Mandiana : grande démonstration de force du RPG-AEC pour une nouvelle Constitution

15 septembre 2019 à 8 08 10 09109

Hier, samedi 14 septembre 2019, la préfecture de Mandiana a célébré en différé et en grande pompe le 17 mai 1991, date marquant l’anniversaire du retour du président Alpha Condé en Guinée. Tenue dans les antres du stade préfectoral de Mandiana, cette gigantesque mobilisation des militants et sympathisants du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, était placée sous la houlette du ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, parrain de la préfecture. Il avait à ses côtés, dans la loge officielle, son homologue de l’Education nationale Mory Sangaré, le Coordinateur national du CNLSS, Dr Abass Diakité, des députés et évidemment les autorités locales.

Venue de toutes les contrées de Mandiana, cette marée humaine scandait en boucle et tout au long du meeting des slogans favorables au président de la République et à son gouvernement. Cette déferlante jaune qui avait investi le temple préfectoral des sports de Mandiana, a aussi mis ce meeting géant à profit pour réitérer son soutien à l’initiative d’une nouvelle constitution.

Dans son intervention, le porte-parole des jeunes a, au nom de l’ensemble de la jeunesse de la préfecture, vivement salué toutes les actions déjà réalisées par le président Alpha Condé en faveur de Mandiana. « Le président ‘’bâtisseur’’ Alpha Condé est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous sommes conscients des nombreux efforts fournis par l’homme en vue de faire de la Guinée un pays phare en Afrique et dans le reste du monde. Pour toutes ces raisons, nous disons qu’il est plus que nécessaire de doter la Guinée d’une nouvelle constitution qui prendrait en compte tous les manquements qu’on constate aujourd’hui », a-t-il soutenu.

Quant à Eva Cross, la députée uninominale de Mandiana, elle a justifié les raisons pour lesquelles sa circonscription exprime son soutien et sa reconnaissance au Chef de l’Etat. « Aujourd’hui, les réalisations sont partout à Mandiana et à travers tout le pays. Au nom donc des populations, nous disons grand merci au président Alpha Condé et vive l’adoption d’une nouvelle constitution… »

De son côté, le ministre Mory Sangaré, a tenu à rappeler les difficultés auxquelles était confrontée Mandiana avant l’arrivée du président Alpha Condé en 2010 avant d’inviter les populations de Mandiana à rester souder derrière le président de la République.

Pour sa part, le parrain de la préfecture, le ministre Diakaria Koulibaly, qui a été fortement impressionné par l’ampleur de la mobilisation de ce samedi, ne pouvait pas ne pas transmettre les chaleureuses salutations de son mandant, le président de la République, Pr. Alpha Condé aux populations de Mandiana.

Le ministre des Hydrocarbures est par la suite revenu sur les différentes réalisations dont la préfecture de Mandiana a bénéficié depuis que Alpha Condé a pris les rênes de la Guinée. Parmi ces acquis du régime à Mandiana, le ministre Koulibaly a rappelé la réalisation de certaines infrastructures notamment la construction de la villa des hôtes, du siège du bloc administratif préfectoral, de la grande mosquée ; le bitumage de la voirie urbaine, l’aménagement des plaines agricoles à Koundia dont le coût de réalisation est estimé à plus cent milliards de francs guinéens ; l’installation dans la commune urbaine et dans les communes rurales des lampadaires solaires publics. Sans oublier le bitumage en cours de la route qui relie Mandiana à Kankan, le chef-lieu de la région. Autant de raisons qui amènent le ministre des Hydrocarbures à exhorter les populations de Mandiana à resserrer les rangs derrière le président de la République Alpha Condé afin de faire de la Guinée un pays véritablement émergent.

Mohamed Bangoura

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Banankoro : un accrochage entre RPGistes fait plusieurs blessés

13 septembre 2019 à 20 08 49 09499
image d’archive

Un nouvel affrontement a éclaté ce vendredi, 13 septembre 2019, entre deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, sous-préfecture relevant de la préfecture de Kérouané. Le bilan fait état de plusieurs blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cet accrochage est survenu au domicile du doyen Elhadj Djomba Mory Traoré, le plus ancien responsable du RPG à Banankoro. C’est son domicile qui abrite le siège de l’actuel parti au pouvoir dans cette sous-préfecture de la Haute Guinée. Selon nos informations, son camp s’apprêtait à tenir son assemblée générale hebdomadaire, lorsque des jeunes membres du groupe rival sont venus déverser du sable au lieu du meeting.

Ce qui aurait choqué les organisateurs de la rencontre et provoqué un affrontement entre les deux camps rivaux, tous membres du RPG Arc-en-ciel. Il est difficile pour l’heure de faire le bilan exact de cet accrochage. Mais, nos sources font état de plusieurs blessés léger des deux camps. Aucune personne n’a été interpellée suite à ces violences. D’ailleurs, aucune autorité ne s’est interposée entre les deux groupes.

Ce n’est pas la première fois qu’un affrontement oppose les factions rivales du parti du président Alpha Condé à Banankoro. En septembre 2018, les deux camps s’étaient violemment affrontés, faisant une dizaine de blessés. Certains avaient dû être évacués à Conakry pour des soins intensifs. Plusieurs personnes avaient, alors été interpellées et envoyées à Kankan où elles ont été détenues pendant plusieurs mois, avant d’être libérées sans procès.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Saïkou Yaya de l’UFR : « le PM est disqualifié ! Il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue avec lui…»

5 septembre 2019 à 13 01 27 09279
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Les hommes politiques ne cachent pas leur réprobation de la nouvelle démarche du président Alpha Condé qui veut passer par de larges consultations pour trouver solution aux problèmes des guinéens. Au lendemain de l’annonce de cette mission assignée au Premier ministre, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) estime que Dr Kassory est disqualifié, tout comme son mentor. Joint au téléphone ce jeudi 5 septembre 2019, ce proche de Sidya Touré soutient que les problèmes qui minent la Guinée se trouvent dans la façon dont notre pays est gouverné.

Selon Saïkou Yaya Barry, « le Premier ministre est disqualifié pour conduire un dialogue avec nous les politiques en ce sens qu’il s’est déterminé, il a fait annoncer sa position avec les membres du gouvernement. A partir de ce moment, il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue. Sur cette question de nouvelle Constitution, on n’en parlera pas. Nous sommes déterminés à protéger notre Constitution qui est une jeune Constitution ».

Pour le député, la Guinée souffre de tellement de difficultés en ce moment que l’on devrait s’occuper à les surmonter que de poser un débat sur la Constitution. « Les problèmes de la Guinée ne se trouvent pas aujourd’hui dans la Constitution. Les problèmes de la Guinée se situent dans la mauvaise gestion de l’Etat, le manque de vision de ceux qui nous dirigent. C’est dans ce cadre là que la Guinée se retrouve aujourd’hui. La Guinée a les plus beaux textes, les plus belles lois de l’Afrique, mais c’est dans l’application. Si Alpha Condé avait prêté serment et déclaré ses biens, on n’en serait pas là aujourd’hui et c’est dans la Constitution. Il a violé cela. Si la Haute Cour de Justice était installée, on aurait dit qu’il a réussi à faire quelque chose dans ce sens-là », soutient le député.

Devant cet état de fait, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que Dr Kassory est disqualifié, au même titre que le président Alpha Condé. « Si vous voyez aujourd’hui que le dialogue est rompu, c’est parce que le Premier ministre qui est le garant du dialogue social et politique n’a pas joué son rôle, cela a été violé. Il y a eu des problèmes avec les syndicalistes et les politiques, est-ce que le Premier ministre a agi pour négocier ? Jamais. Aujourd’hui, on musèle les politiques, on les empêche de faire des manifestations. Est-ce que le PM a joué son rôle en tant que garant du dialogue politique ? Donc, le problème n’est pas les lois. Nous disons que nous devons respecter notre Constitution, qui n’a pas dix ans, que le Président de la République doit le savoir, qu’il doit partir et laisser notre pays avec cette Constitution-là. Parce qu’il n’a rien servi pendant ses 9 ans, il n’a pas fait en sorte que la loi soit respectée. Donc, le PM est disqualifié et Alpha Condé lui-même est disqualifié », a martelé notre interlocuteur.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Dr. Diané à Siguiri : « Nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs… »

30 août 2019 à 15 03 22 08228

« Ne l’oubliez pas : nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs et nul n’a donc le droit de vous intimider ou de vous menacer. Nous sommes les artisans et les sentinelles de la démocratie guinéenne. Nous le resterons pour toujours car nous ne sommes pas de ceux qui ont attendu leur renvoi d’un quelconque gouvernement pour découvrir les valeurs et les vertus de la démocratie… », a notamment dit le ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles et de la Défense nationale.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce discours de Dr. Mohamed Diané dans la matinée de ce vendredi, 30 août 2019, à Siguiri :

Messieurs les ministres ;
Mesdames et Messieurs les membres du bureau politique et du comité central ;
Mesdames et Messieurs les responsables politiques de la coordination de la Haute Guinée, des sections, des sous sections et des comités de base ;
Mesdames et Messieurs, chers militantes et militants ;

C’est un avec un immense plaisir que je prends la parole devant vous ce matin, pour vous remercier très sincèrement de votre grandiose mobilisation. Démontrant ainsi votre indéfectible attachement au Rassemblement du peuple de Guinée ainsi qu’à son fondateur, notre bien aimé président Alpha Condé. Votre mobilisation démontre si besoin en est (mais en réalité toute la Guinée et l’Afrique le savent) que Siguiri reste et demeure la capitale incontestée de notre grand parti, le bastion imprenable de notre formation politique.

En venant ici, nous n’avons donc pas besoin de nous creuser les méninges pour vous tenir de grands discours : le seul fait d’être parmi vous en ces instants est une façon symbolique de continuer d’écrire en lettres capitales, la glorieuse histoire démocratique de notre parti et de notre pays.

Depuis le début des années 90, Siguiri et les Siguirinka ont épousé la démocratie prônée par le Rpg et ont décidé unanimement d’offrir leurs cœurs au Pr. Alpha Condé, bien avant son retour triomphal au bercail en mai 1991. Ni les tueries, ni les intimidations, ni les brimades, ni les tentatives de corruption, ni la violence, ni les calomnies et les médisances, encore moins la désinformation de tous genres à l’intérieur et à l’extérieur du pays, n’ont eu raison de votre détermination durant toutes ces années. Vous êtes chers camarades, les exemples concrets et vivants du véritable militant. Celui qui s’engage avec conviction, force et courage et qui s’investit sans relâche comme vous le faites, sans rien attendre en retour.

C’est pourquoi, le président Alpha Condé, très satisfait du soutien que vous lui accordez depuis toujours, me charge de vous transmettre ces chaleureuses félicitations tout en vous garantissant de sa ferme volonté de continuer son noble combat pour l’émergence économique non seulement de toute la Guinée, mais aussi et surtout de Siguiri comme moteur du développement économique et culturel de la région.

Les bases de ce progrès économique et social sont déjà visibles çà et là à travers de nombreuses réalisations effectuées ces dernières années dans les villes et dans les villages à travers tout le pays ainsi qu’à Siguiri. Mais puisque le Rpg est un parti d’avenir, je vous le dis haut et fort, ici plus qu’ailleurs, que nous ne nous arrêterons pas en si beau chemin. Tant que les Guinéens nous accorderont leur confiance et leurs suffrages, nous répondrons présents à l’appel de ce peuple fier en qui nous tirons notre légitimité.

N’acceptez surtout pas de vous laisser distraire par des vendeurs d’illusions en perte de vitesse qui se sont accaparés dans un passé pas si lointain, à travers une complicité passive ou active, de notre victoire en annulant de façon flagrante et honteuse nos votes dans cette même ville de Siguiri ainsi qu’à Kankan et qui n’ont absolument rien fait, sur le terrain, de ce hold-up électoral, sinon que d’appauvrir les Guinéens. J’ai la ferme conviction que vous leur barrerez démocratiquement la route en continuant à soutenir vigoureusement le programme de société du Rpg-Arc-en-ciel et de son fondateur, le Pr. Alpha Condé.

A cet effet, je vous demande, au nom de notre champion, de redoubler de vigilance et d’engagement militant afin que nous sortions largement victorieux lors des prochaines échéances électorales. Nous avons la capacité, l’expérience et les moyens humains de réaliser nos ambitions car les Guinéens, reconnaissants des progrès accomplis depuis 2011 dans tous les secteurs de la vie de la nation, nous soutiennent et nous soutiendrons.

C’est pourquoi, je vous demande, chers militantes et militants, de ne pas renoncer à vos droits légitimes de décider de vous-mêmes de l’avenir de notre pays que nous avons en partage. Ne l’oubliez pas : nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs et nul n’a donc le droit de vous intimider ou de vous menacer. Nous sommes les artisans et les sentinelles de la démocratie guinéenne. Nous le resterons pour toujours car nous ne sommes pas de ceux qui ont attendu leur renvoi d’un quelconque gouvernement pour découvrir les valeurs et les vertus de la démocratie. Au contraire, ces valeurs cardinales font partie intégrante de notre ADN.

Vive le Rpg Arc-en-ciel

Vive le président Alpha Condé

Vive Siguiri

Je vous remercie

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Contrôle judiciaire de Diallo Souleymane et Aboubacr : la mesure levée

27 août 2019 à 10 10 21 08218

C’est une victoire des médias privés guinéens face à une tentative de musellement de la presse en République de Guinée. Après la protestation organisée hier, lundi 26 août 2019, à la HAC (Haute Autorité de la Communication), le régime Alpha Condé vient de se rétracter en levant la mesure du contrôle judiciaire des dirigeants du groupe Lynx-lance, a appris Guineematin.com de bonne source.

Ainsi, les deux dirigeants du groupe de presse n’ont plus à défiler chez le juge d’instruction pour pointer leur présence période. Mais, les poursuites judiciaires à leur encontre ont-elles également été abandonnées ? C’est la grosse question du moment…

Le régime Condé poursuivait le doyen Diallo Souleymane, patron du groupe de presse Lynx-Lance, et Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx Fm, à cause du passage de madame Sano Doussou Condé, ancienne militante du RPG et qui s’oppose ouvertement à la gouvernance Alpha Condé. Ces derniers temps, cette militante de première heure du RPG, qui vit aux Etats-Unis, ne cesse de dénoncer les innombrables détournements des deniers publics par les nouveaux maîtres de la Guinée.

Dans un premier temps, il se disait que c’est à cause d’une des dernières sorties de cette ancienne proche du professeur Alpha Condé que la justice a été saisie par le ministre de la Défense qui se serait senti attaqué. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, on apprend que le Docteur Mohamed Diané n’est pas du tout le plaignant dans cette affaire.

Ainsi, au moment où le contrôle judiciaire est en train d’être levé, les dirigeants du Groupe Lynx-Lance et Lynx Fm ignorent encore qui est réellement derrière la plainte à la base de leur privation de liberté de mouvement et de travail…

A rappeler que le doyen et pionnier de la liberté de la presse en Guinée, Elhadj Diallo Souleymane, a été auditionné, inculpé et mis sous contrôle judiciaire le 19 août, tandis que que le Directeur Général de sa radio (Lynx Fm), Abou Bakr, a été placé sous contrôle judiciaire le mercredi qui a suivi, 21 août 2019. C’est à partir de cette date que le co-animateur de l’émission Œil de Lynx (l’émission phare de la radio co-animée avec Azoca Bah) a également été interdit d’exercer son travail et de sortir de la ville de Conakry !

Comme on le sait, dans sa volonté de s’accrocher au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat légal, le président Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne. Ayant déjà réussi à réduire au silence les partis politiques et la société civile avec le refus systématique de toute manifestation de protestation et surtout la mise en place des PA militaires dans certains quartiers de la capitale, le régime Condé cherche aujourd’hui à faire taire les médias privés qui restent pour le moment le dernier rempart de cette démocratie chancelante, qu’on croyait définitivement acquise après de rudes épreuves sous le règne des militaires. Pour ce faire, le régime utilise des magistrats qui refusent de juger les délits de presse sous le régime de la Loi spécialement adoptée à cet effet (la Loi L002 portant Liberté de la presse et qui dépénalise les délits de presse) au profit d’une autre qui est censée gérer le cyber espace (Loi ordinaire 037), votée mécaniquement le 02 juin 2016 par des députés (de toutes les obédiences politiques) qui n’ont pas tenu compte des observations des journalistes et des ONG nationales et internationales sur les pièges qu’elle comportait. L’une des incongruités de cette loi est le fait de mentionner qu’elle est applicable à TOUS ! Ce qui permet à certains magistrats de faire l’amalgame, en écartant la Loi Organique spéciale L002 quand ils sont saisis d’un délit de presse…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Sortie de Bantama contre Cellou Dalein et Hadja Halimatou : Amadou Diouldé recadre le ministre

24 août 2019 à 21 09 39 08398
Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, le ministre des Sports et responsable du RPG arc-en-ciel s’est attaqué au chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo et à sa femme Hadja Halimatou Dalein Diallo. Cette sortie (que vous pouvez lire ici) a mis mal à l’aise le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien, qui n’a pas tardé à nous faire parvenir sa réaction.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette réaction :

Bantama Sow veut faire de Cellou Dalein son fonds de commerce pour exister. C’est un complexe qu’il vit. Car, au Fouta, chacun de nous connaît sa place. Bantama Sow, ce taximan de Brooklyn, sorti des entrailles de la lisière du Fouta vers la savane, n’a pas de leçons à donner à quelqu’un ici en Guinée.

Il ferait mieux d’attendre les conclusions du rapport d’audit de la CAN 2019, exigé par le Premier ministre pour délier sa langue à la tribune du RPG-AEC. Car, il ne serait pas blanc comme neige, ainsi que son épouse, dans la sulfureuse affaire surtout de la rubrique transports. De ma mémoire de journaliste sportif, c’est la première fois que je vois un ministre des sports voyager avec femme et bagages pendant une CAN.

Bantama Sow est le plus médiocre des ministres des Sports, de la culture et du patrimoine historique de la Guinée indépendante. Il faut un président comme Alpha Condé qui privilégie l’activisme politique au mérite pour nommer ce nain intellectuel dans un gouvernement.

Bantama Sow, tu es peul comme Cellou Dalein Diallo et son épouse Halimatou Diallo, voici le Fouta Djallon vas-y et délivre tes messages mais en prenant soin de bien connaître l’histoire de la région et ta propre histoire pour dire à tous, de Konkobala Kêbaly à Diaguissa, Bouliwel, Tountouroun, Timbi-Madina de quel versant descends-tu de cette prestigieuse descendance de Thierno Moussa Sow, l’un des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon. Après quoi, la parole sera donnée à Cellou Dalein et à Halimatou, sa femme.

Le farba sera là pour la modération et la présidence du jury pour rappeler à vous trois et à l’assistance sa place dans la verticalité et l’horizontalité sociologique et historique de notre Fouta Djallon.

Bantama Sow, encore une fois, la tribune du RPG est trop exiguë pour parler de Cellou Dalein Diallo et de Halimatou Diallo. Avant la politique politicienne dont tu te fais l’étendard, il y a la géographie, la première composante de l’histoire, la sociologie et la culture. Malheureusement, tu es un analphabète aveuglé par la position et les privilèges d’une gouvernance aux abois.

Pour faire utile, saches que Cellou Dalein Diallo et Halimatou Diallo, son épouse, se grattent au sang dont le limon de Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Samba Bhouria, Alpha Amadou Kolladhé, Thierno Sadio Fougoumba entrent dans la composition de leur chair ; soit 4 des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon au début du 17e siècle.

Bantama Sow, si d’aventure tu as de la peine à réciter ta propre histoire au cœur de notre majestueux Fouta Djallon, fais-moi signe, je suis un professeur spécialiste de la région, prêts à prendre la craie. Si d’ici là la haine et la jalousie envers Cellou Dalein Diallo n’auront pas eus raison de ton impatience à servir de fouet à d’autres pour massacrer le Seleyanké issu de la plus grande famille maraboutique du Fouta Djallon, le président de l’UFDG.

Par le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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Bantama Sow flingue : « l’UFDG n’est pas un parti politique, Cellou ne verra jamais Sékhoutouréyah »

24 août 2019 à 15 03 39 08398

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 14 août 2019, Sanoussy Bantama Sow a parlé de Cellou Dalein Diallo et l’UFDG. Et comme d’habitude, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a tiré à boulets rouges sur le principal opposant au régime Alpha Condé et sa formation politique, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Cellou est venu en politique par accident. Il était du PUP, il fait partie de ceux qui ont fait la promotion de la modification de la constitution en 2001. Il vise aujourd’hui autre chose parce qu’il a la maladie, il ne voit que Sékhoutouréyah, mais il ne verra jamais Sékhoutouréyah. Je parle de ça en réponse, parce que certains qui sont venus en politique par accident veulent écraser les combattants de la démocratie, les combattants de la liberté », a déclaré ce responsable du parti au pouvoir.

Le ministre ajoute que « l’UFDG n’est pas un parti politique, c’est une société de famille. C’est l’UFDG de Cellou et de Halimatou (épouse de Cellou Dalein, ndlr) seulement. Pour eux, ils peuvent faire croire aux gens que le RPG est un parti malinké ; pour eux, n’importe quel peul qui milite dans un parti au Fouta est un traitre… Depuis l’avènement de la société de Cellou en politique en Guinée, on fait la politique autrement. C’est des injures sur les réseaux sociaux, c’est des menaces de mort, c’est des violences. Mais, Cellou et sa société doivent savoir que la récréation est terminée ».

Sanoussy Bantama Sow enfonce le clou en accusant Cellou Dalein et l’UFDG d’avoir orchestré la dernière grève des enseignants guinéens. « Les gens ont pensé qu’en poussant les Soumah SLECG d’appeler les enseignants à la grève, c’était de mettre à genoux le régime Alpha. Et en ce moment, on avait dit aux gens partout au Fouta : ne mélangez pas la politique et la formation de vos enfants. L’éducation de nos enfants n’est pas politique parce que demain en Guinée, ça sera l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Mais, Cellou et sa société ont pensé qu’en finançant les enseignants, en les poussant à aller en grève, c’était de mettre le régime au mur. Aujourd’hui voilà, après les examens, ce sont les méritants qui sont passés. Au même moment, où se trouvent la famille de Cellou et sa société ? Donc les gens doivent voir, ne pas mélanger ce qui n’est pas à mélanger. Heureusement, le peuple est en train de comprendre. Au fur et à mesure que nous sommes en train d’avancer, Cellou et sa société sont en train de prendre la direction de la poubelle, la poubelle de l’histoire », a laissé entendre le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Le Patron de Lynx sous contrôle judiciaire : « il faut résister ! La liberté ne se donne pas »

20 août 2019 à 18 06 50 08508

La vague de réactions se poursuit suite à l’inculpation du journaliste et fondateur du groupe de presse Lynx. Le doyen de la presse guinéenne, Souleymane Diallo, a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire hier, lundi 19 août 2019, par le procureur de la République près le TPI de Dixinn. Interrogé sur le sujet par Guineematin.com, Mamadou Dian Baldé, directeur de publication du journal L’indépendant, a dénoncé une tentative d’intimidation avant d’appeler la presse à la résistance.

« Ça relève de l’intimidation et d’une volonté manifeste de brider la presse guinéenne, notamment la presse privée », a réagi monsieur Baldé. Il ajoute que « cela s’inscrit dans cette démarche des gouvernants d’user de faux-fuyants pour ne pas rendre compte de leur gestion. C’est ainsi qu’ils préfèrent zapper la loi L002 (sur la liberté de la presse, ndlr) au profit de la loi sur la cybercriminalité, qui paraît en quelque sorte taillée sur mesure.

On croyait que l’opposition allait se démener pour la retoquer à l’Assemblée nationale, ce qui ne fut malheureusement pas le cas. Donc aujourd’hui, les journalistes de la presse privée sont considérés comme des empêcheurs de tourner en rond, c’est pourquoi on les traite de manière cavalière avec cette débauche de convocations (…)

Donc ceux qui gouvernent se donnent des libertés avec l’argent public, et puisqu’il n’y a pas de reddition des comptes malheureusement, il faut s’en prendre aux médias qui osent dénoncer. Sinon, quand on vous accuse de quelque chose, vous pouvez user d’un droit de réponse pour expliquer à l’opinion. Mais, quand il faut brandir les muscles, utiliser les services de sécurité comme s’ils n’étaient pas au service du peuple, vous voyez que c’est dévoyer la démocratie guinéenne », a regretté le journaliste.

Face à cette situation, Dian Baldé appelle les médias à résister pour préserver les libertés déjà acquises. « La presse guinéenne joue sa survie. Si elle recule, elle va en pâtir. Il faut résister ! La liberté ne se donne pas. Même en France, il a fallu que ceux qu’on a appelé les juges rouges se lèvent pour tenir tête aux gouvernants pour se libérer. Et il y avait une sorte de tandem entre les médias et la justice, c’est comme ça que la France a bénéficié d’une justice indépendante  et d’une presse libre. Parce que le régime présidentiel, quand il est trop fort, c’est un rouleau compresseur. Il écrase tout le monde », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que le doyen Souleymane Diallo est inculpé pour« complicité de production, diffusion de données de nature à troubler la sécurité publique, porter atteinte à l’honneur et la dignité sur le fondement des articles 32 et 33 de la loi sur la cyber-sécurité ». Il doit se présenter chaque mercredi et chaque vendredi au tribunal de première instance de Kaloum jusqu’à la fin de cette procédure.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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AG du PADES à Banankoro : « si vous mourez pour Alpha et le RPG, vous serez mal partis à l’au-delà »

19 août 2019 à 9 09 31 08318

Comme d’habitude, l’antenne du PADES à Banankoro a tenu son assemblée générale hebdomadaire le weekend dernier dans cette sous-préfecture, relevant de la préfecture de Kérouané. Cette rencontre a été marquée par l’adhésion de plusieurs responsables et militants locaux du RPG Arc-en-ciel. Ces derniers ont expliqué leur départ du parti au pouvoir par des problèmes qui minent cette formation politique depuis deux ans dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont en tout 50 militants du RPG Arc-en-ciel, dont des jeunes, des femmes et de personnes âgées, qui ont exprimé leur adhésion au Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), dirigé par l’opposant Dr Ousmane Kaba. Bangaly Keïta, le porte-parole des dissidents du parti présidentiel, a expliqué les raisons de leur choix.

« Nous étions au RPG Arc-en-ciel depuis 93, on nous a maltraités, humiliés, mais on n’a pas changé un seul jour. Depuis 2017 jusqu’à maintenant, le RPG est malade chez nous, de nouvelles têtes tentent encore de nous maltraiter et nous humilier devant le président de la République et le BPN (Bureau Politique National) qui n’ont pas eu la solution à ce problème depuis deux ans.

On a affronté le régime Conté et on a tout subi. Aujourd’hui encore, les gens viennent nous chasser du parti. Donc nous avons vu que si vous mourrez pour Alpha et le RPG vous serez mal partis à l’au-delà. Ils ont créé 5 sections, mais les passassions tardent. Car il y a une main noire qui est derrière cette affaire. Alors, moi je ne veux pas perdre mon temps dans les futilités », a-t-il expliqué.

En réponse, la présidente du bureau fédéral du PADES à Banankoro, Aminata Sanoh communément appelée M’mamy, a salué la venue de ces anciens RPGistes dans son camp. « Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de nous-mêmes. Car le PADES est le seul parti politique qui tient des assemblées générales hebdomadaire à Banankoro, les autres sont tous morts.

Et nos assemblées connaissent la participation massive des bureaux de base et du bureau fédéral dans son intégralité (…) Dr Ousmane Kaba est un leader qui a posé des actes avant de chercher à être président. Nous allons dissoudre le parti de Koro ici et le jeter à la poubelle. Venez au PADES car ce parti n’est pas un véhicule qui, quand vous l’aidez à s’allumer, il prend sa direction et vous abandonne. Dr Ousmane Kaba connait ses amis d’hier et d’aujourd’hui », a-t-elle laissé entendre.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Manque d’engagement des militants du RPG-AEC : l’assemblée de ce samedi annulée

17 août 2019 à 13 01 10 08108

Comme tous les autres partis politiques représentatifs de la République de Guinée, les responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel, devaient se retrouver ce samedi en assemblée générale. Ces rencontres hebdomadaires sont des occasions pour les dirigeants de communiquer aux militants (et à l’opinion publique en général) les choix et options du parti face aux enjeux du moment.

Mais, pour le parti du président Alpha Condé, cette communion entre le sommet et la base n’a pas existé ce samedi, 17 août 2019 ! Selon un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place, c’est la faible mobilisation qui a empêché la rencontre.

C’est Dr Sékou Condé qui a annoncé l’annulation de cette assemblée. Selon le secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel, le plus grand nombre de responsables et militants du parti sont encore à l’intérieur du pays et le reste empêché par les intempéries !

Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel

« Nous remercions tous ceux qui ont fait le déplacement ce matin pour notre assemblée générale. Comme vous le savez, il est presque 12 heures moins le quart, la salle n’est pas remplie. C’est parce que beaucoup de militants ont fait le déplacement à l’intérieur pour la fête de Tabaski. Et, les intempéries constatées actuellement à Conakry empêchent les militants de venir à l’assemblée générale. Sur ce, nous avons décidé de remercier ceux qui ont fait le déplacement ce matin et leur dire qu’aujourd’hui, l’assemblée générale ne pourra pas se tenir. Nous demandons donc à tous les responsables de repartir et on attend la semaine prochaine pour l’assemblée générale », a-t-il lancé.

Ceci laisse penser que le parti du président Alpha Condé n’a de militants véritablement engagés que ceux qui viennent de la Guinée profonde. En tous les cas, les assemblées générales se poursuivent actuellement dans les sièges des autres partis politiques, notamment à l’UFDG et au PADES.

Est-ce un signe de fébrilité du parti au pouvoir ? En attendant d’en savoir davantage, il importe de rappeler que le RPG arc-en-ciel s’est déjà montré incapable de se trouver un autre leader que son Président-Fondateur, le professeur Alpha Condé, qui continue de présider ce parti, alors que la Constitution guinéenne interdit une telle fonction à un président de la République…

Avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Décès de Fodé 4 Kourouma : « il était notre historien et notre école politique », dit le RPG/AEC

14 août 2019 à 12 12 22 08228

Le parti au pouvoir en Guinée, le RPG Arc-en-ciel est en deuil. Elhadj Fodé 4 Kourouma, ancien maire de la commune urbaine de Kankan et membre influent du comité de la coordination régionale du parti, est décédé le lundi, 12 Août 2019 à Conakry, à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé (Conakry). Au sein du RPG AEC de Kankan, on parle d’une perte énorme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le siège du RPG Arc-en-ciel de Kankan, situé au quartier Timbo, est marqué encore par le deuil ce mercredi, 14 août 2019. C’est la tristesse qui se lit sur tous les visages des responsables régionaux du parti au lendemain de la disparition d’Elhadj Fodé 4 Kourouma des suites de maladie. Déjà, les choses sont en train de se mettre en place pour la réception du corps et l’organisation des obsèques.

Selon Mamby Camara, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel, la mort d’Elhadj Fodé 4 Kourouma est une perte énorme pour le parti au pouvoir. « Nous avons reçu une mauvaise nouvelle, celle du décès de notre doyen Fodé 4. C’est une perte énorme pour notre parti. En Haute Guinée, il était notre historien et notre école politique », soutient-il.

Pour ce qui est du programme, Mamby Camara a laissé entendre que les obsèques du doyen Fodé 4 sont prévues le vendredi 16 août à Kankan. « Nous savons eu ce matin le programme qui dit qu’à partir d’aujourd’hui mercredi à 17 h, son corps doit quitter Conakry pour Kankan. Le corps sera à Kankan le jeudi. Les obsèques sont prévues pour le vendredi », a-t-il dit.

En outre, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel de Kankan invite les militants et sympathisants du parti à la solidarité. « Nous demandons la solidarité, parce que quand le malheur frappe quelqu’un, tout le monde doit se sentir dans ce malheur, c’est comme le bonheur aussi. Aujourd’hui notre collègue est parti et il y avait un très bon rapport entre lui et tous les membres du parti. C’est seule la solidarité qui peut nous aider à surmonter cette épreuve qu’on traverse aujourd’hui ».

Il faut rappeler qu’Elhadj Fodé 4 Kourouma a été maire de la commune urbaine de Kankan de 2011 à 2016.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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Lansana Komara égratigne les opposants : « avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats »

10 août 2019 à 17 05 43 08438

A l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 10 août 2019, Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a répondu aux critiques de l’opposition relatives au choix de l’opérateur chargé de faire la révision du fichier électoral, en prélude aux prochaines élections en Guinée. Le secrétaire administratif a tiré à boulets rouges sur les opposants qu’il accuse d’être incompétents et de mauvaise foi, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis quelques semaines, l’opposition guinéenne dénonce les agissements de la CENI en ce qui concerne le choix de l’opérateur devant procéder à la révision du fichier électoral. Elle accuse le président de l’institution électorale d’avoir choisi « en catimini » et de façon « unilatérale » un opérateur qui n’est pas apte à assainir le fichier électoral. Lansana Komara a réagi à ces accusations en dénonçant l’attitude des opposants. « Aujourd’hui, on est en train de trouver la solution pour la mise en place d’un opérateur pour la révision des listes électorales.

Le débat se poursuit, mais comme vous connaissez l’opposition guinéenne, elle commence déjà à dire que cet opérateur doit être un opérateur étranger et qu’on ne peut pas prendre un opérateur guinéen. Vous voyez ces gens-là, ils ne font même pas confiance en eux-mêmes, ils ne font pas confiance aux Guinéens. Il faut aller chercher un opérateur à l’extérieur pour venir faire la révision des listes électorales en Guinée. On vous laisse l’analyse de cette idée. Tout ça montre que ces gens-là n’aiment pas les Guinéens », estime le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Il ajoute que « c’était les mêmes contestations quand il s’est agi de choisir un président de la CENI après le décès du premier président de la CENI. Quand il s’est agi d’un président de la CENI, ils ont crié sur tous les toits que Louncény Camara ne peut pas faire leur affaire. En bon guinéen, Louncény Camara a démissionné, en patriote. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a trouvé un étranger, un malien pour superviser les élections en Guinée. Ils ont accepté ça. Mais malgré tout, ils ont été encore battus, battus à plate couture. C’est pour vous dire qu’ils (les opposants) sont de très mauvaise foi ».

Selon le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, la position des opposants sur le choix de l’opération qui sera chargé de procéder à la révision du fichier électoral vise tout simplement à trouver un argument pour justifier leur défaite lors des prochaines élections. « Ils (les opposants) préparent déjà les arguments de leur échec. Mais le peuple de Guinée ne dort pas, le peuple de Guinée connait tout.

Donc ils se trompent, le peuple de Guinée ne se laissera pas faire. Ils veulent à chaque instant changer la CENI, et chaque fois qu’on change un point dans l’organisation de cette CENI, ils sont battus, ils sont toujours battus. C’est pourquoi j’ai toujours dit, avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats, ils seront battus. Parce qu’ils ne sont pas à la hauteur », a laissé entendre ce responsable du parti au pouvoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Banankoro : le député Bangaly Kourouma en campagne pour un changement de constitution

10 août 2019 à 13 01 16 08168

En séjour à Banankoro, sa sous-préfecture d’origine, l’honorable Bangaly Kourouma mène une campagne sur le terrain en faveur du controversé projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut faire adopter par référendum. C’est dans ce cadre que le député du RPG Arc-en-ciel s’est rendu le jeudi, 08 août 2019, dans le district de Sinignaldou, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

C’est à 7 kilomètres de Sinignaldou que les jeunes de cette localité ont accueilli le parlementaire, accompagné du vice maire de Banankoro, Mamady Condé, et d’autres cadres locaux du parti au pouvoir. Arrivé sur les lieux de la rencontre, l’honorable Bangaly Kourouma a commencé par saluer les habitants de ce district pour leur forte mobilisation. Il a ensuite livré le motif de sa visite à Sinignaldou.

« Le président de la République a envoyé tous les députés chez eux pour expliquer la nécessité de doter notre pays d’une nouvelle constitution. Puisque vous ne connaissez pas l’importance de cette constitution, il faut que je vous explique un peu de quoi s’agit-il. Mais, déjà, je sais que nous sommes tous favorables à une nouvelle constitution qui va dans l’intérêt général, l’intérêt de tout le monde.

Nous les Kourankos, nous sommes derrière le président Alpha Condé depuis 90, nous sommes derrière lui aujourd’hui encore et nous le serons pour toujours. Mais, il faut nous nous donnions les mains pour réclamer nos droits au gouvernement. Le président Alpha Condé nous avait promis qu’il allait ériger Banankoro en préfecture une fois au pouvoir. Mais à cause des mésententes qui existent entre nous, cette promesse tarde à se réaliser. Donc, unissons-nous et soutenons le président Alpha Condé pour qu’il puisse réaliser ses bonnes ambitions en faveur de la Guinée », a lancé l’élu du parti présidentiel.

En réponse, le porte-parole des jeunes du village, Oumar Sanoh, a remercié le député pour sa visite. Et, il en a profité pour exprimer la préoccupation actuelle des habitants de Sinignaldou. « Nous les jeunes, nous sommes très contents de cette visite de notre député. Nous le rassurons que nous sommes favorables au projet de nouvelle constitution et que nous le serons pour toujours. Car toutes les initiatives du président Alpha Condé sont bonnes.

Mais, nous avons aussi une préoccupation à lui exprimer, car c’est le bon moment de le dire. C’est la préoccupation de la jeunesse et celle de tous les habitants de Sinignaldou. Aujourd’hui, notre route risque d’être coupée si rien n’est fait urgemment. Donc, nous souhaitons une intervention rapide de la société Guiter qui évolue dans la zone pour éviter que notre district ne soit plus accessible », a dit le jeune homme.

Avant de quitter la localité, l’honorable Bangaly Kourouma a offert un jeu de maillot et des ballons aux jeunes de Sinignaldou.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Banankoko : Kourankos et Malinkés enterrent la hache de guerre

3 août 2019 à 13 01 44 08448

Les communautés Kourankos et Malinkés ont décidé de se réconcilier et de se donner les mains pour travailler ensemble. Un conflit opposait les deux parties, l’une considérée comme étant autochtone et l’autre comme étrangère, depuis près de deux années maintenant. Leur réconciliation a été rendue possible grâce à l’honorable Bangaly Kourouma, député originaire de cette sous-préfecture de Kérouané, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

Depuis plusieurs décennies, les Kourankos, considérés comme étant les autochtones à Banankoro, ont cohabité de façon pacifique avec les Malinkés dans la localité. Les deux communautés ont vécu dans l’harmonie et la paix jusqu’en fin 2017. Mais, au moment de l’établissement des listes de candidature pour les élections locales du 04 février 2018, les problèmes ont commencé entre les deux camps, tous du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

La guerre de positionnement basée sur l’ethnie a créé des profondes divisions, entraînant même des affrontements ayant fait des blessés et des dégâts matériels. Plus de 40 personnes avaient été arrêtées suite à ces violences et elles sont toujours en prison à Kankan. Et depuis, les deux communautés se regardent en chiens de faïence.

Face à cette situation, le député Bangaly Kourouma, élu du RPG Arc-en-ciel et natif de Banankoro, a décidé de mener une médiation entre les deux communautés. Il a réuni des représentants des deux parties pour les exhorter à enterrer la hache de guerre et à s’unir. A cette occasion, le parlementaire qui est issu de la communauté Kourounko, a demandé pardon aux Malinkés et leur a tendu la main.

« Je très content de cette mobilisation de taille. Je sais que vous êtes en contradiction avec ma communauté (Kouranko), mais je vous demande pardon et je vous appelle à l’unité pour le bien de notre sous-préfecture », a lancé le député du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale, qui promet de se battre aussi en faveur de la libération des personnes interpellées suite aux violences enregistrées à Banankoro et qui sont toujours détenues à Kankan.

Prenant la parole, Abdoulaye Sanoh, le représentant de la communauté Kouranko à la rencontre, a demandé aussi pardon à ses frères Malinkés. Il s’engage au nom de son ethnie à enterrer la hache de guerre. « Vous que l’on appelle ici les étrangers, je me joins à l’honorable député pour vous demander pardon au nom de ma communauté. Pardon et pardon encore. Nous sommes tous des étrangers, les seuls autochtones sont les roches et les arbres.

Le parti là (Le RPG Arc-en-ciel, ndlr) vous appartient. Nous les Kourankos, on était pour la plupart du PUP. Lorsque vous luttiez ici pour le RPG, on avait croisé les bras et certains d’entre nous se moquaient même de vous. Mais, comme c’est devenu lucratif aujourd’hui, on se bouscule et on cherche même à vous chasser de la tête du parti. Tout cela n’est pas normal. Encore une fois, pardonnez-nous ! », a-t-il lancé.

Des messages salués vivement par Elhadj Djomba Mory Traoré, secrétaire fédéral du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, issu de la communauté Malinké. Il estime qu’avec cette action, tous les habitants de Banankoro pourront vivre dans la paix, la quiétude et l’harmonie. « Nous avons entendu vos différents messages, nous nous en réjouissons et nous les acceptons avec grand plaisir. Nous sommes très contents de cette initiative de notre député, et nous pensons que si tout le monde agit de la sorte, nous allons vivre dans la paix et la quiétude », a-t-il laissé entendre.

A noter que cette réconciliation entre les deux communautés majoritaires de Banankoro sera marquée par une cérémonie de sacrifice prévue le lundi, 05 août 2019 dans cette sous-préfecture de Kérouané.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Projet de nouvelle constitution : le RPG AEC et ses alliés se coalisent pour tenter le forcing

2 août 2019 à 20 08 28 08288

Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution (CODENOC), c’est le nom de cette nouvelle structure, mise en place par le RPG Arc-en-ciel et ses alliés (dont des anciens ministres et des ministres en fonction) ainsi que des acteurs de la société civile. Son objectif est de lutter pour faire passer le controversé projet de nouvelle constitution. La signature de la charte de cette coalition par ses membres et qui marque sa naissance a eu lieu ce vendredi, 02 août 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Aboubacar Sylla, ministre d’Etat des transports et porte-parole du gouvernement

C’est Aboubacar Sylla, ministre d’Etat des transports et porte-parole du gouvernement, qui s’est exprimé au nom de ses pairs à l’occasion de cette cérémonie. « Aujourd’hui, c’est une cérémonie de baptême de la Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution. Il s’agit d’un partenariat qui regroupe des partis politiques de la mouvance et d’autres partis politiques et des plateformes d’organisations de la société civile ainsi que des personnes ressources notamment des intellectuels, qui ont compris le bien fondé du plaidoyer que nous sommes en train de mener en faveur d’un référendum pour que la Guinée soit dotée d’une nouvelle constitution », a déclaré le président de l’Union des Forces du Changement, qui s’est réjoui de l’affluence.

Selon lui, la constitution qui nous régit aujourd’hui, « est une constitution de transition, c’est une évidence, qui contient des articles qui ne concernent que la période de transition qui est aujourd’hui complètement achevée. C’est une constitution malheureusement qui comporte beaucoup d’anomalies, beaucoup d’imperfections qu’il faut corriger. C’est normal. C’était une constitution de transition, elle avait été conçue pour permettre à la Guinée de passer le cap de la transition militaire dans la paix et dans la sérénité. Il est temps que les Guinéens se penchent aujourd’hui vers un nouveau texte qui régit leurs institutions et qui régit leur vie politique, économique, sociale, familiale et professionnelle, de manière à ce que la constitution soit l’émanation de la volonté du peuple de Guinée », a lancé l’ancien porte-parole de l’opposition.

Le ministre rappelle que la constitution est un contrat social, un contrat qui unit les Guinéens autour d’une certaine valeur, autour de certains principes et de certaines règles et qu’il faudrait que ces valeurs, ces principes et ces règles soient convenus, soient acceptés par les citoyens auxquels ces questions s’appliquent. « C’est pour cette raison qu’une nouvelle constitution est d’une absolue nécessité pour notre pays aujourd’hui. Et, compte tenu de la multiplicité, du grand nombre de dispositions à réviser dans cette nouvelle constitution, il est plus simple d’avoir une nouvelle constitution que d’avoir plus de 20 amendements dans une constitution. Ce qui sèmerait la confusion pour faire le distinguo entre l’ancienne et la nouvelle.

Donc, c’est pour cette raison que nous avons décidé nous : partis politiques, plateformes, organisations, structures de la société civile, des personnes ressources, de nous regrouper afin de porter un plaidoyer vers les Guinéens, pour leur expliquer, les sensibiliser autour de la nécessité de participer à ce processus référendaire qui va donner la parole au peuple de Guinée pour qu’il se détermine lui-même sur ses institutions. Ce qui n’est pas le cas forcément dans la constitution actuelle, qui a été une constitution qui a été imposée au peuple de Guinée, pour laquelle il n’a pas donné son avis », a justifié Aboubacar Sylla.

Il poursuit en disant qu’il faut adapter notre loi fondamentale à l’évolution de la société et que cette question ne doit pas être assimilée à un débat autour d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Cette question de 3ème mandat, c’est un autre débat. Nous estimons aujourd’hui que le débat qui se pose, c’est OUI ou NON, la Guinée a besoin d’une nouvelle constitution. Nous disons OUI. Le deuxième débat qui va s’ouvrir, c’est lorsque le projet de constitution sera rédigé. Le débat sera autour des dispositions qui seront contenues dans ce projet de constitution. Il y aura un 3ème débat peut-être, si d’aventure le président de la République, ça peut être son droit, mais ce n’est pas une obligation, décidait de se présenter pour un autre mandat », indique le ministre des Transports.

La naissance de cette coalition intervient quelques mois après la création du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Une autre coalition de partis politiques d’opposition, d’activistes de la société civile, de syndicalistes, d’artistes et de défenseurs des droits humains, et qui vise à barrer la route au projet de nouvelle constitution. La bataille risque donc d’être rude entre ces deux camps et leurs partisans, et personne ne sait quelle en sera l’issue.

A rappeler que cette nouvelle coalition est formée de partis politiques et mouvements dirigés par le président Alpha Condé (RPG Arc-en-ciel, représenté à cette cérémonie par les ministres Mohamed Diané de la Défense et Lansana Komara de l’enseignement technique) et son entourage comme les ministres des Transports, Aboubacar Sylla (UFC) ; de la Jeunesse, Mouctar Diallo (NFD) ; de l’Hydraulique et Assainissement, Papa Koly Kourouma (GRUP) ; de l’ancienne ministre, Domani Doré (Guinée Audacieuse) ; des anciens ministres Alhousseiny Makanera Kaké (FND) et Jean Marc Telliano (RDIG)…

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : les députés du RPG-AEC appellent Alpha Condé à organiser le référendum constitutionnel

6 juillet 2019 à 17 05 42 07427

Les députés du RPG Arc-en-ciel annoncent leur adhésion au projet de révision constitutionnelle. Ils l’ont fait savoir ce samedi, 06 juillet 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti. La rencontre a été présidée par l’honorable Abdourahmane Sinkoun Camara en présence de nombreux cadres et militants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette prise de position des députés de la majorité présidentielle n’est point une surprise pour un projet de révision constitutionnelle qui divise les guinéens. A travers un communiqué lu à l’occasion de cette rencontre politique, les députés de la mouvance présidentielle ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution. C’est Aly Kaba qui a fait la lecture du communiqué.

« Nous, députés de la majorité présidentielle, signataires de cette déclaration, en notre qualité de représentants légitimes du peuple de Guinée, convaincus de la nécessité impérieuse de doter notre pays d’une constitution qui soit l’émanation du peuple souverain, même si celui-ci a organisé le fonctionnement de nos institutions, demandons au président de la République de bien vouloir soumettre à son peuple une nouvelle constitution par voix référendaire », a déclaré l’honorable Aly Kaba.

Après cette annonce, c’est le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, qui a pris la parole pour parler du Syli national qui joue demain dimanche contre l’Algérie en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. « Concernant l’équipe nationale, sincèrement, nous tenons à remercier le peuple de Guinée qui s’est mobilisé comme un seul homme, depuis la phase de qualification jusqu’au jour du dernier match. Le président Alpha Condé a fait ce qui n’a jamais été fait depuis que la Guinée a commencé à se rendre sur le plan international dans le domaine du football.

Si vous avez constaté, nous avons déplacé un vol spécial de Conakry à Marrakech, de Marrakech à Alexandrie pour la compétition. Nous avons déplacé un vol spécial pour le reste de la délégation guinéenne de Conakry en Égypte. Et ça, c’est fait par le président Alpha Condé, pas par la Fédération Guinéenne de Football. Et les jeunes sont arrivés en Égypte pas par moins de 40 mille dollars par membre de délégation, pas par moins de 40 mille dollars par personne.

Et au deuxième match, après le match, chaque joueur a eu 20 mille dollars. Ces 20 mille dollars, si vous calculez aujourd’hui, le coût, ça fait 190 millions de francs guinéens. Et demain, le match contre l’Algérie, si l’équipe gagne, chacun aura 30 mille dollars. Ça veut dire que du côté du chef de l’État, les conditions sont réunies », a fait savoir Bantama Sow.

Pour finir, Sanoussy Bantama Sow demande le soutien de tout le peuple pour que la Guinée puisse s’imposer face à l’Algérie, l’un des grands favoris de ce tournoi. « Demain, nous demandons une fois encore au peuple de Guinée, de se mobiliser parce que nous allons gagner contre l’Algérie et se qualifier pour les quarts de finale », prophétise le ministre des Sports.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Boffa : le RPG-AEC sans abri !

29 juin 2019 à 15 03 48 06486

Ça va certainement étonner beaucoup, mais c’est pourtant une réalité. Le RPG Arc-en-ciel, parti au pouvoir en Guinée depuis 8 ans et demi, n’a pas de siège à Boffa. Depuis quelques années, la formation politique tient ses réunions dans un endroit public de la ville, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est tout près de la direction préfectorale de la santé que se trouve le bâtiment qui servait de siège au parti du président Alpha Condé dans la commune urbaine de Boffa. Mais il y a trois ans, le RPG Arc-en-ciel a dû libérer le local, complètement délabré. De ce bâtiment, il ne reste aujourd’hui qu’un simple mur, très dégradé, et perdu sous un feuillage.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Aly Wilson Camara, le secrétaire fédéral du parti au pouvoir à Boffa, a expliqué que « le toit était complètement gâté à tel niveau que pendant les saisons des pluies on ne pouvait plus tenir nos réunions là-bas. Donc on a quitté parce que de fois les arbres tombaient sur les tôles », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, depuis son départ de ces lieux, le RPG Arc-en-ciel tient ses réunions à la maison des jeunes de Boffa. Pourtant, Elhadj Aly Wilson Camara affirme que le parti a déjà trouvé un terrain pour la construction d’un siège. Mais, le projet tarde à se réaliser, faute de moyens.

« Nous avons trouvé une place où construire un nouveau siège, mais on n’a pas les moyens nécessaires pour le faire. Maintenant, nous demanderons à nos chefs de nous aider à construire notre propre siège. Parce que même le bâtiment que nous avons quitté ne nous appartenait pas, il appartient à la commune », a dit le fédéral du RPG Arc-en-ciel.

A rappeler que Boffa est la préfecture d’origine et l’un des fiefs de l’opposant Sidya Touré, président de l’UFR. Le parti au pouvoir ne trouve-t-il pas nécessaire de construire un siège dans cette ville acquise à un de ses adversaires ?

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Front pour l’Adoption d’une nouvelle Constitution : Sékou Souapé et Souleymane Keïta annoncés à Labé

27 juin 2019 à 10 10 49 06496
Sékou Souapé

Sékou Souapé Kourouma et Souleymane Keïta aux noms évocateurs, puissants membres du Bureau Politique National (BPN) du RPG-Arc-en-ciel, sont annoncés dans la ville de Labé pour rehausser de leur présence la cérémonie de lancement des activités du Front pour l’Adoption par Référendum de la Constitution (FARC), prévue, dit-on, le dimanche prochain, 30 juin 2019, à travers un carnaval mobilisant 500 jeunes suivi d’un meeting au stade régional, Elhadj Saïfoulaye Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis quelques jours, un spot à caractère politique passe en boucle sur les antennes d’une radio locale pour annoncer le programme de l’organisation, le dimanche, 30 juin 2019, d’une cérémonie de lancement des activités du Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) à Labé.

Cet élément qui passe inaperçu pouvait relever de l’ordinaire s’il n’était pas question de Labé qui a vu naître et grandir, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Toute une symbolique pour le FARC et le Mouvement Djokken Alpha qui co organisent l’évènement d’une haute portée historique pour l’avenir de l’UFDG et la survie de l’opposition en République de Guinée.

Ce n’est, peut-être, pas pour rien que l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ne parvient pas à se déployer dans les préfectures de son ressort, depuis son installation il y a pratiquement un mois. Une structure de contre-pouvoir menée par la société civile mais qui est actuellement confrontée à un déficit de ressources humaines à l’intérieur du pays.

Car, partout, les structures de la société civile sont animées par des fonctionnaires ayant beaucoup d’intérêts à protéger avec l’administration publique dirigée par des commis qui ne laissent aucune place à la contradiction et aux débats d’idées.

Conséquence ? Chaque acteur concerné a peur soit de perdre son petit poste ou d’être muté dans une localité qu’il ne souhaite pas vivre.

De l’autre côté, les citoyens non scolarisés capables de mener la bataille à bon port sont presque tous absorbés et affiliés aux partis politiques dirigés par des leaders de leurs ethnies. C’est pourquoi, on dit souvent et à juste titre que le président Alpha Condé n’a rien en face pour lui tenir tête. A telle enseigne que bon nombre d’observateurs reste convaincu que le projet de la nouvelle constitution à une forte probabilité de chance de passer comme une lettre à la poste.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Participation de la Guinée à la CAN 2019 : ce que le RPG demande aux Guinéens

22 juin 2019 à 17 05 07 06076

Actualité oblige, l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 22 juin 2019 a été consacrée à la participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le parti au pouvoir a apporté son soutien au Syli national et lancé un appel à l’endroit de tous les Guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pas de discours autour du projet de nouvelle constitution ou des réalisations du président de la République ce samedi, 22 juin 2019 au siège du RPG Arc-en-ciel. Aujourd’hui, il a été question de football et surtout de la participation de la Guinée à la CAN Egypte 2019. M’Bany Sangaré, le secrétaire général de la jeunesse du parti au pouvoir et directeur général de l’Office Guinéen des Chargeurs, a exprimé le soutien de son camp à l’équipe nationale avant d’inviter l’ensemble des Guinéens à en faire autant.

« Aujourd’hui est un jour de fête parce que le Syli national, les champions de Guinée en football doivent jouer aujourd’hui contre un pays frère d’Afrique, le Madagascar. Mais nous, Rassemblement du Peuple de Guinée Arc-en-ciel, nous sommes à l’écoute de la population, à l’écoute des masses populaires. La volonté du peuple de Guinée aujourd’hui, c’est comment est-ce que notre équipe peut nous apporter la Coupe d’Afrique des Nations en République de Guinée. C’est le souci des sages, c’est le souci des religieux, le souci des femmes, le souci des cadres, de toute Guinée entière.

C’est pourquoi, en tant que dirigeants du RPG Arc-en-ciel, nous apportons notre soutien, notre solidarité nationale tout d’abord à l’encadrement de notre équipe, au ministère des Sports et de la Culture, à la Fédération Guinéenne de football, à l’encadrement technique, à l’entraîneur lui-même et à l’équipe dans son ensemble. Qu’ils sachent que le peuple de Guinée, le RPG Arc-en-ciel est derrière eux, prie pour eux, les accompagne. (…)

La direction nationale du RPG Arc-en-ciel demande à la population guinéenne, aux imams, aux hommes de l’archevêché de continuer à prier pour que nos jeunes joueurs guinéens reviennent avec la victoire et la coupe en main, pour honorer le président de la République, pour honorer le gouvernement et honorer le peuple tout en entier », a lancé le responsable du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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