Dans une déclaration rendue public dans la soirée d’hier, vendredi 03 novembre 2017, les associations de presse guinéenne ont décidé d’organiser une « marche de colère contre les exactions et l’acharnement de la Haute Autorité de Communication contre la presse privée nationale », le mardi prochain, le retrait de leurs représentants à la HAC et « leur remplacement par des mandataires plus professionnels ». En attendant, la presse privée guinéenne ne reconnaît plus la HAC « dans sa configuration actuelle »…

Ci-dessous, Guineemati.com vous propose l’intégralité de cette déclaration :

Déclaration conjointe des associations de presse de Guinée

La presse privée guinéenne a accompli d’énormes sacrifices pour être performante et efficace malgré des difficultés d’ordre logistique, matériel et financier. Force est de constater que ce sacrifice ne bénéfice point du soutien de la Haute Autorité de la Communication (HAC). L’illustration la plus achevée de ce mépris de cette instance pour les professionnels de l’information de notre pays a été le manque de solidarité de cette institution lors de la bastonnade des journalistes par une horde de gendarmes et la destruction de leurs matériels de travail par ces sbires dans l’indifférence totale de la HAC dont le seul crime est d’avoir demandé que la procédure soit respectée après l’interpellation et l’incarcération du Coordonnateur du groupe Gangan, Aboubacar Camara.

Le summum de cette haine nourrie par cette institution contre les médias privés est la suspension pour une semaine du groupe Espace et l’avertissement adressé au groupe Evasion.

De ce qui précède, les associations de presse de notre pays décident de :

1-L’organisation de la marche de colère contre les exactions et l’acharnement de la Haute Autorité de Communication contre la presse privée nationale dont l’itinéraire sera du ministère de la communication au siège de la Haute Autorité de Communication le mardi 7 novembre à 8 heures.

2- Le retrait de nos mandats aux représentants des associations de presse au sein de la Haute Autorité de la communication ;

3- Leur remplacement par des mandataires plus professionnels.

En attendant, les associations de presse de Guinée expriment leur droit de ne plus reconnaître la Haute Autorité de la Communication (HAC) dans sa configuration actuelle en cette phase critique où se joue le destin de la presse nationale.

Le collectif des associations de presse sait compter sur la solidarité des professionnels des médias et invite le grand public à la pleine compréhension du bien-fondé de cette action.

Conakry le 3 novembre 2017

URTELGUI, AGEPI, AGUIPE, APAC, UPLG et REMIGUI

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