Hausse des budgets de la présidence et du parlement : les raisons, selon Ismaël Dioubaté, ministre du budget

1 septembre 2021 à 11 11 40 09409
Ismael Dioubaté, ministre du Budget

C’est une situation qui suscite un grand débat actuellement en Guinée. Au moment où le pays vit une crise économique qui frappe durement la grande majorité de la population et pendant que certaines institutions nationales connaissent une baisse de leur budget, d’autres se voient bien loties. C’est le cas de la présidence de la République et de l’Assemblée nationale, dont les budgets ont connu une importante hausse dans la Loi de finance rectificative (LFR), en cours d’examen au parlement.

Qu’est-ce qui explique cette situation ? Le ministre du budget a répondu à cette question dans l’émission Mirador de FIM, ce mercredi 1er septembre 2021. En ce qui concerne la présidence de la République, Ismaël Dioubaté a indiqué que la hausse du budget est essentiellement due à la mise en application du statut particulier des inspecteurs d’État.

« Ça s’explique essentiellement par la mise en application du statut particulier des inspecteurs d’État qui relèvent de la présidence. Donc, ce n’est que ça en réalité. J’ai dit essentiellement mais vous avez aussi toute la panoplie de ministres conseillers qui sont à la présidence. Chaque fois qu’on nomme un ministre conseiller, ça a un impact sur le niveau des salaires. Mais pour le cas précis, c’est essentiellement dû à l’application du statut particulier des inspecteurs d’État », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est de l’Assemblée nationale, il soutient que la hausse se justifie par « l’application de la nouvelle constitution. Avant le changement de la constitution, les sessions de l’Assemblée étaient de six mois. Maintenant, ils (les députés) font une session unique de neuf mois et une session spéciale de la LFR, ce qui fait au total dix mois. Dans la Loi de finance initiale (LFI) 2021, les prévisions étaient sur les six mois conformément à l’ancienne constitution. Maintenant que nous sommes passés à la nouvelle constitution, on passe de six à neuf mois. Ce sont ces primes de session qui expliquent l’augmentation », a dit Ismaël Dioubaté.

A rappeler que le budget de la présidence de la République est passé de 492 511 921 000 GNF dans la LFI à 667 355 982 000 GNF dans la LFR. Soit une augmentation de 174 844 061 000 GNF. Celui de l’Assemblée nationale aussi est passé de 273 345 730 000 GNF à 357 819 955 000 GNF. Soit une augmentation de 84 474 225 000 GNF. 

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Retard des primes des députés : certains élus « inquiets »

2 août 2021 à 13 01 14 08148
Honorable Dr Ibrahima Sory Diallo, président de l’ADC-BOC

Dans les conditions normales, l’Assemblée nationale reçoit chaque trimestre une subvention pour lui permettre de fonctionner. Mais, depuis la clôture de la dernière session parlementaire, le 05 juillet dernier, les députés attendent encore le paiement de leurs primes. Et, certains parlementaires commencent déjà à s’inquiéter et à s’impatienter face à cette situation où aucune explication ne leur a été donnée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 02 août 2021, l’honorable Dr Ibrahima Sory Diallo du parti ADC-BOC a laissé entendre que le retard de paiement des primes des députés commence déjà à impacter négativement sur le fonctionnement de l’Assemblée. Ce parlementaire soutient qu’au-delà des députés, plusieurs autres personnes (les secrétaires, les assistants et certains contractuels) sont sous la coupe de ces primes pour leur fonctionnement.

« Nos primes n’ont pas encore été payées ; et, pour le moment, nous n’avons reçu aucune explication sur ce qui pourrait être la cause de ce retard. Cela commence à être inquiétant, parce que c’est avec ces primes que les députés trouvent leur carburant. Même nos assistants sont payés dans ces primes ; et, vous voyez combien de personnes sont pénalisées par ce retard. C’est quand on nous paye les primes que les secrétaires, les assistants et certains contractuels de l’assemblée nationale sont payés. Si cela n’est pas fait, cela pose des inquiétudes. En principe, on devrait être payés depuis la clôture de la session ; mais, cela n’est toujours pas fait. Le retard tourne autour de 20 à 25 jours », indiqué Dr Ibrahima Sory Diallo.

Pour ce parlementaire, ces primes ne sont pas de la charité demandé à l’Etat. C’est quelque de légale qui ne doit souffrir d’aucune démarche pour son obtention par les députés.

« C’est quelque chose de légal au niveau de l’assemblée nationale. Chaque trimestre, l’assemblée reçoit une subvention qui lui permet de fonctionner. Si cette subvention n’est pas donnée, l’Assemblée est paralysée », a-t-il expliqué tout en se réservant de dire à combien se lève montant de cette subvention.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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3 députés radiés de l’Alliance patriotique : « ils sont en rébellion… » (voici la lettre)

14 juillet 2021 à 14 02 02 07027

On en sait un peu plus sur la radiation des députés Abdoulaye Kourouma, Boubacar Diallo et Bintou Touré de l’Alliance patriotique. Ce groupe parlementaire a donné les raisons de cette décision dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale et dont Guineematin.com s’est procuré copie. Le document indique que les trois députés sont « en rébellion ouverte contre le groupe parlementaire » depuis un bon moment.

« Ils se livrent à des manœuvres de déstabilisation, multiplient les actes de malveillance en montrant ouvertement l’objectif de faire disparaître notre alliance parlementaire. Ils sèment la zizanie et n’hésitent pas à manquer de respect aux autres collègues. L’ambiance est devenue lourde et irrespirable. Les coups de sang, de colère et les cris se multipliaient depuis des mois, couronnés par une incompatibilité d’humeur notoire compromettant ainsi dangereusement leur maintien dans le groupe ».

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien PDF ci-dessous pour lire la lettre signée des onze députés qui composent désormais le groupe parlementaire Alliance patriotique :

Radiation de 3 députés de l’Alliance patriotique

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Société Minière de Mandiana : l’Hon. Eva Cross salue le démarrage des activités

9 juillet 2021 à 10 10 03 07037

Une haute délégation composée du ministre des Mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, des cadres de son cabinet et la Présidente de la Commissions Mines et industrie de l’Assemblée nationale, s’est rendue le dimanche dernier, 4 juillet 2021, à Loïla, dans la commune rurale de Koundian, relevant de la préfecture de Mandiana pour visiter l’usine de traitement d’or de la Société Minière de Mandiana (SMM), a appris Guineematin.com, auprès de l’Assemblée nationale.

Un évènement vivement salué par l’Honorable Eva Cross, Présidente de la Commission Mines et Industrie de l’Assemblée nationale émerveillée par la qualité des installations mais aussi et surtout du volume des investissements en un temps record.

Native de Mandiana, cette députée, qui a contribué pleinement à la mise en place de cette société minière dans cette partie orientale de la Guinée, réputée pauvre, malgré son riche sous-sol, a confié à Guineematin.com, ses sentiments de bonheur et de fierté retrouvés pour toute une région.

Honorable Eva Cross, présidente de la Commission mines et industrie de l’Assemblée nationale

« Je commence par vous dire qu’après cette visite, je me sens toute heureuse. Et c’est le lieu et l’occasion pour moi de saluer l’engagement et la volonté matérialisée du président de la République en faveur des populations de cette localité confrontée à de sérieux problèmes de développement. Sans l’engagement personnel du Chef de l’Etat, nous ne serions pas ici pour parler d’une usine d’exploitation industrielle d’or. Voyez-vous, Loïla, c’est à plus de 60 km du Chef-lieu de Mandiana, où il n’y avait pratiquement rien. Mais aujourd’hui, nous nous sommes embarqués à Conakry dans l’avion et en une heure 15 mn, nous avons atterri à Loïla. Si vous ajoutez l’usine elle-même et les autres réalisations connexes, j’exprime tout naturellement ma profonde gratitude en tant qu’élue du peuple au Pr Alpha Condé. Je n’oublie pas de saluer, c’est vrai, le dévouement des cadres à tous les niveaux du département des Mines et de la Géologie et par extension à tous les cadres des autres départements et du pays, qui ont de près ou de loin contribué à la réalisation de ce bijou. Je me rappelle encore, comme si c’était hier, le 24 février 2017, quand l’Assemblée nationale a voté la ratification de cette Convention pour l’exploitation industrielle de l’or de Mandiana. Il y avait le doute qui habitait certains sceptiques. Mais aujourd’hui, c’est avec un grand bonheur que nous assistons au démarrage effectif des activités de la Société Minière de Mandiana (SMM). Ce 4 juillet 2021, la délégation a été impressionnée par la qualité et la nature des installations de cette usine de traitement. Sans risque de me tromper, je pense que c’est la plus moderne de son genre en Guinée. Les essais ont commencé et sont concluants. Les premiers lingots de 24 kg d’or sont coulés et la société peut réellement passer à la production », s’est réjouie l’honorable Eva Cross.

Si la députée salue cette réussite c’est parce que la Société Minière de Mandiana à travers Managem, une société marocaine, a honoré ses engagements d’investir plus de 211 millions de dollars contre 110 millions initialement prévus, pour réaliser des installations de pointe avec une technologie de dernière génération.

Mais ce n’est pas tout. « Je suis contente aujourd’hui pour l’installation de cette unité industrielle de grande utilité pour notre pays et pour la préfecture de Mandiana. Avec cette société, et conformément au Code minier de notre pays, c’est plus de 800 emplois directs et plus de 1500 emplois indirects qui vont être créés. Mieux, pour le développement local, désormais, la préfecture de Mandiana va bénéficier des impôts et taxes miniers, sans compter le FODEL, qui vont soulager considérablement la population et contribuer au progrès social de la communauté. C’est le plus important pour moi, en tant qu’élue du peuple et fille de cette localité », a indiqué la Présidente de la Commission mines et industrie du parlement.

Mais, dit-elle, l’autre satisfaction tirée de cette réussite est le renforcement de l’excellence des relations entre la Guinée et le Royaume du Maroc.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Double taxation des appels téléphoniques (passant de 60 à 120 GNF/Min) : une décision aux impacts inquiétants !

7 juillet 2021 à 11 11 36 07367
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Par Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC : En 2016, une nouvelle taxe a été introduite dans la téléphonie en Guinée. Appelée TCT, cette « Taxe sur la communication Téléphonique » a été approuvée par l’Assemblée Nationale de l’époque avec une imposition de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) et exclusivement prise en charge par le consommateur. Les raisons de cette nouvelle taxe ont été justifiées dans le temps par l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur notre économie.

Et, l’actuelle Assemblée nationale a récemment approuvé une proposition de loi qui double cette taxation, passant alors de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) à cent vingt francs guinéens par minute (120/Min) ! Comme bon nombre de concitoyens, nous nous posons la question sur les impacts et conséquences de cette nouvelle décision sur les consommateurs en téléphonie et sur le secteur de la téléphonie.

Il est important de savoir que tous les États ont le droit d’ouvrir ou réadopter une assiette fiscale en cas de besoin ou contrainte économique. Le même droit s’étend sur le positionnement de l’assiette fiscale ; c’est-à-dire, le secteur d’activité devant supporter la charge fiscale. Par ailleurs, l’application de ce droit doit impérativement aller dans le sens du bien-être de tout un chacun.

A mon avis, la Guinée étant un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les taxes à la charge du citoyen rendent la vie plus difficile aux pauvres au lieu de l’améliorer. Les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches, en sachant que nos recettes à mobiliser sont plus à satisfaire les comptes personnels de certaines grosses pontes que ceux de l’Etat.

Cette décision est-elle le fruit de la facilité ?  Personnellement, je parie que doubler la TCT aura moins d’impacts dans la mobilisation des recettes dans les conditions actuelles ou la téléphonie est moins convoitée par les abonnés. Avec la forte vulgarisation d’internet et les services qui en découlent, il est bon de savoir que la téléphonie n’est plus une nécessité aussi importante en communication analogique/numérique. Donc, cette décision une fois appliquée, viendra augmenter les couts de l’appel téléphonique dans notre pays !

De nos jours, la plupart des abonnés mobile ont un service internet fréquent et disponible sur leurs portables. Alors, avec ce nouveau coût à la hausse des appels téléphoniques classiques, il est logique que de nombreux abonnées pourraient choisir les appels via internet que ceux via la téléphonie mobile ordinaire.

Alors, si nous avons moins d’appels téléphoniques, cela signifie qu’il y aura moins de taxes TCT que l’État pourra recouvrir. Conséquence, les objectifs économiques à atteindre à travers cette décision ne seront qu’un mirage. Bref, nous assisterons au boycott de la téléphonie classique puisque plusieurs alternatives moins coûteuses s’offrent aux abonnés.

A mon avis, une telle décision affectant le consommateur (Citoyen) ne devrait pas être une surprise pour tous. Elle aurait dû être au centre d’une négociation en amont entre Etat, l’association patronale des Télécoms et les représentations des consommateurs afin de pourvoir trouver un équilibre satisfaisant les trois camps. Malheureusement, aujourd’hui, il sera difficile de revenir en arrière ! Alors, à mon humble avis, la prochaine étape doit être comment atténuer l’impacts socio-économiques de cette décision sur le consommateur et le secteur de la téléphonie ?

Face à ce défi, les pistes de solutions à cette problématique feront l’objets de notre prochain article !

Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

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Corruption sur l’axe Abidjan-Conakry : policiers et chauffeurs à cœur joie, silence coupable des autorités

6 juillet 2021 à 12 12 08 07087

Traverser les frontières terrestres est interdit entre la Guinée et la Côte d’Ivoire depuis l’apparition de la Covid-19. Officiellement, seul le transport de marchandises est toléré, mais des citoyens en profitent aussi. Une occasion pour les agents de sécurité de les rançonner à souhait. Les rappels à l’ordre n’ont rien changé, la justice reste muette.

Les gouvernements guinéen et ivoirien ont décrété l’Etat d’urgence sanitaire pour limiter la propagation de la Covid-19, installé des postes de contrôle en plus des barrages conventionnels, sur les routes pour veiller au lavage des mains et au port de masque. Mais les forces de l’ordre postées à ces barrages « sanitaires » se sont données d’autres missions : rançonner les usagers.

Sur l’axe Abidjan-Conakry, les postes d’observation tenus par la gendarmerie ont doublé, passant de 7 à 14, explique Ali Touré, convoyeur ivoirien sur l’axe Abidjan-Danané (dernière ville ivoirienne avant la frontière avec la Guinée). Sur la dizaine de villes à traverser sur l’axe Abidjan-Conakry, « on y trouve : douane, police, eaux et forêts, section anti-drogue, agents de santé. Chacun son tarif : Douane, 10 000 à 20 000 FCFA; Eaux et forêts, 500 FCFA ; police, 1 000 FCFA », détaille M. Touré.

Côté guinéen, Junior, convoyeur de marchandises d’Abidjan à Conakry, indique verser jusqu’à 3 200 000 GNF (325 dollars au taux de 1 dollar pour 9 832 GNF  à la date du 27 juin 2021). Les montants varient selon les barrages. La quittance lui coûte entre 60 millions et 150 millions GNF (entre 6 000 et 15 000 dollars au taux du 27 juin) selon le poids. « Cela ne nous sert à rien. À chaque barrage on paye. Ils ne fouillent pas la cargaison, ils demandent juste l’argent ». S’il paye, dit-il, c’est pour éviter des retards de livraison qui conduirait à des ruptures de stock, donc des pertes, il ne sait pas que c’est illégal. 

Syndicats impuissants

Les syndicats de transporteurs, embarrassés, tentent des solutions désespérées. Ahmed Doumbia, secrétaire général de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest, souligne que des millions de FCFA sont versés aux agents, sans reçu. D’Abidjan à la frontière guinéenne, dit-il, il y a 14 barrages à 2 000 FCFA, « ce qui fait 28 000 FCFA payés sur 640 kilomètres ».

Alpha Oumar Sow de la CNTG (Confédération nationale des travailleurs de Guinée), gère la ligne Nzérékoré-Man-Abidjan. Il a expliqué que les chauffeurs, en accord avec le syndicat, ont changé d’itinéraire pour assouplir l’ampleur du racket. Cela marche en Guinée, pas en Côte d’Ivoire : « Côté ivoirien, la frontière est officiellement fermée, les forces de sécurité font payer jusqu’à 5 000 FCFA par passager. Aux bureaux des douanes, de la police, des eaux et forêts, des agents de santé, de la mairie, il faut payer également ».

Tanou Nadhel Diallo, secrétaire administratif du syndicat des transporteurs de Labé (Guinée), affilié à la CNTG, trouve une explication au racket : « Il y a 52 articles dans le Code de la route guinéen, aucun chauffeur ne peut les respecter à tout moment. On ne peut pas être en règle à 100%. Alors, ils nous font payer ».

Saignée financière

Les paiements indus sur les routes ont fait perdre 33 milliards de FCFA à la Côte d’Ivoire, en 2016, selon l’OFT, Observatoire de la fluidité routière. Cette agence gouvernementale sous tutelle du ministère des Transports ivoirien, veille à la continuité et à la fluidité du transport, routier, ferroviaire, maritime et aérien.

Si en Guinée, il n’y a pas de chiffres sur le racket, le premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, avait reconnu devant les députés, en 2018, que la corruption et les pots de vins font perdre à la Guinée jusqu’à 600 milliards GNF par an (61 021 965 millions de dollars, au taux du 27 juin 2021), tous secteurs confondus.

Une étude réalisée par Afrobaromètre et Stat view international révèle que 63% de Guinéens estiment que la corruption est en hausse; 49% pensent que tous les policiers et gendarmes sont corrompus. Une autre étude des mêmes organisations publiée en août 2020 révèle que 58% des Guinéens ont versé des pots-de-vin aux policiers pour éviter des difficultés aux postes de contrôle. Une tendance à la hausse : 51% en 2017, 58% en 2019, 74% en 2020.

Une culture de la corruption

Paradoxalement, syndicalistes et chauffeurs des deux pays savent, du moins pour certains, que payer indûment est illégal. « C’est illégal, mais ceux qui sont censés appliquer la loi sont ceux-là qui la violent sous tes yeux. Ils te demandent de payer. Si tu les dénonces, ils peuvent te violenter ou te retarder. Alors tu ferais mieux de payer », fulmine Tanou Nadhel Diallo.

Pour lui, le plus dur est encore d’obtenir des preuves contre les forces de l’ordre, il soupçonne une collusion avec la hiérarchie : « La chaîne de corruption va très loin, il y a une complicité ». Le ministère guinéen de la Sécurité et de la protection civile dont les agents sont incriminés a refusé de donner suite à notre demande d’interview.

Ahmed Doumbia de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (section de Côte d’Ivoire) se dit conscient qu’ils ont le droit de refuser : « Le commissaire du gouvernement, Ange Kessy, responsable de la cellule anti-racket, nous a interdit de donner de l’argent aux forces de l’ordre. Nous savons que c’est illégal, mais on n’a pas le choix ».

Abdoulaye Sylla, président du Collectif des fédérations des chauffeurs de Côte d’Ivoire pense que les chauffeurs, pour la plupart analphabètes, ignorent la loi : « Une fois, un chauffeur a été pris par la police anti racket, il ne savait pas que c’est illégal ». Alors, les agents en profitent.

« Ce sont des arrangements. Si nous faisons correctement notre travail, certains véhicules seront immobilisés. Les transporteurs eux-mêmes sont conscients qu’ils ne sont pas en règle, à 100% vis-à-vis de la loi et des dispositions sanitaires liées à la Covid-19 », confie un douanier à l’entrée de la ville de Man.

Quant à ses frères d’armes policiers quand nous nous sommes présentés comme journaliste qui voulait savoir pourquoi il confisque certaines pièces de véhicules contre de l’argent, il nous a demandé de nous référer à sa hiérarchie. Après, « il parlera à la presse ». Les agents des Eaux et forêts nous ont renvoyés à leur hiérarchie aussi.

Me Brahima Coulibaly, avocat au barreau d’Abidjan, vice-président du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) milite pour la mise en place d’un mécanisme permettant aux routiers de se plaindre et d’obtenir réparation. Mais il se demande bien si un transporteur peut garer son véhicule et entamer une procédure judiciaire ? « En plus, sur les routes, c’est sa parole contre celle du corps habillé. C’est difficile ».

Des lois… inutiles ?

Pour lutter contre la corruption, la Guinée a voté, en 2017, une loi anti-corruption. En plus, le Code pénal guinéen en son article 771 prévoit des peines d’emprisonnement jusqu’à 10 ans et d’amende jusqu’à 10 000 000 GNF. En Côte d’Ivoire, la corruption est punie pratiquement des mêmes peines suivant les articles 28, 29 et 30 du Code pénal. Mais l’application de ces lois se fait attendre.

En Côte d’Ivoire, suite aux nombreuses plaintes des routiers, le Commandant en second de la gendarmerie ivoirienne, le Colonel Major Vako Bamba, a entamé, en avril 2020, une tournée de sensibilisation. « Le gendarme contrôle les pièces du véhicule, l’identité des usagers, seulement si les conducteurs commettent des infractions. Les postes d’observation ne sont pas des barrages, le gendarme est là uniquement pour prévenir, sécuriser, alerter ou renseigner en cas de besoin », rappelle l’officier.

En mai 2021, le chef du parquet militaire ivoirien, le commissaire Ange Kessy, dans un véhicule banalisé a pris des agents en flagrant délit de racket, à l’entrée de Yamoussoukro. Il s’est juste contenté de les rappeler à l’ordre : « Abandonnez ces vieilles habitudes. S’il vous plaît. L’État vous paye déjà », a-t-il dit aux policiers et gendarmes. Aucune sanction n’a suivi. Même pas disciplinaire.

En Guinée, le gouvernement a reconnu le racket en Conseil des ministres le 6 mai 2021. Le ministre de la Sécurité et celui de la Défense ont signé un communiqué conjoint rappelant les forces de l’ordre. Ici, comme en Côte d’Ivoire, aucune sanction n’a suivi.

Sékou Mohamed Sylla, directeur exécutif de l’ANLC, Agence nationale de lutte contre la corruption (agence gouvernementale), explique que c’est l’application de la loi qui pose problème. Sinon, rappelle-t-il, en 2018, le gouvernement guinéen avait publié le même communiqué. « Il faut appliquer la loi, c’est tout », assène-t-il.

Incompétente ou corrompue ?

Dans les deux pays, les médias dénoncent régulièrement le racket, les citoyens aussi. La justice ne réagit pas pour autant. Aucun procureur de Conakry n’a donné suite à nos demandes d’interview sur le mutisme de l’appareil judiciaire. L’un d’eux a dit tout de même : « C’est difficile pour la justice ». Pourquoi ? Il ne le dira pas.

Un juge guinéen a lui accepté de donner quelques explications, à titre informel : « Il faut des gens pour arrêter la corruption. Mais le système est enraciné au point que ceux qui luttent contre la corruption se prêtent à la pratique. C’est difficile ». Selon le juge, pour réprimer un fait, il faut des acteurs. A leurs côtés, des lanceurs d’alerte comme les médias. Même alerté, si les organes de répression n’ont pas « la main mise (connaissance de la chose) et la main libre (pas d’obstacles politiques), ce sera difficile ».

Cette théorie est corroborée par Dr Aliou Barry, Directeur général de Stat view international, expert en gouvernance, représentant de Afrobaromètre en Guinée, pour qui, l’appareil judiciaire doit être soutenu. « Je ne pense pas qu’il y ait de juges compétents en matière de lutte contre la corruption. Il faut les former. Le secteur judiciaire n’a pas assez de moyens ».

Pour lutter contre la corruption, il faut la prévention, la sensibilisation, l’éducation civique, dit-il. Monsieur Barry préconise même l’introduction dans le cursus scolaire ou universitaire des cours d’éthique ou de morale. Il estime qu’il n’y a pas aussi suffisamment de sensibilisation sur la corruption. Certains citoyens, selon lui, sont tellement habitués à payer, qu’ils oublient qu’ils contribuent à asseoir une culture de la corruption. 

Société civile inefficace

Dans les pays démocratiques, la société civile éduque les citoyens à la bonne gouvernance. En Afrique subsaharienne, elle peine à exister. Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne, soutient que le contrôle de masque est devenu une occasion pour les forces de sécurité de rançonner les citoyens. « Il y a une multiplication des barrages », regrette-t-il. Pour lui, si les citoyens payent, c’est parce qu’ils ne sont pas informés que c’est de la corruption. « La population est vulnérable à la corruption, elle n’est pas informée ».

En Côte d’Ivoire, le président de la Ligue africaine de lutte contre la corruption (Alaco), Alex Nzi Moro Nicaise, trouve que le racket gangrène l’économie, impacte négativement le développement du pays dans la mesure où ce sont des dépenses d’investissement sans reçu : « Ce sont des millions de FCFA qui passent dans les poches des treillis sans traces avec ces centaines de camions qui traversent les corridors au quotidien. Ces passe-droits ne profitent qu’aux forces de l’ordre ».

En ces temps de Covid-19, si la pandémie a cloué nombre de secteurs économiques, envoyé des milliers de personnes au chômage, elle a servi à remplir les poches de certaines personnes. Impunément.

Avec l’appui de la CENOZO (Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest), les journalistes Oumar Tély Diallo et Abou Traoré ont enquêté.

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L’or de Gaoual, exonérations, recettes… les annonces du ministre du Budget au Parlement

4 juillet 2021 à 17 05 43 07437
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Après avoir présenté le document de cadrage budgétaire pluriannuel 2022-2024 la veille, dans le cadre du débat d’orientation budgétaire (DOB), le Ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, est revenu, hier, samedi 3 juillet 2021, devant les députés pour répondre aux préoccupations soulevées pendant les débats, a constaté le journaliste de Guineematin.com qui suit les débats à l’Assemblée nationale.

Évolution du budget, le train de vie de l’Etat, la dégradation de l’environnement, la découverte d’or à Gaoual, la corruption, l’hôpital Donka, cas du secteur privé, du Code général des impôts, les infrastructures, les exonérations accordées à certaines sociétés, l’éducation, la santé, la maîtrise de la pandémie du covid-19, le doublement des recettes à l’horizon 2024… ce sont entre autres questions que les députés ont posées au ministre du Budget.

En ce qui concerne l’évolution du budget, notamment des recettes de l’Etat et le solde, Ismaël Dioubaté, en économiste aguerri, a expliqué aux députés le concept de solde de base, actuellement à 13 %.  L’ambition du gouvernement est de porter ce taux à l’horizon 2024  à 18% et de miser sur 20 % plus tard qui est le taux moyen dans l’espace de la CEDEAO.

L’autre question lancinante était liée au taux de croissance. Dans le document du cadrage macroéconomique, ces hypothèses vont de 5,4 % en 2022 et 5,3 % pour 2023 et 2024, alors que le taux de croissance réel en 2020 est de 7,1%. Le ministre  a expliqué que pour le cas guinéen, le taux de croissance est porté par les mines. Se voulant réaliste, il a dit aux députés, chiffres à l’appui, avec 80 millions de tonnes d’exportation de la bauxite par an, qu’il ne s’attend pas à de gros investissements dans le secteur avant 2026. Mais en 2026, avec l’arrivée du Simandou dans le secteur, ce taux de croissance pourra à nouveau augmenter significativement.

De la réduction du train de vie de l’Etat, le ministre soutient que depuis 2018, le titre 3 du budget, relatif au fonctionnement des départements est amputé de 20% pour accorder le strict minimum.

Contrairement à ce que pensent beaucoup de citoyens sur la déperdition des taxes et impôts, Ismaël Dioubaté soutient que tout ce qui est importé en Guinée est taxé. Ces sont les impôts indirects qui ne sont pas payés. Mais, promet le ministre du Budget, tous les restaurants, les pharmacies, les supérettes sont recensés. Les gens paient les droits de douane, ils ne paient pas les impôts à l’intérieur. C’est de cela qu’on va s’occuper désormais et réduire les déperditions de l’impôt.

Par rapport à l’épineuse question des exonérations, récemment soulevée par le FMI, le Chef du département des impôts, prend un engagement devant les élus du peuple. C’est celui de rester fidèle à la loi.

« Le 27 avril 2021, j’ai pris un arrêté suspendant toutes les exonérations qui n’obéissent pas aux règles. Il y a beaucoup de Conventions qui dérogent au Code des investissements que nous sommes en train d’analyser un à un », a souligné le ministre.

Sur les menaces qui planent sur le budget. Le ministre évoque principale menace, la pandémie liée au Covid-19 avec tous les risques endogènes possibles. Les autres risques, souligne-t-il, sont idéologique.

Naturellement, la préfecture de Gaoual, nouvelle zone aurifère du pays, s’est invitée dans les débats. Mais pour le ministre, Gaoual est un phénomène que le gouvernement ne maîtrise pas. «  Gaoual est un phénomène qu’on ne maîtrise pas d’abord. Par ce qu’il n’y a aucune étude qui prouve qu’il y a de l’or dans cette préfecture. Il faut approfondir les études pour répondre à toutes ces interrogations », a-t-il soutenu.

Par rapport à la protection de l’environnement, Ismaël Dioubaté appelle à l’engagement citoyen.

« J’ai fait une mission en Sierra Léone, j’ai constaté que de Pamélap jusqu’à la frontière avec le Liberia, je n’ai vu aucun feu de brousse du côté léonais et par endroit même il y a des arbres plantés. L’aspect climatique dans le pays, n’est pas une question des Nations Unies. La question est locale. Il faut absolument qu’on mette fin aux feux de brousse et à la coupe abusive du bois. Vous les élus du peuple, vous devez nous aider à ce niveau auprès de vos mandants. Avec les fonds FODEL et d’ANAFIC, il faut mettre au sein des politiques et décentralisations le reboisement et contrôle de la coupe du bois. C’est intéressant », conseille Ismaël Dioubaté.

Plus loin, le Chef du département du Budget a évoqué l’option entreprise par le Président de la république d’améliorer sensiblement les recettes de l’Etat, en passant du simple au double.

« Le doublement des recettes en 2022, c’est possible. Cette année, nous sommes passés à 50% en 2022, nous serons à 100 %. Nous serons dans la logique du Président qui pense qu’il y a assez de niches, il faut aller les chercher. Avec les institutions financières internationales, plus vos côtes sont élevées et plus vous avez la facilité à lever des fonds avec les bailleurs. Pour preuve, je vous donne un seul segment du Guichet unique. C’est-à-dire le DDI et le DDE. Avant le Guichet unique c’était entre 340 millions à un milliard. Aujourd’hui, la moyenne est de 19 milliards. Ma conviction est que si on vous dit de faire 10, battez-vous à faire 20… », a martelé le ministre qui a également laissé d’autres segments de cette question à la charge du ministre de l’économie et des finances et du gouverneur de la Banque centrale..

Le tronçon Labé-Madina Ghounass, lancé depuis de 13 ans, garde toujours 25 km, non achevés du côté guinéen. Sans ambages, Ismaël Dioubaté, parle de honte. « Il nous a vraiment manqué de suivi. On va faire l’effort pour terminer cette partie. Parce que c’est vilain et c’est une honte… »

En ce qui concerne la situation de l’hôpital Donka, l’Etat veut le mettre en Concession pour sa gestion, a révélé le ministre. Parce que simplement selon lui, il y a beaucoup de cliniques à Conakry qui fonctionnent avec le matériel pris dans cet établissement sanitaire. « Le Président qui a fait entièrement rénové et équipé l’hôpital Donka, ne veut pas prendre le risque de perdre ces équipements ultra modernes ».

Pour les questions relatives aux primes accordées aux Gouverneurs, préfets et Sous-préfets, à travers l’ANAFIC, le plaidoyer en direction des élus locaux, notamment des maires, ne passe pas aux yeux du patron du Budget.

« Les maires sont les gestionnaires de la cité et ont d’autres recettes qui les permettent de vivre. Ce qui n’est pas le cas pour les administrateurs territoriaux », a asséné le ministre

Du secteur privé, Ismaël Dioubaté, n’est pas tendre. Il a dénoncé la fausseté de certains opérateurs qui établissent habituellement trois bilans.

Un bilan pour les Banques où ils les font miroiter que tout est bon. Un deuxième pour l’administration où ils ressortent le cataclysme et le troisième, le réel aux actionnaires. Message de fermeté à l’endroit du secteur privé. Désormais il nouvel outil est en gestation pour établir tout bilan. Ce sera en ligne et conforme aux normes actuelles en la matière.

Pour le ministre du budget, l’Etat fera son rôle pour l’épanouissement secteur privé guinéen. « Tous les instruments et mécanismes qui doivent favoriser leur essor seront pris. Mais l’Etat sera exigeant sur les mécanismes de contrôle et de gestion. Un secteur privé c’est avec de grands banquiers et de projets structurants », a martelé Ismaël Dioubaté.

Avant de céder le parloir au ministre de l’économie et des finances, avec lequel il soutient avoir de très bons rapports de collaboration, le ministre du Budget a fait un clin d’œil à la société civile. « J’aurai souhaité que Dr Dansa Kourouma soit dans la salle. Il sait pertinemment que le budget qu’il nous a soumis cette année a été doublé. Soyons sérieux, la société civile ne participer à l’élaboration du budget. Ce n’est pas son rôle. Et nous connaissons comment fonctionnent la plupart de ces organisations. Elles sont nombreuses à s’affilier aux partis politiques si elles ne sont pas entièrement membres. Cela doit cesser… », a conclu le ministre.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Parlement : la ministre des Travaux publics annonce la construction de 5 ponts de plus de 700 mètres linéaires

24 juin 2021 à 19 07 39 06396
Emilie Diaby, ministres des Travaux publics

Pour sa première apparition en séance plénière, la ministre des travaux publics, Emélie Diaby a expliqué aux députés, l’importance pour son département dans la modernisation du réseau routier national et notamment celui de Conakry et environs, concerné par l’accord de prêt de de don relatifs au projet de construction de cinq ouvrages d’art et de quinze km de route d’accès, signés le 5 mai 2021, entre la Guinée, d’une part et l’Agence Néerlandaise pour l’entreprise (RVO) et la Banque de développement des entreprises (EMO), d’autre part, pour un montant de cinquante-neuf millions cent quatre-vingt-dix mille trois cent neuf euros (59 990 339 Euros).

Selon la ministre des Travaux publics, les ouvrages listés concernent Kakimbo et les quartiers de Ratoma et Kipé, Démoudoula et petit Simabaya, Kiroty et Lambanyi à Conakry et Kassoya et Sanoya dans la préfecture de Coyah. La longueur totale de ces ouvrages est de plus de  700 a réalisation de ces ponts et la construction d’une route de 15 km permettront de rendre plus fluide la circulation à Conakry et ses environs. Un accent mis sur la sécurité, le désengorgement de certains quartiers, la protection de l’environnement et le développement du transport.

Dame Emilie Diaby, confrontée sans doute aux problèmes de dégradation poussée du réseau routier national, a annoncé aux députés sa volonté d’élaborer un plan d’action de son département qu’elle présentera prochainement en Conseil des ministres.

Par rapport à la route nationale N°1 Coyah-Dabola longue de plus de 370 km, la ministre a rassuré les députés de sa détermination à veiller sur l’évolution des travaux.

« Mon Directeur national est basé à Kindia. Moi-même, je me rends régulièrement et nous suivons l’évolution des travaux de cette route », a expliqué la ministre.

Finalement, les députés ont approuvé à l’écrasante majorité des voix les deux accords de prêt et de don. Les autres textes initialement annoncés dont le Code des impôts continuent d’être étudiés dans les commissions.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Parlement : plusieurs textes au programme dont un accord de prêt de 60 millions d’Euros destiné aux travaux publics

24 juin 2021 à 18 06 32 06326

La représentation nationale tient une séance plénière ce jeudi, 24 juin 2021 en vue de voter cinq textes dont des accords de prêt destinés à construire des ouvrages de franchissement dans certains quartiers de la capitale et de Coyah, situés dans les quartiers de Kakimbo, de Kiroti, de Lambanyi à Ratoma, Kissosso à Matoto et Kassonya à Coyah.

Un autre montant de 65 millions de dollars servira à appuyer le département de l’Environnement dans ses efforts de lutte pour la protection des écosystèmes.

Selon le programme consulté par Guineematin.com, ces textes sont :

Honorable Amadou Damaro Camara, président de l’Assemblée nationale

Ø Le Projet de loi portant protection des consommateurs, contrôle de denrées, marchandises et services et répression des fraudes commerciales

Ø Le Projet de loi portant Code général des impôts de la République de Guinée

Ø L’Accord de prêt et de don relatifs au financement du projet de gestion des ressources naturelles, minières et de l’environnement, signés le 9 juin 2021 entre la Guinée et l’Association internationale de Développement 5AID), pour un montant de soixante-cinq millions de dollars (65 000 000 USD)

Ø L’Accord de prêt et de don relatifs au projet de construction de cinq ouvrages d’art et de quinze km de route d’accès, signés le 5 mai 2021, entre la Guinée, d’une part et l’Agence Néerlandaise pour l’entreprise (RVO) et la Banque de développement des entreprises (EMO), d’autre part, pour un montant de cinquante-neuf millions cent quatre-vingt-dix mille trois cent neuf euros ( 59 990 339 Euros)

Les débats, présidés par l’Honorable Amadou Damaro Camara, ont enregistré la présence de 61 des 114 députés et se déroulent en présence des ministres Abdoulaye Magassouba des mines, de Mme Emilie Diaby des travaux publics, de Mamady Camara de l’économie et des finances et d’Oyé Guilavogui de l’Environnement.

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Parlement : les députés adoptent la dernière tranche du chronogramme de la session ordinaire 2020/201

12 juin 2021 à 16 04 53 06536

L’Assemblée nationale réunie en séance plénière, hier, vendredi 11 juin 2021, a  adopté un nouveau chronogramme de travail pour la période allant du 11 juin au 5 juillet 2021, date de la clôture de cette session ordinaire 2020/2021. Selon ce document, les députés vont examiner pour adoption quatre projets de loi, deux accords de prêts et de don, le document d’orientation budgétaire 2022. Le tout suivi de l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale avant la clôture de la session prévue, le lundi 5 juillet 2021.

En marge de la présentation du document d’orientation budgétaire, programmée le 30 juin, trois communications sont annoncées. Il s’agit :

Du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Des partenaires sociaux (Organisation de la société civile)

Des partenaires économiques (Secteur privé).

La cérémonie de clôture, fixée pour le lundi 5 juillet connaîtra en plus des discours traditionnels du Représentant du Chef de l’Etat et du Président de l’Assemblée nationale, la présentation des documents de travail du parlement, notamment le site web, le manuel de procédure, le règlement administratif et celui financier.

Cette plénière du 11 juin a été marquée par l’adoption à l’écrasante majorité des députés présents du projet d’amendement d’un loi, introduit par le Président de la république. Ce texte concerne l’article 10 de la loi organique sur le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel, CESEC, notamment sur la composition qui passe de 51 à 57 membres dont 17 désignés par le Président de la république contre 12 initialement.

Guineematin.com qui a suivi les débats, vous propose l’intégralité de la 5ème tranche du chronogramme de la session ordinaire 2020/2021.

Chronogramme de la cinquième et dernière tranche de la session ordinaire unique 2020 (Enregistré automatiquement)

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Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Parlement : Amadou Damaro reçoit un projet de proposition de loi des Coordinations régionales

4 juin 2021 à 10 10 09 06096

Suite à la résolution prise par l’Assemblée nationale, le 22 janvier dernier et les rencontres qui ont suivi, les représentants des quatre régions naturelles de la Guinée, ont été reçus à leur demande par le Président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, en vue de lui remettre un document qui pourrait servir de texte de base à une proposition de loi réglementant l’existence de ces entités dans le pays.

C’est la salle des Actes du Palais du peuple qui a servi de cadre, à cette rencontre, tenue hier, jeudi 3 juin 2021. Les sages des quatre coordinations régionales de la Guinée dans le but de promouvoir la paix et la quiétude sociale dans le pays, ont procédé à la remise d’un texte à l’Assemblée nationale. Ce document, fait référence à la résolution parlementaire du 22 janvier 2021, dans laquelle les députés ont déploré l’immixtion des Coordinations dans les affaires de l’Etat et ont décidé de circonscrire les pouvoirs de ces Coordinations.

Visiblement surpris, les représentants des différentes coordinations du pays ont jugé nécessaire de se rendre à l’Assemblée nationale, de s’informer, d’échanger et de transmettre un document clarifiant le rôle principal de leurs structures dans la préservation de la paix, l’unité nationale, l’éducation, le développement et la solidarité entre populations guinéennes.

Au sortir de la rencontre, le porte-parole des quatre coordinations régionales du pays et Président des sages de la Coordination de la Guinée forestière, Elhadj Ahmadou Togba  a confié à la presse dont Guineematin.com, sa satisfaction.

« Je me rappelle le 22 janvier dernier, l’Assemblée nationale avait fait une déclaration autour des coordinations. On disait que les coordinations s’immiscent dans les affaires de l’Etat. C’est ainsi nous avons jugé nécessaire de rencontrer d’abord le Président  de cette institution individuellement et par la suite avec ses collègues. Nous avons promis de nous laisser le temps de nous rencontrer et essayer d’élaborer un document que nous allons lui remettre sur le rôle et le fonctionnement des Coordinations.  C’est ce document que nous sommes venus lui remettre d’une manière officielle. Et nous sommes satisfaits de l’accueil qu’on nous a réservés », a-t-il expliqué.

Au nom du Président de l’Assemblée nationale, le Président du groupe parlementaire Rassemblement républicain, l’Honorable Dr Ibrahima Deen Touré, a salué la démarche des sages avant de retracer l’objectif de ce rendez-vous.

« Comme vous le savez tous, la vie sociale précède la vie politique, elle existe avant tout. Nous avons eu une première rencontre avec nos sages, représentés par leurs Coordinations de Conakry en janvier dernier. Il y a eu un peu de débat et la conclusion était que les doyens allaient se voir et revenir avec des propositions », dit-il.

Poursuivant, il est revenu sur le rôle fondamental de ces doyens dans la société guinéenne.

« Nous mesurons les efforts énormes que ces sages déploient dans notre pays. Nous les avons vus présents même au Conseil national de transition (CNT), ils ont été d’un apport efficace et ils continuent encore à travailler », a-t-il, souligner avant de conclure :

« Les efforts de ces sages sont visibles sur le terrain, parce qu’ils contribuent à la stabilité, à la paix et au développement de la Guinée. Et c’est une chose à saluer et à magnifier », a-t-il fait savoir.

A présent, la balle est dans le camp de l’Assemblée nationale, pour remodeler le document, en faire une proposition de loi et voter au finish un texte légiférant sur l’existence de ces structures sociales du pays dont l’influence sur les décideurs et les populations n’est pas à démontrer.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Parlement : adoption de deux conventions de protections des populations transfrontalières et de personnes déplacées

22 mai 2021 à 8 08 09 05095

Réunie en séance plénière le jeudi dernier, 20 mai 2021, les députés ont autorisé la ratification de la Convention de l’Union africaine pour la coopération transfrontalière et celle portant sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché à l’Assemblée nationale.

S’agissant la première Convention adoptée par le sommet des Chefs d’Etat le 27 juin 2014 à Malabo, elle est intervenue à la suite des constats alarmants sur la situation conflictuelle des frontières internationales des Etats africains, impliquant l’apparition de nouveaux fléaux de criminalité et la montée incontrôlée du terrorisme international.

À l’issue de cette conférence au sommet, les chefs d’Etat avaient demandé aux différents pays membres d’adopter ladite convention pour résoudre définitivement les conflits frontaliers sur le continent par des voies pacifiques et concertées, adossées aux projets de développement.

Cette convention, également appelée « Convention de Niamey », comprend un (1) préambule et dix-sept (17) articles.

Des recommandations ont été faites par la commission des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger et portent entre autres sur

1-   la délimitation et la matérialisation de nos frontières ;

2-   l’accentuation de la surveillance au niveau des zones frontalières ;

3-   le renforcement de la formation des préfets, des sous-préfets et élus locaux des préfectures des zones frontières sur la gestion des conflits frontaliers et des conséquences sur le trafic ;

4-   la sensibilisation des forces de l’ordre dans la résolution pacifique des conflits frontaliers.

Le second rapport portant sur la Convention pour la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique a été présenté par l’Honorable Abdoulaye Kourouma. Il concerne non pas les réfugiés mais des déplacés internes.

« Il faut rappeler ici que cette convention, en parlant de personnes déplacées, ne fait pas allusion aux réfugiés mais plutôt aux personnes déplacées internes. Ces déplacements se font à l’intérieur de notre pays d’une localité à une autre sans dépasser les limites des frontières internationales (Article 1er alinéa K.). Exemple : les déplacements de populations suite à des catastrophes naturelles ou des projets nationaux nécessitant des délocalisations », a-t-il expliqué.

La convention de Kampala sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique dite « Convention de Kampala » a été adoptée par le sommet spécial de l’Union Africaine le 22 octobre 2009 à Kampala (Ouganda).

« Elle intervient à la suite des constats alarmants sur la situation des personnes déplacées qui constitue une source d’instabilité et de tension continuelles pour les Etats africains. Ces constats portent également sur la souffrance et la vulnérabilité spécifiques des personnes déplacées.

C’est cette situation qui a amené les chefs d’Etat lors de ce sommet spécial à demander aux différents pays membres, l’adoption de ladite convention relative à la mise en place d’un cadre juridique approprié aux situations des personnes déplacées, ceci, dans le but de leur apporter protection et assistance », a indiqué l’Honorable Abdoulaye Kourouma.

Des questions et des inquiétudes liées à la matérialisation des frontières, du règlement des problèmes frontaliers et bien d’autres ont été soulevées par les députés avant de formuler des recommandations et des suggestions pour une meilleure application de ces deux conventions.

Le ministre des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, Dr Ibrahima Kalil Kaba, au nom de son collègue, a rassuré les députés des dispositions du gouvernement pour une meilleure prise en compte des remarques et suggestions soulevées lors des débats.

Sans surprise, les 72 députés présents sur les 114 inscrits, ont unanimement voté pour l’autorisation de ratification des deux Conventions.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Sékou Koundouno (FNDC) répond au Gouvernement : « de nos jours, aucun crime ne peut être caché »

19 mai 2021 à 6 06 53 05535
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, 25 dignitaires du régime Alpha Condé pourraient être sanctionnés de façon individuelle par la commission européenne. C’est en tout cas la demande faite par 32 députés du parlement européen. Ces eurodéputés citent Kassory Fofana, Naby Youssouf Kiridy Bangoura, Baïdy Aribot, Aboubacar Sylla, Malick Sankhon, Aboubacar Makissa Camara, Tibou Kamara, Amadou Damaro Camara, Albert Damantang Camara, Toumany Sangaré, Papa Koly Kourouma, Amara Somparé, Me Mory Doumbouya et plusieurs autres dignitaires civils et militaires qui sont tous accusés de violation des droits humains en République de Guinée.

Sans nul doute, ces faits sont liés aux innombrables crimes commis pour imposer le troisième mandat d’Alpha Condé avec de nombreuses personnes tuées, des arrestations et détentions illégales et prolongées pour terroriser les Guinéens et transformer le pays en prison à ciel ouvert avec des PA militaires dans des quartiers où les opinions discordantes sont sévèrement réprimées…

Et, dès sa publication, la liste de ces 25 responsables cités dans ces crimes a commencé à produire des effets. Tout d’abord, les plus concernés qui sont dans le gouvernement ont publié une déclaration pour s’émouvoir et tenté de se trouver des excuses. Ce qui ne peut que révolter encore plus les victimes et leurs proches.

Parmi les premiers à se faire voix, Sékou Koundouno, un des responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui vit en exil depuis qu’il a été menacé d’arrestation. Le responsable des stratégies et planification du FNDC estime que Tibou Kamara (lui-même dans le viseur des 32 européens) devrait savoir que les communiqués ne suffiront pas pour masquer les crimes commis sur le peuple de Guinée.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la réaction de Sékou Koundo

Tibou Kamara, encore lui, a publié un nouveau communiqué pour répondre à la menace de sanctions qui pèse sur un certain nombre d’éléments de la galaxie du dictateur Alpha condé. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau porte – voix de son maître semble accorder énormément d’importance à la force des phrases qu’il aligne. 

Tibou Kamara doit comprendre qu’il en faut plus pour convaincre. Il ne sait peut-être pas que de nos jours, aucun crime ne peut être caché. La presse guinéenne relaie à longueur de journée les propos et les actes de chaque responsable guinéen. Et les pays amis du peuple de Guinée sont suffisamment informés de tout ce qui se passe dans le pays. Il ne sert donc à rien de masquer la réalité par des communiqués démagogiques. L’argument de: la souveraineté nationale » ou  » des aspirations profondes du peuple de Guinée  » est totalement démodé. D’ailleurs, les faux « souverainistes » ne se retranchent derrière ces arguments creux que lorsque les grands pays de démocratie veulent voir clair dans leur gouvernance et la manière dont ils traitent les citoyens de leurs pays. Alpha Condé qui doit tout à la France n’a évoqué  son fameux slogan de rupture du cordon ombilical avec l’Occident  que lorsqu’il a voulu engager le processus qui allait lui permettre de briguer un troisième mandat. Mais en tant que professeur de droit ( sans aucun étudiant connu), il est censé savoir qu’il est existe depuis quelques années maintenant ce qu’on appelle un droit d’ingérence humanitaire. Et d’ailleurs, il ne se  serait jamais offusqué si les déclarations de députés européens tendaient à l’encourager dans sa volonté d’instaurer une présidence à vie. Il oublie cependant que le monde ne se résume pas à la Chine, à la Russie, à la Turquie,  à l’Égypte, à l’Ouganda, à l’Erythrée, à Djibouti.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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25 personnalités guinéennes ciblées par des eurodéputés : voici la réaction du gouvernement

18 mai 2021 à 19 07 17 05175

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des députés européens ont rendu public la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé qui sont menacées de sanctions pour des violences des droits de l’homme en République de Guinée. Peu après la publication de cette liste, les dignitaires concernés ont réagi au nom du Gouvernement.

En attendant de savoir la suite qui sera donnée à ce qui pourrait être le début de la déchéance (au moins diplomatique) de certains dirigeants de notre pays, Guineematin.com vous propose la réponse du Gouvernement, signée par son porte parole, Tibou Kamara, lui-même dans le viseur des protecteurs des droits humains…

Une liste de personnalités Guinéennes qu’un groupe de députés européens voudraient voir “sanctionner” par l’union européenne pour des faits loin d’être établis, circulent allègrement dans les médias, à des fins de propagande, certainement. Car, la réponse du Haut Représentant de l’institution européenne auquel la “requête” a été adressée est claire et explique sa position qui, loin d’être coercitive et dogmatique, rappelle la tradition de dialogue et de concertation entre l’Europe et la Guinée.

A ce jour, la Guinée poursuit les consultations habituelles et suivies avec son partenaire Européen par les canaux diplomatiques connus de tous. Et, comme il est de règle dans les relations internationales, chaque partie respecte la souveraineté de l’autre et reste aussi à l’écoute sans le moindre préjugé pour comprendre ses préoccupations et en tenir compte dans l’analyse de toutes les situations.

Dans toutes les démocraties, chacun est libre de ses convictions, a le droit d’exprimer ses opinions et d’avoir des sympathies politiques. L’État Guinéen croit à la liberté d’expression, même, avec les excès qui l’accompagnent.

Et, il ne peut assimiler les prises de positions des uns et des autres fractionnaires à un discours officiel ou aux décisions des États ou d’institutions internationales. Un amalgame volontaire pour distraire l’opinion publique ou laisser croire à des légitimités acquises.

La Guinée, est certes ouverte au monde et coopère avec tous les États et institutions internationales, mais demeure jalouse de son indépendance, chèrement acquise, et revendique comme tous les peuples du monde son droit à l’auto-détermination, à choisir son chemin et à décider librement de son destin.

L’État Guinéen, comme tous les États du monde, est engagé à défendre ses institutions, sa sécurité intérieure et extérieure dans le respect des libertés publiques et des Droits démocratiques. Une mission régalienne confrontée à de nombreuses tentatives et velléités de remettre en cause l’ordre constitutionnel et des visées de changements inconstitutionnels de régime.

Les violences déplorées au cours d’événements et de manifestations politiques en découlent et méritent d’être analysées sans passions ni stigmatisation systématique d’acteurs responsables et conséquents, érigés en bouc-émissaires parfaits pour être jeté en pâture à une opinion crédule ou de partenaires de bonne volonté. La vérité est à ce prix, la justice aussi.

Tibou Kamara,

Ministre D’État, Conseiller Spécial, Ministre de l’Industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry, le mardi 18 mai 2021

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Sanctions de l’UE : voici la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé ciblés par les eurodéputés

18 mai 2021 à 19 07 07 05075

Le Premier ministre guinéen et plusieurs membres de son gouvernement, des présidents d’institutions nationales, mais aussi des responsables des forces de défense et de sécurité, composent la liste de 25 dignitaires du régime Alpha Condé dans le viseur de 32 députés du parlement européen.

Ces eurodéputés ont transmis récemment les noms des personnalités concernées à la Commission européenne. Ils réclament des sanctions individuelles contre ces hauts responsables guinéens, accusés d’avoir joué un rôle dans les multiples cas de violations des droits enregistrées ces dernières années en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des personnalités ciblées :

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Parlement : l’ex-SALGUIDIA passe dans les mains des Emirati d’Abu Dhabi

7 mai 2021 à 13 01 24 05245

Ce vendredi 7 mai 2021, les députés ont examiné et autorisé au gouvernement la ratification de la convention d’établissement de la société Agro-industrielle Guinéo-Emirati (SAGE-SA) pour la relance de l’ex-SAGUIDIA et le développement socio-économique des Zones de production de l’ananas en République de Guinée. C’est l’Honorable Fodé Soumah, 2ème vice-président de l’Assemblée nationale qui a présidé la séance, en présence de Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat et ministre de l’industrie et des PME, et de son homologue Mamady Camara, ministre de l’économie et des finances.

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Idriss Deby : un autocrate célébré en héros par le pouvoir de Conakry (Par Diabaty Doré)

24 avril 2021 à 7 07 27 04274

Diabaty Doré, président du parti RPR (Rassemblement Pour la République)

Décidément, la gouvernance actuelle n’arrêtera pas d’étonner les Guinéens. Un deuil national de 24 heures à la mémoire de celui dont la réputation de dictateur le précède est décrété en Guinée.  Le ridicule ne tue pas, heureusement. Mais, le dicton n’a pas tort non plus : « les oiseaux de même espèce volent ensemble ».

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Dansa Kourouma : « j’ai trouvé un manque de cohérence dans le discours du Premier ministre »

8 avril 2021 à 20 08 04 04044

Les réactions continuent de se faire entendre, suite à la présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement par le Premier ministre. Au lendemain du passage de Kassory Fofana devant l’Assemblé nationale pour se prêter à cet exercice constitutionnel, Dr Dansa Kourouma a analysé son discours dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce jeudi 8 avril 2021. Le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC-G) a relevé plusieurs insuffisances dans ce discours.

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Saïkou Yaya interpelle les Guinéens : « nous devons être capables de nous soulever contre le mensonge d’État »

8 avril 2021 à 19 07 14 04144

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Les réactions se multiplient au sein de l’opposition guinéenne, suite aux propos tenus hier par le Premier ministre guinéen devant l’Assemblée nationale. Et, toutes ont un dénominateur commun : la consternation. A l’image de beaucoup d’autres Guinéens, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR (Union des Forces Républicaines) est choqué d’entendre Kassory Fofana déclarer que « personne ne sait d’où est venu l’ordre de casser les maisons des gens ».

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