Pourquoi et comment célébrer Achoura ? Les explications de l’imam de Bambéto

7 septembre 2019 à 14 02 23 09239
Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, imam de la grande mosquée de Bambéto

Les fidèles musulmans de Guinée et ceux de beaucoup d’autres pays du monde vont célébrer Achoura le lundi prochain, 09 septembre 2019. 10ème jour du premier mois du calendrier musulman, cette date a une importance particulière pour les fidèles de la religion musulmane. Quelle est la particularité de cette date ? Comment doit-on la célébrer ? Un reporter de Guineematin.com a posé ces questions à Elhadj Mamadou Saidou Diallo, le premier imam de la grande mosquée de Bambéto, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : les fidèles musulmans vont célébrer lundi prochain Achoura. Selon les religieux, c’est une date importante, mais elle est peu connue aujourd’hui notamment dans les villes. Parlez-nous-en.

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : c’est une date très importante mais qui n’est pas célébrée comme les deux grandes fêtes musulmanes : l’Aïd el Fitr (Fête de Ramadan) et l’Aïd el Kébir (Fête de Tabaski). A l’occasion de ces deux fêtes, les musulmans doivent aller faire une prière au niveau d’un espace réservé à cet effet. Mais pour Achoura, c’est différent. Là, il n’est pas question d’aller faire une prière pour marquer cet événement. D’abord, il faut dire que tout ce mois appelé Mouharram est béni par Dieu, c’est un mois très important pour les musulmans. Et particulièrement, le dixième jour de ce mois qu’on appelle Achoura. Selon la sounna (tradition) du Prophète Mohamed (PSL), beaucoup d’événements importants se sont produits en ce jour.

C’est notamment le jour à l’occasion duquel Allah a accordé le pardon à Adam, élevé le Prophète Idris à une haute dignité, sauvé Nûh (Noé) d’une grande catastrophe, sauvé Ibrahim (Abraham) du feu. C’est à ce jour que Dieu a révélé la Thora à Moussa (Moïse), fait sortir Youssouf (Joseph) de la prison, redonné à Yaaqûb (Jacob) la vue, fait sortir Younous (Jonas) des entrailles du poisson, fait traverser la mer rouge aux enfants d’Israël (qui fuyaient Pharaons et ses hommes, ndlr), pardonné à David ses péchés, donné la royauté à Souleymane (Salomon), pardonné à Muhammad (Mohamed) tous ses péchés passés et à venir.

C’est également le premier jour de la Création, c’est la première fois où la pluie est tombée sur terre, de même la première fois où la miséricorde divine est descendue sur terre. C’est le jour où Allah a créé le Trône, la Tablette et le Qalam (la Plume). C’est le jour où l’ange Gabriel a été créé, le jour de l’Ascension de Issa (Jésus) et ce sera le jour de la fin du monde.

Guineematin.com : pourquoi doit-on célébrer cette date ?

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : c’est pour magnifier ces œuvres, se purifier davantage et continuer à faire du bien et s’éloigner des interdits que les musulmans commémorent cette date.

Guineematin.com : il y a cependant quelques divergences entre les musulmans, selon les sectes, autour de la façon de célébrer cette date. Selon vous, qu’est-ce que le musulman doit faire à cette occasion ?

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, imam de la grande mosquée de Bambéto

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : le prophète a recommandé à ce que l’on jeûne ce jour-là. Le prophète lui-même l’a fait, il a recommandé à tous les musulmans de le faire, c’est pour dire que c’est quelque chose qui est très important. Après qu’il soit parti de Médine pour la Mecque, il a promis à un moment donné que si cette date le trouver une nouvelle fois en vie, il jeûnerait le 9ème et le 10ème jour pour faire une différence entre les musulmans et les juifs qui, eux-aussi, jeûnent à cette occasion. Mais, le prophète est décédé avant cela, il n’a pas pu donc accomplir cette promesse. Mais, il est important que les musulmans jeûnent le 9 et le 10 de ce mois comme l’avait souhaité le prophète Mohamed (PSL).

Ce n’est évidemment pas une obligation, mais c’est très important de le faire parce que c’est une sounna de notre prophète. Et il a dit que celui qui jeûne à l’occasion d’Achoura verra tous ses pêchés de l’année écoulée effacés. A part le Ramadan, il n’y a pas un autre mois de l’année plus propice pour le jeun que ce premier mois de l’année musulmane. En plus du jeun, il faut faire des sacrifices à l’occasion de cette date, donner ce qu’on aux pauvres, aux orphelins, aux nécessiteux en général.

Au-delà de tout ça, Achoura est une occasion pour les musulmans d’aller rendre visite à leur entourage, leurs parents, leurs amis et connaissances. Car sur les 12 mois de l’année, certains n’ont pas le temps de se retrouver qu’à cette seule occasion. Ces salutations d’usage font partie des recommandations de Dieu. L’amour, la fraternité, l’entraide entre les musulmans sont des choses que Dieu recommande aux musulmans de faire à tout moment surtout à l’occasion de ce premier mois de l’année musulmane, plus précisément à l’occasion du 10ème jour de ce mois.

Nous, on voyait nos grands-parents offrir beaucoup de choses à des passagers, à des orphelins, à des talibés venus d’ailleurs. Ils partaient également dans d’autres familles pour leur souhaiter bonne fête et bonne année. En même temps, ils faisaient des bénédictions pour toute personne qu’ils rencontraient ou qu’ils visitaient. Il y a aussi des enfants qui faisaient le tour des concessions et on leur offrait des cadeaux et leur faisait également des bénédictions. Aujourd’hui, par la volonté de beaucoup de personnes, ces pratiques ont tendance malheureusement à disparaitre. Mais en quoi est-il mauvais d’offrir des biens à des gens nécessiteux ?

Pendant cette, il n’est pas recommandé à qui que ce soit d’aller se saouler, d’aller voler, danser, chanter ou faire du banditisme. Il est recommandé à chaque musulman de prier, de jeûner, de lire le coran, d’aller saluer son prochain et faire du bien aux autres. Celui qui est contre ça, n’a qu’à laisse les gens libres.

Je demande à ceux qui banalisent cette fête d’accepter les autres tels qu’ils sont. Ils ne sont pas obligés d’aimer mais qu’ils laissent au moins ceux qui veulent célébrer la fête la célébrer. Je crois que chacun cherche à être apprécié par Dieu. Si cette pratique qui est recommandée par la sounna du prophète ne leur plait pas, que les musulmans veuillent au moins s’accepter et se respecter entre eux. Je crois que les musulmans ont deux choses communes : le coran et la sounna du prophète.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Cheick Hafiziou Diallo sur Achoura : « c’est un jour de tristesse, de deuil et de recueillement »

7 septembre 2019 à 14 02 10 09109
Cheick Mamadou Haffiziou Diallo, imam à la mosquée Al Moustapha à la Cimenterie

Le 10ème jour du premier mois lunaire chez les musulmans, le mois Muharram, est célébré chaque année par les fidèles du monde entier. Cette journée, connue sous le nom d’Achoura, est différemment perçue par les croyants. Elle sera célébrée le lundi 09 septembre 2019.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier vendredi, 06 septembre 2019, Cheick Mamadou Hafiziou Diallo, président de la fondation Ahloul Baït, soutient qu’Achoura consiste à célébrer le martyr du petit fils du prophète Muhammad, l’imam Al Hussein. Dans cet entretien avec ce professeur d’universités, imam à la grande mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, il a été aussi question du sens et de la manière dont cette fête doit être célébrée.

Guineematin.com : l’Achoura est une fête musulmane, célébrée le 10ème jour du mois de Muharram, premier mois de l’année musulmane. Elle est célébrée chaque année par les musulmans de tous les courants, même si on note des différences dans la célébration. Que représente l’Achoura pour vous qui vous faites appeler Ahloul Baït ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : l’Achoura, c’est la célébration de la journée de martyr du petit fils du prophète Muhammad, que la Paix et le Salut soient sur Lui et sa sainte famille, qui est l’imam AL Hussein, fils de sa fille aimée, Fatoumata Zahara et de l’imam Ali, le prince des croyants. Je vois que vous commencez par dire la fête d’Achoura. Chez nous, le 10 n’est pas le premier jour du nouvel an de l’hégire, c’est le premier jour. Si on devrait fêter le nouvel an, c’est au 10ème jour qu’on devrait le faire. Mais, ce n’est pas une fête, c’est un jour de deuil, c’est un jour de recueillement, c’est un jour où on lit l’histoire, savoir ce qui s’est passé et tirer des leçons afin de savoir ce qu’il faut faire pour l’avenir.

Guineematin.com : pourquoi célèbre-t-on cette fête ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : vous savez, le prophète Muhammad (PSL et sa famille) est le guide, l’imam de tous les prophètes que dieu a envoyés. Donc, le messager et sa sainte famille doivent être respectés et suivis. Il y a beaucoup de versets du saint Coran qui nous parlent du prophète et de sa sainte famille, comme ils ont parlé d’Abraham et de sa sainte famille. D’ailleurs, dieu nous a ordonnés, nous a exhortés à prier sur le prophète et sa sainte famille et donc pour montrer à travers cette prière la place qu’occupe cette famille dans la religion musulmane. Donc, c’est une famille purifiée par Dieu, nommée être des dirigeants propres, dignes et intellectuels pour une foi réelle théoriquement et pratiquement. Donc, les membres de sa famille ainsi que leurs partisans ont été assassinés par des gens qui se réclamaient des musulmans. Des musulmans qui buvaient, des musulmans qui tuaient, des musulmans qui faisaient tout ce qui est interdit par l’islam et avec ça, c’étaient ceux-là qui se réclamaient musulmans et dirigeaient la religion musulmane. Maintenant, les populations musulmanes voient que leurs chefs sont les modèles de la vie. C’étaient des gens de Yazid qui ont transformé l’islam. Avec eux, l’islam c’était le nom seulement. Mais la réalité de l’islam, la justesse de l’islam, la justice de l’islam, la piété de l’islam et humanisme de l’islam n’existait plus. Ceux-ci ont appelé le petit fils du prophète (PSL), l’imam Al Hussein d’être avec eux, il dit : non moi je ne peux être avec vous, parce que moi je suis musulman, je pratique le Coran, je pratique la tradition du prophète (PSL). Et le prophète avait dit qu’Al Hassane et Al Hussein sont des dirigeants. Qu’ils se lèvent pour la guidance ou qu’ils ne se lèvent pas, ce sont des imams. Donc, on doit imiter les imams et non eux au contraire qui vont imiter les gens qui les suivent. Ainsi, il s’est levé pour sauver l’islam, l’islam du Coran, l’islam de la tradition du prophète Muhammad (PSL) et il a été assassiné avec 72 personnes de sa famille. Donc, c’est le jour de Karbala, avec ses amis, ses enfants, ses compagnons. C’est un crime contre l’humanité. Si vous lisez l’histoire, vous trouverez que l’imam Al Hussein a tout donné pour que l’Islam reste.

Guineematin.com : alors comment doit-on célébrer cette fête quand on sait qu’elle est perçue différemment par les musulmans ?

Cheick Mamadou Haffiziou Diallo, imam à la mosquée Al Moustapha à la Cimenterie

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : on doit suive le prophète. Si le prophète vivait, à chaque fois que cette date arrive, il n’allait pas être en fête. Il allait être en deuil parce que c’est le jour de l’assassinat de son petit fis et plus de 72 membres de sa familles. C’est un jour de deuil. Il y a certains qui racontent l’histoire en disant que Moise a été sauvé de Pharaon, Abraham a été sauvé du feu, c’est du montage. Même s’ils célèbrent cette date pour le bonheur de Dieu sur ces derniers et autres, nous, ce qui nous concerne c’est le prophète (PSL). Les autres prophètes, on reste avec eux en suivant le prophète Mohamad (PSL). Toute personne qui reconnait l’unicité de Dieu et affirme que le prophète Mohamad (PSL) est son messager des messagers, a reconnu Abraham et Moise. Nous, c’est Mohamad que nous suivons, s’il est content, nous sommes contents. S’il est triste, nous aussi nous restons avec lui dans tous les deux cas. Le jour d’Achoura c’est un jour de tristesse, c’est un jour de recueillement, on doit vraiment rester dans le cadre du coran et la tradition du prophète Mohamad PSL parce que le prophète a pleuré son petit fils quand l’Ange Gabriel lui avait dit que son petit fils a été assassiné à Karbala. Et quand ses compagnons l’ont vu pleurer, ils lui ont demandé pourquoi il pleurait, il leur a répondu que : l’Ange Gabriel qui est venu ici m’a dit que mon petit fils aimé Al Hussein sera assassiné par des gens qui se réclament des musulmans, c’est pour cela que je pleure. C’est ainsi que ses compagnons se sont associés à lui pour pleurer Al Hussein. Donc, Achoura est un jour de deuil et de recueillement. C’est de la Sunna. C’est pour imiter ce que le prophète a fait. C’est comme ce qu’on a trouvé nos parents en train de faire. Donc, c’est un jour où il faut renforcer la foi, renforcer la fraternité, renforcer les liens d’amitié. Il faut chercher à connaître qui est le prophète Mohamed, qui sont ceux qui ont assassiné son petit fils Al Hussein. On peut faire tout ce qui se doit en Islam. Mais, dire que c’est une fête, c’est ce qui ne se trouve dans le livre de jurisprudence.

Guineematin.com : que dites-vous de ceux qui se blessent à l’occasion de la célébration de l’Achoura ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : c’est une bonne question. Vous savez, Hussein est sorti pour montrer l’islam de l’humanisme, l’islam de la piété parce que l’islam a été bafoué, falsifié complètement. Donc, Hussein s’est battu contre les injustices, contre les dépravations. C’est pour cela que les ennemis de l’islam ont mis des virus dans l’Achoura. Ceux qui se blessent lors de l’Achoura, sont les ennemis de l’islam. Hussein ne s’est pas blessé. On l’a blessé. Ceux qui se blessent soit avec des chaises, des couteaux ou d’autres choses, on ne doit pas se blesser comme ça. On ne doit pas faire sortir du sang comme ça, l’islam interdit ça. Ceux qui le font disent c’est parce le sang est sorti du corps de Hussein, mais ce n’est pas ce qui est recommandé de faire. C’est de montrer l’islam de la fraternité, de la piété, du pardon, de la dignité, de la liberté d’esprit et de la foi afin de bien vivre avec les êtres, que ça soit les hommes ou les animaux.

Guineematin.com : tous les musulmans ne célèbrent pas l’Achoura de la même manière. Qu’est-ce qui explique cette différence dans la célébration ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : les musulmans ne célèbrent pas de la même manière, c’est bien vrai. Il y a des musulmans qui sont éclairés, certains ont la foi claire et qui sont avec le prophète (PSL) et les bonnes personnes. Parce que la vérité, elle est universelle. D’autres ne sont pas avertis, ils apprennent la religion dans les taxis, les cassettes avec n’importe qui. Donc, il y a certaines personnes qui sont là pour propager le mensonge. Ils ne font pas l’analyse pour faire la différence entre ce que le Coran a dit et ce que les usurpateurs, c’est-à-dire ceux qui falsifient le Coran, disent. Ceux qui disent être vainqueurs célèbrent de leur manière, ceux qui disent aussi victimes dans cette affaire d’assassinat d’Hussein ou d’autres faits célèbrent de leur manière. Mais toujours est-il que le Coran et la tradition du prophète restent à pratiquer et à respecter. Maintenant chez nous, des enfants sortiront et taper des objets d’une famille à l’autre pour demander quelque chose, s’ils demandent parce qu’ils sont nécessiteux, ce n’est pas mauvais. Mais, si c’est le contraire, ça n’a pas de sens.

Guineematin.com : vous, vous êtes chiite. Quel message avez-vous à donner à vos coreligionnaires Sunnites et Tidjaniste à l’occasion de cette fête ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : il y a beaucoup de choses. On dit les Chiites, les Tidjanistes presque c’est la famille, même les Sunnites dans le vrai sens du mot, s’il s’agit de la tradition du prophète (PSL). Tu ne peux être Chiite, Tidjaniste ou Sunnites sans croire au Coran. Maintenant, quand tu te réclames Chiite, Tidjaniste ou Sunnite, quand le Prophète est content, tu n’es pas content, le prophète est triste, tu n’es pas triste, tu ris, tu prends cette journée comme jour de fête, il faut rester avec le prophète dans les deux cas.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de tous les musulmans du monde ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : le message que j’ai pour l’ensemble des musulmans du monde, c’est de rester avec le Coran, le prophète et sa sainte famille parce que c’est le Coran qui le recommande et donc c’est Dieu qui le recommande. La sainte famille n’est pas que pour les Chiites seulement, pour les Tidjanistes, les Sunnites ou autres, elle est pour l’humanité. Il s’agit de bien réviser la foi, le Coran, la Sunna en vue de connaître ce qui s’est passé pour prendre des leçons et s’en servir. Cela, pour ne pas tomber dans le trou des ennemis de l’islam.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Célébration d’Achoura : « 15 événements importants se sont produits en ce jour »

7 septembre 2019 à 14 02 05 09059
Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses

A l’instar de leurs coreligionnaires de plusieurs autres pays du monde, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer Achoura le lundi, 09 septembre 2019. Cette date marque le début du nouvel an musulman. Et, elle revêt un caractère particulier, selon Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses et maître de conférences à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, département langue arabe. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com autour de cet événement annuel.

Décryptage !

Guineematin.com : le lundi, 09 septembre 2019, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer Achoura ou la fête du nouvel an musulman. Pour commencer, parlez-nous de l’origine de cette fête.

Dr Alhousseiny Diallo : je précise d’abord qu’en islam, il y a véritablement deux fêtes. C’est la fête de Ramadan et celle de Tabaski. C’est pendant ces deux fêtes que les musulmans se réunissent pour prier. Ce sont là des fêtes de réjouissance qui succèdent à de grandes adorations : le jeun et le pèlerinage. Maintenant, en ce qui concerne Achoura dont on parle aujourd’hui, il faut savoir que cette date est très importante. D’ailleurs, tout ce mois qu’on appelle Mouharram en arabe et qui est le premier mois du calendrier musulman, est un mois béni de Dieu. Il fait partie des quatre mois sacrés parmi les douze que compte l’année.

Achoura qui correspondant au 10ème jour de ce mois est une date particulière que les musulmans doivent célébrer. C’est aussi un jour de réjouissance parce que d’abord, c’est date qui marque le début d’une nouvelle année. On se réjouit du fait que la nouvelle année nous a trouvés en vie et on prie Dieu que cette année nous apporte du bonheur. En plus de cela, il faut souligner que cette date est particulière parce que beaucoup d’événements importants, et pour la plupart heureux, se sont produits à cette occasion.

Guineematin.com: quels sont ces événements ?

Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses

Dr Alhousseiny Diallo : il y en a en tout 15. Les 14 sont des événements heureux et le 15ème est un drame. Et on va en citer quelques-uns. C’est en ce que Dieu pardonna Adam et Eve lorsqu’ils ont mangé la pomme interdite ; sauva Noé d’une grande calamité naturelle qui a touché son peuple ; sauva Abraham du feu dans lequel il a été jeté par ses ennemis. C’est aussi en ce jour que Joseph a été remonté du puits dans lequel ses frères l’avaient jeté. C’est en ce jour que Jacob a recouvré la vue. Moïse est né, il a vaincu les magiciens et il a traversé la mer rouge en cette même date.

Ensuite, c’est le 10 de ce mois que Dieu a redonné la santé à Job après une longue maladie, il a permis au peuple de Jonas de se repentir, donné le pouvoir à Salomon, donné un fils à Zacharie qui l’avait prié pendant de longues années pour cela. Jésus Christ est né et il est monté au ciel à cette même date. Tous ces événements sont heureux. Il y a un seul événement malheureux qui s’est produit à cette date, c’est l’assassinat de l’imam Hussein, fils de l’imam Aly et sa famille en Irak.

Guineematin.com : les musulmans sont unanimes sur l’importance de cette date. Cependant, ils sont nettement divisés, selon les sectes et parfois selon les pays, sur la façon de la célébrer ou alors de la commémorer. Selon vous, qu’est-ce que le musulman doit faire à l’occasion de cette date ?

Dr Alhousseiny Diallo : ce qui est important de retenir, c’est ce que le prophète Mohamed (PSL) a jeûné et il recommandé aux musulmans de jeûner à cette occasion. Il faut jeûner le 09 et le 10 de ce mois ou alors le 10 et le 11. Le prophète Mohamed n’avait jeûné que le 10ème jour. Mais, avant sa mort, il avait promis de jeûner prochainement le 9ème et le 10ème jour pour marquer la différence avec les juifs qui jeûnent aussi le 10ème jour de ce mois. Donc, à cause de cette promesse du prophète, il est recommandé de jeûner le 09 et le 10 de ce mois. Mais aussi, il est accepté de jeûner le 10 et le 11. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très important de le faire. Il faut lire le Coran, prier, multiplier les bonnes œuvres à cette occasion.

Guineematin.com : même si la pratique n’est plus fréquente dans les grandes villes, dans certains endroits du pays, on voit des enfants qui font le tour des concessions pour réciter des cantiques et demander de l’argent dans la soirée du 9 de ce mois. Qu’en est-il de cette pratique ?

Dr Alhousseiny Diallo : cela n’a rien à avoir avec la religion, mais ce sont des coutumes qui se font en fonction des sociétés. Il y en a aussi qui se lavent très tôt le jour d’Achoura en disant que c’est de l’eau de Jam Jam (eau pure qui se trouve à la Mecque) et tant d’autres. Ce sont des coutumes mais qui sont acceptées par l’islam. Tant qu’on ne fait pas des choses interdites par l’islam, il n’y a pas de problème. C’est vrai qu’il y a des gens qui critiquent ces pratiques en disant que ce sont des innonvations, mais il faut savoir que tout le monde ne peut jamais être d’accord. La contradiction va toujours exister et elle n’est d’ailleurs pas mauvaise. Ce qui est mauvais, c’est de s’en prendre aux autres qui ne pensent pas comme nous. Il faut respecter l’opinion de l’autre même si on ne la partage pas.

Entretien réalisé par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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IIFS de Télimélé : votre meilleur choix pour une formation de qualité en santé

10 août 2019 à 11 11 08 08088

Vous aimez la santé, vous voulez faire carrière dans ce domaine, plus besoin de vous poser de questions maintenant. Rejoignez rapidement l’institut international de formation en santé de Télimélé. L’établissement forme des infirmiers, des sages-femmes, des techniciens de laboratoire, etc.

L’institut est composé de 7 salles de classe, d’un amphithéâtre, d’un laboratoire de compétences, d’un laboratoire d’analyses biomédicales, d’un centre de santé pédagogique et de dortoirs pour les filles avec 15 chambres ayant chacune 4 lits. Il dispose également d’une crèche pour la garde des bébés des étudiantes nourrices et d’une salle de spectacle. Le campus est desservi en eau et en électricité 24/24h.

Avec l’appui de ses partenaires allemands, ce centre de formation professionnelle possède aussi un jardin dans lequel sont élevés des plantes médicinales.

En ce qui concerne la formation de ses étudiants et le traitement de ses patients, en plus du personnel enseignant et soignant guinéen, l’institut est également appuyé par des équipes mixtes allemandes qui s’y rendent souvent pour enseigner ou pour soigner.

Les inscriptions commencent à partir du mois de septembre prochain et les cours vont démarrer le 05 octobre 2019. Pour cette année, l’institut international de formation en santé de Télimélé prévoit d’offrir des bourses à ses 6 meilleurs étudiants. Ces derniers ne paieront pas les frais de scolarité durant toute l’année.

Pour plus d’informations, veuillez appeler le numéro suivant : 622 312 831.

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Élaboration du Plan d’action de réinstallation et/ou de compensation : voici l’avis de recrutement

26 juillet 2019 à 19 07 18 07187

AVIS A MANIFESTATION D’INTÉRÊT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL CHARGE DE L’ÉLABORATION DU PLAN D’ACTION DE RÉINSTALLATION ET/OU DE COMPENSATION (PAR/C) DU VOLET AMÉLIORATION DE LA DISTRIBUTION D’EAU POTABLE DE LA VILLE DE CONAKRY

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N°02/MHA/PUEG/SEG/2019

Le Gouvernement de la République de Guinée a obtenu un Don de l’Association Internationale pour le Développement (IDA) d’un montant de 30 millions $ US, pour financer le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), en vue de faciliter l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Conakry.

Une partie de ces fonds sera utilisée pour financer les prestations d’un consultant individuel chargé de l’élaboration du plan d’action de réinstallation et/ou de compensation (PAR/C) du volet Distribution de la composante infrastructure du projet. Ces prestations seront exécutées dans la zone du projet, notamment au niveau des emprises des travaux de remplacement des anciennes canalisations vétustes (amiante-ciment et fonte grise) et de restructuration des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers du Grand Conakry où sévissent les branchements illégaux ou techniquement non conformes. Les travaux s’exécuteront dans les communes urbaines de Kaloum, Matam et Matoto et dans la commune rurale de Manéah.

Objectifs de la mission 

De façon plus spécifique les prestations suivantes sont attendues du Consultant :

  1. Procéder à un recensement de base de toutes les personnes affectées par le projet (PAP) et les soumettre à une enquête socio-économique ;
  2. Procéder à l’identification et à l’analyse de tous les principaux impacts sociaux potentiels, temporaires ou permanents, directs ou indirects, relatifs à l’environnement de travail durant les différentes phases des travaux (Installation, Organisation, Construction, Equipement et Exploitation) ;
  3. Proposer, dans la mesure du possible, les mesures de prévention ou d’atténuation pertinentes correspondantes, en se référant également aux résultats de l’EIES réalisée ;
  4. Consulter les PAP et les intervenants clés du sous-projet sur une proposition détaillée de PAR, incluant un ensemble d’options de compensation appropriées, équitables et viables ;
  5. Réviser le sous-projet de PAR pour tenir compte des avis, préoccupations et commentaires pertinents des PAP et des intervenants clés ;
  6. Organiser une réunion de validation du PAR sous la supervision des autorités locales, en présence des organisations de base et des responsables de ménages représentant les personnes affectées afin de réduire les risques de demandes ultérieures venant de personnes clamant leur non-participation aux consultations préalables ;
  7. Définir et proposer des options de compensation qui seront offertes aux différentes catégories de personnes affectées par le sous-projet d’amélioration de la distribution d’eau potable ;
  8. Proposer un projet d’aménagement des emprises libérée, pour le développement d’espaces de cadre de vie, avec des éléments sur maquette d’architecte, et une sécurisation physique des sites de construction, d’aménagement des ouvrages et d’installation des équipements prévus dans le sous-projet d’amélioration de la distribution d’eau potable ;
  9. Présenter, sur convocation de la SEG, la version révisée du PAR aux intervenants clés ;
  10. Préparer une liste détaillée de toutes les consultations ayant eu lieu avec les différents partenaires impliqués ou concernés d’une façon ou d’une autre par le sous-projet (lieu, date, heure, personnes présentes, compte-rendu des discussions) ;
  11. Produire une version finale du PAR pour approbation par UGP/SEG et soumission à la non objection de la Banque Mondiale.

Qualification et profil du Consultant 

La mission sera dirigée par un Consultant principal sociologue, socio-économiste ou socio-environnementaliste de niveau universitaire (Bac+5ans) en sciences sociales, ayant une formation complémentaire en évaluation environnementale et sociale, doté des compétences requises et d’une expérience d’au moins 10 ans en matière de réinstallation involontaire des populations.

Il doit avoir à son actif, au moins cinq (05) rapports d’élaboration de PAR/C de projets de la Banque Mondiale et/ou d’autres bailleurs (AFD, BAD, JICA, BID, etc) approuvés et similaires à la présente mission.

Il sera responsable de la mission et doit disposer de la capacité et des ressources nécessaires à la mobilisation immédiate d’experts assistants qualifiés et expérimentés dans les secteurs concernés par la mission : genre, sociologie, anthropologie, socio-économie, environnement, hydraulique, agriculture, légal, foncier, participation communautaire, dialogue social, urbanisme ou architecture, législation foncière, résolution des conflits et communication.

Il devra aussi disposer d’un personnel d’appui suffisamment qualifié (juriste, statisticien, cartographe, spécialiste en base de données, spécialiste en géomatique/SIG, enquêteurs, …) nécessaire à la réalisation correcte de la mission.

Durée de la mission : La durée globale de la prestation est estimée à 45 jours ouvrables, soit deux (2) mois calendaires.

Méthode de sélection 

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode « Sélection de Consultants individuels » conformément aux procédures décrites dans les présents termes de référence et aux politiques de l’IDA énoncées dans les Directives de Sélection et d’Emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque Mondiale de Janvier 2011 et mises à jour en juillet 2014 ou Règlements de passation des marchés juillet 2016, révisés en novembre 2017.

Dossier à fournir 

Les consultants intéressés doivent fournir toutes les informations sur leurs capacités et leurs expériences à travers : la lettre de motivation, le CV détaillé, les copies des diplômes, les copies des attestations de bonne fin certifiées, les références pour des prestations similaires (pays, date, bailleur, projets, contact du maitre d’ouvrage ou de l’agence d’exécution) ou tout autre document pouvant justifier leurs qualifications pour ladite mission. 

Date limite et lieu de remise des candidatures 

Les dossiers de candidature devront être soumis à l’adresse ci-après : Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) sis à Landréah, Commune de Dixinn, BP 150 – Conakry, République de Guinée, Téléphone:(+224) 664 26 98 03 / 620 06 17 37 / 621 12 62 38, Email : b.s.dokore@gmail.com au plus tard le vendredi 9 août 2019 à 9 heures 30 mn. Les offres seront ouvertes le même jour à l’adresse mentionnée ci-dessus à 10 heures 30 mn.

Pour toutes informations complémentaires, veuillez prendre contact avec le Projet sur les numéros de téléphone ci-dessus ou par Email : b.s.dokore@gmail.com et aboubasivory@gmail.com.

Conakry le 26 juillet 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

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Etude d’impact environnemental et social : voici l’avis de recrutement

26 juillet 2019 à 19 07 08 07087

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL CHARGE DE L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES) DU VOLET AMÉLIORATION DE LA DISTRIBUTION D’EAU POTABLE DE LA VILLE DE CONAKRY

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N°01/MHA/PUEG/SEG/2019

Le Gouvernement de la République de Guinée a obtenu un Don de l’Association Internationale pour le Développement (IDA) d’un montant de 30 millions $ US, pour financer le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), en vue de faciliter l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Conakry.

Une partie de ces fonds sera utilisée pour financer les prestations d’un consultant individuel chargé de l’élaboration de l’étude d’impact environnementale et sociale (EIES) du volet Distribution de la composante infrastructure du projet. Ces prestations seront exécutées dans la zone du projet, notamment au niveau des emprises des travaux de remplacement des anciennes canalisations vétustes (amiante-ciment et fonte grise) et de restructuration des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers du Grand Conakry où sévissent les branchements illégaux ou techniquement non conformes. Les travaux s’exécuteront dans les communes urbaines de Kaloum, Matam et Matoto et dans la commune rurale de Manéah.

Objectifs de la mission 

De façon plus spécifique les prestations suivantes sont attendues du Consultant :

  • Décrire le projet proposé en fournissant une description synthétique de ses composantes et en présentant des plans, cartes, figures et tableaux qui décrivent l’emprise du linéaire des conduites à remplacer ou des réseaux à restructurer.
  • Identifier le cadre politique, légal, administratif et institutionnel dans lequel s’inscrit le projet.
  • Définir la zone d’étude pour l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux dans l’emprise des travaux.
  • Décrire et analyser les conditions des milieux physique, biologique et humain de la zone d’étude avant l’exécution des travaux. L’accent doit être particulièrement mis sur la situation du foncier devant abriter les réseaux de conduites pour la distribution d’eau, les attentes des populations après la mise en œuvre et la place des femmes et des jeunes dans les activités économiques de la zone d’étude.
  • Présenter et analyser les solutions de rechange (alternatives) au projet proposé, incluant l’option « sans projet », en identifiant et en comparant les solutions/alternatives de rechange sur la base de critères techniques, économiques, environnementaux et sociaux.
  • Pour la solution retenue, identifier et évaluer l’importance des impacts potentiels environnementaux et sociaux négatifs et positifs, directs et indirects, à court et à long terme, sur la base d’une méthode rigoureuse.
  • Définir les mesures appropriées d’atténuation et de bonification visant à prévenir, minimiser, atténuer ou compenser les impacts négatifs ou à accroître les bénéfices environnementaux et sociaux des travaux, incluant les responsabilités et les coûts associés.
  • Identifier les risques climatiques sur les différents équipements et infrastructures à réaliser et proposer des mesures d’adaptation appropriées pour améliorer la résilience climatique des travaux ;
  • Examiner les impacts cumulatifs potentiels en tenant compte des autres initiatives prévues dans la zone d’étude.
  • Proposer un programme de suivi environnemental et social, incluant des indicateurs, les responsabilités institutionnelles et les coûts associés.
  • Identifier les responsabilités institutionnelles et les besoins en renforcement des capacités, y compris le personnel au sein de celles-ci, si nécessaire, afin de mettre en œuvre les recommandations de l’évaluation environnementale et sociale.
  • Conduire des consultations auprès des parties prenantes primaires (populations/ménages et autres usagers riverains des conduites, autorités locales concernées, responsables locaux de la SEG) et secondaires (services techniques déconcentrés concernés et autres services/entreprises privés de la place, notamment l’urbanisme, EDG, les services de sécurité, les affaires sociales, les PME/PMI), afin de connaître leurs opinions et leurs préoccupations par rapport aux travaux.
  • Préparer le rapport de l’EIES conformément au contenu des termes de références recommandés.
  • Préparer un Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) conformément au canevas recommandé.
  • Participer à la validation du rapport de l’étude par les parties prenantes.

Qualification et profil du Consultant 

La mission sera dirigée par un Consultant principal environnementaliste de niveau universitaire (Bac+5ans) en sciences de l’environnement, ayant une formation complémentaire en évaluation environnementale et sociale, doté des compétences requises et d’une expérience d’au moins 10 ans en matière d’étude d’impact environnemental et social.  Il doit avoir à son actif, au moins cinq (5) rapports d’études d’impacts environnementales et sociales de projets de la Banque Mondiale ou d’autres bailleurs (AFD, BAD, JICA, BID, etc…) approuvés et similaires à la présente étude.

Il sera responsable de la mission et devra être accompagné par des experts assistants, disposant de l’expertise appropriée pour la préparation des EIES et PAR et ayant les profils suivants : hydrogéologue, géographe/cartographe ou ingénieur en géomatique, biologiste et socio-économiste/anthropologue.

Durée de la mission : La durée globale de la prestation est estimée à 45 jours ouvrables, soit deux (2) mois calendaires.

Méthode de sélection 

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode « Sélection de Consultants individuels » conformément aux procédures décrites dans les présents termes de référence et aux politiques de l’IDA énoncées dans les Directives de Sélection et d’Emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque Mondiale de Janvier 2011 et mises à jour en juillet 2014 ou Règlements de passation des marchés juillet 2016, révisés en novembre 2017.

Dossier à fournir 

Les consultants intéressés doivent fournir toutes les informations sur leurs capacités et leurs expériences à travers : la lettre de motivation, le CV détaillé, les copies des diplômes, les copies des attestations de bonne fin certifiées, les références pour des prestations similaires (pays, date, bailleur, projets, contact du maitre d’ouvrage ou de l’agence d’exécution) ou tout autre document pouvant justifier leurs qualifications pour ladite mission. 

Date limite et lieu de remise des candidatures 

Les dossiers de candidature devront être soumis à l’adresse ci-après : Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) sis à Landréah, Commune de Dixinn, BP 150 – Conakry, République de Guinée, Téléphone:(+224) 664 26 98 03 / 620 06 17 37 / 621 12 62 38, Email : b.s.dokore@gmail.com au plus tard le vendredi 9 août 2019 à 9 heures 30 mn. Les offres seront ouvertes le même jour à l’adresse mentionnée ci-dessus à 10 heures 30 mn.

Pour toutes informations complémentaires, veuillez prendre contact avec le Projet sur les numéros de téléphone ci-dessus ou par Email : b.s.dokore@gmail.com et aboubasivory@gmail.com.

Conakry le 26 juillet 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

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Voyage, hébergement, restauration… voici les innovations du Hajj 2019

19 juillet 2019 à 7 07 04 07047
Ansoumane Condé, ministre conseiller à la présidence et président de la commission d’organisation du Hajj
Ansoumane Condé, ministre conseiller à la présidence et président de la commission d’organisation du Hajj

Huit mille pèlerins guinéens se rendront à la Mecque pour accomplir le Hajj cette année. Pour que tout se passe dans les meilleures conditions, aussi bien à l’aller qu’au retour, les autorités guinéennes ont veillé à ce que des dispositions soient prises par la commission en charge de l’organisation du Hajj. Des innovations ont également été apportées pour rendre le séjour de nos compatriotes agréable, contrairement à ce qu’on a vécu ces dernières années. C’est en tout cas ce qu’a expliqué à Guineematin.com le président de la commission d’organisation du pèlerinage et ministre conseiller à la présidence de la République, monsieur Ansoumane Condé.

« Actuellement, nous sommes au scannage des passeports, à la constitution des documents de voyage, notamment le passeport, le billet d’avion. Là-dessus, je voulais insister pour dire que l’amélioration qu’il y a cette année, comme vous l’avez-vous-mêmes constaté, à la même période l’an passé, il y avait un attroupement terrible ici dans l’enceinte de ce centre islamique. Et vous voyez que c’est complètement aéré, il n’y a pas de mouvement comme l’an passé, il n’y a même pas de dispositif de sécurité. Pourquoi, parce qu’on a complètement changé les façons de faire. Et, non seulement par rapport à des décisions internes guinéennes, mais aussi pour nous intégrer dans les contraintes et les exigences liées à l’organisation du Hajj désormais par la partie saoudienne. Car eux, ils sont en train de changer. Toutes les années, ils changent, ils perfectionnent, ils améliorent. Donc la Guinée, nous avons décidé depuis les journées de concertation, de nous inscrire dans cette dynamique. Car les directives qui nous ont été données, à défaut de faire mieux que les pays riverains, d’essayer de s’égaler à ces pays-là dans le cadre de la bonne organisation du Hajj et ça, ça commence déjà à Conakry ici. Sur ce plan, les inscriptions ont été ouvertes le 17 avril et ont été clôturées officiellement le 24 juin », a expliqué monsieur Ansoumane Condé, qui a reçu un reporter de Guineematin;com qu’il a reçu le mardi dernier, 16 juillet 2019.

Ansoumane Condé, ministre conseiller à la présidence et président de la commission d’organisation du Hajj

Parlant du départ de Conakry des candidats pèlerins et de leur séjour aux lieux saints de l’islam, le ministre Condé a annoncé que des innovations ont été également apportées. « Cette année, il n’y aura pas de regroupement ici parce qu’on va donner des billets individuels aux pèlerins. Avant de quitter Conakry, le candidat pèlerin saura sa date de départ et sa date de retour. Ça sera dans le système électronique, chacun sera obligé de respecter sa date d’aller et sa date de retour pour éviter toute confusion », a fait savoir monsieur Condé.

En outre, le président de la commission d’organisation du pèlerinage a expliqué de nouvelles dispositions ont été prises pour l’hébergement et la restauration. « Lors de nos récents séjours en Arabie Saoudite, on a constitué des équipes là-bas, c’était pour aller voir les sites des pèlerins : les hôtels et aussi indiquer nos priorités aux restaurateurs. Pour ce qui est de la restauration, nous avons dit que le goût des repas, autant que possible, se rapproche du goût du repas guinéen. Nous envisageons d’intégrer les professionnels de la restauration dans l’équipe de restauration cette année, qui vont aller rencontrer les restaurateurs saoudiens. Nous allons créer la relation entre les entreprises contractantes saoudiennes et les professionnels guinéens. Ils vont travailler ensemble pour constituer la composition du menu, les ingrédients qu’il faut pour que nos pèlerins puissent avoir la saveur des repas qui vont leur être servis. Les logements aussi, nous avons fait en sorte qu’ils soient aérés, qu’il n’y ait pas d’encombrement », a-t-il rappelé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Hajj 2019 : 8 000 candidats inscrits, le départ du premier convoi prévu le 24 juillet

18 juillet 2019 à 11 11 32 07327
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Cette année, la Guinée va envoyer 8000 pèlerins aux lieux saints de l’islam. Le premier convoi quittera Conakry le 24 juillet prochain pour la Mecque. C’est le secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, qui a confié ces informations à Guineematin.com au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction. Il est revenu aussi sur le niveau des préparatifs et les dispositions prises pour le bon déroulement du pèlerinage pour les candidats guinéens.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes à quelques semaines seulement du début du hajj 2019, dites-nous à quel niveau se situent aujourd’hui les préparatifs de ce pèlerinage musulman ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : en ce qui concerne les préparatifs du pèlerinage 2019, les opérations tirent vers la fin maintenant. Parce que le départ du premier convoi est prévu pour le 24 juillet prochain. Donc, nous sommes à une semaine seulement du départ du premier convoi de nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam. Cette année, nous avons 8 mille pèlerins qui se sont inscrits. Ils sont repartis en deux groupes : 1673 pèlerins vont au compte du gouvernement et 6327 pèlerins au compte du privé. Alors, les 27 convois partiront dans 12 jours c’est-à-dire que les opérations se dérouleront du 24 juillet au 4 août prochain inch’Allah.

Guineematin.com : ces dernières années, les pèlerins guinéens ont rencontré beaucoup de difficultés avec notamment des retards au départ mais aussi au retour. Y a-t-il des dispositions prises pour éviter ces mêmes problèmes cette année ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, on a effectué en amont des voyages en Arabie Saoudite pour échanger avec les autorités en charge du pèlerinage. Après ça, nous nous sommes attelés au volet vaccination, suivi de la sensibilisation et la distribution des uniformes aux candidats pèlerins. On a travaillé cette année à la consolidation des acquis. La décentralisation qui avait été lancée depuis l’année dernière a été renforcée cette année à Conakry ici, à l’intention de nos candidats pèlerins. Quatre sites ont été retenus. Il s’agit de la grande mosquée Fayçal pour trois communes : Kaloum, Dixinn et Matam ; la mosquée Fofana pour les candidats de la commune de Matoto et la mosquée Turque de Bambéto pour les candidats pèlerins de la commune de Ratoma.

En plus de ça, pour les candidats pèlerins qui habitent en haute banlieue et les préfectures environnantes comme Dubréka et Coyah, nous avons retenu la grande mosquée de Kountia. Nous rendons hommage à notre gouvernement, particulièrement au président de la République, le professeur Alpha Condé, qui nous a accompagnés, qui s’est impliqué personnellement à la qualification de l’organisation du hajj pour notre pays, en mettant à notre disposition le préfinancement à hauteur de 50% pour des frais des visas et autres éléments relatifs aux bons préparatifs du pèlerinage. Alors, c’est pour cette raison que vous n’avez pas entendu de problèmes cette année. Actuellement, nous sommes avec nos techniciens qui ont la charge de l’émission des visas. Parce que cette fois-ci et c’est une première pour la Guinée d’avoir des visas électroniques. Alors cette année, il était extrêmement important pour nous en qu’organisateurs et pour nos candidats pèlerins de nous faciliter cette tâche qui était délicate dans l’organisation du pèlerinage. Je rappelle que nous avons retenu Ethiopian Air line comme compagnie aérienne devant transporter nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, je vous remercie de nous avoir donné cette opportunité de nous exprimer chez vous. Je lance un appel à l’endroit de nos candidats pèlerins de suivre les cours de sensibilisation, éducation et information dans les quatre lieux retenus pour ça. Parce que vous avez remarquez le calme qui caractérise le processus du hajj cette année. Nous invitons donc nos candidats pèlerins à suivre les informations données par notre département afin de bien préparer leur voyage. C’est-à-dire de venir faire à temps la vaccination et pour le dernier lot de candidats pèlerins qui n’ont pas déposé leurs passeports, de nous les faire parvenir afin de respecter le calendrier établis pour le départ des candidats pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

A suivre !

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé : la toute première déclaration de la famille

2 juin 2019 à 15 03 37 06376

Dans l’après-midi du vendredi 31 mai 2019, nous avons été informés par des étudiants que notre fils Amadou Boukariou Baldé a été blessé par des agents des forces de l’ordre suite aux émeutes ayant touché l’Université de Labé. Sur le champ, le père et la mère se sont mis en route.

Les premiers échanges avec le personnel médical ayant pris en charge le patient nous ont fait savoir qu’en l’état actuel une évacuation vers Conakry n’était pas possible. C’est ainsi que les parents ont continué le voyage vers Labé. Contre toute attente, aux alentours de 20 heures, nous avons été informés qu’une évacuation vers Conakry était en train d’être planifiée : ce soudain revirement nous a inquiétés ! C’est ainsi que les parents d’Amadou ont été programmés d’attendre l’ambulance à l’hôpital de Dalaba pour les embarquer pour le retour à Conakry.

L’attente ayant trop duré, vue le temps nécessaire à une ambulance pour le trajet Labé-Dalaba, l’inquiétude est allée crescendo et la nouvelle tant redoutée a été vue sur internet.

Vue l’incohérence de la procédure administrative, la famille à Conakry s’est réunie pour se préparer au pire et pour faire revenir les malheureux parents largués à Dalaba et abandonnés à leur sort ; ils ne trouvèrent le salut que grâce à un étudiant de Télimélé à Dalaba qui les retrouva pour les héberger dans sa chambre vers une heure du matin.

C’est le lendemain qu’ils purent s’embarquer vers 7 heures du matin pour Conakry où ils arrivèrent à 14 heures.

Dans la matinée du samedi 1er juin, le médecin accompagnant l’ambulance confirma au téléphone à la famille que le corps de Amadou est à la morgue de l’hôpital Ignace Deen. Après la levée de l’interdiction de circuler le samedi à 11 heures, une délégation de la famille s’est rendue à la morgue et a effectivement reconnu le corps de Amadou.

La famille remercie les étudiants qui ont pris le risque de venir ramasser notre fils là où les forces de l’ordre l’ont abandonné après l’avoir bastonné. Ces braves jeunes l’ont transporté sur une moto pour l’infirmerie de l’Université.

La famille ose espérer que la promesse du ministre de l’Enseignement supérieur (à l’occasion de sa présentation des condoléances) de faire la lumière sur ce meurtre sera tenue.

En attendant, la famille apporte un démenti catégorique aux allégations du Gouverneur Madinfing Diané faisant croire qu’elle a échangé avec une quelconque autorité de Labé.

Pour la famille

Le père de la victime

Mamadou Mouctar Baldé

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Avis de publication au niveau local d’un appel d’offre ouvert local

23 mai 2019 à 9 09 57 05575

Fourniture d’équipements bureautiques, informatiques et techniques et de matériels roulants des directions (DCSP, DCPJ), des services (IGSS, DRH) et des directions régionales de police du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile dans le cadre du Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité en Guinée- Volet Sécurité Intérieure (PARSS3-MSPC)

Référence de Publication : 003/PARSS3/COGINTA/2019

L’Association Coginta envisage d’attribuer un marché de fournitures pour :

  • lot N°1 : matériels informatiques et techniques (ordinateurs, imprimantes, appareils photos, dictaphone, enregistreur numérique et accessoires) ;
  • lot N°2 : matériels bureautiques (bureaux, fauteuils, chaises, armoires, classeurs dossiers suspendus, table de réunion, tables supports revues, climatiseur) ;
  • lot n°3 : motocyclettes avec casques

A Conakry, financé par le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité en Guinée-Volet Sécurité Intérieure (PARSS3-MSPC).

Le dossier d’appel d’offres peut être obtenu à l’adresse suivante :

Association Coginta

Représentation nationale

Immeuble Rmaiti, Bloc B, 4ème étage

Quartier Coléah-Lansébounyi – Route Niger

Conakry

Tel. 00224 622.501 858

camara@coginta.org

La date limite de soumission des offres est fixée à 10h00 le 21 juin 2019 et doit être postérieure de minimum 30 jours calendaires à la date de publication du présent avis.

Les éventuelles informations complémentaires ou éclaircissements/questions seront publiés sur les canaux de publication du présent appel d’offre.

NB : Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour télécharger la copie originale de cet AVIS

Avis publication DAO

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RECRUTEMENT D’UNE FIRME : manifestation d’intérêt

20 mai 2019 à 9 09 22 05225

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UNE FIRME

MISSION : Audit portant sur les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                            Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet pour l’audit portant sur  les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet aura pour mission d’effectuer un audit de son système d’informations permettant d’élaborer un état des lieux, la revue des actifs (matériels, logiciels et humains) en vue de formuler les recommandations en termes de stratégies et d’architecture à déployer permettant de garantir l’optimisation et la performance du futur SI à mettre en œuvre.

  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  1. Etat des lieux du Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire retenu devra procéder à la revue des infrastructures, des équipements et logiciels déployés en vue de cartographie le SI actuel.

  1. Audit de la fonction informatique et du SI :

Le prestataire effectuera un diagnostic complet du Système d’information en vue de déceler les écarts par rapport aux standards en la matière. Il procédera à la revue de l’organisation de l’entité en charge du SI, de la sécurité (SI et physique), des infrastructures, des processus et procédures IT, de l’adéquation profil/emploi, des infrastructures réseaux et télécoms, des applications et solutions déployées.

  1. Proposition de stratégie et d’architecture pour le déploiement du nouveau Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire proposera des options d’évolution et de construction du nouveau Système d’information. Il proposera une stratégie de mise en œuvre et accompagnera la définition des nouvelles architectures en distinguant les solutions obligatoires, conseillées ou optimales, et, en précisant, si possible, une échelle de coût.

  1. Un rapport global intégrant les recommandations en vue de corriger les écarts détectés :

Le prestataire produira un rapport global intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet

  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de la mission un rapport global provisoire intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet et un Rapport final prenant en compte les remarques et suggestions de l’ANIES.

  • DURÉE DE LA MISSION : La durée de mission est de trois (3) mois.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en audit de système d’informations et de formulation de stratégies et d’architecture informatiques permettant de garantir l’optimisation et la performance du SI ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout ;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • ÉVALUATION ET CRITÈRES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées à la fin de la mission par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail et des résultats attendus. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque.

  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail dans les différents sites de l’ANIES : siège et antennes. Le prestataire se déplacera sur chacun des sites, interrogera les personnes de son choix, et collectera sur place tous les documents en rapport avec sa mission. Pour l’accomplissement de cette mission, le prestataire ne pourra pas sous-traiter cette partie, à l’exception de l’audit des ressources humaines avec, cependant, l’accord exprès et préalable de l’audité.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. MÉTHODE DE SÉLECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET D’AUDIT INFORMATIQUE DE L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN CABINET SPÉCIALISÉ EN COMMUNICATION POUR L’ANIES : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 16 05165

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET SPECIALISE EN COMMUNICATION POUR L’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                                 Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet spécialisé en communication pour appuyer les activités de l’ANIES pour l’atteinte de ses objectifs.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet en communication aura pour mission de renforcer la communication de l’ANIES, en vue de donner plus de visibilité à ses interventions auprès de l’ensemble des acteurs, à travers la conception et de la mise en œuvre d’une stratégie de communication nationale et internationale.

A ce titre, de manière plus spécifique, la mission visera à :

  • Sensibiliser le public sur la problématique de lutte contre la vulnérabilité et le renforcement de la résilience des couches sociales à travers les transferts sociaux et des HIMO en Guinée et tout autre instrument retenu par l’ANIES ;
  • Mettre au point les mécanismes de communication stratégique en liaison avec les cadres de l’ANIES, les agences d’exécution et les partenaires nationaux et externes impliqués dans les activités liées aux questions d’inclusion économique et sociale ;
  • Contribuer activement à la création et à la gestion  du site web de l’ANIES ;
  • intégrer les nouveaux medias (Facebook, Tweeter, etc.) dans la stratégie de communication
  • préparer ou faire préparer les contenus et la périodicité (plan de promotion) des messages à diffuser par les campagnes publicitaires ;
  • Identifier et préparer les supports de communication (Brochures, dépliants,, etc…) efficaces afin de toucher une variété de cibles ;
  • assurer et suivre de façon rapprochée la diffusion des messages ou annonces (radio, TV, circuits traditionnels, ONG, etc.) dans les zones ciblées et mettre en place des indicateurs de suivi et d’évaluation permettant de mesurer l’impact des campagnes de communication menées ;
  • prendre en charge la finalisation rédactionnelle et de mise en page des rapports périodiques de l’ANIES en relation avec ses attributions, la préparation et/ou la finalisation des présentations en Power Point et l’accompagnement des cadres de l’Agence invités à faire une présentation en publique.
  • élaborer un plan de communication pour la l’ANIES ainsi que sa stratégie qui tiendra compte à la fois des moyens financiers du projet et les moyens de communications techniquement possibles et disponibles en République de Guinée (télévision, radio, radio de proximité, journaux, conférences de presses, publi-reportages, internet …);
  • organiser des visites de terrain avec des équipes multimédias (presse publique et privée) pour donner plus de visibilité aux activités de l’Agence ;
  • promouvoir toute initiative en lien avec la communication sur les actions de l’Agence ;
  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  • L’ANIES dispose d’un plan de communication et d’une stratégie adéquate ;
  • L’ANIES dispose d’outils efficaces de communication ;
  • La Charte graphique et les éléments de langage sont rendus disponibles.
  • Le public est sensibilisé sur les missions de l’ANIES et son impact sur les populations bénéficiaires ;
  • L’ANIES a une meilleure évaluation de son impact sur les bénéficiaires.
  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de chaque mois, trimestre et année un rapport d’activités mensuel, trimestriel et annuel qui devront être approuvés par le Coordonnateur Général de l’ANIES et partagés avec l’IDA

  • DUREE DE LA MISSION : La durée de mission est d’un (1) an.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en élaboration et mise en œuvre de plans de communication ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • EVALUATION ET CRITERES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque. Les critères de performance sont les suivants :

  • l’efficacité de la stratégie de communication mise en place ;
  • l’appropriation et l’adéquation des outils de communication par les acteurs du projet ;
  • la visibilité satisfaisante des activités du projet ;
  • la qualité et la disponibilité à temps des supports et outils de communication sollicités.
  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail tant en Guinée qu’à l’international. Les activités en Guinée impliquent de nombreux déplacements sur le terrain dans les régions et les communautés ciblées.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. METHODE DE SELECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET DE COMMUNICATION POUR L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN DIRECTEUR DE PROJET INCLUSION FINANCIÈRE DE L’ANIES (DP-IF) : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 12 05125

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN DIRECTEUR DE PROJET INCLUSION FINANCIÈRE DE L’ANIES (DP-IF)

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                                 Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Directeur du Projet d’Inclusion Financière (DPIF) pour accompagner l’ANIES dans l’atteinte de ses objectifs.

  1.  OBJECTIF DE LA MISSION :

Sous l’autorité du Coordonnateur Général de l’ANIES, le Directeur du Projet d’inclusion financière aura pour mission de contribuer à réaliser la vision de l’ANIES, en matière d’inclusion financière, en permettant aux personnes vulnérables et aux entreprises qu’elles portent d’accéder aux produits et services financiers dans des conditions opportunes, abordables et commodes. A cet effet, il aura à développer des mécanismes efficients et sécuritaires par :

  • La supervision du processus d’élaboration de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière.
  • La conception, la mise en œuvre et la mise à jour des manuels, des Guides, des Directives et outils de mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière ;
  • La conduite et/ou supervision des études, des enquêtes et des analyses en relation avec la mise œuvre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière ;
  • La Participation à l’élaboration et à la diffusion des instruments légaux en faveur ou en direction des acteurs institutionnels ainsi que les consommateurs des produits et services financiers
  • La participation à conception des outils nationaux d’éducation financière
  1. TACHES DU RESPONSABLE DU DIRECTEUR DU PROJET D’INCLUSION FINANCIERE DE L’ANIES

De manière plus spécifique, la mission consistera à :

  • Pendant la phase d’élaboration de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière :
  • Participer aux réunions du cadre de concertation et des comités techniques de suivi des efforts nationaux d’amélioration de la finance inclusive en Guinée ;
  • Contribuer à la diffusion des rapports des rencontres du cadre de concertation et du comité technique de suivi en s’assurant que tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques inclusives ;
  • Assurer pour le compte de l’ANIES le suivi de la mise en œuvre des recommandations et décisions prises par les organes impliqués dans la réforme de la finance inclusive en Guinée ;
  • Contribuer à la diffusion des outils de pilotage et de suivi recommandations prises dans le cadre de la réforme du secteur de la finance en Guinée ;
  • Identifier les potentiels bailleurs de fonds et les acteurs de la finance inclusive et obtenir leur adhésion et leur contribution technique et financière pour la mise en œuvre du projet de finance inclusive en Guinée ;
  • Élaborer une stratégie de pérennisation des modèles d’inclusion expérimentés par les différents intervenants sur le terrain.
  • Faire une évaluation de la satisfaction des bénéficiaires et d’autres acteurs de la finance inclusive en Guinée.
  • Pendant la phase conception des manuels, des Guides, des Directives et outils de mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière 
  • Analyser le profil des acteurs impliqués dans la finance inclusive et participant à l’inclusion financière en Guinée pour définir un Guide de la Finance inclusive en Guinée
  • Contribuer au développement d’une application mobile en ligne d’accès aux offres de services et produits financiers ;
  • Aider les acteurs de la finance inclusive à développer des outils de pilotage et de développement des produits et services financiers ;
  • Elaborer des outils d’analyse et de mesure de performance de la qualité des produits et services financiers
  • Proposer à l’ANIES des intervenants dont les offres maximisent ses interventions en faveur des personnes vulnérables ;
  • Pendant la phase de participation à conception et à la diffusion des outils nationaux d’éducation financière
  • Elaborer une stratégie d’éducation financière ainsi que les instruments de sa diffusion en faveur des personnes vulnérables en Guinée
  • Conduire le plaidoyer pour une dissémination de l’éducation financière au sein des entreprises privées et administrations publiques, une marque d’une responsabilité sociale desdites entités.
  • Etablir un mécanisme de graduation en faveur des entreprises et des écoles engagées sur l’éducation financière ;
  1. RESULTATS ATTENDUS :
  • La Stratégie Nationale d’Inclusion Financières et ses instruments sont rendus disponibles, diffusés, vulgarisés et disséminés.
  • Les Instruments d’opérationnalisation, de suivi, de mesure et d’évaluation de la SNIF sont élaborés et les acteurs de mise en œuvre outillés à cet effet
  • La Stratégie d’éducation financière est élaborée et le cahier de charge pour sa dissémination sont élaborés et vulgarisés ;
  • Les rapports d’avancement sur l’inclusion financière et l’éducation financière sont disponibles et permettent trimestriellement à la tutelle de mesurer le niveau d’avancement et des mesures correctives
  1. OBLIGATIONS DU CONSULTANT EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Consultant devra produire des rapports mensuels, trimestriels et annuels ainsi que des notes techniques et situationnelles qui devront être approuvées par le coordonnateur du projet.

  1. APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CONSULANT :

Le Consultant devra justifier des qualifications suivantes :

  • Formation   supérieure   ou   universitaire   Bac   +   5   ou plus en Economie, Fiances ou similaires.
  • Expérience professionnelle pratique prouvée cumulée de cinq ans dans une fonction similaire
  • Avoir une expérience prouvée d’au moins trois (3) ans dans un projet de développement financés par les partenaires techniques et financiers ;
  • Parfaite maîtrise des outils informatiques 
  • Aptitude à manager des équipes
  •  Facilité rédactionnelle
  • Avoir une bonne connaissance du secteur social ;
  • Avoir une bonne aptitude de travail en groupe et dans un environnement sous pression ;
  • Avoir un sens élevé de l’organisation et de la discipline professionnelle ;
  • Bonne capacité d’analyse et de synthèse
  • Excellente qualité de communications interpersonnelles et humaines et la capacité de pouvoir communiquer de façon claire à différents niveaux sociaux et hiérarchiques.
  • Une connaissance des politiques gouvernementales dans le domaine de la protection sociale serait un atout ;
  • La maitrise de l’anglais serait un atout
  1. NATURE ET DURÉE DU CONTRAT 

Le contrat aura une durée initiale de six (6) mois ou équivalente à la durée de mise en place de l’ANIES par l’équipe technique.

  1. ÉVALUATION DES PERFORMANCES :

Les performances du Directeur du Projet de l’Inclusion Financière seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec le Gouvernement et l’IDA

  1. MÉTHODE DE RECRUTEMENT :

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode Sélection de Consultants Individuels conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

9. LIEU DU TRAVAIL : Le poste sera basé à Conakry avec des déplacements sur le terrain dans les Communes concernées si nécessaire.

10. DOSSIERS A FOURNIR : Le dossier de candidature devra comporter les pièces ci-après :

  • Une lettre de motivation
  • Un CV détaillé ;
  • Une copie du ou des diplômes et attestations ou tout autre document attestant les expériences et qualifications acquises ;
  • Les Références des employeurs ou Clients des dix (10) dernières années ;
  • Quatre (4) photos d’identité.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN DIRECTEUR DE PROJET INCLUSION FINANCIÈRE ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN CHEF DE PROJET SYSTEME D’INFORMATION DE L’ANIES (CP-SI) : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 05 05055

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CHEF DE PROJET SYSTEME D’INFORMATION DE L’ANIES (CP-SI)

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

    Date début : 20 Mai 2019                                   Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Chef du Projet Systèmes Informatiques (CP-SI) pour accompagner l’ANIES dans l’atteinte de ses objectifs.

  1.  OBJECTIF DE LA MISSION :

Sous l’autorité du Coordonnateur Général de l’ANIES, le Chef de projet Système informatique aura pour mission :

  • L’identification des processus IT requis ;
  • La formulation de la stratégie IT de l’ANIES ;
  • Le pilotage du travail de conception de la nouvelle architecture SI de l’ANIES ;
  • La supervision du déploiement de la nouvelle infrastructure IT de l’ANIES ;
  • La supervision des aspects SI des opérations de ciblage et d’enrôlement des (futurs) bénéficiaires de l’ANIES ;
  • La définition d’une organisation SI adaptée ;
  • La conception d’une approche de planification des projets d’inclusion majeurs ;
  • La formulation d’une politique de gestion des risques SI. 
  1. TACHES DU RESPONSABLE DU DIRECTEUR DU PROJET D’INCLUSION FINANCIERE DE L’ANIES

De manière plus spécifique, la mission consistera à :

Lors de la phase de préparation :

  • Participer à la phase d’élaboration des termes de référence pour la mise en place de tout processus en lien avec le domaine informatique ou impliquant une dimension informatique ; notamment en élaborant des manuels opérationnels
  • Contribuer à l’élaboration des spécifications techniques du matériel informatique et des TDR de consultants et autres prestataires de services et des contrats en matière d’informatique 
  • Organiser et superviser le processus de saisie des données des activités opérationnelles de l’ANIES
  • Planifier le déploiement du matériel informatique et de connexion dans le cadre de l’évolution du système informatique de l’ANIES ;
  • Élaborer les termes de références des différents partenaires impliqués dans le processus de mise en place informatisée du processus de recensement biométrique, en collaboration avec les spécialistes des autres intervenants
  • Former les responsables et agents de l’ANIES sur les outils, logiciels et applications informatique de l’ANIES.
  • Appuyer les différents services de l’ANIES dans la mise en œuvre de la base de données des différentes directions de l’ANIES pour une meilleure sécurisation des données
  • Participation à la rédaction des spécifications techniques et fonctionnelles.
  • Conception et développement frontend et backend.
  • Assurer la maintenance corrective et évolutive des applications.
  • Réaliser les tests unitaires et fonctionnels.
  • Veille technique concernant l’écosystème Java / JEE.

Phase de mise en œuvre et suivi opérationnel

  • Participer conceptuellement à l’informatisation de l’ANIES dont le développement du système de ciblage et les systèmes de paiements et de la gestion de la base des données au sein de l’agence. Dans le cas où l’ANIES s’appuie sur des consultants et/ou des cabinets le RSI coordonnera les activités et évaluera la qualité du travail livré par ces prestataires de services ;
  • Superviser la mise en place du système biométrique d’identification des bénéficiaires (ou de leurs représentants) des interventions de l’ANIES
  • Former les utilisateurs autorisés à l’utilisation et à l’administration de l’accès unique du système de gestion des bases de données qui seront installées.
  • Mettre en place les procédures pour les utilisateurs autorisés du système de gestion des différents services.
  • Superviser la mise en place de la base de données relative l’archivage électronique des documents (GED)
  • Superviser la conception du site Web de l’ANIES et veiller à son entretien
  • Mettre en place la messagerie électronique notamment Outlook au sein de l’ANIES
  • Superviser la mise en place d’une base de données de gestion des plaintes déposées durant le ciblage et l’enrôlement
  • Initier la mise en place d’un système de gestion centralisé du courrier
  • Initier un programme de formation continu en bureautique dans le cadre du renforcement des capacités
  • Veiller à la mise à jour et gestion de la base de données du système de gestion informatisée
  • Concevoir de nouveaux modules nécessaires au bon fonctionnement des programmes
  • Assurer la coordination de l’équipe d’agents d’appui du service informatique
  • Assurer l’interface pour toutes les interventions techniques concernant le matériel informatique et de communication du projet

Phase de Capitalisation :

  • Rédiger des rapports et/ou des notes techniques sur le déroulement des activités
  • Organiser des sessions/ateliers de partages et d’exchanges avec l’administration et les partenaires au développement sur les bases de données des bénéficiaires et autres opérations de l’ANIES.
  • Partager avec les différents partenaires impliqués dans le processus sur les expériences des autres pays en matière de base de données des personnes vulnérable.
  1. RÉSULTATS ATTENDUS :

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  • Les spécifications techniques du matériel informatique et les TdR de consultants et autres prestataires de services et des contrats en matière d’informatique élaborés, 
  • Les cadres et agents de l’ANIES sont formés sur les outils, les logiciels et les applications du système informatique de l’ANIES ;
  • L’ANIES est informatisée à travers le développement d’un système de digitalisation de tous les procédés et processus décisionnels et opérationnels ;
  • Un système biométrique d’identification des bénéficiaires de l’ANIES est mis en place
  • Les différents utilisateurs de   la   base de données formés à l’utilisation et à l’administration du logiciel (au niveau central).
  • La base de données du système de gestion informatisée mise à jour régulièrement
  • Des sessions/ateliers de partages et d’exchanges avec l’administration et les partenaires au développement sur les bases de données des personnes vulnérables organisés.
  1. OBLIGATIONS DU CONSULTANT EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Chef de projet Système Informatique devra produire des rapports mensuels, trimestriels et annuels ainsi que des notes techniques et situationnelles qui devront être approuvées par le Coordonnateur de l’ANIES.

  1. APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CONSULANT :

Le Consultant devra justifier des qualifications suivantes :

  • Formation supérieure   ou   universitaire   Bac   +   4 ou plus dans   les   domaines   de l’informatique
  • Avoir cinq (5) ans d’expérience au sein d’une équipe de développement métier en tant que Développeur Java / JEE qui vous ont permis de maîtriser les technologies suivantes :
    – Interfaces graphiques : CSS, HTML, Bootstrap, JavaScript, JQuery.
    – Langage et Framework : Java, Hibernate, Spring, JasperReports.
    – IDE : Eclipse, Intellij.
    – Base de données : Microsoft SQL Server 2016, PostgreSQL. Bonne maîtrise SQL demandée.
    – Environnement Git.
  • Une bonne expérience des langages .NET et du Framework Angular constituerait un plus.

Expérience professionnelle spécifique

  • Avoir une expérience d’au moins cinq (05) ans dans la programmation orientée objet,
  • Avoir la maîtrise de la méthode de conception UML,
  • Avoir la maîtrise de la méthode AGILE,
  • Avoir une expérience prouvée d’au moins trois (3) ans dans un projet de développement financés par les partenaires techniques et financiers ;
  • Parfaite maîtrise des systèmes d’exploitation des réseaux (Windows NT, Windows 2000 Serveur, Windows 2003 Serveur, Unix, etc.) ;
  • Expérience dans la gestion des serveurs, de réseaux intranet et de communication
  • Aptitude à manager des équipes
  • Facilité rédactionnelle
  • Avoir une bonne connaissance du secteur social ;
  • Avoir une bonne aptitude de travail en groupe et dans un environnement sous pression ;
  • Avoir un sens élevé de l’organisation et de la discipline professionnelle ;
  • Bonne capacité d’analyse et de synthèse
  • Excellente qualité de communications interpersonnelles et humaines et la capacité de pouvoir communiquer de façon claire à différents niveaux sociaux et hiérarchiques.
  • Une bonne connaissance des politiques gouvernementales dans le domaine de la protection sociale serait un atout ;
  • La maîtriser de l’anglais est un atout ;
  1. NATURE ET DURÉE DU CONTRAT 

Le contrat aura une durée initiale de six (6) mois ou équivalente à la durée de mise en place de l’ANIES par l’équipe technique.

  1. ÉVALUATION DES PERFORMANCES :

Les performances du Chef de Projet du Système Informatique seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle administrative et politique de l’ANIES.

  1. MÉTHODE DE RECRUTEMENT :

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode Sélection de Consultants Individuels conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

  1. LIEU DU TRAVAIL : Le poste sera basé à Conakry avec des déplacements sur le terrain dans les Communes concernées si nécessaire.
  2. DOSSIERS A FOURNIR: Le dossier de candidature devra comporter les pièces ci-après :
  • Une lettre de motivation
  • Un CV détaillé (deux pages maximum) ;
  • Une copie du ou des diplômes et attestations ou tout autre document attestant les expériences et qualifications acquises ;
  • Les Références des employeurs ou Clients des cinq (5) dernières années ;
  • Quatre (4) photos d’identité.
  1. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CHEF DE PROJET SYSTEMES D’INFORMATION DE L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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Conakry : CIMAF Guinée échange et communie avec ses meilleurs clients

21 avril 2019 à 13 01 09 04094

Le groupe CIMAF, leader dans le broyage et la vente du ciment en Guinée, a organisé une rencontre client dans un réceptif hôtelier de Conakry hier, samedi 20 avril 2019. La démarche vise à présenter les actions réalisées et les résultats obtenus par le groupe au compte de l’année 2018, mais aussi annoncer les perspectives pour l’année 2019.

Comme à ses habitudes, le groupe CIMAF a organisé cette rencontre d’échange avec ses meilleurs clients, pour d’abord leur remercier pour leur confiance et leur fidélité et aussi leur présenter le bilan et les perspectives du groupe, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Attigou Diallo

Dans son intervention de circonstance, monsieur Attigou Diallo, directeur commercial et markéting du groupe CIMAF en Guinée, a indiqué que l’objectif de la rencontre d’aujourd’hui, « c’est d’être proche de nos clients au-moins une fois par an, pour partager avec eux un repas, échanger avec eux, connaître leurs préoccupations, surtout rappeler nos objectifs. Parce que ce sont nos clients qui nous supportent, ce sont nos clients et qui nous aident à vendre sur le marché.

Et donc, c’est important d’échanger avec eux par moments dans des situations conviviales. 2018 au compte du CIMAF, on a fait de belles réalisations. C’est-à-dire que nous avons une capacité de production de 500 mille tonnes de ciment, que nous avons dépassé. C’était un challenge à relever que nous avons honoré.

Nous avons l’habitude d’organiser des évènements auprès de nos communautés : Nous offrons en général du ciment et faisons des sacrifices. CIMAF est partout dans la communauté où l’usine est installée. Nous faisons des dons dans les mosquées, à travers des participations sociétales don celle de la commune de Dubreka », a-t-il expliqué.

Mamady Touré

De son côté, monsieur Mamady Touré, directeur administratif et financier du groupe CIMAF Guinée a exprimé sa reconnaissance aux clients et à ses collaborateurs pour le travail accompli au cours de l’année 2018. Selon lui, par leur constance et leur fidélité, CIMAF a été classé premier dans la vente de ciment en Guinée en 2018. « Nous sommes heureux de vous compter parmi nos meilleurs clients ; et ceci depuis de nombreuses années. Grâce à vos efforts, nous sommes fiers de vous annoncer que CIMAF Guinée a été leader des ventes sur toute l’année 2018.

Et dans la continuité de la confiance que vous nous avez accordée, nous avons d’ores et déjà amorcé l’extension de notre capacité de production. Pour vous chers clients, nous allons tripler la capacité et passer de 500 000 tonnes à 1.500 000 tonnes. C’est donc pour nous un challenge à relever à tous les niveaux », a fait remarquer monsieur Touré.

El Haimeur Ayyoub

Abondant dans le même sens, El Haimeur Ayyoub, responsable de la production du groupe CIMAF Guinée, a indiqué que plusieurs dispositions avaient été déjà prises par rapport à l’extension du projet. « Comme ça a été dit, on veut passer de 500 000 à 1.500 000 tonnes. Donc, on va rajouter une broyeuse d’une capacité d’un million avec deux silos de stockages de ciments de plus avec une capacité de 1200 tonnes par silo.

On va aussi ajouter un silo vertical de stockage d’une capacité de 37 000 tonnes. Cette extension va être faite avec une technologie allemande comme l’existant. On a commencé le génie civil depuis février 2018 et on va, insha Allah, démarrer le projet du nouveau broyeur au premier trimestre 2020. Donc, la capacité d’expédition va passer de 2400 maintenant à 4600 par jour », a-t-il annoncé.

Pour terminer la cérémonie en beauté, le groupe CIMAF a offert un don comprenant des climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs, télévisions, et ordinateurs à cinq (5) clients tirés au sort. Le tout a été clôturé par un banquet offert par le groupe à ses invités.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Banque : la SGBG change de nom pour devenir Société Générale Guinée

4 avril 2019 à 16 04 09 04094

La Société Générale des Banques en Guinée (SGBG) change de dénomination et devient Société Générale Guinée. L’annonce en a été faite ce jeudi, 4 avril 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. L’occasion a été mise en place pour présenter les ambitions de l’institution en Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Société Générale des Banques en Guinée (SGBG), devient désormais Société Générale Guinée. C’est son directeur général, José REBOLLAR qui l’a annoncé devant la presse. « J’ai le plaisir de vous annoncer le changement de la nomination commerciale de la Banque Société Générale des Banques en Guinée. Notre nom commercial devient, dès aujourd’hui, Société Générale Guinée. Vous direz que ce n’est pas un grand changement, ou ce n’était pas trop nécessaire de changer le nom.

Mais, on va vous expliquer les raisons qui ont prévalu au changement de ce nom et surtout du changement de logo. A partir d’aujourd’hui, le logo de la Société Générale Guinée sera le même logo de la Société Générale du Groupe dans le monde entier. C’est la volonté de cette banque, c’est la vôtre, d’embrasser pleinement la vision de notre groupe, le groupe Société Générale », a-t-il expliqué.

En outre, José REBOLLAR a indiqué qu’en plus du changement de la marque et du changement du logo, il y a aussi le changement de la signature de la marque. « Vous êtes habitués à voir la Société Générale liée à une signature qui s’appelait Développons Ensemble l’Esprit d’Equipe. Cette signature qui nous accompagnait pendant des années, on a voulu la faire évoluer au groupe Société Générale vers une nouvelle promesse. La nouvelle promesse s’écrit : C’est Vous l’Avenir.

Ce que la Société Générale veut montrer à travers ce message, C’est Vous l’avenir, c’est de réaffirmer auprès de ses clients toute la place qu’ils ont et la mission qu’ils souhaitent accomplir à leurs côtés. C’est être la banque qui aide ses clients à développer et construire leur propre avenir, en les accompagnant dans leur propre projet de vie, tant professionnel que privé. Aujourd’hui, peut-être que vous le savez, la Société Générale est implantée dans 19 pays en Afrique. On accompagne quatre millions de clients avec un réseau de plus de 1 000 agences », a-t-il fait remarquer.

Cette nouvelle signature va se décliner sur plusieurs axes, renchérit le patron de la Société Générale Guinée. « La première, c’est la transformation numérique. Vous verrez dans les jours et mois qui viennent, une transformation de la façon dont la Société Générale interagit avec les clients. Il y a un deuxième volet qui est l’inclusion financière. Ça fait partie des messages de la Société Générale d’aller même plus loin : des clients bancarisés, mais aussi aux clients qui n’arrivent pas à ouvrir un compte dans les banques.

Le troisième volet, c’est l’évènement commercial. On en a déjà, mais il y aura de plus une forte présence au niveau de l’évènement commercial, le secteur des PME. Le secteur des Petites et Moyennes Entreprises est le secteur sur lequel on veut se positionner davantage », a-t-il annoncé.

Très heureux de ces annonces, Abdoulaye Bâ, directeur des risques, a dit que ces changements sont une bonne nouvelle pour les travailleurs de la banque qu’ils sont. « Pour nous qui travaillons à la Société Générale et qui voyons tous les messages arriver des autres entités ou sièges des Sociétés Générales, on voyait vraiment la différence. On avait déjà cet esprit d’appartenance à la Société Générale, mais on l’aura encore plus. Parce que, cette petite différenciation faisait qu’on croyait qu’on était un peu à part par rapport aux autres, inconsciemment.

Donc, je pense que c’est une très bonne chose, et comme l’a dit le DG tout à l’heure, en fait ça va au-delà d’un simple changement de logo. Parce que nous, on le voit dans notre quotidien depuis déjà deux à trois ans. On voit beaucoup de changements au niveau de nos pratiques, au niveau de notre fonctionnement pour justement accompagner le projet Grow to Africa qu’il vient de citer ».

Abondant dans le même sens, Gilles Mulsant, directeur commercial de la Société Générale Guinée, a dit que ce changement confirme l’identité du groupe dans le monde entier. « L’avantage que nous avons, c’est d’être présent sur l’ensemble de la planète. Donc, un logo unique nous identifie parfaitement au groupe. Donc, du côté du personnel, des forces vives qui font vivre la banque, tout le monde est identifié de la même façon. Ça, c’est une excellente chose.

Ceci étant, l’essentiel au-delà du logo, c’est surtout le nouveau slogan, la nouvelle plateforme de marque : C’est Vous l’Avenir. Il faut comprendre que C’est Vous l’Avenir c’est bien-sûr la banque, les gens qui l’animent tous les jours. Mais, c’est avant tout le client, puisque le client doit être avant tout et comme jamais au centre de nos préoccupations de tous les jours », soutient-il.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Front contre un 3ème mandat : pourtant, Alpha Condé aurait pu aider le RPG…

3 avril 2019 à 22 10 15 04154

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les forces sociales et politiques de la Guinée ont lancé un mouvement anti troisième mandat ce mercredi à Conakry. Ce front commun pour la sauvegarde des acquis démocratiques dans notre cher pays- et qui a ainsi commencé officiellement ses activités de lutte contre le coup d’Etat constitutionnel voulu par le régime Alpha Condé et tous les promoteurs d’une troisième dictature en République de Guinée ce 03 avril 2019- sera sans coloration politique, ethnique, religieuse ou professionnelle.

Le RPG vient de loin

Tout d’abord, il importe de rappeler que le RPG est né des cendres du MND (le Mouvement national démocratique). Ce mouvement clandestin avait été créé en 1977 par Alpha Condé, feu Pr Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres. Au fil du temps, le MND s’était d’abord mué en UJP (Unité, Justice, Patrie), avant de se transformer en RPG (Rassemblement des patriotes guinéens), puis au Rassemblement du peuple de Guinée (en gardant le même sigle, RPG).

Dans sa besace, le parti (dominé par le très autoritaire Alpha Condé, devenu seul maître à bord) a marqué les esprits aux côtés d’autres figures politiques guinéennes, notamment Bâ Mamadou de l’UNR, Siradiou Diallo du PRP, Jean Marie Doré de l’UPG, Charles Pascal Tolno du PPG… Ce parti est surtout connu pour avoir des militants déterminés et très engagés, même si son leader est considéré par certains comme un opposant peureux, qui a souvent fui les manifestations de rue, contrairement au téméraire Bâ Mamadou par exemple…

A l’issue des joutes électorales, les Guinéens ont accordé au RPG du professeur Alpha Condé les résultats suivants :

–           19, 55% des voix à la présidentielle du 19 décembre 1993 ;

–          19 députés élus le 11 juin 1995 (sur les 114) ;

–          16, 9 % à la présidentielle du 14 décembre 1998 (derrière le Général Lansana Conté, réélu avec 56,1 % et Bâ Mamadou qui était arrivé 2ème avec 24,6 % voix) ;

–          52, 52 % à la présidentielle du 07 novembre 2010 ;

–          53 élus (sur 114 députés) aux élections législatives du 28 septembre 2013 ;

–          57, 85 % des voix à la présidentielle du 11 octobre 2015

Le géant RPG succombera-t-il dans la tourmente ?

Cette ultime victoire du RPG (rebaptisé RPG arc-en-ciel en 2010) par un coup KO à la présidentielle du 11 octobre 2015 pourrait bien être l’apogée de ce parti qui a semblé lier son avenir à celui de son incontesté leader. Un des effets secondaires du mouvement anti troisième mandat- qui regroupe d’abord les adversaires du régime- pourrait engendrer, à long terme, des démissions de certains cadres et proches du pouvoir. Il n’est pas à exclure que des figures insoupçonnées du RPG soutiennent la constitution et les progrès démocratiques de la Guinée face à la volonté du chef de l’Etat (81 ans) et à ceux qui le poussent à s’accrocher au pouvoir jusqu’à sa mort, comme Sékou Touré et Lansana Conté…

Les dindons de la farce !

Que le président Alpha Condé finisse par accepter de se plier au respect de la Constitution et ne pas se représenter après 2020 ou pas, les cadres du parti présidentiel pourraient regretter leur choix au bout de la contestation. Le parti risque même de se désagréger par manque de leader accepté de tous, lorsque le projet de pouvoir à vie échouera et que des élections « démocratiques » seront organisées, même sous Alpha Condé ; si ce dernier ne le fait que par contrainte, à l’issue des mouvements de protestation…

Sous la première République, ce sont Sékou Touré et ses hommes qui faisaient et défaisaient les puissants du pays. Le PDG, parti unique, était plus que fort et ses cadres s’imposaient naturellement sur tous les autres citoyens. La mort du dictateur a presque enterré le parti. Trente-cinq ans après, le PDG ne parvient à faire élire aucun député sur les 114 de l’Assemblée nationale, ni aucun maire sur les 342 circonscriptions de la Guinée ! Et, cet ancien géant politique de la Guinée ne peut même plus imaginer dans ses rêves revenir à la tête du pays qu’il a pourtant eu le temps de gérer comme sa propriété privée, pendant 26 années… Même Aminata Touré, la bien aimée fille de Sékou Touré, a dû se présenter comme candidate indépendante (et s’éloigner ainsi de l’idéologie de son défunt père) pour se faire élire à la mairie de Kaloum…

Sous la deuxième République, le Général Lansana Conté, père de la démocratie en République de Guinée, pouvait même décider où son parti, le PUP, devait « prendre » et où il allait « laisser gagner » ses opposants. Après sa mort, le PUP, comme le PDG, est incapable d’avoir ni un député, ni un maire sur l’ensemble du territoire national…

Premier à accéder à la magistrature suprême de la Guinée par la voie électorale, Alpha Condé ne semble pas aujourd’hui vouloir être l’exception ! Son parti, non plus, refuse de s’inspirer des échecs des deux anciens partis au pouvoir. L’unique voix de l’honorable Saloum Cissé (secrétaire général par intérim du RPG arc-en-ciel et premier vice-président de l’Assemblée nationale)- qui avait hasardé un pronostic d’une victoire du RPG arc-en-ciel en 2020 sans le président historique- a été étranglée. L’homme aurait été tellement critiqué que lui-même se serait rétracté. « C’était une bêtise politique » avait alors commenté Amadou Damaro Camara, qui a pris le dessus et qui ne fait plus mystère de son soutien à une présidence à vie pour l’homme « providentiel », Alpha Condé.

« Les révolutions n’ont lieu que quand les modérés se laissent conduire par des furieux, et les clairvoyants par des aveugles » (Chauvot de Beauchêne).

A ce jour, on peut être le plus nul et le moins vertueux de la République, mais quand on est capable de mettre entre parenthèse sa dignité pour insulter ceux qui soutiennent le respect de la Constitution et l’alternance en Guinée, on peut se faire nommer au poste de son choix. Ce qui, évidemment, met beaucoup de cadres et intellectuels guinéens dans un dilemme : choisir la démocratie dans son pays ou les délices du pouvoir finissant ! Ce sont eux qui haïssent le plus ce débat portant sur le changement (ou modification) de la Constitution qui permettrait au professeur Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée après 2020. Ces cadres souhaitent que ce débat se fasse le plus tard possible, le temps pour eux de s’enrichir au maximum et de placer les leurs, avant de se présenter à la dernière minute comme étant de ceux qui n’avaient JAMAIS hésité de soutenir le respect des règles démocratiques…

« On échoue plus souvent par timidité que par excès d’audace », estime David Grayson

Au-delà de ce qui aurait pu muer le militant Alpha Condé en prédateur de la démocratie, il est à s’interroger sur le mutisme des cadres valeureux du RPG arc-en-ciel, qui auraient pu demander au chef de l’Etat de soutenir un des leurs ? Car, Dieu sait qu’au-delà des acteurs connus du grand public- et qui ont déjà l’étoffe de se faire accepter à une élection présidentielle- de nombreux autres hauts cadres (dont certains ne travaillent même pas dans le secteur public) pouvaient porter haut l’étendard jaune du RPG arc-en-ciel. Malheureusement, ils risquent tous de payer cher la facture de leur avarice d’aujourd’hui par le bannissement politique qui sanctionnera inéluctablement la chute de leur système, s’ils cherchent à entraver la marche du peuple de Guinée vers une démocratie véritable…

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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