Kindia : le FNDC maintient sa marche malgré l’opposition des autorités

13 novembre 2019 à 19 07 55 115511

La manifestation projetée demain jeudi, 14 novembre 2019, à Kindia par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé pourrait se dérouler sous haute tension. Alors que le FNDC maintient sa volonté de battre le pavé, les autorités de Kindia ne sont pas du même avis. Une concertation tenue dans la soirée de ce mercredi entre les deux camps n’a pas permis de faire bouger les lignes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La situation se crispe à nouveau dans la ville de Kindia. Les autorités communales arguent que la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK) prévoit de verser des indemnités à certaines communautés dans la journée de demain jeudi. Ce qui fait que la manifestation ne pourrait pas se tenir.

Selon Mamadouba Bangoura, maire de la commune urbaine de Kindia, il a été demandé au FNDC de reporter sa marche. « On leur a dit que nous sommes préoccupés demain par le communiqué de monsieur le préfet pour recevoir la CBK qui s’apprête à verser des indemnités aux communes rurales et à la commune urbaine de la préfecture. La cérémonie commence à 10h et termine à 14h. Donc pour ça, on leur a dit que nous remettons la marche à une date ultérieure », a expliqué monsieur Bangoura.

Du coté du FNDC de Kindia, c’est la déception. Pour Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC, il n’est pas question de reporter la marche. « Nous avons fait 4 heures de réunion avec le maire et l’ensemble de ses conseillers. Mais, nous sortons de cette concertation très déçu par le comportement belliqueux du conseil communal. Tout en nous interdisant la marche malgré des heures de discussion et de propositions, eux ils n’ont fait aucune proposition. Ils ont seulement dit de reporter la marche. Et nous, nous demandons à la population de Kindia de se mobiliser demain à la première heure pour manifester de la gare routière jusqu’à la place des martyrs… Nous n’allons pas reculer et personne ne nous mettra à genoux », a martelé monsieur Camara.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Urbanisation durable : un forum régional lancé à Kindia

11 novembre 2019 à 17 05 52 115211

Un forum régional portant sur l’urbanisation durable et l’aménagement du territoire s’est ouvert ce lundi, 11 novembre 2019, à Kindia. Il est organisé par l’ONU-Habitat en collaboration avec le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Une cinquantaine de personnes prennent part aux travaux, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alain Ngono du bureau Afrique ONU habitat

Deux thèmes seront débattus au cours de ce forum qui va durer deux jours. Il s’agit de « l’évaluation participative du schéma national d’aménagement du territoire » et de « la politique urbaine nationale ». Selon Alain Ngono du bureau Afrique ONU-Habitat en Nairobi, « l’intérêt de cette activité est vraiment crucial pour nous. Ça rentre vraiment au cœur du programme SANITA VILLE DURABLE. L’objectif est la réforme de la gouvernance urbaine en République de Guinée. En d’autres termes, le projet doit revoir tous les textes et règlements qui structurent l’urbanisation en Guinée et cela de manière participative », a-t-il expliqué.

C’est le directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia, Dr Doman Traoré, qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux. L’administrateur a salué l’organisation de ce forum. « Je me réjouis de l’initiative heureuse des organisateurs de mettre ensemble les représentants des communautés, des services techniques, pour discuter et échanger sur la problématique en vue de recueillir leurs contributions sur le développement durable de nos villes pour une bonne gouvernance urbaine. Surtout qu’on connaît aujourd’hui une urbanisation anarchique galopante dans le pays », a-t-il dit.

Ces foras qui seront organisés dans les quatre régions naturelles du pays plus la zone spéciale de Conakry, vont permettre de collecter les contributions des communautés, des services techniques, des administrations publiques et privées, sur le développement durable des villes pour une bonne gouvernance urbaine. Ils seront suivis du premier forum urbain national de Guinée, qui se tiendra en début décembre 2019, a-t-on appris. Ces activités s’inscrivent dans le cadre du programme SANITA VILLE DURABLE, financé par l’Union européenne à hauteur de 4 millions 150 mille euros.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Marche du lundi à Kindia : les autorités interdisent, le FNDC droit dans ses bottes

9 novembre 2019 à 17 05 27 112711
Alsény Farinta Camara

Un nouveau bras de fer vient de naître dans la préfecture de Kindia. Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) compte battre le pavé le lundi, 11 novembre 2019, pour encore une fois dénoncer les velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au-delà de son dernier mandat. Les autorités communales y sont fermement opposées, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La manifestation projetée par l’antenne locale du FNDC de Kindia n’a pas reçu l’aval des autorités, contrairement à celle de la journée du jeudi 07 novembre. Mais, contre vents et marrées, le FNDC campe sur sa position de marcher le lundi 11 novembre dans la cité des agrumes.

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC, se dit choqué par la décision de l’autorité communale. « Nous avons déjà adressé une déclaration de marche à la commune urbaine de Kindia. Mais très malheureusement, nous avons constaté avec regret que la réponse de la commune méconnait le droit de manifestation et de cortège. Au sein du FNDC Kindia, cela nous a choqués parce que tout simplement, les autorités de la commune violent une fois de plus le droit de manifestation et nous, nous maintenons notre manifestation de ce lundi 11 novembre 2019. Nous allons marcher parce que la loi est impersonnelle et elle est générale. La commune urbaine de Kindia n’appartient pas à une personne ni à un groupe de personnes », a-t-il lancé.

Les autorités de Kindia évoquent l’échec retentissant enregistré aux examens nationaux l’année écoulée pour justifier l’interdiction de la manifestation. Alsény Farinta Camara botte en touche cet argument. « L’argument que la commune a donné, c’est compte tenu des échecs massifs de l’année dernière dans secteur de l’éducation, mais qui ne relèvent pas de notre responsabilité. C’est plutôt de la responsabilité du gouvernement de faire en sorte que les élèves puissent étudier, pour qu’il y ait de succès dans les écoles. La commune nous a toujours dit de ne pas marcher et nous avons toujours coopéré, mais pas cette fois ci. Donc, que le préfet s’implique ou pas, nous nous allons marcher le lundi et surtout nous voulons une fois encore que la loi soit respectée », a laissé entende monsieur Camara.

En outre, le coordinateur du FNDC invite les habitants et citoyens de Kindia à se mobilier à nouveau contre une présidence à vie du professeur Alpha Condé. « Nous appelons nos partisans à se mobiliser davantage pour que ce lundi nous puissions donner un franc succès aux manifestations dans notre commune, pour dire une fois de plus NON au 3ème mandat », a-t-il martelé.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Elhadj Karamba Diaby sur Maouloud : « dire que sa célébration n’est pas bonne est un gros mensonge »

8 novembre 2019 à 18 06 00 110011

De nombreux fidèles musulmans de Guinée et du monde vont célébrer dans la nuit de ce vendredi à demain, samedi 09 novembre 2019, Maouloud. Il s’agit de l’anniversaire de la naissance de Mohamed, le prophète de l’islam. Dans son sermon de ce vendredi, Elhadj Karamba Diaby, imam et secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Kindia, est revenu sur l’importance de cet événement, loin de faire l’unanimité chez les musulmans, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs activités sont prévues cette nuit dans la plupart des mosquées de Kindia. Des veillées de prières, lecture du coran, récitation de cantiques entre autres, vont marquer la célébration de la date anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Un événement de grande importance, selon Elhadj Karamba Diaby.

« Aujourd’hui, cet événement est célébré par bon nombre de pays musulmans à travers le monde. Donc nous devons tous marquer cette nuit pas des bonnes paroles, des bonnes œuvres, la lecture du saint coran, des invocations en faveur de l’intérêt de la nation.

Mes sœurs et frères en islam, la célébration de la naissance du prophète Mohamed (PSL) constitue pour toute la communauté islamique, un moment unique. On ne peut pas parler de toute l’importance de cette nuit. Parce que c’est le jour où Mohamed est né. Et il est le plus béni de tous les messagers d’Allah, et ce qu’il a fait pour l’islam est gravé dans les livres sacrés », a expliqué le leader religieux.

La célébration de Maouloud ne fait pas cependant l’unanimité chez les musulmans. De nombreux fidèles de cette religion, issus principalement de la secte Wahabite, considèrent cette fête comme une invention qui n’a rien à avoir avec l’islam. Une polémique que déplore Elhadj Karamba Diaby, qui appelle les musulmans à se mobiliser massivement pour célébrer cette date.

« J’invite tous les musulmans en ce jour, à se rendre dans les mosquées pour prendre part à cette commémoration. Il s’agit du prophète.
Il représente un grand bonheur pour l’humanité toute entière. Même ceux qui ne sont pas de notre religion aiment cette nuit agréable. Alors pourquoi pas nous fidèles musulmans ? Pourquoi la division autour de cette nuit ? Toi tu peux dire que tu ne la célèbres pas mais dire que la célébration de cette nuit n’est pas bonne est un gros mensonge », a laissé entendre l’imam.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Abdoulaye Bah charge : « le préfet de Kindia a commis une grosse infraction pénale »

4 novembre 2019 à 19 07 19 111911

Comme annoncé précédemment, l’antenne du FNDC à Kindia a organisé ce lundi, 04 novembre 2019, sa première marche depuis le début des mouvements de protestation contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé à travers le pays. Et, ce fut une première réussie pour la structure qui a drainé du monde dans les rues de la ville pour une manifestation pacifique.

A cette occasion, Abdoulaye Bah, chargé des affaires juridiques du FNDC Kindia, a fait des révélations sur le préfet N’Fansoumane Touré. L’ancien président de la délégation spéciale de Kindia accuse l’autorité préfectorale d’avoir violé gravement la loi en tentant d’empêcher la tenue de cette marche, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Le préfet de Kindia a commis hier une grosse infraction pénale. Le préfet Elhadj N’Fansoumane Touré nous a appelé en disant au coordinateur régional : viens tout de suite à la mairie, je suis là avec les forces de sécurité, nous voulons te voir. J’ai dit que cela est suspect, ça ne sent pas bon. Mais, on est partis, on l’a écouté. Monsieur le préfet a dit : nous vous demandons de bien vouloir reporter ou annuler jusqu’à nouvel ordre ce qu’on a arrêté la veille dans son bureau en présence de la sécurité, le FNDC, la mairie, la préfecture. C’est grave quand il (le préfet) se réveille vers 22 heures, il nous appelle dans le bureau d’une femme à la mairie.

Le préfet n’est pas maire, il n’est pas un cadre communal. Et le préfet n’est pas habilité à appeler un individu à partir de 18h. Il ne peut pas non plus se déplacer pour être dans le bureau d’une femme à 22 heures. Et nous lui avons répondu qu’il est hors de question de négocier la constitution guinéenne que nous défendons et qu’aujourd’hui on va manifester… Donc il voulait nous intimider, il voulait nous attaquer. Mais cela ne marchera plus dans ce pays », a laissé entendre le responsable de l’UFDG.

Propos recueillis par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Kindia : véritable démonstration de force du FNDC dans la rue

4 novembre 2019 à 17 05 55 115511

Pour sa première marche organisée depuis le début des manifestations contre un troisième mandat en Guinée, l’antenne du FNDC à Kindia a réussi une véritable démonstration de force. La structure a drainé une impressionnante foule dans la rue pour dire non au changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir en place, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Avant le début de cette manifestation, les organisateurs se montraient optimistes quant à la mobilisation des citoyens. Et ils n’ont pas été déçus en fin de compte. Car les habitants de Kindia sont massivement sortis pour répondre à leur appel. La marche est partie de la gare routière pour s’achever sur l’espace de la place des martyrs, en passant par le grand marché du centre-ville. Les manifestants ont fait ce défilé avec des cris et des coups de sifflet. Sur leurs pancartes, on retrouvait plusieurs slogans comme : « Libérez Sanoh ; non au 3ème mandat ; Deux mandats ça suffit ; Amoulanfé ».

« Tous ces slogans ce résument en deux aspects : le premier aspect, nous avons exigé la libération immédiate et sans condition de nos leaders détenus à la maison centrale, parce que ce sont des personnes innocentes qui ont été injustement arrêtées. Deuxièmement, c’est pour empêcher le président Alpha Condé et le clan mafieux qui l’entoure à obtenir un mandat de plus après le 21 décembre 2020 », a déclaré Alsény Farinta Camara, le coordinateur régional du FNDC à Kindia.

De son côté, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia et chargé des affaires juridiques de l’antenne locale du FNDC, a expliqué aux citoyens qu’il n’y a aucune raison légale qui puisse justifier le changement de l’actuelle constitution voulu par les autorités guinéennes. « Il n’est écrit nulle part dans la constitution guinéenne, qu’un parti politique, un président, un député ou une coopération peut changer la constitution. Une constitution se change pour 4 raisons en science politique.

Lorsqu’un pays vit la catastrophe comme l’Allemagne qui a connu la guerre mondiale ; lorsque le pays sort d’un génocide, d’un crime comme Rwanda ; lorsque le pouvoir en place est renversé par un régime militaire ou lors que le pays change de forme d’Etat, on peut changer la constitution. Voici les 4 raisons en droit constitutionnel qui motivent le changement, le remplacement d’une constitution. Autrement, on modifie des articles précis dans la constitution. On appelle ça amendement. Les Etats-Unis en ont fait 30. Depuis 1776, l’Amérique a révisé, amendé, modifié des articles qui ne sont plus adaptés aux contextes social, économique, culturel et surtout politique », a-t-il rappelé.

Le FNDC Kindia se félicite de la réussite de cette manifestation qui, en plus d’avoir connu une forte mobilisation des citoyens, s’est déroulée sans incident. La structure promet de poursuivre le combat jusqu’à ce que le président de la République, Alpha Condé, renonce à son projet de nouvelle constitution qui lui ouvrirait la voie à un troisième mandat.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kindia : les citoyens se mobilisent pour la marche du FNDC

4 novembre 2019 à 11 11 59 115911

Dans un communiqué rendu public hier dimanche, 03 novembre 2019, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avait demandé à ses antennes à l’intérieur du pays à tenir leur marche de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. C’est dans ce cadre qu’une forte mobilisation est en cours (11h) à Kindia ce lundi pour une manifestation autorisée par les autorités, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC de Conakry a décidé de surseoir à sa marche de ce lundi 4 novembre pour s’occuper exclusivement de l’enterrement des onze martyrs tombés lors des manifestations contre le 3ème mandat. A Kindia, de nombreux membres du FNDC se sont retrouvés à la Gare Routière, point de départ de la marche, pour dire non au contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.

Les organisateurs s’attendent à une forte mobilisation. C’est ce qu’a laissé entendre Richard Assaf, un des animateurs du mouvement à Kindia. « De l’autre côté à Conakry, ils ont reporté la marche pour une marche funèbre, mais nous à Kindia ici, la marche est maintenue à travers l’autorisation des autorités. Vu l’importance de la manifestation, nous sommes en mesure de vous rassurer que la mobilisation sera de taille ».

Par ailleurs, Richard Assaf est revenu sur ce qui est prévu. « Pour le moment on ne peut pas vous donner une statistique fiable, mais ce qui est sûr, nous aurons à mobiliser des milliers de personnes. La marche va débuter entre 11h et 12h pour aller jusqu’à 15h et nous avons maintenu une ligne droite, de la gare routière de Kindia, où nous nous mobilisons maintenant, jusqu’à la place des martyrs, où nous allons procéder aux différents discours ».

Richard Assaf a également dit son espoir que tout se passera dans les meilleures conditions. « La particularité de la marche d’aujourd’hui à Kindia, c’est de réveiller la conscience de tous les membres du Front, que pour une fois, on est en mesure d’exprimer notre désir et de ne pas avoir peur. La sécurité est là pour nous sécuriser. Elle ne tirera pas sur nous, elle ne nous gazera pas et la marche va se passer dans un esprit pacifique », a-t-il laissé entendre.

A noter que la circulation reste fluide, les citoyens vaquent à leurs affaires. Mais, les boutiques et magasins sont fermés.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Kindia : le FNDC autorisé à marcher le lundi

2 novembre 2019 à 18 06 02 110211

Comme annoncé précédemment, les autorités locales de Kindia et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) étaient à couteaux tirés ces derniers jours par rapport à la marche prévue dans la ville contre le projet de nouvelle constitution. Après moult tractations, la mairie de Kindia a fini par céder en autorisant la marche du lundi contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, tout en changeant son itinéraire, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) compte manifester le lundi, 04 novembre prochain, pour barrer la route au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Dans la préfecture de Kindia, c’est à l’issue d’une rencontre qui a regroupé les organisateurs et les autorités locales que le FNDC a accepté de modifier son itinéraire initial tout en réduisant le timing de la manifestation.

Abdoulaye Bah, chargé des affaires juridique du FNDC à Kindia

Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale, chargé des affaires juridique du FNDC à Kindia, invite les habitants les citoyens à se mobiliser massivement pour prendre part à cette marche qui devrait se dérouler de 10 h à 15h. « Nous comptons mobiliser le maximum de citoyens démocrates de Kindia pour dire Non au projet de nouvelle constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. J’appelle donc les citoyens le lundi, 04 novembre prochain, pour marcher de la gare routière à la place des martyrs, en passant par le grand marché de la ville », a-t-il lancé.

N’Fansoumane Touré, préfet de Kindia

Selon le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, il a été question aussi de surseoir aux propos choquants dans les discours lors de la marche. « On leur a dit qu’ici à Kindia, on doit surseoir aux propos qui choquent et qui fragilisent le tissu social dans les discours. On a aussi dit qu’au lieu que la marche prenne toute la journée, de réduire le temps et le chemin qu’ils ont voulus suivre. Donc, elle partira du rond-point de Yéwolé pour s’achever sur l’espace de la place des Martyrs, en passant par la gare routière », a-t-il expliqué.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat d’Alpha Condé : nouveau bras de fer entre autorités de Kindia et FNDC

1 novembre 2019 à 13 01 56 115611

Comme à Conakry et dans les autres villes du pays, le FNDC projette d’organiser une marche pacifique à Kindia le lundi prochain, 04 novembre 2019. L’objectif vise évidemment à protester contre la volonté du pouvoir d’imposer une nouvelle constitution qui favoriserait un pouvoir à vie du président Alpha Condé.

Mais, à la surprise générale, les autorités locales ont refusé la marche de ce lundi. Ce qui ouvre un nouveau bras de fer avec le Front national pour la défense de la Constitution qui ne compte pas renoncer à l’exercice de son droit constitutionnel.

La Coordination régionale du FNDC-Kindia réitère alors qu’elle organisera sa marche, malgré l’intention des autorités de l’empêcher…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de visionner la lettre adressée au autorités communales et la réponse du maire de Kindia, Elhadj Mamadouba Bangoura :

Echange de lettres entre le FNDC et la mairie de Kindia

Quelle sera la suite de ce bras de fer ?

A suivre !

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Dysfonctionnement, bagarre entre travailleurs : la MC2 de Kindia fermée

30 octobre 2019 à 19 07 31 103110

Comme nous l’annoncions précédemment, la Mutuelle Communautaire de Croissance (MC2) de Kindia connait des problèmes de fonctionnement depuis début 2019. Cette situation a conduit à une bagarre entre deux travailleurs de la structure de micro-finance et la fermeture de ses locaux il y a quelques jours, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cela faisait plusieurs mois déjà que cette mutuelle, mise en place pour appuyer les groupements de jeunes dans leurs activités génératrices de revenus, ne parvenait plus à donner des crédits aux demandeurs. Certains accusent les membres du Conseil d’Administration de la MC2 d’avoir contracté des dettes qu’ils n’ont pas remboursées. Ce qui aurait conduit à la faillite de la structure de micro-finance. Mais le 16 octobre dernier, la crise qui mine la mutuelle a connu une nouvelle évolution. Ce jour-là, une bagarre a éclaté entre Aguibou Bah, membre du Conseil d’Administration de la Mutuelle Communautaire de Croissance, et Ibrahima Diabaté, le comptable. Ce dernier accuse la présidente du CA d’avoir orchestré cette situation pour s’accaparer de l’argent restant dans la caisse.

« J’ai été victime d’une attaque de la part d’Aguibou Bah, un membre du Conseil d’Administration. Un coup orchestré par la présidente du CA dans le but de voler. Lors de la réunion, il n’y avait que 4 membres du Conseil d’Administration, il était question de voir l’état de la caisse. Moi le comptable et ma caissière, nous avons sorti l’argent du coffre et ils (les 4 membres du Conseil d’Administration) ont compté, ils trouvé un montant de 11 534 000 GNF, puis on a remis l’argent dans le sac. Ensuite, la présidente du CA délègue à nouveau deux personnes pour aller vérifier l’intérieur du coffre avec nous. J’ai dit qu’il n’y a pas de problème, mais on y va avec le sac qui contient l’argent. Immédiatement, la présidente a dit que le sac ne bouge pas. Aguibou, dans le but de forcer la situation, est allé jusqu’à me blesser au cou et au doigt. Mais, nous avons réussi quand même à sauver le sac pour le remettre dans le coffre-fort. Parce que j’ai su que c’est les 11 534 000 qu’ils veulent récupérer et je suis parti porter plainte. Mais, un membre du conseil du nom de Sylla Ibrahima Sory m’a carrément dit : tu ne peux rien même si tu vas à la justice. Et jusqu’à présent, le problème traine a la gendarmerie et Bah Aguibou qui m’a blessé est libre », s’indigne le comptable, Ibrahima Diabaté.

Interrogée sur cette situation, la présidente du Conseil d’Administration, Fatoumata Cissé, a expliqué que la fermeture de la MC2 n’est pas due à un quelconque problème. Elle vise simplement à faire le point de la situation, assure-t-elle. « Nous sommes en train de faire la situation de la caisse parce qu’on ne peut pas travailler durant 2 ans sans connaitre le fonctionnement de la comptabilité en tant que présidente du CA. C’est pourquoi je tenais à ce que les choses soient claires la semaine passée.

Et je vous garantis que dans 2 ou 3 jours tout rentrera en ordre et que les portes seront rouvertes. Mais, ce n’est pas parce que les gens on refusé de rembourser l’argent que la communauté ne bénéficie plus de prêts dans notre microfinance. C’est parce que la Banque mondiale fait des études pour voir comment nous financer de nouveau. Si je mens, renseignez-vous sur les autres MUFFA et MC2 de Conakry à N’Zérékoré ».

Fatoumata Cissé a démenti aussi les informations faisant état du refus des membres du Conseil d’Administrations de payer les dettes qu’ils ont eux-mêmes contractées. « Vous avez, moi j’ai toujours des crédits. Parce que c’est moi qui suis la garantie de tous ceux qui contractent des dettes ici. Même si c’est vous qui venez prendre de l’argent sans rembourser, c’est moi qui endosse la responsabilité car je suis chef. Donc même si c’est X ou Y qui prend de l’argent ici, c’est au compte de nous les membres du CA », s’est-elle défendue.

A suivre !

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Kankan : tenue de la 1ère session du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

30 octobre 2019 à 18 06 38 103810

Quelques jours après sa mise en place, le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de Kankan, a tenu sa première réunion ce mercredi 30 octobre 2019. La rencontre, organisée dans la salle de délibération de la mairie, avait pour but de soumettre au débat, avant son adoption, le contenu du règlement intérieur devant régir le fonctionnement de cette structure. C’était en présence des autorités municipales, des responsables des services de sécurité et des responsables de l’appareil judiciaire avec l’accompagnement technique du département d’Etat Américain à travers l’ONG COGINTA, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Dalaba Diallo, chargé de programmes à COGINTA

C’est pour lutter efficacement contre la délinquance et la criminalité dans la commune urbaine de Kankan que le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) a été créé. « Avec la réforme du secteur de la sécurité, le CLSPD est un volet de la police de proximité. Il faut faire de sorte que les policiers et les citoyens travaillent main dans la main afin d’enrayer l’insécurité dans les quartiers », a rappelé Abdoulaye Dalaba Diallo, chargé de programmes à COGINTA.

Après la formation des membres, un règlement intérieur élaboré a été soumis aux représentants des différentes communautés vivant dans la localité. Selon Abdoulaye Dalaba Diallo, « c’est une rencontre des membres du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. Nous venons en appui technique pour les aider à préparer cette session afin qu’ils puissent adopter le règlement intérieur et aussi définir des projets allant dans la sens de la sécurité dans les quartiers de la commune urbaine de Kankan ».

Laye Camara, SG de la commune urbaine de Kankan et coordinateur du CLSPD

Après les discussions, les critiques, des suggestions ont été apportées par les uns et les autres. Au final, les participants se sont donné rendez-vous la semaine prochaine pour l’adoption du règlement intérieur. C’est ce qu’a laissé entendre Laye Camara, secrétaire général de la commune urbaine de Kankan et coordinateur du CLSPD. « Nous avons projeté la date du 07 novembre pour que le règlement soit adopté. En ce moment, on aura le temps de faire les corrections qu’il y a à faire et on aura un document bien conçu parce que tout le monde n’as pas eu à faire la lecture de ce document. C’est ce qui explique le report de son adoption au 07 novembre », a révélé Laye Camara.

Aly Touré, membre du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

Au sortir de cette rencontre, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, membre du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, a dit ce que cette structure va apporter comme changement à Kankan. « L’action du CLSPD, c’est d’agir en amont à l’effet de prévenir la commission des infractions. Donc, c’est la prévention de la délinquance. Lorsque cet organe va entrer complètement en vigueur et qu’il va commencer effectivement à agir, ça va alléger les charges de la justice du point de vue statistiques criminelles par rapport à la commission des infractions au niveau de la commune urbaine de Kankan et ses environs », a-t-il laissé entendre.

A noter que cette initiative de la mise en place de Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance s’étend sur plusieurs autres communes de Conakry, mais aussi à Siguiri, Dubréka, Coyah, Kindia et Labé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Suspension du DSPJ de Sougéta : les explications du DPJ de Kindia

28 octobre 2019 à 15 03 03 100310
Mankan Diallo, DPJ de Kindia

Comme annoncé dans un précédent article, le Directeur Sous-Préfectoral de la Jeunesse (DSPJ) de Souguéta a été suspendu la semaine dernière pour un détournement de fonds et de matériels dont il est accusé. Au micro d’un correspondant local de Guineematin.com, l’intéressé a nié les faits et accusé à son tour de Directeur Préfectoral de la Jeunesse (DPJ) de Kindia d’avoir orchestré cette situation. Et, ce dernier est sorti aussi pour s’expliquer sur cette affaire.

Mankan Diallo, qui a signé l’acte de suspension de Mohamed Kaba Soumha, est revenu d’abord sur le début du problème ayant conduit à la prise de cette décision. « Le problème a commencé lorsque la commune a demandé à Mohamed Kaba Soumah de rendre compte la gestion de plus d’un an de la maison des jeunes. Parce que la maison a fonctionné pendant un an et quelques mois. Mais durant tout ce temps, Mohamed Kaba Soumah n’a jamais fait un compte-rendu à l’autorité. Même un seul jour.

L’autorité aussi ne lui a pas demandé de faire le compte-rendu. Maintenant, quand le problème de formation s’est posé, j’ai dit à la commune, c’est à prendre ou à laisser : si vous-voulez former vos équipes, faites-le ou vous laissez, moi ça m’est égal. Je leur avais clairement dit que Mohamed Kaba Soumah ne peut pas être DSPJ en même temps le président du comité de gestion de la maison des jeunes, il faut qu’on nomme un autre. J’ai fait l’acte et envoyé.

Apres tout, on a constaté que la moitié des matériels qui ont été offerts par le PACV a disparu, alors que ces matériels sont venus pour les jeunes. Ce n’est pas venu pour une seule personne. J’ai appelé sur le coup Mohamed Kaba Soumah, parce que c’est lui qui était à la gestion, en lui demandant son rapport. Il m’a dit qu’il n’a rien sur le plan financier dans la caisse. J’étais étonné. J’ai demandé comment il a géré les fonds, il m’a dit qu’il a remis la somme qu’il détenait à la commune et la sous-préfecture pour leurs activités. J’ai dit alors qu’il va justifier sa gestion », a-t-il expliqué.

Le DPJ de Kindia dit alors avoir initié une rencontre avec les autorités de Souguéta à la préfecture pour plancher sur la question. C’est au cours de cette rencontre, qu’il a été décidé de suspendre le DSPJ de Souguéta. « Il m’a donc été ordonné de prendre un acte pour suspendre le DSPJ Mohamed Kaba Soumah et que le sous-préfet aussi porte plainte contre lui pour qu’il rende compte de sa gestion. C’est ce qui fut fait et on a interpelé le concerné qui a fini par reconnaitre les faits qui lui sont reprochés à la gendarmerie, même s’il a nié ces mêmes faits devant la presse…

Il est entrain de dire aux gens que je l’ai suspendu parce qu’il a refusé de me donner les 17 millions (le budget d’une formation pour les jeunes de la localité, ndlr). L’argent qu’il a détourné, personne ne connait le montant exact. Pourquoi il n’a jamais eu un document de gestion ? Quand il est venu à la gendarmerie pour sa première audition, on lui a demandé où est le cahier de gestion, il a dit qu’il l’a laissé à Souguéta. On lui a donné le temps pour qu’il vienne se justifier avec son cahier. Le lendemain, il est venu dire qu’il n’a pas de cahier de gestion… Donc, Mohamed a détourné et volé parce que les choses qu’ils gèrent ne lui appartiennent pas. C’est pour la population », assure Mankan Diallo.

A rappeler qu’après son audition à la gendarmerie, le DSPJ suspendu est rentré chez lui. Les autorités lui donnent deux mois pour qu’il rembourse un montant de 3 400 000 francs et les matériels manquants.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Ligue 1 : battu d’entrée, le Loubha FC compte bien se relever

28 octobre 2019 à 11 11 50 105010

Pour sa première en ligue 1 guinéenne, le Loubha FC de Télimélé a concédé une défaite. L’équipe de Télimélé qui recevait les Eléphants de Coléah le samedi, 26 octobre 2019, au stade Fodé Fissa de Kindia, a perdu (0-1) en ouverture du championnat national de ligue 1 pour la saison 2019-2020. L’unique but de la rencontre a été inscrit à la 65ème minute par Ibrahima Bassengué Bangoura sur pénalty.

Après cette défaite, les responsables du Loubha FC gardent le moral haut et comptent travailler pour relever la tête, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Koman Camara

A l’issue de la rencontre, l’entraîneur du Loubha FC a analysé le match en pointant du doigt le manque de réalisme de son équipe. « Dès l’entame de la première période, vous-mêmes vous avez vu le jeu, on a eu beaucoup d’occasions à la première période, mais on n’a pas pu les concrétiser. En deuxième période aussi, n’eût été la naïveté de notre défenseur qui a provoqué le pénalty, on aurait pu au moins faire un nul mais finalement on a perdu. Ce qui n’a pas marché, ce sont les occasions ratées.

Sinon en première période, on a gagné 14 duels sur notre adversaire et on a eu beaucoup d’occasions de but. Donc je dirai que c’est la finition qui nous a manqué. Je sais que la ligue 1 est différente de la ligue 2, donc je vais essayer de corriger ça avec mes joueurs. Et je demande au public de Kindia de ne pas se décourager, de continuer à venir massivement au stade pour nous supporter », a lancé Koman Camara.

Mamadou Barry

Abondant dans le même sens, le président du club de Télimélé, Mamadou Barry, rappelle que le championnat ne fait que commencer et que son équipe va travailler pour résoudre les problèmes constatés lors de ce premier match de la saison. « Bien qu’on a dominé, on a perdu le match. Mais, le championnat est très long, on va chercher donc à se rattraper. C’est comme ça la règle du football. Je crois qu’ils ont été meilleurs ce soir parce qu’ils ont concrétisé. Même si on a dominé le match, mais le football c’est le concret, donc ils ont pris les trois points. On va tirer les leçons et mieux se préparer pour le reste du championnat », a-t-il dit.

A noter que le même samedi le FC Santoba et le Hafia FC ont fait match (2-2) au stade du 28 septembre de Conakry. Cette première journée du championnat se poursuit ce lundi, 28 octobre 2019, avec deux rencontres au programme. Fello Star de Labé va affronter l’AS Kaloum au stade du 28 septembre et la Flamme Olympique reçoit le CI Kamsar au stade de la mission de Kaloum.

De Kindia, Boubacar Diallo et Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Dr Cheick Taliby Sylla : le bienfaiteur et messager idéal du chef de l’Etat auprès de la population de Kindia

26 octobre 2019 à 11 11 10 101010

Publireportage : Il est de notoriété publique dans la préfecture de Kindia que Dr Cheick Taliby Sylla, ce fils du terroir, s’investit régulièrement dans son village natal de Foulayah, pour soulager les populations de cette localité qui le lui reconnaissent sans ambages. Suivant en cela la politique de décentralisation et d’amélioration des conditions de vie des populations à la base du Président Alpha Condé et de l’orientation constante du Premier Ministre, Docteur Ibrahima Kassory Fofana, invitant chacun de ses ministres à œuvrer pour l’épanouissement desdites populations avec altruisme sans bornes, un engagement à fleur de peau et une volonté tenaces, Docteur Cheick Taliby a très tôt compris qu’il fallait s’y atteler pour sortir de l’ornière ces communautés rurales.

N’a-t- il pas construit et amélioré la mosquée de la localité de Foulayah où son père exerça pendant plus de quatre décennies son imamat ? Ayant bu au suc spirituel dans cette mosquée, son devoir était de l’entretenir, l’améliorer et d’en construire des pans entiers afin qu’elle puisse absorber plein de fidèles musulmans, car partout en Guinée, nous observons une croissance exponentielle des populations dans les communes proches des grandes villes, et Foulayah est une agglomération qui n’échappe point à cette règle.

Au-delà de l’aspect spirituel, la vocation socioculturelle de cette contrée, par la présence d’une université publique, amène-t-il Cheick Taliby à souscrire aux sollicitations d’étudiants ? Il apporte une aide quotidienne aux étudiants de l’université de Kindia ce, pour promouvoir indéniablement l’ancrage de la nourriture spirituelle de l’esprit sur sa terre natale.

Il a construit plusieurs mosquées dans les différents villages et quartiers de Kindia, offert une quarantaine de motos aux chefs de quartiers et présidents de districts de la commune urbaine. Il a en outre électrifié les communes rurales de Samayah, Kolentin, Souguéta, Linsan et les lieux saints de Tabouna.

De même, la construction d’une école primaire dans le district de Yengueleyah, commune rurale de Friguiagbé, sans oublier différentes organisations de lectures de Coran pendant le mois Saint de Ramadan pour la consolidation et la quiétude sociale en Guinée, la rénovation et l’équipement du siège du RPG arc-en-ciel, sont entre-autres actions réalisées à Kindia par Docteur Cheik Taliby Sylla.

Dans le cadre du sport, il soutient inlassablement le tournoi annuel inter quartiers, doté du trophée Professeur Président Alpha Condé.

Voilà on ne peut mieux l’attention que ce fils du terroir accorde à la Ville de Kindia. Dans ces conditions, peut-on égaler Docteur Taliby sur les terres de ses ancêtres ? Avec l’omniprésence d’équipements socioéducatifs de base et spirituels, Foulayah peut-elle en réclamer encore ?

Oui ! Réclamer la construction d’autres équipements au moment où elle en est très bien lotie, pour faire un pied de nez aux fils du terroir dont l’investissement dans ce domaine se passe de commentaires.

C’est un secret de polichinelle, la notabilité, la jeunesse, les habitants de la préfecture de Kindia sont tous avec ce fils qui apporte la lumière, l’expression de son engagement auprès du Chef de l’Etat et du Chef du Gouvernement, pour mettre en application l’orientation et les stratégies de développement endogène du gouvernement dans sa localité. D’ailleurs, l’adhésion populaire à ces idéaux est visible et sans faille.

Sékou Komoyah Kaba

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Kindia : une mineure de 13 ans victime d’un viol collectif à Yéwolé

25 octobre 2019 à 18 06 30 103010

Les cas de viol, notamment sur des mineures, atteignent des proportions inquiétantes en Guinée. Dans la ville de Kindia, c’est une mineure de treize (13) ans qui a été victime d’un viol collectif. Les faits se sont produits la semaine dernière au quartier Yéwolé, dans la commune urbaine. Trois (3) des sept (7) présumés auteurs du viol ont été mis aux arrêts, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet autre cas de viol sur une mineure de 13 ans a choqué plus d’un dans la ville de Kindia. Sept jeunes garçons sont pointés du doigt dans cette affaire. Trois (3) d’entre eux ont été mis aux arrêts alors que les quatre (4) autres sont pour le moment en fuite.

Selon la victime, ses bourreaux lui ont tendu un piège avant d’abuser d’elle. « J’étais partie assister à l’anniversaire d’une de mes copines le lundi dernier, non loin de chez nous. C’est là-bas que l’un des violeurs, du nom de Mohamed alias M’Boma, est venu m’appeler aux environs de minuit sous prétexte que mes parents me cherchaient activement. Je l’ai facilement cru parce que j’ai peur de la réaction de mes parents. J’ai suivi le jeune. Après quelques pas, j’ai trouvée 6 autres jeunes. Ils ont profité de moi, ils m’ont violé. Avant de le faire, ils m’ont d’abord attaché avec une chaine suivie de plusieurs intimidations. Je leur ai dit de me laisser appeler mes parents, mais ils ont retirés le téléphone », a-t-elle expliqué.

Absent au moment des faits, le père de la victime a été informé dès son retour. Il est allé rencontrer le chef de quartier pour voir la marche à suivre. Selon Fodé Moussa Bangoura, « j’ai trouvé que rien n’est fait pour ma fille. Je suis passé voir le chef de quartier pour qu’il fasse quelque chose, mais en vain. J’ai donc ordonné à mes enfants de rechercher les jeunes violeurs. C’est comme ça qu’ils ont pu mettre main sur 3 personnes et les 4 autres sont introuvables. J’appelle donc les autorités pour m’aider à retrouver les autres », a lancé le père de la victime.

Les trois (3) présumés violeurs sont dans les mains de la justice, à la prison civile de Kindia. Les quatre (4) autres sont en cavale.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : la lettre du FNDC à la mairie de Kindia

21 octobre 2019 à 13 01 17 101710

Comme indiqué dans nos dépêches du samedi dernier, les responsables de la société civile et des partis politiques, réunis au sein du Front national pour la défense de la Constitution, annoncent des manifestations de rue le jeudi prochain, 24 octobre 2019.

Comme celles des trois premiers jours, les lundi, mardi et mercredi, les manifestations de ce jeudi, précédées de la marche des femmes du FNDC à Conakry (entre le rond point Hamdallaye et l’Esplanade du stade du 28 septembre) visent à contraindre le président Alpha Condé à respecter la constitution guinéenne (sur laquelle il a prêté serment deux fois, en 2010 et 2015) et qu’il veut changer dans l’unique but de continuer à diriger la République de Guinée.

Déjà, à Kindia, les opposants à une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat, ont écrit à la mairie pour l’informer de la tenue de cette importante manifestation le jeudi prochain.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la lettre de l’antenne FNDC à la mairie de la commune urbaine de Kindia :

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Yomou : liberté provisoire pour 3 opposants à un 3ème mandat

17 octobre 2019 à 12 12 15 101510

Les opposants au projet de changement de l’actuelle qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat continuent à défiler devant la justice guinéenne. Après ceux de Conakry, Coyah, Kindia et Mamou, les membres du FNDC arrêtés à Yomou ont comparu ce jeudi, 17 octobre 2019, devant la justice de paix de la ville. La justice leur a accordé une liberté provisoire et a renvoyé le procès à la semaine prochaine, a appris Guineematin.com de sources locales.

Ils sont trois prévenus dans ce dossier. Bernard Kpoghomou, Antony Haomou et Charles Kpoghomou ont été interpellés par les forces de l’ordre le lundi, 14 octobre 2019, alors qu’ils s’apprêtaient à manifester dans la rue pour dénoncer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Poursuivis pour « attroupement illégal sur la voie publique », les trois prévenus ont tous plaidé non coupables.

Mais, les débats n’ont duré que quelques minutes. La justice a décidé de renvoyer l’audience au mardi, 22 octobre prochain pour permettre aux avocats de la défense de rallier Yomou. En attendant, les trois prévenus ont été remis en liberté avec obligation de se présenter à la justice lors de la prochaine audience.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Coyah : 5 membres du FNDC relaxés, le vice-maire en prison

17 octobre 2019 à 10 10 17 101710

La procédure judiciaire engagée contre des manifestants qui s’opposent au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé a été entamée avec la comparution des prévenus à Conakry, Mamou, Kindia et Coyah hier mercredi 17 octobre 2019. Si dans les 3 premières villes, les dossiers ont été renvoyés pour la suite des débats, les réquisitions et plaidoiries ou le verdict, cinq des six prévenus de Coyah ont été tout simplement libérés par la justice, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Six personnes, dont le vice-maire, Ousmane Camara, étaient jugées à Coyah hier mercredi en rapport avec les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Pendant l’audience, tenue au Tribunal de Première Instance de Coyah, les prévenus ont nié les faits pour lesquels ils étaient jugés.

Les cinq premiers, mis aux arrêts le lundi 14 octobre, étaient jugés pour participation à une manifestation non autorisée sur la voie publique. Pendant les débats, les prévenus ont nié les faits.

Selon nos informations, le procureur, Fallou Doumbouya, a requis la relaxe. C’est donc sans surprise que le tribunal, par la voix du juge, Cheikh Ahmed Tidjane N’Diaye, a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

Quant au vice-maire, Ousmane Camara, mis aux arrêts de façon « spectaculaire » le dimanche, veille de la manifestation contre le 3ème mandat, il est poursuivi pour « manœuvres et actes susceptibles de porter une atteinte grave à la sécurité publique ».

Son avocat, maitre Moussa Diallo, dénonce un kidnapping de son client. Selon lui, « mon client a reçu un appel d’un inconnu lui demandant de voler à son secours au commissariat central de Coyah où il serait détenu. Mais, il ne trouve là que le commissaire de police de Coyah qui lui dit que le préfet voulait le rencontrer. Quand ils sont allés chez le préfet, il y a eu un échange amical avant qu’on ne lui dise de rentrer. Il est monté dans le véhicule du commissaire puisqu’ils allaient vers la même direction. Mais en cours de route, le commissaire a remis mon client à une patrouille qui l’a déposé à Conakry où il a passé la nuit du dimanche. Le lendemain, le procureur de Coyah a émis un mandat d’arrêt contre monsieur Ousmane Camara ».

Pendant l’audience d’hier, Ousmane Camara a nié systématiquement les faits pour lesquels il est poursuivi. La demande de sa mise en liberté de son avocat n’a pas prospéré, « même s’il remplit toutes les garanties de représentativité, surtout que c’est un élu local. C’est suite à l’appel du procureur que la mise en liberté n’a pas abouti puisqu’il y avait le mandat d’arrêt contre lui », a précisé maitre Moussa Diallo.

Le tribunal a renvoyé le dossier au mercredi, 23 octobre 2019, pour les plaidoiries et réquisitions. Le vice maire, Ousmane Camara, retourne à la prison civile de Coyah où il va continuer à séjourner.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 6 mois de prison requis contre les opposants à un 3ème mandat

16 octobre 2019 à 19 07 10 101010

Comme annoncé précédemment, le procès des 8 manifestants anti-3ème mandat arrêtés à Kindia s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, devant le tribunal de première instance de la ville. Après les débats, le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement et 500 000 francs d’amende contre les prévenus, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Oumar Barry, 18 ans, apprenti chauffeur ; Youssouf Barry, 33 ans, marchand ; Mamadou Pathé Diallo, 19 ans, élève, ont été arrêtés dans la nuit du dimanche 13 au lundi, 14 octobre 2019. Mamoudou Bah, 29 ans, charretier ; Boubacar Barry, 19 ans, élève ; Abdourahmane Camara, 28 ans, cireur de chaussures ; Amadou Oury Diallo, 50 ans, charretier ; et Ibrahima Camara, ont été à leur tour interpellés le lundi 14 octobre 2019 entre 9 heures et 14 heures.

Poursuivis pour « participation à un attroupement interdit sur la voie publique », les opposants au projet de changement de l’actuelle Constitution et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Pendant les débats, ils ont tenté de justifier qu’ils ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés.

Mais le ministère public, représenté par Alsény Bah, est convaincu du contraire. Selon le procureur, les prévenus ont effectivement participé à un attroupement illégal sur la voie publique. Ils ont également brûlé des pneus du carrefour Wondima au centre-ville, en passant par Komoya, Mangoya, Tafory et le marché Sanloyah, a-t-il indiqué.

C’est pourquoi, le procureur a demandé au tribunal de retenir 7 des 8 prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende de 500 000 francs chacun. Il a requis la remise en liberté de l’élève Boubacar Barry pour délit non constitué. Après ces réquisitions, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 23 octobre prochain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo

Tel. 664354238

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Kindia : pas de manifestation ce mardi, mais la ville toujours paralysée

15 octobre 2019 à 16 04 11 101110

Tout comme hier, il n’y a pas eu de manifestation ce mardi, 15 octobre 2019, à Kindia. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ne sont pas descendus dans les rues comme ce fut le cas à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays, mais les activités sont toujours paralysées dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Contrairement à hier, le grand marché de Kindia fonctionne partiellement ce mardi. Les vendeuses de condiments sont présentes sur les lieux et certaines boutiques sont ouvertes par endroits. Mais, la circulation reste encore moins dense. Les écoles et plusieurs autres services sont toujours fermés. La boucherie de la ville est également non fonctionnelle. Selon un boucher que notre reporter a trouvé sur place, ils ne travaillent pas par peur d’être attaqués.

« Hier lundi, nous sommes restés là toute la journée sans travailler, parce qu’ils ont dit que c’était une journée de manifestationd. Les gens sont venus chercher de la viande mais il n’y en avait pas. On n’a rien vendu hier. Aujourd’hui encore, on est là mais on a peur de vendre. Parce que lors de la dernière manifestation organisée à Kindia, des manifestants sont venus ici, ils ont saccagé le bureau de notre président, ils ont détruit et incendié également beaucoup de choses ici et emporté des outils de travail.

On a donc peur maintenant des mouvements pareils. Les gens qui égorgent les bœufs sont actuellement à l’abattoir. Si l’accalmie continue, ils vont peut-être nous envoyer de la viande à vendre, même si c’est un peu. Et si c’est le contraire qui se produit, on n’y pourra rien », a déclaré Boubacar Sow, vendeur de viande à la boucherie de Kindia.

Fatoumata Camara est venue dans cette boucherie à la recherche d’un kilogramme de viande. Mais, elle a été surprise par l’ambiance qui prévaut sur les lieux. « Depuis 8 heures du matin, je suis là pour chercher un kilo de viande. Il est 10 heures et il n’y a toujours rien. Pourtant, d’habitude, à cette heure, il se trouve qu’ici est inondée de viande. C’est un silence de cimetière ici. Je pensais que la manifestation c’était pour hier seulement, mais je vois que ça continue encore. Il faut éviter la paralysie parce que la population souffre », a lancé cette citoyenne.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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