Interpellations d’individus « suspects » en Guinée : les inquiétudes de Me Foromo

28 octobre 2019 à 21 09 01 100110
Maitre Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous,
Maitre Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

Comme annoncé dans nos articles précédents, une vague d’interpellations de personnes jugées suspectes par les autorités est en cours depuis quelques jours en Guinée. Des centaines d’individus dont des guinéens et des étrangers ont été arrêtés et mis en détention dans plusieurs villes du pays. Et, cette situation ne laisse pas indifférent Me Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG « Les Mêmes Droits pour Tous ». Dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 28 octobre 2019, l’activiste des droits de l’Homme exprime des inquiétudes par rapport à ces opérations menées par les forces de défense et de sécurité.

« Je pense que l’Etat a le droit d’assurer la sécurité du territoire national et aussi celle des personnes vivant sur le territoire. Nous sommes avec des forces de défense et de sécurité pour arrêter les éléments incontrôlés et non-identifiés qui foisonnent sur le territoire national. C’est normal, c’est le travail de l’Etat. Mais, ce que nous déplorons, c’est la coïncidence avec les événements troubles dans le pays relatifs à cette question absurde, illégale et anachronique de révision constitutionnelle, de 3ème mandat. Donc, nous sommes d’accord que l’Etat assure la sécurité des personnes ainsi que de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

Mais, nous sommes aussi contre le fait pour l’Etat de trouver des alibis, des stratagèmes pour justifier une intervention tous azimuts de nature à intimider les citoyens, de nature à détourner l’attention des citoyens sur l’essentiel. Donc il est important d’assurer la sécurité sur le territoire national, mais aussi il est important que les citoyens puissent avoir la possibilité, le droit d’exprimer leur point de vue, d’exprimer leur désaccord sur cette question encore une fois anachronique, absurde et illégale de remise en cause de l’ordre constitutionnel », a réagi l’avocat.

Poursuivant, cet activiste des droits humains a fait savoir qu’il a du mal à comprendre que « pendant que le peuple est en train de se soulever, de s’élever contre la révision constitutionnel, qu’au même moment on annonce une vague d’arrestations de personnes qui seraient infiltrées sur le territoire national. J’ai envie de comprendre pourquoi tout cet argent octroyé aux forces de défense et de sécurité pour assurer la sécurité encore une fois du territoire national des personnes qui y vivent ainsi que de leurs biens.

Donc, c’est cette coïncidence qui me dérange et que je n’arrive pas à comprendre. D’un côté le peuple se lève pour dénoncer l’accaparement du pouvoir, pour dénoncer l’imposture, pour dénoncer la mauvaise gouvernance, pour dénoncer la confiscation du pouvoir, pour dénoncer l’illégalité du projet de révision constitutionnelle, et au même moment, on annonce une vague d’arrestation de personnes qui seraient infiltrées et qui vivraient sur le territoire national ».

En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, Me Frédéric Foromo Loua interpelle l’Etat sur le respect des droits des personnes arrêtées. « Quelle que soit la faute qu’on reproche à un citoyen, son droit à un procès, son droit à être traité de façon digne et légale doit être garantie. Si on estime que ces personnes ont séjourné illégalement ou représenteraient une menace pour la paix publique, il est important de les arrêter, en même temps et il faut leur appliquer la loi. On dit que la garde à vue dure 48 heures renouvelables une seule fois. Donc si c’est le cas, il faut que ces personnes soient entendues dans les délais légaux ou qu’elles soient déférées devant le procureur de la République.

Quitte à lui de décider de la marche à suivre : soit d’ouvrir une information ou de prendre la situation en flagrant délit. Encore une fois, on ne peut pas détenir des personnes, même si c’est des étrangers qui représenteraient une menace pour la paix publique, on ne peut pas les détenir au-delà du délai légal. Il faut que la justice fasse son travail, il faut que nos forces de défense et de sécurité notamment les officiers de police judiciaire puissent jouer leur rôle pour que ces personnes soient déférées dans les délais légaux et dans les formes requises devant l’autorité judicaire pour la suite. Mais on ne peut pas détenir des personnes en violation notoire du droit pénal guinéen », rappelle le président des MDT.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le FNDC-Italie veut manifester à PIAZZA VENEZIA

28 octobre 2019 à 18 06 33 103310

Communiqué : le Front National pour La Défense de la Constitution FNDC-Italie informe toute la communauté guinéenne d’Italie, les membres et sympathisants du FNDC, les africains, les partenaires et amis italiens de l’organisation d’une grande manifestation devant l’ALTARE DELLA PATRIA alla PIAZZA VENEZIA à Roma. La manifestation se déroulera le samedi 2 novembre 2019 à partir de 10 heures GMT.

A cette occasion, le FNDC-Italie sollicite la participation effective de toute la Communauté guinéenne pour démontrer à Alpha Condé notre opposition à une nouvelle Constitution en République de Guinée.
Comment arriver à PIAZZA VENEZIA ?

  • Prendre le Bus numéro 64 ou le bus numéro H
  • Vous pouvez aussi prendre le métro : de la Stazione TERMINI, prenez le métro B Direction LAURENTINA et vous descendez à COLOSSEO ; ensuite, vous arrivez à la PIAZZA VENEZIA après 10mn à pied.

Pour plus d’informations, vous êtes priés de contacter un des organisateurs suivants :
Abdoul Karim-Prato : 351 121 0693
Boubacar Diallo Babagallé-Brescia : 389158 0460
Mamadou Dian-Roma : 348 910 1315
Amadou-Ravenna : 329 049 6881
Mouctar Barry-Bolzano :381 936 9884
Amadou-Lucca : 351 278 7002
Alpha Diallo-Cassino : 331 188 6240
Amadou Touré-Verona : 329 071 3567
El Hadj Allassane-Napoli : 328 425 2895
Boubacar Sidy-Milan : 380 748 8314
Amadou Saikou-Treviso : +39 329 193 1762
Mamadou-Sadio Macerata : 338 143 6127
E-mail : fndcitalie@libero.it

Vive la Guinée

Le bureau FNDC-Italie

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Guinée : contribution financière pour le FNDC

28 octobre 2019 à 14 02 05 100510

“En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”. Article 27.

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man

L’alternance démocratique consacrée par la constitution de 2010 est fortement menacée. Le Président Alpha Condé, âgé de 81 ans, démocratiquement élu en 2010, puis en 2015, veut changer la constitution pour se maintenir au pouvoir au delà de la fin de son second et dernier mandat en décembre 2020.

En réponse à cette grave situation qui hypothèque la paix, la cohésion sociale et la stabilité des institutions, le FNDC s’est constitué pour s’opposer à toute forme de tripatouillage de la constitution guinéenne en vue d’offrir à Monsieur Alpha Condé, une présidence à vie.

Qu’est-ce que le FNDC ?

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est un mouvement citoyen de masse dont l’objectif est la défense de l’intangibilité constitutionnelle de l’article 27 qui dispose que: “Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”.

Le FNDC a été lancé le 03 avril 2019 et regroupe: la société civile, des syndicats, des partis politiques, des avocats, des associations de femmes et de jeunes, des organisations socio-professionnelles, des universitaires, des artistes, des citoyens engagés et autres…

Pourquoi cette campagne de collecte ?

En dépit de l’adhésion massive au FNDC et de la mobilisation résolue des populations dans toutes les régions du pays, le combat est loin d’être gagné. Car, pour des intérêts égoïstes, les ennemis de la démocratie sont déterminés à opérer un coup d’Etat constitutionnel. Ils détournent des ressources publiques et utilisent illégalement d’importants moyens de l’Etat pour corrompre, faire la propagande et réprimer toute forme de contestation.

Au regard du développement de la situation qui prévaut, le combat du FNDC doit impérativement passer à un stade supérieur et crucial. Cela exige la mobilisation de ressources adéquates sous la forme d’une contribution volontaire. Cette campagne de levée de fonds dénommée Contribution Financière Citoyenne (CFC) s’adresse à tous nos compatriotes où qu’ils soient, à tous les défenseurs de la cause guinéenne ainsi qu’à tous les amis de la démocratie à travers le monde.

A quoi serviront les fonds collectés ?

Les fonds collectés serviront à financer les activités et actions de mobilisations citoyennes qui vont s’intensifier dans les jours et semaines à venir. Il s’agit de l’organisation des manifestations, de la logistique, des divers frais de coordinations, de l’assistance judiciaire et médicale, de la communication, de transport etc…

Quelqu’en soit le montant de votre contribution, il sera vivement apprécié. Car ce sera un don qui servira à défendre la démocratique, la stabilité de la Guinée mais aussi à aider des personnes victimes ou menacées de répression.

Pour plus de détails, cliquez sur la vidéo pour écouter le message du Coordinateur National du FNDC.

Exprimez votre engagement et solidarité en scandant: Amoulanfé! (ça ne marchera pas) !

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

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Manifestation à Lyon contre le tripatouillage de la constitution en Guinée

28 octobre 2019 à 11 11 38 103810

Dans le cadre de la lutte pour la défense de la constitution en Guinée, le FNDC Lyon invite les Guinéens, les Africains, les amis de la Guinée ainsi que les défenseurs du Droit et des droits de l’homme à une grande manifestation ce dimanche 3 novembre 2019 à 14h à la place Bellecour à Lyon, en France.

Cette manifestation vise à :

  • Empêcher l’entêtement du Président Alpha Condé de tripatouiller la constitution pour se pérenniser au pouvoir ;
  • Dénoncer la violation des droits de l’homme, les violences des citoyens (manifestants et non manifestants) jusque dans leur domicile par les forces de l’ordre ;
  • Condamner la mort d’au moins neuf personnes, plusieurs dizaines de blessés, beaucoup d’arrestations et des dégâts matériels en seulement trois jours de manifestation ;
  • Dénoncer la condamnation politique de certains membres du FNDC pour avoir défendu la constitution ;
  • Imposer la volonté du peuple de Guinée de vivre maintenant l’alternance politique : Dorénavant, il n’est plus question qu’un Président se pérennise au pouvoir !
  • Eteindre l’espoir de tout politicien ou clan de mettre en péril l’alternance politique en Guinée ;

Ce combat, c’est celui des Guinéens, des Africains. Ensemble, nous devons régler une fois pour toute cette question de troisième mandat sous toutes ses formes.

Merci à chacun de mobiliser dans son entourage et de diffuser largement dans son réseau. Soyons nombreux le 3 Novembre à la place Bellecour pour dire non au tripatouillage de la constitution guinéenne.

Libérez nos camarades

Justice pour les victimes et les martyrs

Vive la Guinée

Vive le FNDC

Vive la démocratie

Contacts :

Rahim Barry : 0751054038 ; Ibrahima Ahmed Bah : 0613146052 ; Check Abdoul Camara : 0629521006 ; Soulemane Sadio Diallo : 0753222605

FNDC Lyon

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Affaire 3ème mandat en Guinée : « Alpha Condé est seul contre le monde entier »

26 octobre 2019 à 21 09 32 103210

L’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu ce samedi, 26 octobre 2019, son assemblée générale hebdomadaire à son siège à la minière. Et, à l’absence de son leader en mission à l’extérieur de la Guinée, c’est le vice-président du parti qui a présidé cette rencontre politique. Dr Fodé Oussou Fofana a profité de l’occasion pour évoquer la dernière manifestation du FNDC et les velléités de l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de s’octroyer un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Fortement applaudi à son arrivée à l’assemblée de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, a serré quelques mains avant de prendre place au présidium, aux côté de ses camarades du bureau politique national. Il assiste aux différentes allocutions des communicants du parti, tout en griffonnant quelques mots sur un papier. Une bonne demi-heure après, il prend le micro et s’adresse aux nombreux militants qui y étaient présents. L’orateur principal commence par faire observer une minute de silence à la mémoire de nos « frère assassinés » lors de ces différentes manifestations en Guinée. Puis, d’une voix triste, il déplore les cas de morts enregistrés la semaine dernière, en marge de la manifestation du front national pour la défense de la constitution (FNDC).

« En trois jours, la Guinée a perdu onze personnes. Je pense que pendant longtemps, le monde entier se rappellera qu’au cours d’une manifestation dans notre pays, onze guinéens, à la fleur de l’âge, ont perdu la vie. L’histoire retiendra qu’un citoyen guinéen, malade, qui se trouvait dans les toilettes, quelqu’un l’a regardé et lui a tiré deux balles dans la tête. Cela aussi fait partie du bilan de monsieur Alpha Condé », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Et, brusquement, avec un air satisfait, le vice-président de la principale formation politique d’opposition en Guinée a félicité les militants de l’UFDG pour la mobilisation dont ils ont fait preuve, cette semaine, lors de la dernière marche pacifique du FNDC à Conakry et à l’intérieur du pays.

« Je voudrais vous féliciter, parce que vous avez prouvé au monde entier que c’est terminé pour le projet de troisième mandat. Ça n’a pas été facile. Parce qu’ils ont calculé, ils se sont dit qu’est-ce qu’il faut faire pour les empêcher d’avoir une forte mobilisation… Parce que si monsieur Alpha Condé voit des milliers de personnes dans la rue, ils auront échoué. Car, ils avaient dit à monsieur Alpha Condé que le FNDC ne représente plus rien… Ils ont imaginé que le FNDC ne pouvait mobiliser que sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa… Alors, le résultat est là. De la Tannerie au stade du 28 septembre, en passant par l’aéroport, Dabomdi et Hamdallaye, nous avons parcouru 11 kilomètres. Personne ne peut vous dire avec exactitude combien de guinéens étaient dans la rue. Nous avons entendu le gouvernement dire qu’il y avait 30 mille personnes… Mais, ce que nous savons, c’est que le peuple de Guinée a envoyé un message à monsieur Alpha Condé, pour qu’il comprenne que le peuple ne veut pas de son projet. Ce message est passé ; et, le monde entier l’a vu », a indiqué Dr Fodé Oussou Fofana.

Tout en soulignant le caractère pacifique et citoyen de cette dernière manifestation du FNDC, le vice-président de l’UFDG s’est interrogé sur les auteurs des tueries de guinéens enregistrées ces dernières années dans le pays.

« Nous avons toujours dit que si on nous laisse manifester, nos militants sont disciplinés, ils ne sont pas violents. On est capable de manifester sans violence. Et, nous l’avons fait pour donner une réponse au gouvernement de monsieur Alpha Condé. Ce gouvernement qui a dit qu’il préfère l’ordre à la loi… On tue des citoyens guinéens par balle… Dans un pays normal, on ne peut pas tuer banalement un citoyen. Même quand un citoyen n’a pas raison, même si vous le prenez avec des cailloux, quand on est force de l’ordre, notre rôle est de le maitriser et non de le tuer. Nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas dans la jungle. Pourquoi monsieur Alpha Condé tue les citoyens guinéens ? Avec la manifestation pacifique nous venons de faire, qui peut nous donner la preuve que ce ne sont pas les forces de l’ordre qui sont en train de tuer. Pourquoi, cette fois il n’y a pas eu de mort ? C’est parce que les consignes n’ont pas été données. Si ce ne sont pas les forces de l’ordre qui tuent, ils n’ont qu’à nous dire qui a tué les onze victimes de la semaine dernière et les 104 autres qui reposent au cimetière de Bambéto. C’est de la responsabilité du gouvernement. Vous ne pouvez pas dire que ce n’est pas vous, sans nous dire qui a tué », a expliqué Dr Fodé Oussou Fofana en ôtant sa casquette.

Parlant des velléités du président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat, le vice-président de l’UFDG a laissé entendre que l’actuel chef de l’Etat guinéen est prêt à marcher sur les cadavres de 12 millions de Guinéens pour un mandat de plus.

« Le monde entier a l’œil sur la Guinée. Personne n’est d’accord avec cette affaire de troisième mandat. Vous avez suivi les déclarations de la communauté internationale… Ils ont interpelé le président Alpha Condé en lui disant d’abandonner son projet. Mais, monsieur Alpha Condé a dit que tout ça ce n’est pas mon problème. Parce que dans les autres pays où il y a eu de nouvelles constitutions, il y a eu des morts. Mais, malgré ces morts, il y a eu constitution. Ça veut dire que monsieur Alpha Condé, pour son projet de troisième mandat, pour son référendum, même si je dois marcher sur les cadavres de 12 millions de guinéens, je ne renoncerais pas… Seulement, je voudrais vous rassurer que le combat contre le troisième mandat n’est plus entre Alpha Condé et nous les guinéens. C’est maintenant un combat entre Alpha Condé et l’Afrique, Alpha Condé contre ses amis, Alpha Condé seul contre le monde entier… Nous sommes gouvernés par la loi fondamentale. Et, ce n’est pas parce qu’on est président de la République qu’on doit faire ce qu’on veut. Ce n’est pas parce que monsieur Alpha Condé est le président de la Guinée qu’il peut se lever et dire ‘’moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer, je veux d’une nouvelle constitution’’ », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Mamadou Baïlo Keïta et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : ABLOGUI dénonce les condamnations injustifiées des leaders du FNDC

26 octobre 2019 à 11 11 14 101410

Communiqué : C’est avec consternation que l’Association des Blogueurs de Guinée a appris les condamnations injustifiées prononcées contre les membres du FNDC. Il s’agit principalement de Abdourahamane Sanoh, Sékou Koundouno, Elie Kamano, Alpha Soumah alias Bill de Sam, Badra Koné, Ibrahima Keita, Mamadou Bailo Barry et Ibrahima Diallo qui sont tous condamnés à des peines allant de 3 mois à 1 an d’emprisonnement.

Depuis le 12 octobre 2019, les arrestations arbitraires se sont multipliées dans les rangs du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Malgré la libération de notre secrétaire général Abdoulaye Oumou Sow, nous restons solidaires, déterminés et fermes face à l’arbitraire que subissent les citoyens opposés au projet inopportun de changement de la constitution.

Nous condamnons fermement les arrestations arbitraires et les scènes de violence qui ont fait une dizaine de morts et plusieurs blessés principalement à Conakry et à Mamou. Nous exigeons qu’une enquête soit diligentée afin de situer les responsabilités dans ces tueries. Nous dénonçons l’instrumentalisation, l’acharnement de la justice contre les défenseurs de l’alternance démocratique et son inaction contre les véritables criminels.

L’Ablogui exige la libération sans condition des membres du FNDC et le respect des droits et des libertés.

Conakry, le 24 octobre 2019

L’ABLOGUI

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Procès de manifestants contre un 3ème mandat : 5 mineurs condamnés à Kaloum

26 octobre 2019 à 10 10 59 105910

Les procès des personnes interpellées lors des manifestations du FNDC se poursuivent à Conakry. Ce vendredi 25 octobre 2019, c’était au tour de huit (8) mineurs de comparaitre devant le tribunal correctionnel pour enfants de Kaloum. Poursuivis pour attroupement interdit non armé, cinq (5) d’entre eux ont été condamnés à cinq (5) mois assortis de sursis, alors que les trois (3) autres ont été libérés pour délit non constitué, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les mineurs poursuivis pour ces faits d’attroupement interdit sont : Abdoul Ghadiri Barry, Alsény Bangoura, Boubacar Diallo, Boubacar Ly, Elhadj Saidou Diallo, Mamadou Baïlo Diallo, Mamadou Aliou Sy et Alpha Oumar Diallo. Leur âge varie entre 14 et 15 ans.

A la barre, les huit prévenus ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries.

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur Boubacar 1 Bah, est revenu sur les circonstances dans lesquelles les enfants ont été arrêtés avant de demander leur relaxe pure et simple. « Madame la présidente, suite à l’appel lancé par le Front National pour la Défense de la Communication (FNDC) aux citoyens de manifester dans les rues de Conakry et de l’intérieur du pays contre le projet de changement de la constitution, les agents de maintien d’ordre ont procédé à des arrestations. Des arrestations qui ont été enregistrées tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée. C’est ainsi que ces mineurs ont été arrêtés dans leurs différents quartiers au courant des journées du lundi 14 et mardi 15 octobre 2019. Madame la présidente, ces jeunes mineurs, même en les voyant, on se rend compte qu’ils ne peuvent pas troubler l’ordre public. Le ministère public ne retient aucune infraction contre eux. Tout le monde sait, lorsqu’il y a des manifestations, comment les agents se comportent par endroits dans l’exercice de leur profession à travers les rues et dans certaines concessions. Ils arrêtent n’importe qui, n’importe où et n’importe comment. Vous avez vu un de ses enfants, il est bastonné avec des matraques au niveau de ses jambes. Et tous ces enfants qui sont passés devant vous ici, vous-même vous avez constaté qu’ils ne sont même pas arrêtés dans le même quartier. En plus de ça, ils ont été arrêtés séparément, aucun n’a été pris parmi des manifestants et il n’y avait aucune relation entre eux. Un est arrêté à Sonfonia, les autres à Démoudoula, à Koloma, à Concasseur, à Bonfi et à Matam. Vous avez suivi leurs explications, chacun d’eux était seul quand on l’arrêtait. Et pour qu’il y ait attroupement il faut au moins deux personnes. Comme vous le savez, nous poursuivons à charge et à décharge, c’est pourquoi je vous demande qu’il vous plaise d’ordonner leur relaxe pure et simple pour délit non constitué », a requis le procureur Boubacar 1 Bah.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont tour à tour remercié le procureur pour sa réquisition avant de plaider la libération de leurs clients.

Maître Mohamed Abou Camara

Pour maître Mohamed Abou Camara, « l’Etat qui est censé assurer la protection et l’éducation des enfants, est au contraire cet Etat qui est en train de les exposer. Madame la présidente, ces enfants sont victimes d’intimidation, d’abus de pouvoir et d’autorité. Je vous prie de regarder les réalités en face et d’appliquer la loi ».

Maître Thierno Souleymane Barry

De son côté, maître Thierno Souleymane Barry a fustigé les comportements des agents de maintien d’ordre et a regretté que des mineurs innocents soient traduits en justice alors que les prédateurs de l’économie du pays sont en liberté. « Madame la présidente, c’est le lieu et le moment de dénoncer ce dont les enfants sont victimes en Guinée. Il y a des milliards qui sont volés dans notre pays, mais les voleurs de ces milliards, on ne les arrête pas. Ce sont ces mineurs qu’on doit protéger et éduquer là qu’on arrête et qu’on traduit en justice. Madame la présidente, les enfants n’ont pas leur place en prison, mais à l’école où ils vont être formés pour pouvoir se prendre en charge demain. Ils doivent être bien traités puisque ce sont eux la relève de demain. Ces innocents que vous voyez ici aujourd’hui, tout leur problème, c’est le fait de naître en Guinée. Ils n’ont pas droit à la liberté, à la protection et à l’éducation ? J’ai honte pour la Guinée, j’ai honte pour la justice guinéenne. Ce tribunal, pour enfants qui est spécial pour ce genre de dossiers spéciaux, a pour avantage d’avoir des juges compétents et des agents compétents pour la bonne gestion des dossiers en matière pénale. Madame la présidente, je vous demande de libérer ces enfants innocents », a plaidé maître Thierno Souleymane Barry.

Dans la délibération, le tribunal a reconnu coupable cinq mineurs : Abdoul Ghadiri Barry, Alsény Bangoura, Boubacar Diallo, Boubacar Ly et Elhadj Saidou Diallo. Pour la répression, ils sont condamnés à 5 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende de 500 mille FG.

Les 3 autres : Mamadou Baïlo Diallo, Mamadou Aliou Sy et Alpha Oumar Diallo ont été libérés pour délit non constitué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Guinée : l’ONU demande aux autorités d’écouter le peuple et de libérer les leaders du FNDC

26 octobre 2019 à 8 08 59 105910

« Nous sommes également préoccupés par le grand nombre de détentions et appelons à la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit à la liberté de réunion et d’expression pacifiques. Nous rappelons aux autorités que personne ne devrait être condamné pour avoir exercé son droit de promouvoir une participation inclusive aux affaires publiques et à la liberté d’expression », a indiqué le commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Dans un communiqué portant sur les manifestations et troubles dans le monde, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a demandé l’arrêt des violences exercées par les forces de sécurité sur les manifestants en Guinée, demandé la libération des leaders du FNDC (détenus, jugés et condamnés pour avoir appelé à des manifestations de rue) et surtout demandé aux autorités guinéennes d’écouter les manifestants.

Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce communiqué :

Nations – Unis/ Human Right : Manifestations et troubles dans le monde

Samedi 26 octobre 2019, 12h06

Communiqué de presse : Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies

(1) Manifestations et troubles dans le monde (2) Bolivie (3) Irak (4) Chili (5) Guinée (6) Liban

Porte-parole de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme : Ravina Shamdasani

Lieu : Genève

Date : 25 octobre 2019

Matière :

(1) Manifestations et troubles dans le monde

(2) la Bolivie

(3) Irak

(4) Chili

(5) Guinée

(6) le Liban

Guinée

Notre bureau en Guinée a suivi les manifestations qui ont débuté dans le pays le 14 octobre et s’est entretenu avec les autorités, notamment sur des informations selon lesquelles au moins neuf personnes auraient trouvé la mort et des dizaines d’autres auraient été blessées au cours des manifestations de la semaine dernière, et les forces de sécurité ont omis de se conformer aux normes internationales relatives à l’usage de la force lors du maintien de l’ordre au cours de manifestations. Le Bureau a également suivi les cas de dirigeants du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) arrêtés le 12 octobre en lien avec la manifestation.

Nous sommes encouragés par l’annonce du gouvernement d’une enquête sur les meurtres et les allégations de recours excessif à la force. Nous les appelons à veiller à ce que les enquêtes soient rapides, approfondies, impartiales et menées de manière à rendre justice aux victimes de violations des droits de l’homme et d’abus.

Nous sommes également préoccupés par le grand nombre de détentions et appelons à la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit à la liberté de réunion et d’expression pacifiques. Nous rappelons aux autorités que personne ne devrait être condamné pour avoir exercé son droit de promouvoir une participation inclusive aux affaires publiques et à la liberté d’expression.

La manifestation de masse qui d’hier à Conakry a eu lieu pacifiquement sans que les autorités aient eu recours à la force. Nous appelons le gouvernement à permettre un dialogue inclusif et constructif, afin de garantir que le droit de participation politique, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’expression soient pleinement respectés et protégés. Nous appelons également tous les Guinéens à revendiquer leurs droits sans recourir à la violence.

Notre bureau en Guinée poursuivra son engagement auprès des autorités, des dirigeants politiques et des organisations de la société civile afin d’aider à prévenir et à résoudre les problèmes litigieux par le biais d’une approche fondée sur les droits de l’homme.

UNHCHR

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Manifestation du FNDC à Conakry : le film d’une « marche funèbre » qui enterre le projet du 3ème mandat

25 octobre 2019 à 9 09 44 104410

C’est un pari réussi pour le front national pour la défense de la constitution (FNDC) en Guinée. Au lendemain d’une vague de « décisions synchronisées » qui a condamné plusieurs de ses responsables et militants à la prison ferme, ce mouvement anti-3ème mandat a drainé hier, jeudi 24 octobre 2019, une marée humaine à l’esplanade du stade du 28 septembre. Une foule compacte qui est sortie exprimer de vive voix son opposition à un projet de nouvelle constitution qui pourrait permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir au-delà de 2020, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette file interminable d’hommes et de femmes venus des différents quartiers de Conakry.

Un calme trompeur, une journée de marche pacifique, une marée humaine dans les rues de Conakry. Ce jeudi de manifestation du front national pour la défense de la constitution sera, surement, gravé dans les annales de l’histoire sociopolitique de la Guinée. Malgré les séquestrations, les arrestations, les procès synchronisés et la condamnation de plusieurs de ses membres à Conakry et à l’intérieur du pays, le FNDC a fait une démonstration de force qui a surpassé de loin les attentes. A l’appel de ce mouvement anti-3ème mandat, un déferlement humain d’une rare intensité a été enregistré dans les rues de Conakry. Des marcheurs (plus d’un million, selon le FNDC) venus de différents endroits de la capitale sont sortis exprimer leur opposition à un référendum constitutionnel qui permettrait à l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de briguer un autre mandat à la tête de la Guinée.

Dans la matinée, alors que les militants anti-3ème mandat ralliaient la Tannerie (lieu de départ de la marche) dans la commune de Matoto, un silence trompeur régnait au domicile de Sidya Touré, le président de l’Union des forces républicaines (un parti politique membre du FNDC). A 9 heures, la dizaine de gardiens, de chauffeurs et de jeunes cadres du parti républicain qui se trouvaient dans la cour de l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat, dégageaient un leurre. Comme si cette journée était ordinaire, ils écoutaient une émission de radio locale et faisaient des commentaires un peu sévères à l’endroit des animateurs de ladite émission. « Vous n’avez rien compris. Sortez de votre studio pour vivre la réalité du terrain », disaient-ils entre autres pour marquer leur désapprobation face aux commentaires qu’ils entendaient à la radio. Tout paraissait normal en ce jour de grande mobilisation pour une manifestation contre un projet de nouvelle constitution. Tout ce temps, Sidya Touré était à l’intérieur de sa maison. Il a fallu l’arrivée (à 10 heures 28’) du secrétaire général de son parti, Saïkou Yaya Barry, pour qu’il sorte de sa forteresse.

Quelques minutes plus tard, le leader de l’UFR (vêtu d’un costume bleu) et sa suite prirent le chemin de la Tannerie, pour rejoindre les militants et sympathisants du FNDC. Sur la route qui leur a conduit à ce point de ralliement, on pouvait voir quelques citoyens arrêtés sur le trottoir. D’un geste de la main, ils saluaient le cortège de l’UFR avant de lancer en Soussou : « Amoulanfé (ça ne marchera pas) ».

A Gbéssia et Yimbaya, Sidya Touré a été acclamé par des groupes de jeunes dont certains à moto. Par moment, « Dounké-Manguè (le court président) » comme ils l’appelaient affectueusement, ouvrait la portuaire de son véhicule, sortait la tête, arborait un large sourire et saluait ces jeunes qui tenaient à lui serrer la main.

A son arrivée à la Tannerie (aux environs de 11 heures), il n’y avait pas un monde impressionnant sur ce lieu. Des leaders politique comme Faya Milimono du parti BL, Ousmane Kaba du PADES, Me Kabélé Camara du RGD, Siaka Barry de Guinée Debout… avaient déjà été signalés présents sur ce lieu de ralliement. Mais, le temps pour le cortège de Sidya Touré de tourner et changer de direction, une foule immense a déferlé sur la chaussée. La marche pacifique contre le troisième mandat commence sur fond de slogan et les véhicules des leaders de l’UFR et de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), Cellou Dalein Diallo, se retrouvent côte à côte. Ce dernier avait à ses côtés le coordinateur national du FNDC par intérim, Oumar Sylla (Fonikè-Manguè). « Amoulanfé ! Alpha zéro ! Justice zéro ! A bas le troisième mandat », disaient les marcheurs qui tenaient des pancartes et des prospectus sur lesquels on pouvait lire : « 2020 un autre ! Non au troisième mandat ! Non à la nouvelle constitution ! Amoulanfé » ou encore « Libérez nos camarades ! Libérez nos frères du FNDC ! Démocratie en danger ! Alpha Condé n’est pas le seul guinéen, il doit partir en 2020 ».

Une marée humaine, composée d’hommes et de femmes de tous les âges et sans discrimination, était dans la rue. Certains à pieds, d’autres à motos, ces guinéens ont battu le pavé au rythme de chants et de danses pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé de diriger la Guinée après 2020. Pas besoin de se connaître, la cause à défendre (la constitution de Mai 2010) en vaut la peine. Comme une seule famille, on rit, on s’asperge de l’eau, on s’excuse des bousculades, on partage le moindre manger, on s’entre aide pour retenir ceux qui trébuchent sous le poids de la fatigue.

Sous un soleil peu clément, la marche qui s’est déroulée dans trois communes de Conakry (Matoto, Ratoma et Dixinn) a été éprouvante. Mais, la détermination des marcheurs n’a jamais faibli. D’ailleurs, tout au long du trajet qui les a conduits à l’esplanade du stade du 28 septembre, les marcheurs ont été galvanisés par des femmes, des élèves, des ouvriers… qui étaient debout du haut des bâtiments à étage ou arrêtés devant des concessions au bord de la route.

Impressionné par le niveau de la mobilisation, le leader de l’UFR s’est permis de faire une confidence. « Depuis 2001, je n’ai jamais vu une telle mobilisation », a dit Sidya Touré à l’esplanade du stade du 28 septembre où la marche a pris fin par un meeting.

« La marche que nous étions en train d’effectuer, c’est la marche funèbre du troisième mandat », renchérit Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

A noter qu’aucun incident n’a été enregistré entre les marcheurs et les forces de l’ordre qui ont encadré cette marche pacifique et citoyenne. Il faut tout de même regretter un accident entre deux manifestants dans la matinée qui a entraîné la mort d’un motard.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : pari réussi pour le FNDC-Mamou

24 octobre 2019 à 18 06 20 102010

L’antenne du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou a réussi à relever tous les défis liés à sa manifestation de ce jeudi, 24 octobre 2019. D’abord celui de la mobilisation, mais aussi celui qui consistait à faire en sorte que la marche soit vraiment pacifique.

Selon le constat du correspondant de Guineematin.com dans la ville, les habitants de Mamou ont répondu massivement à l’appel du FNDC. Une immense foule a défilé dans les rues de la ville pour dénoncer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé et exiger la libération des leaders du FNDC condamnés par la justice guinéenne et détenus à la maison centrale de Conakry.

Dans les rangs des manifestants, on pouvait entendre des slogans comme « A bas la nouvelle constitution », « Non au 3ème mandat », « Nous sommes fatigués de la corruption, de la division, des détournements, des tueries », « Nous demandons au Professeur Alpha Condé d’aller se reposer »

La marcheurs sont partis du carrefour Labo sur la route commerciale, ils ont traversé le carrefour Luna, la route du Niger, le cinéma Poudrière, le carrefour Bademba pour revenir au carrefour Labo où ils ont tenu un meeting. Prenant la parole, la députée uninominale de Mamou, Djessira Traoré, a salué une mobilisation sans commentaire.

Honorable Djessira Traoré, députée uninominale de Mamou

« Cette manifestation sans commentaire montre combien de fois Mamou, ville mosaïque, s’oppose à la nouvelle Constitution. Ça ne marchera pas, nous demandons au Professeur (Alpha Condé, ndlr) d’aller se reposer honorablement après la fin de son second mandat. Le Professeur tente de dribbler les Guinéens mais qu’il sache que nous sommes aux aguets. Cette marche pacifique très posée n’a enregistré aucun incident. S’ils nous laissent manifester, il n’y aura aucun problème », a dit l’élue de l’UFDG.

Mamadou Aliou Madina Diallo

De son côté, Mamadou Aliou Madina Diallo, le coordinateur régional du FNDC à Mamou, a remercié les citoyens pour leur mobilisation avant d’appeler à la poursuite du combat jusqu’au bout. « Je remercie toutes et tous d’avoir accepté de venir participer à cette manifestation organisée et civilisée. C’est pour dire à ceux qui violentent les manifestants que nous sommes un peuple civilisé, engagé pour le bien-être de chaque guinéen. C’est pourquoi la semaine dernière, on a eu raison sur les forces de défense et de sécurité.

Le gouverneur et le préfet sont venus ici par nomination, mais nous nous sommes des autochtones, ils vont partir en nous laissant ici. Le peuple a le droit de résister face à la répression. Et tant que le Professeur Alpha Condé n’abandonne pas son projet, nous allons continuer ces marches pacifiques. Une fois encore merci à vous. Ne détruisez rien et sauvons nos acquis », a lancé le leader local du Front National pour la Défense de la Constitution.

Après le meeting, les manifestants se sont dispersés dans le calme. Les organisateurs promettent de déposer prochainement un courrier à la mairie pour une nouvelle manifestation dont la date n’est pas encore annoncée.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Cellou Dalein au régime Alpha Condé : « si nous voulions d’un coup d’Etat, nous l’aurions fait aujourd’hui »

24 octobre 2019 à 16 04 52 105210

« Si nous voulions faire un coup d’Etat en Guinée, comme aime nous accuser la mouvance présidentielle, nous l’aurions fait aujourd’hui puisque rien ne peut arrêter cette marée humaine », a dit Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est à Dixinn.

Dans sa communication de ce jour, le principal opposant au régime Alpha Condé a notamment expliqué qu’aucune force (gendarmes, policiers ou militaires) ne peut empêcher la foule d’arriver à la présidence de la République pour installer celui qu’elle veut à la tête de l’Etat guinéen, si telle était l’ambition des opposants. Et, Cellou Dalein Diallo d’ajouter que même si on voulait tirer sur la foule pour chercher à l’empêcher d’avancer, les plus cyniques des agents auraient peut-être tué entre dix et cent personnes. Mais, cela n’empêcherait pas la réussite du coup d’Etat puisque le reste de la foule allait continuer, si l’opposition guinéenne voulait prendre la tête du pays par la force.

Après sa démonstration qu’ils ne sont pas animés d’une telle volonté, l’opposant a alors demandé à ses adversaires de la mouvance présidentielle d’arrêter ce genre d’accusations mensongères et inutiles, précisant que les Guinéens ne demandent au régime Alpha Condé que le respect des règles démocratiques sans aucune arrière-pensée anti-démocratique.

Cellou Dalein Diallo a tenu ces propos à l’occasion du meeting géant qui a sanctionné la marche contre un troisième mandat et pour la libération des leaders du FNDC, organisée ce jeudi, 24 octobre 2019, entre la Tannerie et l’Esplanade du stade du 28 septembre.

A rappeler que les responsables du parti présidentiel ont souvent accusé les opposants guinéens de vouloir renverser le régime Alpha Condé par la force. Au-delà même des insinuations, des accusations ont été portées contre des personnalités politiques et sociales chaque fois que le pouvoir a été acculé par des contestations.

A suivre !

De Dixinn, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Marche contre un 3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : une marée humaine à Conakry (vidéo en direct)

24 octobre 2019 à 16 04 00 100010

C’est une marrée humaine qui a afflué ce jeudi, 24 octobre 2019, à l’Esplanade du stade du 28 septembre, en provenance de la Tannerie (Matoto), l’aéroport, Gbéssia, Hamdallaye, Belle Vue et Dixinn. Unanimement, les manifestants crient : « non à un troisième mandat ! Libérez nos camarades ! Non à la dictature d’Alpha Condé… », excusez du peu…

Main dans la main, les responsables du Front national pour la défense de la Constitution et les principaux leaders des partis d’opposition ont convergé avec l’immense foule de manifestants au lieu du meeting.

En attendant de revenir très largement sur cette marche qui marquera à jamais l’histoire politique guinéenne, Guineematin.com vous propose de suivre, en live, les discours des opposants à un troisième mandat du président Alpha Condé, grâce à nos reporters qui sont sur place.

Ibrahima Sory Diallo, Salimatou Diallo, Mamadou Baïlo Kéita et Mouctar Baldé sont actuellement à Dixinn pour mieux vous informer

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Télimélé : le conseil du FNDC à Alpha Condé…

24 octobre 2019 à 15 03 30 103010

Les citoyens de la commune urbaine de Télimélé ont répondu à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce jeudi, 24 octobre 2019. C’est une marche qui a été organisée à travers la ville pour exiger du président Alpha Condé le respect de la constitution en vigueur. De nombreux slogans hostiles au 3ème mandat et au projet de nouvelle constitution ont été scandés par les marcheurs, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les activités ont tourné au ralenti ce jeudi à Télimélé. Boutiques et magasins sont restés fermés, les écoles aussi n’ont pas été épargnées, excepté le collège de Dâra et le lycée Ley-Wendou où les cours ont effectivement lieu.

Même si l’engouement et la mobilisation n’ont pas été semblables à ce qu’on a connu le 14 octobre dernier, les manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir en place : « On en a marre ! Pas de nouvelle constitution ! Pas de troisième mandat ! Libérez les leaders du FNDC ! »

Boubacar Bah, coordinateur préfectoral de l’antenne locale du FNDC

Les manifestants sont partis de la maison des jeunes pour arriver au carrefour de la station, en passant par le carrefour Nonkohi. C’est d’abord le coordinateur préfectoral de l’antenne locale du FNDC, Boubacar Bah, qui a pris la parole pour expliquer qu’ils iront jusqu’au bout dans ce combat. « Nous demandons au président de la République de renoncer à son projet de nouvelle constitution, nous exigeons la libération des leaders du FNDC condamnés à tort et nous réclamons justice pour toutes les personnes fauchées par les balles des services de sécurité. Nous ne reculerons jamais tant que nous n’obtenons pas gain de cause, car la liberté n’a pas de prix », a martelé monsieur Bah.

Djibril Baldé, chargé de la communication du FNDC à Télimélé

Pour sa part, le chargé de la communication du FNDC n’a pas été tendre avec le système qui gère la Guinée en ce moment. Djibril Baldé a mis l’occasion à profit pour inviter le chef de l’État à prendre courageusement ses responsabilités. « Le combat que nous menons n’est pas seulement l’affaire d’un parti politique, encore moins celle des religieux. C’est le combat de tout citoyen épris de paix et de justice. Nous ne sommes pas contre le pouvoir mais, nous sommes contre son système et sa façon d’agir. Vous avez été un opposant historique, Monsieur le président, rendez le tablier pour que vous soyez un président historique », a laissé entendre Djibril Baldé.

Madame Aissatou Bah, présidente des femmes de l’UFDG

Quant à Madame Aissatou Bah, présidente des femmes de l’UFDG, elle dit que c’est inconcevable que les services de sécurité tirent à bout portant sur des paisibles citoyens sans être inquiété. Elle a aussi demandé au président de la République de céder le fauteuil pour éviter à notre pays une nouvelle effusion de sang. « Imaginez les difficultés qu’une femme éprouve pour donner naissance ! Imaginez les nombreuses difficultés liées au soutien et à l’entretien d’un enfant ! Malgré tout, un beau matin, on abat cet enfant comme un enfant sauvage. Qu’est-ce qui nous reste encore avec ce pouvoir ? », interroge-t-elle.

A noter que la manifestation de ce jeudi s’est terminée dans la sérénité, sans aucun incident.

Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Me Mohamed Traoré à la marche du FNDC : « tous les Guinéens ont le devoir de se mobiliser … »

24 octobre 2019 à 14 02 58 105810

Comme annoncé précédemment, de nombreux guinéens manifestent ce jeudi, 24 octobre 2019, dans plusieurs villes du pays contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. A Conakry, c’est une foule compacte qui défile pacifiquement à l’occasion de cette marche, la première autorisée par le pouvoir depuis plus d’une année. Parmi les manifestants, on retrouve notamment des avocats de renom, venus exprimer leur opposition au changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre à l’actuel chef de l’Etat guinéen de s’octroyer un troisième mandat. C’est le cas de maître Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, et maître Antoine Pépé Lamah. Interrogés par un reporter de Guineematin.com, ils ont expliqué les motifs de leur présence à cette manifestation.

Décryptage !

Maître Mohamed Traoré : je suis là, parce que la question concernant un projet de changement de Constitution, c’est une question qui intéresse tous les Guinéens. Tous les Guinéens ont le devoir de se mobiliser pour mettre un terme à cette entreprise dont on ne sait où elle pourrait nous mener, si elle était mise en œuvre. Donc je ne pouvais pas en tant que guinéen rester à la maison et ne pas me joindre à ces milliers des guinéens qui vont sortir aujourd’hui pour dire non à un projet de présidence à vie.

Il ne s’agit pas d’un combat dirigé contre quelqu’un, contre une région, contre un parti, contre une ethnie, c’est un combat citoyen, un combat pour l’alternance démocratique. Il n’y a pas de démocratie sans alternance… Je voudrais dire à tous ceux qui veulent rester à la maison que la Guinée ne peut pas changer sans les Guinéens. La Guinée ne peut pas changer sans la participation effective surtout de la jeunesse. Il faut donc que la jeunesse se mobilise pour pouvoir influer sur son destin.

Maître Antoine Pépé Lamah : nous sommes là pour apporter la démonstration qu’en dehors du prétoire, nous sommes aux côtés de FNDC. Nous sommes là pour défendre la République, défendre la Constitution. Nous tenons à la stabilité de la République, nous sommes là pour dire stop à toute velléité de confiscation du pouvoir. Nous sommes là pour dire stop à toute velléité de pérennisation d’une personne à la tête de ce pouvoir. Nul n’est indispensable, la Guinée appartient à plus de 12 millions de personnes. En dehors de notre cher président actuel, il y a d’autres guinéens qui peuvent naturellement assumer cette fonction. Respectons la Constitution, tenons à la République, respectons nos engagements, tenons à la stabilité nationale, tenons à l’unité nationale, tenons à la paix.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Boké : le FNDC reporte sa manifestation pour une raison bien particulière

24 octobre 2019 à 11 11 25 102510
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

Il n’y aura finalement ni marche ni meeting ce jeudi, 24 octobre 2019, à Boké. L’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution a décidé de reporter sa manifestation qui était prévue aujourd’hui dans la commune urbaine. Et la raison de cette décision est purement sociale, selon Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké, interrogé par un correspondant de Guineematin.com sur place.

« Hier nuit, on était en train de faire les dernières retouches pour une manifestation réussie quand le fédéral de la l’UFR et celui de l’UFDG nous ont appris le rapatriement du corps d’Elhadj Tafsir Barry qui est décédé il y a quelques jours en Tunisie. Pour le respect que nous avons pour ce monsieur qui a beaucoup fait pour la ville de Boké, nous avons décidé donc de reporter la manifestation pour permettre à sa famille de faire le sacrifice et organiser les obsèques », a-t-il dit.

L’activiste de la société civile précise que la manifestation qui devait se tenir ce jeudi aura lieu maintenant le lundi prochain. Il invite les habitants à Boké à descendre massivement dans la rue pour exprimer leur opposition au projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

« C’est juste un report, nous comptons faire cette manifestation le lundi prochain. Aujourd’hui même, à 12 heures, je dois déposer à la mairie une lettre d’information pour manifester le lundi. Et nous souhaitons que tout le monde soit prêt à descendre dans la rue ce jour-là », a lancé Lamarana Bah.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Condamnation de Badra Koné : voici la réaction de l’UFR

23 octobre 2019 à 9 09 28 102810
Badra Koné, nouveau secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR

L’UFR est profondément indigné par les condamnations de Monsieur Alioun Badra Koné, Secrétaire Général du Conseil National de la Jeunesse Républicaine et 2ème Vice Maire de Matam, de Alpha Soumah dit Bill de Sam, membre du BEN de l’UFR ainsi que de certains jeunes responsables du parti à des peines de prison. Ces condamnations ont été prononcées par les Tribunaux de Première Instance de Dixinn et de Mafanco le lundi 21 et mardi 22 Octobre 2019.

Le cas spécifique de Alioun Badra Koné est d’autant plus inacceptable qu’il a été arrêté sans motif valable et dans des circonstances extrêmement violentes.

En effet, c’est dans la journée du 13 Octobre 2019, avant même le début des manifestations qu’une vingtaine de pick-up, remplis d’agents des Forces de l’ordre, a débarqué brutalement à son domicile familial pour l’arrêter.

L’UFR fustige le comportement des hommes qui sont intervenus en saccageant des véhicules, la maison et en emportant avec eux certains biens.

L’UFR déplore également les brutalités exercées sur plusieurs personnes présentes sur les lieux, notamment, sur le frère de Alioun Badra Koné, et plusieurs autres membres de sa famille. Il est important de rappeler que ces agissements des hommes en tenue ont entrainé plusieurs cas de blessés graves.

Plus que jamais attaché aux valeurs républicaines, l’UFR réitère son engagement à défendre résolument, dans le cadre du FNDC, la constitution en vigueur.

Convaincu de la justesse du combat acharné que mène le peuple de Guinée pour l’enracinement de la Démocratie dans notre pays, l’UFR renouvelle sa confiance en ses militants, au FNDC et à l’ensemble des guinéens pour relever ensemble le défi de la démocratie afin d’empêcher l’instauration d’une autocratie dans notre pays.

L’UFR lance un appel à ses militants ainsi qu’à tous les patriotes guinéens, de rester vigilants et mobilisés pour défendre la constitution en vue de bâtir une Guinée meilleure.

Conakry, le 22 Octobre 2019.

Le Bureau Exécutif de l’UFR

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Mamou : la manifestation du FNDC autorisée par la commune

23 octobre 2019 à 9 09 08 100810

La mairie de Mamou a autorisé la marche pacifique prévue demain, jeudi 24 octobre 2019, par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution. C’est le maire de la ville qui l’a annoncé à l’issue d’une rencontre qui a réuni les autorités communales, les services de sécurité et les organisateurs de la manifestation, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Elhadj Amadou Tidiane Diallo, maire de la commune urbaine de Mamou

« Nous avons reçu une lettre nous demandant d’autoriser une marche pacifique qui sera organisée par le Front National pour la Défense de la Constitution le jeudi prochain. Nous avons mené toutes les démarches. Donc cet après-midi, nous avons tenu cette rencontre, et lors de cette rencontre, on s’est entendu d’accepter cette marche pacifique. Seulement nous avons demandé aux organisateurs de diriger cette marche pacifique dans les règles de l’art.

Ils sont libres d’extérioriser leur mécontentement et le monde va les entendre. Seulement nous leur demandons de ne pas casser parce que nous voulons que cette marche soit une marche vraiment pacifique et civilisée. Et je demande aux marcheurs de respecter l’itinéraire », a déclaré Elhadj Amadou Tidiane Diallo, le maire de la commune urbaine de Mamou.

Se réjouissant de cette décision de la mairie, Mamadou Madjou Diallo, coordinateur régional adjoint du FNDC à Mamou, indique que cette manifestation sera pacifique. « Nous allons organiser cette marche, selon l’itinéraire choisi par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution. Et nous voulons vraiment qu’elle soit pacifique. Nous présentons nos condoléances à toutes les familles éplorées pendant les manifestations de la semaine dernière », a-t-il dit.

Mamadou Madjou Diallo, coordinateur régional adjoint du FNDC à Mamou

Les manifestants vont se rassembler au carrefour Labo sur la route commerciale. Ils vont partir de là pour traverser le carrefour Luna, la route du Niger, le cinéma poudrière, le carrefour Bademba pour revenir au carrefour Labo où ils vont tenir un meeting.

La semaine dernière, les manifestations appelées par le FNDC et interdites par les autorités du pays avaient été marquées par des violences à Mamou. Deux personnes : un gendarme et un civil avaient péri dans ces mouvements de protestation, de nombreuses personnes ont été blessées et d’autres ont été interpellées. On a dénombré également plusieurs dégâts matériels dont des véhicules endommagés au gouvernorat de la région. L’autorisation de la marche de demain devrait permettre d’éviter des situations de ce genre.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél.: 625698919/657343939

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Procès de 11 manifestants contre un 3ème mandat : ce que réclament leurs avocats au TPI de Mafanco

22 octobre 2019 à 10 10 04 100410

Onze jeunes interpellés en marge de la manifestation anti-troisième mandat du lundi, 14 octobre dernier dans le quartier Dabompa ont comparu hier, lundi 21 octobre 2019, devant le tribunal de première instance de Mafanco. Poursuivis pour « participation délictueuse à un attroupement », les prévenus ont tous plaidé non coupables, assurant avoir été arrêtés individuellement alors qu’ils ne participaient pas à la manifestation.

A l’issue des débats, le procureur, Ibrahima Sory Touré a requis la relaxe de 6 d’entre eux pour délit non constitué et la condamnation des 5 autres à 3 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende de 200 000 francs.

De leur côté, les avocats de la défense, dans leurs plaidoiries, ont demandé la relaxe de l’ensemble de leurs clients. Car, selon maître Mohamed Traoré, l’un des conseils des prévenus, ces derniers n’ont commis aucune infraction. « Ce qu’on peut retenir de cette deuxième audience, c’est que le ministère public qui avait engagé les poursuites contre ces personnes pour « participation délictueuse à un attroupement » a requis la relaxe. Autrement dit, dans une certaine mesure, il abandonne les charges contre ces personnes-là. Parce qu’à la lumière des débats qui ont eu lieu, on a constaté que rien ne pouvait être reproché à ces personnes-là. Il n’y avait aucune preuve qu’ils aient pris part à un attroupement illégal. Donc, le ministère public ne pouvait que demander la relaxe pure et simple pour une partie des prévenus. Et pour une seconde partie, il a demandé leur condamnation à 3 mois de prison assorti de sursis.

A notre tour, au niveau de la défense, nous avons non seulement demandé au tribunal de suivre les réquisitions du ministère public en ce qui concerne sa demande de relaxe, mais pour ce qui est des personnes pour lesquelles il a demandé 3 mois d’emprisonnement avec sursis, nous nous sommes opposés à cela en disant que nous ne sommes pas dans une sorte de marchandage qui consiste à accepter la relaxe pour les uns et l’emprisonnement avec sursis pour d’autres, dès lors que ces personnes non absolument rien fait. Il n’y a pas eu d’attroupement parce que la plupart de ces personnes ont été arrêtées isolément, individuellement, et on ne peut pas s’attrouper seul. Donc on a demandé à ce que le tribunal ordonne leur relaxe pure et simple », a dit l’avocat.

La décision du tribunal est attendue ce mardi, 22 octobre 2019, dans cet autre dossier.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifestations FNDC à Koundara : des responsables politiques et acteurs de la société civile menacés ?

15 octobre 2019 à 17 05 43 104310

Après la réussite de la manifestation de rue organisée hier, lundi, 14 octobre 2019, par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la commune urbaine de Koundara, certains responsables politiques et acteurs de la société auraient reçu des menaces d’arrestations qui auraient été proférées par le préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dimanche soir, la tension était vive entre autorités préfectorales et responsables de l’antenne préfectorale du FNDC de Koundara. Ces opposants à toute idée de projet de nouvelle constitution en République de Guinée auraient même été convoqués à Compagnie Territoriale de la Gendarmerie où ils ont été sommés d’annuler la manifestation du lundi, parce que la préfecture s’apprêtait à recevoir des étrangers dont l’identité et la qualité n’ont pas été révélées aux organisateurs de la marche pacifique.

C’est dans ce contexte que l’appel à manifester du FNDC a été largement suivi lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Koundara et les manifestants ont suivi l’itinéraire habituel. Mais, au cours du parcours, ils ont été confrontés à trois reprises à une tentative de résistance des services de sécurité déployés sur le terrain à bord de trois pickups. Toutes les fois qu’ils ont tenté de dérouter les manifestants, les agents concernés ont fini par replier et changer de position, en raison de la pression de la foule.

A la fin du parcours, ce sont Mamadou Baïlo Diallo, jeunesse FNDC Koundara, Alghassimou Diallo, secrétaire administratif de la fédération UFDG, assurant l’intérim de son secrétaire fédéral en séjour à Dakar, dame Oury Touré de la société civile et Abdourahmane Tounkara, chargé de la mobilisation et des actions au sein de l’antenne préfectorale du FNDC ont tour à tour pris la parole pour remercier les manifestants pour la qualité de la mobilisation et encourager chacun et tous à rester mobiliser et déterminer pour les actions ultérieures.

Quelques instants après, une folle rumeur a fait le tour de la ville de Koundara annonçant la volonté du préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, de faire arrêter les organisateurs de la manifestation.

Information qui aurait été confirmée aux concernés par le maire de la commune urbaine de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo dit Kanté. Ce chef de l’exécutif communal aurait déclaré à ses alliés politiques avoir reçu l’appel de son préfet lui annonçant son intention de faire arrêter les responsables politiques et les acteurs de la société civile qui ont organisé la manifestation.

Le secrétaire administratif de la fédération UFDG de Koundara, Alghassimou Diallo, croit savoir que le préfet Hassane Sanoussy a bel et bien donné des instructions au commissaire de police et au commandant de la gendarmerie « de nous faire arrêter. Mais, les officiers concernés n’ont pas obtempérer » estime-t-il.

De son côté, Abdourahmane Tounkara explique avoir reçu un appel téléphonique, lundi soir, lui demandant de ne pas passer la nuit à son domicile.

Nous avons tenté de joindre le préfet de Koundara pour sa version des faits, mais le numéro que nous détenons était fermé, selon le répondeur de l’opérateur. Ce n’est que partie remise.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifs anti-3ème mandat : Boké entre timide reprise des activités et méfiance

15 octobre 2019 à 12 12 35 103510

Après une paralysie totale des activités hier, la vie reprend assez timidement ce mardi, 15 octobre 2019, dans la commune urbaine de Boké. Il faut dire que la méfiance est toujours de mise dans la ville, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

Même s’il n’y a pas de manifestation de rue hier lundi à Boké, la commune urbaine tout comme les sous-préfectures de Kolaboui et Sangarédi ont été paralysées par l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. Mais, ce mardi matin, les activités, qui étaient complètement à l’arrêt, commencent à reprendre peu à peu. Certaines boutiques se trouvant au bord de la route ont ouvert leurs portes. La gare routière est également ouverte et les conducteurs de taxis motos circulent à travers la ville.

Mais, c’est loin encore d’être la reprise normale des activités. Les écoles, les banques et les stations-services entre autres sont toujours fermées. A l’intérieur du marché central, c’est pratiquement le vide. Pas de vendeurs encore moins de clients. Les forces de l’ordre sont postées à tous les grands carrefours de la ville pour faire face à toute éventuelle manifestation.

S’ils n’ont pas pu descendre dans la rue pour exprimer leur opposition au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, les responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution disent être déterminés à empêcher le retour à la normale dans la ville jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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