Coginta recrute un (une) Chargé (e) de PROGRAMME : voici l’avis

10 janvier 2019 à 11 11 56 01561

Coginta est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) indépendante et apolitique dont le siège social est à Genève (Suisse). Spécialisée dans les réformes policières, la gouvernance du secteur de la sécurité, la sécurité communautaire et la lutte contre la criminalité, Coginta a développé un savoir-faire en matière de conseil, de formation, de programmation et de gestion de projets notamment dans les pays en situation de fragilité ou en sortie de crise.

Présent en Guinée depuis 2013, Coginta intervient dans la réforme du secteur de Sécurité et la réforme du secteur de la Justice.

Sur financement du Département d’Etat Américain, le projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » est mis en œuvre par Partners

Global, l’ONG Coginta et le CECIDE. L’objectif principal de ce projet est de contribuer à créer et pérenniser un climat social, économique et politique pacifié en améliorant les services de sécurité à la population.

Dans le cadre de ce partenariat, Coginta doit mettre en œuvre plusieurs composantes dont la formation des policiers et la Gouvernance locale de la sécurité. Le Résultat global attendu de ces composantes est le renforcement des capacités des policiers et l’amélioration de la gouvernance locale de la sécurité et le renforcement du dialogue entre la police et la population au travers des autorités locales et de la société civile.

Pour mettre en œuvre ces composantes, l’ONG Coginta recherche un (01) chargé(e) de programmes.

Description du poste

Placé(e) sous la supervision directe du Coordinateur du projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » de Coginta à Conakry, le(la) Chargé (e) de projet travaillera à temps plein et sera responsable des tâches suivantes:

  • Accompagner la mise en place des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des CLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Accompagner la mise en place des Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des FLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Former les membres des CLSPD des communes de Kindia, Kankan et Siguiri;
  • Contribuer à la formation des chefs de quartier sur la résolution de conflits et la prévention de la délinquance ;
  • Appuyer les chefs de quartier dans l’animation des fora locaux de sécurité dans les communes ciblées par le projet ;
  • Appuyer l’organisation des séances de sensibilisation des policiers référents dans les collèges et lycées pilotes ;
  • Contribuer à l’élaboration des plans locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dans les communes ciblées par le projet ;
  • Assurer une relation permanente avec les associations de prévention, d’assistance aux victimes, de jeunes et de femmes pour maintenir une veille sur les initiatives en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Contribuer à l’élaboration des rapports narratifs trimestriels.

Plus spécifiquement, le(la) Chargé(e) de programme est chargé(e) de :

  • Assister les coordonnateurs des CLSPD dans l’organisation des réunions périodiques;
  • Assister les chefs de quartiers et de districts dans l’organisation et l’animation des fora locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (une réunion mensuelle par quartier) ;
  • Rédiger les comptes rendus des FLSPD et produire une synthèse mensuelle à l’attention du coordonnateur du CLSPD ;
  • Contribuer à la sensibilisation de la population sur le concept de police de proximité et sur le rôle et les attributions du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Produire une cartographie des acteurs et des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Assurer le suivi et évaluer l’impact des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Elaborer des outils de suivi et d’évaluation des activités mises en œuvre en matière de prévention de la délinquance et de la criminalité ;
  • Rendre compte régulièrement des activités mises en œuvre au travers des rapports hebdomadaires et trimestriels.

Profil Recherché

1- Qualifications et compétences générales

  • Etre diplômé au minimum d’une maitrise en sociologie, études du développement, sciences politiques/juridiques, ou toute discipline connexe;
  • Avoir la capacité d’animer des sessions de formation avec des adultes et des mineurs
  • Avoir la maitrise des logiciels bureautiques (MS Office : Word, Excel ; Power point, Outlook…) ;
  • Etre capable de travailler en équipe et dans un environnement multiculturel;
  • Maîtriser au moins deux (02) langues locales parlées en Guinée ;
  • La connaissance des communes de Conakry, de Kindia, de Kankan et de Siguiri serait un atout. 

2- Compétences professionnelles requises

  • Avoir une expérience professionnelle d’au minimum cinq (05) ans dans la gestion de projets de développement communautaire et dont au moins deux (02) dans une Organisation Non Gouvernementale (ONG) ;
  • Avoir une expérience d’au moins un (01) an dans le domaine de la gouvernance locale ou de la prévention de la délinquance ;
  • Avoir une connaissance générale de la pratique policière et de la police de proximité
  • Avoir une excellente qualité rédactionnelle et de synthèse en français ;
  • Avoir une expérience de travail sur un projet financé par le Département d’Etat Américain serait un atout.

3- Qualités requises :

  • Sens du service public ;
  • Passion pour les projets de développement ;
  • Contact facile avec les jeunes et les acteurs de la société civile ;
  • Avoir le sens de l’initiative et être autonome ;
  • Réactivité, rigueur, flexibilité et disponibilité ; 
  • Capacité d’écoute et d’analyse ;
  • Capacité à rendre compte du déroulement des activités menées sur le terrain.

Lieu d’affectation : Conakry, avec des missions possibles à l’intérieur du pays.

Dossier de candidature: le dossier de candidature comprendra les documents suivants :

  • Une  lettre de motivation adressée à la Directrice Pays de l’Association COGINTA en République de Guinée et signée par le/la candidat(e) ;
  • Un (01) CV détaillé comportant l’adresse de trois (03) personnes de référence ;
  • Une (01) copie du/des diplôme(s), certificats(s) et des attestations relatifs aux qualifications et expériences.

Dépôts des dossiers de candidature: les dossiers de candidature doivent être déposés dans une enveloppe fermée portant la mention « Appel à Candidature – Chargé de programmes – Coginta », tous les jours ouvrables, et au plus tard le lundi 21 janvier 2019 à 16h00, au bureau Régional de COGINTA sis à l’Immeuble Rmaiti, 4ème étage, Bloc B, Coléah Lanséboundji, en face du Restaurant « Jardins de Guinée ».

Procédure de sélection : Seul(e)s les candidat(e)s dont les dossiers auront été retenus, seront contacté(e)s et passeront un test écrit suivi d’un entretien.

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Amadou Diallo (BBC) à Guineematin : cas du 1er militant du RPG tué par la police (vidéo)

25 décembre 2018 à 23 11 03 120312

A l’occasion de son récent séjour à Dakar (Sénégal), un journaliste de Guineematin.com a rencontré Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée. Dans une longue interview, ce professionnel du micro a accepté de nous confier son témoignage inédit de la journée meurtrière du 28 septembre 2009, ses débuts de journaliste à la RTG et à la BBC, ses relations avec les acteurs politiques guinéens, notamment avec le Pr. Alpha Condé (qui sera entre temps arrêté, jugé et condamné), ses plus beaux reportages à la BBC, les enquêtes « osées » de la RTG…

Dans la tranche qui suit, Guineematin.com vous propose le témoignage du doyen Amadou Diallo sur l’assassinat du tout premier militant du RPG par la police guinéenne sous le régime du Général Lansana Conté. C’est d’ailleurs en parlant de ce militant du RPG qu’il sera sanctionné par un ancien directeur de la RTG…

La première convocation du professeur Alpha Condé à la police judiciaire, il avait organisé un meeting qui était interdit. Et, ce jour, la tension était vive à Kaloum. La rédaction de la RTG m’a désigné pour aller couvrir ; et, j’étais accompagné du doyen Boubacar Bah.

Ce sont les militants du RPG qui étaient à la porte d’entrée de la police judiciaire… Quand je suis arrivé avec Boubacar Bah, on se présente et les militants nous laissent passer.

Le professeur Alpha Condé était face au commissaire Ibrahima Bah (paix à son âme) qui devait l’interroger. Et, à peine le commissaire Ibrahima Bah ouvre la bouche pour poser la première question, nous entendons des jets de pierres et des coups de gaz lacrymogène qui tonnent à l’extérieur de la police judiciaire. C’était le cafouillage ! En une fraction de seconde, les militants du RPG sont venus extraire le professeur Alpha Condé et ils sont sortis de Kaloum. Maintenant, c’était des affrontements entre les militants et les forces de l’ordre…

Et, c’est ce jour que le tout premier militant du RPG sous le régime du général Lansana Conté a été abattu. Et, c’est justement à cause de cette victime que j’avais été sanctionné à la RTG…

En attendant la suite du décryptage, Guineematin.com vous propose la version vidéo de ce témoignage d’Amadou Diallo :

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé

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Père Moïse Tinguiano à Guineematin : tout sur la fête de Noël

21 décembre 2018 à 10 10 05 120512

Les fidèles chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Noël, le 25 décembre prochain. L’heure est aux préparatifs pour la réussite de cet événement tant attendu par les chrétiens à travers le monde. Pour parler du sens de cette fête et de ses préparatifs, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu, dans la journée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, avec le Père Moise Tinguiano de la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : le 25 décembre prochain, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. Quel est le sens de cette fête ?

Père Moise Tinguiano : la fête de Noël, comme on le dit, c’est une fête qui nous permet de célébrer la naissance de Dieu parmi nous, Dieu en Jésus-Christ qui vient partager notre condition. Mais, avant cela, il y a une préparation à cette fête-là qu’on appelle le « temps de l’avant ». Un temps qui nous permet de nettoyer le cœur pour que nous puissions mieux recevoir dans notre histoire le fils de Dieu.

Guineematin.com : quelle est la durée du « temps de l’avant » et qu’est-ce-que le fidèle chrétien doit faire ?

Père Moise Tinguiano : ce temps dure un mois. On a quatre dimanches pour se préparer. C’est comme aussi le temps de carême, qui nous permet de célébrer la résurrection du seigneur. Le temps de l’avant, qui dure un mois, nous permet de nous préparer spirituellement mais aussi matériellement, en nous réconciliant avec nous-mêmes, en nous réconciliant avec nos frères, en nous réconciliant avec notre environnement pour mieux accueillir le fils de Dieu qui vient.

Guineematin.com : qu’est-ce que le fidèle chrétien doit faire pendant le « temps de l’avant » ?

Père Moise Tinguiano : avant la célébration de Noël, il faut purifier son cœur. Dans la paroisse Saint-Augustin de Taouyah qui vous accueille maintenant, il y a une préparation pénitentielle, c’est-à-dire que les fidèles qui viennent pour se confesser, pour reconnaître leurs péchés et pour prendre la résolution de se convertir, de partir de l’avant de nouveau, en priant pour la paix dans notre pays, en priant aussi pour les plus petits, parce que la fête de Noël, c’est aussi la fête des enfants.

Guineematin.com : en célébrant la fête de Noël, quels sont les messages qui seront véhiculés aux fidèles ?

Père Moise Tinguiano : pendant la fête de Noël, il faut toujours prier pour la paix, la paix dans le pays. Comme on connait aujourd’hui la situation de notre pays, la Guinée vit un moment difficile de son histoire avec ces nombreuses manifestations. Alors, il faut prier pour cela, pour les jeunes, afin qu’ils puissent retrouver le chemin pour pouvoir mieux étudier parce que c’est la relève de demain. Si ces jeunes-là ne sont pas bien formés aujourd’hui, ils ne pourront pas quand même relever le défi de développement que nous avons. Donc, il faut prier pour cela, il faut prier surtout pour que les cœurs des adultes se convertissent aussi pour prendre en compte la situation de ces jeunes qui souffrent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à retrouver le chemin de l’école. Nous avons besoin de cela. Pour les fidèles chrétiens, c’est de continuer encore à accueillir le verbe de Dieu, le fils de Dieu pour pouvoir communiquer aux autres la bonne nouvelle que lui, il est venu nous apporter, la bonne nouvelle de paix, de justice et de réconciliation.

Guineematin.com : dans la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, les préparatifs sont à quel niveau ?

Père Moise Tinguiano : nous en train de nous préparer. Préparation spirituelle et matérielle avec tout le monde. Donc, il y a les célébrations des messes, mais aussi les célébrations de sacrément, donc de pénitence. Les fidèles viendront déjà demain vendredi pour vivre ce moment de réconciliation avec Dieu ensemble. Vous avez vu déjà, il y a quelques-uns qui sont en train d’embellir ou bien de nettoyer l’église parce qu’il faut aussi que notre environnement soit propre. Les jeunes viendront le samedi matin pour faire le nettoyage général de notre Paroisse pour que nous puissions aussi accueillir le fils de Dieu dans la propreté. Et cela devient déjà le reflet de notre cœur parce que c’est d’abord le cœur de l’homme qu’il faut nettoyer et ça, ça se reflète aussi sur notre environnement.

Guineematin.com : parlez-nous de la nuit du 24 décembre qui précède la fête de Noël ?

Père Moise Tinguiano : la nuit du 24 décembre, c’est ce jour que le Christ, fils de Dieu, est né. Donc, cette nuit-là, nous veillons, nous nous retrouvons dans nos églises pour prier et chanter. La nuit du 24 décembre, c’est le jour que le fils est né parmi nous dans l’humanité, pour pouvoir apporter la consolation et la paix. Nous courons tous comme les mages qui viennent apporter leurs cadeaux à l’enfant qui vient de naître, comme ça se fait dans nos sociétés traditionnelles. Quand un enfant vient de naître, donc les voisins viennent pour apporter leurs petits cadeaux. Nous aussi, nous venons nous offrir d’abord comme en sacrifice, nous venons voir donc à l’église où est né cet enfant-là. Donc, toutes nos églises deviennent désormais Bethléem où le Christ est né.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Acquis et faiblesses du régime Lansana Conté : le regard du ministre Jean Paul Sarr (interview)

20 décembre 2018 à 11 11 26 122612

Le 22 décembre 2018 marque le 10ème anniversaire du décès du Général Lansana Conté, le deuxième président de la République de Guinée. Alors que sa famille et son parti, le PUP, s’apprêtent à commémorer cet événement, c’est aussi l’occasion de revenir sur la vie de l’homme et sur son règne à la tête du pays. Et pour cela, Guineematin.com donne la parole à ceux qui ont côtoyé le président Lansana Conté et qui le connaissent donc très bien. Parmi eux, Jean Paul Sarr, ingénieur agronome, ministre de l’agriculture, de l’élevage, des eaux et forêts sous le régime Conté. Avec lui, nous avons parlé des acquis et des faiblesses de la deuxième République.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a de cela 10 ans depuis que le Général Lansana Conté est décédé, l’anniversaire de sa mort sera commémoré le 22 décembre prochain. Vous avez été l’un de ses proches collaborateurs lorsqu’il était au pouvoir, quel souvenir gardez-vous de lui ?

Jean Paul Sarr : le Général Lansana Conté est un homme au-dessus de la mêlée. C’est un grand homme qui est rentré par la grande porte de l’histoire. Puisqu’en fait, si le premier président Ahmed Sékou Touré a amené la liberté avec ses compagnons, le père de la démocratie, c’est le Général Lansana Conté. Il a estimé qu’il était important, avant la conférence de la Baule, de décider sans contrainte de choisir la voie du libéralisme. Et, c’est dans ce contexte que nous vivons aujourd’hui. Sa pensée politique a fait que plus jamais, ce pays ne pourra retourner dans la dictature. C’est ça l’acquis fondamentale du Général Lansana Conté.

C’est un homme qui aimait son pays et son peuple, c’est pourquoi il a embrassé l’agriculture comme priorité des priorités. Parce qu’il a estimé qu’il est important de trouver à manger à la population. Vous savez, l’existence, on a trois (3) besoins fondamentaux : se nourrir, se vêtir et se loger. Alors, le président Lansana Conté avait le souci de cela. C’est pourquoi, on a fait un investissement important aussi bien dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, la formation des hommes. Et, il a mis en place un système de financement qui permettait de donner la possibilité à l’ensemble des paysans, que ça soit de la Forêt, de la Haute Guinée, de la Moyenne Guinée, de la Basse Guinée, des moyens de pouvoir produire davantage et de qualité.

En cela, moi j’ai eu à faire ma part de travail. J’ai hérité d’un département, mes devanciers avaient fait le grands pas, je suis venu continuer. Et, pour que cela soit dans les normes, on a mis en place la lettre de politique de développement agricole. C’est une politique participative, volontariste, ça n’a pas été parachuté du sommet. On est allé dans les hameaux. Et, tous ceux qui m’ont vu dans mon département, me voyaient sur le petit écran partout. Il était difficile de me voir dans le bureau, j’étais tout le temps sur le terrain. On a fait participer les bailleurs de fonds, les paysans sur leurs priorités. Et, c’est ce qu’on a pris en compte pour faire cette politique. Nous l’avons fait au niveau des préfectures, au niveau de la région et finalement au niveau national.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce qu’on peut retenir comme acquis de la gouvernance du Général Lansana Conté ?

Jean Paul Sarr : l’acquis fondamental, c’est la liberté d’entreprendre, la démocratie. Chacun est libre d’investir et de récolter le fruit de son travail sans contrainte ni rien. Donc, c’est quelqu’un qui aimait son pays, qui a donné de larges ouvertures. Il ne se souciait pas de votre appartenance politique. Il dit : le peuple m’a confié un mandat, je vous appelle pour que vous m’aidiez à atteindre ces résultats. En quoi faisant ? En faisant participer chacun des éléments à la construction nationale. Aussi, cet homme, c’est un vrai soldat sinon, la rébellion ne serait pas rentrée ici et ressortir. Il a dit : ce que j’aime, c’est ma Guinée, et je n’accepterai pas une domination de mon pays tant que je vivrai. Et, je suis sûr, même après moi, ma pensée continuera.

Et, c’est pourquoi à un moment donné, on a dit « Koudeï ». Les gens pensent que c’est son corps, personne n’est éternel, mais c’est sa pensée politique, la démocratie qu’il a instaurée, la liberté d’entreprendre, la liberté de monter et de descendre. Il tenait à la sécurité du pays. A son temps, vous n’entendiez pas des crimes crapuleux n’importe comment et n’importe où. Vous conviendrez avec moi que le système de sécurité mise en place, intéressait toute la population. Il était important que l’administration puisse être à l’écoute du peuple, aux difficultés du peuple conformément à l’option qu’il avait choisie. Donc, c’est quelqu’un qui nous a beaucoup marqué que le plan du patriotisme. C’est quelqu’un qui nous a marqué sur l’ouverture vers les autres.

C’est quelqu’un qui nous a appris la patiente et la tolérance. Il arrivait des moments où nous autres, on était excédés, mais lui, il gardait son calme olympien. Il dit : nous sommes guinéens, il est inadmissible que nous nous bâtions entre nous. Quel que soit le prix de la paix, il disait qu’il faut l’assumer. C’est un homme de la paix, c’est un homme qui aime son pays, c’est un homme qui est foncièrement attaché à ses coutumes, à sa culture.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a quelque chose quand même que vous regrettez, quelque chose que vous n’avez pas apprécié dans la gouvernance du feu Général Lansana Conté ?

Jean Paul Sarr : je suis un peu peiné. Je vous l’ai dit, pendant 11 ans, j’ai pratiqué l’homme et j’étais avec lui. Ce qu’il aimait le plus, c’est l’agriculture. Il aimait donner à manger à la population. Car pour lui, c’était la meilleure façon de combattre la pauvreté. C’est avec la pauvreté que vous avez des dérives, des convulsions sociales à tout moment. Il me l’a dit, il dit que les quatre (4) régions naturelles doivent se suffire. C’est pourquoi, en Forêt, il y a la SOGUIPAH ; en Haute Guinée, il y a le coton ; en Moyenne Guinée, la paume de terre, l’horticulture. Il disait que quand les gens ont à manger, ils ne seront pas dans la rue. Alors, il faut veiller sur l’équilibre, que chaque guinéen se sente chez-lui.

Guineematin.com : vous pensez donc que tout était parfait ?

Jean Paul Sarr : non, la perfection n’est pas de ce monde, Dieu seul est parfait. Mais ce que je dis, quand vous agissez, il faudrait que ce qui est bien, dépasse ce qui est mauvais. C’est ça la part des choses. Moi, j’ai apprécié étant auprès d’un homme que j’ai pratiqué pendant 11 ans. Il me l’a dit : je te confie quelque chose qui me tiens à cœur, l’agriculture. Ma Guinée, ma patrie, je n’accepterai jamais que ce pays subisse de qui que ça soit. Je suis prêt à prendre les armes.

Guineematin.com : aujourd’hui, en tant qu’ancien ministre, quel regard avez-vous de la gouvernance du professeur Alpha Condé ?

Jean Paul Sarr : je ne me détermine pas par rapport à la gouvernance de ceci ou de cela. Je constate simplement que le domaine que je connais, l’agriculture que je connais, doit encore reprendre et repenser vraiment la stratégie, le plan d’action et les projets qui supportent ce plan d’action. Je l’ai déterminé tout à l’heure, c’est-à-dire que le plan d’action agricole est une politique volontariste, participative. Ça veut dire qu’on a pris en compte les besoins immenses du peuple de Guinée et que nous avons traduit en politique de développement. C’est ce qu’il faut faire. Je vous l’ai dit, on a quatre (4) microclimats. Les engrais et autres que nous devons faire, il y a des formules et autres qui sont établies selon les spéculations. Que ça soit les céréales, les tubercules ou les fruitiers, chaque spéculation doit être abordée selon la science et la vulgarisation.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Jean Paul Sarr : je reste convaincu que notre pays, dans son unité, est un grand pays. La Guinée est un grand pays qui, a des moments donnés de l’histoire, on a montré la voie à suivre. Aujourd’hui, la jeunesse, les femmes, doivent se donner la main, faire tout pour sauvegarder la paix dans notre pays. Nous devons combattre l’ethnocentrisme, combattre le régionalisme. Mais vous savez, la paix c’est un comportement comme l’a dit quelqu’un. Il faudrait que chacun de nous accepte l’autre dans sa diversité, dans sa façon de faire pour que nous puissions évoluer dans la paix. Et ça, c’était l’œuvre chère au Général Lansana Conté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Appel à manifestation d’intérêt : le ministère de la santé recrute des consultants

12 décembre 2018 à 11 11 16 121612

Suite à l’Avis Général de Passation des Marchés (AGPM) publié dans le Journal Jeune Afrique, en date du 22 Octobre 2017, le Gouvernement de la République de Guinée a reçu un financement de la Banque Islamique de Développement (BID) afin de couvrir le coût du Projet d’Appui au Secteur de la Santé Post Ebola (PASSPE), et a l’intention d’utiliser une partie des sommes accordées pour financer des services de consultant.

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AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTERET : ISSEG RECRUTE

1 novembre 2018 à 9 09 40 114011

AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTERET (Réf. Sous projet No D-8/BoCEJ/FCCE/2018)

Date début : 06/11/2018                                                                 Date limite : 23/11/2018

N°C03/RG/CKY/ISSEG/CIPAED/BoCEJ/2018)

Client: CONSORTIUM DEL’INSTITUT SUPERIEUR DES SCIENCES DE L’EDUCATION DE GUINEE

Titre :  Recrutement d’un consultant individuel «Spécialiste en développement de logiciel de gestion»

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ARMÉE GUINÉENNE : Sa création, ses mutations, ses campagnes héroïques et ses audacieuses réformes !

29 octobre 2018 à 8 08 15 101510

Pour garantir, sauvegarder l’honneur et l’indépendance de la patrie, au lendemain de la proclamation de souveraineté nationale le 2 Octobre 1958, le jeune gouvernement de la République de Guinée, avec à sa tête le président Sékou TOURE, nomma un secrétaire d’Etat à la Défense nationale rattaché à la Présidence de la République dès le 3 Octobre 1958.

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“L’entrepreneuriat est le catalyseur du développement économique de notre continent”, a déclaré Tony Elumelu au Forum d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu

27 octobre 2018 à 6 06 15 101510

M. Tony O. Elumelu, promoteur de la Fondation Tony Elumelu, et le Président de la République du Ghana, S.E. Nana Akufo-Addo, au Forum d’entreprenariat de TEF – 2018, le plus grand rassemblement de jeunes entrepreneurs africains dans le monde qui a été marqué par le lancement de TEFConnect, la plus grande plateforme numérique au monde dédiée aux entrepreneurs africains, organisé par la Fondation Tony Elumelu à Lagos le jeudi 25 octobre

Lagos, le 25 octobre 2018 : 5 000 entrepreneurs, leaders des secteurs privé et public africains et tout l’écosystème de l’entrepreneuriat se sont réunis dans le cadre du forum annuel d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF).

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Campagne : Vers la semaine du soldat

17 octobre 2018 à 8 08 46 104610

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Recrutement d’un consultant individuel «Spécialiste en développement des curricula» : voici l’avis

8 octobre 2018 à 8 08 10 101010

AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTERET (Réf. Sous projet NoD-8/BoCEJ/FCCE/2018)

Date début : 09/10/2018                              Date limite : 26/10/2018

N°C02/RG/CKY/ISSEG/CIPAED/BoCEJ/2018)

Client: CONSORTIUM DE L’INSTITUT SUPÉRIEUR DES SCIENCES DE L’EDUCATION DE GUINÉE

Titre :  Recrutement d’un consultant individuel «Spécialiste en développement des curricula»

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Lamine Bangoura : « nous allons restaurer la crédibilité de la Cour Constitutionnelle » (interview)

28 septembre 2018 à 13 01 03 09039

Lamine Bangoura

Lamine Bangoura

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, les conseillers frondeurs de la Cour Constitutionnelle ont élu un nouveau président ce vendredi, 28 septembre 2018. Ils ont unanimement choisi Mohamed Lamine Bangoura, jusque-là vice-président de l’institution, pour remplacer Kèlèfa Sall, le président que les « putschistes » considèrent déjà comme déchu…

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