Meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé : la toute première déclaration de la famille

2 juin 2019 à 15 03 37 06376

Dans l’après-midi du vendredi 31 mai 2019, nous avons été informés par des étudiants que notre fils Amadou Boukariou Baldé a été blessé par des agents des forces de l’ordre suite aux émeutes ayant touché l’Université de Labé. Sur le champ, le père et la mère se sont mis en route.

Les premiers échanges avec le personnel médical ayant pris en charge le patient nous ont fait savoir qu’en l’état actuel une évacuation vers Conakry n’était pas possible. C’est ainsi que les parents ont continué le voyage vers Labé. Contre toute attente, aux alentours de 20 heures, nous avons été informés qu’une évacuation vers Conakry était en train d’être planifiée : ce soudain revirement nous a inquiétés ! C’est ainsi que les parents d’Amadou ont été programmés d’attendre l’ambulance à l’hôpital de Dalaba pour les embarquer pour le retour à Conakry.

L’attente ayant trop duré, vue le temps nécessaire à une ambulance pour le trajet Labé-Dalaba, l’inquiétude est allée crescendo et la nouvelle tant redoutée a été vue sur internet.

Vue l’incohérence de la procédure administrative, la famille à Conakry s’est réunie pour se préparer au pire et pour faire revenir les malheureux parents largués à Dalaba et abandonnés à leur sort ; ils ne trouvèrent le salut que grâce à un étudiant de Télimélé à Dalaba qui les retrouva pour les héberger dans sa chambre vers une heure du matin.

C’est le lendemain qu’ils purent s’embarquer vers 7 heures du matin pour Conakry où ils arrivèrent à 14 heures.

Dans la matinée du samedi 1er juin, le médecin accompagnant l’ambulance confirma au téléphone à la famille que le corps de Amadou est à la morgue de l’hôpital Ignace Deen. Après la levée de l’interdiction de circuler le samedi à 11 heures, une délégation de la famille s’est rendue à la morgue et a effectivement reconnu le corps de Amadou.

La famille remercie les étudiants qui ont pris le risque de venir ramasser notre fils là où les forces de l’ordre l’ont abandonné après l’avoir bastonné. Ces braves jeunes l’ont transporté sur une moto pour l’infirmerie de l’Université.

La famille ose espérer que la promesse du ministre de l’Enseignement supérieur (à l’occasion de sa présentation des condoléances) de faire la lumière sur ce meurtre sera tenue.

En attendant, la famille apporte un démenti catégorique aux allégations du Gouverneur Madinfing Diané faisant croire qu’elle a échangé avec une quelconque autorité de Labé.

Pour la famille

Le père de la victime

Mamadou Mouctar Baldé

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Avis de publication au niveau local d’un appel d’offre ouvert local

23 mai 2019 à 9 09 57 05575

Fourniture d’équipements bureautiques, informatiques et techniques et de matériels roulants des directions (DCSP, DCPJ), des services (IGSS, DRH) et des directions régionales de police du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile dans le cadre du Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité en Guinée- Volet Sécurité Intérieure (PARSS3-MSPC)

Référence de Publication : 003/PARSS3/COGINTA/2019

L’Association Coginta envisage d’attribuer un marché de fournitures pour :

  • lot N°1 : matériels informatiques et techniques (ordinateurs, imprimantes, appareils photos, dictaphone, enregistreur numérique et accessoires) ;
  • lot N°2 : matériels bureautiques (bureaux, fauteuils, chaises, armoires, classeurs dossiers suspendus, table de réunion, tables supports revues, climatiseur) ;
  • lot n°3 : motocyclettes avec casques

A Conakry, financé par le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité en Guinée-Volet Sécurité Intérieure (PARSS3-MSPC).

Le dossier d’appel d’offres peut être obtenu à l’adresse suivante :

Association Coginta

Représentation nationale

Immeuble Rmaiti, Bloc B, 4ème étage

Quartier Coléah-Lansébounyi – Route Niger

Conakry

Tel. 00224 622.501 858

camara@coginta.org

La date limite de soumission des offres est fixée à 10h00 le 21 juin 2019 et doit être postérieure de minimum 30 jours calendaires à la date de publication du présent avis.

Les éventuelles informations complémentaires ou éclaircissements/questions seront publiés sur les canaux de publication du présent appel d’offre.

NB : Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour télécharger la copie originale de cet AVIS

Avis publication DAO

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RECRUTEMENT D’UNE FIRME : manifestation d’intérêt

20 mai 2019 à 9 09 22 05225

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UNE FIRME

MISSION : Audit portant sur les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                            Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet pour l’audit portant sur  les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet aura pour mission d’effectuer un audit de son système d’informations permettant d’élaborer un état des lieux, la revue des actifs (matériels, logiciels et humains) en vue de formuler les recommandations en termes de stratégies et d’architecture à déployer permettant de garantir l’optimisation et la performance du futur SI à mettre en œuvre.

  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  1. Etat des lieux du Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire retenu devra procéder à la revue des infrastructures, des équipements et logiciels déployés en vue de cartographie le SI actuel.

  1. Audit de la fonction informatique et du SI :

Le prestataire effectuera un diagnostic complet du Système d’information en vue de déceler les écarts par rapport aux standards en la matière. Il procédera à la revue de l’organisation de l’entité en charge du SI, de la sécurité (SI et physique), des infrastructures, des processus et procédures IT, de l’adéquation profil/emploi, des infrastructures réseaux et télécoms, des applications et solutions déployées.

  1. Proposition de stratégie et d’architecture pour le déploiement du nouveau Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire proposera des options d’évolution et de construction du nouveau Système d’information. Il proposera une stratégie de mise en œuvre et accompagnera la définition des nouvelles architectures en distinguant les solutions obligatoires, conseillées ou optimales, et, en précisant, si possible, une échelle de coût.

  1. Un rapport global intégrant les recommandations en vue de corriger les écarts détectés :

Le prestataire produira un rapport global intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet

  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de la mission un rapport global provisoire intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet et un Rapport final prenant en compte les remarques et suggestions de l’ANIES.

  • DURÉE DE LA MISSION : La durée de mission est de trois (3) mois.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en audit de système d’informations et de formulation de stratégies et d’architecture informatiques permettant de garantir l’optimisation et la performance du SI ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout ;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • ÉVALUATION ET CRITÈRES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées à la fin de la mission par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail et des résultats attendus. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque.

  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail dans les différents sites de l’ANIES : siège et antennes. Le prestataire se déplacera sur chacun des sites, interrogera les personnes de son choix, et collectera sur place tous les documents en rapport avec sa mission. Pour l’accomplissement de cette mission, le prestataire ne pourra pas sous-traiter cette partie, à l’exception de l’audit des ressources humaines avec, cependant, l’accord exprès et préalable de l’audité.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. MÉTHODE DE SÉLECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET D’AUDIT INFORMATIQUE DE L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN CABINET SPÉCIALISÉ EN COMMUNICATION POUR L’ANIES : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 16 05165

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET SPECIALISE EN COMMUNICATION POUR L’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                                 Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet spécialisé en communication pour appuyer les activités de l’ANIES pour l’atteinte de ses objectifs.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet en communication aura pour mission de renforcer la communication de l’ANIES, en vue de donner plus de visibilité à ses interventions auprès de l’ensemble des acteurs, à travers la conception et de la mise en œuvre d’une stratégie de communication nationale et internationale.

A ce titre, de manière plus spécifique, la mission visera à :

  • Sensibiliser le public sur la problématique de lutte contre la vulnérabilité et le renforcement de la résilience des couches sociales à travers les transferts sociaux et des HIMO en Guinée et tout autre instrument retenu par l’ANIES ;
  • Mettre au point les mécanismes de communication stratégique en liaison avec les cadres de l’ANIES, les agences d’exécution et les partenaires nationaux et externes impliqués dans les activités liées aux questions d’inclusion économique et sociale ;
  • Contribuer activement à la création et à la gestion  du site web de l’ANIES ;
  • intégrer les nouveaux medias (Facebook, Tweeter, etc.) dans la stratégie de communication
  • préparer ou faire préparer les contenus et la périodicité (plan de promotion) des messages à diffuser par les campagnes publicitaires ;
  • Identifier et préparer les supports de communication (Brochures, dépliants,, etc…) efficaces afin de toucher une variété de cibles ;
  • assurer et suivre de façon rapprochée la diffusion des messages ou annonces (radio, TV, circuits traditionnels, ONG, etc.) dans les zones ciblées et mettre en place des indicateurs de suivi et d’évaluation permettant de mesurer l’impact des campagnes de communication menées ;
  • prendre en charge la finalisation rédactionnelle et de mise en page des rapports périodiques de l’ANIES en relation avec ses attributions, la préparation et/ou la finalisation des présentations en Power Point et l’accompagnement des cadres de l’Agence invités à faire une présentation en publique.
  • élaborer un plan de communication pour la l’ANIES ainsi que sa stratégie qui tiendra compte à la fois des moyens financiers du projet et les moyens de communications techniquement possibles et disponibles en République de Guinée (télévision, radio, radio de proximité, journaux, conférences de presses, publi-reportages, internet …);
  • organiser des visites de terrain avec des équipes multimédias (presse publique et privée) pour donner plus de visibilité aux activités de l’Agence ;
  • promouvoir toute initiative en lien avec la communication sur les actions de l’Agence ;
  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  • L’ANIES dispose d’un plan de communication et d’une stratégie adéquate ;
  • L’ANIES dispose d’outils efficaces de communication ;
  • La Charte graphique et les éléments de langage sont rendus disponibles.
  • Le public est sensibilisé sur les missions de l’ANIES et son impact sur les populations bénéficiaires ;
  • L’ANIES a une meilleure évaluation de son impact sur les bénéficiaires.
  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de chaque mois, trimestre et année un rapport d’activités mensuel, trimestriel et annuel qui devront être approuvés par le Coordonnateur Général de l’ANIES et partagés avec l’IDA

  • DUREE DE LA MISSION : La durée de mission est d’un (1) an.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en élaboration et mise en œuvre de plans de communication ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • EVALUATION ET CRITERES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque. Les critères de performance sont les suivants :

  • l’efficacité de la stratégie de communication mise en place ;
  • l’appropriation et l’adéquation des outils de communication par les acteurs du projet ;
  • la visibilité satisfaisante des activités du projet ;
  • la qualité et la disponibilité à temps des supports et outils de communication sollicités.
  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail tant en Guinée qu’à l’international. Les activités en Guinée impliquent de nombreux déplacements sur le terrain dans les régions et les communautés ciblées.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. METHODE DE SELECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET DE COMMUNICATION POUR L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN DIRECTEUR DE PROJET INCLUSION FINANCIÈRE DE L’ANIES (DP-IF) : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 12 05125

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN DIRECTEUR DE PROJET INCLUSION FINANCIÈRE DE L’ANIES (DP-IF)

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                                 Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Directeur du Projet d’Inclusion Financière (DPIF) pour accompagner l’ANIES dans l’atteinte de ses objectifs.

  1.  OBJECTIF DE LA MISSION :

Sous l’autorité du Coordonnateur Général de l’ANIES, le Directeur du Projet d’inclusion financière aura pour mission de contribuer à réaliser la vision de l’ANIES, en matière d’inclusion financière, en permettant aux personnes vulnérables et aux entreprises qu’elles portent d’accéder aux produits et services financiers dans des conditions opportunes, abordables et commodes. A cet effet, il aura à développer des mécanismes efficients et sécuritaires par :

  • La supervision du processus d’élaboration de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière.
  • La conception, la mise en œuvre et la mise à jour des manuels, des Guides, des Directives et outils de mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière ;
  • La conduite et/ou supervision des études, des enquêtes et des analyses en relation avec la mise œuvre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière ;
  • La Participation à l’élaboration et à la diffusion des instruments légaux en faveur ou en direction des acteurs institutionnels ainsi que les consommateurs des produits et services financiers
  • La participation à conception des outils nationaux d’éducation financière
  1. TACHES DU RESPONSABLE DU DIRECTEUR DU PROJET D’INCLUSION FINANCIERE DE L’ANIES

De manière plus spécifique, la mission consistera à :

  • Pendant la phase d’élaboration de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière :
  • Participer aux réunions du cadre de concertation et des comités techniques de suivi des efforts nationaux d’amélioration de la finance inclusive en Guinée ;
  • Contribuer à la diffusion des rapports des rencontres du cadre de concertation et du comité technique de suivi en s’assurant que tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques inclusives ;
  • Assurer pour le compte de l’ANIES le suivi de la mise en œuvre des recommandations et décisions prises par les organes impliqués dans la réforme de la finance inclusive en Guinée ;
  • Contribuer à la diffusion des outils de pilotage et de suivi recommandations prises dans le cadre de la réforme du secteur de la finance en Guinée ;
  • Identifier les potentiels bailleurs de fonds et les acteurs de la finance inclusive et obtenir leur adhésion et leur contribution technique et financière pour la mise en œuvre du projet de finance inclusive en Guinée ;
  • Élaborer une stratégie de pérennisation des modèles d’inclusion expérimentés par les différents intervenants sur le terrain.
  • Faire une évaluation de la satisfaction des bénéficiaires et d’autres acteurs de la finance inclusive en Guinée.
  • Pendant la phase conception des manuels, des Guides, des Directives et outils de mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière 
  • Analyser le profil des acteurs impliqués dans la finance inclusive et participant à l’inclusion financière en Guinée pour définir un Guide de la Finance inclusive en Guinée
  • Contribuer au développement d’une application mobile en ligne d’accès aux offres de services et produits financiers ;
  • Aider les acteurs de la finance inclusive à développer des outils de pilotage et de développement des produits et services financiers ;
  • Elaborer des outils d’analyse et de mesure de performance de la qualité des produits et services financiers
  • Proposer à l’ANIES des intervenants dont les offres maximisent ses interventions en faveur des personnes vulnérables ;
  • Pendant la phase de participation à conception et à la diffusion des outils nationaux d’éducation financière
  • Elaborer une stratégie d’éducation financière ainsi que les instruments de sa diffusion en faveur des personnes vulnérables en Guinée
  • Conduire le plaidoyer pour une dissémination de l’éducation financière au sein des entreprises privées et administrations publiques, une marque d’une responsabilité sociale desdites entités.
  • Etablir un mécanisme de graduation en faveur des entreprises et des écoles engagées sur l’éducation financière ;
  1. RESULTATS ATTENDUS :
  • La Stratégie Nationale d’Inclusion Financières et ses instruments sont rendus disponibles, diffusés, vulgarisés et disséminés.
  • Les Instruments d’opérationnalisation, de suivi, de mesure et d’évaluation de la SNIF sont élaborés et les acteurs de mise en œuvre outillés à cet effet
  • La Stratégie d’éducation financière est élaborée et le cahier de charge pour sa dissémination sont élaborés et vulgarisés ;
  • Les rapports d’avancement sur l’inclusion financière et l’éducation financière sont disponibles et permettent trimestriellement à la tutelle de mesurer le niveau d’avancement et des mesures correctives
  1. OBLIGATIONS DU CONSULTANT EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Consultant devra produire des rapports mensuels, trimestriels et annuels ainsi que des notes techniques et situationnelles qui devront être approuvées par le coordonnateur du projet.

  1. APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CONSULANT :

Le Consultant devra justifier des qualifications suivantes :

  • Formation   supérieure   ou   universitaire   Bac   +   5   ou plus en Economie, Fiances ou similaires.
  • Expérience professionnelle pratique prouvée cumulée de cinq ans dans une fonction similaire
  • Avoir une expérience prouvée d’au moins trois (3) ans dans un projet de développement financés par les partenaires techniques et financiers ;
  • Parfaite maîtrise des outils informatiques 
  • Aptitude à manager des équipes
  •  Facilité rédactionnelle
  • Avoir une bonne connaissance du secteur social ;
  • Avoir une bonne aptitude de travail en groupe et dans un environnement sous pression ;
  • Avoir un sens élevé de l’organisation et de la discipline professionnelle ;
  • Bonne capacité d’analyse et de synthèse
  • Excellente qualité de communications interpersonnelles et humaines et la capacité de pouvoir communiquer de façon claire à différents niveaux sociaux et hiérarchiques.
  • Une connaissance des politiques gouvernementales dans le domaine de la protection sociale serait un atout ;
  • La maitrise de l’anglais serait un atout
  1. NATURE ET DURÉE DU CONTRAT 

Le contrat aura une durée initiale de six (6) mois ou équivalente à la durée de mise en place de l’ANIES par l’équipe technique.

  1. ÉVALUATION DES PERFORMANCES :

Les performances du Directeur du Projet de l’Inclusion Financière seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec le Gouvernement et l’IDA

  1. MÉTHODE DE RECRUTEMENT :

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode Sélection de Consultants Individuels conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

9. LIEU DU TRAVAIL : Le poste sera basé à Conakry avec des déplacements sur le terrain dans les Communes concernées si nécessaire.

10. DOSSIERS A FOURNIR : Le dossier de candidature devra comporter les pièces ci-après :

  • Une lettre de motivation
  • Un CV détaillé ;
  • Une copie du ou des diplômes et attestations ou tout autre document attestant les expériences et qualifications acquises ;
  • Les Références des employeurs ou Clients des dix (10) dernières années ;
  • Quatre (4) photos d’identité.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN DIRECTEUR DE PROJET INCLUSION FINANCIÈRE ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN CHEF DE PROJET SYSTEME D’INFORMATION DE L’ANIES (CP-SI) : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 05 05055

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CHEF DE PROJET SYSTEME D’INFORMATION DE L’ANIES (CP-SI)

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

    Date début : 20 Mai 2019                                   Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Chef du Projet Systèmes Informatiques (CP-SI) pour accompagner l’ANIES dans l’atteinte de ses objectifs.

  1.  OBJECTIF DE LA MISSION :

Sous l’autorité du Coordonnateur Général de l’ANIES, le Chef de projet Système informatique aura pour mission :

  • L’identification des processus IT requis ;
  • La formulation de la stratégie IT de l’ANIES ;
  • Le pilotage du travail de conception de la nouvelle architecture SI de l’ANIES ;
  • La supervision du déploiement de la nouvelle infrastructure IT de l’ANIES ;
  • La supervision des aspects SI des opérations de ciblage et d’enrôlement des (futurs) bénéficiaires de l’ANIES ;
  • La définition d’une organisation SI adaptée ;
  • La conception d’une approche de planification des projets d’inclusion majeurs ;
  • La formulation d’une politique de gestion des risques SI. 
  1. TACHES DU RESPONSABLE DU DIRECTEUR DU PROJET D’INCLUSION FINANCIERE DE L’ANIES

De manière plus spécifique, la mission consistera à :

Lors de la phase de préparation :

  • Participer à la phase d’élaboration des termes de référence pour la mise en place de tout processus en lien avec le domaine informatique ou impliquant une dimension informatique ; notamment en élaborant des manuels opérationnels
  • Contribuer à l’élaboration des spécifications techniques du matériel informatique et des TDR de consultants et autres prestataires de services et des contrats en matière d’informatique 
  • Organiser et superviser le processus de saisie des données des activités opérationnelles de l’ANIES
  • Planifier le déploiement du matériel informatique et de connexion dans le cadre de l’évolution du système informatique de l’ANIES ;
  • Élaborer les termes de références des différents partenaires impliqués dans le processus de mise en place informatisée du processus de recensement biométrique, en collaboration avec les spécialistes des autres intervenants
  • Former les responsables et agents de l’ANIES sur les outils, logiciels et applications informatique de l’ANIES.
  • Appuyer les différents services de l’ANIES dans la mise en œuvre de la base de données des différentes directions de l’ANIES pour une meilleure sécurisation des données
  • Participation à la rédaction des spécifications techniques et fonctionnelles.
  • Conception et développement frontend et backend.
  • Assurer la maintenance corrective et évolutive des applications.
  • Réaliser les tests unitaires et fonctionnels.
  • Veille technique concernant l’écosystème Java / JEE.

Phase de mise en œuvre et suivi opérationnel

  • Participer conceptuellement à l’informatisation de l’ANIES dont le développement du système de ciblage et les systèmes de paiements et de la gestion de la base des données au sein de l’agence. Dans le cas où l’ANIES s’appuie sur des consultants et/ou des cabinets le RSI coordonnera les activités et évaluera la qualité du travail livré par ces prestataires de services ;
  • Superviser la mise en place du système biométrique d’identification des bénéficiaires (ou de leurs représentants) des interventions de l’ANIES
  • Former les utilisateurs autorisés à l’utilisation et à l’administration de l’accès unique du système de gestion des bases de données qui seront installées.
  • Mettre en place les procédures pour les utilisateurs autorisés du système de gestion des différents services.
  • Superviser la mise en place de la base de données relative l’archivage électronique des documents (GED)
  • Superviser la conception du site Web de l’ANIES et veiller à son entretien
  • Mettre en place la messagerie électronique notamment Outlook au sein de l’ANIES
  • Superviser la mise en place d’une base de données de gestion des plaintes déposées durant le ciblage et l’enrôlement
  • Initier la mise en place d’un système de gestion centralisé du courrier
  • Initier un programme de formation continu en bureautique dans le cadre du renforcement des capacités
  • Veiller à la mise à jour et gestion de la base de données du système de gestion informatisée
  • Concevoir de nouveaux modules nécessaires au bon fonctionnement des programmes
  • Assurer la coordination de l’équipe d’agents d’appui du service informatique
  • Assurer l’interface pour toutes les interventions techniques concernant le matériel informatique et de communication du projet

Phase de Capitalisation :

  • Rédiger des rapports et/ou des notes techniques sur le déroulement des activités
  • Organiser des sessions/ateliers de partages et d’exchanges avec l’administration et les partenaires au développement sur les bases de données des bénéficiaires et autres opérations de l’ANIES.
  • Partager avec les différents partenaires impliqués dans le processus sur les expériences des autres pays en matière de base de données des personnes vulnérable.
  1. RÉSULTATS ATTENDUS :

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  • Les spécifications techniques du matériel informatique et les TdR de consultants et autres prestataires de services et des contrats en matière d’informatique élaborés, 
  • Les cadres et agents de l’ANIES sont formés sur les outils, les logiciels et les applications du système informatique de l’ANIES ;
  • L’ANIES est informatisée à travers le développement d’un système de digitalisation de tous les procédés et processus décisionnels et opérationnels ;
  • Un système biométrique d’identification des bénéficiaires de l’ANIES est mis en place
  • Les différents utilisateurs de   la   base de données formés à l’utilisation et à l’administration du logiciel (au niveau central).
  • La base de données du système de gestion informatisée mise à jour régulièrement
  • Des sessions/ateliers de partages et d’exchanges avec l’administration et les partenaires au développement sur les bases de données des personnes vulnérables organisés.
  1. OBLIGATIONS DU CONSULTANT EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Chef de projet Système Informatique devra produire des rapports mensuels, trimestriels et annuels ainsi que des notes techniques et situationnelles qui devront être approuvées par le Coordonnateur de l’ANIES.

  1. APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CONSULANT :

Le Consultant devra justifier des qualifications suivantes :

  • Formation supérieure   ou   universitaire   Bac   +   4 ou plus dans   les   domaines   de l’informatique
  • Avoir cinq (5) ans d’expérience au sein d’une équipe de développement métier en tant que Développeur Java / JEE qui vous ont permis de maîtriser les technologies suivantes :
    – Interfaces graphiques : CSS, HTML, Bootstrap, JavaScript, JQuery.
    – Langage et Framework : Java, Hibernate, Spring, JasperReports.
    – IDE : Eclipse, Intellij.
    – Base de données : Microsoft SQL Server 2016, PostgreSQL. Bonne maîtrise SQL demandée.
    – Environnement Git.
  • Une bonne expérience des langages .NET et du Framework Angular constituerait un plus.

Expérience professionnelle spécifique

  • Avoir une expérience d’au moins cinq (05) ans dans la programmation orientée objet,
  • Avoir la maîtrise de la méthode de conception UML,
  • Avoir la maîtrise de la méthode AGILE,
  • Avoir une expérience prouvée d’au moins trois (3) ans dans un projet de développement financés par les partenaires techniques et financiers ;
  • Parfaite maîtrise des systèmes d’exploitation des réseaux (Windows NT, Windows 2000 Serveur, Windows 2003 Serveur, Unix, etc.) ;
  • Expérience dans la gestion des serveurs, de réseaux intranet et de communication
  • Aptitude à manager des équipes
  • Facilité rédactionnelle
  • Avoir une bonne connaissance du secteur social ;
  • Avoir une bonne aptitude de travail en groupe et dans un environnement sous pression ;
  • Avoir un sens élevé de l’organisation et de la discipline professionnelle ;
  • Bonne capacité d’analyse et de synthèse
  • Excellente qualité de communications interpersonnelles et humaines et la capacité de pouvoir communiquer de façon claire à différents niveaux sociaux et hiérarchiques.
  • Une bonne connaissance des politiques gouvernementales dans le domaine de la protection sociale serait un atout ;
  • La maîtriser de l’anglais est un atout ;
  1. NATURE ET DURÉE DU CONTRAT 

Le contrat aura une durée initiale de six (6) mois ou équivalente à la durée de mise en place de l’ANIES par l’équipe technique.

  1. ÉVALUATION DES PERFORMANCES :

Les performances du Chef de Projet du Système Informatique seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle administrative et politique de l’ANIES.

  1. MÉTHODE DE RECRUTEMENT :

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode Sélection de Consultants Individuels conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

  1. LIEU DU TRAVAIL : Le poste sera basé à Conakry avec des déplacements sur le terrain dans les Communes concernées si nécessaire.
  2. DOSSIERS A FOURNIR: Le dossier de candidature devra comporter les pièces ci-après :
  • Une lettre de motivation
  • Un CV détaillé (deux pages maximum) ;
  • Une copie du ou des diplômes et attestations ou tout autre document attestant les expériences et qualifications acquises ;
  • Les Références des employeurs ou Clients des cinq (5) dernières années ;
  • Quatre (4) photos d’identité.
  1. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CHEF DE PROJET SYSTEMES D’INFORMATION DE L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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Conakry : CIMAF Guinée échange et communie avec ses meilleurs clients

21 avril 2019 à 13 01 09 04094

Le groupe CIMAF, leader dans le broyage et la vente du ciment en Guinée, a organisé une rencontre client dans un réceptif hôtelier de Conakry hier, samedi 20 avril 2019. La démarche vise à présenter les actions réalisées et les résultats obtenus par le groupe au compte de l’année 2018, mais aussi annoncer les perspectives pour l’année 2019.

Comme à ses habitudes, le groupe CIMAF a organisé cette rencontre d’échange avec ses meilleurs clients, pour d’abord leur remercier pour leur confiance et leur fidélité et aussi leur présenter le bilan et les perspectives du groupe, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Attigou Diallo

Dans son intervention de circonstance, monsieur Attigou Diallo, directeur commercial et markéting du groupe CIMAF en Guinée, a indiqué que l’objectif de la rencontre d’aujourd’hui, « c’est d’être proche de nos clients au-moins une fois par an, pour partager avec eux un repas, échanger avec eux, connaître leurs préoccupations, surtout rappeler nos objectifs. Parce que ce sont nos clients qui nous supportent, ce sont nos clients et qui nous aident à vendre sur le marché.

Et donc, c’est important d’échanger avec eux par moments dans des situations conviviales. 2018 au compte du CIMAF, on a fait de belles réalisations. C’est-à-dire que nous avons une capacité de production de 500 mille tonnes de ciment, que nous avons dépassé. C’était un challenge à relever que nous avons honoré.

Nous avons l’habitude d’organiser des évènements auprès de nos communautés : Nous offrons en général du ciment et faisons des sacrifices. CIMAF est partout dans la communauté où l’usine est installée. Nous faisons des dons dans les mosquées, à travers des participations sociétales don celle de la commune de Dubreka », a-t-il expliqué.

Mamady Touré

De son côté, monsieur Mamady Touré, directeur administratif et financier du groupe CIMAF Guinée a exprimé sa reconnaissance aux clients et à ses collaborateurs pour le travail accompli au cours de l’année 2018. Selon lui, par leur constance et leur fidélité, CIMAF a été classé premier dans la vente de ciment en Guinée en 2018. « Nous sommes heureux de vous compter parmi nos meilleurs clients ; et ceci depuis de nombreuses années. Grâce à vos efforts, nous sommes fiers de vous annoncer que CIMAF Guinée a été leader des ventes sur toute l’année 2018.

Et dans la continuité de la confiance que vous nous avez accordée, nous avons d’ores et déjà amorcé l’extension de notre capacité de production. Pour vous chers clients, nous allons tripler la capacité et passer de 500 000 tonnes à 1.500 000 tonnes. C’est donc pour nous un challenge à relever à tous les niveaux », a fait remarquer monsieur Touré.

El Haimeur Ayyoub

Abondant dans le même sens, El Haimeur Ayyoub, responsable de la production du groupe CIMAF Guinée, a indiqué que plusieurs dispositions avaient été déjà prises par rapport à l’extension du projet. « Comme ça a été dit, on veut passer de 500 000 à 1.500 000 tonnes. Donc, on va rajouter une broyeuse d’une capacité d’un million avec deux silos de stockages de ciments de plus avec une capacité de 1200 tonnes par silo.

On va aussi ajouter un silo vertical de stockage d’une capacité de 37 000 tonnes. Cette extension va être faite avec une technologie allemande comme l’existant. On a commencé le génie civil depuis février 2018 et on va, insha Allah, démarrer le projet du nouveau broyeur au premier trimestre 2020. Donc, la capacité d’expédition va passer de 2400 maintenant à 4600 par jour », a-t-il annoncé.

Pour terminer la cérémonie en beauté, le groupe CIMAF a offert un don comprenant des climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs, télévisions, et ordinateurs à cinq (5) clients tirés au sort. Le tout a été clôturé par un banquet offert par le groupe à ses invités.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Banque : la SGBG change de nom pour devenir Société Générale Guinée

4 avril 2019 à 16 04 09 04094

La Société Générale des Banques en Guinée (SGBG) change de dénomination et devient Société Générale Guinée. L’annonce en a été faite ce jeudi, 4 avril 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. L’occasion a été mise en place pour présenter les ambitions de l’institution en Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Société Générale des Banques en Guinée (SGBG), devient désormais Société Générale Guinée. C’est son directeur général, José REBOLLAR qui l’a annoncé devant la presse. « J’ai le plaisir de vous annoncer le changement de la nomination commerciale de la Banque Société Générale des Banques en Guinée. Notre nom commercial devient, dès aujourd’hui, Société Générale Guinée. Vous direz que ce n’est pas un grand changement, ou ce n’était pas trop nécessaire de changer le nom.

Mais, on va vous expliquer les raisons qui ont prévalu au changement de ce nom et surtout du changement de logo. A partir d’aujourd’hui, le logo de la Société Générale Guinée sera le même logo de la Société Générale du Groupe dans le monde entier. C’est la volonté de cette banque, c’est la vôtre, d’embrasser pleinement la vision de notre groupe, le groupe Société Générale », a-t-il expliqué.

En outre, José REBOLLAR a indiqué qu’en plus du changement de la marque et du changement du logo, il y a aussi le changement de la signature de la marque. « Vous êtes habitués à voir la Société Générale liée à une signature qui s’appelait Développons Ensemble l’Esprit d’Equipe. Cette signature qui nous accompagnait pendant des années, on a voulu la faire évoluer au groupe Société Générale vers une nouvelle promesse. La nouvelle promesse s’écrit : C’est Vous l’Avenir.

Ce que la Société Générale veut montrer à travers ce message, C’est Vous l’avenir, c’est de réaffirmer auprès de ses clients toute la place qu’ils ont et la mission qu’ils souhaitent accomplir à leurs côtés. C’est être la banque qui aide ses clients à développer et construire leur propre avenir, en les accompagnant dans leur propre projet de vie, tant professionnel que privé. Aujourd’hui, peut-être que vous le savez, la Société Générale est implantée dans 19 pays en Afrique. On accompagne quatre millions de clients avec un réseau de plus de 1 000 agences », a-t-il fait remarquer.

Cette nouvelle signature va se décliner sur plusieurs axes, renchérit le patron de la Société Générale Guinée. « La première, c’est la transformation numérique. Vous verrez dans les jours et mois qui viennent, une transformation de la façon dont la Société Générale interagit avec les clients. Il y a un deuxième volet qui est l’inclusion financière. Ça fait partie des messages de la Société Générale d’aller même plus loin : des clients bancarisés, mais aussi aux clients qui n’arrivent pas à ouvrir un compte dans les banques.

Le troisième volet, c’est l’évènement commercial. On en a déjà, mais il y aura de plus une forte présence au niveau de l’évènement commercial, le secteur des PME. Le secteur des Petites et Moyennes Entreprises est le secteur sur lequel on veut se positionner davantage », a-t-il annoncé.

Très heureux de ces annonces, Abdoulaye Bâ, directeur des risques, a dit que ces changements sont une bonne nouvelle pour les travailleurs de la banque qu’ils sont. « Pour nous qui travaillons à la Société Générale et qui voyons tous les messages arriver des autres entités ou sièges des Sociétés Générales, on voyait vraiment la différence. On avait déjà cet esprit d’appartenance à la Société Générale, mais on l’aura encore plus. Parce que, cette petite différenciation faisait qu’on croyait qu’on était un peu à part par rapport aux autres, inconsciemment.

Donc, je pense que c’est une très bonne chose, et comme l’a dit le DG tout à l’heure, en fait ça va au-delà d’un simple changement de logo. Parce que nous, on le voit dans notre quotidien depuis déjà deux à trois ans. On voit beaucoup de changements au niveau de nos pratiques, au niveau de notre fonctionnement pour justement accompagner le projet Grow to Africa qu’il vient de citer ».

Abondant dans le même sens, Gilles Mulsant, directeur commercial de la Société Générale Guinée, a dit que ce changement confirme l’identité du groupe dans le monde entier. « L’avantage que nous avons, c’est d’être présent sur l’ensemble de la planète. Donc, un logo unique nous identifie parfaitement au groupe. Donc, du côté du personnel, des forces vives qui font vivre la banque, tout le monde est identifié de la même façon. Ça, c’est une excellente chose.

Ceci étant, l’essentiel au-delà du logo, c’est surtout le nouveau slogan, la nouvelle plateforme de marque : C’est Vous l’Avenir. Il faut comprendre que C’est Vous l’Avenir c’est bien-sûr la banque, les gens qui l’animent tous les jours. Mais, c’est avant tout le client, puisque le client doit être avant tout et comme jamais au centre de nos préoccupations de tous les jours », soutient-il.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Front contre un 3ème mandat : pourtant, Alpha Condé aurait pu aider le RPG…

3 avril 2019 à 22 10 15 04154

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les forces sociales et politiques de la Guinée ont lancé un mouvement anti troisième mandat ce mercredi à Conakry. Ce front commun pour la sauvegarde des acquis démocratiques dans notre cher pays- et qui a ainsi commencé officiellement ses activités de lutte contre le coup d’Etat constitutionnel voulu par le régime Alpha Condé et tous les promoteurs d’une troisième dictature en République de Guinée ce 03 avril 2019- sera sans coloration politique, ethnique, religieuse ou professionnelle.

Le RPG vient de loin

Tout d’abord, il importe de rappeler que le RPG est né des cendres du MND (le Mouvement national démocratique). Ce mouvement clandestin avait été créé en 1977 par Alpha Condé, feu Pr Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres. Au fil du temps, le MND s’était d’abord mué en UJP (Unité, Justice, Patrie), avant de se transformer en RPG (Rassemblement des patriotes guinéens), puis au Rassemblement du peuple de Guinée (en gardant le même sigle, RPG).

Dans sa besace, le parti (dominé par le très autoritaire Alpha Condé, devenu seul maître à bord) a marqué les esprits aux côtés d’autres figures politiques guinéennes, notamment Bâ Mamadou de l’UNR, Siradiou Diallo du PRP, Jean Marie Doré de l’UPG, Charles Pascal Tolno du PPG… Ce parti est surtout connu pour avoir des militants déterminés et très engagés, même si son leader est considéré par certains comme un opposant peureux, qui a souvent fui les manifestations de rue, contrairement au téméraire Bâ Mamadou par exemple…

A l’issue des joutes électorales, les Guinéens ont accordé au RPG du professeur Alpha Condé les résultats suivants :

–           19, 55% des voix à la présidentielle du 19 décembre 1993 ;

–          19 députés élus le 11 juin 1995 (sur les 114) ;

–          16, 9 % à la présidentielle du 14 décembre 1998 (derrière le Général Lansana Conté, réélu avec 56,1 % et Bâ Mamadou qui était arrivé 2ème avec 24,6 % voix) ;

–          52, 52 % à la présidentielle du 07 novembre 2010 ;

–          53 élus (sur 114 députés) aux élections législatives du 28 septembre 2013 ;

–          57, 85 % des voix à la présidentielle du 11 octobre 2015

Le géant RPG succombera-t-il dans la tourmente ?

Cette ultime victoire du RPG (rebaptisé RPG arc-en-ciel en 2010) par un coup KO à la présidentielle du 11 octobre 2015 pourrait bien être l’apogée de ce parti qui a semblé lier son avenir à celui de son incontesté leader. Un des effets secondaires du mouvement anti troisième mandat- qui regroupe d’abord les adversaires du régime- pourrait engendrer, à long terme, des démissions de certains cadres et proches du pouvoir. Il n’est pas à exclure que des figures insoupçonnées du RPG soutiennent la constitution et les progrès démocratiques de la Guinée face à la volonté du chef de l’Etat (81 ans) et à ceux qui le poussent à s’accrocher au pouvoir jusqu’à sa mort, comme Sékou Touré et Lansana Conté…

Les dindons de la farce !

Que le président Alpha Condé finisse par accepter de se plier au respect de la Constitution et ne pas se représenter après 2020 ou pas, les cadres du parti présidentiel pourraient regretter leur choix au bout de la contestation. Le parti risque même de se désagréger par manque de leader accepté de tous, lorsque le projet de pouvoir à vie échouera et que des élections « démocratiques » seront organisées, même sous Alpha Condé ; si ce dernier ne le fait que par contrainte, à l’issue des mouvements de protestation…

Sous la première République, ce sont Sékou Touré et ses hommes qui faisaient et défaisaient les puissants du pays. Le PDG, parti unique, était plus que fort et ses cadres s’imposaient naturellement sur tous les autres citoyens. La mort du dictateur a presque enterré le parti. Trente-cinq ans après, le PDG ne parvient à faire élire aucun député sur les 114 de l’Assemblée nationale, ni aucun maire sur les 342 circonscriptions de la Guinée ! Et, cet ancien géant politique de la Guinée ne peut même plus imaginer dans ses rêves revenir à la tête du pays qu’il a pourtant eu le temps de gérer comme sa propriété privée, pendant 26 années… Même Aminata Touré, la bien aimée fille de Sékou Touré, a dû se présenter comme candidate indépendante (et s’éloigner ainsi de l’idéologie de son défunt père) pour se faire élire à la mairie de Kaloum…

Sous la deuxième République, le Général Lansana Conté, père de la démocratie en République de Guinée, pouvait même décider où son parti, le PUP, devait « prendre » et où il allait « laisser gagner » ses opposants. Après sa mort, le PUP, comme le PDG, est incapable d’avoir ni un député, ni un maire sur l’ensemble du territoire national…

Premier à accéder à la magistrature suprême de la Guinée par la voie électorale, Alpha Condé ne semble pas aujourd’hui vouloir être l’exception ! Son parti, non plus, refuse de s’inspirer des échecs des deux anciens partis au pouvoir. L’unique voix de l’honorable Saloum Cissé (secrétaire général par intérim du RPG arc-en-ciel et premier vice-président de l’Assemblée nationale)- qui avait hasardé un pronostic d’une victoire du RPG arc-en-ciel en 2020 sans le président historique- a été étranglée. L’homme aurait été tellement critiqué que lui-même se serait rétracté. « C’était une bêtise politique » avait alors commenté Amadou Damaro Camara, qui a pris le dessus et qui ne fait plus mystère de son soutien à une présidence à vie pour l’homme « providentiel », Alpha Condé.

« Les révolutions n’ont lieu que quand les modérés se laissent conduire par des furieux, et les clairvoyants par des aveugles » (Chauvot de Beauchêne).

A ce jour, on peut être le plus nul et le moins vertueux de la République, mais quand on est capable de mettre entre parenthèse sa dignité pour insulter ceux qui soutiennent le respect de la Constitution et l’alternance en Guinée, on peut se faire nommer au poste de son choix. Ce qui, évidemment, met beaucoup de cadres et intellectuels guinéens dans un dilemme : choisir la démocratie dans son pays ou les délices du pouvoir finissant ! Ce sont eux qui haïssent le plus ce débat portant sur le changement (ou modification) de la Constitution qui permettrait au professeur Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée après 2020. Ces cadres souhaitent que ce débat se fasse le plus tard possible, le temps pour eux de s’enrichir au maximum et de placer les leurs, avant de se présenter à la dernière minute comme étant de ceux qui n’avaient JAMAIS hésité de soutenir le respect des règles démocratiques…

« On échoue plus souvent par timidité que par excès d’audace », estime David Grayson

Au-delà de ce qui aurait pu muer le militant Alpha Condé en prédateur de la démocratie, il est à s’interroger sur le mutisme des cadres valeureux du RPG arc-en-ciel, qui auraient pu demander au chef de l’Etat de soutenir un des leurs ? Car, Dieu sait qu’au-delà des acteurs connus du grand public- et qui ont déjà l’étoffe de se faire accepter à une élection présidentielle- de nombreux autres hauts cadres (dont certains ne travaillent même pas dans le secteur public) pouvaient porter haut l’étendard jaune du RPG arc-en-ciel. Malheureusement, ils risquent tous de payer cher la facture de leur avarice d’aujourd’hui par le bannissement politique qui sanctionnera inéluctablement la chute de leur système, s’ils cherchent à entraver la marche du peuple de Guinée vers une démocratie véritable…

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Interview avec Amadou Diallo de la BBC : la toute première convocation du Pr. Alpha Condé à la police judiciaire

5 mars 2019 à 21 09 21 03213
Amadou Diallo

Dans une très vivante interview accordée à Guineematin.com, le journaliste Amadou Diallo a donné sa lecture de la situation sociopolitique actuelle de la Guinée. Dans cette dernière partie, l’ancien correspondant de la BBC (British Broadcasting Corporation) à Conakry est revenu sur le règne du président Alpha Condé, les relations que lui, Mouctar Bah de RFI et Ben Daouda Sylla d’Africa N°1 avaient avec les opposants Alpha Condé, Siradio Diallo et Bâ Mamadou, ses deux seules sanctions en Guinée en tant que journaliste, et sur bien d’autres sujets.

Décryptage !

Guineematin.com : après Moussa Dadis, il y a eu Sékouba Konaté, puis Alpha Condé au pouvoir. Mais, on constate que plus de 9 ans après le massacre du 28 septembre 2009, on continue d’enregistrer des morts pendant les manifestations de l’opposition à Conakry. Comment, à partir de Dakar, vous observez cela ?

Amadou Diallo : c’est avec beaucoup de peine ! J’observe tout ça avec beaucoup de peine, parce que je trouve qu’il y a eu beaucoup de sacrifices pour que la Guinée fasse le bond en avant. Il y a eu beaucoup, beaucoup de sacrifices. Combien de personnes ont été tuées dans les manifestations de l’opposition sous le régime du Général Lansana Conté ? Moi, je ne saurais le dire, mais il y en a eu beaucoup. Rien qu’avec l’insurrection populaire de 2006-2007, dirigée par le syndicat (par la CNTG affiliée à l’USTG), il y avait eu beaucoup de morts, indépendamment des autres manifestations antérieures de l’opposition. Donc, vous savez par après ce qui s’est passé quand il y a eu le gouvernement de consensus dirigé par Lansana Kouyaté. Certains Guinéens disaient que c’était la seconde indépendance de la Guinée. Mais, rapidement aussi, cette indépendance s’est effilochée. Vous avez dit qu’après Dadis, il y a eu Sékouba Konaté, il y a eu après le professeur Alpha Condé. Sous Sékouba Konaté, je ne pense pas qu’il y ait eu de victimes. Probablement, il y en a eu ; mais, je n’ai pas souvenance qu’il y ait eu de manifestations réprimées dans le sang et ayant entrainé mort d’hommes. De toutes les façons, lorsque le Général Konaté prenait les rênes du pouvoir, j’étais déjà à Dakar ; lorsque le capitaine Dadis a été victime de cette tentative d’assassinat, j’étais déjà à Dakar. Donc, j’ai suivi la gestion du pouvoir du Général Konaté à partir de Dakar.

Sous le régime du Professeur Alpha Condé, c’est dommage, il y en a eu. Et là, je suis vraiment déçu. Je le dis franchement, je suis déçu parce que le Pr Alpha Condé, je l’ai connu quand il était dans l’opposition. Je vous ai dit, le Pr Alpha Condé, feu Bâ Mamadou, feu Siradiou Diallo, je peux dire que c’était mes potes, mes amis. Ils se battaient pour la liberté et la démocratie, ils se battaient pour que les Guinéens ne meurent plus dans les manifestations de l’opposition parce qu’à leur temps, il y avait beaucoup de militants de l’opposition qui avaient été tués par les forces de l’ordre. La répression sous le Général Lansana Conté aussi était sans limite. Donc, je dis que j’observe tous ces évènements avec beaucoup de gêne parce quelqu’un qui s’est battu pendant toutes ces années pour l’instauration de la démocratie dans son pays, qui arrive au pouvoir et qui n’arrive pas à empêcher des répressions des manifestations des militants de l’opposition, honnêtement, je n’arrive pas à comprendre cela.

Je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe parce que, personnellement, je me disais que ce soit Jean Marie, Pr Alpha Condé, Bâ Mamadou ou Siradiou Diallo, si l’un d’eux arrivait au pouvoir, ça allait changer, étant donné qu’ils se sont battus véritablement, parce que c’était difficile de se mouvoir pour les partis politiques. Et donc, les quatre que je vous ai cités se battaient pour qu’il y ait le droit de manifester, qu’ils aient accès à la RTG, les libertés publiques, les libertés individuelles. C’était leur combat, les élections libres et transparentes, la libéralisation des ondes. Mais, je constate que les Guinéens continuent de mourir dans les manifestations de l’opposition alors que c’est le Pr Alpha Condé qui est au pouvoir. Honnêtement, j’ai du mal à l’expliquer. J’ai du mal à le comprendre, franchement.

Guineematin.com : avez-vous eu des contacts avec lui depuis qu’il est arrivé au pouvoir ?

Amadou Diallo : non, depuis que le Pr Alpha Condé est arrivé au pouvoir, il n’y a pas eu de contact entre lui et moi. Il y avait des contacts avant qu’il n’arrive au pouvoir, avant qu’il ne devienne président.

Guineematin.com : l’aviez-vous rencontré ?

Amadou Diallo : je l’ai rencontré ; mais, c’était lors d’une interview. Je pense que c’était lors de sa première sortie quand il est venu à Dakar après les élections de 2010. Il avait fait une sortie sur Dakar ; et, à l’époque, le chef de bureau de la BBC était un guinéen, Ibrahima Diané, qui m’avait demandé d’aller l’interviewer, lui et moi. A cette occasion, on était allé interviewer le Pr Alpha Condé. Il était nouvellement venu.

Guineematin.com : il n’y avait encore que des promesses, il n’y avait pas de passé ?

Amadou Diallo : non, il venait d’arriver, c’était les premiers moments. J’avais été avec Ibrahima Diané à l’hôtel Méridien qu’on appelle aujourd’hui le King Fahd Palace, on l’a interviewé pour la BBC. Mais, depuis ça, je ne l’ai pas rencontré.

Guineematin.com : pourtant, vous vous connaissez bien ?

Amadou Diallo : absolument ! Ah non ! Je vous dis que je le connais très bien et il me connaît très bien parce qu’à l’époque, l’opposition n’avait aucun moyen de se faire entendre sinon qu’à travers la BBC, RFI et Africa N°1. Donc, il va sans dire que le Pr Alpha Condé connaît Amadou Diallo. Il connaît parfaitement qui est Amadou Diallo. C’est pour cela que, le connaissant, connaissant aussi les valeurs pour lesquelles il se battait avec ses pairs de l’opposition, je n’arrive pas à comprendre que des militants de l’opposition soient tués lors des manifestations politiques en Guinée. L’opposition parle de 103 morts. C’est très compliqué. Pendant tout le régime du Président Abdoulaye Wade au Sénégal, pendant 12 ans (entre le 1er avril 2000 et le 02 avril 2012, ndlr), il y a 6 qui ont été tués lors des manifestations de l’opposition au Sénégal. Faites la comparaison.

Guineematin.com : il y a aussi le cas de votre ami et confrère, Mouctar Bah, qui a été suspendu pour trois mois. Comment avez-vous accueilli cela ?

Amadou Diallo : j’observe tout ça avec beaucoup de regret parce que je me dis que Mouctar Bah, Ben Daouda, Amadou Diallo, le Pr Alpha Condé nous connaît parfaitement bien. Que Mouctar soit suspendu sous le règne du Pr Alpha Condé, honnêtement, là aussi, je n’arrive pas à me l’expliquer. Les gens peuvent tout dire de Mouctar Bah, ils ne connaissent pas Mouctar Bah ; mais, le Pr Alpha Condé connaît Mouctar Bah… Quand le Pr Alpha Condé, Jean Marie, Bâ Mamadou, Siradiou Diallo étaient dans l’opposition, nous on faisait notre boulot. Je ne sais pas s’ils percevaient le travail professionnel que nous faisions comme une aide ; mais, nous, on faisait notre boulot. En tout cas, ils ne pouvaient pas se faire entendre à l’étranger, à l’extérieur de la Guinée et même à l’intérieur de la Guinée, sans BBC, sans RFI et sans Africa N°1.

Donc, c’est pourquoi ça me gêne d’entendre que Mouctar Bah a été suspendu sous le règne du Pr Alpha Condé. Ça me gêne, ça me perturbe un peu parce que je me dis que si j’étais en Guinée également, on m’aurait suspendu, on m’aurait qualifié aussi de journaliste ethno. Et pourtant, lorsque le Pr Alpha Condé était dans l’opposition et qu’on faisait des reportages, lorsqu’il a été arrêté, tous les papiers qu’on a faits lorsqu’il était en détention pouvaient nous envoyer en prison. Lorsqu’il était dans l’opposition, tous les papiers qu’on a faits sur lui pouvaient nous envoyer en prison sous le régime du Général Lansana Conté parce que la situation était assez difficile, assez tendue à l’époque. Et, le régime du Général Lansana Conté ne voulait pas sentir le Pr Alpha Condé.

Lorsqu’il a été arrêté, tout papier diffusé sur les ondes internationales comme la BBC, RFI pouvait valoir la prison. Nous l’avons fait. On a si bien fait cela qu’au moment du verdict, moi, j’ai été suspendu. La BBC a été suspendue, RFI a été suspendue, Africa N°1 aussi. Je vous dis que les deux fois que j’ai été suspendu dans ma vie professionnelle, que j’ai eu des sanctions, c’est à propos du Pr Alpha Condé et le RPG. La première fois, c’était à la RTG, c’était le directeur général de la RTG à l’époque, permettez-moi de ne pas le nommer, parce que ça va certainement le gêner…

Guineematin.com : il est vivant ?

Amadou Diallo : oui, il est vivant.

Guineematin.com : c’est un adversaire du régime actuel ?

Amadou Diallo : pas du tout. Je pense qu’il ne milite pas ; mais, c’est quelqu’un pour lequel les gens ont beaucoup d’estime et d’admiration en Guinée. Permettez-moi de ne pas le nommer.

Guineematin.com : qu’est-ce qui s’est passé pour qu’il vous suspende ?

Amadou Diallo : c’est une longue histoire. La première convocation du Pr Alpha Condé à la police judiciaire en 1991, il avait organisé un meeting qui était interdit et le régime a cru devoir l’interroger, l’entendre, le convoquer à la police judiciaire. Et ce jour-là, la tension était vive à Conakry, notamment à Kaloum, parce que la police judiciaire était à Kaloum. Je ne sais pas si elle est toujours à Kaloum.

Guineematin.com : elle est toujours là-bas.

Amadou Diallo : la RTG n’est pas loin. Donc, la rédaction me désigne et je me fais accompagner par un doyen, Boubacar Bah « MAO ». Il est vivant encore et je souhaite que Dieu lui donne longue vie. C’est lui qui décide de m’accompagner pour voir ce qui allait se passer parce que ça risquait de dégénérer. Donc, nous arrivons à la PJ qui était encerclée par des militants du RPG. La police était bien sûr déployée et à la porte d’entrée, c’était des militants du RPG qui étaient là.

Guineematin.com : des militants pacifiques ?

Amadou Diallo : pacifiques, mais assez déterminés. C’était la première fois que le Pr Alpha Condé était convoqué à la police judiciaire. Donc, ils étaient assez déterminés. Je vous dis que c’était les militants qui tenaient la porte d’entrée de la Police Judiciaire ce jour-là. Et donc, j’arrive avec le doyen Boubacar Bah, on se présente, ils nous laissent passer.

Guineematin.com : la police n’était pas là ?

Amadou Diallo : non ! La police n’était pas là ! La police était déployée ; mais, à la porte d’entrée c’étaient les militants du RPG qui étaient là, ils nous dévisagent, vous connaissez les considérations irrationnelles de certains (…) et ils nous laissent passer. Le Pr Alpha Condé était à l’intérieur, face au commissaire qui devait l’interroger. Et, à peine le commissaire ouvre la bouche pour poser la première question, nous entendons des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogènes à l’extérieur de la Police Judiciaire. C’était le cafouillage ! Et, en une fraction de seconde, les militants du RPG sont venus extraire le Pr Alpha Condé et ils sont sortis de la salle. Donc, l’interrogatoire n’a pas eu lieu.

Guineematin.com : ils l’ont forcé à sortir ?

Amadou Diallo : non ! C’était ses militants et sa garde.

Guineematin.com : ses militants qui viennent empêcher qu’il soit entendu ?

Amadou Diallo : je vous dis que ce n’était plus possible, parce qu’il y avait déjà les gaz lacrymogènes. Ça tirait dehors et les militants aussi jetaient des pierres. Les vitres de la DPJ étaient brisées.

Guineematin.com : par les militants ?

Amadou Diallo : oui, par les militants ! Et, les policiers tiraient des gaz lacrymogènes. Donc, il y avait des affrontements entre militants et forces de l’ordre.

Guineematin.com : au niveau même de la PJ ?

Amadou Diallo : oui, au niveau de la PJ.

Guineematin.com : c’était audacieux de la part des militants du RPG de venir s’attaquer à la police judiciaire.

Amadou Diallo : je pense qu’ils avaient leur champion qui était entendu, ils ne savaient pas s’il allait être arrêté ou pas. C’était de bonne guerre qu’ils soient là-bas pour le protéger, pour le défendre. C’est ce qu’ils ont fait. Ils ont si bien fait ça que, en tout cas, il n’a pas été entendu. En une fraction de seconde, la garde du Pr Alpha l’a extrait de la salle et ils sont sortis de la ville. C’était des affrontements et évidemment, le doyen Boubacar Bah et moi, on a cherché à quitter la DPJ. C’est ce jour-là que le premier militant du RPG, sous le régime du Général Lansana Conté, a été abattu par un policier à bout portant…

Guineematin.com : le tout premier ?

Amadou Diallo : le tout premier militant du RPG qui est mort sous le régime du Général Lansana Conté (j’apprendrai plus tard qu’il s’appelait Mamady Condé) est mort au rond-point entre la Police judiciaire, l’immeuble Sony et l’ancien bâtiment qui abritait Air Guinée. Et justement, c’est à cause de cette victime que j’avais été sanctionné. Quand nous avons réussi à retourner à la RTG, parce qu’entretemps, des jeunes de Kaloum aussi étaient sortis contre les militants du RPG pour appuyer la police, il y avait donc des affrontements. Quand nous avons rejoint la RTG, j’ai fait mon papier qui devait passer dans le journal de midi (12 heures 45’), le directeur général a demandé à le voir. Lorsque le papier lui est arrivé, il m’a dit : ‘’monsieur Diallo, vous avez dit qu’il y a eu un mort ?’’ J’ai dit ‘’oui, il y a eu un mort, un militant du RPG a été tué par balles, il est couché en ce moment au carrefour’’. Le directeur ne voulait pas qu’on annonce, qu’on en parle. Et donc, il a saisi le papier et m’a dit de retourner à la police pour confirmer. Je retourne, entretemps, la police donne une conférence de presse, elle confirme qu’il y a eu un mort ; mais, il était 15 heures. Le directeur général en question était parti. Mais, en partant, il avait raturé tout mon papier, il avait écrit des contre-vérités…

Guineematin.com : sur ce que vous avez vécu ?

Amadou Diallo : oui, sur ce que moi j’ai vécu, il a écrit des contre-vérités et pour lui, je devais aller à l’antenne pour lire ces contre-vérités. Mais, moi, je vous ai dit que je me suis toujours assumé. Lorsque je suis allé vers 15h-16h, il y avait le bulletin de 16h15’, on m’a rendu le papier qui était totalement raturé avec des histoires qui étaient fausses. J’ai dit ‘’non, ça, je ne peux pas le dire’’. Donc, je n’ai pas lu ce papier, je suis allé en direct pour le 16H 15’ où j’ai lu tout ce que j’avais écrit en disant qu’il y a eu un mort, un militant du RPG a été tué par balles. Le directeur général écoutait bien la RTG, quand il a entendu ça, il était dans tous ses états. Il a appelé la RTG pour dire de ne pas repasser le papier.

Guineematin.com : parce que lui, son papier n’annonçait pas de mort ?

Amadou Diallo : il n’annonçait pas de mort. C’était tout à fait le contraire.

Guineematin.com : il faisait croire peut-être que les militants étaient provocateurs et violents ?

Amadou Diallo : exactement ! Et moi, je me suis assumé, j’ai dit que je ne peux pas le dire, je ne peux pas le nier parce que j’ai vécu.

Guineematin.com : vous avez retracé ce qui s’est passé ?

Amadou Diallo : j’ai retracé ce que j’ai vécu ; et, là, j’étais prêt à prendre n’importe quelle sanction à cause de ça. C’est pour cela que je suis allé à l’antenne, j’ai lu ce que moi j’ai écrit, j’ai dit qu’il y a un mort, un militant du RPG. De chez lui, le directeur a ordonné de ne pas repasser le papier. A 22 heures, j’ai dit à mon épouse, c’était en 1991, je venais de me marier, j’ai dit à mon épouse : ton mari a provoqué des histoires à la RTG (rire). Et donc, le matin, puisque je suis matinal, je viens trouver que le directeur général était flanqué de ses deux directeurs (radio et télé), je viens lui tendre la main, il ne répond pas. Les deux autres directeurs me répondent quand même. Il me dit : ‘’monsieur Diallo, montez dans mon bureau, vous pensez que vous êtes intelligent, montez dans mon bureau’’. Il me dit : ‘’qu’est-ce que vous me voulez ?’’

Guineematin.com : il vous dit ça dans son bureau ?

Amadou Diallo : il me dit ça dans son bureau. Il dit : ‘’qu’est-ce que vous me voulez ? Vous pensez que vous êtes intelligent ? Moi, j’ai été major de ma promotion’’. J’ai dit : ‘’directeur, là, je vous arrête parce que moi aussi, j’ai été major de ma promotion. J’ai fait l’école normale supérieure de Manéah et j’ai été major. J’ai mes condisciples ici, vous pouvez le leur demander, ils sont nombreux à la RTG’’. Et, il dit : ‘’je ne veux pas vous voir ici, sortez de mon bureau, vous êtes sanctionné, quittez la RTG et ne revenez plus’’. J’ai dit tant mieux. Je prends mon sac et je sors de la RTG. Je ne suis même pas allé à la rédaction. Je sors complètement de la RTG, je viens retrouver ma nouvelle épouse et je lui dis ce qui m’était arrivé. Elle s’inquiète ; mais, je dis que ça va aller. J’ai fait deux semaines à la maison ; et puis, à la fin du mois, je vais au ministère de l’information pour prendre mon salaire. Et c’est là que je rencontre un aîné, Boubacar Yacine Diallo, qui me dit : ‘’Amadou, qu’est-ce qui se passe ? On ne te voit plus à la RTG’’. Je lui dis que je suis sanctionné. Il dit : ‘’mais, qui t’a sanctionné ?’’ Et, je réponds que c’est le directeur général. Je lui explique, il dit non, viens avec moi. Je suis Yacine et nous allons à la direction générale. Il trouve le directeur et pose mon problème. Le directeur général était un peu agacé parce qu’entretemps, mes amis de la rédaction sont sortis dire partout dans la ville qu’Amadou a été sanctionné parce qu’il a été objectif et que le directeur voulait lui faire dire des choses qu’il n’a pas voulues.

Et, donc, quand Boubacar Yacine est allé lui poser mon problème, tout de suite, il a accédé à la demande ; et, il a dit : ‘’oui, ce jeune, j’ai une admiration pour lui ; mais, parfois, il fait le têtu’’. Le directeur me dit de reprendre. Et, en passant, je remercie Boubacar Yacine Diallo qui ne se souvient même pas de cette histoire. Il n’y a pas longtemps, je lui ai rappelé ça. C’était ma première sanction en tant que journaliste.

La seconde, c’est lorsque le Pr Alpha Condé a été arrêté. Deux à trois mois avant le verdict, nous avons été sanctionnés : Ben Daouda Sylla, Amadou Diallo et Mouctar Bah par le CNC (Conseil National de la Communication), dirigé à l’époque par Emile Tonpapa, parce que nos reportages gênaient bien le régime.

Guineemation.com : donc, on n’a pas voulu que vous continuiez à couvrir le procès ?

Amadou Diallo : pas du tout. Et c’est justement pour qu’on ne continue pas de couvrir le procès, de couvrir le verdict. Honnêtement, nos travaux gênaient parce qu’avant ça, pendant tout le temps qu’a duré le procès du Pr Alpha Condé, nous étions les seuls à l’approcher dans la salle d’audience, à parler avec lui. Nous étions les seuls qui osions le faire parce que la salle d’audience était remplie d’agents de renseignements du régime. Il y avait beaucoup de journalistes ; mais, les gens n’osaient pas approcher le Pr Alpha Condé pour parler à cause des agents de renseignement. Mais, nous (Mouctar, Ben Daouda et moi), on l’approchait pour parler. Il acceptait qu’on l’approche parce qu’il était aussi très méfiant, il ne se confiait pas à tout le monde.

Guineematin.com : mais, avec vous, il le faisait ?

Amadou Diallo : absolument ! C’était un ami à nous. Donc, il se confiait à nous, toutes ses conditions de vie, de détention et tout. Et, je rappelle qu’un jour, un journaliste de la RTG qui couvrait l’évènement m’a approché pour dire ‘’Amadou, il ne faut pas t’approcher du Pr Alpha Condé parce qu’ici, il y a beaucoup d’agents des renseignements ; sinon, cela va te coûter cher’’. Il avait raison, la tension était palpable. Il y avait trop de tension autour de ce procès, il y avait trop de tension autour de son arrestation. Mais, j’ai juste dit à ce grand frère : ‘’vous savez, le travail que je fais à la BBC ne m’interdit pas d’aller vers lui’’… Et, évidemment, j’ai continué à venir vers lui tous les matins, le saluer et parler avec lui.

Nous, on le faisait et il y a un autre leader politique qui faisait ça, c’était Bâ Mamadou. Presque chaque matin, il assistait au procès et était aux côtés du Pr Alpha Condé. Je vais dire que pendant toutes ces années, les deux sanctions que j’ai eues comme journaliste, c’est autour du Pr Alpha Condé. C’est avec ce directeur général qui était à la RTG et avec le CNC à deux ou trois mois du verdict.

Guineematin.com : le Pr Alpha Condé, comme vous l’avez bien connu, est-ce qu’il avait une mentalité de s’attaquer au régime du Général Lansana Conté ?

Amadou Diallo : ah non ! C’était un opposant.

Guineematin.com : le procès, c’est parce qu’il voulait sortir de la Guinée. On a dit qu’il avait des rebelles pré-positionnés ?

Amadou Diallo : ça, je ne peux pas le dire, honnêtement !

Guineematin.com : vous avez suivi le procès et il se confiait à vous…

Amadou Diallo : il a même écrit une brochure parce qu’il n’a jamais voulu s’exprimer. Lors du procès, il n’a pas parlé.

Guineematin.com : mais, qu’est-ce qui s’est passé ?

Amadou Diallo : il n’a pas parlé lors du procès ; mais, en tant que journalistes, nous couvrions ce procès, nous étions convaincus que c’était des accusations fallacieuses. C’était juste parce qu’il était opposant.

Guineematin.com : vous continuez à croire qu’il ne voulait pas attaquer le pays ?

Amadou Diallo : je continue à croire qu’il ne voulait pas attaquer le régime parce que vouloir sortir du pays, même si c’était en période électorale, est-ce que c’était un crime ?

Guineematin.com : ce n’était pas un crime ; mais, c’était quand même un délit, parce qu’il y avait un décret qui annonçait la fermeture des frontières et qui interdisait donc de sortir du pays.

Amadou Diallo : d’accord ! Mais, ce n’était pas un crime ! Donc, s’il a été arrêté pour ça ; et puis, on l’accuse d’atteinte à la sûreté de l’Etat, je pense que c’est un peu le lot des opposants en Afrique. Souvent, quand ils sont arrêtés, je crois que le premier chef d’accusation qu’on leur colle, c’est atteinte à la sûreté de l’Etat ou tentative de déstabilisation et tout. Je continue à croire qu’il n’avait pas tenté de déstabiliser parce qu’il avait un parti politique légalement constitué et il se battait dans l’opposition. Pourquoi avait-il besoin de renverser le régime par d’autres voies ? Je ne crois pas qu’il avait cette intention, honnêtement.

Guineematin.com : aujourd’hui, comment vous trouvez ce monsieur qui a été victime de tant de montages et qui agit contre les libertés, la démocratie ? Il empêche même la société civile de manifester.

Amadou Diallo : c’est pourquoi, je dis que j’observe tout ça avec beaucoup de peine, parce que si c’était une autre personne qui gérait le pays, je pouvais l’imaginer ; mais, pas le Pr Alpha Condé qui a milité dans l’opposition, comme il le dit, pendant une quarantaine d’années et qui, de 1990 lorsqu’il est rentré en Guinée jusqu’en fin 2009, était un leader actif de l’opposition. Donc, c’est quelqu’un qui s’est battu pour la démocratie en Guinée. On ne peut pas lui dénier cela parce que vous savez que la Constitution guinéenne de 1990, c’était une Constitution qui prévoyait un multipartisme limité à deux. Il y a deux personnes qui se sont battues pour que le multipartisme soit intégral et que la période de transition qui devrait durer pendant 5 ans soit raccourcie à un an : c’est le Pr Alpha Condé et feu Bâ Mamadou. Ce sont les deux qui se sont battus à l’époque, bec et ongles, qui ont risqué leur vie pour raccourcir la période de transition et pour que le multipartisme soit intégral. Donc, c’est quelqu’un, on ne peut pas dire qu’il ne s’est pas battu pour la démocratie en Guinée. Mais, puisqu’il s’est battu, il ne doit pas freiner cet élan démocratique. Je me disais souvent que là où le Pr Alpha Condé pouvait avoir beaucoup plus de résultats, ce n’est pas dans l’électricité, ce n’est pas dans l’économie ; mais, c’est dans le domaine politique, dans la restauration des libertés publiques et individuelles, dans la possibilité qu’il allait offrir aux partis politiques le droit de manifester librement sans être gazés, d’avoir accès à la RTG comme il avait voulu lorsqu’il était dans l’opposition. Donc, pour moi, c’est là où il pouvait avoir des résultats le plus rapidement possible, surtout dans le domaine politique.

Guineematin.com : et comment vous comprenez sa position actuelle ?

Amadou Diallo : c’est difficile de comprendre. Surtout pour moi, c’est difficile de comprendre.

Guineematin.com : certains pensent qu’il veut rester au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels. Est-ce que ce n’est pas aussi une stratégie ? Peut-être que donner ce pouvoir-là aux partis politiques, ce n’est pas envisageable pour quelqu’un qui veut s’accrocher au pouvoir.

Amadou Diallo : pour le moment, beaucoup de personnes l’accusent de vouloir s’accrocher ; mais, puisqu’il ne s’est pas prononcé, même s’il y a des signaux qui ne trompent pas comme on le dit, mais pour le moment, il ne s’est pas prononcé comme étant un futur candidat à l’élection présidentielle de 2020. On va lui accorder le bénéfice du doute. J’ose penser qu’il ne va pas vouloir se représenter. Il s’est battu pendant longtemps pour le respect de l’Etat de droit en Guinée, pour le respect de la Constitution, je pense qu’il ne va pas tordre la main à la Constitution. Son passé ne le lui permet pas, il ne l’autorise pas à le faire. Il doit agir, aller dans le sens de l’histoire. Il ne doit pas se laisser entraîner, embobiner. Vous savez, j’avais demandé au capitaine Dadis, un mois avant le 28 septembre, est-ce que certains de ses collaborateurs ne le trompent pas quand on a vu qu’il voulait maintenant se présenter.

Guineematin.com : c’était lors d’une interview ?

Amadou Diallo : c’était lors d’une conférence de presse, la dernière conférence. Ce jour-là, j’ai demandé au capitaine Dadis, est-ce qu’il n’a pas le sentiment que certains de ses proches le trompent. Il avait esquivé la question, il avait un peu banalisé la question ; mais, la question était pleine de sens, de profondeur et même de sagesse. C’est pour ça que je me demande aussi pour le Pr Alpha Condé, est-ce que certains de ses proches collaborateurs ne le trompent pas. Je pense qu’il doit s’inscrire dans le sens de l’histoire.

Guineematin.com : on arrive au terme de cette interview ; mais, on ne peut pas vous laisser comme ça sans vous demander un conseil à l’endroit de la jeune génération de journalistes. Pour beaucoup, vous êtes un modèle, quel conseil avez-vous à leur donner ?

Amadou Diallo : vous savez, souvent, je me demande est-ce que j’ai des conseils à donner ? On m’a souvent posé cette question ; mais, je me suis toujours demandé est-ce que j’ai la qualité de donner des conseils. Mais, si je devais le faire, c’est de dire qu’il y a deux ou trois choses qu’il faut en journalisme. Mais, c’est d’abord l’audace. Il faut être audacieux, il faut prendre des risques. Il faut être honnête aussi. Et, dans l’honnêteté, vous avez tout ce qui découlera après : l’objectivité, l’impartialité, la neutralité, l’indépendance. Si vous n’êtes pas indépendant, si vous n’êtes pas impartial, si vous n’êtes pas indépendant des pouvoirs publics, des pouvoirs économiques, de l’opposition (parce que l’indépendance n’est pas seulement vis-à-vis de l’Etat), si vous n’êtes pas indépendant, vous n’êtes pas neutre, vous n’êtes pas équilibré dans vos informations, quel journaliste vous pouvez être ? Parce que moi, j’ai toujours considéré que l’engagement politique tue le journaliste, tue l’artiste, tue même le musicien. Je dis que vous pouvez aller voter pour X ou Y lors d’une élection. Je ne dis pas qu’un journaliste ne doit pas militer parce que la loi l’autorise, je ne vois pas dans un pays, la loi dire : ‘’vous êtes journaliste, vous ne devez pas militer’’. Le journaliste peut militer. Mais, il faut être honnête, objectif et impartial dans le travail. Ce militantisme ne doit pas rejaillir dans votre travail. Et, si vous ne pouvez pas faire cette démarcation entre le journaliste et le militant, le mieux c’est de ne pas militer.

Vous savez, nos pays sont socialement très fragiles avec des États qui rivalisent dans la répression. Dans un tel contexte, un journaliste militant, partisan devient un problème. Car, soit il va encourager les gouvernants dans la répression, s’il épouse aveuglement les thèses du régime, ce fut le cas de la Voix de la Révolution, pendant les 26 ans de règne de Sékou Touré, soit il va contribuer à fragiliser davantage le tissu social, s’il milite pour d’autres causes qui sont loin de toute rationalité. Le fusil tue c’est certain, mais les mots aussi peuvent « ôter la vie ». Un journaliste responsable doit le savoir.

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Lire

Amadou Diallo (BBC) sur son brillant parcours (Suite)

17 février 2019 à 13 01 32 02322

Comme annoncé précédemment, Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, a accordé récemment une interview à un journaliste de Guineematin.com qui était en séjour à Dakar, au Sénégal. Pour sa première interview depuis son départ de la Guinée, le célèbre journaliste est revenu sur son parcours scolaire et professionnel. Après la première partie qui portait sur ses études et son parcours à la RTG, nous vous proposons aujourd’hui la deuxième partie de cette interview, portant sur son expérience avec la BBC, en tant que correspondant de ce médium en Guinée. https://guineematin.com/2019/01/20/amadou-diallo-bbc-lenfant-de-diari-revient-sur-son-brillant-parcours-interview/

Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Décryptage !

Guineematin.com : vous étiez à la RTG lorsque vous avez eu l’occasion de rejoindre la BBC pour être son correspondant en Guinée. Mais, on vous a demandé de faire un choix entre rester à la RTG et quitter pour rejoindre la BBC. Qu’avez-vous fait ?

Amadou Diallo : je suis quelqu’un qui assume. Je n’ai pas peur. Parce que ceux qui vous demandent de choisir, ils sont parfois frileux. Ils se disent qu’est-ce qu’il va faire, s’il choisit la BBC, qu’est-ce que la BBC va dire. Donc, quand on m’a demandé de choisir, je n’ai pas choisi. J’ai continué à travailler à la RTG comme si je ne travaillais pas à la BBC. Mais, j’ai refusé de faire certaines choses à la RTG. Je faisais la présentation et je me suis retiré des reportages parce que c’est souvent des séminaires, des cérémonies officielles.

Les cérémonies officielles, franchement, ça n’allait plus avec ce que je faisais à la BBC. Quel que soit le professionnalisme que j’allais mettre dans la couverture des cérémonies du genre inaugurations des mosquées, déplacements des ministres, dons de ceci et de cela, etc. quel que soit le professionnalisme que vous allez mettre, vous avez du mal à vous en sortir. Mais, vous n’êtes pas obligés de flatter Paul ou Pierre puisque je vous ai dit que je ne l’ai jamais fait à la RTG. 

Guineematin.com : vous avez rejoint donc la BBC comme correspondant en Guinée. Et, c’est là que vous vous êtes fait connaître véritablement.

Amadou Diallo : évidemment, c’est au niveau de la BBC que beaucoup de personnes ont connu Amadou Diallo. Mais, déjà, avant la BBC, j’avais travaillé pour l’agence sonore internationale de RFI, l’agence de coopération de la RFI. On envoyait des éléments à l’agence et ces éléments sonores étaient envoyés aux différentes radios nationales d’expression française. Par exemple, si je signe un papier, je dis simplement : « Conakry Amadou Diallo ». Donc, j’ai travaillé de 1995 à 1998 pour cette agence sonore internationale de RFI ; et, certains de mes éléments étaient diffusés par RFI parce que c’est la même maison. C’est après ça que la BBC est arrivée.

Guineematin.com : c’était en quelle année ?

Amadou Diallo : c’était en 1997.

Guineematin.com : comment c’est arrivé avec la BBC ?

Amadou Diallo : on peut dire le hasard même si certains n’acceptent pas le hasard. Il y avait une conférence sur la Sierra Léone ; comme vous le savez, dans les années 1990, la Sierra Léone et le Libéria étaient en guerre avec certains groupes rebelles. Certaines réunions pour ramener la paix et la sérénité dans ces pays, se tenaient à Conakry, notamment au palais du peuple. Et, comme vous le savez, la Guinée avait envoyé des troupes à l’ECOMOG. La Guinée, le Nigéria et le Ghana ont constitué les premières troupes de de l’ECOMOG aussi bien en Sierra Léone qu’au Libéria. La Guinée était vraiment impliquée dans la résolution des crises dans ces deux pays.  Certaines des réunions se tenaient au palais du peuple, à Conakry.

De là, je connaissais une journaliste de la BBC qui s’appelait Liz Blunt qui était basée à Abidjan, c’était une correspondante régionale. Et, elle est venue donc couvrir ces réunions, je l’avais connue auparavant. Lorsqu’on s’est vu, elle m’a dit : « écoutes Amadou, la BBC n’a pas de correspondant ici. Est-ce que tu peux essayer ? » J’ai dit : « pourquoi pas ? » Elle m’a dit : « on va voir ça ». Et, le lendemain, elle est allée me trouver à la RTG. C’est là pratiquement qu’on a peaufiné la chose et elle m’a dit qu’il ne s’agit pas de faire des papiers tous les jours ; mais, c’est quand c’est important tu fais un papier. Mais, en attendant, elle me dit : « laisses-moi aller en parler avec le rédacteur en chef du service français de la BBC ». Ce rédacteur en chef, c’était un béninois qui s’appelle Sylvain Semilinko, et que Sylvain allait m’appeler. Je n’avais pas de contact à l’époque, je lui ai communiqué donc les contacts de la RTG et elle est partie avec ça.

Et puis, un jour, une ou deux semaines après son départ, Sylvain m’a appelé pour me dire : « c’est Liz Brand qui m’a passé ton contact ». Je vais ouvrir une petite parenthèse pour dise que Liz Brand est une excellente journaliste de la BBC, grand-reporter de la BBC qui couvrait l’Afrique de l’Ouest à partir d’Abdjan. C’est la seule journaliste qui a assisté à la capture de Samuel Do au Libéria. Elle était dans l’enceinte de l’ECOMOG quand Samuel Do a été capturé par les hommes de Prince Johnson. Et, c’est pour cette raison que BBC Afrique a été la première chaîne radio à annoncer la capture de Samuel Do, parce que Liz Blunt était là. Et, donc, Sylvain m’a appelé pour me dire : « est-ce que tu es prêt ? » ; après, il me dit : « tu m’envoies un papier sur n’importe quel sujet, je vais voir ». Parce qu’il fallait aussi tester.

Mais, avant que je m’y engage réellement, j’avais consulté des aînés à moi puisqu’à l’époque (1997), c’était extrêmement difficile d’être correspondant d’une chaîne de radio internationale en Guinée. Il n’y avait pas de radios privées, la seule radio qui existait, c’était la RTG. Il y avait quelques journaux qui existaient : le Lynx, la Lance je crois, mais même les journaux, il n’y en avait pas assez. La presse audiovisuelle, il n’y en avait pas du tout, à l’exception de la RTG. Donc, c’était très difficile d’être correspondant d’une chaîne internationale comme la BBC. Puisqu’il y avait des risques énormes d’accepter le poste, j’avais consulté deux aînés. L’un est vivant et l’autre est décédé. J’ai consulté un aîné qui s’appelle Boubacar Bah « Mao » qui a été longtemps membre du CNC et qui est actuellement à la retraite. Il m’a dit : « il faut y aller, je sais que tu as les aptitudes pour le faire, tu peux aller ». L’autre, paix à son âme, c’est Mamadou Dia. C’est un monsieur que j’ai trouvé à la RTG et qui m’a aidé.

Je pense qu’il avait vu un talent en moi et il m’a aidé. Ce qui fait que de tous ceux avec lesquels je suis venu à la RTG, j’ai été le premier à passer à l’antenne. Donc, j’ai consulté ces deux aînés parce qu’au départ, honnêtement, j’avais des craintes. Pas pour savoir si je pouvais, mais parce que l’environnement politique, le climat médiatique, étaient hostiles. Et, c’est comme ça que c’est parti. J’ai envoyé un papier, deux papiers, trois papiers. Il (le rédacteur en chef de la BBC) a vu mes papiers et m’a dit : « on peut y aller ». S’il y a un évènement important, tu peux m’envoyer un papier.  Je vous dis déjà, le fait d’avoir travaillé avec l’agence sonore internationale de RFI de 1995 à 1998, ça m’avait aidé à voir les perspectives internationales. Qu’est-ce que les radios internationales recherchent, la façon de fonctionner, la façon de traiter l’information qui était différente de la RTG, parce que cette mutation ne pouvait pas être facile. C’est comme ça que j’ai commencé avec la BBC.

Guineematin.com : après vos débuts avec la BBC, vous n’avez pas eu de difficultés avec la RTG, votre employeur ?

Amadou Diallo : au niveau de l’employeur, tout de suite, ça ne m’a pas posé de problème parce que moi, je suis toujours quelqu’un d’indépendant d’esprit. Donc, à partir du moment où je me suis engagé, je prends les risques et les conséquences. A la RTG, au départ, il n’y avait pas eu d’hostilités. Mais après, évidemment, certains journalistes et des techniciens de la RTG qui se disaient proches du régime, ne voyaient pas d’un bon œil le travail que je faisais à la BBC. Et parfois, j’avoue que si je faisais un papier pour la BBC à 18 heures et qu’il passe, le lendemain, quand je viens à la RTG, il y a des  gens qui ne me saluaient pas ou qui me saluaient de façon très moche. Mais, c’est des gens qui se disaient proches du régime du général Lansana Conté et qui n’appréciaient pas du tout.

Guineematin.com : ils n’appréciaient pas l’indépendance que vous aviez ?

 Amadou Diallo : oui. L’indépendance que j’avais vis-à-vis de la RTG par rapport à la BBC. Donc au départ, il n’y a pas eu de problème. Mais après, il y a eu des hostilités au point qu’un jour, un ministre de l’information m’a dit : « il faut que tu choisisses entre la RTG et la BBC. Tu ne peux pas être à la BBC et à la RTG ». Comme si c’était deux entités diamétralement opposées. Malheureusement, on percevait la BBC et la RTG comme deux entités totalement différentes. Or, la BBC est un médium et la RTG est un médium. Normalement, entre les deux, les choses ne doivent pas être trop différentes. Il peut évidemment y avoir des différences, mais pas au point qu’on amène quelqu’un à choisir entre les deux. Mais, ceux qui géraient la RTG, les médias d’Etat, se disaient eux-mêmes que c’était tellement différent que quelqu’un ne peut pas être à la BBC et à la RTG. Evidemment, j’ai assumé mon choix parce que ce que je faisais à la RTG, je l’assumais parce que je n’ai jamais fait la flagornerie. Tout le temps que j’ai fait à la RTG, je n’ai jamais accepté de faire la flagornerie.

Guineematin.com : vous avez quitté donc définitivement la RTG pour rester avec la BBC. Et, vous êtes resté correspondant de la BBC en Guinée jusqu’en 2009.

Amadou Diallo : effectivement. De 1996-1997 en octobre 2009, je suis correspondant de la BBC en Guinée.

Guineematin.com : pendant toutes ces années, vous avez fait une multitude de reportages. Est-ce que de tous ces reportages, vous avez un seul qui vous séduit particulièrement, que vous pourrez qualifier de meilleur ?

Amadou Diallo : là, vous me posez une question qu’il est difficile de répondre. Parce que, imaginez, j’ai été pendant 12 à 13 ans, correspondant de la BBC, et la Guinée c’est un pays où l’actualité se bouscule, parfois avec des actualités politiques difficiles, parfois dangereuses : assez de violences et de répressions. Honnêtement, quand vous êtes au cœur de cette actualité, on vous demande quel est votre meilleur reportage, c’est compliqué. Mais, il y a des reportages d’actualité mais aussi des reportages magazines. J’ai fait beaucoup de reportages magazines, j’ai touché tous les aspects de la société. Des reportages sur les aspects économiques, sur la culture, l’éducation, la pauvreté, etc.

Certains m’ont beaucoup marqué et marqué beaucoup de personnes aussi. Sur l’actualité, honnêtement, tout ce qui touchait pratiquement la politique, je dis qu’il y avait des bonnes choses, des grands reportages : que ça soit sur les élections, sur les manifestations qui ont été réprimées parce que souvent à l’époque, les manifestations étaient interdites et l’opposition cherchait à braver l’interdiction. Donc, c’était un peu comme aujourd’hui, mais peut-être même avec beaucoup plus de violence. Je pense qu’à l’époque, il y avait beaucoup plus de violence. Aujourd’hui encore il y a beaucoup de violence parce qu’évidemment, il y a beaucoup de morts lors des manifestations de l’opposition. Est-ce qu’on peut dire qu’entre 1997 et 2018 la Guinée a progressé ou a régressé, du point de vu des acquis démocratiques ? Je n’en sais rien.

Il se pourrait qu’entre 1997 et 2018, il y ait eu des progrès dans les libertés publiques. Ce n’est pas à moi de juger, mais je constate qu’il y a beaucoup de répression  quand l’opposition manifeste. Il y a la répression même quand la société civile manifeste. Je constate les mêmes choses que l’opposition dénonçait hier sous le régime du général Lansana Conté, c’est-à-dire que l’opposition est toujours confrontée aux mêmes réalités : l’accès difficile aux médias d’Etat, l’impossibilité de manifester, etc. C’est des choses que l’opposition d’hier, qui était incarnée par Alpha Condé qui est le Président actuel, par Jean Marie Doré, par Bâ Mamadou, Siradio Diallo, c’est des choses qu’ils revendiquaient hier. L’opposition guinéenne fait face aux mêmes problèmes aujourd’hui. Maintenant, est-ce que ça a évolué ou bien ça n’a pas évolué, ce n’est pas à moi d’en juger.

Pour revenir à la question que vous m’avez posée, je dis qu’il y avait beaucoup de reportages que je faisais et qui étaient, semble-t-il, intéressants. Et vous savez que l’œil ne peut pas se regarder voir. Je ne puis être à la fenêtre et me regarder passer dans la rue. C’est aux autres d’apprécier ce que je fais et que j’ai pu faire. En termes de reportages politiques, il y a beaucoup de personnes qui m’ont dit que c’était important, qu’ils étaient intéressés par ce que je faisais à l’époque. Certains m’ont envoyé même les enregistrements de certains de mes reportages qu’ils ont enregistrés à travers leurs téléphones portables. Et, c’est important tout ça. Mais moi, honnêtement, j’étais beaucoup plus touché par les reportages qui touchaient la pauvreté. Je me rappelle, j’ai fait un magazine à Hamdallaye sur la pauvreté, j’ai fait le reportage dans une famille qui avait du mal à joindre les deux bouts, qui avait du mal à se nourrir et envoyer les enfants à l’école.

Lorsque j’ai fait ce reportage, le rédacteur en chef du service français de la BBC à l’époque,  lorsqu’il a reçu ce reportage, il m’a envoyé de l’argent pour donner à cette famille. Je me souviendrai toujours de ce reportage. Et j’ai pris encore un collègue, Alhassane Sylla du service anglais de la BBC, c’est lui qui est allé à Londres et c’est à lui qu’on a remis l’argent. Quand il est revenu avec l’argent, je suis allé avec lui dans cette famille pour remettre l’argent à la famille.

J’ai fait un autre reportage derrière l’ambassade des Etats-Unis avec des femmes qui cassent les pierres pour survivre. Dans la douleur, dans la difficulté, dans la misère, ces femmes-là travaillaient sous l’ombre d’un manguier. Et il y a une femme qui m’a dit : « ici, c’est mon petit Paris ». Elle avait tout un tas de pierres qu’elle avait cassé pour transformer en graviers et il y a des véhicules qui venaient acheter ces graviers pour aller dans les chantiers. J’ai été beaucoup marqué par ce reportage.

J’ai été beaucoup marqué aussi par un reportage que j’ai fait à Taouyah, toujours concernant la pauvreté, avec une famille qui avait du mal à se nourrir. Une famille qui était si pauvre qu’elle ne vivait uniquement que de mangues. C’était en période de mangues, et la famille ne préparait que des mangues. La famille ne mangeait que des mangues. Et lorsque ce reportage est passé sur la BBC, j’ai un ami, permettez-moi de ne pas dire son nom, qui m’a dit : « Amadou, accompagnes moi dans cette famille ». Je l’ai accompagné et il a déposé de quoi se nourrir pour cette famille. Ça aussi, ça m’a marqué. J’avoue que des reportages comme ça, il y en a beaucoup. Et ça, c’est des choses qui marquent toujours au-delà des reportages politiques.

A suivre !

Interview réalisée par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Fin de la démocratie en Guinée : que faire face au régime Alpha Condé ?

8 février 2019 à 15 03 18 02182

Le président actuel de la Guinée est le premier à arriver au pouvoir par les urnes. Avant lui, la Guinée avait subi deux longues dictatures et une transition militaire. Aujourd’hui, les Guinéens ne savent ni jusqu’à quand durera le régime Alpha Condé, ni comment s’en débarrasser… Son deuxième et dernier mandat constitutionnel se termine en 2020. Mais, le chef de l’Etat actuel laisse déjà transparaître une volonté de s’accrocher au pouvoir pour le temps qui lui reste à vivre…

Ahmed Sékou Touré, le syndicaliste devenu président éternel…

Arrivé au pouvoir à l’issue du référendum gaulliste du 28 septembre 1958, Ahmed Sékou Touré, le premier président de la Guinée indépendante, n’a quitté la tête du pays qu’à sa mort. C’était le 26 mars 1984 dans un hôpital de Cleveland aux Etats-Unis. Pendant de longues et très pénibles années de dictature, il avait fait assassiner plusieurs milliers de Guinéens et contraint d’autres à s’exiler pour continuer à vivre, notamment la classe intellectuelle qu’il haïssait et accusait de vouloir de « son pouvoir ».

26 ans après l’indépendance du pays, la Guinée a célébré, dans la joie, la mort de son premier président comme une libération ; surtout une semaine après la mort de « l’éternel Grand Syli », lorsque les militaires ont décidé de prendre les destinées du pays avec à leur tête un colonel de l’armée, un certain Lansana Conté, alors chef d’Etat-major de l’armée de terre.

Après le pouvoir révolutionnaire, teinté d’errements et de faux complots, la Guinée a pris le chemin de la réconciliation avec ses fils. Lansana Conté a appelé les Guinéens (y compris les exilés) à rentrer au pays. Le nouvel homme fort du pays a exhorté au pardon et prôné la réconciliation en vue de se tourner vers le développement. Il a ouvert les marchés à la concurrence et permis aux Guinéens de vivre heureux chez eux. Le chef de l’Etat de l’époque avait tellement voulu bien faire qu’il avait même prôné le multipartisme avant le discours de François Mitterrand à la Baule. D’anciens opposants condamnés à mort ont regagné le pays et animé des partis d’opposition sur le territoire national. Ce qui était impensable sous Sékou Touré…

Mais, Lansana Conté sera assailli de critiques acerbes et de traîtrise par ceux qui ont la boulimie du pouvoir et certains de ses proches collaborateurs qui servaient en réalité ses adversaires ! On reverra d’ailleurs ces derniers, après la mort du « Général-Président » aux côtés du pire adversaire de ce dernier. Aujourd’hui, certains n’hésitent même plus à qualifier ce dernier de meilleur président de la Guinée, alors que sous Conté les mêmes traitaient Alpha Condé d’ennemi de la République…

Le 21 décembre 2008 (soit 24 ans après son accession à la magistrature suprême, le 03 avril 1984), le deuxième président de la Guinée indépendante quitte le pouvoir parce qu’il a aussi quitté ce bas-monde ! Malgré tous les hold-ups électoraux, tous les massacres de manifestants, notamment lors des mouvements sociaux de 2006 et 2007, le Général-Président Lansana Conté ne pouvait rien devant Azraël, l’ange de la mort ! Le père de la démocratie guinéenne et du libéralisme économique, le président paysan, le Séné Samon, le Président-Paysan s’en est finalement allé en silence…

Son corps aurait même senti dans la « chambre froide » de la morgue avant son enterrement, si on en croit les révélations du capitaine Moussa Dadis Camara dont le passage à la tête de la Guinée n’a essentiellement été marqué que par les Dadis – Show et surtout le massacre du 28 septembre 2009. Plus de 150 Guinéens seront tuées au stade et des centaines de femmes violées, ce 28 septembre, pour avoir exigé du chef de la junte militaire d’organiser l’élection présidentielle et de passer le témoin à son remplaçant comme il l’avait promis à sa prise du pouvoir, le 23 décembre 2008. Plus de dix ans après, on refuse toujours de rendre justice pour ces victimes comme si Alpha Condé et ses ouailles avaient quelque chose à se reprocher dans ces crimes…

Finalement, ne pouvant même pas boucler une année à la tête du pays, le capitaine Moussa Dadis Camara que certains surnommaient déjà « Moïse », l’envoyé de Dieu pour sauver le peuple de Guinée, est trahi et remplacé par son ministre de la Défense et « homme de confiance », un certain Sékouba Konaté qu’il avait entre-temps élevé au grade de Général ! L’homme qui menaçait de se présenter si les politiciens n’arrêtaient pas la provocation s’en est tiré avec une balle dans la tête. Son garde-de-corps qui lui a tiré dessus s’est fait aider pour fuir le pays, même si on a longtemps fait semblant de le chercher…

Après son hospitalisation au royaume chérifien, Dadis Camara est toujours officiellement « en convalescence » à Ouagadougou, dans le pays des Hommes intègres ! Ses multiples tentatives de rentrer à la maison se sont toutes soldées par un échec, même par la voie politique. Le capitaine Dadis s’est même vu obligé de contourner Conakry pour se rendre aux obsèques de sa chère maman à Nzérékoré, sa ville natale. L’ancien chef de la junte militaire apprendra à ses dépens que certains Guinéens se plaisent à « revendre » la proximité et la confiance quand on les leur accorde et que ce qu’ils disent de toi en face peut souvent contraster avec ce qu’ils pensent réellement de toi et qu’ils ne diront qu’après ton départ. Sékou Touré était le libérateur, le plus grand démocrate et meme l’homme-peuple ; il a fallu sa mort et le coup d’Etat de la bande à Conté contre son régime pour qu’on apprenne que le camarade révolutionnaire était en réalité un dictateur, un sanguinaire, excuser du peu, ainsi de suite. Après Conté, Dadis et Konaté, c’est le tour d’Alpha Condé d’être le plus grand démocrate, l’homme de la paix, le plus bon, le plus beau … Le messie.

Ainsi, parmi ceux qui ont jusque-là dirigé notre cher pays, si quelqu’un peut se targuer d’avoir accompli sa mission avant de partir, c’est bien le malheureux Sékouba Konaté ! Lui qui a cloué au Bukina Faso Dadis Camara qui lui faisait entière confiance, est revenu organiser l’élection présidentielle pour faire gagner son candidat, Alpha Condé. Même s’il avait versé ses premières larmes de regret en 2010 lorsque Sidya Touré avait organisé les femmes de Kaloum contre lui après la publication des résultats contestés du premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin 2010, il n’a réellement manifesté son mécontentement qu’après avoir goûté au supplice de l’exil. En fin 2010, naïf, El Tigre s’imaginait même devenir le ministre de la Défense du nouveau président, «démocratiquement élu», à qui il a été heureux de transférer les armoiries de la République…

Et, vint Alpha Condé !

Parmi les 24 candidats à la présidence de la République, le 27 juin 2010, Alpha Condé (qui avait récolté moins de six cent mille électeurs) était le seul opposant à avoir combattu tous les régimes qui se sont succédé à la tête de la République de Guinée depuis l’indépendance. Ainsi, même s’il avait totalisé 1 062 549 voix (ayant ainsi 39,72 % au premier tour) sur les 2 675 320 votants pour les 24 candidats, Cellou Dalein Diallo devait accepter sa défaite au second tour et laisser Alpha Condé goûter au pouvoir, avaient estimé bon nombre de Guinée. Surtout que l’ancien Premier ministre de Lansana Conté était le moins âgé et que le maximum pour un président de la République avait été verrouillé à dix ans (deux fois 5 ans). Après le discours d’acceptation de sa défaite à Dixinn, le Pr. Ibrahima Fall, Co-président du Groupe international de contact sur la Guinée avait été très inspiré pour consoler le challenger d’Alpha Condé : « la victoire n’est que différée » !

Seulement, peu après son arrivée à la tête du pays, l’ancien opposant historique s’est attaché les services des mêmes qu’il disait combattre quand il était dans l’opposition. Sa gouvernance tangue et rime avec favoritisme, corruption, impunité, manipulation… Les caisses de l’Etat et les décrets lui attirent le soutien du plus grand nombre. Désormais, ce ne sont pas ses initiatives qui sont accompagnées ; mais, chacun suit son parent, sa relation, qui suit à son tour un décret ou un marché. Finalement, le réseau se consolide et s’accapare de tout. On a même envie d’arrêter le temps pour mieux se partager les biens et privilèges de l’Etat. Mais, puisque le temps ne s’arrête pas, on veut augmenter celui initialement limité par la Constitution. Pour ce faire, on tue (déjà plus de cent manifestants), on militarise les quartiers qu’on dit habités par les adversaires du régime, on vole des PV et impose des élus. Par la force, on obtient ainsi ce qu’on n’a pas avec les décrets et les billets de banque. Mais, jusqu’à quand ?

Nous sommes malheureusement face à la fin de la démocratie en République de Guinée. Même si les opposants continueront à se présenter et présenter des candidats aux différentes élections, il faut dorénavant se résoudre que l’élection ne pourra plus rien contre le régime Alpha Condé. Ce qui s’est passé hier, jeudi 07 février 2019 à Conakry, prouve qu’il ne suffit plus d’être plus audible face aux citoyens pour espérer vaincre le régime actuel. Il faudrait peut-être se purifier, faire face au Tout Puissant et prier de vivre et d’être élu quand Dieu décidera de rappeler à Lui le Professeur-Président.

Il est important de rappeler qu’après avoir été vaincu le 15 décembre dernier par le vote des 45 conseillers élus le 04 février 2018, Mamadouba Toss Camara a été imposé hier à la tête de la commune de Matoto. S’il a officiellement bénéficié du vote de 30 conseillers et que les opposants étaient absents, la vérité est que le pouvoir a usé de sa position dominante pour imposer son homme. Il d’abord saboté le vote du 15 décembre, via un certain Moussa Keita, avant d’annoncer son annulation et sa reprise. Et, ce jeudi, 07 février 2019, l’absence des conseillers de l’opposition n’était pas la seule anomalie. Le siège de la commune ressemblait à tout sauf un lieu où se déroulait un vote : les lieux ont été quadrillé par des agents des forces de l’ordre et tous les représentants des médias éloignés le plus loin possible pour ne rien filmer ou enregistrer. Ce n’est qu’après avoir terminé de distribuer les rôles que les cameras ont été invitées à filmer l’installation du « nouveau maire ».

Bref, après avoir empêché toute forme de manifestation dans ce pays, le Gouvernement actuel nous oblige ainsi de faire le deuil de la démocratie… En attendant, les chercheurs de postes et de privilèges se surpassent de superlatifs pour nommer qui mieux mieux le Professeur-Président. L’ancien geôlier de Lansana Conté (qu’on accusait d’avoir été attrapé en caftan marocain dans sa fuite à Piné ayant des devises étrangères et un téléphone satellitaire avec lequel il était accusé de parler avec des rebelles se trouvant de l’autre côté de la frontière, en décembre 1998) est aujourd’hui décrit comme étant un homme patient qui a su attendre son heure depuis plus de quarante ans, un homme qui disait ne pas vouloir tuer ses militants…

Quand Dieu sauvera-t-Il le peuple de Guinée ?

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Appel à Manifestation d’Intérêt pour des Études Préliminaires : voici l’Appel d’offre

7 février 2019 à 15 03 31 02312

L’Unité de Gestion du Projet (UGP), qui relève du Projet Urbain Eau de Guinée (PEUG), lance un appel à Manifestation d’Intérêt pour des Études Préliminaires (EP). Il s’agit des Etudes d’Impact Environnemental Et Social (EIES), Etudes D’avant-Projet Détaillé (APS), Préparation des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO), Assistance à la Passation des Marchés de Travaux, le Contrôle et la Supervision des Travaux de Pose Conduites Parallèles à la conduite DN 700 et remplacement des conduites en fonte grise et en amiante ciment à Conakry.

PUBLICATION D’ATTRIBUTION DE MARCHE

Objet : Études Préliminaires (EP), Etudes d’Impact Environnemental Et Social (EIES), Etudes D’avant-Projet Détaillé (APS), Préparation des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO), Assistance à la Passation des Marchés de Travaux, le Contrôle et la Supervision des Travaux de Pose Conduites Parallèles à la conduite DN 700 et remplacement des conduites en fonte grise et en amiante ciment à Conakry.

Reference marche : N°2019/010/1/6/2/2/2/036

Méthode de sélection : Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC).

Mode de passation : Appel d’offre ouvert – Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

Délai d’exécution : Dix-huit (18) mois excluant le délai d’approbation par le client et le bailleur de fonds.

DETAIL DES RESULTATS DE L’EVALUATION.

  1. CONSULTANT / CABINET RETENU: 
Nom du Consultant/Cabinet retenu Score Technique Pondéré (80%) Score financier pondéré (20%) Scores Globaux Prix de l’offre négocié en Euro (Hors Taxes) incluant le droit proportionnel de 1.5%
1 Groupement GMP/AC3E/EWI MAROC 76,53 14,58 91,11 893 066
  • AUTRES CONSULTANTS / CABINETS EVALUES :
Nom des Consultants/Cabinets évalués Score Technique Pondéré (80%) Score financier pondéré (20%) Scores Globaux Montant de l’offre en Euro (Hors Taxes)
1 Groupement MERLIN/MERLIN AFRIQUE DE L’OUEST/WEST INGENERIE 70,00 14,55 84,55 881 905
2 CIRA SA 66,26 16,72 82,984 767 280
3 Groupement SCET TUNISIE/BETC SARL 62,66 20,00 82,66 641 451

NB : tout consultant qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 05 février 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir cet appel d’offre :


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Appel d’Offre National : Fourniture de matériels roulants

7 février 2019 à 15 03 14 02142

L’Unité de Gestion du Projet (UGP), qui relève du Projet Urbain Eau de Guinée (PEUG), lance un appel d’offre national pour la fourniture de matériels roulants : Deux (2) véhicules tout terrain (station wagon), un (1) Pick-up double cabines tout terrain 4×4, un (1) véhicule de ville et une (1) moto tout terrain, en faveur du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), constituée en deux (2) lots.

Objet : Fourniture de matériels roulants : Deux (2) véhicules tout terrain (station wagon), un (1) Pick-up double cabines tout terrain 4×4, un (1) véhicule de ville et une (1) moto tout terrain, en faveur du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), constituée en deux (2) lots.

Référence marche : N°2019/01/1/4/1/2/MEH.

Méthode de sélection : Sélection basée sur la qualité et le coût (SBQC).

Mode de passation : Appel d’offre ouvert – Appel d’Offre National (AON).

Délai de livraison : un (1) mois à compter de la réception de l’ordre de services de démarrage des prestations.

Durée de validité des offres : 120 jours.

DETAIL DES RESULTATS DE L’EVALUATION :

Lot 1 : FOURNITURE DE DEUX (2) VEHICULES TOUT TERRAIN 4X4 (STATION WAGON)

  1. SOUMISSIONNAIRE(S) RETENU(S) : 
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX OFFERT PAR LE SOUMISSIONNAIRE RETENU EN GNF / HT PRIX FINAL EN GNF / HT
1 SGI AUTOMOBILES 882 198 380 882 198 380
  • AUTRES SOUMISSIONNAIRES EVALUES :
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS. PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS EN GNF / HT. PRIX EVALUES DES OFFRES EN GNF/HT.
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 934 248 000 934 248 000
2 ETB SARL 933 310 000 933 310 000
3 SAFEMIN SARL 494 860 660 494 860 660
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 85 000 USD 85 000 USD
  • SOUMISSIONNAIRES EVALUES DONT LES OFFRES ONT été REJETEES
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES OFFRES EN GNF / HT MOTIF(S) DU REJET
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 934 248 000 Quitus fiscal non fourni, autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre non fournie
2 ETB SARL 933 310 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre non fournie
3 SAFEMIN SARL 494 860 660 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fourni et garantie de l’offre fournie non conforme
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 85 000 USD Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre fournie non conforme

Lot 2 : FOURNITURE D’UN PICK-UP DOUBLE CABINES TOUT TERRAIN 4X4, UN VEHICULE DE VILLE ET UNE MOTO TOUT TERRAIN.

  1. SOUMISSIONNAIRE RETENU : 
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX OFFERT PAR LE SOUMISSIONNAIRE RETENU (S) EN GNF / HT PRIX FINAL EN GNF/HT
1 SGI AUTOMOBILES 651 525 420 651 525 420
  • AUTRES SOUMISSIONNAIRES EVALUES :
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES OFFRES EN GNF / HT PRIX EVALUES DES OFFRES EN GNF/HT
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 732 015 200 732 015 200
2 ETB SARL 699 748 000 699 748 000
3 SAFEMIN SARL 717 570 000 717 570 000
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 71 000 USD 71 000 USD
  • SOUMISSIONNAIRES EVALUES DONT LES OFFRES ONT été REJETEES
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS EN GNF / HT MOTIF(S) DU REJET
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 732 015 200 Quitus fiscal non fourni, autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre non fournie et les spécifications techniques non fournies pour certain items
2 ETB SARL 699 748 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre non fournie, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certains items.
3 SAFEMIN SARL 717 570 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fourni, garantie de l’offre fournie non conforme, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certain items.
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 71 000 USD Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre fournie non conforme, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certain items.

NB : tout soumissionnaire qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 05 février 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir cet appel d’offre :

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40 ans de la République Islamique d’Iran : le discours de l’ambassadeur

5 février 2019 à 14 02 29 02292

Depuis quarante ans, la République Islamique d’Iran célèbre sa révolution. Cette année, c’est au siège de l’ambassade, à la Cité Ministérielle, dans la Commune de Dixinn, que l’ambassadeur, son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, a reçu une équipe de Guineematin.com à Conakry pour une déclaration.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la communication de son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, ambassadeur de la République Islamique d’Iran en République de Guinée

Je tiens à féliciter au peuple iranien ainsi que les chercheurs de la justice dans le monde à l’occasion du 40e anniversaire de l’élection de la République Islamique d’Iran avec plus de 98% des voix du peuple iranien.

L’Iran islamique, à l’âge de 40 ans, continue de mettre l’accent sur les droits des sans-défenses, en particulier des musulmans du monde entier. Engagement envers les réglementations, les lois et les obligations internationales, engagement multilatéral constructif avec le monde, comme l’accord sur le nucléaire iranien malgré le retrait unilatéral des États-Unis de cet accord, engagement et adhésion au multilatéralisme et déni de l’unilatéralisme, lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes intérieure et étrangère, assistance, contribution et soutien politique des pays dans la lutte contre le terrorisme, tels que la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan font partie de nos politiques.

La République Islamique d’Iran, qui met l’accent sur l’importance de la paix et de la stabilité dans la région et insiste sur le fait que jusqu’à maintenant 17 000 de ses concitoyens ont perdu la vie par des groupes terroristes, a réussi à réprimer à grands frais ces dangereux groupes terroristes, y compris Daech. L’Iran est sans aucun doute l’élément le plus important du processus de paix en Syrie et en Irak et constitue le soutient du peuple et de l’Etat musulman de ces deux pays.

Aujourd’hui le Yémen traverse sans aucun doute ses pires conditions politiques et économiques. La coalition régionale saoudite est la cause principale de cette guerre injuste, qui a plongé le peuple de ce pays au bord d’une famine. C’est alors que le financement de l’Arabie saoudite dans cette guerre contre le peuple sans défense du Yémen est pratiquement assuré par les États-Unis et certains gouvernements. La République Islamique d’Iran estime également que la crise yéménite, à l’instar de la crise syrienne, n’a pas de solution militaire.

Mais l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien ou plan d’action global commun : le résultat de négociations intensives entre l’Iran et les parties européenne et américaine après dix ans sur la transparence des activités nucléaires d’Iran a conduit à un accord appelé PAGC. C’est une réalisation remarquable dans le cadre des accords internationaux pour l’instauration de la paix et de la sécurité dans la région et dans le monde.

Mais, malheureusement, le président américain s’est retiré unilatéralement de cet accord international et a renoncé à tous ses engagements dans cet accord. Le retrait unilatéral de cet accord international a suscité la méfiance du monde envers des États-Unis.

Aujourd’hui, en référence à une civilisation vieille de 7 000 ans, nous sommes un pays de 85 millions d’habitants, l’un des premiers pays à détenir du pétrole et du gaz, le 17ème plus vaste pays du monde, et avec de nombreuses technologies du jour, dont la majorité native. Considérant que l’Iran est un pays souffrant de catastrophes naturelles, nous essayons d’utiliser de technologies satellitaires afin de réduire considérablement la probabilité d’occurrence des conséquences pertinentes. Mais une fois de plus des puissances mondiales cherchent à relier les activités spatiales iraniennes à fabriquer des missiles conçus pour lancer des armes non conventionnelles, ce qui est une accusation complètement irréaliste et déviante.

Nous constatons également aujourd’hui que certains pays fabriquant les armes et les missiles les plus dangereux et les plus destructeurs au monde cherchent faussement à nous condamner à construire des missiles non conventionnels. Mais alors que nos missiles sont tous défensifs, parce que l’expérience de l’Iran dans la guerre imposée contre Iran par Irak, qui a été accompagné par plus de 50 pays occidentaux et orientaux, nous a montré qu’il fallait renforcer notre force militaire et en particulier défensive.
En termes de santé et de médecine et la présence et la participation de femmes iraniennes dans différents domaines, mon pays l’Iran figure parmi les 5 plus grands pays du monde dans le domaine de production des cellules souches et le traitement de l’infertilité, le deuxième plus grand pays pour la greffe de moelle osseuse, le pays le plus avancé en matière de transplantation d’organes, tels que les reins, la cornée et le foie. Avec plus de 47 universités de médecine, 30 000 étudiants en médecine, 12 000 ouvrages scientifiques en médecine, 150 000 médecins généralistes et 72 000 spécialistes, l’Iran islamique est autosuffisant à plus de 95% dans la production de ses propres médicaments consommés à l’intérieure.

L’Iran islamique, qui compte plus de 4 millions d’étudiants, a maintenant multiplié par 55 le nombre de ses articles scientifiques produits dans le monde, avec 7 000 professeurs des universités seulement étant des femmes savantes. Les femmes en Iran constituent la moitié des médecins généralistes et spécialistes, vice-présidents, plus de 2 000 juges ou chefs de tribunaux du pays.

Alors que la République Islamique d’Iran continue d’être soumise aux sanctions cruelles des États-Unis, nous avons pu suivre le dynamisme de notre économie grâce à Dieu, ainsi qu’à l’aide de pays souverains et amis comme la République de Guinée.

À cet égard, nous pouvons indiquer la mise en œuvre de certains projets, y compris l’achèvement du nouveau bâtiment du Ministère des Affaires Étrangères de la République de Guinée avec d’importantes normes internationales, ce qui sera offert à ce pays frère et ami dans les mois à venir, comme un don de l’Iran. En outre en 2018, après plusieurs années, un appel d’offres international pour la mise en œuvre du projet de bauxite Irano- Guinée a été lancé. Nous attendons la sélection de l’entreprise finale pour réaliser ce projet.

Les coopérations politiques, parlementaires, économiques, culturelles et sportives sous l’impulse de nos deux Gouvernement est appréciable en résultat.

Vive la Coopération internationale !
Vive la Coopération Irano-Guinéenne !
Vive l’Amitié et la solidarité entre les peuples !
Vive la République Islamique d’Iran
Vive la République de Guinée

Je vous remercie !

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Cahier de charge du câblage réseaux du Nouveau bâtiment de MTN Guinée

30 janvier 2019 à 18 06 14 01141

1. Projet de câblage du bâtiment MTN Guinée

L’objet de ce document est de définir le cahier des clauses techniques relatif au câblage informatique du nouveau bureau de MTN Guinée situé à Coleah.

Le bâtiment comporte 4 niveaux qui font office de bureau, deux locaux techniques sont prévus par niveau.

L’espace d’aménagement est de type open space.

2. Soumission des offres :

Les documents d’offres doivent être déposés dans l’urne au 6ème étage du Head Office sis à Almamya Commune de Kaloum ou contacter le Procurement M. CHERIF +224 664 222 648

3. Date limite de présentation des offres :

 Le service des achats doit recevoir quatre copies des propositions scellées au plus tard le 8 février 2019 à 13 h 00, heure locale. Toute proposition reçue à l’emplacement désigné après l’heure et la date spécifiées pour la réception sera considérée comme tardive et non recevable. Toute proposition tardive ne sera pas évaluée pour attribution.

4. Contenu de cette tranche de travaux

Cette tranche de travaux comprend :

  1. La Proposition d’une offre comportant une architecture de câblage esthétique et efficace respectant le plan d’aménagement fourni par MTN
  2. La Fourniture d’un devis     pour le câblage du bâtiment
  3. La Fourniture du matériel en respectant les normes fournies par MTN 
  4. La fourniture et la pose de tout le câblage mentionné dans le devis fourni par le prestataire et tout autre équipement de câblage.
  5. La fourniture et la pose des coffrets et du matériel passif devant être installé
  6. Le câblage devra être fais avec une présence de câble le plus discret
  7. Le test de toutes les connexions mises en place

5. Caracteristiques techniques

Le soumissionnaire devra fournir toutes les caractéristiques (marque – modèle) de tous les éléments constituant son offre. Le soumissionnaire devra livrer le matériel en question jusqu’aux locaux de MTN. Le soumissionnaire peut joindre si nécessaire les documents techniques nécessaires pour les éléments de l’offre pour éclaircir mieux son offre à l’administration.

La durée de réalisation sollicité   est de 1 mois.

Liste des équipements :  NB : Tous les frais d’installation et câblage de ces lots seront à la charge du fournisseur.

Cette liste peut faire l’objet de mise a jour par le fournisseur si nécessaire.

Désignation Spécification Unité Quantité
 1 Rouleau de câble FTP blindé cat 7 SFTP cat 7 Rouleau 120
 2 Prises informatiques doubles Prise RJ45 U 400
 3 Connecteurs RJ45 cat 7 Connecteur RJ45 U 450
 4 Rack 19 U Mini Rack réseau U 6
 5 Rack 9 U Mini Rack réseau U 2
 6 Panneaux brassages à connecteur movent Cat 6A U 18
Cordons de brassage de 0,5 m Câbles préfabriqués cat 6 U 400
 8 Coordons de raccordement de 2 m préfabriqué pour les PCs Câbles préfabriqués cat 6 U 400
 9 Goulotte en plastique Goulottes U ??
 10 Goulotte en fer Goulottes U ??
 11 Poteau informatique Poteau U ??
 12 Prestation de service Service Ens 1

Pour plus de détail, contacter M. KABA au +224 664 222 605

6. Critères d’évaluation

Criteria Rate
Architecture proposé 20
Durée d’exécution 10
Références 5
Garantie 5
Couts 40
Termes de payments 20
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Coginta recrute un (une) Chargé (e) de PROGRAMME : voici l’avis

10 janvier 2019 à 11 11 56 01561

Coginta est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) indépendante et apolitique dont le siège social est à Genève (Suisse). Spécialisée dans les réformes policières, la gouvernance du secteur de la sécurité, la sécurité communautaire et la lutte contre la criminalité, Coginta a développé un savoir-faire en matière de conseil, de formation, de programmation et de gestion de projets notamment dans les pays en situation de fragilité ou en sortie de crise.

Présent en Guinée depuis 2013, Coginta intervient dans la réforme du secteur de Sécurité et la réforme du secteur de la Justice.

Sur financement du Département d’Etat Américain, le projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » est mis en œuvre par Partners

Global, l’ONG Coginta et le CECIDE. L’objectif principal de ce projet est de contribuer à créer et pérenniser un climat social, économique et politique pacifié en améliorant les services de sécurité à la population.

Dans le cadre de ce partenariat, Coginta doit mettre en œuvre plusieurs composantes dont la formation des policiers et la Gouvernance locale de la sécurité. Le Résultat global attendu de ces composantes est le renforcement des capacités des policiers et l’amélioration de la gouvernance locale de la sécurité et le renforcement du dialogue entre la police et la population au travers des autorités locales et de la société civile.

Pour mettre en œuvre ces composantes, l’ONG Coginta recherche un (01) chargé(e) de programmes.

Description du poste

Placé(e) sous la supervision directe du Coordinateur du projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » de Coginta à Conakry, le(la) Chargé (e) de projet travaillera à temps plein et sera responsable des tâches suivantes:

  • Accompagner la mise en place des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des CLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Accompagner la mise en place des Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des FLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Former les membres des CLSPD des communes de Kindia, Kankan et Siguiri;
  • Contribuer à la formation des chefs de quartier sur la résolution de conflits et la prévention de la délinquance ;
  • Appuyer les chefs de quartier dans l’animation des fora locaux de sécurité dans les communes ciblées par le projet ;
  • Appuyer l’organisation des séances de sensibilisation des policiers référents dans les collèges et lycées pilotes ;
  • Contribuer à l’élaboration des plans locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dans les communes ciblées par le projet ;
  • Assurer une relation permanente avec les associations de prévention, d’assistance aux victimes, de jeunes et de femmes pour maintenir une veille sur les initiatives en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Contribuer à l’élaboration des rapports narratifs trimestriels.

Plus spécifiquement, le(la) Chargé(e) de programme est chargé(e) de :

  • Assister les coordonnateurs des CLSPD dans l’organisation des réunions périodiques;
  • Assister les chefs de quartiers et de districts dans l’organisation et l’animation des fora locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (une réunion mensuelle par quartier) ;
  • Rédiger les comptes rendus des FLSPD et produire une synthèse mensuelle à l’attention du coordonnateur du CLSPD ;
  • Contribuer à la sensibilisation de la population sur le concept de police de proximité et sur le rôle et les attributions du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Produire une cartographie des acteurs et des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Assurer le suivi et évaluer l’impact des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Elaborer des outils de suivi et d’évaluation des activités mises en œuvre en matière de prévention de la délinquance et de la criminalité ;
  • Rendre compte régulièrement des activités mises en œuvre au travers des rapports hebdomadaires et trimestriels.

Profil Recherché

1- Qualifications et compétences générales

  • Etre diplômé au minimum d’une maitrise en sociologie, études du développement, sciences politiques/juridiques, ou toute discipline connexe;
  • Avoir la capacité d’animer des sessions de formation avec des adultes et des mineurs
  • Avoir la maitrise des logiciels bureautiques (MS Office : Word, Excel ; Power point, Outlook…) ;
  • Etre capable de travailler en équipe et dans un environnement multiculturel;
  • Maîtriser au moins deux (02) langues locales parlées en Guinée ;
  • La connaissance des communes de Conakry, de Kindia, de Kankan et de Siguiri serait un atout. 

2- Compétences professionnelles requises

  • Avoir une expérience professionnelle d’au minimum cinq (05) ans dans la gestion de projets de développement communautaire et dont au moins deux (02) dans une Organisation Non Gouvernementale (ONG) ;
  • Avoir une expérience d’au moins un (01) an dans le domaine de la gouvernance locale ou de la prévention de la délinquance ;
  • Avoir une connaissance générale de la pratique policière et de la police de proximité
  • Avoir une excellente qualité rédactionnelle et de synthèse en français ;
  • Avoir une expérience de travail sur un projet financé par le Département d’Etat Américain serait un atout.

3- Qualités requises :

  • Sens du service public ;
  • Passion pour les projets de développement ;
  • Contact facile avec les jeunes et les acteurs de la société civile ;
  • Avoir le sens de l’initiative et être autonome ;
  • Réactivité, rigueur, flexibilité et disponibilité ; 
  • Capacité d’écoute et d’analyse ;
  • Capacité à rendre compte du déroulement des activités menées sur le terrain.

Lieu d’affectation : Conakry, avec des missions possibles à l’intérieur du pays.

Dossier de candidature: le dossier de candidature comprendra les documents suivants :

  • Une  lettre de motivation adressée à la Directrice Pays de l’Association COGINTA en République de Guinée et signée par le/la candidat(e) ;
  • Un (01) CV détaillé comportant l’adresse de trois (03) personnes de référence ;
  • Une (01) copie du/des diplôme(s), certificats(s) et des attestations relatifs aux qualifications et expériences.

Dépôts des dossiers de candidature: les dossiers de candidature doivent être déposés dans une enveloppe fermée portant la mention « Appel à Candidature – Chargé de programmes – Coginta », tous les jours ouvrables, et au plus tard le lundi 21 janvier 2019 à 16h00, au bureau Régional de COGINTA sis à l’Immeuble Rmaiti, 4ème étage, Bloc B, Coléah Lanséboundji, en face du Restaurant « Jardins de Guinée ».

Procédure de sélection : Seul(e)s les candidat(e)s dont les dossiers auront été retenus, seront contacté(e)s et passeront un test écrit suivi d’un entretien.

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Amadou Diallo (BBC) à Guineematin : cas du 1er militant du RPG tué par la police (vidéo)

25 décembre 2018 à 23 11 03 120312

A l’occasion de son récent séjour à Dakar (Sénégal), un journaliste de Guineematin.com a rencontré Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée. Dans une longue interview, ce professionnel du micro a accepté de nous confier son témoignage inédit de la journée meurtrière du 28 septembre 2009, ses débuts de journaliste à la RTG et à la BBC, ses relations avec les acteurs politiques guinéens, notamment avec le Pr. Alpha Condé (qui sera entre temps arrêté, jugé et condamné), ses plus beaux reportages à la BBC, les enquêtes « osées » de la RTG…

Dans la tranche qui suit, Guineematin.com vous propose le témoignage du doyen Amadou Diallo sur l’assassinat du tout premier militant du RPG par la police guinéenne sous le régime du Général Lansana Conté. C’est d’ailleurs en parlant de ce militant du RPG qu’il sera sanctionné par un ancien directeur de la RTG…

La première convocation du professeur Alpha Condé à la police judiciaire, il avait organisé un meeting qui était interdit. Et, ce jour, la tension était vive à Kaloum. La rédaction de la RTG m’a désigné pour aller couvrir ; et, j’étais accompagné du doyen Boubacar Bah.

Ce sont les militants du RPG qui étaient à la porte d’entrée de la police judiciaire… Quand je suis arrivé avec Boubacar Bah, on se présente et les militants nous laissent passer.

Le professeur Alpha Condé était face au commissaire Ibrahima Bah (paix à son âme) qui devait l’interroger. Et, à peine le commissaire Ibrahima Bah ouvre la bouche pour poser la première question, nous entendons des jets de pierres et des coups de gaz lacrymogène qui tonnent à l’extérieur de la police judiciaire. C’était le cafouillage ! En une fraction de seconde, les militants du RPG sont venus extraire le professeur Alpha Condé et ils sont sortis de Kaloum. Maintenant, c’était des affrontements entre les militants et les forces de l’ordre…

Et, c’est ce jour que le tout premier militant du RPG sous le régime du général Lansana Conté a été abattu. Et, c’est justement à cause de cette victime que j’avais été sanctionné à la RTG…

En attendant la suite du décryptage, Guineematin.com vous propose la version vidéo de ce témoignage d’Amadou Diallo :

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé

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Père Moïse Tinguiano à Guineematin : tout sur la fête de Noël

21 décembre 2018 à 10 10 05 120512

Les fidèles chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Noël, le 25 décembre prochain. L’heure est aux préparatifs pour la réussite de cet événement tant attendu par les chrétiens à travers le monde. Pour parler du sens de cette fête et de ses préparatifs, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu, dans la journée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, avec le Père Moise Tinguiano de la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : le 25 décembre prochain, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. Quel est le sens de cette fête ?

Père Moise Tinguiano : la fête de Noël, comme on le dit, c’est une fête qui nous permet de célébrer la naissance de Dieu parmi nous, Dieu en Jésus-Christ qui vient partager notre condition. Mais, avant cela, il y a une préparation à cette fête-là qu’on appelle le « temps de l’avant ». Un temps qui nous permet de nettoyer le cœur pour que nous puissions mieux recevoir dans notre histoire le fils de Dieu.

Guineematin.com : quelle est la durée du « temps de l’avant » et qu’est-ce-que le fidèle chrétien doit faire ?

Père Moise Tinguiano : ce temps dure un mois. On a quatre dimanches pour se préparer. C’est comme aussi le temps de carême, qui nous permet de célébrer la résurrection du seigneur. Le temps de l’avant, qui dure un mois, nous permet de nous préparer spirituellement mais aussi matériellement, en nous réconciliant avec nous-mêmes, en nous réconciliant avec nos frères, en nous réconciliant avec notre environnement pour mieux accueillir le fils de Dieu qui vient.

Guineematin.com : qu’est-ce que le fidèle chrétien doit faire pendant le « temps de l’avant » ?

Père Moise Tinguiano : avant la célébration de Noël, il faut purifier son cœur. Dans la paroisse Saint-Augustin de Taouyah qui vous accueille maintenant, il y a une préparation pénitentielle, c’est-à-dire que les fidèles qui viennent pour se confesser, pour reconnaître leurs péchés et pour prendre la résolution de se convertir, de partir de l’avant de nouveau, en priant pour la paix dans notre pays, en priant aussi pour les plus petits, parce que la fête de Noël, c’est aussi la fête des enfants.

Guineematin.com : en célébrant la fête de Noël, quels sont les messages qui seront véhiculés aux fidèles ?

Père Moise Tinguiano : pendant la fête de Noël, il faut toujours prier pour la paix, la paix dans le pays. Comme on connait aujourd’hui la situation de notre pays, la Guinée vit un moment difficile de son histoire avec ces nombreuses manifestations. Alors, il faut prier pour cela, pour les jeunes, afin qu’ils puissent retrouver le chemin pour pouvoir mieux étudier parce que c’est la relève de demain. Si ces jeunes-là ne sont pas bien formés aujourd’hui, ils ne pourront pas quand même relever le défi de développement que nous avons. Donc, il faut prier pour cela, il faut prier surtout pour que les cœurs des adultes se convertissent aussi pour prendre en compte la situation de ces jeunes qui souffrent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à retrouver le chemin de l’école. Nous avons besoin de cela. Pour les fidèles chrétiens, c’est de continuer encore à accueillir le verbe de Dieu, le fils de Dieu pour pouvoir communiquer aux autres la bonne nouvelle que lui, il est venu nous apporter, la bonne nouvelle de paix, de justice et de réconciliation.

Guineematin.com : dans la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, les préparatifs sont à quel niveau ?

Père Moise Tinguiano : nous en train de nous préparer. Préparation spirituelle et matérielle avec tout le monde. Donc, il y a les célébrations des messes, mais aussi les célébrations de sacrément, donc de pénitence. Les fidèles viendront déjà demain vendredi pour vivre ce moment de réconciliation avec Dieu ensemble. Vous avez vu déjà, il y a quelques-uns qui sont en train d’embellir ou bien de nettoyer l’église parce qu’il faut aussi que notre environnement soit propre. Les jeunes viendront le samedi matin pour faire le nettoyage général de notre Paroisse pour que nous puissions aussi accueillir le fils de Dieu dans la propreté. Et cela devient déjà le reflet de notre cœur parce que c’est d’abord le cœur de l’homme qu’il faut nettoyer et ça, ça se reflète aussi sur notre environnement.

Guineematin.com : parlez-nous de la nuit du 24 décembre qui précède la fête de Noël ?

Père Moise Tinguiano : la nuit du 24 décembre, c’est ce jour que le Christ, fils de Dieu, est né. Donc, cette nuit-là, nous veillons, nous nous retrouvons dans nos églises pour prier et chanter. La nuit du 24 décembre, c’est le jour que le fils est né parmi nous dans l’humanité, pour pouvoir apporter la consolation et la paix. Nous courons tous comme les mages qui viennent apporter leurs cadeaux à l’enfant qui vient de naître, comme ça se fait dans nos sociétés traditionnelles. Quand un enfant vient de naître, donc les voisins viennent pour apporter leurs petits cadeaux. Nous aussi, nous venons nous offrir d’abord comme en sacrifice, nous venons voir donc à l’église où est né cet enfant-là. Donc, toutes nos églises deviennent désormais Bethléem où le Christ est né.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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