrate et Alliance républicaine) à reconsidérer leur position pour revenir au Parlement…

Comme par hasard, la plénière prévue ce lundi, 21 octobre, n’a pas eu lieu. Elle devait porter sur la présentation du projet de Loi de Finances Initiale 2020.

Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce document, signé du Président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano.

Déclaration de l’Assemblée Nationale au sujet de la crise politique que connaît la République de Guinée depuis le 14 octobre 2019 :

L’an deux mille dix-neuf et le vendredi dix-huit octobre, la conférence des Présidents de l’Assemblée Nationale a tenu une réunion extraordinaire, consacrée à l’examen de la situation politique actuelle de notre pays et à l’exploration des voies et moyens de sortie de crise.

A cet effet, prenant acte de la déclaration commune du Groupe Parlementaire Libéral Démocrate et d’une frange du Groupe Parlementaire Alliance Républicaine de suspendre leurs activités au sein de l’Assemblée Nationale, déclaration prononcée vendredi 11 octobre 2019 et immédiatement suivi d’effets ;

Considérant la déclaration d’un groupe d’individus, suivie de mobilisation et de marches ;

Relevant le fait que le mouvement qui s’est traduit, à bien des endroits, par des actes de violence ;

Préoccupée par l’ampleur et les proportions de ces violences ;

De ce qui précède, L’Assemblée Nationale

1- Déplore les pertes en vies humaines et celles matérielles enregistrées à certains endroits du territoire du fait des évènements consécutifs à l’appel de manifester ;

2- Présente ses condoléances émues et sa compassion aux familles des victimes ;

3- Invite les citoyens, les acteurs politiques, le mouvement social, la société civile, les forces de défense et de sécurité ainsi que l’Administration à la retenue et à l’observation d’une attitude responsable ;

4- Invite tous les acteurs à privilégier l’intérêt supérieur du peuple de Guinée en lui assurant un climat de paix et de stabilité dont il a tant besoin pour renforcer sa cohésion et poursuivre sa marche vers le progrès ;

5- invite au retour des Honorables députés ayant suspendu leur participation aux travaux de l’Assemblée Nationale, qui leur offre un cadre idéal de dialogue ;

6- Invite tous les acteurs de la vie nationale à accepter la main tendue du Président de la République, Chef de l’Etat, pour un dialogue responsable et constructif à l’occasion duquel toutes les questions pourraient être abordées et débattues dans l’intérêt supérieur du peuple de Guinée.

Conakry, le 21 octobre 2019

Le Président de l’Assemblée Nationale

Propos transcrits par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Session budgétaire du parlement : voici la première partie du chronogramme

12 octobre 2019 à 10 10 20 102010

Les 59 députés présents à la plénière d’hier, vendredi 11 octobre 2019, ont adopté la première partie du chronogramme de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale de l’année. Une session dite budgétaire et qui porte sur l’examen et l’adoption de la Loi de finances initiale 2020. Mais, en plus du budget de l’Etat pour l’année prochaine, la représentation nationale va examiner et adopter aussi 10 textes dont des conventions, accords, prêts, chartes et projets de lois.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du chronogramme adopté.

CHRONOGRAMME DE LA DEUXIÈME SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR L’ANNE 2019

1ère TRANCHE ALLANT DU 10 AU 25 OCTOBRE 2019

·Jeudi 10 octobre

Ø 11 h 00 : Réunion du Bureau dans la salle des actes

Ø 13h 00 : Conférence des Présidents dans la salle des actes

· Vendredi 11 octobre : 11h 00 – 12h 00 : Plénière consacrée à l’adoption du chronogramme

·Du lundi 14 au samedi 19 octobre : Examen en Commissions des textes ci-après :

  1. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23/04/19 dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré de développement et d’adaptation au changement dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN) ;
  2. Accord de prêt entre la Guinée et le Fond Africain de Développement (FAD), signé le 23 avril 2019 dans le cadre du financement du projet d’aménagement de la route Boké-Québo (phase 1) ;
  3. Convention de concession minière signée entre la Guinée et la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba ;
  4. Charte nationale des petites et moyennes entreprises (PME), signée le 19/07/2019 par le gouvernement de la Guinée et les partenaires des Associations socioprofessionnelles :
  5. Actes additionnels A/SA17/02/12 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’Essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO ;
  6. Projet de loi portant code de drogues de la République de Guinée ;
  7. Projet de loi relatif à la mutualité en Guinée ;
  8. Projet de loi portant promotion et protection des personnes atteintes d’albinisme en Guinée ;
  9. Projet de loi portant organisation, proposition et contrôle des activités physiques et sportives en Guinée ;
  10. Projet de loi portant code de l’enfant en Guinée

Lundi 21 octobre : A partir de 10 h, inter-commissions sur les cinq accords ci-après :

  1. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23/04/19 dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré de développement et d’adaptation au changement dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN) ;
  2. Accord de prêt entre la Guinée et le Fond Africain de Développement (FAD), signé le 23 avril 2019 dans le cadre du financement du projet d’aménagement de la route Boké-Québo (phase 1) ;
  3. Convention de concession minière signée entre la Guinée et la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba ;
  4. Charte nationale des petites et moyennes entreprises (PME), signée le 19/07/2019 par le gouvernement de la Guinée et les partenaires des Associations socioprofessionnelles :
  5. Actes additionnels A/SA17/02/12 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’Essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO ;

Mercredi 23 octobre : Rédaction des rapports sur les textes précités

Jeudi 24 octobre : A partir de 10 h 30, Plénière consacrée au vote des lois d’autorisation de ratification des cinq conventions précitées.

Du mardi 22 au vendredi 25 octobre

Parallèlement aux activités précitées à mener dans l’intervalle, poursuite de l’examen de projet de loi de finances initiale 2020, et des cinq projets de loi ci-après ;

  1. Projet de loi portant code de drogues de la République de Guinée ;
  2. Projet de loi relatif à la mutualité en Guinée ;
  3. Projet de loi portant promotion et protection des personnes atteintes d’albinisme en Guinée ;
  4. Projet de loi portant organisation, proposition et contrôle des activités physiques et sportives en Guinée ;
  5. Projet de loi portant code de l’enfant en Guinée

Conakry, le 10 octobre 2019
La Conférence des Présidents

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Consultations nationales : Fodé Oussou en colère contre Kory Kondiano

11 octobre 2019 à 17 05 22 102210

Le rapport des consultations menées récemment par le Premier sur l’opportunité ou non d’une nouvelle constitution mentionne que l’Assemblée nationale est favorable au projet de changement constitutionnel. Si Kassory Fofana s’est basé sur la position exprimée par le bureau exécutif du parlement pour faire son rapport, il faut dire que celle-ci est loin de faire l’unanimité chez les députés.

A l’occasion de la plénière parlementaire de ce vendredi, 11 octobre 2019, Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate a laissé éclater sa colère contre le président de l’Assemblée nationale. Il dénonce un complot orchestré par Claude Kory Kondiano et les députés du RPG Arc-en-ciel, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous dénonçons un complot permanent orchestré par le président de l’Assemblée nationale et les députés du RPG Arc-en-ciel, en engageant le parlement et disant devant le Premier ministre que nous sommes d’accord pour la nouvelle constitution. C’est la plénière qui est souveraine. Ce que le président Kory Kondiano a dit au Premier ministre n’engage pas le parlement guinéen, ça n’engage que Kory et les députés du RPG Arc-en-ciel. Si Kory voulait savoir quelle était la position du parlement guinéen, on aurait débattu cela ici en plénière devant tout le monde pour qu’on donne une position.

Mais, ils se sont vus en catimini comme ils ont l’habitude de faire des complots dans ce pays pour dire au Premier ministre que le parlement est d’accord. Le parlement n’est pas d’accord, le parlement ce n’est pas les membres du bureau, le parlement c’est l’ensemble des 113 députés du parlement guinéen. Il faut que Kassory comprenne que ce qu’il a écrit n’engage que Claude Kory et les militants du RPG », a déclaré le vice-président de l’UFDG.

Honorable Bakary Diakité, député membre du groupe parlementaire du RPG-AEC

Mais, l’honorable Bakary Diakité, secrétaire parlement et député membre du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel, prend le contre-pied de la version de son collègue. Pour lui, la position exprimée par le bureau de l’Assemblée nationale est celle de l’institution. « Je m’inscris en faux contre les déclarations de l’honorable Fodé Oussou. Quand nous avons reçu le Premier ministre à l’Assemblée nationale, une réunion du bureau de l’Assemblée nationale a été convoquée dans la salle des actes. Deux sujets étaient à l’ordre du jour de cette réunion : l’organisation des élections législatives et l’opportunité d’une nouvelle constitution.

Et, par rapport à ces deux questions majeures qui intéressent la vie de la nation, nous, en tant que représentants du peuple, franchement nous nous sommes prononcés au nom de l’Assemblée nationale. En ce que je sache, le bureau de l’Assemblée nationale est suffisamment représentatif de l’ensemble des députés. Donc par rapport à ce qu’il a dit, ça n’engage que lui. Ce que nous avons dit la dernière fois était au nom de l’ensemble des députés. S’ils ont boycotté, je pense qu’ils ne peuvent qu’en tirer les conséquences. Nous on s’est exprimé au nom de tous les députés et nous avons dit ce que nous pensions et ce que nous avons dit est sur le rapport du Premier ministre », a dit cet autre parlementaire.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Parlement : une plénière pour le chronogramme, l’opposition menace…

11 octobre 2019 à 9 09 58 105810

Les députés se retrouvent ce vendredi, 11 octobre 2019, à l’Assemblée nationale pour la toute première plénière après celle de l’ouverture, le 7 octobre, seconde session ordinaire de l’année, portant sur l’examen du projet de loi de finances initiale 2020. Selon des informations confiées à Guineematin.com, les députés auront comme seul point à l’ordre du jour, l’adoption d’un chronogramme.

Ce calendrier de travail pourrait, selon certaines indiscrétions, intégrer l’examen d’un certain nombre de textes de conventions et de projets de loi, en attendant la disponibilité du projet de loi de finances initiale de l’année 2020, attendu d’ici le 15 du mois.

Cependant, la plénière de ce vendredi risque d’être agitée. En effet, on parle d’un retrait ou tout au moins d’un boycott partiel de la session par les députés de l’opposition regroupés au sein des groupes parlementaires Libéral-Démocrate et Alliance républicaine.

D’ailleurs, une source proche des deux familles politiques, membres du FNDC et opposées à toute modification de la constitution, a confié à Guineematin.com, l’organisation à midi, d’une conférence de presse. A cette occasion, l’opposition parlementaire entend annoncer une décision qui va situer l’opinion sur la suite des événements.

A suivre !

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Guinée : voici les caractéristiques principales de la 2ème session budgétaire (ministre)

7 octobre 2019 à 20 08 55 105510
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Comme annoncé dans une précédente dépêche, la deuxième session budgétaire s’est ouverte ce lundi, 07 octobre 2019. La séance, présidée par Claude Kori Kondiano, président de l’Assemblée Nationale, a connu la présence du Premier ministre, Kassory Fofana, des présidents d’institutions constitutionnelles et des ambassadeurs accrédités dans notre pays et de nombreuses personnalités. Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a dit sa satisfaction par rapport au démarrage des travaux de cette deuxième session budgétaire avant d’annoncer ses principales caractéristiques, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, Ismaël Dioubaté a commencé par dire que l’ouverture de cette session s’inscrit dans le respect strict des dispositions de la constitution. Le ministre du Budget a dit son optimisme quant au bon déroulement des travaux durant cette session. « Comme avez dû le constatez, les deux discours, à la fois du ministre à la présidence en charge des relations avec les institutions constitutionnelles et celui du président de l’Assemblée, donnent un bon départ. En attendant la loi de finances qui, légalement, doit être déposée plus tard le 15 octobre 2019, il fallait que cette session ordinaire soit ouverte solennellement. Et je crois que, nous avons pris bonne note du discours du président de l’Assemblée, du contenu du discours du ministre conseiller à la présidence et le gouvernement est en train de travailler sous la direction du Premier ministre pour présenter un budget cohérent avec la politique du développement prôné par le président de la République et je crois qu’on sera dans le temps », a-t-il dit.

Interpellé sur ce que pourraient être les principales caractéristiques du budget au compte de l’année 2020, monsieur Dioubaté a fait savoir qu’il sera consacré en partie aux infrastructures et à l’énergie pour le bien de la Guinée. « En attendant que le conseil interministériel et le conseil des ministres se prononcent, nous sommes toujours en droite ligne par rapport à la vision du président de la République, celui d’encourager le développement à la base, celui de mettre un accent particulier sur les infrastructures routières, l’énergie et puis la décentralisation. Donc, le budget va tourner autour de ces principales questions de développement qui correspondent à la vision du président de la République, de faire de la Guinée un pays émergent », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Assemblée nationale : ouverture de la session budgétaire (LFI 2020)

7 octobre 2019 à 11 11 07 100710

Conformément à la Constitution, la deuxième session de l’année, dite session budgétaire va démarrer ce 7 octobre 2019, (le 5 octobre étant un jour non ouvrable). Selon les informations confiées à Guineematin.com, en plus du projet de budget portant sur la loi de finances initiale 2020 (LFI 2020), plusieurs textes de lois (conventions et projets), jusqu’ici en attente, pourraient être examinés par les députés.

Contrairement aux sessions précédentes, celle d’octobre 2020, risque d’être particulière puisqu’elle pourrait être la toute dernière session pour cette législature dont le mandat a pris fin depuis le mois de janvier dernier.

Egalement, cette session pourrait être écourtée à cause de la campagne électorale pour le renouvellement du Parlement. Déjà, la CENI- organe chargé d’organisé les consultations électorales et référendaires en Guinée- a annoncé la date du 28 décembre pour la tenue des élections législatives.

Bref, sauf changement de programme, la prochaine législature rentrera en fonction en avril 2020 et commencera ses activités par examiner la session des lois de l’année.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Kankan : opposition, mouvance et citoyens s’engagent dans la consolidation de la paix

1 octobre 2019 à 21 09 13 101310

La mission pour la consolidation de la paix et le dialogue national se poursuit à travers Guinée dans le cadre du dialogue avec les partis politiques, les acteurs de la société civile et les citoyens. Elle a été reçue ce mardi, 1er octobre 2019, par les autorités régionales de Kankan. La rencontre a eu lieu à la maison des jeunes de la commune urbaine en présence de plus d’une cinquantaine de personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mission était composée des députés Sékouba Konaté, Mariama Tata Bah, du directeur national de la prévention des conflits et du représentant du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme.

Honorable Mariama Taata Bah

Les souhaits de bienvenue ont été formulés par le gouverneur de Kankan, Mohamed Gharé. Ensuite, c’est la députée, Maria Tata Bah, qui a pris la parole au nom de la mission, devant une foule composée en majorité par les femmes, pour dire que la Guinée est bien une famille. « Tout ceux qui ont dit que la Guinée est une famille n’ont pas tort. Je le confirme, la Guinée est une grande famille. Quand il y a l’unité et la paix du cœur, ce sont les femmes qui en bénéficieront. Refusons la guerre, refusons la division, ça ne nous mènera nulle part », a-t-elle laissé entendre sous un tonnerre d’applaudissements.

Après l’intervention de Mariama Tata, la parole a été donnée à 10 personnes issues des partis politiques, de la société civile et des citoyens pour s’exprimer sur les problèmes qui freinent le développement de Kankan.

Honorable Sékouba Konaté

A la fin de la séance, l’Honorable Sékouba Konaté s’est dit satisfait du déroulement du dialogue mais aussi de la présence massive des femmes. « Ce qui m’a marqué particulièrement à Kankan, c’est la présence massive des femmes, elles ont donné assez d’importance à la rencontre. Le fait de se regarder en face et se parler a mis à l’aise plus d’un. Il y en a qui étaient frustrés à un niveau très élevé, mais ils ne le sont plus après cette rencontre », a-t-il soutenu.

Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel par intérim à Kankan

Selon Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel par intérim à Kankan, aucun développement n’est possible sans la paix. « Aucune construction, aucun développement, rien n’est possible sans la paix. Cultiver la paix, c’est le gage de tout départ. Donc, s’il y a un groupe qui intervient dans ce sens, nous les accueillons à bras ouvert. La paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement. Il faut que dans chaque comportement qu’on récente la paix », a-t-il dit.

Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG de Kankan

Pour sa part, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG de Kankan, estime que cette mission peut aboutir à un bon résultat si on la laisse aller jusqu’au fond. « J’ai de l’espoir que les députés peuvent tenter de résoudre ce problème s’ils vont jusqu’au fond, si on leur permet d’évoluer. La réconciliation nationale est indispensable, mais c’est les régimes qui ont fait que nous sommes à cet état actuel », a-t-il dénoncé.

A retenir que ce projet est initié par le Système des Nations Unies à travers le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Guinée (HCDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), porté par l’Assemblée Nationale et le ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Risques de conflits en période électorale : l’heure à la prévention à Dinguiraye

24 septembre 2019 à 10 10 52 09529

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée », financé par le bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix, un forum a été organisé hier, lundi 23 septembre 2019, à Dinguiraye. La rencontre a été animée par une mission venue de Conakry et composée de députés membres des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, des représentants du groupe national de contact, (GNC), des partenaires techniques et financiers, du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, de la société civile.

Ils ont échangé avec les autorités locales, les partis politiques, les religieux, les leaders d’opinions ainsi que des représentants des jeunes et des femmes de Dinguiraye, autour de la prévention des conflits et la préservation de la paix dans la préfecture.

Cette rencontre d’échanges a été organisée en prélude aux élections législatives prévues en fin d’année et la présidentielle de 2020 en Guinée. Des moments cruciaux dans notre pays, puisque pouvant déboucher sur des violences. L’objectif est de prévenir des conflits violents, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’Homme auprès des populations et de l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays.

Après avoir expliqué l’objectif de ce forum, le chef de mission, l’honorable Sékouba Konaté, a invité les participants réunis à la maison des jeunes de Dinguiraye, à identifier les conflits et leurs causes, en vue d’envisager des pistes de solutions. Et, les interventions des uns et des autres ont relevé que les conflits à Dinguiraye sont à deux niveaux.

Les conflits d’ordre politique et les conflits d’ordre religieux, dont les principales causes sont entre autres : l’ingérence des administrateurs territoriaux dans le processus électoral, les fraudes électorales, le non-respect des engagements et des lois, le non-respect de la constitution, la mauvaise gestion des revenus de l’exploitation minière par les autorités locales.

Au terme de cette rencontre, les représentants des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale (composés des députés du RPG Arc-en-ciel, de l’UFDG et de l’UFR) ont, chacun en ce qui le concerne, invité les Guinéens au respect des lois, à l’unité, la paix et au renforcement de la cohésion sociale. Aux administrateurs territoriaux, ils ont demandé d’observer l’impartialité lors des échéances électorales pour une cohabitation pacifique et un développement harmonieux et durable profitable à tous.

Quant aux participants, ils ont salué l’initiative et promis d’œuvrer pour la paix et la cohésion sociale dans la préfecture de Dinguiraye.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Dialogue et paix : parlementaires et groupe national de contact à l’assaut des régions

23 septembre 2019 à 13 01 13 09139

Dans le cadre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée », financé par le bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix, quatre équipes de députés (issus des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale), des membres du groupe national de contact, des cadres du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté et des représentants de la société civile, sillonnent actuellement les quatre régions du pays.

L’objectif global du projet est de promouvoir un dialogue constructif et une participation politique inclusive pour une paix durable en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le programme, les délégations réaliseront 17 fora préfectoraux et 23 visites conjointes dans les régions en fonction de la cartographie conflictuelle du pays. Ces activités se tiennent dans un contexte préélectoral et visent à prévenir les conflits violents, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’Homme auprès des populations et de l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays.

De manière plus spécifique, les organisateurs entendent aller à la rencontre des populations pour les sensibiliser sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de paix et de solidarité dans leurs préfectures, mais également encourager les populations concernées à cerner davantage les enjeux du respect des droits de l’Homme, de la loi pour des élections paisibles dans le pays.

Pour la journée de ce lundi, 23 septembre, les fora seront simultanément lancés à Télimélé (en Basse Guinée), à Labé (en Moyenne Guinée), à Dinguiraye (en Haute Guinée) et à Kissidougou (en Guinée Forestière. A Télimélé, la rencontre se déroulera en présence du représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme en Guinée, Patrice Vahard. A Kissidougou, l’ouverture de la cérémonie est placée sous la présidence du président de l’Assemblée nationale, représenté par son directeur de cabinet, Jean Edouard Sagno.

Partout, des députés membres des 3 groupes parlementaires, un membre du groupe national de contact, (GNC), un représentant des partenaires techniques et financiers (HCDH ou PNUD), un cadre du département de l’unité nationale et de la citoyenneté et un ou une représentante de la société civile, prendront la parole pour livrer ensemble de messages dans le sens de l’apaisement du climat sociopolitique national, en prélude aux échéances électorales annoncées.

Ils mettront l’occasion à profit pour rappeler aux cadres de l’Etat et à toutes couches représentées, la nécessité de cultiver un comportement de redevabilité des leaders politiques vis-à-vis des populations.

Entamées le 21 septembre 2019, ces activités vont se poursuivre jusqu’au 5 octobre à travers tout le pays.

Depuis Kissidougou, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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