Le CAR s’oppose au FNDC : les manifestations sont « prématurées et contre-productives »

10 octobre 2019 à 19 07 17 101710

Le Cercle des Acteurs pour la République s’oppose au Front National pour la Défense de la Constitution. Les acteurs politiques membres du CAR estiment qu’il est prématuré et contre-productif d’engager toute action de protestation dans la situation actuelle. Ils l’ont dit à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi, 10 octobre 2019 à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Le président de la République avait solennellement indiqué le 04 septembre dernier, qu’il ne se prononcera qu’à l’issue de la clôture de la consultation. Hier soir, sur les ondes, le Premier ministre a déclaré avoir remis la synthèse des travaux au président de la République. Ainsi, toute la nation, la sous-région et nos partenaires extérieurs stratégiques sont dans l’attente de la déclaration présidentielle.

Le Cercle des Acteurs pour la République estime que toute action de protestation et de manifestation engagée sans attendre la déclaration officielle du président de la République s’avère prématurée et contre-productive. Toutefois, nous nous gardons en tant que collectif de partis politiques de porter un jugement sur des initiatives dont de près ou de loin nous n’avons pas été associés et ni conviés », a déclaré Bah Oury, président de l’UDD, qui a lu la déclaration du CAR.

Selon ces opposants démissionnaires du FNDC, la stabilité de notre pays et la sécurité de nos concitoyens de Conakry et de l’intérieur du pays les importent au plus haut point. « Nous lançons à cet égard à tous : au gouvernement comme aux autres coalitions et plateformes politiques qui projettent de manifester de faire preuve, en toutes circonstances, de responsabilité et de retenue afin de préserver le libre choix de chaque citoyen guinéen », a lancé Bah Oury, le porte-parole du jour.

A travers cette déclaration, les membres du CAR ont aussi mis en garde « tous ceux de quelque bord qu’ils puissent être, d’instrumentaliser les communautés ethniques du pays afin de saborder la cause nationale qui vise à assurer la stabilité constitutionnelle de la Guinée d’une part et de promouvoir une véritable alternance démocratique apaisée à l’issue d’élections crédibles et transparentes d’autre part ».

Le Cercle des Acteurs pour la République exhorte également tous les Guinéens à travailler dans le sens de la préservation de la paix et la stabilité du pays. « Aux sages et aux autorités morales de notre pays, nous leur lançons un vibrant appel de ne pas se soustraire à leurs responsabilités morales pour intimer tous de marcher dans le sens exclusif du peuple guinéen qui n’aspire qu’à la tranquillité, la concorde nationale et une vie meilleure.

Le président de la République a aujourd’hui, après Dieu, le destin de la Guinée. Le bon choix qui confortera la paix et la stabilité de notre pays le grandira à jamais. Par contre, un autre choix remettant en cause la stabilité constitutionnelle de la Guinée risquera de nous précipiter tous dans une aventure dangereuse et périlleuse. Que Dieu nous préserve d’une telle perspective », souhaite le CAR.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : opposé au projet de nouvelle constitution, le GOHA adhère au FNDC

10 octobre 2019 à 16 04 05 100510

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) adhère au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). L’annonce en a été faite ce jeudi, 10 octobre 2019, à l’occasion d’une cérémonie organisée à cet effet au siège de la structure, sis au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma. C’était en présence des responsables du GOHA et de certains cadres du FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que le FNDC s’apprête à entamer ses manifestations le lundi, 14 octobre prochain, le GOHA annonce avoir rejoint le mouvement. S’inscrivant dans la même démarche de lutte contre le 3ème mandat pour Alpha Condé que le FNDC, le président du GOHA a appelé l’ensemble des citoyens, notamment les opérateurs économiques, à répondre au mot d’ordre lancé par le mouvement.

Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

« Le GOHA en tant qu’organisation de promotion et de défense des droits des opérateurs économiques, donc organisation citoyenne, aujourd’hui, vu tout ce qui se passe sur le terrain, vu l’intérêt des opérateurs économiques membres de notre organisation de Conakry, de l’intérieur du pays et de l’extérieur, nous vous annonçons solennellement et officiellement l’adhésion du GOHA au sein du FNDC. Et donc, nous demandons à l’ensemble des opérateurs économiques de comprendre cela et d’agir conséquemment », a dit Chérif Mohamed Abdallah.

En outre, le président du GOHA a invité tous les opérateurs économiques de Guinée et de l’extérieur à se plier aux demandes du FNDC au compte de la journée du lundi. « A partir d’aujourd’hui, je demande à l’ensemble des opérateurs économiques, membres et sympathisants de notre organisation, de Conakry et de toutes les villes du pays et de toute la diaspora dans le monde entier, de suivre à la lettre les consignes données par le FNDC. Nous avons trop subi. Aujourd’hui, nous avons plus de 1700 opérateurs économiques victimes de pillages. Nous avons plus de 200 milliards de FG de perte. Je profite de ce micro pour lancer un appel pressant au peuple de Guinée, parce qu’il s’agit d’un combat de tous les citoyens, il s’agit de défendre notre démocratie. Parce que qui parle de bonne gouvernance, parle de bonne économie. Les opérateurs économiques ne peuvent pas exercer si nous ne travaillons pas dans un bon environnement. C’est parce qu’il n’y a pas eu de bon environnement. C’est ce qui a amené les pillages dans les différents marchés du pays. Donc, les opérateurs économiques doivent suivre les consignes du FNDC à la lettre », a expliqué Cherif Mohamed Abdallah Haidara.

De son côté, Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC, a félicité les membres du GOHA avant d’exprimer sa satisfaction pour leur adhésion.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Manifestations de rue en République de Guinée : la nouvelle stratégie innovatrice du FNDC

10 octobre 2019 à 12 12 56 105610

L’antenne régionale du Front Nationale pour la Défense de la Constitution (FNDC) a organisé dans la matinée de ce jeudi, 10 octobre 2019, à son siège à Labé un point de presse pour décliner la stratégie qu’elle a adoptée pour réussir sa manifestation de ce lundi, 14 octobre 2019, et inviter les citoyens de la région à s’approvisionner en denrées alimentaires « car ce n’est que le début du combat citoyen », rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Selon le coordinateur régional du FNDC-Labé, Al Habib Bah, la région doit répondre à l’appel de la Nation où la démocratie est en train d’être malmenée et bâillonnée. « Aujourd’hui, personne ne peut ignorer les terribles menaces qui pèsent sur notre cher pays pris en otage par un groupe d’individus mafieux. Les manifestations qui démarrent à partir de ce lundi, 14 octobre 2019 sont une réponse à la sortie évocatrice du président de la République sur ses intentions périlleuses en faveur d’une nouvelle Constitution » a-t-il martelé avant d’annoncer que « les manifestations se dérouleront dans toutes les préfectures, sous-préfectures, districts, quartiers et secteurs de la Région Administrative de Labé. D’ores et déjà, toutes les cellules dormantes sont en mouvement. Nous demandons à tous les citoyens de la région administrative de Labé à sortir massivement ce lundi, 14 octobre 2019 pour exprimer leur rejet vis-à-vis du coup d’Etat constitutionnel en gestation.»

Le responsable de la cellule de communication l’antenne FNDC-Labé, Oumar Sadio Diallo, a précisé que les manifestations s’organisent dans chaque quartier. Ainsi, pour Labé par exemple, il y aura 28 manifestations dans les 28 quartiers de la commune urbaine. « Au moment venu, nous allons indiquer aux chefs des différents bases le point de ralliement qui se fera en fin de journée. Nous allons rester en contact téléphonique pendant toute la durée de la manifestation. Chacun doit choisir l’itinéraire à suivre dans son quartier », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, l’antenne régionale du FNDC annonce avoir déjà « entamé le recensement des personnes qui font la promotion du coup d’Etat civil au niveau local. Au moment venu, nous dévoilerons leurs noms pour que les citoyens et le monde entier découvrent leurs visages ».

En conclusions, les activistes du FNDC invitent leurs concitoyens à prendre certaines dispositions pour leur propre subsistance. « Très chers compatriotes, ne cédons pas aux intimidations. Approvisionnons-nous en denrées alimentaires car ce n’est que le début du combat citoyen. Pas de référendum, pas de troisième mandat, pas de coup d’Etat constitutionnel. Vive l’alternance démocratique et apaisée », a conclu Al Habib Bah.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestations contre un 3ème mandat : voici la déclaration du FNDC Labé

10 octobre 2019 à 12 12 11 101110

La République de Guinée est à la croisée de chemins. Chers compatriotes, la génération future a besoin de nous. Nous devons répondre à l’appel de la Nation où la démocratie est en train d’être malmenée et bâillonnée.

Aujourd’hui, personne ne peut ignorer les terribles menaces qui pèsent sur notre cher pays pris en otage par un groupe d’individus mafieux. Les manifestations qui démarrent à partir de ce lundi 14 octobre 2019 sont une réponse à la sortie évocatrice du Président de la République sur ses intentions périlleuses en faveur d’une nouvelle Constitution.

En effet, les manifestations se dérouleront dans toutes les préfectures, sous-préfectures, districts, quartiers et secteurs de la Région Administrative de Labé. D’ores et déjà, toutes les cellules dormantes sont en mouvement.

Nous demandons à tous les citoyens de la région administrative de Labé à sortir massivement ce lundi 14 Octobre 2019 pour exprimer leur rejet vis à vis du coup d’Etat constitutionnel en gestation.

Enfin, l’antenne régionale du FNDC a déjà entamé le recensement des personnes qui promeuvent le coup d’Etat civil au niveau local. Au moment venu, nous dévoilerons leurs noms pour que les citoyens et le monde entier découvrent leurs visages.

Très chers compatriotes, ne cédons pas aux intimidations.

Approvisionnons-nous en denrées alimentaires car ce n’est que le début du combat citoyen. Etes-Vous prêts ? Latoto ? Latoto ?
Pas de referendum, pas de troisième mandat, pas de coup d’Etat constitutionnel.

Vive l’alternance démocratique et apaisée.

Labé, le 10 octobre 2019

La Coordination Régionale

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Manifestations de rue en Guinée : le FNDC-Labé réfléchit à d’autres stratégies

9 octobre 2019 à 9 09 02 100210

L’initiative du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) visant à organiser des manifestations de rue dans tout le pays à compter du lundi prochain, 14 octobre 2019, alimente les débats dans la ville de Labé où son antenne annonce des concertations en local pour peaufiner d’autres stratégies plus efficaces en vue de marquer des points, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Interrogé ce mardi, 8 octobre 2019, sur les manifestations de rue annoncées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), un responsable de son antenne de Labé, Oumar Sadio Diallo de la cellule de communication de la structure, n’a pris aucun engagement devant la caméra de Guineematin.com en ce qui concerne la date du lundi, 14 octobre 2019.

« Il faut dire d’abord qu’avant de prendre cette décision, toutes les bases et toutes les antennes ont été consultées. La décision a retardé parce qu’on était entrain de voir comment réellement remobiliser toutes les troupes du FNDC. Au niveau national, ils ont annoncé qu’à partir du 14. C’est bien précisé. Ce n’est pas seulement que le 14. Mais, qu’à partir du 14. On peut dans certaines localités commencer le 15, le 16. C’est juste pour préciser qu’à partir du 14, le FNDC, sur toute l’étendue du territoire national et à l’étranger, compte faire des séries de manifestation » a-t-il expliqué.

En conséquent, l’antenne FNDC de Labé compte se conformer aux réalités du terrain : « à Conakry, ils ont leur stratégie à eux. Et à Labé aussi, on a notre stratégie à nous. Et c’est quoi cette stratégie ? On a installé le FNDC dans tous les quartiers de Labé et dans toutes les sous-préfectures. On doit dire à toutes ces antennes de se mobiliser fortement. Que chacun en quelques sortes fasse sa mobilisation dans son quartier ou dans sa sous-préfecture afin que cet appel à la sortie soit un appel réussi. Et qu’est-ce qu’on a à dire, c’est les citoyens. Ce combat-là, c’est un combat citoyen. C’est de se préparer à tous les niveaux : les commerçants, les gens des banques, tous ceux qui travaillent et qui sont assoiffés du combat démocratique. On va leur dire de se préparer vraiment, parce que le combat qui est entrain d’être déclenché va être vraiment houleux », a ajouté Oumar Sadio Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Aziz Diop aux opposants : « Kankan, ce n’est pas Conakry… »

8 octobre 2019 à 18 06 50 105010
Aziz Diop, préfet de Kankan

La manifestation programmée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) pour le 14 octobre 2019 trouble le sommeil des autorités de Kankan. Au lendemain de cette annonce, un communicant de l’Union des Fores Républicaines (UFR) à Kankan, semble être dans le collimateur du préfet Aziz Diop. Selon Ibrahim Simakan, le préfet l’aurait convoqué après un appel à la mobilisation lancé sur les réseaux sociaux pour la manifestation du FNDC, dont l’UFR est le fer de lance, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout semble être parti d’une publication sur les réseaux, dans laquelle Ibrahima Simakan, membre du bureau exécutif national des jeunes de l’UFR, appelle à la mobilisation. « Un rendez-vous à ne pas manquer, le lundi 14 octobre 2019 à Kankan, tous ensemble pour dire non au 3ème mandat et au referendum ».

Quelques heures après cette publication, son auteur dit avoir reçu un appel de la part du directeur préfectoral de la jeunesse l’informant qu’il est convoqué par le Préfet ce mardi, 8 octobre 2019, au bloc préfectoral au même titre que le président de la jeunesse et le chef du quartier Missira. « A 16 h, c’est d’abord le président de la jeunesse de notre quartier qui m’a appelé pour me dire que le préfet a besoin de nous, mais il ne m’a pas dit pourquoi. Ensuite, le directeur préfectoral de la jeunesse aussi m’a appelé pour me dire la même chose. Ainsi, j’ai informé les responsables de l’UFR et du FNDC à Kankan. Selon mes analyses, hier j’ai fais une publication sur la manifestation programmée par le bureau national du FNDC, parce que Kankan n’est pas en marge de la Guinée, nous on est prêt à respecter le programme du bureau national du FNDC, donc je pense que c’est pour ça que j’ai été convoqué par le préfet », a-t-il expliqué.

Selon nos informations, la rencontre entre le préfet, le président des jeunes et le chef du quartier Missira a eu lieu, mais Ibrahima Simakan n’y a pas pris part. « Je n’ai pas été appelé par le Préfet, c’est le directeur préfectoral de jeunesse et le président de la jeunesse de notre quartier qui m’ont appelé. Le préfet est une personnalité, mais je ne suis pas aussi n’importe qui à Kankan. Il peut m’appeler pour me dire qu’il veut me voir ».

Selon Moussa Keïta, président de la jeunesse du quartier Missira, qui a pris part à la rencontre, la préfet a dit qu’il veut la paix dans la cité « J’ai été à la rencontre, le préfet m’a dit qu’il veut la paix à Kankan, qu’il ne veut pas de soulèvement. Il nous a demandé de sensibiliser les gens pour ne pas qu’il y ait la pagaille à Kankan. Le préfet ne nous a pas dit si la publication de Simakan a quelque chose à voir avec la convocation, mais il a dit qu’il veut rencontrer chaque quartier pour la sensibilisation ».

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Aziz Diop a balayé d’un revers de main les accusations de Simakan et soutient que le jeune se fait de la publicité. « Franchement, je ne comprends pas ce jeune que je n’ai jamais rencontré, que je n’ai jamais appelé. Il est en quête de publicité et je ne lui donnerai pas cette opportunité. Ce qu’il faut savoir, à Kankan, il y a une majorité présidentielle, il y a des jeunes comme lui qui soutiennent la nouvelle constitution, et jusqu’au moment où je vous parle, je n’ai pas reçu un écrit de qui que ce soit pour dire qu’il y a une manifestation à Kankan le 14. Kankan, ce n’est pas Conakry. La réunion que j’ai tenue ce matin, c’était dans le cadre de la sécurisation du quartier, vous savez qu’il y a une recrudescence du banditisme à Kankan », a laissé entendre monsieur Diop.

La dernière fois que le FNDC a manifesté à Kankan, ses membres avaient été pris à partie par certains militants du RPG. C’était le 30 avril 2019. Il reste à savoir ce qu’il en sera le lundi 14 octobre dans une ville acquise au parti au pouvoir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Démocratie en péril en Guinée : le FNDC fait la manche

8 octobre 2019 à 16 04 32 103210

Après avoir annoncé le début des manifestations contre un troisième mandat pour Alpha Condé ou le premier d’une nouvelle République, le FNDC tend la main ! Composé de partis politiques et d’organisations de la société civile, le Front national pour la défense de la démocratie compte sur la générosité des Guinéens et des démocrates du monde pour garnir ses caisses.

Guineematin.com vous propose ci-dessous et « gratuitement » le communiqué du FNDC

Guinée : contribution financière pour le FNDC

“En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”. Article 27.

L’alternance démocratique consacrée par la constitution de 2010 est fortement menacée. Le Président Alpha Condé, âgé de 81 ans, démocratiquement élu en 2010, puis en 2015, veut changer la constitution pour se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son second et dernier mandat en décembre 2020.

En réponse à cette grave situation qui hypothèque la paix, la cohésion sociale et la stabilité des institutions, le FNDC s’est constitué pour s’opposer à toute forme de tripatouillage de la constitution guinéenne en vue d’offrir à Monsieur Alpha Condé, une présidence à vie.

Qu’est-ce que le FNDC ?

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est un mouvement citoyen de masse dont l’objectif est la défense de l’intangibilité constitutionnelle de l’article 27 qui dispose que : “Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”.

Le FNDC a été lancé le 03 avril 2019 et regroupe : la société civile, des syndicats, des partis politiques, des avocats, des associations de femmes et de jeunes, des organisations socio-professionnelles, des universitaires, des artistes, des citoyens engagés et autres…

Pourquoi cette campagne de collecte ?

En dépit de l’adhésion massive au FNDC et de la mobilisation résolue des populations dans toutes les régions du pays, le combat est loin d’être gagné. Car, pour des intérêts égoïstes, les ennemis de la démocratie sont déterminés à opérer un coup d’Etat constitutionnel. Ils détournent des ressources publiques et utilisent illégalement d’importants moyens de l’Etat pour corrompre, faire la propagande et réprimer toute forme de contestation.

Au regard du développement de la situation qui prévaut, le combat du FNDC doit impérativement passer à un stade supérieur et crucial. Cela exige la mobilisation de ressources adéquates sous la forme d’une contribution volontaire. Cette campagne de levée de fonds dénommée Contribution Financière Citoyenne (CFC) s’adresse à tous nos compatriotes où qu’ils soient, à tous les défenseurs de la cause guinéenne ainsi qu’à tous les amis de la démocratie à travers le monde.

A quoi serviront les fonds collectés ?

Les fonds collectés serviront à financer les activités et actions de mobilisations citoyennes qui vont s’intensifier dans les jours et semaines à venir. Il s’agit de l’organisation des manifestations, de la logistique, des divers frais de coordinations, de l’assistance judiciaire et médicale, de la communication, de transport, etc…

Quel que soit le montant de votre contribution, il sera vivement apprécié. Car ce sera un don qui servira à défendre la démocratique, la stabilité de la Guinée mais aussi à aider des personnes victimes ou menacées de répression.

Pour plus de détails, cliquez sur la vidéo Les raisons de la collecte des fonds du #FNDC pour écouter le message du Coordinateur National du FNDC. Et cliquez sur ce lien pour faire votre contribution citoyenne

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man?teamInvite=0gKOWUdGrTief5V75NUUQyBmrgBjrEWsBGT1nG6Q8n3I4GWjNX4li26zfj2B6YsA

Exprimez votre engagement et solidarité en scandant : Amoulanfé ! (ça ne marchera pas) !

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

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Baisse d’activités, chute de la monnaie, interdiction de voyage… Ce qui menace la Guinée

8 octobre 2019 à 9 09 06 100610
Le président Alpha Condé menacé par des manifestations contre son projet de nouvelle Constitution

Comme on le sait, hier, lundi, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) a fixé au lundi prochain, 14 octobre 2019, le début des manifestations contre le changement de la Constitution. Un changement qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat ou un premier de la quatrième République (ce qui revient à la même chose : rester au pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat en 2020).

Depuis, certains pensent à du déjà vu, étant donné que les principaux pourvoyeurs de manifestants (l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UFR de Sidya Touré) étaient dans les rues en début de mandat du président actuel. Mais, erreur !

Les manifestations contre un troisième mandat ne sont en rien comparables à celles qui avaient été enregistrées en Guinée entre 2012 et 2013, quoique violentes et paralysantes. A l’époque, Alpha Condé venait d’être élu ; et, surtout, ses promesses faisaient encore rêver tant en Guinée qu’au niveau international…

Les manifestations annoncées contre sa volonté de changer la Constitution dans l’unique but de se maintenir au pouvoir sont d’abord et avant tout soutenues par l’opinion publique nationale et internationale, avide d’alternance, la sève nourricière de la démocratie. Et, leur répression (comme celles de 2012 et 2013) déclenchera quasi automatiquement une réaction de la communauté internationale. Des membres des forces de sécurité pourraient être poursuivis au niveau international, de même que les officiels du Gouvernement, de la présidence de la République et tout autre acteur qui s’afficherait comme promoteur de la violation de la Constitution. C’est à ce niveau que les listes déjà publiées par le FNDC et la lettre adressée à la Cour Pénale Internationale pourraient servir…

Par ailleurs, l’annonce du début des manifestations dès le lundi prochain sème déjà le doute sur la réalisation des activités prévues par des ONG et institutions la semaine prochaine. Ce qui entraîne une baisse d’activités, donc de financement des projets en faveur de la Guinée ! « Notre programme pourrait être reporté puisque nous ne pouvons pas sortir s’il y a des troubles dans la ville », a annoncé un partenaire au téléphone de Guineematin.com hier soir.

Bref, comme sous Lansana Conté, la volonté du régime Alpha Condé de changer la Constitution pourrait d’abord entraîner la baisse des activités. Pour faire face à la demande sociale et payer au moins les salaires, les autorités useront de la planche à billets. Ce qui entraînera la chute de la monnaie. Et, les prévisibles répressions des manifestants conduiront inéluctablement à des sanctions au niveau international comme l’interdiction de voyage, le refus d’asile pour « les criminels » et au bout du compte la fin du régime…

Le président Alpha Condé peut-il encore sortir par la grande porte ?

Il suffit au chef de l’Etat d’annoncer officiellement qu’il ne sera pas candidat et de s’engager à passer la main au nouvel élu pour tout décrisper. Et, la mise en oeuvre de cet engagement permettrait au président Alpha Condé d’éviter à la Guinée toute autre velléité de se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat ; surtout, de barrer la route à tous ceux qui rêvent d’accéder à la magistrature suprême de notre cher pays par un putsch militaire ou la pression de la rue…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Non à un 3ème mandat : les Guinéens dans la rue à partir du 14 octobre

7 octobre 2019 à 12 12 57 105710

Le front national pour la défense de la Constitution met sa menace à exécution. Des manifestations vont commencer le 14 octobre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à respecter la Constitution guinéenne en quittant le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020, a appris Guineematin.

L’annonce a été faite dans la matinée de ce lundi, 07 octobre 2019, au siège de la PECUD, à Kipé, dans la commune de Ratoma en présence des principaux leaders de l’opposition guinéenne dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR.

A préciser que ces manifestations devraient être organisées par le FNDC sur toute l’étendue du territoire guinéen et dans les ambassade de la Guinée à l’étranger.

Arrivé au pouvoir en décembre 2010, le président Alpha Condé veut changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais, dans leur écrasante majorité, les Guinéens s’opposent à cette velléité et exigent le respect de la Constitution.

A suivre !

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Manifestations anti 3ème mandat : ce qu’en disent certains guinéens

6 octobre 2019 à 17 05 18 101810

Ces derniers temps, les opposants au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat se font de plus en plus menaçants. Après Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, qui a appelé ses partisans à s’apprêter à descendre dans la rue, la coordination nationale du FNDC a annoncé aussi le début imminent des manifestations contre le projet de nouvelle constitution.

Ces menaces interviennent alors que toutes les manifestations de rues sont interdites dans notre pays depuis plus d’une année. Faut-il craindre alors de nouvelles violences dans les jours ou semaines à venir en Guinée ? Qu’en disent les citoyens de ce regain de tensions ? Un reporter de Guineematin.com a interrogé quelques habitants de Conakry.

Ousmane Diallo, sociologue

Ousmane Diallo, sociologue : tout bon guinéen doit s’opposer à tout acte qui mettra en jeu les lois de ce pays. Cela veut dire quoi ? Même si je ne suis pas membre direct du FNDC, mais je partage complètement leur position et je leur donne vraiment raison. Quiconque essaye vraiment de barrer la route au progrès, de développement de la démocratie, je ferai partie de l’équipe qui s’opposera à lui. Donc, je donne parfaitement raison à ceux qui veulent appeler à des manifestations contre un troisième mandat en Guinée. Car nous avons en face un pouvoir boucher qui ne veut pas comprendre.

La seule façon qui les amènera à comprendre, c’est la rue. La malchance de la Guinée est que dans l’opposition nous avons des intellectuels, des cadres et des gens qui veulent aider le pays à se développer. Par contre, ceux qui sont au pouvoir, c’est des semi-guinéens qui n’ont vraiment pas l’amour du pays. La seule façon de leur faire comprendre, c’est quand on fait recours aux manifestations de rues. L’actuel président, c’est la rue qui l’a envoyé au pouvoir. Et le peu de réalisations qu’il a eu à faire, c’est parce que les gens ont manifesté qu’il les a faites. Je lance un appel aux forces de l’ordre qui tuent les manifestants, pour leur dire que ces gens se battent pour le respect de la loi, ils se battent pour l’intérêt de tous les Guinéens.

Sékou Bangoura, ouvrier

Sékou Bangoura, ouvrier : chacun a son choix, c’est ça la démocratie. Mais moi personnellement, ma préoccupation actuelle, c’est de sortir le matin, aller chercher mon quotidien pour nourrir ma famille. L’ouverture des classes a eu lieu hier, beaucoup de parents n’ont pas encore trouvé les fournitures scolaires de leurs enfants. Donc moi, ce qui me préoccupe, c’est comment éduquer mes enfants pour leur permettre d’avoir un niveau comme les autres enfants. Maintenant, ceux qui veulent manifester, ils peuvent le faire sans déranger les autres qui sortent pour chercher leur quotidien.

Alhassane Touré, conducteur de taxi moto

Alhassane Touré, conducteur de taxi moto : si on change la constitution, forcément il y aura une quatrième République. Ce qui va permettre au président actuel de se présenter encore pour un nouveau mandat. Et moi, je ne suis pas d’avis avec ça. C’est pourquoi, je partage l’idée des manifestations de rues pour empêcher le changement de la constitution. Mais, que ces manifestations se fassent dans les règles de l’art et dans la paix. Car d’habitude, on enregistre beaucoup de pertes des vies humaines à l’occasion des mouvements politiques.

Harouna Bah, commerçant

Harouna Bah, commerçant : pour les manifestations, si c’est le seul moyen dont les opposants au troisième mandat dispose pour exprimer leur mécontentement, leur opposition à ce projet du pouvoir, moi je pense que c’est très bon de manifester. Mais, on sait qu’il y a eu beaucoup de manifestations qui sont soldées par des morts d’hommes dans notre pays. Donc, il serait préférable pour moi qu’ils trouvent une autre solution qui ne soit pas les manifestations de rues.

Parce qu’on a constaté qu’avec ces manifestations, ce sont les citoyens qui meurent ou qui sont blessés. Et, ce sont eux et leurs familles qui perdent. Lorsque vous prenez le cimetière de Bambeto, plus de 100 jeunes tués dans des manifestations de l’opposition sont enterrés là-bas, il n’y pas eu d’enquêtes sérieuses pour identifier et sanctionner les auteurs de ces crimes. Donc, j’appelle les jeunes à prendre conscience, car la politique c’est de la politique.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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Arrestation d’individus munis de gris-gris à N’Zérékoré : le patriarche appelle au calme

5 octobre 2019 à 16 04 06 100610
Le patriarche de N’zérékoré, Molou Holomo Haly Zogbélémou

Un groupe de huit individus a été mis aux arrêts il y a quelques jours à N’zérékoré, accusé de s’être livré à de la magie noire dans un domaine appartenant à un responsable local du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La nouvelle s’est propagée dans la ville comme une traînée de poudre et a suscité commentaires et interrogations. Pour parer à toute éventualité, le doyen des sages de la région, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou, a appelé au calme et à la retenue, en attendant que la justice fasse son travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des individus qui seraient venus de la Haute Guinée ont été mis aux arrêts dans un domaine appartenant au coordinateur régional du FNDC, Job Lucas KPOGHOMOU, au quartier Nienh Kpama 2, en train de se livrer à des pratiques assimilées à de la magie noire. Pour calmer les esprits, le patriarche Molou Holomo Hazaly Zogbélémou a organisé une importance réunion dans la soirée d’hier Vendredi, 04 octobre 2019.

Selon le patriarche, « nous avons organisé cette rencontre eu égard aux informations que nous avons reçues, en ce qui concerne les gens qui ont été interpellés dans la forêt par des citoyens de Nienh. Selon les informations, il y a eu des gens qui sont partis dans le champ d’un citoyen pour faire des rituels. Ils étaient au nombre de dix (10), ils ont été interpellés par la jeunesse et conduit au niveau du maire, du maire à la gendarmerie, et de la gendarmerie à la justice. De nos jours, il y a 8 qui sont retenus. Les deux ont été laissés parce que selon la justice, c’étaient des transporteurs, des motards. Les huit qui sont retenus par la justice vont faire face à la loi ».

Pour calmer les ardeurs des uns et des autres, le patriarche a appelé au calme. « Nous appelons jeunesse au calme, nous appelons la population de N’Zérékoré à se ressaisir parce que le problème est déjà à la justice. Quant à moi, le patriarche de N’Zérékoré, je lance un appel à tous les sages de la région d’être avec moi le mercredi, 09 octobre 2019, pour que nous puissions analyser ensemble ce problème, voir les tenants et aboutissants, pour que nous puissions donner de bonnes informations à la population ».

Pour rappel, c’est dans la nuit du mercredi, 25 septembre 2019, que ce groupe de personnes qui serait venu de la Haute Guinée a été mis aux arrêts. Ils avaient par devers eux 2 boucs noirs, 2 coqs noirs, 5 téléphones, 4 motos, un sac de 50 kg rempli de fétiches et des armes. Ils ont été maitrisés aux environs de minuit en train de faire un rituel dans la forêt de Job Lucas KPOGHOMOU, coordinateur régional du FNDC, au quartier Nienh Kpama II dans la commune urbaine de N’Zérékoré.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : le FNDC va saisir à nouveau la CPI

1 octobre 2019 à 14 02 51 105110

Opposé à toute idée de changement de la Constitution guinéenne, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) annonce sa volonté de saisir dans un bref délai la Cour Pénale Internationale (CPI). La démarche vise à alerter sur les menaces de répression proférées par les partisans du putsch constitutionnel contre ceux qui veulent s’y opposer. L’annonce a été faite ce mardi 1er octobre 2019, au siège de la coordination nationale du FNDC, situé au quartier Kipé Dadia dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La réunion des membres du FNDC a eu lieu à huis clos. Au terme de plus d’une heure d’entretien, les opposants à l’idée d’un règne à vie du président Alpha Condé ont fait d’importantes annonces.

C’est Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC, qui a révélé le contenu des deux décisions prises à l’occasion de la plénière. « Il a été instruit à la coordination nationale du FNDC de procéder sans délai à la transmission d’un courrier à la Cour Pénale Internationale, dans sa section Persécution et Crimes de masse.

Comme vous le savez, les tenants du pouvoir de Conakry sont en train de crier sur tous les toits à la répression. Il nous a été demandé de transmettre un courrier à cette section afin qu’elle prenne acte de ce comportement. Et deuxièmement, qu’elle puisse surveiller le comportement des forces de défense et de sécurité », a-t-il expliqué.

En outre, Sékou Koundouno a fait savoir que de nouvelles stratégies sont en train d’être mises en place pour que le combat engagé par le FNDC aboutisse au succès escompté. « Comme vous le savez, au niveau du FNDC, l’heure des discours a déjà pris fin. Dans les heures et jours qui suivent, d’importantes décisions d’envergure seront mises à la disposition du souverain peuple de Guinée et la conquête de cette souveraineté sera enclenchée.

Deuxième point, les leaders se sont accordés à travailler étroitement avec une grande solidarité dans le combat que nous menons actuellement, dans le cadre de la défense de la constitution. Il a été demandé qu’au-lieu que les réunions ne se limitent de façon hebdomadaire, les leaders se retrouveront chaque jour si possible afin d’analyser, de peaufiner toutes stratégies constitutionnelles qui corroborent avec les traités, conventions et nos lois internationales ».

Ces décisions du FNDC interviennent au lendemain de la sortie du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, qui a alerté l’opinion sur la menace d’une « guerre civile » qui plane sur le pays.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Les femmes du FNDC reçues à l’ambassade de France : « ils savent que si la Guinée brûle… »

30 septembre 2019 à 18 06 25 09259

Les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continuent leur tournée de prise de contact entamée il y a quelques semaines dans le cadre de leur lutte contre le projet de nouvelle constitution. C’est dans cette dynamique qu’elles ont été reçues par l’ambassade de la France en Guinée dans la journée de ce lundi, 30 septembre 2019. Elles y ont expliqué leur crainte quant à une déstabilisation de la Guinée si Alpha Condé s’entêtait à s’accrocher au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du FNDC ne désarment pas et continuent d’alerter l’opinion nationale et même sur ce qui se trame en ce moment en Guinée et sur ce que cela pourrait occasionner. C’est dans ce cade qu’elles ont rencontré l’ambassade de France en Guinée ce lundi. Selon leur porte-parole, Hadja Maimouna Diallo, « nous sommes venues rencontrer l’ambassade de France en Guinée pour tirer la sonnette d’alarme par rapport à la situation préoccupante dans notre pays. Nous avons voulu rencontrer l’ambassadeur, compte tenu des relations historiques qui existent entre notre pays et la France et surtout de la position stratégique qu’occupe la France dans notre pays. Nous nous sommes dits que si la France prend ses responsabilités, ils peuvent influencer, utiliser les moyens à leurs dispositions pour arrêter Monsieur Alpha Condé dans sa logique de changer la Constitution, car cette histoire n’est prévue nulle part dans la constitution actuelle. Nous sommes venues pour demander humblement en tant que femme, en tant que mère, parce que quand il y a conflit dans notre pays, nous sommes les premières victimes. Nous leur demandons humblement de peser de tout leur poids pour arrêter Alpha Condé dans sa direction… »

A la question de savoir quelle a été la réaction de l’ambassadeur devant leur réclamation, madame Maimouna Diallo a laissé entendre que le diplomate français a les mêmes préoccupations que les femmes du FNDC. « L’ambassadeur nous a dit qu’ils ont les mêmes préoccupations que nous et qu’ils sont conscients de la situation stratégique de la Guinée, pour la simple et bonne raison qu’aujourd’hui, la Guinée est le premier pays pourvoyeur des mineurs non accompagnés en France. C’est un problème essentiel. Ils savent aussi que la Guinée fait frontière avec six (6) pays et des pays qui ont connu des guerres civiles, des pays miné par le terrorisme. Ils savent que si la Guinée brûle, ça risque d’embraser les pays limitrophes et de réveiller les démons qui dorment aux alentours de notre pays. Donc, ils sont conscients de cette situation et ils vont faire de leur mieux pour faire respecter la démocratie dans notre pays ».

En outre, la porte-parole de circonstance des femmes du FNDC a fait savoir qu’elles font confiance à l’ambassade de France. « On a parfaitement confiance en eux, sinon on allait pas venir les voir. Nous savons qu’ils ont un rôle à jouer en Guinée. S’ils décident de jouer ce rôle, on pourra arriver à nos fins. Le combat continue et nous avons voulu prouver à l’ambassade de France que le FNDC que nous représentons ici est représenté dans tous les secteurs de la Guinée et à l’extérieur du pays. Partout où il y a un Guinéen, le FNDC est représenté, et nous sommes prêts pour le combat. Le président de la République a demandé à ses partisans d’être prêts pour l’affrontement ; nous lui disons nous aussi on est prête pour l’affronter, car nous ne laisserons pas tripatouiller notre constitution, nous ne lui laisserons plus une présidence à vie », a-t-elle martelé.

Pour finir, madame Maimouna Diallo dit que cette rencontre avec les diplomates des autres pays va se poursuivre dans les prochains jours. « Nous attendons les rendez-vous, mais on va demander à rencontrer toutes les ambassades qui sont dans notre pays. On va faire le plaidoyer à tous les niveaux pour voir si on peut trouver une personne ou une institution qui peut arrêter Alpha Condé dans son élan parce que c’est le dernier recours pour nous avant l’affrontement. Si nous ne trouvons pas quelqu’un qui arrive à stopper Alpha Condé dans son élan, vous pouvez vous apprêter vous-même, parce qu’il y aura l’affrontement, car le FNDC est prêt et déterminé à défendre la constitution guinéenne, à défendre la démocratie, à défendre l’alternance dans notre pays. Vive les femmes du FNDC, Amoulanfé, Amoulanfé, Amoulanfé… »

Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Lélouma : l’antenne locale du FNDC disperse une réunion de promotion de la nouvelle constitution

29 septembre 2019 à 14 02 30 09309

Une conférence d’information et de sensibilisation sur les avantages d’une nouvelle constitution en Guinée a été dispersée avant-hier, vendredi 27 septembre 2019, dans la commune urbaine de Lélouma, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette rencontre regroupait autour du préfet de la localité, Mohamed Deen Camara, une mission spéciale venue de Conakry dans le cadre d’une tournée de sensibilisation des populations de la région à l’adoption d’une nouvelle constitution en République de Guinée, les sous-préfets, les maires des communes urbaine et rurale ainsi que plusieurs autres cadres de l’administration déconcentrée.

C’est depuis le jeudi, 26 septembre 2019, que l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a pris des dispositions pour empêcher toute réunion de promotion du tripatouillage de la loi fondamentale guinéenne. Ses responsables, militants et sympathisants avaient déjà eu les échos du passage de cette mission venue de Conakry dans les préfectures de Koubia et Tougué. Ce qui aurait facilité la mobilisation des antis 3ème mandat pour le président Alpha Condé venus de tous les coins de la préfecture de Lélouma.

Dans la stratégie, ils ont investi la salle de conférence du bloc administratif préfectoral de Lélouma pour attendre que les conférenciers prononcent le mot magique, parce que dans l’avis de réunion, il était question pour les collectivités locales de présenter le bilan à mi-parcours des actions de développement financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

Ainsi, c’est lorsque les conférenciers ont abordé le sujet de la nouvelle constitution que les activistes du FNDC, massivement mobilisé ont perturbé la rencontre en exigent que les missionnaires de Conakry libèrent le plancher.

Les efforts déployés par le seul préfet de la localité, Mohamed Deen Camara, pour faire entendre raison n’ont pas permis de venir à bout de la détermination des adversaires du projet de nouvelle constitution en Guinée.

Finalement, les hôtes de marque (apparemment déposée) ont quitté les lieux sous escorte policière. La vidéo ci-dessous retrace l’ambiance électrique qui a caractérisé cette confrontation ouverte entre partisans et adversaires du 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestation du FNDC-Belgique contre le projet d’une nouvelle constitution en Guinée

23 septembre 2019 à 8 08 33 09339

Communiqué : Le Front National pour la Défense de la Constitution-Belgique (FNDC-Belgique) invite tous les guinéens de Belgique, des autres pays d’Europe et de toute la diaspora Africaine, opposés au projet d’une nouvelle constitution en Guinée, à une grande manifestation qu’il organise le 28 septembre 2019 à la Place du Luxembourg, 1050 Bruxelles, Belgique de 14h00 à 16h00.

A cette occasion, nous voulons rappeler aux leaders d’opinion d’origine Guinéenne et africaine, la communauté internationale, les conséquences désastreuses du coup d’État constitutionnel en préparation en République de Guinée, et par conséquent, nous demandons leur soutien pour éviter à la Guinée de sombrer dans la dictature.

Le FNDC-Belgique sait compter sur l’engagement total de chacun et de tous pour faire de cet événement une réussite parfaite.

Non à un coup d’Etat constitutionnel,

Non à une nouvelle Constitution,

Non à un troisième mandat en Guinée,

Non à un glissement du mandat du président actuel,

Non et à plus jamais une présidence à vie en République de Guinée,

Vive le FNDC pour que vive la consolidation démocratique en République de Guinée.

Bruxelles, le 29 août 2019.

La commission Communication

FNDC-Belgique

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Boffa : le FNDC empêche à nouveau la tenue d’un débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 14 02 40 09409

L’antenne préfectorale du FNDC a empêché une nouvelle fois la tenue de la journée de consultation organisée par une association d’enseignants favorable au changement de l’actuelle constitution guinéenne. Ce qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Les défenseurs de la constitution de 2010 ont barré la route aux organisateurs de la rencontre, les obligeant à rebrousser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après l’échec de son activité du mercredi, 11 septembre dernier, le Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN) a décidé de revenir à Boffa pour essayer d’organiser une « journée de consultation » sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir. Pour permettre la réussite de l’événement, le nouveau préfet de Boffa s’est occupé de préparer le terrain.

Le lieutenant-colonel Abdourahmane Keïta est allé à la rencontre des différentes couches sociales ces derniers jours pour tenter de les convaincre à accepter que ce débat se tienne pour que les citoyens puissent donner leur avis sur le sujet.

Mais, ce fut peine perdue. Car tôt ce mardi, plusieurs jeunes, vêtus de T-Shirts du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont pris d’assaut le rond-point qui mène à la maison des jeunes de la ville. Ils sont venus barrer la route aux organisateurs pour les empêcher d’arriver à cet endroit où devait se tenir la rencontre.

« Nous ne sommes pas là pour enfreindre les activités de la population, nous sommes là pour empêcher la délégation qui vient pour parler le troisième mandat. Ils étaient venus pour la première fois, mais ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont décidé de revenir cette fois encore pour essayer de berner la population. Mais, nous restons tenaces à ce sujet et nous disons Amoulanfé. La constitution, c’est pour toute la nation. La constitution, elle est sacrée », a déclaré Jean Noël Barry, l’un des membres du FNDC à Boffa.

En raison de cette mobilisation des opposants au changement de l’actuelle constitution, les organisateurs de la journée de consultation ont dû rebrousser chemin pour rentrer à Conakry. Pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine, ils ont échoué face à l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution à Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Washington exige à Alpha Condé une transition démocratique : les Guinéens applaudissent

15 septembre 2019 à 8 08 48 09489

Depuis la publication du message du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, sur sa rencontre avec le président Alpha Condé, les Guinéens respirent le soulagement, espérant ainsi que leur pays ne retombera pas dans une autre crise politique, notamment ceux qui étaient jusque-là préoccupés par les conséquences d’une tentative de l’ancien opposant historique de changer la Constitution guinéenne pour s’accrocher au pouvoir.

Ainsi, après le communiqué du FNDC qui a salué cette position très claire des autorités américaines, une autre structure opposée au troisième mandat a rappelé au président Alpha Condé le discours de l’ancien président de la Cour Constitutionnel. Feu Kéléfa Salla, comme on le sait, avait été détrôné pour s’être opposé à un éventuel changement de la Constitution guinéenne ! Pourtant, son discours est toujours d’actualité et il reste pour le moment la seule personnalité publique à avoir préféré la vérité historique…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration des Brassards Rouges

Les Brassards Rouges de Guinée (BRG), fidèles à leurs engagements et à leurs fermes déterminations à défendre les acquis démocratiques en République de Guinée, partagent et soutiennent la position des Etats Unis, en ce qui concerne une transition régulière et démocratique du pouvoir en République de Guinée.

Pour rappel, le Secrétaire d’Etat Américain Monsieur Michael Pompéo, a échangé avec le Président de la République de Guinée, le Pr Alpha CONDE le vendredi 13 septembre 2019 et il a exprimé « le ferme soutien des Etats Unis à voir des transitions de pouvoir régulières et démocratiques… »
Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) invitent donc le président de la République à se souvenir toujours du discours prémonitoire de Feu Kelefa SALL lors de son investiture en 2015 :
« La conduite de la Nation doit nous réunir autour de l’essentiel. Ne nous entourons pas d’extrémistes, ils sont nuisibles à l’unité nationale. Evitez toujours les dérapages vers les chemins interdits en démocratie et en bonne gouvernance. Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes. Car, si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant. » Fin de citation
Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) invitent également le président de la République à ne pas s’entêter à changer la Constitution, c’est un projet suicidaire qui pourrait être fatale pour le peuple de Guinée. Nous disons non !

Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) demandent à l’ensemble de ses membres et au peuple de guinée d’être vigilants et remobilisés pour répondre au moment venu à l’appel du respect démocratique.

Vive les Brassards Rouges de Guinée (BRG) !

Vive la République !

Que Dieu bénisse la Guinée !

Conakry le 14 septembre 2019

La Coordination Nationale

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Le FNDC au préfet de N’zérékoré : « si le calme ne plaît aux autorités, nous allons… »

14 septembre 2019 à 16 04 02 09029

Les autorités de N’zérékoré n’en peuvent plus du calme qui prévaut dans la ville à un moment où les manifestations pour le soutien au contesté projet de nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. C’est dans cette dynamique que le préfet a adressé une correspondance au bureau régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), convoquant une rencontre pour réviser les termes de l’accord qui interdisait toute manifestation dans la ville. Le FNDC de N’zérékoré a réagi suite à cette correspondance, dénonçant notamment la forme de la lettre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cécé Théa, vice-coordinateur du mouvement, dit que la lettre circulaire du préfet comporte des erreurs qui méritent d’être corrigées, et pose ses exigences. « Nous avons reçu la correspondance du préfet, mais dans cette lettre circulaire, il y a des erreurs. Ils ont adressé la circulaire à ma personnalité et non à la structure que je représente. Je les ai appelés et leur dit de faire une correspondance pour l’adresser au FNDC. Ensuite, la présence des parties prenantes doit être obligatoire, sinon le FNDC ne prendra pas part à cette rencontre convoquée par les autorités de N’Nzérékoré ».

En outre, le vice-coordinateur du FNDC dans la capitale de la Guinée Forestière est revenu sur les conditions à remplir avant de prendre part à la rencontre du lundi, convoquée par le préfet Sory Sanoh. « On avait posé des préalables à l’époque avant qu’on accepte de s’asseoir sur la table des négociations avec les autorités. Et si cela n’y est pas, on ne participera pas à cette rencontre. On avait sollicité la présence des confessions religieuses, des représentants des Droits de l’homme, du cercle des communautés vivant à N’Zérékoré, un médiateur impartial avant qu’on ne prenne part à cette rencontre, et cela avait été accepté, et nous avions signé un protocole d’accord qui a permis d’ailleurs à envoyer un calme dans la cité. Et si le calme qui est là ne plaît aux autorités, nous allons les aider et dire publiquement à la population de N’Zérékoré que ces autorités ne veulent pas leur bonheur », a-t-il laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, la rencontre convoquée par le préfet, programmée initialement pour le lundi 16 septembre, a été annulée. Elle a été reportée à une date ultérieure par les autorités, apprend-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Washington exige le respect de la Constitution : le FNDC exulte !

14 septembre 2019 à 15 03 48 09489

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, à l’occasion de la visite du président Alpha Condé aux Etats Unis, les autorités américaines ont exigé le respect de la Constitution de notre pays. Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain a rappelé au chef de l’Etat guinéen « le ferme soutien des Etats-Unis à des transitions de pouvoir régulières et démocratiques, qui donnent plus de responsabilité, des institutions plus fortes et moins de corruption ».

En termes clairs, le pays de l’Oncle Sam est opposé à l’idée d’une modification ou changement des constitutions pour permettre à des dictateurs de se maintenir au pouvoir. Ce qui devrait définitivement clôturer le débat entretenu par le pouvoir en République de Guinée sur un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé.

Au lendemain de ce message limpide de l’administration Trump, le FNDC a publié un communiqué. Les acteurs sociaux et politiques guinéens qui se battent pour le respect de la Constitution guinéenne voient évidemment une opportunité à saisir ! Le FNDC estime que « cette prise de position du Gouvernement Américain vient confirmer, s’il en était besoin, la justesse du combat que nous menons pour le respect de l’ordre constitutionnel et de la préservation des acquis démocratiques obtenus de haute lutte par notre peuple ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué du FNDC de ce ce samedi, 14 septembre 2019 :

La coordination du Front National pour la Défense de la Constitution salue la position exprimée par le Gouvernement Américain en faveur d’une transition régulière et démocratique du pouvoir en Guinée.

Le FNDC se félicite de cette franche prise de position des autorités américaines en faveur de la démocratie et du respect de la loi fondamentale de notre pays.

Cette prise de position du Gouvernement Américain vient confirmer, si besoin en est, la justesse du combat que nous menons pour le respect de l’ordre constitutionnel et de la préservation des acquis démocratiques obtenus de haute lutte par notre peuple.

Nous appelons le peuple de Guinée à l’union sacrée pour déjouer les manœuvres éhontées des promoteurs de ce projet ignoble qui n’honorent pas la nation guinéenne.

Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, 14 septembre 2019

La coordination Nationale

Le Responsable des Opérations

Ibrahima DIALLO

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Boffa : le FNDC empêche la tenue d’un débat sur le changement de constitution

11 septembre 2019 à 16 04 15 09159

Une mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN), venue de Conakry, a organisé une consultation sur le changement de l’actuelle constitution ce mercredi, 11 septembre 2019, à Boffa. Mais, la rencontre n’a été que de courte durée. Elle a été empêchée par l’antenne locale du FNDC et plusieurs jeunes opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les organisateurs de ce débat ont joué, pourtant, à la prudence. Avec la bénédiction du maire de la commune urbaine, ils ont convié toutes les couches sociales de la ville à une rencontre sans donner l’objectif ni l’ordre du jour de cette rencontre. Jeunes, femmes, sages, autorités, ONG et associations de la préfecture ont répondu massivement à l’appel. Lorsque tout le monde a pris place, le maire de Boffa a pris la parole pour annoncer les couleurs de l’événement.

« Boffa est une préfecture démocratique. L’exemple qui prouve cela est que c’est seule Boffa qui a installé ses maires sans problèmes et au même moment. Aujourd’hui, notre rencontre est une occasion pour toutes les parties prenantes de s’exprimer librement sur le changement de la constitution, dire ce qu’il pense du changement de constitution sans contrainte », a déclaré Me Saïdouba Kissing Camara, le maire de Boffa.

Après l’introduction du maire, Sory Sidibé, le chef de mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National a expliqué les motifs de l’organisation de cette rencontre, revenant sur l’historique de la constitution guinéenne. Mais, il a été stoppé par des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« Les gens sont surpris ici, parce que nous, nous pensions que cette cérémonie visait à présenter le nouveau préfet de Boffa à la population. Mais, à notre fort étonnement, on trouve qu’il s’agit d’un débat sur le changement de la constitution. Nouvelle constitution, référendum, troisième mandat, nous on ne parle pas de ça ici, on ne veut pas de ce débat. Pliez vos bagages et partez ! », a lancé un membre du FNDC.

Ensuite, plusieurs jeunes, dont certains sont habillés aux couleurs du Front National pour la Défense de la Constitution, ont envahi les lieux. Ils ont procédé à des jets de pierres, provoquant la débandade. Ce qui a empêché la tenue du débat voulu par les organisateurs.

Les consultations sur le projet de nouvelle constitution initiées par le président Alpha Condé ont démarré hier à Conakry. Le Premier ministre, qui conduit les travaux, va rencontrer l’Assemblée nationale demain, jeudi. Mais le FNDC, mouvement composé des partis d’opposition, de structures de la société civile, de syndicats, d’artistes… a déjà annoncé qu’il ne participera à ce débat. Pour le front opposé au projet de nouvelle constitution, il n’est pas question de débattre de cette question.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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