Résistance contre un 3ème mandat en Guinée : ce qui prévaut à Bambéto, Hamdallaye et Concasseur

20 février 2020 à 14 02 10 02102

L’acte 5 de la « résistance active et permanente » appelée par le front national pour la défense de la constitution (FNDC) s’est poursuivi ce jeudi, 20 février 2020, à Conakry où les activités tournent au ralenti dans plusieurs endroits. C’est le cas notamment entre Bambéto et Hamdallaye (sur la route le Prince) et sur la transversale N°1 Concasseur-Gbessia. Dans cette partie de la commune de Ratoma, aucun attroupement de manifestants n’est visible sur le terrain, mais les activités sont sérieusement paralysées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a fait le tour des lieux.

Dans cette partie de la capitale guinéenne, la deuxième journée de l’acte 5 de la « résistance active citoyenne et permanente » a fait tache d’huile. Aucun attroupement de manifestants, aucun affrontement, aucune barricade n’a encore été constatée sur place ; mais, les boutiques, les magasins et certaines stations-service sont restés fermés. Seules quelques rares vendeuses de haricots et de pain sont visibles, par endroits, le long du tronçon Bambéto-Hamdallaye. La chaussée est dégagée, mais la circulation est quasiment inexistante. Seuls quelques rares engins (véhicules et motos) s’y aventurent.

Sur ce tronçon réputé chaud pendant les manifestations sociopolitiques à Conakry, un calme précaire règne ce jeune. Et, des équipes de policiers et de gendarmes, munis de bombes lacrymogènes, sont stationnées à plusieeurs endroits de la route.

Sur la transversale N°1 Concasseur-Gbessia, le constat est le même. Les boutiques et magasins sont fermés. Mais, quelques femmes étalagistes proposent des condiments au niveau du marché de Concasseur. La circulation est libre et des pick-up des forces de l’ordre sont visibles le long de la route. Aucun de cas de violence n’a encore été constaté sur place.

A l’intérieur des quartiers, quelques kiosques sont ouverts. Mais, l’absence de clients saute aux yeux des observateurs. La méfiance est de mise en cette période crise, parfois jalonnée de cas de morts d’hommes.

A rappeler que depuis octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution multiplie les appels à la manifestation en Guinée. Ce mouvement qui regroupe l’essentiel de la société civile et des partis politiques d’opposition en Guinée se bat contre le projet de nouvelle constitution qui, s’il est adopté, permettra à l’actuel chef de l’Etat guinéen, Pr Alpha Condé, de s’adjuger un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Incendie à Wanindara : des gendarmes accusés d’avoir allumé délibérément le feu

20 février 2020 à 13 01 52 02522

Comme annoncé précédemment, des agents des forces de l’ordre sont une nouvelle fois accusées d’avoir commis plusieurs exactions sur des habitants du quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Dans la soirée du mercredi, 19 février 2020, des gendarmes ont attaqué une concession située dans le secteur 3 de ce quartier. Ils ont cassé les vitres du bâtiment principal avant d’incendier une case qui se trouve dans la cour, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Les exactions ont commencé dans la journée, peu après des accrochages qui ont éclaté entre des manifestants pro FNDC et les forces de l’ordre au niveau de cette localité. Des gendarmes et policiers ont attaqué d’abord le domicile du premier imam du secteur 4 de ce quartier. Ils ont interpellé trois personnes dans la cour, renversé des marmites et emporté de l’argent et d’autres biens. Ils se sont introduits dans d’autres concessions voisines pour commettre des abus avant de partir. Un peu plus tard dans la soirée, une équipe de gendarmes a fait irruption dans la concession de Daouda Diallo, comptable, située dans le secteur 3 de Wanindara, pour y commettre de nouvelles exactions

« C’est à 18 heures que des gendarmes sont venus, ils ont escaladé le mur et sont rentrés chez moi. Ils ont pris de l’essence pour déverser sur les fauteuils qui se trouvaient sous la case et ils y ont mis le feu à l’aide d’une boite d’allumettes qu’ils avaient. Comme si cela ne suffisait pas, ils sont allés vers le bâtiment principal. Et puisqu’ils n’ont pas réussi à défoncer les portes du bâtiment, ils ont pointé l’arme au niveau des antivols de la grande porte pour jeter du gaz au salon, où se trouvaient mes enfants. Certains n’ont pas pu supporter, ils se sont évanouis », a expliqué la victime.

Face à cette situation, ce père de famille se dit vraiment inquiet. Il pense que l’attaque de son domicile est liée à la vidéo filmée récemment aux alentours de sa maison, et montrant des policiers utiliser une femme comme bouclier pour se protéger des jets de pierres d’un groupe de manifestants. « Aujourd’hui, je suis très déçu. Parce que les forces de l’ordre censées nous défendre, si c’est ainsi qu’ils agissent à l’endroit de leurs frères guinéens, ça m’inquiète. Même un malfrat ne devait pas subir cela. Il y a une image qui a circulé récemment, là où des policiers utilisent une dame comme bouclier humain. Je pense que c’est en lien avec cela. Parce que lorsqu’ils sont venus, ils (les gendarmes) ont dit que puisque nous savons filmer, de sortir et filmer ce qu’ils font. Pour eux, c’est nous qui sommes à l’étage ici qui avons fait cela. Mais ceux qui connaissent ici, en voyant l’image, sauront que la scène n’a pas été filmée à partir de chez nous ici », soutient-t-il.

Daouda Diallo interpellé les autorités guinéennes sur ces agissements des forces de l’ordre et les exhorte à prendre des dispositions pour y mettre fin. « Par rapport aux exactions dont nous sommes victimes, le message que j’ai à l’endroit du gouvernement et à toutes les autorités, c’est d’essayer de revoir le comportement des agents qui sont déployés pour le maintien d’ordre. Parce que je ne pense pas que les autorités veuillent donner ces ordres à ces agents de rentrer dans les foyers et faire ça. Donc, je souhaite que le gouvernement prenne des dispositions pour faire éviter cela », a lancé ce citoyen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifs contre le 3ème mandat d’Alpha Condé : des affrontements et une arrestation à Wanindara

20 février 2020 à 13 01 25 02252

Les esprits commencent à s’échauffer à Wanindara, dans la commune de Ratoma, en marge de la 2ème journée de l’acte 5 de « la résistance active citoyenne et permanente » du FNDC contre le projet de nouvelle Constitution, qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Des échauffourées ont eu lieu entre jeunes et forces de l’ordre dans la matinée de ce jeudi, 20 février 2020, à Wanindara marché où un jeune homme, blessé suite à une chute, a été mis aux arrêts, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Tout était pourtant calme sur cette partie de la route Le Prince pendant une bonne partie de la matinée de cette autre journée de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé.

La situation est devenue subitement tendue entre jeunes manifestants et forces de l’ordre à Wanindara marché. Les accrochages ont duré une vingtaine de minutes avant que les forces de l’ordre ne prennent le contrôle de la situation.

Pendant la fuite des manifestants, un d’entre eux est tombé et s’est blessé au visage. Il a été mis aux arrêts et a reçu des soins de la part des policiers qui lui ont fait une suture. Ensuite, une ambulance des services de sécurité est venue prendre le relais et partir avec le jeune homme.

Contrairement au quartier Wanindara, aucun problème n’est signalé du côté de Sonfonia et de la route Transversale T6. Mais, l’activité commerciale reste quand même paralysée avec boutiques et magasins qui sont fermés. Les stations-services sont également aux arrêts. La circulation quant à elle est fluide sur la route Le Prince.

À suivre !

Mohamed DORÉ et Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Manifs du FNDC : timide reprise des activités entre Kagbélen et Sonfonia Gare

20 février 2020 à 13 01 03 02032

La deuxième journée de l’acte 5 des manifestations de résistance active et citoyenne du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat d’Alpha Condé se passe sans heurts ce jeudi, 20 février 2020, sur le tronçon Kagbélen-Sonfonia Gare. Contrairement à la journée d’hier qui avait enregistré des échauffourées, la situation est calme aujourd’hui, et les activités reprennent timidement sur cette partie de la route Le Prince, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La circulation routière est fluide ce jeudi matin. Des taxis, des minibus et des gros porteurs circulent librement même si c’est loin d’être le rythme habituel. Seul le commerce est encore paralysé avec la fermeture des grands magasins.

Certaines boutiques sont ouvertes au niveau du carrefour de la Cimenterie, au marché de Bailobaya et à Sonfonia Gare. A Bailobaya par exemple, les marchands de bois ont repris leurs activités. C’est le même constat au niveau de certains garages de mécaniciens et autres ateliers de couture le long de l’axe.

Mais, des traces de pneus brûlés et des barricades sont encore visibles entre le carrefour de la Cimenterie et celui de la T8. Sur place, un groupe de policiers a pris position pour veiller au grain. Au grand marché de Sonfonia Gare, le commerce a plus ou moins repris son cours même s’il est encore fortement impacté. Aux environs de 11 heures, les stations-service, les banques et les pharmacies étaient ouvertes.

A plusieurs autres points chauds de cette partie de la route Le Prince, des policiers et gendarmes sont visibles.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Manifs contre le 3ème mandat : notre constat sur le tronçon Bambéto-Cosa ce jeudi

20 février 2020 à 12 12 18 02182

Le deuxième (2ème) jour de l’acte cinq (5) de la « résistance active citoyenne et permanente » du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se poursuit ce jeudi, 20 février 2020, à Conakry. Ce n’est pas l’engouement habituel que l’on constate ce matin aussi bien sur le tronçon Aéroport-Bambéto-Kipé, que sur la route Le Prince, entre Bambéto et Cosa, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La circulation est moins dense que d’habitude ce jeudi matin sur la route Transversale numéro 1, Aéroport-Bambéto-Kipé. Tout au long de la route, boutiques et magasins sont quasiment tous fermés. Mais à l’Aéroport, les restaurants, salons de coiffure, les boutiques et magasins sont ouverts. Les stations-services sont également fonctionnelles. Des cambistes sont visibles au carrefour et attendent d’avoir des clients pour cette journée moins bruyante que d’ordinaire. Les citoyens vaquent à leurs occupations.

Par contre, tout est fermé sur la route Le Prince, entre Bambéto et Cosa, en passant par Koloma. La plupart des écoles situées sur cet axe sont fermées, de peur d’éventuels troubles. Là également, les citoyens vaquent à leurs occupations, même si la prudence est de mise dans cette partie de Ratoma où ça peut dégénérer à tout moment.

Des pick-up de la police et de la gendarmerie sont postés au carrefour de Bambéto pour parer à toute éventualité.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Manifs du FNDC : les 3 femmes arrêtées à Bonfi, déférées à la maison centrale

20 février 2020 à 4 04 03 02032

Comme annoncé précédemment, trois femmes ont été interpellées ce mercredi, 19 février 2020, à Conakry, en marge d’une manifestation organisée à Bonfi par l’antenne du FNDC de la commune de Matam. Elles ont été inculpées pour « attroupement illégal et troubles à l’ordre public » et envoyées en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Manifs du FNDC à Conakry : un policier blessé à Dar es-salam

19 février 2020 à 13 01 42 02422

Comme annoncé précédemment, des affrontements ont éclaté ce mercredi, 19 février 2020, entre des manifestants pro FNDC et les forces de l’ordre à Dar es-salam, un quartier de la commune de Ratoma (Conakry). Un agent de la police a été blessé dans ces violences survenues sur l’axe Hamdallaye-Bambéto, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le capitaine Youla, chef de la deuxième section des unités d’intervention de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) N° 19 de Bonfi, a reçu un projectile qui l’a blessé à la tête. Ses collègues l’ont aussitôt embarqué à bord d’un véhicule pour le conduire à l’hôpital. Les forces de l’ordre ont réussi à disperser les manifestants mais la situation reste toujours tendue entre Hamdallaye et Bambéto, où la circulation est complètement coupée.

A noter que des accrochages ont eu lieu également à Wanindara, toujours dans la commune de Ratoma, à Bonfi, dans la commune de Matam, mais aussi dans certaines localités de l’intérieur dont Kolaboui, dans la préfecture de Boké, entre des manifestants pro FNDC et des agents des forces de l’ordre. Le Front National pour la Défense de la Constitution appelle les Guinéens à de nouvelles manifestations ce mercredi, 19 et demain, jeudi 20 février 2020, contre le changement de l’actuelle Constitution qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Manifestations du FNDC : les activités fortement paralysées entre Sonfonia et Kagbélen

19 février 2020 à 13 01 02 02022

Le FNDC a entamé ce mercredi, 19 février 2020, l’acte 5 de la « résistance citoyenne active » contre le projet de nouvelle Constitution visant à octroyer un troisième mandat à l’actuel chef de l’Etat guinéen, le Pr Alpha Condé. Ce nouvel appel à manifester affecte les activités entre le carrefour Kagbélen (dans la préfecture de Dubréka) et celui de Sonfonia (dans la commune de Ratoma).

Selon un reporter de Guineematin.com qui est allé faire le constat dans cette zone ce mercredi, aucune manifestation n’a été jusque-là enregistrée sur cet axe routier. Mais, les boutiques et magasins situés le long de la route sont tous fermés, plusieurs autres activités économiques sont également perturbées. La circulation est quasi-inexistante. Seuls quelques rares taxis, minibus et camions s’y aventurent. Par contre, les pharmacies, les stations-service et quelques écoles privées sont ouvertes.

Au niveau du carrefour de la Cimenterie, un camion de la gendarmerie et un pick-up de la police sont stationnés devant la station-service située sur place. Juste en face de la station, de l’autre côté de la route, quelques étalagistes et des conducteurs de taxis motos y sont aussi visibles. Le constat est le même au niveau du grand marché de Sonfonia Gare.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Résistance contre un 3ème mandat en Guinée : ça chauffe à Wanindara !

19 février 2020 à 12 12 33 02332

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continue la lutte contre le 3ème mandat pur Alpha Condé. C’est dans le cadre des manifestations initiées dans ce sens que des affrontements sont signalés ce mercredi, 19 février 2020, au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les activités sont paralysées ce mercredi sur la route Le Prince, notamment entre Wanindara et Sonfonia. Un face-à-face tendu est signalé sur cette partie de Conakry entre manifestants, armés de cailloux, et forces de l’ordre, usant de gaz lacrymogène et de frondes.

Au quartier Wanindara, où plusieurs cas de blessés et de morts sont souvent enregistrés, les affrontements ont déjà fait un blessé du côté des forces de sécurité. Selon nos informations, l’agent de sécurité chargé de commander le drone qui filme les manifestants a reçu un caillou au visage.

Les manifestants sont repoussés dans les quartiers par les forces de sécurité. Une manière de les empêcher de bloquer la circulation pour les automobiles. L’affrontement se passe plus précisément au niveau du carrefour marché, du quartier Wanindara, où la situation est très tendue. Sur place, on peut compter plus de 5 pick-up des forces de l’ordre qui tentent difficilement de ramener l’ordre.

 

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

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Résistance active : des partisans du FNDC manifestent à Bonfi

19 février 2020 à 12 12 00 02002

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a appelé ses militants à deux nouvelles journées de résistance permanente et active à partir de ce mercredi, 19 février 2020. Pour cette première journée, l’antenne communale du FNDC Matam n’est pas restée en marge du combat contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Elle a organisé une manifestation sous le pont de Bonfi, sur l’autoroute Fidel Castro. Mais, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants et procéder à l’arrestation d’une femme, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Suite à l’appel lancé par la coordination nationale du FNDC, l’antenne communale de Matam est sortie très tôt ce mardi, 19 février 2020, pour exprimer son opposition au projet de nouvelle Constitution, qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Mais, ce mouvement de protestation n’a été que de courte durée. Les forces de l’ordre sont vite intervenues pour disperser les manifestants.

Selon Bobo Diallo, responsable de la communication de l’antenne communale du FNDC de Matam, une femme a été interpellée dans la course poursuite qui s’en est suivie. « Nous sommes sortis très tôt ce matin pour manifester sous le pont de Bonfi. C’était pour dire Non au projet de nouvelle Constitution qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat. Certains jeunes avaient déjà commencé à brûler des pneus sur la chaussée. Tout d’un coup, les forces de l’ordre sont intervenues en faisant usage de gaz lacrymogène. Les jeunes aussi ont riposté en jetant des pierres. Une femme a été arrêtée », a fait savoir Bobo Diallo.

Il faut noter que la circulation a repris sur l’autoroute Fidel Castro sous l’œil vigilant des agents de maintien d’ordre postés à divers endroits pour parer à toute éventualité.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/662 73 05 31

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Manifs du FNDC à Conakry : jeunes et forces de l’ordre s’affrontent à Dar es-salam

19 février 2020 à 11 11 36 02362

L’appel à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de ce mercredi, 19 février 2020, commence à être tendu dans la capitale guinéenne. Des affrontements entre jeunes et agents des forces de l’ordre se sont produits ce matin entre Hamdallaye Pharmacie et Carrefour Dar es-salam, sur la route Le Prince, dans la commune de Ratoma, a appris sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

La lutte contre le changement de la constitution se poursuit en Guinée avec des kidnappings, des arrestations, des procès expéditifs et des accrochages entre manifestants et fores de l’ordre.

Ce mercredi, 19 février 2020, des accrochages ont eu lieu sur la route Le Prince, entre Pharmacie et Carrefour Dar es-salam. Des jeunes manifestants et les forces de l’ordre échangent des cailloux et du gaz lacrymogène.

Une véritable course-poursuite s’engage depuis un bon moment sur les lieux entre les jeunes, qui ont érigé des barricades à l’entrée des ruelles qui mènent dans les quartiers, et les forces de l’ordre, qui tentent de rétablir la circulation.

La conséquence de ces accrochages est la perturbation de la circulation sur la route Le Prince, entre Hamdallaye et Bambéto. Les boutiques et magasins sont fermés.

Des Pick-up de la police et de la gendarmerie sont positionnés à plusieurs endroits stratégiques et attendent de pied ferme les jeunes, tout aussi déterminés.

Des conducteurs de taxis motos attendent vainement des clients. Regroupés notamment à la Pharmacie et à Prince, ils finissent par se retirer suite aux incidents et au manque de clients.

Mamadou Bhoye Laafa Sow et Fatoumata Diouldé pour Guineematin.com

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Manifs du FNDC : notre constat sur l’axe Cosa-Enco 5 et sur la Transversale Nongo-Tannerie

19 février 2020 à 11 11 18 02182

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a appelé à de nouvelles manifestations dites de résistance citoyenne active et permanente. Ces manifestations qui commencent ce mercredi, 19 février 2020, visent à contraindre Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle constitution, qui lui ouvrirait la voie à un troisième mandat.

Selon le constat d’un reporter de Guineematin.com, aucun mouvement de protestation n’est enregistré dans la matinée de ce mercredi sur le tronçon Enco5-Cosa (route le Prince) et sur la Tranversale Nongo-Tannerie. Mais, la plupart des activités sont paralysées par cet appel à manifester. Les boutiques et magasins situés au bord de la route sont fermés, et la circulation est très fluide. Par contre, les stations-service fonctionnent normalement.

La question est de savoir si le calme qui règne jusque-là va continuer toute la journée. En tous les cas, les forces de l’ordre, composées de gendarmes et de policiers, sont déployées en nombre au niveau de tous les carrefours pour veiller au maintien de l’ordre.

À suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifs contre le 3ème mandat d’Alpha Condé : Kaloum ignore l’appel du FNDC

19 février 2020 à 10 10 35 02352

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) appelle ses partisans à manifester pour les journées du mercredi 19 et jeudi 20 février 2020, contre la nouvelle constitution. Tout comme la semaine dernière, cet appel à la résistance active et citoyenne est ignoré dans la commune de Kaloum ce mercredi, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la matinée de ce mercredi, les activités fonctionnent comme d’habitude dans le centre ville de la capitale guinéenne. Tous les services ont pratiquement ouvert leurs portes. Des banques ont très tôt commencé à fonctionner et connaissent même une certaine affluence de la clientèle.

Le secteur du commerce n’est également pas affecté à Kaloum par l’appel à manifester du FNDC où les boutiques et magasins sont ouverts. Du marché Niger au marché de Boulbinet en passant par celui de Coronthie, les étalagistes et autres vendeurs ont exposé les marchandises. Quant aux magasins, ils ont connu une relative affluence. Les station-service sont aussi fonctionnelles où les automobilistes viennent s’approprier.

L’administration publique n’est également pas affectée par l’appel du FNDC. Quant à la circulation, habituellement très dense, elle est fluide ce mercredi matin dans le centre administratif et des affaires du pays. Aucun incident n’est signalé, alors que les services de sécurité sont postés à quelques ronds-points de la ville.

Alsény KABA pour Guineematin.com

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Kaloum : mis aux arrêts suite à une manif du FNDC, Salifou Khalissa libéré

18 février 2020 à 18 06 48 02482

Salifou Khalissa au milieu de ses deux avocats, entouré de ses proches au TPI de Kaloum, le 18 février 2020

Un citoyen du nom de Salifou Khalissa, mis aux arrêts il y a six jours suite à une manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été libéré ce mardi 18 février 2020, par le tribunal correctionnel de Kaloum. Poursuivi pour attroupement illégal et trouble à l’ordre public, le jeune homme avait été interpellé au quartier Manquepas de Kaloum, suite à une manifestation de femmes à Kaloum contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Salifou Khalissa a été arrêté le mercredi 12 février 2020 au quartier Manquepas dans la commune de Kaloum et placé sous mandat le même jour. C’était à l’occasion d’une manifestation de femmes dans cette commune de Conakry contre le 3ème mandat pour Alpha Condé.

Selon nos informations, c’est à cette occasion que Salifou Khalissa a vu les forces de l’ordre s’en prendre à une manifestante, voulant l’embarquer de force à cause du slogan « Amoulanfé », qui signifie que « ça ne marchera pas ». En tentant de s’interposer, le jeune homme a été finalement embarqué en lieu et place de la fille et déposé à la maison Centrale. Après son audition de ce mardi, le tribunal a estimé que les faits pour lesquels il est poursuivi ne sont pas constitués. Par conséquent, il a été relaxé purement et simplement pour « délit non constitué ».

A la fin du procès, les deux avocats de la défense, maître Thierno Souleymane Barry et maître Salifou Béavogui, n’ont pas caché leur satisfaction. « Le verdict rendu par le tribunal de première instance de Kaloum nous satisfait. Le droit a été dit. Cependant, nous déplorons toujours les deux poids deux mesures entre les deux camps », a indiqué maître Thierno Souleymane Barry.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : des élèves manifestent contre les enseignants grévistes

17 février 2020 à 22 10 24 02242

Des élèves ont manifesté ce lundi, 17 février 2020, dans les rues de la ville de Télimélé. Ils exigent le retour en classes de leurs enseignants, en grève depuis le 09 janvier dernier, à l’appel de leur syndicat, SLECG, pour réclamer l’augmentation de leurs salaires. Les manifestants ont été reçus par le préfet de Télimélé, qui leur a promis de continuer à travailler afin de tenter de trouver solution à la crise qui secoue le secteur éducatif dans la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les manifestants sont partis du stade omnisport de Télimélé pour rallier la préfecture, en passant par les carrefours Nonkohi, Gasoil et Station. Tout au long du parcours, ces élèves qui souhaitent la reprise effective des cours dans la ville, ont scandé des slogans pour exiger le retour des enseignants grévistes dans les salles de classe. « Nous demandons la reprise des cours ! A bas les enseignants grévistes ! On en a assez ! Vive l’école guinéenne ! », scandaient-ils avec insistance.

Au point de chute de la marche, à la préfecture, les élèves ont entonné l’hymne national avant de décliner leur message devant le préfet Amadou Sadio Diallo.

« Ça a fait quasiment deux mois que nous n’étudions pas à Télimélé. Conscients de ce danger, nous avons décidé de venir vous rencontrer, monsieur le préfet, en tant que première autorité, pour la reprise imminente des cours à Télimélé. Le temps perdu ne se rattrape jamais ; mais, quand nous arrivons à reprendre maintenant, nous espérons rattraper le retard. Nous sommes au seuil des examens ; et, les examens sont conditionnés par les études », a indiqué Aguibou Diakité, le porte-parole de ces élèves.

Cette démarche des élèves a été hautement saluée par la première autorité préfectorale de Télimélé. Le préfet Amadou Sadio Diallo a d’ailleurs promis de « multiplier les contacts » pour un dénouement rapide de cette crise qui oblige les élèves à rester à la maison.

« Je suis très content de votre visite et de votre démarche. Je suis conscient, comme tout le monde, de cette crise qui secoue l’éducation guinéenne et particulièrement celle de Télimélé. Je ne veux pas que les crises s’accentuent ici à mon temps, je vous promets de multiplier les contacts pour un dénouement rapide de la crise », a-t-il lancé à la masse d’élèves qui était sous ses yeux.

A noter que cette manifestation des élèves pour la reprise des cours a coïncidé avec celle des enseignants qui protestaient contre le gel de leurs salaires. Ces derniers étaient massés dans la cour de la direction préfectorale de l’éducation (DPE).

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com
Tel: 622525250

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Campagne électorale : « sans Cheick Taliby Sylla, pas d’élections ni de RPG à Kindia »

17 février 2020 à 21 09 59 02592

A quelques jours de la tenue des contestées élections législatives du 1er mars, la tension monte à Kindia dans les rangs du RPG Arc-en-ciel. Une délégation venue de Conakry qui y a séjourné hier, dimanche 16 février 2020, tout ignorant les œuvres de Dr Cheick Taliby Sylla, a suscité la colère des chefs de quartiers, des jeunes, et des femmes. Ce lundi, 17 février 2020, ces différentes couches ont réclamé la présence du ministre de l’Energie dans le directoire de campagne du parti au pouvoir. Faute de quoi, ils menacent de bouder les législatives et le RPG Arc-en-ciel dans la cité des agrumes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La situation se crispe à nouveau dans la ville de Kindia. Car les chefs de quartiers, les chefs animateurs et les femmes ne comptent pas baisser la garde face à ceux qui s’en prennent à Cheick Taliby Sylla, fils du terroir. Pour exprimer leur colère, ils ont pris d’assaut, ce lundi, la salle de délibération de la mairie pour dire à qui veut l’entendre, que « sans Cheick Taliby, il n’y aura pas d’élections ni de RPG Arc-en-ciel à Kindia ». Ce sont 31 des 33 chefs de quartiers qui ont adopté cette position, appuyés par les sages, les femmes et les jeunes.

Le président des chefs de quartiers de la commune urbaine de Kindia, Elhadj Fodé Carreleur Camara, est revenu sur les raisons de cette prise de position. « C’est une décision venant de tous les chefs de quartiers, des groupements des femmes et des jeunes animateurs. Moi, président de l’association des chefs de quartier de Kindia, je demande au professeur Alpha Condé et au Premier ministre de laisser Dr Cheick Taliby Sylla continuer ce qu’il a commencé. Depuis le mois de janvier, il a tout laissé à Conakry pour venir mobiliser les citoyens de Kania. Mais à la dernière minute, une délégation à débarqué hier dimanche ici pour marginaliser Dr Cheick, jusqu’à ce qu’il est parti à Conakry. Nous aussi, nous sommes fermes et clairs. S’il ne vient pas, il n’y aura pas RPG ni élection ici parce que nous allons rester à la maison », a-t-il déclaré.

Même son de cloche chez Salif Soumah, responsable des animateurs culturels. Ce dernier a fustigé également la mission venue de Conakry. « Je parle au nom de la jeunesse de Kindia par rapport à la mission venue de Conakry hier. Cette mission est venue faire du chantage par rapport aux bienfaits du ministre Cheick Taliby Sylla dans le cadre de la rédynamisation et de la mobilisation des citoyens de Kindia pour le RPG Arc-en-ciel. Donc, tout ce qu’il a fait comme efforts, comme bien pour les citoyens de Kindia, était mis à l’eau hier. Il est parti à Conakry fâché. Nous, nous sommes témoins, c’est un monsieur qui soutient toutes les activités socio-économiques et culturelles de Kindia. Donc, s’il est écarté du mouvement du RPG AEC, surtout la campagne, nous exigeons solennellement et vigoureusement son retour à Kindia pour que le RPG puisse gagner à Kindia. Sans lui, ce n’est pas possible », martèle Salif Soumah.

Fodéya Bangoura, conseiller communal, va également solliciter le retour du fils prodige. « Toutes les couches désavouent le départ du ministre. Donc, nous demandons aux responsables qui sont venus de Conakry et les responsables de Kindia de se mobiliser pour chercher Cheik Taliby Sylla à Conakry pour que le RPG revienne à Kindia. Nous avons décidé qu’à Kindia, sans Taliby ici, pas de RPG. Nous restons RPG, mais sans Dr Cheick Taliby, pas de RPG. Nous lançons un appel aux autorités administratives d’aller prier ce monsieur pour qu’il retourne afin que le programme de nouvelle Constitution soit bâti à Kindia comme il le faut.Tant qu’il ne vient pas, pas de RPG à Kindia. Nous manifestons notre dévouement pour Cheick Taliby et dénonçons ses détracteurs qui veulent semer la terreur à Kindia ».

Pour la présidente MUFFA (Mutuelle Financière des Femmes Africaines) et porte-parole des groupements des femmes de Kindia, Fatoumata Gouly Camara, il faut le retour de Cheick Taliby Sylla au sein du directoire de campagne. « Nous, avant même ce processus de campagne, c’est Cheick Taliby qui a mis les moyens à nos dispositions, les pick-up pour faire le rabattage dans les collectivités. Je parle au nom de toutes les femmes de Kindia et je ne fais point les éloges du ministre Cheick Taliby, je dis ce qu’il a fait pour Kindia. Connaissant tous ces bienfaits et si nous voyons une délégation de la campagne à Kindia sans associer Cheick Taliby au processus, nous dirons non! Sans lui, nous ne serons jamais associés à ces élections. Nous voulons son retour. ».

Toutes ces déclarations ont été faites devant le directeur de campagne du RPG Arc-en-ciel à Kindia, Aboubacar Molota Camara, accompagné des candidats à la députation. Dans sa réponse, monsieur Camara a dit en avoir pris bonne note. « Nous avons écouté et compris les différentes préoccupations. Nous vous rassurons de remonter les informations et qu’une suite favorable sera trouvée par les responsable du parti. »

D’où vient encore cette décision des sages, femmes, et responsables des quartiers de Kania? Selon nos informations, dame Aminata Sylla, directrice générale de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) serait derrière « l’éviction » de Taliby Sylla. Depuis plusieurs semaines, le ministre de l’Energie qui est coordinateur politique de la Basse Guinée, loin des caméras et des micros, tente de remobiliser les communautés de Kindia en faveur du RPG/AEC avant les prochaines échéances électorales du 1er mars 2020. Mais, quand dame Aminata Sylla a reçu les fonds pour la campagne à Kindia, elle aurait mis en place une équipe qui serait liée à Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement, pour écarter Cheick Taliby Sylla.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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