Guinée : les députés du RPG-AEC appellent Alpha Condé à organiser le référendum constitutionnel

6 juillet 2019 à 17 05 42 07427

Les députés du RPG Arc-en-ciel annoncent leur adhésion au projet de révision constitutionnelle. Ils l’ont fait savoir ce samedi, 06 juillet 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti. La rencontre a été présidée par l’honorable Abdourahmane Sinkoun Camara en présence de nombreux cadres et militants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette prise de position des députés de la majorité présidentielle n’est point une surprise pour un projet de révision constitutionnelle qui divise les guinéens. A travers un communiqué lu à l’occasion de cette rencontre politique, les députés de la mouvance présidentielle ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution. C’est Aly Kaba qui a fait la lecture du communiqué.

« Nous, députés de la majorité présidentielle, signataires de cette déclaration, en notre qualité de représentants légitimes du peuple de Guinée, convaincus de la nécessité impérieuse de doter notre pays d’une constitution qui soit l’émanation du peuple souverain, même si celui-ci a organisé le fonctionnement de nos institutions, demandons au président de la République de bien vouloir soumettre à son peuple une nouvelle constitution par voix référendaire », a déclaré l’honorable Aly Kaba.

Après cette annonce, c’est le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, qui a pris la parole pour parler du Syli national qui joue demain dimanche contre l’Algérie en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. « Concernant l’équipe nationale, sincèrement, nous tenons à remercier le peuple de Guinée qui s’est mobilisé comme un seul homme, depuis la phase de qualification jusqu’au jour du dernier match. Le président Alpha Condé a fait ce qui n’a jamais été fait depuis que la Guinée a commencé à se rendre sur le plan international dans le domaine du football.

Si vous avez constaté, nous avons déplacé un vol spécial de Conakry à Marrakech, de Marrakech à Alexandrie pour la compétition. Nous avons déplacé un vol spécial pour le reste de la délégation guinéenne de Conakry en Égypte. Et ça, c’est fait par le président Alpha Condé, pas par la Fédération Guinéenne de Football. Et les jeunes sont arrivés en Égypte pas par moins de 40 mille dollars par membre de délégation, pas par moins de 40 mille dollars par personne.

Et au deuxième match, après le match, chaque joueur a eu 20 mille dollars. Ces 20 mille dollars, si vous calculez aujourd’hui, le coût, ça fait 190 millions de francs guinéens. Et demain, le match contre l’Algérie, si l’équipe gagne, chacun aura 30 mille dollars. Ça veut dire que du côté du chef de l’État, les conditions sont réunies », a fait savoir Bantama Sow.

Pour finir, Sanoussy Bantama Sow demande le soutien de tout le peuple pour que la Guinée puisse s’imposer face à l’Algérie, l’un des grands favoris de ce tournoi. « Demain, nous demandons une fois encore au peuple de Guinée, de se mobiliser parce que nous allons gagner contre l’Algérie et se qualifier pour les quarts de finale », prophétise le ministre des Sports.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

Lire

Boffa : le RPG-AEC sans abri !

29 juin 2019 à 15 03 48 06486

Ça va certainement étonner beaucoup, mais c’est pourtant une réalité. Le RPG Arc-en-ciel, parti au pouvoir en Guinée depuis 8 ans et demi, n’a pas de siège à Boffa. Depuis quelques années, la formation politique tient ses réunions dans un endroit public de la ville, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est tout près de la direction préfectorale de la santé que se trouve le bâtiment qui servait de siège au parti du président Alpha Condé dans la commune urbaine de Boffa. Mais il y a trois ans, le RPG Arc-en-ciel a dû libérer le local, complètement délabré. De ce bâtiment, il ne reste aujourd’hui qu’un simple mur, très dégradé, et perdu sous un feuillage.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Aly Wilson Camara, le secrétaire fédéral du parti au pouvoir à Boffa, a expliqué que « le toit était complètement gâté à tel niveau que pendant les saisons des pluies on ne pouvait plus tenir nos réunions là-bas. Donc on a quitté parce que de fois les arbres tombaient sur les tôles », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, depuis son départ de ces lieux, le RPG Arc-en-ciel tient ses réunions à la maison des jeunes de Boffa. Pourtant, Elhadj Aly Wilson Camara affirme que le parti a déjà trouvé un terrain pour la construction d’un siège. Mais, le projet tarde à se réaliser, faute de moyens.

« Nous avons trouvé une place où construire un nouveau siège, mais on n’a pas les moyens nécessaires pour le faire. Maintenant, nous demanderons à nos chefs de nous aider à construire notre propre siège. Parce que même le bâtiment que nous avons quitté ne nous appartenait pas, il appartient à la commune », a dit le fédéral du RPG Arc-en-ciel.

A rappeler que Boffa est la préfecture d’origine et l’un des fiefs de l’opposant Sidya Touré, président de l’UFR. Le parti au pouvoir ne trouve-t-il pas nécessaire de construire un siège dans cette ville acquise à un de ses adversaires ?

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

Lire

Front pour l’Adoption d’une nouvelle Constitution : Sékou Souapé et Souleymane Keïta annoncés à Labé

27 juin 2019 à 10 10 49 06496
Sékou Souapé

Sékou Souapé Kourouma et Souleymane Keïta aux noms évocateurs, puissants membres du Bureau Politique National (BPN) du RPG-Arc-en-ciel, sont annoncés dans la ville de Labé pour rehausser de leur présence la cérémonie de lancement des activités du Front pour l’Adoption par Référendum de la Constitution (FARC), prévue, dit-on, le dimanche prochain, 30 juin 2019, à travers un carnaval mobilisant 500 jeunes suivi d’un meeting au stade régional, Elhadj Saïfoulaye Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis quelques jours, un spot à caractère politique passe en boucle sur les antennes d’une radio locale pour annoncer le programme de l’organisation, le dimanche, 30 juin 2019, d’une cérémonie de lancement des activités du Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) à Labé.

Cet élément qui passe inaperçu pouvait relever de l’ordinaire s’il n’était pas question de Labé qui a vu naître et grandir, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Toute une symbolique pour le FARC et le Mouvement Djokken Alpha qui co organisent l’évènement d’une haute portée historique pour l’avenir de l’UFDG et la survie de l’opposition en République de Guinée.

Ce n’est, peut-être, pas pour rien que l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ne parvient pas à se déployer dans les préfectures de son ressort, depuis son installation il y a pratiquement un mois. Une structure de contre-pouvoir menée par la société civile mais qui est actuellement confrontée à un déficit de ressources humaines à l’intérieur du pays.

Car, partout, les structures de la société civile sont animées par des fonctionnaires ayant beaucoup d’intérêts à protéger avec l’administration publique dirigée par des commis qui ne laissent aucune place à la contradiction et aux débats d’idées.

Conséquence ? Chaque acteur concerné a peur soit de perdre son petit poste ou d’être muté dans une localité qu’il ne souhaite pas vivre.

De l’autre côté, les citoyens non scolarisés capables de mener la bataille à bon port sont presque tous absorbés et affiliés aux partis politiques dirigés par des leaders de leurs ethnies. C’est pourquoi, on dit souvent et à juste titre que le président Alpha Condé n’a rien en face pour lui tenir tête. A telle enseigne que bon nombre d’observateurs reste convaincu que le projet de la nouvelle constitution à une forte probabilité de chance de passer comme une lettre à la poste.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Participation de la Guinée à la CAN 2019 : ce que le RPG demande aux Guinéens

22 juin 2019 à 17 05 07 06076

Actualité oblige, l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 22 juin 2019 a été consacrée à la participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le parti au pouvoir a apporté son soutien au Syli national et lancé un appel à l’endroit de tous les Guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pas de discours autour du projet de nouvelle constitution ou des réalisations du président de la République ce samedi, 22 juin 2019 au siège du RPG Arc-en-ciel. Aujourd’hui, il a été question de football et surtout de la participation de la Guinée à la CAN Egypte 2019. M’Bany Sangaré, le secrétaire général de la jeunesse du parti au pouvoir et directeur général de l’Office Guinéen des Chargeurs, a exprimé le soutien de son camp à l’équipe nationale avant d’inviter l’ensemble des Guinéens à en faire autant.

« Aujourd’hui est un jour de fête parce que le Syli national, les champions de Guinée en football doivent jouer aujourd’hui contre un pays frère d’Afrique, le Madagascar. Mais nous, Rassemblement du Peuple de Guinée Arc-en-ciel, nous sommes à l’écoute de la population, à l’écoute des masses populaires. La volonté du peuple de Guinée aujourd’hui, c’est comment est-ce que notre équipe peut nous apporter la Coupe d’Afrique des Nations en République de Guinée. C’est le souci des sages, c’est le souci des religieux, le souci des femmes, le souci des cadres, de toute Guinée entière.

C’est pourquoi, en tant que dirigeants du RPG Arc-en-ciel, nous apportons notre soutien, notre solidarité nationale tout d’abord à l’encadrement de notre équipe, au ministère des Sports et de la Culture, à la Fédération Guinéenne de football, à l’encadrement technique, à l’entraîneur lui-même et à l’équipe dans son ensemble. Qu’ils sachent que le peuple de Guinée, le RPG Arc-en-ciel est derrière eux, prie pour eux, les accompagne. (…)

La direction nationale du RPG Arc-en-ciel demande à la population guinéenne, aux imams, aux hommes de l’archevêché de continuer à prier pour que nos jeunes joueurs guinéens reviennent avec la victoire et la coupe en main, pour honorer le président de la République, pour honorer le gouvernement et honorer le peuple tout en entier », a lancé le responsable du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Nouvelle constitution : les élèves et étudiants membres du RPG expriment leur soutien au projet

17 juin 2019 à 11 11 34 06346

Le nouveau bureau de la coordination nationale des sections universitaires et scolaires du RPG arc-en-ciel a été installé hier, dimanche 16 juin 2019. La cérémonie a eu lieu au siège national du parti à Gbessia-Aéroport, en présence de plusieurs autorités gouvernementales et administratives et des délégués des sections universitaires et scolaires de Conakry et des 33 préfectures du pays. Ces derniers ont mis l’occasion à profit pour exprimer leur adhésion et leur soutien au projet de nouvelle constitution, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le siège du RPG arc-en-ciel a refoulé du monde à l’occasion de cette cérémonie. Même le président de la République était annoncé sur les lieux, mais Alpha Condé n’est finalement pas venu. Dans son discours de circonstance, Sambou Keïta, coordinateur national des sections scolaires et universitaires du RPG arc-en-ciel sortant, a rappelé que c’est dans le but d’installer un climat de paix au sein des institutions d’enseignement scolaire et universitaire que l’idée de créer des sections du parti dans les 33 préfectures et les cinq (5) communes de Conakry est venue.

Sambou Kéita, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires sortant du RPG-AEC
Sambou Kéita, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires sortant du RPG-AEC

« Pour un petit rappel historique, nous étions 10 universités et établissements scolaires à accompagner le professeur Alpha Condé lors du premier tour des élections présidentielles de 2010. Nous avons fondé l’espoir là où il y en avait peu. Ces structures évoluaient de façon séparée. Grâce à notre réflexion, nous avons mis en place une coordination des sections scolaires et universitaires, devenue par la suite une coordination nationale des sections scolaires et universitaires couvrant 145 établissements et sur toute l’étendue du territoire national ; ce qui fait de nous la plus grande force de mobilisation de la jeunesse de notre parti, le RPG arc-en-ciel.

La coordination nationale des sections scolaires et universitaires a toujours joué un rôle important dans la vie du parti dans les processus électoraux : les campagnes de sensibilisation, la délégation et la supervision des bureaux de vote, ce qui a permis au parti d’enregistrer toujours des victoires », s’est-t-il félicité.

En outre, Sambou Keïta a reconnu que l’idée de l’adoption d’une nouvelle constitution fait couler encre et salive ces derniers mois et divise les Guinéens. Cependant, « quant à nous jeunes cadres du parti, soucieux de l’avenir de notre pays, nous soutenons inconditionnellement ce projet de réforme constitutionnelle. Cela dit monsieur le président, la réussite de cet ambitieux projet de réforme constitutionnelle passe nécessairement par la sensibilisation des citoyens pour une bonne appropriation dudit projet », a-t-il conseillé.

Abdoulaye Yansané, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires entrant du RPG-AEC
Abdoulaye Yansané, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires entrant du RPG-AEC

De son côté, le coordinateur national des sections scolaires et universitaires entrant, Abdoulaye Yansané, a exprimé sa reconnaissance pour la confiance portée sur sa personne pour diriger cette organisation. Selon lui, son bureau « ambitionne d’installer des structures du parti à l’extérieur du pays pour le rayonnement du RPG arc-en-ciel. Excellence monsieur le président de la République, en ce qui concerne le projet de réforme constitutionnelle, nous disons haut et fort, oui. Nos raisons sont très simples : l’article 162 de l’actuelle constitution de notre pays montre qu’elle a été adoptée par le Conseil National de la Transition, promulguée par le président de la République par intérim pour répondre aux besoins de la transition.

A nos jours, les contextes ont changé. Il est donc nécessaire d’adapter la nouvelle constitution aux réalités sociopolitiques de notre pays, afin de corriger au mieux les imperfections que celle-ci renferme ; chose que nous : élèves et étudiants, futurs cadres de ce pays, comprenons et soutenons vivement », a-t-il dit.

Akim Koïvogui, conseiller à la présidence de la République et président de la cérémonie
Akim Koïvogui

Très heureux de la mobilisation et de la qualité de l’organisation de cette assemblée générale, Akim Koïvogui, conseiller à la présidence de la République et président de la cérémonie, a dit avoir entendu les demandes des organisateurs. Selon lui « ça ne nous surprend pas, parce que vous êtes moulés dans la moule de la politique du professeur Alpha Condé. C’est pourquoi, nous allons à partir de cette tribune, demander humblement à son excellence le président de la République, d’écouter le cri de cœur de la jeunesse guinéenne, qui demande que le président accepte de doter la Guinée d’une nouvelle constitution qui est l’avenir de notre pays », a-t-il souligné.

A noter que cette cérémonie a été parrainée par le ministre de la défense nationale en même temps ministre des affaires présidentielles, Mohamed Diané, qui s’est fait représenter par le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Mory Sangaré. Elle a été marquée par la remise de satisfécits au président de la République pour les réalisations amorcées dans le pays et à Youssouf Sampil pour son implication dans l’organisation de ladite cérémonie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Guinée : « un coup d’Etat est en préparation », annonce le RPG

15 juin 2019 à 13 01 15 06156

La guerre de communication va crescendo entre les partisans d’une nouvelle nouvelle Constitution (qui permettrait au chef de l’Etat actuel de la Guinée à rester au pouvoir) et ceux qui exigent au président Alpha Condé de quitter Sékhoutouréya à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020.

A l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, le parti présidentiel a accusé ceux qui soutiennent et défendent la Constitution guinéenne (le Front national pour la défense de la Constitution) de préparer un coup d’Etat avec des élements de l’Armée et un soutien étranger.

Mohamed Lamine Kamissoko, député à l'Assemblée nationale et membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel,
Mohamed Lamine Kamissoko

Selon Mohamed Lamine Kamissoko, député à l’Assemblée nationale et membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel, qui a présidé la réunion politique de ce 15 juin 2019, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé « sont soutenus par une partie de l’Armée qui n’attend que ça dégénère pour prendre le pouvoir ». Ce responsable du parti présidentiel a aussi dénoncé des complices étrangers qui aideraient à faire tomber le régime Alpha Condé ! « Ils (les membres du FNDC, NDLR) sont soutenus par des étrangers qui sont parmi nous », a ajouté Mohamed Lamine Kamissoko…

A rappeler que le président Alpha Condé- accusé d’instrumentaliser des manifestations de soutien pour s’éterniser à la tête de la Guinée- ne s’est pas encore formellement déterminé sur le respect ou pas de la limitation de mandats par la Constitution actuelle. Plusieurs fois interrogé sur la question, le chef de l’Etat a dit suivre actuellement le « débat » entre ceux qui sont sont POUR et ceux qui sont CONTRE un changement de la Constitution.

Seulement, le débat est étouffé par le régime. Si les partisans du pouvoir organisent des manifestations de soutien à un changement de la Constitution à grands frais avec une forte médiatisation, ce n’est pas le cas chez les adversaires. Les Guinéens opposés à un pouvoir à vie du président actuel sont interdits des médias d’Etat et de toute forme de manifestation à Conakry et à l’intérieur du pays. Ils sont de plus en plus présentés comme des ennemis de la République, alors qu’ils défendent la Constitution ! Et, cette détermination des autorités à empêcher toute expression des adversaires conduit souvent à des violences. C’est le cas par exemple le jeudi dernier, 13 juin 2019, à N’zérékoré quand des agents de la sécurité venus empêcher une marche de l’antenne locale du FNDC se sont affrontés à ceux qui défendent la Constitution. Ce qui a occasionné la mort d’un citoyen, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

Cette grave accusation du parti présidentiel, par la voix de l’honorable Mohamed Lamine Kamissoko; changera-t-elle cette donne ?

Attendons de voir !

Ibrahima Sory Diallo est au siège du RPG arc-en-ciel pour Guineematin.com

Lire

Pourquoi inviter Alpha Condé à Télimélé ? « Cela va nous être très utile » (préfet)

18 mai 2019 à 10 10 43 05435
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé continue sa série de rencontres avec les couches sociales de la commune urbaine Après les sages et les femmes, Amadou Sadio Diallo était en conclave avec la jeunesse hier vendredi, 17 mai 2019. C’est la salle de conférence du bloc administratif préfectoral qui a servi de cadre cette rencontre au cours de laquelle plusieurs sujets ont été abordés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant une foule peu nombreuse, Amadou Sadio Diallo a abordé plusieurs sujets qui touchent la préfecture de Télimélé : l’enclavement de la préfecture, la destruction de l’environnement, l’accès des jeunes à l’emploi, visite éventuelle du président Alpha Condé dans la ville.

Concernant l’enclavement de la préfecture et les problèmes liés environnementaux, le préfet a invité les jeunes à accompagner les autorités dans la recherche de solutions. « Nous sommes la seule préfecture qui est très proche de la capitale, mais qui n’a pas de goudron. Donc, nous devons revoir cela. Quelque soit ma volonté, je ne peux pas faire le goudron pour notre préfecture. J’ai discuté avec le maire en ce qui concerne l’environnement. Vous avez vu nos marigots et rivières, tout a tari. Je vous demande, au mois de juillet, que tout le monde se lève pour faire une journée de reboisement. Cette journée sera consacrée à planter des arbres le long de la Samankou et sur les autres rivières et marigots de la préfecture », a conseillé monsieur Diallo.

Par ailleurs, le préfet a fait savoir aux jeunes qu’il est là pour le bien être de la population, tout en annonçant la facilitation de l’obtention des agréments pour les ONG. « On m’a dit que vous souffrez beaucoup ici pour l’obtention des agréments pour vos ONG. A partir de maintenant, restez tranquille. Vous aurez ça très facilement et dans un délai très raisonnable. Au lieu de payer les frais d’obtention de l’agrément à trois cent mille (300 000) francs guinéens, désormais vous ne payerez que soixante quinze mille (75 000) francs guinéens », a promis Amadou Sadio Diallo.

Sur un autre plan, le préfet de Télimélé a demandé aux jeunes d’accepter que président de la République soit invité à Télimélé. « Le professeur Alpha Condé a fait des tours dans les différentes préfectures du pays, mais il n’est pas venu chez nous à Télimélé. Regardez, même des leaders des partis politiques ont accepté de fondre leurs partis pour rejoindre le président de la République. Je vous prie d’accepter qu’on l’invite chez nous, cela va nous être très utile. La jeunesse va profiter plus que tout le monde. Je ne peux pas vous forcer, mais acceptons de le recevoir. Les sages, les religieux et les femmes ont donné leur accord pour accueillir le président à Télimélé », a-t-il laissé entendre.

Par rapport à ce sujet, Elhadj Mamadou Bobo Diallo, membre de la société civile, a répondu au préfet en termes clairs. « Le président de la République est le président de toute la Guinée. Si c’est la population de Télimélé qui l’invite, il sera reçu en président de la République à Télimélé et il y aura une forte mobilisation. Mais, la crainte c’est de venir pour dire que Télimélé soutient un troisième mandat ou la modification de la Constitution. C’est ça notre inquiétude. Nous, nous sommes des acteurs de la société civile, pour ce qui engage ma personne, s’il s’agit de recevoir le président de la République à Télimélé, rassurez-vous que les populations de Télimélé ne resteront pas en marge pour le recevoir », a-t-il fait savoir.

Il est important de rappeler que les différentes couches sociales rencontrées ces trois derniers jours ont montré leur volonté d’accompagner leur nouveau préfet.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Pourquoi une loi sur la parité ? Quels avantages pour la Guinée ? Dr Zalikatou à Guineematin

16 mai 2019 à 21 09 33 05335
Honorable Dr Zalikatou DIALLO (RPG arc-en-ciel), membre du parlement panafricain

L’Honorable Dr Zalikatou DIALLO est députée membre de la majorité parlementaire (le RPG arc-en-ciel), secrétaire générale du forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG), présidente du réseau parlementaire santé et nutrition et membre du parlement panafricain. Très active sur le front du combat pour la promotion du genre et l’équité en Guinée, elle a accepté de répondre aux questions de médias dont Guineematin.com, sur la loi sur la parité adoptée récemment par Parlement guinéen. Une proposition de loi dont elle est effectivement l’une des principales initiatrices et actrices de terrain auprès de ses paires du FOFPAG.

Dans cette interview, cette femme médecin et dirigeante sportive, au combat pour l’émancipation de la femme dans toutes ses dimensions, a abordé sans complaisance la problématique de la parité, les avantages pour la Guinée et les défis à relever aussi bien par les femmes que par la société pour être au rendez-vous de 2030 de l’atteinte des objectifs du développement durable. Pour elle d’ailleurs, la concrétisation de cette bataille menée en synergie avec les acteurs de tous les bords sera marquée très prochainement par l’élection à l’Assemblée nationale d’au moins 40% de femmes contre 22,7% actuellement.

Décryptage !

Guineematin.com : le 2 mai dernier, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi sur la parité homme/femme. Dites-nous, pourquoi ce terme parité ; est-ce que cette loi est-elle nécessaire dans la mesure où les articles 1er, 2 et 8 de la Constitution consacrent l’égalité des chances ?

Honorable Zalikatou Diallo : merci pour cette question très pertinente. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette loi sur la parité était plus que nécessaire. J’en profite pour saluer les efforts de toutes les femmes parlementaires pour avoir parlé d’une même voix. C’est ce qui nous a permis d’aboutir à ce bon résultat aujourd’hui. Quand vous voyez l’Assemblée nationale, on est 26 femmes actuellement contre 24 au début de la législature, soit 22,7 % de l’effectif des députés de notre Assemblée. Ce qui est même au-dessous du tiers à plus raison la moitié de l’effectif. Donc nous nous sommes dites, nous les femmes, qu’il fallait qu’on se lève pour mettre en place ce forum qui a été appuyé par le Président de l’Assemblée nationale, le PNUD, ONU-Femme et le Gouvernement du Canada que je tiens à saluer très sincèrement pour l’engagement et l’accompagnement des femmes de Guinée.

C’est ainsi qu’on a élaboré la proposition de loi qui a été soumise au Bureau de l’Assemblée nationale. Il faut reconnaître qu’il y a eu des efforts dès la 1ère République. Beaucoup de conventions ont été adoptées par le pays et des femmes promues un peu partout et même le Pr Alpha Condé a dédié son mandat aux femmes et aux jeunes. Mais ce n’était pas suffisant avec les enjeux actuels. Quand on voit la réalité sur le terrain, les résultats n’étaient pas bons. Voyez par exemple lors des dernières élections communales, sur plus de 23 mille candidats, il n’y avait 7 mille 44 femmes sur les listes. Et au niveau des résultats il y a des conseils communaux qui n’ont aucune femme, certains n’ont qu’une seule femme dans tout le conseil. Sans oublier que de nombreux exécutifs communaux n’ont aucune femme. C’est pour toutes ces raisons que nous nous sommes dit qu’il fallait travailler à l’élaboration de cette loi sur la parité.

Guineematin.com : qu’est ce qui a poussé le forum des femmes parlementaires à en faire son cheval de bataille et pourquoi c’est maintenant que cette loi voit le jour ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est pour corriger cette discrimination envers les femmes que le forum des femmes parlementaires souvent en synergie avec des femmes de la société civile et des responsables du département de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, en a fait son cheval de bataille. Quand vous allez à l’intérieur du pays, dès que tu commences à parler des femmes, les partis politiques te demandent où sont-elles ? Pourtant les femmes représentent près de 52% de la population totale, selon les statistiques du dernier recensement de 2014. Ce sont les femmes qui mobilisent pour les partis mais lorsqu’il est question de choisir les candidats, elles sont inscrites à la queue voire complètement jetées aux oubliettes. Désormais, ce n’est plus possible. L’inscription tient compte dorénavant du genre et c’est alterné.

Guineematin.com : quel est l’importance de cette loi pour la société guinéenne ?

Honorable Zalikatou Diallo : cette loi de la parité homme/femme, pour les mandats électoraux et les fonctions électives, apporte des corrections significatives sur le niveau de représentativité des femmes dans les postes électifs et des instances électives. Aujourd’hui, sur le classement mondial de l’union interparlementaire (UIP), la Guinée occupe le 82ème rang avec tous les efforts faits depuis l’indépendance. Ce qui n’est pas bien pour un pays comme le nôtre qui s’inscrit dans le cadre de la promotion et la protection des femmes. En Afrique d’ailleurs, parmi les 10 premiers pays, il y a le Rwanda qui est également leader au classement mondial avec 61%, suivi de la Namibie avec 46% et l’Afrique du Sud est 3ème avec 42% de femmes députées. Le Sénégal est au 11ème rang mondial avec le vote de la loi sur la parité. Et pourquoi pas la Guinée dans tout ça ?

Guineematin.com : qu’est-ce qui va réellement changer pour les femmes, après le vote et la mise en application de ce texte de loi ?

Honorable Zalikatou Diallo : comme je l’ai dit, cette loi peut aider les femmes à passer de 23% à 35 ou 40% mais pas forcément 50% de députées. Cela va également améliorer significativement le classement de la Guinée sur le plan continental et mondial. Au point de vue économique, les résultats sont encore plus édifiants. Imaginez si les femmes avec 52% de la population participent activement à la prise de décision sur le plan national et local. Ce serait un véritable changement de gouvernance économique et politique pour la Guinée.

Guineematin.com : pourquoi pas plus de 40% de femmes élues à la prochaine Assemblée nationale alors qu’on parle de parité ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est le mode de scrutin qui va jouer. Il y a l’uninominal et la proportionnelle qui sont les deux types de scrutins législatifs en vigueur chez nous. A la proportionnelle c’est plus facile d’appliquer l’alternance sur la liste, mais à l’uninominal, la latitude est laissée aux partis politiques de faire le choix des candidats susceptibles de les faire gagner. Seulement, comme il y a un titulaire et un suppléant, la loi exige que ces deux candidats soient de sexes différents. Au niveau des élections locales tout comme les listes indépendantes, la parité doit également être respectée. Voyez-vous pour tout le pays, il n’y a que six femmes députées uninominales.

Il s’agit de Hadja Fatoumata Binta Diallo à Koundara pour l’UFDG, Djéssira Traoré à Mamou pour l’UFDG, Hadja Hawa Binta Diallo à Dalaba pour l’UFDG, Hadja Aïssata Soumah de l’UFR pour Boffa, Fatoumata Tonguino du RPG-AEC à Dabola et Eva Cross du RPG AEC à Mandiana contre 32 hommes députés uninominaux. Avec ce constat qui ne grandit aucune famille politique, nous disons aux grands partis qui estiment l’être, qu’ils doivent absolument se montrer capables de faire la promotion des femmes à chaque occasion.

Guineematin.com : parlant du texte, en son article 6 alinéa 1, il est dit ceci : l’autorité administrative compétente apprécie le respect des dispositions des articles 3, 4 et 5 ci-dessus. Qu’est-ce que le législateur a voulu dire réellement ?

Honorable Zalikatou Diallo : c’est pour la recevabilité de la liste de candidature. A tous les niveaux, les autorités électorales et administratives doivent veiller au respect de la loi. Elles doivent rejeter toute liste qui ne respecte pas cette disposition. C’est clair.

Guineematin.com : pour son entrée en vigueur, quels sont les mécanismes à mettre en place et les dispositions à prendre ?

Honorable Zalikatou Diallo : d’abord, comme la loi a été votée, on s’en félicite d’ailleurs et nous remercions tous les députés surtout les hommes sans lesquels, on ne l’aurait pas eue. Nous les femmes seulement avec 26 voix, on n’aurait pas pu la faire adopter. Il a fallu l’appui de nos collègues hommes que nous remercions très chaleureusement pour cet engagement historique en faveur de la couche féminine. Pour l’entrée en vigueur donc de la loi, il faudrait que le président de la République accepte sa promulgation dans un premier temps. Et après, il faudra son harmonisation avec le Code électoral et les autres lois constitutionnelles pour les mandats électifs.

Guineematin.com : on sait que cette loi sur la parité est un moyen de coercition, notamment des partis politiques pour favoriser l’émergence de la femme. Mais est-ce qu’à ce stade, ce seul texte suffit pour corriger le déséquilibre existant entre hommes et femmes dans les postes électifs ?

Honorable Zalikatou Diallo : ce seul texte ne suffit pas pour apporter toutes les corrections et combler à l’immédiat les innombrables attentes. Mais, il est fondamental pour la promotion de la parité dans notre pays. Il faut que les femmes apportent leur partition aussi. Les femmes doivent accepter de s’engager dans le débat politique. Elles doivent y prendre une part active, sinon ce n’est pas évident que la loi sur la parité puisse avoir les résultats escomptés. On sait que le président de la République, le Pr Alpha Condé, se bat sur tous les fronts pour aider les femmes. Qu’il s’agisse de l’autonomisation avec les MUFFA et les MC2 pour encourager et améliorer le pouvoir économique des femmes ou sur le plan politique avec le projet rajeunir et féminiser l’administration.

Nous sommes conscientes de ce qu’il fait pour nous et nous lui restons très reconnaissantes. C’est une chose que nous saluons et nous encourageons. Chaque acteur doit apporter sa contribution pour le rendez-vous de la Guinée de l’atteinte des objectifs du développement durable N°5 en 2030. C’est un engagement planétaire que notre pays ne doit pas manquer.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous comptez faire pour encourager les femmes à prendre une part plus active dans le débat politique, lorsqu’on sait le poids de la tradition, des coutumes et de la religion dans la société guinéenne ?

Honorable Zalikatou Diallo : nous l’avons remarqué. Il faut le rappeler, que le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) a bénéficié d’un projet en cours financé par ONU-Femme et le gouvernement du Canada, et l’appui technique du PNUD. Nous avons fait trois fois le tour du pays. Le poids de la culture et de la tradition sur les femmes est réel. Mais nous devons continuer ce combat puisqu’il s’agit d’un combat pour l’épanouissement de la femme et du développement du pays accompagnés du changement positif de notre société. On ne peut pas laisser en marge du développement, 52% des citoyens du pays et avoir de bons résultats. Dieu seul sait qu’il y a du chemin à faire à ce niveau.

Actuellement par exemple, il n’y a qu’une seule femme maire de commune urbaine en Guinée et six maires de communes rurales sur un total de 342 circonscriptions. C’est un travail ardu qui revient à chacun de nous et pour le bien de notre pays. C’est un processus qui a été déclenché il y a longtemps. Les grandes campagnes d’émancipation et la promotion de la femme ont commencé depuis 1975 sur le plan mondial. N’oubliez pas que la 1ère femme à diriger le Conseil de sécurité des Nations Unies est guinéenne, en la personne de Hadja Jeanne Matin Cissé. La Guinée a participé à plusieurs sommets internationaux portant sur la femme. De Mexico en 1975 à Beijing en Chine en 1995, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. La Guinée a souscrit à toutes les conventions internationales, africaines et sous-régionales. Et il fallait les internaliser au niveau de l’arsenal juridique du pays, notamment au Code pénal et au Code civil entre autres.

Guineematin.com : il est dit dans cette loi qu’elle s’applique aux partis politiques, aux coalitions de partis politiques, aux listes indépendantes. Pourquoi une si grande prudence qui voudrait que les postes nominatifs ne soient pas pris en compte par cette loi ?

Honorable Zalikatou Diallo : pour qu’une loi soit valable, il faut au moins cinq critères essentiels. Le critère normatif. C’est ce qui avait manqué à la Constitution et au Code électoral. A ce critère s’ajoutent la lisibilité, la précision, la concision, la mise à jour pour son applicabilité. Nous voulons aller pas-à-pas. Puisqu’il ne s’agit pas de voter pour seulement voter. Nous sommes conscientes des enjeux et des défis à relever.

Guineematin.com : question spéciale pour vous Honorable. Vous avez brillé à l’université en sortant avec le diplôme de médecin frappé du titre de Docteur d’Etat. Vous avez dominé le monde sportif, en devenant l’une des plus grandes figures dirigeantes du secteur. Vous êtes en politique et vous engrangez des succès. Vous arborez le titre de député et vous êtes parmi les précieux représentants de la Guinée au Parlement Panafricain. Bref, un beau parcours, marqué de succès. Est-ce à dire que Dr Zalikatou est sur la trajectoire d’une ascension fête de grands rêves ?

Honorable Zalikatou Diallo : (Rire). Vous me suivez bien. Effectivement, j’ai été dirigeante sportive et j’ai eu la chance d’être la première femme élue vice-présidente de la fédération guinéenne de football en 2015 avant qu’une crise entre les hommes n’ait raison de notre Bureau exécutif. J’ai été la première femme à faire sauter ce verrou à la FEGUIFOOT, c’est vrai. A l’université, je suis formée en médecine. Je suis de la 22ème promotion de l’université guinéenne où je suis sortie major de ma promotion à l’examen d’état et obtenu la mention excellent à la soutenance de ma thèse. Tout ce que je fais dans ma vie en général, je me bats.

Parfois le chemin est jonché d’embûches. Mais je ne me décourage pas. Je me dis tout simplement, il faut travailler pour le pays et surtout bien travailler. Je me dis toujours on peut à un niveau élevé de responsabilité ne pas jouer le rôle de l’édification nationale. Et être à un niveau considéré bas par certains et obtenir des résultats beaucoup probants et salutaires. Même si on n’a pas été à l’école, on peut travailler et être utile à sa nation. Un domestique, un médecin, une infirmière, une sage-femme, un ouvrier, une cuisinière,… si chacun fait bien son travail, le pays va avancer dans le bon sens et pour le bien de tous. J’ai eu la chance d’être polyvalente dans ma vie. Je n’évolue pas seulement dans mon domaine et j’aime le travail collégial.

Ce qui fait que souvent les gens rêvent pour moi ceci ou cela. Mais c’est Dieu qui sait ce qu’il fera demain de chacun de nous. Et partout où je suis, j’aime servir loyalement. J’aime m’investir avec abnégation pour l’émancipation de la femme et des jeunes. Je ne demande pas ce que le pays fait pour moi mais plutôt je me pose la question de savoir ce que je peux faire pour mon pays. Et je suis dans cette dynamique. Je crois que tant que je serai dans cette position, Dieu va m’aider puisque ce sont là quelques sages conseils de mon père, Elhadj Alpha Amadou Diallo, à qui je souhaite longue vie et une excellente santé ; et ma mère Mme Diallo Bernadette qui m’ont encadrée et inculquée ces valeurs. Et, Sincèrement je remercie Guineematin qui fait du bon travail dans l’espace médiatique du pays.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Hon. Bakary Diakité à Guineematin : « il y a des politiciens téléchargés sur Play Store »

24 avril 2019 à 15 03 18 04184
Hon. Bakary Diakité

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, le mardi 23 avril 2019, l’honorable Bakary Diakité, député du RPG Arc-en-ciel et 3ème secrétaire parlementaire, a abordé plusieurs sujets d’actualité notamment le débat autour du projet de modification de la constitution guinéenne. Le parlementaire se dit favorable à ce projet qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis le 14 janvier dernier, le mandat de cette législature a pris fin. Mais, vous continuez toujours à siéger au Parlement parce qu’il n’y a pas de nouvelles élections législatives. Selon vous, qu’est-ce qui empêche l’organisation de ces élections ?

Honorable Bakary Diakité : merci pour l’opportunité que vous m’offrez de m’adresser à des millions de lecteurs à travers votre médium. Pour répondre à votre question, je vous renvoie aux prérogatives de l’Assemblée nationale. Elle vote les lois, contrôle l’action du gouvernement et assure la représentativité. Il n’est pas donc de son rôle d’organiser les élections. Cette tâche, selon notre constitution, est dévolue à la commission électorale nationale indépendante (CENI). Bien sûr que l’institution électorale organise les élections en partenariat avec les partis politiques, le gouvernement et bien d’autres acteurs. Mais l’Assemblée nationale, n’organise pas les élections.

Et d’ailleurs, malgré l’expiration du mandat des cinq ans de la législature et conformément à la volonté de la loi, nous continuons à siéger à l’Assemblée nationale. Puisque l’alinéa 2 de l’article 45 de la Constitution stipule que le Président de la République assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le fonctionnement de l’Etat. De même que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale voté en 2017, dispose que le mandat des députés expire à l’installation de la nouvelle Assemblée nationale. Partant de ces lois donc, nous avons la légalité et la légitimé pour siéger jusqu’à l’installation de la prochaine Assemblée nationale.

Guineematin.com : cependant, la prorogation du mandat de cette législature est loin de faire l’unanimité. On a vu l’opposant Dr Faya Millimono et certains de ses partisans qui sont sortis manifester contre cette décision. Ils ont été arrêtés et inculpés pour attroupement illégal. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : Dr Faya Millimono est de l’opposition extraparlementaire. Quand il manifestait, dites-moi, quels sont les leaders qui étaient avec lui. Personne. C’est pourquoi d’ailleurs, il est dans les liens de la justice pour mieux s’expliquer pour son acte. Il faut d’ailleurs rappeler que quand on vient en politique par le hasard, on se heurte aux conséquences hasardeuses de la politique.

Car de nos jours, il n’y a pas mal de politiciens qui poussent, certains même sont téléchargés sur Play Store. On voit tous ceux-ci sur le terrain. Et moi je ne vais pas perdre mon temps à parler d’eux. Ce qui reste clair, nous, nous sommes là et nous continuons notre travail de député pour le bien être des Guinéens.

Guineematin.com : depuis un certain temps, le débat politique est dominé par cette affaire de modification de la Constitution et d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Honorable Bakary Diakité : comme l’a dit le Professeur Alpha Condé, le débat est ouvert. C’est un débat d’arguments contre arguments. La constitution n’est rien sans son cadre économique, social, culturel et politique. Il faut rappeler d’ailleurs qu’aucune constitution dans le monde n’est immuable. Aucune constitution n’est figée. Elle est évolutive. Une constitution n’est rien sans son cadre économique, social et politique. Moi je crois qu’il faut laisser les gens s’exprimer.

Puisque la Guinée a besoin de s’adapter aux besoins de changement. L’article 51 de la constitution dit que le Président de la République, après avoir consulté le Président de l’Assemblée nationale, peut soumettre au peuple tout projet d’organisation des pouvoirs publics. Donc la question est réglée.

Guineematin.com : si ce débat fait rage dans le pays, c’est parce que certains estiment que cette modification constitutionnelle vise tout simplement à faire sauter le verrou se trouvant dans l’actuelle Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : de mon point de vue, ce débat est insensé et aberrant. Par contre, là où j’adhère, c’est la proposition d’une nouvelle constitution. Moi je suis pour une nouvelle constitution. La constitution ne doit pas être un sujet tabou. Il faut qu’on en parle puisqu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ceux qui essaient de s’opposer aujourd’hui à ce projet de nouvelle constitution, on les vus à l’œuvre ici. On se connait parfaitement. On sait qui est qui, et qui a fait quoi. Moi je pense que le débat doit être impersonnel.

Si l’article 51 l’autorise à aller dans ce sens, qu’est ce qui peut l’en empêcher ? Moi, je ne vois pas. Il ne faut pas voir la tête du Chef de l’Etat, il faut regarder bien loin devant. L’on se rappelle de la position de feu Jean Marie Doré qui a vainement demandé de soumettre le texte au référendum. Il n’a pas été écouté.

Guineematin.com : sauf qu’à l’époque, les principaux partis politiques du pays y compris le RPG Arc-en-ciel étaient d’accord sur la manière de l’adopter. Pourquoi c’est maintenant que vous remettez en cause cette façon de faire ?

Honorable Bakary Diakité : non, vous devez comprendre qu’entre deux maux, on choisit toujours le moindre. Avec les militaires, il fallait aller rapidement aux élections et remettre le pouvoir aux civils. Mais après l’élection du Pr Alpha Condé, qu’est-ce qui s’est passé ? Alors qu’il était en train de poser les jalons du programme de développement du pays, six mois après, il y a eu un attentat manqué contre lui. Après, presque deux à trois ans, les gens ont déversé leurs militants dans la rue pour l’empêcher de gouverner. Ebola est venu aggraver cette situation provoquant même la récession économique du pays.

Mais le Président de la République, dans sa vision d’homme d’Etat, a tenu bon. En bon leader, il a dit que cette pandémie d’Ebola doit être perçue comme une opportunité pour améliorer le système sanitaire de la Guinée. Et, c’est ce que fut fait. Malheureusement, les autres ont manqué l’occasion de montrer le caractère républicain, en venant, comme Soumaila Cissé au Mali quand le Nord du pays a été attaqué, faire des propositions de sortie de crise au Président de la République. Malgré tout, le Pr Alpha Condé, mon leader bien aimé, a su transformer cette période difficile de l’Etat en une véritable opportunité de développement de nos infrastructures sanitaires. N’en déplaisent aux détracteurs.

Guineematin.com : dites-nous, quel est votre choix entre l’amélioration de l’actuelle constitution et la proposition d’une nouvelle constitution ?

Honorable Bakary Diakité : je ne suis pas pour l’amendement des dispositions constitutionnelles. Je suis pour le projet d’une nouvelle constitution qui ouvre la voie à la 4ème République.

Guineematin.com : pourquoi passer à une quatrième République ? Pour permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat ?

Honorable Bakary Diakité : la constitution est au-delà du Pr Alpha Condé. Attendez que le souverain 1er soit consulté. Ce même peuple qui l’a élu en 2010 et 2015. Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui l’ont élu. Ceux qui l’ont élu n’ont pas voyagé. On sait que nos opposants se donnent l’intelligence de lire dans les pensées des gens ou avoir la maîtrise des paramètres du futur. Je pense que vous-mêmes, vous n’êtes pas un GPS.

Guineematin.com : on apprend que la nouvelle Constitution que le pouvoir compte soumettre au peuple est déjà rédigée. En tant que membre du parti au pouvoir, êtes-vous informé du contenu de ce texte ?

Honorable Bakary Diakité : moi je n’ai ni le mandat, ni la qualité de ce que vous me demandez. Vous savez que la proposition de loi et l’initiative de la loi sont partagées entre l’exécutif et les citoyens à travers l’Assemblée nationale.

Guineematin.com : concrètement, quand est-ce que le référendum va intervenir, est-ce avant ou après les élections législatives ?

Honorable Bakary Diakité : à ce niveau également, je vous prie de poser cette question à la CENI qui est la seule institution habilitée à organiser les élections en Guinée.

Guineematin.com : depuis 2010, un congrès est annoncé au RPG Arc-en-ciel mais il n’a toujours pas eu lieu. Quelles en sont les raisons selon vous ?

Honorable Bakary Diakité : c’est vous qui me l’apprenez. Sinon, ce que je peux vous dire est que le RPG Arc-en-ciel qui a toujours gagné les élections en Guinée, se porte bien. De Conakry à Kourémalé, de Lola à Koundara, notre parti est partout et occupe le terrain. Cela s’est démontré à toutes les fois qu’il y a eu des élections en Guinée. Et nous sommes prêts à aborder les prochaines élections. Nous sommes déjà en ordre de bataille pour remporter ces scrutins.

Guineematin.com : qui dirige le RPG Arc-en-ciel depuis l’élection du Professeur Alpha Condé à la tête de la Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : qu’est-ce que vous voulez savoir ? Le RPG-AEC est un parti organisé. C’est Dr Saloum Cissé le secrétaire général du parti, c’est lui qui le dirige. Nous avons le Bureau politique, le comité central et tous les organismes du parti qui évoluent bien. Et croyez-moi, que les adhésions sont si nombreuses, que nous sommes capables de vous dire que d’ici peu, les masques vont tomber, comme le dit souvent le Pr Alpha Condé.

Guineematin.com : justement à ce niveau, comment avez accueilli l’arrivée à la mouvance présidentielle depuis quelques années des personnes comme Kassory Fofana, devenu Premier ministre ; Mouctar Diallo, le président des NFD qui est ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes ; Aboubacar Sylla, président de l’UFC, devenu ministre des Transports ; Papa Koly Kourouma, le président du parti GRUP, ministre de l’Hydraulique.

Honorable Bakary Diakité : il faut rappeler cette assertion du Pr Alpha Condé qui a dit ceci : « pour le développement socio-économique que j’ambitionne pour la Guinée, j’ai besoin des talents et des compétences de quels que horizons que ce soit ». Il est dans cette logique. Le cas de Mouctar, il faut le dire que c’est un modèle de jeune. Il n’y avait pas de plus amer contre le régime du Pr Alpha Condé comme Aboubacar Sylla et Mouctar Diallo. Mais, je respecte ces deux personnalités. Elles ont compris que le bateau guinéen amené par le Pr Alpha Condé se dirige au bon port.

Guineematin.com : certains d’entre eux avaient quand même appelé à un soulèvement populaire contre le régime Alpha Condé.

Honorable Bakary Diakité : c’est vrai, mais ils ont fini par comprendre que les critiques inutiles ne mènent à rien. Ils ont abandonné le débat personnel pour choisir de servir l’intérêt national avec le Pr Alpha Condé. Pour eux, le débat politique est un débat bidon ou un débat de caniveau.

Guineematin.com : pendant que vous appréciez l’arrivée ou le retour de ces opposants dans le système Condé, d’autres ont plié bagage. C’est le cas de Sidya Touré qui a libéré son poste de Haut Représentant du Chef de l’Etat, Elhadj Mamadou Sylla, à l’origine de la défaite du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Dixinn, Dr Ousmane Kaba, exclu du parti présidentiel. On a entendu aussi récemment Elhadj Ousmane Bah de l’UPR, allié de la mouvance présidentielle depuis 2010, menacer de quitter le navire. Comment est-ce que vous expliquez cela ?

Honorable Bakary Diakité : votre question prête à confusion. Menace de quitter ? Je préfère qu’on attende de voir. Pour le moment, Elhadj Bah Ousmane n’a pas quitté à ce que je sache. Je ne suis pas quelqu’un qui lit dans la pensée des autres ou celui qui peut vous donner un saint blanc. Il ne faut pas oublier que mon frère bien aimé, Elhadj Bah Ousmane a supporté le Pr Alpha Condé à un moment critique de l’histoire de notre pays. D’ici 2020, vous serez d’ailleurs surpris, je vous le promets.

Guineematin.com : est-ce à dire que les alliés seront surpris du comportement du régime, voire les caciques du RPG Arc-en-ciel face au Pr Alpha Condé ?

Honorable Bakary Diakité : non, je ne parle pas de cela. Je dis que les gens ont commencé à comprendre l’élan du Président Alpha Condé. Les gens ne sont plus prêts à accepter le dicta des autres. C’est de ça je parle. Et, vous verrez la marée humaine qui vient chaque jour intégrer les rangs du RPG- Arc-en-Ciel.

Guineematin.com : sur le continent, on a vu récemment les présidents Algérien, Abdelaziz Bouteflika, et soudanais, Omar El Béchir, qui ont été chassés du pouvoir suite à des soulèvements populaires. Est-ce que vous redoutez une telle situation en Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : bon, c’est le peuple qui décide. Après un mandat, deux, trois, quatre, …tu vois, il appartient toujours au peuple d’en décider. Et c’est aux dirigeants des pays concernés de le comprendre…Mon seul conseil à ce niveau c’est d’éviter d’être des marionnettes.

Guineematin.com : on arrive à la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Honorable Bakary Diakité : mon dernier mot, par rapport à ce qui pointe à l’horizon, je suis très content pour l’avenir de la Guinée. Tant sur le politique que social et économique. Nous devons nous donner les mains puisque ce qui nous unit est plus que ce qui nous divise.

Comme on a eu la chance d’avoir un président visionnaire et éclairé. Freeman l’a dit, c’est ça la différence entre l’homme d’Etat et l’homme politique. Kaléta, Souapiti, les établissements hôteliers, voilà autant de réalisations qui sont là palpables. C’est un visionnaire. Alpha Condé, est une chance pour la Guinée. Nous devons saisir cette opportunité pour l’accompagner. La jeunesse ne doit pas accepter de se faire manipuler. Nous devons avoir à l’esprit que c’est nous qui devons donner la place à notre pays dans le concert des nations dans un monde en perpétuel changement.

A l’Independence, je ne vous apprends rien. La Guinée avait ses avions, ses bateaux, ses chemins de fer. Mais, où sont-ils de nos jours ? Nous voulons qu’on soutienne le Pr Alpha Condé pour avoir nos avions, bateaux, trains et autres. Le débat sur la nouvelle constitution ne doit pas être tabou. C’est un débat ouvert. Comme le dit Abraham Lincoln, la vie ne se résume pas à l’aiguille d’une montre mais plutôt à la qualité de nos actions. Or les actions que le Pr Alpha Condé est en train de mener, c’est de très bonnes actions.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Fodé Oussou sur le tournoi dédié à Alpha Condé à Pita : « il y avait tout là-bas sauf Pita »

22 avril 2019 à 0 12 03 04034

Le débat se poursuit autour du tournoi de « reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé récemment à Pita. Au lendemain de la finale, les acteurs politiques s’opposent sur le bilan de cette activité. Si le parti NFD dont le président (Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes) se félicite d’une mobilisation record et qui témoigne de l’adhésion des populations de Pita aux idéaux du président de la République, l’UFDG a une toute autre vision de la chose.

Le principal parti d’opposition du pays indique que les gens qui étaient au stade ne sont pas des habitants de Pita mais plutôt des gens transportés sur les lieux pour tromper le chef de l’Etat. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, qui l’a confié à Guineematin.com, dans la soirée de ce dimanche, 21 avril 2019.

« Le vrai bilan de ce tournoi va être fait. Et, le bilan là, c’est Alpha qui va tirer les conséquences de ce qui s’est passé à Pita. Parce que les gens qui étaient là-bas sont venus d’ailleurs. Il y a eu des élèves, des enseignants et d’autres citoyens qui ont été transportés là-bas par des camions. Il y avait tout là-bas sauf Pita. Ça veut dire qu’une partie de Conakry était là-bas. Ils ont ramassé les gens, ils les ont emmenés pour impressionner.

Je puis garantir qu’aucun maire n’a participé à la finale parce qu’on a donné des instructions fermes aux maires de ne pas s’associer à cette activité. Mais, comme il fallait justifier l’argent sorti, ils ont transporté des gens. Avec l’appui du ministre de l’Education Nationale, Mory Sangaré, les écoles ont été fermées, les élèves et les enseignants ont été transportés au stade. C’est triste ! »

Pour clore ce débat, l’opposant appelle à l’organisation des élections législatives pour savoir si Pita qui est un fief traditionnel de l’UFDG, votera pour un autre parti. « Ceux qui disent que Pita est avec eux, je leur dis que très bientôt, c’est ce que nous souhaitons en tout cas, il y aura les élections législatives. A l’issue de ce scrutin, on aura la réponse des citoyens de Pita. A ce moment, on saura si les gens qui étaient au stade sont des gens de Pita ou si c’est des gens qui sont transportés.

Si monsieur Alpha Condé pense que Mouctar Diallo peut l’aider à avoir un seul électeur à Pita, il se trompe. C’est pourquoi, je souhaite qu’on organise les élections législatives. Monsieur Alpha Condé lui-même va voir le nombre d’électeurs qu’il a à Pita », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana déplore des choses graves dans l’organisation de cet événement. Il s’insurge notamment contre la dénomination donné à l’événement par ses organisateurs. « Si Mouctar Diallo avait juste organisé un tournoi de football à Pita, j’aurais compris. Mais, un tournoi de football en signe de reconnaissance du Fouta au président de la République, reconnaissance par rapport à quoi ?

Est-ce que c’est reconnaissance par rapport aux gens qui sont tués ou bien c’est reconnaissance par rapport aux maisons qui sont cassées ? C’est vraiment pathétique ! Et, ça veut dire que la morale a quitté ce pays, la dignité a quitté ce pays », estime-t-il.

Le vice-président de l’UFDG regrette aussi le comportement du ministre Mouctar Diallo qui est président d’un parti politique et qui s’est habillé aux couleurs du RPG Arc-en-ciel le jour de la finale de ce tournoi de football. Il demande d’ailleurs au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes de dissoudre son parti pour être conséquent avec lui-même. « Quand tu vois un leader d’un parti politique porter les T-Shirts d’un autre parti politique, je me dis que c’est insensé.

Si le président des NFD porte les T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, la seule chose qui lui reste à faire, c’est de dissoudre purement et simplement les NFD dans le RPG Arc-en-ciel. Parce qu’il faut être logique, il faut être conséquent. Aujourd’hui, le parti NFD n’existe que de nom parce que les vices présidents des NFD sont au ministère, le président des NFD est devenu le premier militant du RPG Arc-en-ciel. Donc, il n’a qu’à dissoudre son parti », a demandé Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

Pita : la ville prend progressivement les couleurs du RPG Arc-en-ciel

20 avril 2019 à 16 04 59 04594

Depuis quelques heures, la ville de Pita est prise en otage par les propagandistes du RPG Arc-en-ciel qui paradent dans les principaux artères de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A quelques heures du coup d’envoi de la grande finale du tournoi de football organisé par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, la ville de Pita est déjà envahie par une marrée zone.

Des motards bardés de l’effigie du père fondateur du RPG Arc-en-ciel paradent dans commune urbaine où ils font des exhibitions sur la Nationale Pita-Labé.

A l’allure où vont les choses, les organisateurs n’auront aucune difficulté à remplir le stade préfectoral. Le public vient de toutes les préfectures, de la région et de Conakry. Comme pour dire que c’est tout le Fouta ou presque qui se mobilise pour apporter un témoignage de reconnaissance au président Alpha Condé. Pas moins de 15 bus sont attendus de Labé.

Sur place, on note déjà la présence des ministres Mouctar Diallo, Mory Sangaré, Moustapha Mamy Diaby, Boubacar Barry et Mme Assiatou Bah (ancienne de l’environnement).

C’est aux environs de 14 heures que le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy DIALLO est arrivé à la résidence du préfet de Pita, Khalidou Keïta, en compagnie des préfets Mory Diallo de Mamou et Alpha Boubacar Kaala de Dalaba.

Comme annoncé hier vendredi, 19 avril 2019 par le député uninominal de Pita, Honorable Mamadou Diouldé Sow, tous les inspecteurs régionaux et directeurs préfectoraux de l’éducation de Mamou et Labé sont déjà arrivés avec plusieurs proches collaborateurs.

Un carnaval est prévu de la maison des jeunes au Stade préfectoral de Pita.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Les femmes du RPG se font entendre : « nous disons oui à la nouvelle Constitution »

20 avril 2019 à 16 04 44 04444

Les femmes du RPG Arc-en-ciel se montrent favorables à une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième. Elles l’ont exprimé à l’occasion d’une cérémonie de reconnaissance au chef de l’Etat, organisée ce samedi, 20 avril 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. La rencontre a connu la présence de la première dame de la République, Djènè Kaba Condé, du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, et de plusieurs membres du gouvernement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En lieu et place de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, c’est une cérémonie de reconnaissance à l’endroit du président Alpha Condé qui a eu lieu au siège du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 20 avril 2019. Dans son discours, Hadja Mame Keïta, présidente du bureau national des femmes du RPG Arc-en-ciel, a annoncé que les femmes du parti au pouvoir sont favorables à l’adoption d’une nouvelle Constitution.

« Excellence monsieur le président, nous les femmes, nous étions avec vous hier, nous sommes avec vous aujourd’hui et nous serons avec vous s’il plait à Dieu demain. Vous vous êtes engagé pour la Guinée. Guinéens et nous, affirmons sans ambages que votre bilan est un bilan positif et de réussite.

C’est pourquoi, nous disons oui à la nouvelle Constitution, oui au référendum. Vous pouvez compter sur nous en tout lieu et en toute circonstance. Pour ce faire, nous invitons toutes les femmes au travail, dans la paix, dans l’unité nationale, dans la solidarité, la cohésion et le rassemblement comme ça a toujours été au sein de notre grand parti le RPG arc-en-ciel ».

Au nom de la direction nationale du parti et au nom du président de la République, l’honorable Saloum Cissé, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel, a remercié les femmes pour l’organisation de cette grandiose manifestation. « Cette manifestation est un témoignage éloquent pour dire à nos détracteurs que le RPG se porte très bien et que les défis majeurs que le président a eu à mener ou qu’il est en train de mener, ces défis-là étaient des plaies inguérissables dans le temps. Aujourd’hui, quand nous prenons les routes, les infrastructures, l’énergie, tous ces secteurs-là sont abordés en même temps et avec la même abnégation », s’est-il félicité.

Le vice-président de l’Assemblée nationale a, ensuite, invité les militants du parti au pouvoir à ne pas écouter les discours des opposants au troisième mandat. « Ne vous laissez pas distraire parce que tous ceux qui sont en train de parler, nous connaissons leur passé. Nous connaissons qui ils sont, d’où ils viennent et où ils veulent nous envoyer. Soyons sereins pour que l’objectif qu’on s’est assigné pour tirer la Guinée de l’ornière soit une réalité. Soyez rassurés que le programme que le président de la République s’est fait, il ne sera pas distrait.

Il doit continuer son élan d’envol économique, il va continuer à faire de la Guinée un havre de paix, d’union et de solidarité. Il va continuer à unir les guinéens parce que très souvent quand nous écoutons certains, ils veulent mettre dans leurs stratégies l’ethnisation de la Guinée. Or, la Guinée est une famille. Cette famille, elle ne sera jamais divisée et c’est ensemble que nous devons réussir, c’est ensemble que nous devons bâtir la Guinée, c’est ensemble que nous allons prouver au monde entier que la Guinée est indivisible. Ce qui unit la Guinée est plus fort que ce qui la divise.

Nous allons continuer à prouver aux autres que cette Guinée était une vieille femme assise sur de l’or et en train de quémander. Et aujourd’hui, cette richesse est en train d’être valorisée dans tous les domaines. Alors, ne nous laissons pas distraire à travers des discours qui ne sont pas du tout appréciables pour des hommes politiques. Soyez rassurées que la direction nationale ne sera en reste pour vous accompagner les femmes », a promis l’honorable Saloum Cissé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Cellou Dalein, Sékou Koundouno, FNDC : Souleymane Keïta flingue les opposants au 3ème mandat

18 avril 2019 à 12 12 07 04074

Comme annoncé précédemment, Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel et conseiller à la présidence de la République, chargé de mission , a accordé une interview à Guineematin.com dans la soirée du mardi, 16 avril 2019. Après la première partie dans laquelle nous avons parlé de la condamnation de Paul Moussa Diawara, nous vous proposons ci-dessous le décryptage de la seconde partie qui porte sur la brûlante question de la modification de la constitution souhaitée par le pouvoir de Conakry.

Ce qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Ce responsable du parti au pouvoir a tiré à boulets rouges sur les opposants au changement de constitution, avant de prévenir que personne ne peut empêcher la réalisation de ce projet.

Décryptage !

Guineematin.com : l’actualité est marquée par le débat autour de la modification de la Constitution actuelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Il y a d’un côté, les partisans du pouvoir qui font la promotion de ce projet, et de l’autre, les opposants et certains activistes de la société civile qui se battent contre toute idée de troisième mandat. En tant que responsable du parti au pouvoir et conseiller du président de la République, quelle est votre position sur la question ?

Souleymane Keïta : d’abord, vous posez deux (2) problèmes différents : le premier est la modification de la constitution qui est un droit que la constitution elle-même confère au président de la République et à l’Assemblée nationale en tant que toutes deux des institutions de la République. Et l’autre, ce troisième mandat. Je ne parle pas de ça. Parce que pour moi, c’est un débat prématuré et insensé.

Cependant, la question sur la modification de la constitution est bel et bien un sujet qu’on doit débattre. Parce que c’est fondamental. Vous savez que la démocratie, c’est un système de gouvernance basé essentiellement sur la possibilité que ce régime offre aux citoyens de participer à leur gestion.

Donc si on se retrouve dans une situation où le peuple qui est gouverné n’a plus le droit de s’interroger sur la façon dont il est gouverné, bien-entendu, il n’y a plus de démocratie. Et je crois que nous relevons assez de problèmes dans notre constitution, notamment  la substance même qui constitue le fondement de toute constitution, c’est le processus d’adoption qui importe le plus.

Quelle que soit la beauté d’un texte constitutionnel, lorsqu’il n’est pas adopté conformément aux dispositions de la loi qui consistent d’ailleurs à faire un référendum, ce n’est pas une constitution. Alors pour nous, le débat aujourd’hui, c’est de voir est-ce que les pouvoirs publics, l’institution en charge, notamment le président de la République, décident de soumettre une constitution au peuple de Guinée. Nous, nous le souhaitons très ardemment.

Parce que nous pensons que dans notre pays, ce processus doit se faire, la société doit évoluer. Il y a beaucoup d’éléments concrets sur lesquels nous devons murir la réflexion, qui ne sont pas traités de façon intelligente dans les textes actuellement qui régissent notre société. Et moi, en tant que responsable du parti, je pense que doter le pays de nouvelles lois qui permettront au pays d’évoluer,  en termes de démocratie, en termes de société, de modèle sociale adapté aux réalités actuelles, ne peut être mise qu’à l’actif du bilan politique que nous revendiquons jalousement.

Parce que vous savez que le bilan d’un président, d’une gouvernance, n’est pas qu’économique, n’est pas qu’infrastructurel, n’est pas que social. Le bilan, il est aussi politique. Lorsque vous êtes capables de doter votre société d’un ensemble de règles formelles qui pourront assurer à la fois la stabilité, mais aussi l’évolution de la société vers le perfectionnement, bien-entendu, nous, nous mettons ça au compte du bilan politique. Donc pour nous, cette modification de la constitution prévue, si c’est posé, le RPG soutiendrait et le RPG va même solliciter cela, parce que nous en avons besoin.

Guineematin.com : monsieur Keïta, vous faites partie de ceux qui voudraient que la constitution actuelle soit modifiée. Mais, une bonne partie de l’opinion a du mal à comprendre qu’on ait attendu jusqu’à la fin du second mandat du président Alpha Condé pour poser ce problème.

Souleymane Keïta : il n’y a pas de période pour modifier une constitution lorsque ceux dont la loi permet de prendre l’initiative le prennent. Au fait, les gens ne poussent pas la réflexion jusqu’à un certain niveau. Modifier la constitution en 2012 ou en 2013, la modifier en 2015 ou en 2016, et la modifier en 2019, ça a le même résultat politique. Beaucoup de gens pensent que modifier la constitution, puisque la loi n’est pas rétroactive, c’est donner la possibilité au président de la République de se représenter. Mais je vous rappelle que modifier la même constitution en 2012 produirait le même résultat.

C’est-à-dire, donner la possibilité au président de la République de se représenter à une élection présidentielle. Mais là n’est pas le débat. Le débat, c’est quel héritage on veut donner à la Guinée. Et moi, c’est ce qui m’intéresse. Et, je pense que c’est ce qui intéresse le président de la République parce qu’il s’est battu pour non seulement l’instauration de la démocratie en Guinée, mais pour faire en sorte que les bases qui consolident cette démocratie soient maintenues, et avec lui. Et, c’est ce que nous sommes en train de faire. C’est pourquoi, j’ai dit que ceux qui s’opposent à ça, sont simplement dans la diversion.

Mais en réalité, ce que vous être en train de dire, c’est seulement un poignet de citoyens notamment entretenus par quelques politiciens qui n’ont plus d’arguments à donner à la population. Sinon, le peuple est convaincu de la pertinence de la modification constitutionnelle en Guinée. Je peux vous relever un certain nombre d’éléments simples : premièrement, vous avez une constitution qui désobéit au principe formel connu universellement dans tous les Etats du monde. C’est le mode d’adoption.

Quelle que soit la façon dont le texte constitutionnel est élaboré, son application nécessite forcément le référendum. Il n’y a pas d’alternative possible que par un référendum. Chez nous, la constitution n’a pas été adoptée par référendum.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Ce sont des groupes d’intérêts, parce que les forces vives, c’était des groupes d’intérêts : les partis politiques, les syndicats, la société civile, les leaders d’opinion, etc. qui ont décidé de trouver un texte pour nous sortir de la transition. Donc, il n’y a pas eu référendum.  

C’est déjà un premier problème qui fait qu’au niveau international, nous ne pouvons pas nous glorifier de cette constitution qui est contraire aux principes premiers de l’adoption de la constitution. La deuxième chose, c’est que quand vous rentrez dans le contenu, vous avez une constitution où vous n’avez pas d’articles concernant certains aspects importants de la société.

La question par exemple des organisations régionales  n’est pas débattue, alors qu’aujourd’hui, dans toutes les préfectures, dans toutes les communautés, dans toutes les régions, vous voyez ces communautés qui se retrouvent et qui ont une influence réelle sur le fonctionnement de l’administration. Qu’est-ce qu’il faut en faire ? Ce sont des questions qui doivent amener aujourd’hui à la réflexion.

L’autre chose, c’est la vocation panafricaine du guinéen. Quand vous prenez l’hymne nationale de la Guinée et vous regardez la constitution, vous avez l’impression d’être dans deux (2) pays différents, vous avez l’impression que l’hymne nationale que vous chantez est l’hymne nationale d’un autre pays. Parce que ça ne reflète pas les dispositions de notre constitution.

L’autre chose, on vient de sortir des élections communales, vous avez vu, nous avons 114 députés. 114 députés, c’est fait sur la base d’une certaine sociologie, d’une certaine démographie qui aujourd’hui, ne s’adapte plus à la réalité. Ce qui fait que vous allez dans une sous-préfecture comme Banankoro, et vous venez dans une préfecture comme Koubia ou Yomou, vous voyez qu’il y a une disparité réelle.

Prenez une commune comme Matoto qui a 10 fois, si vous voulez, la population de Kaloum mais qui ont le même nombre de députés, tout ça, ce sont des questions qui doivent être relevées. La question des jeunes et des femmes. Aujourd’hui, c’est une Afrique qui bouge.

Comme vous le savez, l’avant dernier sommet de l’Union africaine, le thème, c’était investir dans le potentiel démographique de l’Afrique. 70% de la population africaine est jeune. La Guinée ne fait pas exception à la règle. Quelle est la place qu’on accorde aux jeunes et aux femmes dans cette constitution ?

Est-ce qu’il ne faudrait pas prendre en compte cette dimension-là ? C’est une constitution où il n’y a pas de statut d’ancien chef d’Etat. Tout ça, ce sont des questions qui méritent une réflexion approfondie. Parce que la résolution de problèmes que je viens de soulever, contribue à la stabilité de notre système politique.

Donc, si nous voulons avoir un système stable, un système performant qui permette d’assurer la continuité de l’Etat, on a bel et bien besoin d’amener la réflexion à ce niveau-là. Ça n’a rien à avoir, encore une fois, avec la question de 3ème mandat. Je vous rappelle, le président Wade a modifié la constitution au Sénégal dans l’intention de se représenter à une élection, l’élection qui a suivi, il a été battu. Ça dépend de qui tu as en face.

Nous, nous sommes au RPG, ce débat viendra. Et, on sera prêt pour en discuter. Pour le moment, ce qui nous intéresse, c’est de parachever notre travail. Et, le parachèvement de ce travail prend en compte le principe qui consiste à doter de textes propres, des textes clairs, indemnes de toute confusion pour permettre à notre pays d’évoluer dans la sérénité.

Comment vous pouvez expliquer par exemple que lors d’une élection communale, que ça soit des partis politiques qui  imposent leur volonté aux communautés ? L’exemple illustratif s’est passé à Kindia : Abdoulaye Bah a voulu défier toute la notabilité de Kindia, alors dans les élections communales, il y a une dimension sociologique qui doit être prise en compte.

Nous par exemple au RPG, nous avons perdu à Faranah parce que tout simplement nous avons imposé un candidat qui n’était pas le choix de la population sous une dimension sociologique et historique, et du coup, le parti a perdu. La même chose s’est passée à Kindia. Ce sont des éléments pertinents que nous devons amener aujourd’hui à la réflexion, appeler les constitutionnalistes à voir, à nous aider à voir comment on intègre l’ensemble de ces questions dans l’approche future.

En Guinée, vous avez plus de 10 institutions pour rien, ça ne sert à rien. Donc voilà, on ne récuse pas de manière systématique cette constitution puisque de toutes les façons, on l’a conçu dans un contexte de crise dans lequel les intérêts antagonistes se poirotaient par-ci, par-là. Aujourd’hui, doter notre pays d’une nouvelle constitution, va permettre au président de la République d’aider la Guinée à avoir des textes qui permettent de résister au temps et de régler toutes les crises latentes dans les dispositions mêmes de nos textes de lois.

Guineematin.com : en ce qui ce qui concerne a question du troisième, même si vous dites qu’elle n’est pas encore posée, elle fait l’objet de débats dans le pays. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup s’opposent au projet de nouvelle constitution parce qu’ils estiment que ce projet vise à offrir au chef de l’Etat une présidence à vie. Vous qui êtes proche du président Alpha Condé, dites-nous, est-ce qu’il nourrit personnellement cette ambition ?

Souleymane Keïta : moi, je ne parle pas de ça. Si le président se prononce, il se prononce publiquement. Pour le moment, c’est un débat qui est ouvert. Et je crois que ce n’est pas le président qui a ouvert, c’est l’opposition même qui a ouvert le débat de la constitution. Parce que tout simplement, elle est une opposition sans vision et sans stratégie. C’est l’opposition qui a ouvert le débat.

Je vous dis, la raison, elle est toute simple. Ils ont toujours voulu que président se prononce sur la question du 3èmemandat, le président n’a pas à se prononcer sur une question de 3ème mandat. Le 3ème mandat n’est pas constitutionnel. Le président de la République ne peut pas se prononcer sur un sujet inutile comme ça.

Il s’occupe à autres choses : c’est la réalisation de ses promesses, c’est la mise en œuvre de son projet de société qui, du reste, connait une adhésion de la population guinéenne. Que cela n’en déplaise aux détracteurs, aujourd’hui la Guinée est en chantier. Dans toutes les régions, la Guinée est en chantier. Donc ce débat, pour nous, n’a pas de sens.

Je considère comme je l’ai dit tantôt, faire les routes, faire des barrages hydroélectriques, appuyer les agriculteurs, favoriser la promotion des jeunes et des femmes, faire des textes qui permettent de définir de nouvelles règles adaptées à la réalité de notre pays, pour la Guinée, fait partie aussi de notre bilan.

Donc pour moi, doter la Guinée d’une nouvelle constitution avec bien-entendu la volonté du peuple, parce qu’il appartient au peuple de décider,  c’est la loi qui permet au président de la République de prendre l’initiative et de soumettre à la population. Personne, encore personne ne peut s’opposer à ce que le président veuille interroger la population sur un modèle politique, social et économique qu’il veut lui soumettre.

Personne ne peut empêcher cela, fût-il un leader politique. Et nous, on le fera s’il plaît à Dieu pour permettre à la Guinée d’avoir des textes qui permettent d’assurer sa stabilité, son développement, mais aussi le vivre en commun.

Guineematin.com : il y a quand même l’opposition, dans son ensemble, plus des activistes de la société civile et des défenseurs des droits de l’Homme qui se sont retrouvés pour former un mouvement dénommé Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Ne pensez-vous pas que tous ces réunis peuvent empêcher le projet de modification de la Constitution ?

Souleymane Keïta : c’est ridicule. A la limite, c’est une diversion. C’est un mariage forcé entre des gens qui ne peuvent pas être épousés par le même mari : l’UFR, l’UFDG, Balai Citoyen, PEDN et que sais-je encore. Je relève deux choses dans la formation de ce front : d’abord c’est insensé, vous avez l’impression que ce sont des ignorants qui se sont réunis pour le faire. Parce que ce que la loi permet, ce que la constitution permet, un groupe de citoyens ne peut pas se retrouver pour s’opposer à la constitution.

D’abord, c’est anticonstitutionnel ce qu’ils ont fait, ça signifie que leur existence légale doit être mise en cause et conséquemment, ils ne devraient pas avoir la possibilité d’exercer en tout cas si c’est moi qui décide, ça c’est un.

La deuxième chose, c’est l’identité de ceux qui composent cette structure. Dans le débat constitutionnel en Guinée, il y a un certain nombre de personnes qui sont disqualifiées, au premier rang desquels Cellou Dalein Diallo. Après avoir été ce qu’il a été dans les différents régimes successifs du Général feu Lansana Conté,  il n’a pas droit à la parole quand il s’agit du débat constitutionnel en Guinée. Nous, nous sommes jeunes mais nous savons ce qui s’est passé dans ce pays-là. L’histoire est têtue, il ne peut pas se peindre aujourd’hui en moine pour venir nous enseigner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance. Il ne peut pas.

Deuxième, les autres jeunes, ce sont des jeunes malheureusement qui ne comprennent pas. Mais là aussi, ça se comprend. Quand vous prenez le Balai Citoyen, le coordinateur du Balai Citoyen était le coordinateur du mouvement Dadis doit rester quand nous on se battait pour le passage du pouvoir aux civils. Ce sont des démagogues réunis qui n’ont plus rien à prouver devant la population guinéenne et qui veulent nous distraire. Et c’est pourquoi j’ai dit que personne ne peut empêcher au président d’user du droit que lui confère la constitution.

Guineematin.com : après le président Alpha Condé, qui vous voyez prendre la tête du RPG Arc-en-ciel ?

Souleymane Keïta : l’avenir nous en dira. Le RPG est plein de grands cadres. Il y a un bureau politique qui regroupe des cadres chevronnés, des politiciens aguerris qui ont toute leur expérience. Je vous rappelle que le professeur Alpha Condé a dirigé ce parti avec des cadres qui ont continuité à faire fonctionner le parti pendant que le président était en prison. Le RPG était encore plus fort lorsque le président était en prison. C’est des gens qui ont fait fonctionner le parti en ce moment, ils sont là, ils ont la connaissance, le sens politique et tout ce qu’il faut pour continuité à faire la relève.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Quel est votre mot de la fin ?

Souleymane Keïta : le dernier mot, je profite de votre médium pour lancer cet appel aux responsables du parti, aux jeunes du parti, aux femmes de Guinée, de comprendre que nous sommes à la croisée des chemins et que nous sommes à un carrefour important de notre histoire. Notre pays doit avancer, le changement a commencé, le changement doit continuer.

Aujourd’hui, nous sommes en démocratie grâce au professeur Alpha Condé qui laisse à chacun de s’exprimer. Cependant, nous sommes fatigués par les pagailles organisées souvent par les partis de l’opposition, notamment l’UFR et l’UFDG qui manipulent des jeunes loubards pour venir perturber chaque fois que des manifestations sont organisées.

Ce n’est pas civilisé, ce n’est pas intelligent, ce n’est pas stratégique. Ça prouve à la limite leur perte d’espoir. Mais, qu’ils comprennent que les jeunes du RPG sont déterminés et prêts à agir. Qu’ils arrêtent de venir perturber les manifestations.

S’ils sont contre la révision ou la modification constitutionnelle, qu’ils organisent des manifestations à leur tour pour montrer leur mécontentement. Mais, ne profitez pas des manifestations de la mouvance, pour venir semer le désordre. Celui qui le fait désormais, il aura à faire avec le parti et il aura à faire avec la loi.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Présidence de la République : le ministre Bah Ousmane menace de quitter Alpha Condé

13 avril 2019 à 16 04 11 04114

Le ministre conseiller spécial du président Alpha Condé menace de jeter l’éponge. Bah Ousmane est, en effet, en colère contre certains agissements du régime actuel. Il l’a exprimé lors de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi, 13 avril 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A l’origine de la colère du président de l’UPR, deux éléments se dégagent. Le plus fondamental est le silence « coupable » des autorités face au retard du remplacement du maire UPR de Leymiro, Abdoul Aliou Salle, décédé en début d’année.

A Leymiro, l’UPR avait eu 5 conseillers sur les 17 au terme des élections communales de février 2018. Dans la coalition qui a remporté l’exécutif, le parti NFD de Mouctar Diallo a obtenu 2 conseillers à égalité avec le RPG. Les 8 autres ont été élus sur la liste de l’UFDG.

« A l’élection du bureau exécutif de la commune rurale de Leymiro, l’UPR a remporté le poste de maire. Les deux autres alliés ont eu chacun un poste de vice maire. Mais depuis le décès de notre maire, nous avons tout fait pour le remplacer, en vain. Comme c’est ainsi, nous voulons savoir qui se cache derrière cela », a dit le leader de l’UPR.

A défaut de récupérer le poste de maire, l’allié d’Alpha Condé annonce qu’il va quitter ses fonctions de ministre d’État, conseiller spécial du président de la République. « Nous ne pouvons pas accepter cela. Il faut que cela soit clair. Si nous n’avons pas notre poste de maire, eh bien, nous libérons la fonction que nous occupons. C’est d’abord le parti, c’est lui qui a nous mis là-bas, si ses intérêts sont bafoués, nous ne pouvons pas être d’accord », a dit Elhadj Ousmane Bah devant ses militants.

Le président de l’UPR promet d’ailleurs de publier prochainement une déclaration dans ce sens. Comme pour dire que les relations entre Alpha Condé et son allié de toujours ne sont plus au beau fixe.

L’autre point de discorde entre les deux alliés est relatif à la campagne de reconnaissance et de soutien du Fouta au président de la République, initiée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo. Une initiative que ne partage pas Elhadj Ousmane Bah. Du moins dans la forme. Pour le leader de l’UPR, la dignité vient avant toute chose. « Nous tenons à préserver notre dignité, elle est plus importante pour nous que tout le reste ».

Reste à savoir quelle sera la réaction du président de la République face à cette menace de son allié de longue date.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628089845

Lire

Siguiri : ambiance de fête et promotion d’une nouvelle Constitution ce dimanche

7 avril 2019 à 18 06 32 04324

Un mouvement de soutien à une nouvelle Constitution pour maintenir le professeur Alpha Condé au pouvoir a été organisé ce dimanche, 07 avril 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. Une initiative financée par madame Bangoura Gnalèn Condé, cheffe de cabinet à la Primature, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’image de Coyah et Dubréka, la ville de Siguiri a vibré au rythme des promoteurs d’une nouvelle Constitution en vue de maintenir Alpha Condé au pouvoir. De nombreuses femmes ont pris part à cette manifestation. On notait la présence des associations de femmes de Siguiri.

Interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, Hawa Diakité, porte parole des femmes, a expliqué les motifs de cette manifestation. « Nous sommes très contentes. Grâce à notre grande sœur, Gnalèn Condé, les femmes de Siguiri se sont donné les mains. Les divisions et les haines qui étaient là sont toutes enterrées grâce à elle.

Elle a envoyé des habits en quantité pour soutenir Alpha Condé. On était frustré, mais tout est fini. Nous sommes pour Alpha Condé. Pas une question de troisième mandat, mais Alpha Condé jusqu’à son dernier jour », a lancé la dame.

Pour sa part, Moussa Philan Traoré, ex gouverneur de Faranah, ex conseiller au ministère de l’administration du territoire, a fait savoir que le référendum se tiendra en vue la Constitution au profit du président Alpha Condé et du parti présidentiel, le RPG Arc-en-ciel.

« Femmes de Siguiri, je suis venu vous rendre visite. L’ingratitude est un acte volontaire, le président Alpha Condé avait dit qu’il mourra pour la cause des femmes. Mais, les femmes de Siguiri sont l’épine dorsale des femmes guinéenne.

Les bêtises qu’on vous dit, ne les écoutez pas. Qu’ils le veulent ou pas, le référendum aura lieu, Dieu a décidé pour le référendum. Il y a 34 ans, le 4 juillet 85, qu’il y a eu le coup Diarra Traoré. Qui pensait qu’aujourd’hui arriverait ?

Celui qui est venu dire que la Guinée ne peut pas aller sans les Malinké, sans les Peuls, sans les Forestiers, c’est Alpha Condé. Celui qui ne veut pas ce dernier est contre Dieu. Je vous invite à voter oui à la nouvelle Constitution », a lancé monsieur Traoré.

Pour le préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba, le référendum pour une quatrième République est nécessaire.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Kassory Fofana au siège du RPG : voici l’intégralité de son discours

6 avril 2019 à 16 04 36 04364

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre guinéen a présidé l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 6 avril 2019.
Ibrahima Kassory Fofana a tenu un discours dans lequel il a prédit l’échec du front contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé lancé cette semaine à Conakry. Le chef du gouvernement guinéen a vanté aussi les acquis du régime en place avant d’appeler les militants du RPG Arc-en-ciel à la mobilisation et à ne pas se laisser divertir par discours des opposants.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité du discours que Kassory Fofana a prononcé devant les militants du parti au pouvoir.

« Vous devez rester mobilisés parce que notre parti est le plus grand parti du pays. Vous devez rester mobilisés parce que notre champion est de loin le meilleur des acteurs dans ce pays. Je vais vous dire une chose, ceux qui prétendent le pouvoir, je voudrais les soumettre à l’épreuve d’endurance de marcher de Sékhoutouréyah à Coyah. Aucun d’eux, en dehors du professeur Alpha Condé, ne pourrait passer cette épreuve d’endurance. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Dieu a donné la santé à notre Chef, Dieu lui a donné les moyens d’aider à continuer à supporter, à pousser la Guinée vers le bonheur …

Ne faites pas attention aux sirènes d’illusion qu’on écoute ces derniers jours. L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part. Nous saluons l’agrandissement des bases de notre alliance, la mouvance présidentielle. Nous saluons le retour dans l’alliance de Papa Koly. Il a compris, comme beaucoup avant lui, que la vérité, c’est au sein du RPG, la vérité et l’avenir, c’est avec le professeur Alpha Condé. Ne cédons pas à la facilité, n’écoutons pas les histoires qu’on raconte ici et là dans les réseaux sociaux.

La vérité c’est quoi ? La vérité est que le professeur Alpha Condé a tiré la Guinée des difficultés et est en train de donner à ce pays, de donner à ce peuple ce qu’il mérite. Je ne vais pas énumérer les acquis, tout le monde le sait. Mais, pour ceux qui prétendent qu’on n’a rien fait, je leur demanderais de se souvenir d’où nous venons. Parce que l’évaluation correcte des situations suppose que vous partiez d’un point de départ, que vous évaluez en un point d’arrivée. Nous ne sommes pas à un point d’arrivée, nous sommes à un point de temps. Mais, on est heureux de pouvoir constater que tous les clignotants sont au vert…

Le professeur Alpha Condé a délivré ses promesses par rapport à la Guinée. Il a délivré sur ces promesses par rapport à ses engagements panafricanistes. Ce n’est pas sans raison que nous accueillerons demain le président élu de l’Union africaine. Ce n’est pas sans raison qu’il vient en Guinée pour présenter ses hommages et ses respects au professeur Alpha Condé, parce que le professeur Alpha Condé est un grand homme. (…)

J’ai vu dans l’ordre du jour, la vigilance a été inscrite comme point crucial. Quand vous écoutez les radios, vous lisez les réseaux sociaux, vous vous demandez si vous êtes en Guinée. Ceux qui parlent et ceux qui écrivent, rendent compte de ce qui n’est pas, pour faire des contre-vérités. Mais nous, en tant que militants convaincus, cela ne doit pas nous perturber.

Nous ne provoquerons personne. Mais, nous ne laisserons personne mettre le feu à la Guinée. Ce pays, est ce qui nous est cher à tous. Nous avons aujourd’hui un calme relatif, une sécurité garantie. Je puis vous dire, au nom du professeur Alpha Condé, que cette sécurité sera renforcée pour que les Guinéens et les Guinéennes vaquent à leurs affaires sans que personne ne les dérange ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Les responsables du RPG à Banankoro très furieux : « nous allons démanteler le réseau de Damaro »

6 avril 2019 à 11 11 02 04024

Les réactions courroucées se multiplient suite au passage de l’honorable Amadou Damaro Camara dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace, avant-hier jeudi, 04 avril 2019. Après la sortie des magistrats qui ont dénoncé des propos « séditieux » et « très graves » de la part du chef de la majorité présidentielle au Parlement, c’est au tour des responsables du RPG Arc-en-ciel à Banankoro de se faire entendre. Et ces derniers n’ont pas fait de cadeau à Amadou Damaro Camara, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A l’origine de la colère de ces cadres du parti au pouvoir, les propos du député Damaro Camara, les accusant d’être derrière des « arrestations arbitraires » enregistrées à Banankoro après l’attaque des installations de Guiter S.A dans la sous-préfecture. Parmi les personnes interpellées suite à ces dégâts, figurent le Sotikèmo de Banankoro et Sékouba Cissé alias « Armée », qui dirige une faction du RPG Arc-en-ciel opposée au comité directeur du parti au pouvoir dans la localité.

Les membres de ce comité directeur dénoncent une calomnie de la part du président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale, et promettent de régler les comptes de l’honorable Amadou Damaro Camara. Ils l’ont dit au cours d’une réunion tenue hier, vendredi 05 avril 2019, à Banankoro.

« Nous allons démanteler le réseau de Damaro ici, et le président saura ce que Damaro est en train de mener dans la sous-préfecture. Moi, je ne voulais pas parler de lui et de ses jeux ambigus aux côtés du président. Il estime qu’il est le député de la préfecture de Kérouané, donc tout problème de Kérouané, il doit s’en mêler et jouer un rôle.On a été frappé ici par les jeunes et expropriés de nos véhicules et motos il y a un an 3 mois, qu’est-ce Damaro a fait ?

La sortie de Damaro nous a montrés que c’est lui qui est derrière toute la déstabilisation ici. La preuve, une mission de la présidence est venue ici il y a plus d’un mois pour installer les bureaux des sections et sous-sections mais malheureusement, cette équipe reste bloquée à Kérouané par des inconnus. Et la main noire qui est derrière ça, c’est celle de Damaro », a déclaré Elhadj Djomba Mory Traoré, secrétaire général de la section RPG Arc-en-ciel de Banankoro.

Abondant dans le même sens, Balla Moussa Dioubaté, le président du bureau des cadres, a tiré à boulets rouges sur le Damaro Camara, l’accusant de manigances douteuses. « Nous allons montrer la vraie face de Damaro au monde entier. L’ambition de Damaro, c’est de déstabiliser le RPG Arc-en-ciel ici.
La preuve, lors de sa dernière tournée il y a juste quelques mois, il est venu dire ici que le président est trop vieux maintenant, qu’il faut faire confiance aux fils du territoire au détriment du président, j’ai tous les audio de Damaro avec moi ici dans mon ordinateur.

Pire, il avait distribué des motos aux jeunes de Gbenko, Banankoro et Sibiribaro. Tenez-vous bien ! Ce n’est pas les jeunes du parti mais son clan, et il y avait même des T-Shirt de Damaro ici. Comme nous n’avons pas accepté, c’est pourquoi il nous calomnie. Nous Devons nous mobiliser contre cette calomnie de Damaro à notre endroit en disant que nous sommes derrière les affaires judiciaires », a-t-il dit.

Ces cadres décident d’envoyer un message au président de la République au sujet de l’honorable Damaro Camara.

Moussa Oulén Traoré pour Guineematin.com

Lire

Front contre un 3ème mandat : pourtant, Alpha Condé aurait pu aider le RPG…

3 avril 2019 à 22 10 15 04154

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les forces sociales et politiques de la Guinée ont lancé un mouvement anti troisième mandat ce mercredi à Conakry. Ce front commun pour la sauvegarde des acquis démocratiques dans notre cher pays- et qui a ainsi commencé officiellement ses activités de lutte contre le coup d’Etat constitutionnel voulu par le régime Alpha Condé et tous les promoteurs d’une troisième dictature en République de Guinée ce 03 avril 2019- sera sans coloration politique, ethnique, religieuse ou professionnelle.

Le RPG vient de loin

Tout d’abord, il importe de rappeler que le RPG est né des cendres du MND (le Mouvement national démocratique). Ce mouvement clandestin avait été créé en 1977 par Alpha Condé, feu Pr Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres. Au fil du temps, le MND s’était d’abord mué en UJP (Unité, Justice, Patrie), avant de se transformer en RPG (Rassemblement des patriotes guinéens), puis au Rassemblement du peuple de Guinée (en gardant le même sigle, RPG).

Dans sa besace, le parti (dominé par le très autoritaire Alpha Condé, devenu seul maître à bord) a marqué les esprits aux côtés d’autres figures politiques guinéennes, notamment Bâ Mamadou de l’UNR, Siradiou Diallo du PRP, Jean Marie Doré de l’UPG, Charles Pascal Tolno du PPG… Ce parti est surtout connu pour avoir des militants déterminés et très engagés, même si son leader est considéré par certains comme un opposant peureux, qui a souvent fui les manifestations de rue, contrairement au téméraire Bâ Mamadou par exemple…

A l’issue des joutes électorales, les Guinéens ont accordé au RPG du professeur Alpha Condé les résultats suivants :

–           19, 55% des voix à la présidentielle du 19 décembre 1993 ;

–          19 députés élus le 11 juin 1995 (sur les 114) ;

–          16, 9 % à la présidentielle du 14 décembre 1998 (derrière le Général Lansana Conté, réélu avec 56,1 % et Bâ Mamadou qui était arrivé 2ème avec 24,6 % voix) ;

–          52, 52 % à la présidentielle du 07 novembre 2010 ;

–          53 élus (sur 114 députés) aux élections législatives du 28 septembre 2013 ;

–          57, 85 % des voix à la présidentielle du 11 octobre 2015

Le géant RPG succombera-t-il dans la tourmente ?

Cette ultime victoire du RPG (rebaptisé RPG arc-en-ciel en 2010) par un coup KO à la présidentielle du 11 octobre 2015 pourrait bien être l’apogée de ce parti qui a semblé lier son avenir à celui de son incontesté leader. Un des effets secondaires du mouvement anti troisième mandat- qui regroupe d’abord les adversaires du régime- pourrait engendrer, à long terme, des démissions de certains cadres et proches du pouvoir. Il n’est pas à exclure que des figures insoupçonnées du RPG soutiennent la constitution et les progrès démocratiques de la Guinée face à la volonté du chef de l’Etat (81 ans) et à ceux qui le poussent à s’accrocher au pouvoir jusqu’à sa mort, comme Sékou Touré et Lansana Conté…

Les dindons de la farce !

Que le président Alpha Condé finisse par accepter de se plier au respect de la Constitution et ne pas se représenter après 2020 ou pas, les cadres du parti présidentiel pourraient regretter leur choix au bout de la contestation. Le parti risque même de se désagréger par manque de leader accepté de tous, lorsque le projet de pouvoir à vie échouera et que des élections « démocratiques » seront organisées, même sous Alpha Condé ; si ce dernier ne le fait que par contrainte, à l’issue des mouvements de protestation…

Sous la première République, ce sont Sékou Touré et ses hommes qui faisaient et défaisaient les puissants du pays. Le PDG, parti unique, était plus que fort et ses cadres s’imposaient naturellement sur tous les autres citoyens. La mort du dictateur a presque enterré le parti. Trente-cinq ans après, le PDG ne parvient à faire élire aucun député sur les 114 de l’Assemblée nationale, ni aucun maire sur les 342 circonscriptions de la Guinée ! Et, cet ancien géant politique de la Guinée ne peut même plus imaginer dans ses rêves revenir à la tête du pays qu’il a pourtant eu le temps de gérer comme sa propriété privée, pendant 26 années… Même Aminata Touré, la bien aimée fille de Sékou Touré, a dû se présenter comme candidate indépendante (et s’éloigner ainsi de l’idéologie de son défunt père) pour se faire élire à la mairie de Kaloum…

Sous la deuxième République, le Général Lansana Conté, père de la démocratie en République de Guinée, pouvait même décider où son parti, le PUP, devait « prendre » et où il allait « laisser gagner » ses opposants. Après sa mort, le PUP, comme le PDG, est incapable d’avoir ni un député, ni un maire sur l’ensemble du territoire national…

Premier à accéder à la magistrature suprême de la Guinée par la voie électorale, Alpha Condé ne semble pas aujourd’hui vouloir être l’exception ! Son parti, non plus, refuse de s’inspirer des échecs des deux anciens partis au pouvoir. L’unique voix de l’honorable Saloum Cissé (secrétaire général par intérim du RPG arc-en-ciel et premier vice-président de l’Assemblée nationale)- qui avait hasardé un pronostic d’une victoire du RPG arc-en-ciel en 2020 sans le président historique- a été étranglée. L’homme aurait été tellement critiqué que lui-même se serait rétracté. « C’était une bêtise politique » avait alors commenté Amadou Damaro Camara, qui a pris le dessus et qui ne fait plus mystère de son soutien à une présidence à vie pour l’homme « providentiel », Alpha Condé.

« Les révolutions n’ont lieu que quand les modérés se laissent conduire par des furieux, et les clairvoyants par des aveugles » (Chauvot de Beauchêne).

A ce jour, on peut être le plus nul et le moins vertueux de la République, mais quand on est capable de mettre entre parenthèse sa dignité pour insulter ceux qui soutiennent le respect de la Constitution et l’alternance en Guinée, on peut se faire nommer au poste de son choix. Ce qui, évidemment, met beaucoup de cadres et intellectuels guinéens dans un dilemme : choisir la démocratie dans son pays ou les délices du pouvoir finissant ! Ce sont eux qui haïssent le plus ce débat portant sur le changement (ou modification) de la Constitution qui permettrait au professeur Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée après 2020. Ces cadres souhaitent que ce débat se fasse le plus tard possible, le temps pour eux de s’enrichir au maximum et de placer les leurs, avant de se présenter à la dernière minute comme étant de ceux qui n’avaient JAMAIS hésité de soutenir le respect des règles démocratiques…

« On échoue plus souvent par timidité que par excès d’audace », estime David Grayson

Au-delà de ce qui aurait pu muer le militant Alpha Condé en prédateur de la démocratie, il est à s’interroger sur le mutisme des cadres valeureux du RPG arc-en-ciel, qui auraient pu demander au chef de l’Etat de soutenir un des leurs ? Car, Dieu sait qu’au-delà des acteurs connus du grand public- et qui ont déjà l’étoffe de se faire accepter à une élection présidentielle- de nombreux autres hauts cadres (dont certains ne travaillent même pas dans le secteur public) pouvaient porter haut l’étendard jaune du RPG arc-en-ciel. Malheureusement, ils risquent tous de payer cher la facture de leur avarice d’aujourd’hui par le bannissement politique qui sanctionnera inéluctablement la chute de leur système, s’ils cherchent à entraver la marche du peuple de Guinée vers une démocratie véritable…

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Lire

Coyah : Moalim Touré révèle comment Alpha Condé a battu Cellou Dalein en 2010

1 avril 2019 à 8 08 43 04434

Moalim Touré, un des conseillers du président Alpha Condé, a animé un meeting hier, dimanche 31 mars 2019, dans la préfecture de Coyah. A cette occasion, il a expliqué comment le président actuel a battu son principal opposant au second tour de la présidentielle de 2010, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est en compagnie d’une forte délégation du RPG Arc-en-ciel que Moalim Touré a été reçu dans la ville de Coyah. Dans un discours très communautariste, ce conseiller d’Alpha Condé a dénoncé vigoureusement les cadres soussous qui « s’attaquent à leurs parents (soussous, ndlr » qui sont aux affaires. Il accuse ces derniers de ne pas être de vrais soussous.

Moalim Touré a continué en expliquant que c’est grâce aux soussous que le président Alpha Condé, arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle de 2010 avec 18%, a réussi à renverser la vapeur pour remporter le second tour. « Dieu a aimé notre communauté parce qu’en 2010, Alpha Condé avait 18% et Cellou Dalein avait 43 %.

Il (Cellou Dalein) ne nous a pas respectés. Par contre, Alpha Condé est venu vers nous par respect et a dit de ne pas l’abandonner parce que nous sommes ses oncles. Nous nous sommes levés, 18% a dominé 43%. Cela veut dire que le soussou est béni », a déclaré Moalim Touré.

Il ajoute que ce soutien à Alpha est encore d’actualité aujourd’hui et qu’il restera jusqu’à sa mort. « Les Malinkés ont eu peur de nous en 2010, les peuls également. Il ne faut pas qu’on accepte qu’on dise que si le soussou arrange, c’est lui qui gâte encore. C’est nous qui avons soutenu Sékou Touré jusqu’à sa mort, on a soutenu Lansana Conté jusqu’à sa mort, et nous sommes derrière Alpha Condé jusqu’à sa mort », a-t-il laissé entendre.

A noter que des jeunes sont arrivés sur les lieux avec des papiers sur lesquels étaient écrits des slogans comme : « non au troisième mandat ; non à une autre Constitution ». Mais, ils ont été tabassés et certains même ont été arrêtés par les forces de l’ordre.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 62812436
2

Lire

Brouille entre le RPG et l’UFR : le show sur Twitter !

26 mars 2019 à 14 02 56 03563

Déjà pas en odeur de sainteté depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat, les relations entre le RPG Arc-en-ciel et l’UFR se sont compliquées davantage ces derniers jours. Cela, suite à une sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Le débat qui fait rage depuis cette déclaration s’est transporté sur Twitter, où les deux camps font le show depuis hier, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le ton a été donné par Sidya Touré, très actif sur ce réseau social. Dans un Tweet publié hier, lundi 25 mars 2019, le président de l’UFR a réagi au discours musclé que le président de la République, Alpha Condé, a tenu dimanche, au siège du RPG Arc-en-ciel. Avec un peu d’ironie, il regrette ce discours qui, selon lui, est « symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui ».

Une sortie qui n’a évidemment pas laissé indifférent le camp présidentiel. L’administrateur du compte créé au nom du président Alpha Condé (on ne connait pas son identité) a réagi non pas au contenu du message de Sidya Touré, mais à la forme. Il déplore le faible niveau grammatical du président de l’UFR, relevant « 9 fautes avec une syntaxe qui laisse à désirer » dans son Tweet.

Réponse du berger à la bergère ! Le débat est ainsi ouvert.

Sidya Touré ne laisse pas passer cette attaque. Le leader de l’UFR justifie les manquements à la grammaire française décelés dans son écrit par le fait que Twitter est exigeant sur le nombre de mots, indiquant qu’il fallait se faire l’économie de certaines choses pour pouvoir passer son message. « C’est pas une dictée c’est un tweet !!! » a-t-il répliqué.

Un argument pas valable pour l’administrateur du compte Twitter Prof_ AlphaCondé. Ce dernier estime qu’ « en ses grades et qualités, le langage sms n’est pas digne » des politiques qui doivent servir d’exemple pour les autres. Il conclut son tweet avec ironie : « De toutes les façons, ntanambé pour l’instant. i Touré ».

Le débat est bien lancé et on attend la réplique de Sidya Touré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire