Viol sur une mineure de 7 ans à Dixinn : Aboubacar Touré condamné à 10 ans de prison

30 novembre 2021 à 12 12 36 113611

« J’ai commissionné la fille ; et, à son retour, j’ai introduit mes doigts dans sa partie génitale. Ma tête n’était pas tranquille. J’ai fait ça sans m’en rendre compte. C’est une erreur,  je vous demande pardon », a dit l’accusé à la barre. En audience criminelle du 22 novembre 2021, le tribunal de première instance de Dixinn a condamné Aboubacar Touré à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans. Ce jeune homme a été reconnu coupable de viol sur une fillette âgée de 7 ans, un crime qu’il a d’ailleurs avoué devant le tribunal, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi le procès.

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Détournement de plus 765 millions : Mama Aïssata Camara au TPI de Kaloum

24 novembre 2021 à 10 10 52 115211

Evoluant dans le secteur de la pêche depuis plusieurs années et servant très souvent d’intermédiaire entre les sociétés de pêche et les vendeuses de poissons, Mama Aïssata Camara fait actuellement face à la justice. Elle est accusée d’abus de confiance portant sur un montant de plus de 765 millions de francs guinéens. Ouvert le 15 de ce mois, son procès se poursuit au tribunal correctionnel de Mafanco. Et, à l’issue du premier débat, la prévenue a reconnu les faits qui lui sont reprochés et demandé qu’on lui accorde du temps pour rembourser les trois plaignants, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui suit ce dossier.

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Conakry : 2 Françaises et un Guinéen d’Expertise France jugés pour harcèlement et diffamation

17 novembre 2021 à 11 11 52 115211

Trois employés de l’Agence Expertise France ont comparu hier, mardi 16 novembre 2021, devant le tribunal de première instance de Dixinn, à Conakry. Lorène Florentin, Annick Jeantet-Quentin (deux Françaises résidant à Paris) et Gnakoye Félémou (un Guinéen résidant à Conakry), sont poursuivis par leur ancienne collaboratrice, Maria Gabriela Cabrera Serra, pour harcèlement moral et diffamation. Les prévenus ont tous plaidé non coupables des faits mis à leur charge, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a suivi l’audience.

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Meurtre de Sory Binta Diallo à Doghol Touma (Pita) : Abdoulaye Diallo condamné en Appel à 12 ans de prison

15 novembre 2021 à 17 05 25 112511

Ouvert le 30 juillet dernier devant la Cour d’Appel de Conakry, le procès en Appel de Abdoulaye Diallo, l’auteur présumé de la mort de Sory Binta Diallo à Doghol Touma (une sous-préfecture relevant de la préfecture de Pita, dans la région administrative de Mamou), a connu son épilogue vendredi dernier, 12 novembre 2021. Abdoulaye Diallo a été reconnu coupable de « coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner » et condamné à 12 ans réclusion criminelle (soit trois ans de moins que la peine qui lui avait été infligée en 2016 par la Cour d’Assise de Labé), rapporte un journaliste de Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Procès des présumés assassins d’Elhadj Doura : les avocats boudent l’audience !

15 novembre 2021 à 14 02 35 113511

Entamé le 29 mars dernier devant le tribunal criminel de Dixinn, le procès des auteurs présumés de l’enlèvement et l’assassinat de Elhadj Abdourahamane Diallo (plus connu sous le nom de Elhadj Doura) devait se poursuivre ce lundi, 15 novembre 2021, devant cette juridiction de première instance. Mais, contre toute attente, les avocats (défense et partie civile) ont boudé l’audience.

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Labé : Habibatou Diallo inculpée pour le « meurtre » de son mari (parquet)

13 novembre 2021 à 17 05 28 112811

L’information a été révélée hier, vendredi 12 novembre 2021, par le parquet du tribunal de première instance de Labé. Un peu plus de deux semaines après le décès de son mari (Mamadou Saliou Baldé, un jeune chauffeur) à l’hôpital régional de Labé, Habibatou Diallo a été inculpée et placée sous mandat de dépôt pour « meurtre ». Elle est actuellement détenue à la maison centrale de Labé où elle attend l’ouverture de son procès, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans cette région de la Moyenne Guinée.

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Viol collectif d’une mère de 2 enfants à Diécké (Yomou) : 3 ans de prison contre les 3 jeunes

13 novembre 2021 à 16 04 40 114011

Sidiki Kanté, procureur du tribunal de première instance (TPI) de N’zérékoré

Accusés de « viol collectif » sur une jeune femme, mère de deux enfants, à Diéké (dans la préfecture de Yomou), Goby Bouamou alias  »Goby », Jean Kopé Monèmou alias  »Ange » et Ousmane Sylla alias  »Coun-Coumbré » viennent d’être fixés sur leur sort en première instance. Ces trois accusés ont été reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés devant le tribunal criminel de N’zérékoré. Et, cette juridiction les a ensuite condamnés à 3 ans de prison, chacun. Leur avocat a promis de relever appel de cette décision rendue par « le tribunal qui a confondu viol collectif et relation sexuelle collective », rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

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Viol sur une fille de 9 ans : le parquet de Dixinn réclame 10 ans de prison contre Seydou Guissé

9 novembre 2021 à 11 11 18 111811

image d’archive

Le procès de Seydou Guissé, élève en classe de terminale Sciences sociales, s’est poursuivi ce lundi, 08 novembre 2021, au Tribunal de première instance de Ratoma. Le jeune homme de 21 ans est accusé d’avoir violé une fillette de 9 ans, des faits qu’il rejette en bloc. Le parquet a réclamé dix ans de réclusion criminelle contre lui, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Cour d’appel : Ousmane Gnelloy Diallo condamné à 2 ans de prison

28 octobre 2021 à 12 12 28 102810

Ousmane Gnelloy Diallo

La Cour d’appel de Conakry a rendu ce jeudi, 28 octobre 2021, sa décision dans le procès d’Ousmane Gnelloy Diallo, militant du RPG Arc-en-ciel (l’ancien parti au pouvoir). Elle a réduit la peine qui lui a été infligée en première instance, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

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Procès d’Ousmane Gnelloy : la vidéo incriminée, projetée dans la salle d’audience

21 octobre 2021 à 14 02 05 100510
Ousmane Gnelloy Diallo

Le procès d’Ousmane Gnelloy Diallo se poursuit ce jeudi, 21 octobre 2021, à la Cour d’appel de Conakry. Ce militant du RPG Arc-en-ciel (l’ancien parti au pouvoir) est poursuivi pour injures et menaces par Kadiatou Biro Diallo, alias DK, fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Elhadj Boubacar Biro Diallo. Cette audience, la troisième depuis le début de ce procès en appel, a été marquée par la projection de la vidéo incriminée, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A l’ouverture de l’audience, le président du tribunal, Mangadouba Sow, a appelé la plaignante à la barre. Il lui a demandé si elle accepte que la vidéo pour laquelle elle a porté plainte contre Ousmane Gnelloy Diallo soit diffusée devant le public ou si elle préfère que cela soit fait à huis clos. Kadiatou Biro Diallo a répondu que la vidéo a déjà été publiée et partagée sur les réseaux sociaux et que par conséquent, elle ne s’oppose pas à sa diffusion en public.

Après la projection de la vidéo incriminée, le juge a demandé au prévenu s’il reconnaît être son auteur. « Oui, ce sont des répliques que j’ai faites à l’endroit de sa sœur (la sœur de Kadiatou Biro qui l’aurait insulté, ndlr). Mais pas à elle », a répondu Ousmane Gnelloy Diallo. De son côté, l’avocat général, Alhassane Baldé, a fait constater à la Cour que cette vidéo projetée contient « non seulement des injures, mais aussi de menaces de mort ».

Les débats se poursuivent devant la Cour d’appel de Conakry. Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

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Vol de 10 kg de riz à Faranah : Youssouf Oularé condamné à 7 ans de prison

28 septembre 2021 à 19 07 32 09329

En audience correctionnelle hier, lundi 27 septembre 2021, le tribunal de première instance de Faranah a condamné Youssouf Oularé (un jeune voleur récidiviste) à 7 ans de prison. Ce jeune homme était poursuivi pour « vol » portant sur 10 kilogrammes de riz, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Faranah.

Selon nos informations, Youssouf Oularé est un « multirécidiviste » de faits de vol qui a été plusieurs fois jugé et condamné par le tribunal de première instance de Faranah. Et, cette fois, il était devant cette juridiction pour le vol de 10 kilogrammes de riz. Mais, le tribunal n’est pas allé de main morte pour le sanctionner. Il lui a infligé une peine de 7 ans de prison.

« Effectivement, le 20 septembre 2021, nous avons reçu un procès verbal à l’encontre du nommé Youssouf Oularé. Ainsi, le dossier a été orienté en flagrant délit ; et, c’est ce qui a conduit le prévenu devant le tribunal correctionnel ce 27 septembre.

Pendant les débats, il a été constaté que Youssouf Oularé est un habitué des faits. Il a été plusieurs fois arrêté et traduit devant le tribunal pour les mêmes faits de vol qui sont sa spécialité. Il appartient à un groupe organisé qui opère généralement la nuit au niveau des boutiques et des concessions. La particularité de son cas, c’est qu’il a été une fois condamné à une peine assorti de sursis. Pour la seconde fois, il a été arrêté, jugé et condamné à une peine de 6 mois ferme qu’il a purgée. Et, par la suite, il a été arrêté pour les mêmes faits de vol. Cette fois, on s’est dit qu’il fallait imprimer une dose sérieuse tenant aux circonstances aggravantes, le tout se reposant sur les dispositions des articles 373 et 374 du code pénal qui parlent non seulement des faits de soustraction frauduleuse, article 373 et article 374 qui met l’accent sur le vol aggravé. C’est-à-dire le vol commis avec au  moins 2 des 8 circonstances aggravantes énumérées par le code pénal. C’est une réponse que le tribunal correctionnel a donné aux agissements antisociaux de ce prévenu », a expliqué Mamoudou Magasouba, procureur de la république près le tribunal de première instance de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Massacre du 28 septembre : les victimes interpellent le colonel Mamadi Doumbouya

24 septembre 2021 à 20 08 01 09019
Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

Douze ans après le massacre du 28 septembre, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. L’instruction du dossier est bouclée depuis 2017, mais aucune date n’est jusque-là donnée pour l’ouverture du procès. Une situation sur laquelle l’association des victimes et amis du 28 septembre (AVIPA) interpelle les nouvelles autorités guinéennes.

La chute du régime Alpha Condé redonne de l’espoir aux victimes des événements du 28 septembre 2009. Ces citoyens, qui ont été touchés affectés d’une manière ou d’une autre par les atrocités commises ce jour-là, à Conakry, espèrent qu’ils pourront enfin avoir justice. Chose qu’ils ont réclamé, en vain, pendant les 11 années de gestion de l’ancien chef de l’Etat guinéen, renversé par un coup d’Etat militaire, le 5 septembre dernier.

« Depuis dix ans, on se bat, on réclame justice, malheureusement on ne l’a pas obtenu pendant le règne du Pr Alpha Condé. Ces massacres ont eu lieu pendant une transition qui était dirigée par des militaires, à leur tête le capitaine Moussa Dadis Camara. Et l’avènement d’un civil au pouvoir avait suscité beaucoup d’espoir chez les victimes. On avait pensé qu’il allait tout faire pour juger ce dossier et rendre justice aux victimes.

Malheureusement, M. Alpha Condé n’a pas accepté de nous accompagner. Il n’a pas accepté de faire en sorte que ce dossier soit jugé. L’instruction de ce dossier a été clôturée depuis 2017. Depuis, rien ne pouvait empêcher la tenue du procès. Mais il a été mis dans les tiroirs », a déploré Asmaou Diallo, présidente de l’association des victimes et amis du 28 septembre, dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021.

C’est pour cette raison que cette dame salue l’avènement du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) à la tête de la Guinée. Elle a été très marquée par le discours du colonel Mamadi Doumbouya, annonçant que la justice sera désormais la boussole qui va guider toutes les actions. Et c’est dans ce cadre que la présidente de l’AVIPA exhorte la junte militaire au pouvoir à mettre le dossier du 28 septembre parmi ses priorités.

« Nous voulons que le colonel Mamadi Doumbouya accorde un intérêt particulier au dossier du 28 septembre. Lorsque la transition va commencer, lorsque le gouvernement de transition sera mis en place, on aimerait que le dossier du 28 septembre soit le premier dossier devant la justice guinéenne. Ça, c’est l’une de nos attentes. Ensuite, nous voulons une reconnaissance totale pour les victimes du 28 septembre, suivie de réparations. Si on arrive à juger ce dossier, je suis sûre qu’on verra la lumière dans notre pays.

Ça sera une ouverture pour nous qui nous mènera vers une justice transitionnelle, une réconciliation nationale », a laissé entendre Asmaou Diallo, tout en demandant aux nouvelles autorités de faire attention à certains magistrats guinéens, qui s’étaient mis au service du régime Alpha Condé. « Les magistrats qui ont travaillé sous la coupe du Pr Alpha Condé, qui ont accepté tout ce qu’il voulait tout en brimant la population, j’aimerais que le colonel fasse beaucoup attention à eux.

Si ces magistrats doivent revenir encore et continuer à travailler, ils doivent prêter serment à nouveau devant le peuple de Guinée pour dire la vérité, rien que la vérité. Dans le cas contraire, je ne pourrai pas croire à leur engagement. Parce qu’ils ont réussi à tromper le peuple de Guinée sous le règne du Pr Alpha Condé. Donc, je demande au colonel Mamadi Doumbouya de faire attention à eux ».

Le 28 septembre 2009, des milliers de Guinéens se sont rassemblés au stade du 28 septembre de Conakry pour manifester contre une éventuelle candidature du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte militaire alors au pouvoir) à l’élection présidentielle qui se préparait. Mais, l’armée a violemment réprimée ce manifestation pacifique. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, au moins 157 personnes ont été tuées, des centaines d’autres blessées et de nombreuses femmes violées.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Procès d’anciens membres du Bloc Libéral : la décision attendue le 6 octobre 2021

23 septembre 2021 à 8 08 31 09319
Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral

La bataille judiciaire qui oppose Dr Faya Millimouno (président du parti Bloc Libéral) à des anciens membres de son parti tire vers la fin. Après le réquisitoire du parquet et les plaidoiries des avocats hier, mercredi 22 septembre 2021, le tribunal en charge du dossier a mis l’affaire en délibérer pour décision être rendue le 6 octobre 2021, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les plaidoiries du conseil de la partie civile, Me Gabriel Faya Kamano et les réquisitions du procureur Daye Mara, c’était le tour de Me Abdoul Thiam, l’avocat de la défense de plaider la cause des  prévenus ce mercredi 22 septembre. Dans ses plaidoiries, l’avocat a laissé entendre que le comportement anti démocratique reproché au président du Bloc Libéral par les prévenus est prouvé. 

« C’est lui et lui seul qui a voulu imposer sa volonté pour aller au congrès.  Il prend toujours des décisions unilatérales. Il violait tantôt les textes qui régissent le BL. Et, ils ont dénoncé ça pour que ça aille dans le parti », a martelé Me Thiam, avant d’affirmer que ses clients ne sont pas animés d’une intention de nuire le Bloc Libéral. Bien au contraire, il estime que c’est Faya Millimouno, qui a mis le feu aux poudres, en qualifiant ses anciens collègues de tribalistes. Cela bien avant que ces derniers n’organisent leur conférence de presse pour dénoncer ses agissements.

« Avant cette conférence, Faya Milimouno avait qualifié cette équipe d’un clan tribal. Alors, avant leur démission,  il y avait d’autres qui ont démissionné. C’est le cas de Samuel Kourouma,  d’Aly Manet,  de Mohamed Bangoura,  d’Abdoulaye Diakité. Tous ces gens-là avaient rendu démission. Mais ils n’ont jamais été qualifiés de clan tribal. Pourquoi il a qualifié ces prévenus de clan tribal? Donc il n’y a pas eu de diffamation, parce que tout ce qui a été dit a été démontré de façon contradictoire. Ces enfants n’avaient aucune intention de nuire, mais plutôt de dénoncer. C’est pourquoi, conformément à la disposition de l’article 544 du code pénal guinéen,  nous sollicitons leur relaxe », a conclu Me Abdoul Thiam.

Au terme de cette longue plaidoirie, le tribunal a mis l’affaire en délibérer pour décision être rendue le 6 octobre 2021.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

 Tél. : 620 589 527/664 413 227

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Dansa Kourouma sur le mandat d’arrêt contre Sékou Koundouno : « la justice s’est rabaissée »

26 août 2021 à 19 07 57 08578
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)

« … la justice s’est rabaissée ! C’est une justification éloquente du rabais de la justice qui brandit un mandat d’arrêt contre une personne qui ne constitue nullement une menace contre la République. Donc, je pense qu’il est important pour la justice guinéenne de se ressaisir et de délivrer des actes qui peuvent l’honorer… »

Le mandat d’arrêt émis contre Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), continue de susciter des réactions en Guinée. Beaucoup d’acteurs politiques et de la société civile y voient une instrumentalisation de la justice par le régime Alpha Condé qui a horreur des critiques.

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com dans l’après-midi de ce jeudi, 26 août 2021, le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile (CNOSCG) estime que ce mandat d’arrêt « est un rabais de la justice ». Dr Dansa Kourouma demandé à la justice guinéenne de ressaisir pour éviter de poser des actes qui la déshonorent…

Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG)

« Le cas du mandat d’arrêt est une prérogative de la justice. Alors, si je dois faire un commentaire, je déduis tout simplement que la justice s’est rabaissée. C’est une justification éloquente du rabais de la justice qui brandit un mandat d’arrêt contre une personne qui ne constitue nullement une menace contre la République. Donc, je pense qu’il est important pour la justice guinéenne de se ressaisir et de délivrer des actes qui peuvent l’honorer. Bien entendu, les critiques et les propos de Sékou Koundouno ne sont pas faciles à digérer. Mais, dans le contexte actuel, je pense que c’est un mandat de rabais », a-t-il martelé.

À rappeler qu’après son départ de Conakry et un séjour à Dakar, Sékou Koundouno est actuellement en Europe où il continue à mener sa lutte contre le troisième mandat d’Alpha Condé et l’instauration de la démocratie en République de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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TPI de Mafanco : des peines de 6 mois à un an de prison requis contre des travailleurs d’Albayrak

26 août 2021 à 16 04 25 08258

Le procès des 14 travailleurs (parmi la trentaine qui ont été arrêtés le 16 août dernier à Matoto) s’est poursuivi ce jeudi, 26 août 2021, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Ils sont poursuivis pour « attroupement délictueux et destruction de biens » au préjudice de la société Albayrak transport. Et, le parquet vient de requérir des peines de prison allant de 6 mois à un an à l’encontre de la majeure partie d’entre eux, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

L’audience de ce jeudi est essentiellement consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès dans cette affaire. C’est le ministère public qui a ouvert le bal de cette épreuve fatidique de ce procès. Et, il n’est pas allé de main morte pour demander la condamnation de la majorité des prévenus à la barre.

« Pour le rassemblement de nature à troubler l’ordre public, nous demandons au tribunal de retenir Mory Bangoura, Hamidou Camara, Fodé Touré, Mohamed Aissatou Condé, Abdoulaye Kouyaté, Laye Nongo Mansaré, Amara Keita, Lansana Condé et Kémoko Soumah dans les liens de la prévention. Et, pour la répression, vous les condamnerez à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun », a dit la procureure audiencière.

Egalement, le ministère public a requis la condamnation de Abou Sangaré à un an de prison et au payement de 2 millions de francs guinéens pour « participation à un attroupement illégale et destruction de biens ».

Par contre, le parquet a demandé la relaxe de Djénabou Diallo, Alseny Camara, Facely Traoré et Bountouraby Camara pour « délit non constitué à leur encontre ».

Nous y reviendrons !

Depuis le TPI de Mafanco, Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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36 employés d’Albayrak interpellés : « ils ont été déférés au tribunal de Mafanco »

17 août 2021 à 12 12 54 08548

Les 36 employés de la société Albayrak interpellés hier, alors qu’ils venaient d’entamer une grève illimitée, ont été déférés au parquet du tribunal de première instance de Mafanco. C’est le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’entreprise qui l’a annoncé dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 17 août 2021.

« Nos amis sont toujours en détention. Ce matin, ils ont été déférés au tribunal de première instance de Mafanco, entre 8 heures et 9 heures. Donc, ils attendent leur avocat et les représentants de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée), la centrale syndicale à laquelle nous sommes affiliés, pour leur audition », a indiqué Aboubacar Mariama Fofana.

Aboubacar Mariama Fofana, secrétaire général du syndicat des travailleurs de la société Albayrak

Selon l responsable syndical, « parmi les 36 personnes déférées au tribunal de Mafanco, il y a 15 femmes dont certaines sont en état de famille, et il y en a d’autres qui sont malades ». Ces travailleurs ont été interpellés hier, alors qu’ils venaient d’entamer une grève illimitée. Ils ont garé tous les bus de la société Albayrak pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, dont une augmentation de 100% de leur salaire et l’immatriculation à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Ce qui n’a pas empêché la poursuite du mouvement de protestation, selon Aboubacar Mariama Fofana. « Malgré tout, la grève n’a pas été suspendue, elle continue. Mais, la société est allée prendre quelques conducteurs ailleurs pour leur donner 50.000 francs guinéens par jour pour qu’ils fassent sortir les bus, alors les travailleurs qui réclament l’augmentation de leur salaire n’ont même pas ces 50.000 francs guinéens par jour », déplore le secrétaire général du syndicat des travailleurs d’Albayrak.

A noter qu’il faudra attendre la fin des auditions pour savoir le sort qui est réservé aux 36 travailleurs conduits au parquet de Mafanco. Si la justice décide de les inculper, ils seront soit mis en liberté sous contrôle judiciaire ou alors conduits à la maison centrale de Conakry, où ils attendront la tenue de leur procès.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Assassinat du commissaire Pascal Bangoura : les accusés devant la Cour d’appel de Conakry

23 juillet 2021 à 19 07 04 07047

Lourdement condamnés par le tribunal de première instance de Dixinn, les deux auteurs présumés de l’assassinat du commissaire de police Pascal Bangoura clament toujours leur innocence. Ils sont désormais devant la Cour d’appel de Conakry pour s’expliquer sur cette situation. Leur procès en appel s’est ouvert ce vendredi, 23 juillet 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est dans la nuit du 1er décembre 2013 que le commissaire divisionnaire Pascal Bangoura, à l’époque commissaire central de Sonfonia, a été attaqué par des hommes armés, à Sonfonia (un quartier de la haute banlieue de Conakry), alors qu’il était avec une fille dans sa voiture. Les assaillants ont tiré sur lui et se sont enfuis avec son véhicule RAV4, ses deux téléphones portables et de l’argent, laissant l’officier de police grièvement blessé et la fille sur les lieux. Peu de temps après, le commissaire Bangoura a succombé à ses blessures sur la route de l’hôpital.

Les enquêtes ouvertes, qui ont consisté notamment au traçage de ses téléphones portables, ont conduit à l’arrestation d’Abdoulaye Barry alias « Ndagawal » (La flèche), Abdoulaye Djibril Diallo alias « Bobo Hong Kong » et Mamadou Diaby alias « Bidia ». Inculpés pour « association de malfaiteurs, vol à main armée,  assassinat et complicité », ils ont été placés sous mandat de dépôt le 6 janvier 2014.

A l’issue de leur procès, le 15 janvier 2018, le tribunal criminel de Dixinn a reconnu les deux premiers coupables des faits mis à leur charge, les condamnant à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 30 ans, mais aussi au paiement d’un montant de 300 millions de francs à titre de réparation. Quant à Mamadou Diaby alias « Bidia », le tribunal l’a acquitté et a ordonné sa libération immédiate.

N’étant pas d’accord avec leur condamnation, Abdoulaye Barry alias « Ndagawal » et Abdoulaye Djibril Diallo alias « Bobo Hong Kong » ont, à travers leurs avocats : Me Labila Michel Sonomou et Me Mohamed Abou Camara, interjeté appel contre cette décision du TPI de Dixinn. A l’ouverture de leur procès, ce vendredi 23 juillet 2021, les accusés ont rejeté en bloc les faits mis à leur charge, assurant ne rien savoir dans cette affaire.

« Je ne connais pas le commissaire Pascal Bangoura, je n’ai pas participé à son assassinat. Je ne sais pas où il a été assassiné et comment il a été assassiné. Moi, c’est un téléphone que j’ai acheté à 22 heures à la cimenterie, c’est à cause de ce téléphone qu’on m’a arrêté. Mais je ne savais même pas que c’est un téléphone volé, je ne connais rien dans cette affaire », a déclaré Abdoulaye Djibril Diallo.

Même son de cloche chez Abdoulaye Barry : « je n’ai jamais travaillé avec Abdoulaye Djibril Diallo. Comme nous sommes tous des taximen, il m’a trouvé une fois à la cimenterie, me disant qu’il avait deux téléphones à revendre. Mais je n’ai pas acheté ces téléphones et je ne l’ai pas aidé à les revendre. Je n’ai même pas touché aux téléphones à plus forte raison les utiliser. Et  aucun téléphone n’a été saisi sur moi. Je ne connais rien en ce qui concerne l’assassinat de ce commissaire », a-t-il assuré.

Après les dépositions des accusés, la cour a renvoyé l’affaire au 30 juillet prochain pour les réquisitions et plaidoiries.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Escroquerie en bande organisée : un avocat réclame plusieurs milliards à 4 citoyens

7 juillet 2021 à 17 05 04 07047

Le procès opposant Me Aboubacar Ouattara à Fatoumata Traoré, Fayala Traoré, Sékou Keïta et Bintou Doumbouya, s’est poursuivi ce mercredi, 7 juillet 2021, devant le tribunal de première instance de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma. L’avocat au Barreau de Guinée poursuit ces quatre citoyens pour « escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, complicité et recel ». L’audience d’aujourd’hui est consacrée aux réquisitions du procureur et aux plaidoiries des avocats, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Ce sont les avocats du plaignant qui ont lancé cette avant dernière étape du procès. Dans ses plaidoiries, Me Amadou Bah a commencé par rappeler la genèse de cette affaire. Il a expliqué que c’est la dame Fatou Traoré qui a élaboré un faux contrat de fourniture d’équipements (tenue et chaussures) à l’armée guinéenne, qu’elle a soumis à Me Aboubacar Ouattara. Et l’avocat, sans savoir que le contrat est faux, lui a remis des montants faramineux (799.050 euros et 2 milliards 409 millions 650 mille francs guinéens) pour financer le projet.

« Fatou Traoré a fait miroiter Me Ouattara d’un contrat qui n’existe pas. C’est lorsque Me Ouattara est allé expliquer cette affaire au ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, que ce dernier a dit que ce contrat n’existe pas. Donc ce n’est pas une petite infraction. Et cette dame n’a pas agi seule pour commettre cette infraction. Elle a agi en bande organisée avec un certain Guillaume. Sékou Keïta, Bintou Doumbouya, Fayala Traoré font également partie  de cette bande organisée », a déclaré ce membre du collège d’avocats qui défend le plaignant.

La partie civile réclame le paiement des montants déboursés par Me Aboubacar Ouattara dans cette affaire, mais aussi d’un montant de 2 milliards de francs comme dommages et intérêts. « Aujourd’hui, Me Ouattara a vendu sa concession, il a vidé son compte, il s’est endettée, il est suspendu à cause de cette affaire. Il a subi des préjudices énormes. C’est pourquoi nous vous demandons de les condamner solidairement au paiement de 799.050 euros et 2 milliards 409 millions 657 mille francs guinéens à titre principal, et 2 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts », Me Amadou Bah.

De son côté, le procureur a demandé la condamnation de Fatou Traoré à 10 ans d’emprisonnement ferme et les trois autres à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis. « Il y a eu effectivement escroquerie, faux et usage de faux, abus de confiance (…). Dame Fatoumata Traoré a exhibé des faux documents à maître Aboubacar Ouattara. Elle a réussi à rentrer dans son patrimoine, elle a réussi à le ruiner. Tout ce que madame lui demandait, il le faisait. Elle a même demandé à maître Aboubacar Ouattara de faire un sacrifice de 7 singes blancs pendant 7 jours. Ce sacrifice l’a coûté 35 millions de francs guinéens. Elle a acheté des véhicules et Fayala Traoré et Sékou Keita sont intervenus dans leur gestion.

C’est pourquoi, nous poursuivons Sékou Keïta et Fayala Traoré pour recel. Il est clair comme l’eau de roche que ces véhicules ont été achetés dans la fortune de maître Aboubacar Ouattara (…) la bande organisée a bel et bien existé. Donc nous vous demandons de condamner Fatou Traoré à 10 ans d’emprisonnement, condamner sa fille Bintou Doumbouya à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis, condamner Fayala Traoré et Sékou Keïta à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis pour recel. En ce qui concerne les dommages et intérêts, le ministère public vous laisse la latitude de prendre la décision », a requis le procureur Daouda Diomandé.

Après ces réquisitions, la parole est revenue aux avocats de la défense pour présenter leurs plaidoiries.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

Tel : 620589527/664413227

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Amadou Diouldé Diallo, photographe de l’UFDG : un jeune oublié à la maison centrale de Conakry sans procès

2 juillet 2021 à 10 10 48 07487

Arrêté à son domicile à Yattaya T6 (dans la commune de Ratoma) et jeté en prison depuis novembre 2020, Amadou Diouldé Diallo croupit encore à la maison centrale de Conakry. Ce jeune caméraman proche de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) et de son président Cellou Dalein Diallo (le principal opposant au régime Alpha Condé) est poursuivi pour un chapelet d’infractions dont « atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menaces et violences de mort par le biais d’un système informatique (les mêmes infractions reprochées aux opposants Etienne Soropogui, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Cie) ». Il a déjà fait plus de sept (7) mois de détention sans être jugé, alors qu’il a toujours clamé son innocence dans cette affaire. Son dossier semble tomber dans les oubliettes au niveau du parquet de Dixinn ; et, aujourd’hui, sa famille s’inquiète et réclame sa libération.

C’est dans l’après-midi du samedi, 21 novembre 2020, que Amadou Diouldé Diallo a été arrêté chez lui à Yattaya, dans la haute banlieue de Conakry. « Ce sont des agents de la DPJ (Direction centrale de la police judiciaire) qui sont venus l’arrêter. Amadou faisait ses ablutions pour la prière de 14 heures lorsque les agents sont arrivés. Ils l’ont embarqué avec tous ses appareils (ordinateur, caméra, appareil photo, téléphones) », se souvient encore Mamadou Baïlo Diallo, son père.

Amadou Diouldé Diallo, photographe

Malade et alité depuis 2015, le doyen Mamadou Baïlo Diallo a observé, impuissant, les agents partir avec son fils. Les images de cette arrestation musclée lui sont restées sur les yeux et elles lui remontent très souvent à la tête. Il ne peut s’empêcher de verser des larmes à chaque fois qu’il pense ou parle de Diouldé Diallo. « C’est lui qui faisait tout pour moi. C’est lui qui prenait soin de moi et de toute la famille. Mon fils est juste un photographe, ils l’ont arrêté et emprisonné pour rien. Il n’a rien fait », a expliqué ce vieil homme qui, malgré ses efforts, n’a pu retenir ses larmes lors de cet entretien qu’il a accordé à Guineematin.com cette semaine.

Eprouvé par la maladie et très affligé par l’emprisonnement de son fils, Mamadou Baïlo Diallo trouve appui dans la foi et s’efforce à vivre avec l’espoir de voir son fils recouvrer la liberté sous peu. Car, tout comme il croit à la mort, Mamadou Baïlo Diallo croit à l’innocence d’Amadou Diouldé. Et, il est aussi convaincu que son fils est gardé en prison pour des raisons politiques. Un fils qui, depuis la prison, a tout perdu dehors.

Amadou Diouldé Diallo, photographe

« Pendant la campagne électorale de la présidentielle de 2020, des gens ont vandalisé et brûlé ses affaires à Wanindara. Quand Amadou est revenu de la campagne, il était un peu malade. Il s’est mis à se faire traiter. Et, un samedi, les agents de la DPJ sont venus l’arrêter. Quand ils sont venus, Diouldé a demandé : pourquoi vous m’arrêtez ? Un agent a dit : tu le sauras tout de suite. Ils l’ont pris, ils sont entrés dans sa chambre, ils ont fouillé et ont sorti ses appareils. Ils ont fermé la maison, embarqué Diouldé et ses appareils. Ils sont partis avec les clés de sa chambre. Quelques jours plus tard, le propriétaire de la maison où il était logé est venu nous dire que des bandits sont venus la nuit défoncer la porte et la fenêtre de sa chambre et ils ont pris le reste de ses affaires qui y étaient. Quand nous sommes allés voir, il n’y avait que le matelas et seulement quelques vêtements dans la chambre… Cela fait 26 ans maintenant qu’il est avec nous, je n’ai jamais entendu même une seule fois qu’il s’est bagarré avec un de ses camarades. Il a été arrêté juste parce qu’il est de l’UFDG. On l’avait démarché pour aller dans le camp du pouvoir, il avait refusé. Et, c’est à cause de ça seulement qu’il a été arrêté et emprisonné. Ils ont vandalisé tous ces appareils. Aujourd’hui, si par la grâce de Dieu il recouvre sa liberté, c’est à zéro qu’il va recommencer. Jusqu’au présent, il n’a pas été jugé. Je demande au pouvoir de libérer mon fils, à cause de Dieu. Parce qu’il n’a rien fait à qui que ce soit. Il n’est qu’un simple photographe. Il ne vole pas, ne triche pas », a précisé son père, Mamadou Baïlo Diallo.

A Rappeler que le jeune Amadou Diouldé Diallo a été placé sous le mandat de dépôt le 24 novembre 2020. Et, depuis cette date, il est écroué à la maison centrale de Conakry sans aucune forme de jugement. Aucune date n’a encore été fixée pour son procès dans cette affaire où il clame de toute force son innocence.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Bobo Barry se confesse : « Quand j’ai pris l’argent, j’ai acheté une moto, 20 feuilles de tôles…»

30 juin 2021 à 10 10 48 06486

Poursuivi pour vol de numéraire portant sur 22 millions de francs guinéens au préjudice du boulanger Boubacar Barry, le prévenu Mamadou Bobo Barry a comparu hier, mardi 29 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. À la barre de cette juridiction de première instance, le prévenu a reconnu le vol qui lui est reproché ; mais, il a juré n’avoir pris que 8 millions 300 mille francs guinéens. Le ministère public a requis à son encontre un an de prison dont six mois assortis de sursis, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon l’accusation, Mamadou Bobo Barry a été récemment rapatrié de la Libye. Il était à la recherche de travail lorsqu’il a croisé le chemin de sa victime, Boubacar Barry, à Wanindara (un quartier de la haute banlieue de Conakry).

« Il est venu me trouver là où je vends à Wanidara, il m’a dit de l’aider à avoir du travail. Je lui ai proposé de venir travailler avec moi à la boulangerie la nuit. C’est ainsi qu’il (Mamadou Bobo) est venu. Nous sommes restés ensemble pendant deux jours. Le deuxième jour, après la boutique, nous sommes allés à la boulangerie pour travailler. Mais, j’étais épuisé, j’ai étalé les sacs de farine pour me reposer. Et pendant que je dormais, il (Mamadou Bobo) est venu prendre, dans la poche de mon pantalon qui était suspendu, la clé de la boutique et un million de francs guinéens. Ensuite, il est allé ouvrir la boutique et prendre 18 millions, montant qui appartient au  propriétaire de la boulangerie et que je devais déposer à la banque. Il y a aussi pris 3 millions. En tout, il a pris 21 millions dans la boutique, plus un million dans ma poche.  Donc, je lui réclame 22 millions de francs guinéens », a indiqué le plaignant, Boubacar Barry.

A en croire ce boulanger, il a d’abord été tourné en bourrique avant de retrouver les traces de Mamadou Bobo Barry pour enfin lui mettre la main dessus. Car, ce dernier était allé se cacher à Dalaba, alors qu’il ne cessait de dire à sa victime qu’il est à Kamsar.

« Dès que j’ai constaté le vol des clés et le montant d’un million dans ma poche, je me suis mis à rechercher mon ami (Mamadou Bobo Barry). Je l’appelle, son téléphone ne passe pas. Je suis allé gâter la porte de la boutique, j’ai trouvé qu’il a pris les 21 millions. Quelques jours après, il a décroché mon appel. Il m’a dit effectivement que c’est lui qui a pris l’argent. Il m’a dit qu’il est à Kamsar, il a cherché une maison, il a acheté une moto et il a envoyé un montant à ses parents. Je suis allé à Kamsar, je ne l’ai pas vu. Je lui ai dit alors de m’envoyer le reste de mon argent. Il m’a dit qu’il va m’envoyer 300 mille par Orange Money. Finalement, il a envoyé 200 mille francs guinéens. C’est ainsi que moi aussi j’ai joué ma stratégie. J’ai appelé le numéro de celui qui a fait le dépôt, je lui ai demandé où il se trouve. Il m’a dit que c’est à Dalaba, précisément au quartier barrage. Je suis allé directement à Dalaba pour mener les enquêtes. Arrivé un vendredi à Dalaba, j’ai informé les autorités à la gendarmerie. Après, ils m’ont dit qu’il est parti dans son village à Kala ; et, le dimanche, il viendra en ville. C’est ainsi que je l’ai attendu. Et, le dimanche, il est venu, je l’ai mis aux arrêts. Les autorités m’ont dit comme j’avais déjà porté plainte contre lui à Conakry de venir avec lui terminer la procédure ici », a expliqué le boulanger, Boubacar Barry.

Appelé à la barre, le prévenu n’a pas nié les faits de vol mis à sa charge. Cependant, il a dit n’avoir volé que 8 millions 300 mille francs guinéens à Boubacar Barry et non 22 millions comme déclaré par le plaignant.

« C’est Boubacar lui-même qui m’a remis la clé de la boutique. Il m’a dit d’aller nous chercher de l’eau dans la boutique. C’est ainsi que je suis allé trouver un sac noir où se trouvait le montant de huit millions trois cent mille  francs guinéens (8 300 000 GNF). Quand j’ai pris l’argent, j’ai acheté une moto à six millions, j’ai payé 20 feuilles de tôles à un million, je lui ai fait un dépôt de 200 mille, j’ai envoyé 500 mille à ma maman, j’ai acheté quelques habits », a expliqué Mamadou Bobo Barry.

Ainsi, dans ses réquisitions, le ministère public a estimé que « les faits de vol sont effectivement imputables à Mamadou Bobo Barry ». Et, il a demandé au tribunal de le condamner à 12 mois de prison avec 6 mois de sursis.

De son côté, la défense a plaidé « coupable pour 8 millions 300 mille francs » et demandé de larges circonstances atténuantes en faveur du prévenu. « Je vous prie de le condamner au temps mis », a plaidé maître Paul Lazard Gbillimou.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 7 juillet prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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