Promo « ComJaim Banna » : un enfant de 13 ans gagne une moto offerte par de MTN-Guinée

21 mars 2019 à 23 11 01 03013

C’est une moto TVS toute neuve qui a été remise ce jeudi, 21 mars 2019, à Amadou Thiam (âgé de 13 ans) par la société de téléphonie mobile MTN-Guinée. Domicilié au quartier Yattaya, dans la commune de Ratoma, ce jeune élève en classe de 4ème année est l’heureux gagnant de la 3èmeremise de la promo « ComJaim Banna », initiée par la société MTN-Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ahmed Kaba, responsable marketing de MTN-Guinée, cette promo a été lancée le 28 février dernier et elle va s’étendre jusqu’au 28 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national. « C’est une promo qui va permettre de changer la vie de nos abonnés. Pour participer, il suffit juste de taper 1001#, souscrire à un des forfaits pour faire partie de la promo, et un tirage sera fait tous les mardis avec une publication sur la RTG.

Pour cette promo, il y a un milliard de francs guinéens mis en jeu, notamment avec des cash de 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens). Chaque semaine, il y a 500 personnes qui gagnent chacun 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens) sur le territoire national ; 5 personnes par région qui gagnent chacun une moto. A cela s’ajoute des voyages pour deux couples à Dubaï et une super cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) à la fin de la promo », explique Ahmed Kaba.

Pour le tirage d’avant-hier mardi, 19 mars 2019, c’est Amadou Thiam, jeune élève de 13 ans qui a gagné la moto. « Cela veut dire que cette promo n’est pas faite pour une seule personne. Elle est pour tout le monde, et chacun peut participer au jeu et avoir la chance de gagner. Le tirage ne choisit que celui qui a beaucoup souscrit au forfait. Le jeune a souscrit plusieurs fois pour être tiré au sort et puis, il a gagné la moto de cette troisième remise », ajoute le responsable marketing MTN-Guinée.

De quoi réjouir madame Fatoumata Sall, mère d’Amadou Thiam, l’heureux gagnant de la moto, s’est dite très satisfaite de voir son enfant gagner une moto suite à un simple jeu. « C’est avant-hier que mon fils a joué et il a gagné une moto. La société m’a appelée et ils sont venus jusqu’à mon domicile pour remettre la moto à mon enfant. Avant, je n’y croyais pas ; mais, je vois que c’est une réalité et j’encourage tout le monde à participer au jeu pour tenter sa chance », a-t-elle déclaré.

Le responsable marketing de MTN-Guinée précise que le forfait varie entre 1500 GNF (mille cinq cent francs guinéens) jusqu’au montant voulu par le client. « Celui qui souscrit a toujours la chance de participer à la grande cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) qui peut changer votre vie », insiste-t-il.

A en croire Ahmed Kaba, la promo donne aussi la possibilité aux clients de la société de souscrire plusieurs fois dans la journée. « Chaque fois que vous souscrivez à un forfait et que celui-ci s’épuise, vous pouvez encore souscrire. Autant de fois que vous voulez, vous pouvez augmenter vos chances de gagner cette promo ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
Dimanche 14/04/201916H – 18HVainqueur N°8 VS Vainqueur N°9Match 11
Finale
Samedi 20/04/201916H-18HVainqueur N°10   VS   Vainqueur N°11Match 12
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Amadou Diallo (BBC) sur son brillant parcours (Suite)

17 février 2019 à 13 01 32 02322

Comme annoncé précédemment, Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, a accordé récemment une interview à un journaliste de Guineematin.com qui était en séjour à Dakar, au Sénégal. Pour sa première interview depuis son départ de la Guinée, le célèbre journaliste est revenu sur son parcours scolaire et professionnel. Après la première partie qui portait sur ses études et son parcours à la RTG, nous vous proposons aujourd’hui la deuxième partie de cette interview, portant sur son expérience avec la BBC, en tant que correspondant de ce médium en Guinée. https://guineematin.com/2019/01/20/amadou-diallo-bbc-lenfant-de-diari-revient-sur-son-brillant-parcours-interview/

Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Décryptage !

Guineematin.com : vous étiez à la RTG lorsque vous avez eu l’occasion de rejoindre la BBC pour être son correspondant en Guinée. Mais, on vous a demandé de faire un choix entre rester à la RTG et quitter pour rejoindre la BBC. Qu’avez-vous fait ?

Amadou Diallo : je suis quelqu’un qui assume. Je n’ai pas peur. Parce que ceux qui vous demandent de choisir, ils sont parfois frileux. Ils se disent qu’est-ce qu’il va faire, s’il choisit la BBC, qu’est-ce que la BBC va dire. Donc, quand on m’a demandé de choisir, je n’ai pas choisi. J’ai continué à travailler à la RTG comme si je ne travaillais pas à la BBC. Mais, j’ai refusé de faire certaines choses à la RTG. Je faisais la présentation et je me suis retiré des reportages parce que c’est souvent des séminaires, des cérémonies officielles.

Les cérémonies officielles, franchement, ça n’allait plus avec ce que je faisais à la BBC. Quel que soit le professionnalisme que j’allais mettre dans la couverture des cérémonies du genre inaugurations des mosquées, déplacements des ministres, dons de ceci et de cela, etc. quel que soit le professionnalisme que vous allez mettre, vous avez du mal à vous en sortir. Mais, vous n’êtes pas obligés de flatter Paul ou Pierre puisque je vous ai dit que je ne l’ai jamais fait à la RTG. 

Guineematin.com : vous avez rejoint donc la BBC comme correspondant en Guinée. Et, c’est là que vous vous êtes fait connaître véritablement.

Amadou Diallo : évidemment, c’est au niveau de la BBC que beaucoup de personnes ont connu Amadou Diallo. Mais, déjà, avant la BBC, j’avais travaillé pour l’agence sonore internationale de RFI, l’agence de coopération de la RFI. On envoyait des éléments à l’agence et ces éléments sonores étaient envoyés aux différentes radios nationales d’expression française. Par exemple, si je signe un papier, je dis simplement : « Conakry Amadou Diallo ». Donc, j’ai travaillé de 1995 à 1998 pour cette agence sonore internationale de RFI ; et, certains de mes éléments étaient diffusés par RFI parce que c’est la même maison. C’est après ça que la BBC est arrivée.

Guineematin.com : c’était en quelle année ?

Amadou Diallo : c’était en 1997.

Guineematin.com : comment c’est arrivé avec la BBC ?

Amadou Diallo : on peut dire le hasard même si certains n’acceptent pas le hasard. Il y avait une conférence sur la Sierra Léone ; comme vous le savez, dans les années 1990, la Sierra Léone et le Libéria étaient en guerre avec certains groupes rebelles. Certaines réunions pour ramener la paix et la sérénité dans ces pays, se tenaient à Conakry, notamment au palais du peuple. Et, comme vous le savez, la Guinée avait envoyé des troupes à l’ECOMOG. La Guinée, le Nigéria et le Ghana ont constitué les premières troupes de de l’ECOMOG aussi bien en Sierra Léone qu’au Libéria. La Guinée était vraiment impliquée dans la résolution des crises dans ces deux pays.  Certaines des réunions se tenaient au palais du peuple, à Conakry.

De là, je connaissais une journaliste de la BBC qui s’appelait Liz Blunt qui était basée à Abidjan, c’était une correspondante régionale. Et, elle est venue donc couvrir ces réunions, je l’avais connue auparavant. Lorsqu’on s’est vu, elle m’a dit : « écoutes Amadou, la BBC n’a pas de correspondant ici. Est-ce que tu peux essayer ? » J’ai dit : « pourquoi pas ? » Elle m’a dit : « on va voir ça ». Et, le lendemain, elle est allée me trouver à la RTG. C’est là pratiquement qu’on a peaufiné la chose et elle m’a dit qu’il ne s’agit pas de faire des papiers tous les jours ; mais, c’est quand c’est important tu fais un papier. Mais, en attendant, elle me dit : « laisses-moi aller en parler avec le rédacteur en chef du service français de la BBC ». Ce rédacteur en chef, c’était un béninois qui s’appelle Sylvain Semilinko, et que Sylvain allait m’appeler. Je n’avais pas de contact à l’époque, je lui ai communiqué donc les contacts de la RTG et elle est partie avec ça.

Et puis, un jour, une ou deux semaines après son départ, Sylvain m’a appelé pour me dire : « c’est Liz Brand qui m’a passé ton contact ». Je vais ouvrir une petite parenthèse pour dise que Liz Brand est une excellente journaliste de la BBC, grand-reporter de la BBC qui couvrait l’Afrique de l’Ouest à partir d’Abdjan. C’est la seule journaliste qui a assisté à la capture de Samuel Do au Libéria. Elle était dans l’enceinte de l’ECOMOG quand Samuel Do a été capturé par les hommes de Prince Johnson. Et, c’est pour cette raison que BBC Afrique a été la première chaîne radio à annoncer la capture de Samuel Do, parce que Liz Blunt était là. Et, donc, Sylvain m’a appelé pour me dire : « est-ce que tu es prêt ? » ; après, il me dit : « tu m’envoies un papier sur n’importe quel sujet, je vais voir ». Parce qu’il fallait aussi tester.

Mais, avant que je m’y engage réellement, j’avais consulté des aînés à moi puisqu’à l’époque (1997), c’était extrêmement difficile d’être correspondant d’une chaîne de radio internationale en Guinée. Il n’y avait pas de radios privées, la seule radio qui existait, c’était la RTG. Il y avait quelques journaux qui existaient : le Lynx, la Lance je crois, mais même les journaux, il n’y en avait pas assez. La presse audiovisuelle, il n’y en avait pas du tout, à l’exception de la RTG. Donc, c’était très difficile d’être correspondant d’une chaîne internationale comme la BBC. Puisqu’il y avait des risques énormes d’accepter le poste, j’avais consulté deux aînés. L’un est vivant et l’autre est décédé. J’ai consulté un aîné qui s’appelle Boubacar Bah « Mao » qui a été longtemps membre du CNC et qui est actuellement à la retraite. Il m’a dit : « il faut y aller, je sais que tu as les aptitudes pour le faire, tu peux aller ». L’autre, paix à son âme, c’est Mamadou Dia. C’est un monsieur que j’ai trouvé à la RTG et qui m’a aidé.

Je pense qu’il avait vu un talent en moi et il m’a aidé. Ce qui fait que de tous ceux avec lesquels je suis venu à la RTG, j’ai été le premier à passer à l’antenne. Donc, j’ai consulté ces deux aînés parce qu’au départ, honnêtement, j’avais des craintes. Pas pour savoir si je pouvais, mais parce que l’environnement politique, le climat médiatique, étaient hostiles. Et, c’est comme ça que c’est parti. J’ai envoyé un papier, deux papiers, trois papiers. Il (le rédacteur en chef de la BBC) a vu mes papiers et m’a dit : « on peut y aller ». S’il y a un évènement important, tu peux m’envoyer un papier.  Je vous dis déjà, le fait d’avoir travaillé avec l’agence sonore internationale de RFI de 1995 à 1998, ça m’avait aidé à voir les perspectives internationales. Qu’est-ce que les radios internationales recherchent, la façon de fonctionner, la façon de traiter l’information qui était différente de la RTG, parce que cette mutation ne pouvait pas être facile. C’est comme ça que j’ai commencé avec la BBC.

Guineematin.com : après vos débuts avec la BBC, vous n’avez pas eu de difficultés avec la RTG, votre employeur ?

Amadou Diallo : au niveau de l’employeur, tout de suite, ça ne m’a pas posé de problème parce que moi, je suis toujours quelqu’un d’indépendant d’esprit. Donc, à partir du moment où je me suis engagé, je prends les risques et les conséquences. A la RTG, au départ, il n’y avait pas eu d’hostilités. Mais après, évidemment, certains journalistes et des techniciens de la RTG qui se disaient proches du régime, ne voyaient pas d’un bon œil le travail que je faisais à la BBC. Et parfois, j’avoue que si je faisais un papier pour la BBC à 18 heures et qu’il passe, le lendemain, quand je viens à la RTG, il y a des  gens qui ne me saluaient pas ou qui me saluaient de façon très moche. Mais, c’est des gens qui se disaient proches du régime du général Lansana Conté et qui n’appréciaient pas du tout.

Guineematin.com : ils n’appréciaient pas l’indépendance que vous aviez ?

 Amadou Diallo : oui. L’indépendance que j’avais vis-à-vis de la RTG par rapport à la BBC. Donc au départ, il n’y a pas eu de problème. Mais après, il y a eu des hostilités au point qu’un jour, un ministre de l’information m’a dit : « il faut que tu choisisses entre la RTG et la BBC. Tu ne peux pas être à la BBC et à la RTG ». Comme si c’était deux entités diamétralement opposées. Malheureusement, on percevait la BBC et la RTG comme deux entités totalement différentes. Or, la BBC est un médium et la RTG est un médium. Normalement, entre les deux, les choses ne doivent pas être trop différentes. Il peut évidemment y avoir des différences, mais pas au point qu’on amène quelqu’un à choisir entre les deux. Mais, ceux qui géraient la RTG, les médias d’Etat, se disaient eux-mêmes que c’était tellement différent que quelqu’un ne peut pas être à la BBC et à la RTG. Evidemment, j’ai assumé mon choix parce que ce que je faisais à la RTG, je l’assumais parce que je n’ai jamais fait la flagornerie. Tout le temps que j’ai fait à la RTG, je n’ai jamais accepté de faire la flagornerie.

Guineematin.com : vous avez quitté donc définitivement la RTG pour rester avec la BBC. Et, vous êtes resté correspondant de la BBC en Guinée jusqu’en 2009.

Amadou Diallo : effectivement. De 1996-1997 en octobre 2009, je suis correspondant de la BBC en Guinée.

Guineematin.com : pendant toutes ces années, vous avez fait une multitude de reportages. Est-ce que de tous ces reportages, vous avez un seul qui vous séduit particulièrement, que vous pourrez qualifier de meilleur ?

Amadou Diallo : là, vous me posez une question qu’il est difficile de répondre. Parce que, imaginez, j’ai été pendant 12 à 13 ans, correspondant de la BBC, et la Guinée c’est un pays où l’actualité se bouscule, parfois avec des actualités politiques difficiles, parfois dangereuses : assez de violences et de répressions. Honnêtement, quand vous êtes au cœur de cette actualité, on vous demande quel est votre meilleur reportage, c’est compliqué. Mais, il y a des reportages d’actualité mais aussi des reportages magazines. J’ai fait beaucoup de reportages magazines, j’ai touché tous les aspects de la société. Des reportages sur les aspects économiques, sur la culture, l’éducation, la pauvreté, etc.

Certains m’ont beaucoup marqué et marqué beaucoup de personnes aussi. Sur l’actualité, honnêtement, tout ce qui touchait pratiquement la politique, je dis qu’il y avait des bonnes choses, des grands reportages : que ça soit sur les élections, sur les manifestations qui ont été réprimées parce que souvent à l’époque, les manifestations étaient interdites et l’opposition cherchait à braver l’interdiction. Donc, c’était un peu comme aujourd’hui, mais peut-être même avec beaucoup plus de violence. Je pense qu’à l’époque, il y avait beaucoup plus de violence. Aujourd’hui encore il y a beaucoup de violence parce qu’évidemment, il y a beaucoup de morts lors des manifestations de l’opposition. Est-ce qu’on peut dire qu’entre 1997 et 2018 la Guinée a progressé ou a régressé, du point de vu des acquis démocratiques ? Je n’en sais rien.

Il se pourrait qu’entre 1997 et 2018, il y ait eu des progrès dans les libertés publiques. Ce n’est pas à moi de juger, mais je constate qu’il y a beaucoup de répression  quand l’opposition manifeste. Il y a la répression même quand la société civile manifeste. Je constate les mêmes choses que l’opposition dénonçait hier sous le régime du général Lansana Conté, c’est-à-dire que l’opposition est toujours confrontée aux mêmes réalités : l’accès difficile aux médias d’Etat, l’impossibilité de manifester, etc. C’est des choses que l’opposition d’hier, qui était incarnée par Alpha Condé qui est le Président actuel, par Jean Marie Doré, par Bâ Mamadou, Siradio Diallo, c’est des choses qu’ils revendiquaient hier. L’opposition guinéenne fait face aux mêmes problèmes aujourd’hui. Maintenant, est-ce que ça a évolué ou bien ça n’a pas évolué, ce n’est pas à moi d’en juger.

Pour revenir à la question que vous m’avez posée, je dis qu’il y avait beaucoup de reportages que je faisais et qui étaient, semble-t-il, intéressants. Et vous savez que l’œil ne peut pas se regarder voir. Je ne puis être à la fenêtre et me regarder passer dans la rue. C’est aux autres d’apprécier ce que je fais et que j’ai pu faire. En termes de reportages politiques, il y a beaucoup de personnes qui m’ont dit que c’était important, qu’ils étaient intéressés par ce que je faisais à l’époque. Certains m’ont envoyé même les enregistrements de certains de mes reportages qu’ils ont enregistrés à travers leurs téléphones portables. Et, c’est important tout ça. Mais moi, honnêtement, j’étais beaucoup plus touché par les reportages qui touchaient la pauvreté. Je me rappelle, j’ai fait un magazine à Hamdallaye sur la pauvreté, j’ai fait le reportage dans une famille qui avait du mal à joindre les deux bouts, qui avait du mal à se nourrir et envoyer les enfants à l’école.

Lorsque j’ai fait ce reportage, le rédacteur en chef du service français de la BBC à l’époque,  lorsqu’il a reçu ce reportage, il m’a envoyé de l’argent pour donner à cette famille. Je me souviendrai toujours de ce reportage. Et j’ai pris encore un collègue, Alhassane Sylla du service anglais de la BBC, c’est lui qui est allé à Londres et c’est à lui qu’on a remis l’argent. Quand il est revenu avec l’argent, je suis allé avec lui dans cette famille pour remettre l’argent à la famille.

J’ai fait un autre reportage derrière l’ambassade des Etats-Unis avec des femmes qui cassent les pierres pour survivre. Dans la douleur, dans la difficulté, dans la misère, ces femmes-là travaillaient sous l’ombre d’un manguier. Et il y a une femme qui m’a dit : « ici, c’est mon petit Paris ». Elle avait tout un tas de pierres qu’elle avait cassé pour transformer en graviers et il y a des véhicules qui venaient acheter ces graviers pour aller dans les chantiers. J’ai été beaucoup marqué par ce reportage.

J’ai été beaucoup marqué aussi par un reportage que j’ai fait à Taouyah, toujours concernant la pauvreté, avec une famille qui avait du mal à se nourrir. Une famille qui était si pauvre qu’elle ne vivait uniquement que de mangues. C’était en période de mangues, et la famille ne préparait que des mangues. La famille ne mangeait que des mangues. Et lorsque ce reportage est passé sur la BBC, j’ai un ami, permettez-moi de ne pas dire son nom, qui m’a dit : « Amadou, accompagnes moi dans cette famille ». Je l’ai accompagné et il a déposé de quoi se nourrir pour cette famille. Ça aussi, ça m’a marqué. J’avoue que des reportages comme ça, il y en a beaucoup. Et ça, c’est des choses qui marquent toujours au-delà des reportages politiques.

A suivre !

Interview réalisée par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Fin de la démocratie en Guinée : que faire face au régime Alpha Condé ?

8 février 2019 à 15 03 18 02182

Le président actuel de la Guinée est le premier à arriver au pouvoir par les urnes. Avant lui, la Guinée avait subi deux longues dictatures et une transition militaire. Aujourd’hui, les Guinéens ne savent ni jusqu’à quand durera le régime Alpha Condé, ni comment s’en débarrasser… Son deuxième et dernier mandat constitutionnel se termine en 2020. Mais, le chef de l’Etat actuel laisse déjà transparaître une volonté de s’accrocher au pouvoir pour le temps qui lui reste à vivre…

Ahmed Sékou Touré, le syndicaliste devenu président éternel…

Arrivé au pouvoir à l’issue du référendum gaulliste du 28 septembre 1958, Ahmed Sékou Touré, le premier président de la Guinée indépendante, n’a quitté la tête du pays qu’à sa mort. C’était le 26 mars 1984 dans un hôpital de Cleveland aux Etats-Unis. Pendant de longues et très pénibles années de dictature, il avait fait assassiner plusieurs milliers de Guinéens et contraint d’autres à s’exiler pour continuer à vivre, notamment la classe intellectuelle qu’il haïssait et accusait de vouloir de « son pouvoir ».

26 ans après l’indépendance du pays, la Guinée a célébré, dans la joie, la mort de son premier président comme une libération ; surtout une semaine après la mort de « l’éternel Grand Syli », lorsque les militaires ont décidé de prendre les destinées du pays avec à leur tête un colonel de l’armée, un certain Lansana Conté, alors chef d’Etat-major de l’armée de terre.

Après le pouvoir révolutionnaire, teinté d’errements et de faux complots, la Guinée a pris le chemin de la réconciliation avec ses fils. Lansana Conté a appelé les Guinéens (y compris les exilés) à rentrer au pays. Le nouvel homme fort du pays a exhorté au pardon et prôné la réconciliation en vue de se tourner vers le développement. Il a ouvert les marchés à la concurrence et permis aux Guinéens de vivre heureux chez eux. Le chef de l’Etat de l’époque avait tellement voulu bien faire qu’il avait même prôné le multipartisme avant le discours de François Mitterrand à la Baule. D’anciens opposants condamnés à mort ont regagné le pays et animé des partis d’opposition sur le territoire national. Ce qui était impensable sous Sékou Touré…

Mais, Lansana Conté sera assailli de critiques acerbes et de traîtrise par ceux qui ont la boulimie du pouvoir et certains de ses proches collaborateurs qui servaient en réalité ses adversaires ! On reverra d’ailleurs ces derniers, après la mort du « Général-Président » aux côtés du pire adversaire de ce dernier. Aujourd’hui, certains n’hésitent même plus à qualifier ce dernier de meilleur président de la Guinée, alors que sous Conté les mêmes traitaient Alpha Condé d’ennemi de la République…

Le 21 décembre 2008 (soit 24 ans après son accession à la magistrature suprême, le 03 avril 1984), le deuxième président de la Guinée indépendante quitte le pouvoir parce qu’il a aussi quitté ce bas-monde ! Malgré tous les hold-ups électoraux, tous les massacres de manifestants, notamment lors des mouvements sociaux de 2006 et 2007, le Général-Président Lansana Conté ne pouvait rien devant Azraël, l’ange de la mort ! Le père de la démocratie guinéenne et du libéralisme économique, le président paysan, le Séné Samon, le Président-Paysan s’en est finalement allé en silence…

Son corps aurait même senti dans la « chambre froide » de la morgue avant son enterrement, si on en croit les révélations du capitaine Moussa Dadis Camara dont le passage à la tête de la Guinée n’a essentiellement été marqué que par les Dadis – Show et surtout le massacre du 28 septembre 2009. Plus de 150 Guinéens seront tuées au stade et des centaines de femmes violées, ce 28 septembre, pour avoir exigé du chef de la junte militaire d’organiser l’élection présidentielle et de passer le témoin à son remplaçant comme il l’avait promis à sa prise du pouvoir, le 23 décembre 2008. Plus de dix ans après, on refuse toujours de rendre justice pour ces victimes comme si Alpha Condé et ses ouailles avaient quelque chose à se reprocher dans ces crimes…

Finalement, ne pouvant même pas boucler une année à la tête du pays, le capitaine Moussa Dadis Camara que certains surnommaient déjà « Moïse », l’envoyé de Dieu pour sauver le peuple de Guinée, est trahi et remplacé par son ministre de la Défense et « homme de confiance », un certain Sékouba Konaté qu’il avait entre-temps élevé au grade de Général ! L’homme qui menaçait de se présenter si les politiciens n’arrêtaient pas la provocation s’en est tiré avec une balle dans la tête. Son garde-de-corps qui lui a tiré dessus s’est fait aider pour fuir le pays, même si on a longtemps fait semblant de le chercher…

Après son hospitalisation au royaume chérifien, Dadis Camara est toujours officiellement « en convalescence » à Ouagadougou, dans le pays des Hommes intègres ! Ses multiples tentatives de rentrer à la maison se sont toutes soldées par un échec, même par la voie politique. Le capitaine Dadis s’est même vu obligé de contourner Conakry pour se rendre aux obsèques de sa chère maman à Nzérékoré, sa ville natale. L’ancien chef de la junte militaire apprendra à ses dépens que certains Guinéens se plaisent à « revendre » la proximité et la confiance quand on les leur accorde et que ce qu’ils disent de toi en face peut souvent contraster avec ce qu’ils pensent réellement de toi et qu’ils ne diront qu’après ton départ. Sékou Touré était le libérateur, le plus grand démocrate et meme l’homme-peuple ; il a fallu sa mort et le coup d’Etat de la bande à Conté contre son régime pour qu’on apprenne que le camarade révolutionnaire était en réalité un dictateur, un sanguinaire, excuser du peu, ainsi de suite. Après Conté, Dadis et Konaté, c’est le tour d’Alpha Condé d’être le plus grand démocrate, l’homme de la paix, le plus bon, le plus beau … Le messie.

Ainsi, parmi ceux qui ont jusque-là dirigé notre cher pays, si quelqu’un peut se targuer d’avoir accompli sa mission avant de partir, c’est bien le malheureux Sékouba Konaté ! Lui qui a cloué au Bukina Faso Dadis Camara qui lui faisait entière confiance, est revenu organiser l’élection présidentielle pour faire gagner son candidat, Alpha Condé. Même s’il avait versé ses premières larmes de regret en 2010 lorsque Sidya Touré avait organisé les femmes de Kaloum contre lui après la publication des résultats contestés du premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin 2010, il n’a réellement manifesté son mécontentement qu’après avoir goûté au supplice de l’exil. En fin 2010, naïf, El Tigre s’imaginait même devenir le ministre de la Défense du nouveau président, «démocratiquement élu», à qui il a été heureux de transférer les armoiries de la République…

Et, vint Alpha Condé !

Parmi les 24 candidats à la présidence de la République, le 27 juin 2010, Alpha Condé (qui avait récolté moins de six cent mille électeurs) était le seul opposant à avoir combattu tous les régimes qui se sont succédé à la tête de la République de Guinée depuis l’indépendance. Ainsi, même s’il avait totalisé 1 062 549 voix (ayant ainsi 39,72 % au premier tour) sur les 2 675 320 votants pour les 24 candidats, Cellou Dalein Diallo devait accepter sa défaite au second tour et laisser Alpha Condé goûter au pouvoir, avaient estimé bon nombre de Guinée. Surtout que l’ancien Premier ministre de Lansana Conté était le moins âgé et que le maximum pour un président de la République avait été verrouillé à dix ans (deux fois 5 ans). Après le discours d’acceptation de sa défaite à Dixinn, le Pr. Ibrahima Fall, Co-président du Groupe international de contact sur la Guinée avait été très inspiré pour consoler le challenger d’Alpha Condé : « la victoire n’est que différée » !

Seulement, peu après son arrivée à la tête du pays, l’ancien opposant historique s’est attaché les services des mêmes qu’il disait combattre quand il était dans l’opposition. Sa gouvernance tangue et rime avec favoritisme, corruption, impunité, manipulation… Les caisses de l’Etat et les décrets lui attirent le soutien du plus grand nombre. Désormais, ce ne sont pas ses initiatives qui sont accompagnées ; mais, chacun suit son parent, sa relation, qui suit à son tour un décret ou un marché. Finalement, le réseau se consolide et s’accapare de tout. On a même envie d’arrêter le temps pour mieux se partager les biens et privilèges de l’Etat. Mais, puisque le temps ne s’arrête pas, on veut augmenter celui initialement limité par la Constitution. Pour ce faire, on tue (déjà plus de cent manifestants), on militarise les quartiers qu’on dit habités par les adversaires du régime, on vole des PV et impose des élus. Par la force, on obtient ainsi ce qu’on n’a pas avec les décrets et les billets de banque. Mais, jusqu’à quand ?

Nous sommes malheureusement face à la fin de la démocratie en République de Guinée. Même si les opposants continueront à se présenter et présenter des candidats aux différentes élections, il faut dorénavant se résoudre que l’élection ne pourra plus rien contre le régime Alpha Condé. Ce qui s’est passé hier, jeudi 07 février 2019 à Conakry, prouve qu’il ne suffit plus d’être plus audible face aux citoyens pour espérer vaincre le régime actuel. Il faudrait peut-être se purifier, faire face au Tout Puissant et prier de vivre et d’être élu quand Dieu décidera de rappeler à Lui le Professeur-Président.

Il est important de rappeler qu’après avoir été vaincu le 15 décembre dernier par le vote des 45 conseillers élus le 04 février 2018, Mamadouba Toss Camara a été imposé hier à la tête de la commune de Matoto. S’il a officiellement bénéficié du vote de 30 conseillers et que les opposants étaient absents, la vérité est que le pouvoir a usé de sa position dominante pour imposer son homme. Il d’abord saboté le vote du 15 décembre, via un certain Moussa Keita, avant d’annoncer son annulation et sa reprise. Et, ce jeudi, 07 février 2019, l’absence des conseillers de l’opposition n’était pas la seule anomalie. Le siège de la commune ressemblait à tout sauf un lieu où se déroulait un vote : les lieux ont été quadrillé par des agents des forces de l’ordre et tous les représentants des médias éloignés le plus loin possible pour ne rien filmer ou enregistrer. Ce n’est qu’après avoir terminé de distribuer les rôles que les cameras ont été invitées à filmer l’installation du « nouveau maire ».

Bref, après avoir empêché toute forme de manifestation dans ce pays, le Gouvernement actuel nous oblige ainsi de faire le deuil de la démocratie… En attendant, les chercheurs de postes et de privilèges se surpassent de superlatifs pour nommer qui mieux mieux le Professeur-Président. L’ancien geôlier de Lansana Conté (qu’on accusait d’avoir été attrapé en caftan marocain dans sa fuite à Piné ayant des devises étrangères et un téléphone satellitaire avec lequel il était accusé de parler avec des rebelles se trouvant de l’autre côté de la frontière, en décembre 1998) est aujourd’hui décrit comme étant un homme patient qui a su attendre son heure depuis plus de quarante ans, un homme qui disait ne pas vouloir tuer ses militants…

Quand Dieu sauvera-t-Il le peuple de Guinée ?

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Appel à Manifestation d’Intérêt pour des Études Préliminaires : voici l’Appel d’offre

7 février 2019 à 15 03 31 02312

L’Unité de Gestion du Projet (UGP), qui relève du Projet Urbain Eau de Guinée (PEUG), lance un appel à Manifestation d’Intérêt pour des Études Préliminaires (EP). Il s’agit des Etudes d’Impact Environnemental Et Social (EIES), Etudes D’avant-Projet Détaillé (APS), Préparation des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO), Assistance à la Passation des Marchés de Travaux, le Contrôle et la Supervision des Travaux de Pose Conduites Parallèles à la conduite DN 700 et remplacement des conduites en fonte grise et en amiante ciment à Conakry.

PUBLICATION D’ATTRIBUTION DE MARCHE

Objet : Études Préliminaires (EP), Etudes d’Impact Environnemental Et Social (EIES), Etudes D’avant-Projet Détaillé (APS), Préparation des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO), Assistance à la Passation des Marchés de Travaux, le Contrôle et la Supervision des Travaux de Pose Conduites Parallèles à la conduite DN 700 et remplacement des conduites en fonte grise et en amiante ciment à Conakry.

Reference marche : N°2019/010/1/6/2/2/2/036

Méthode de sélection : Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC).

Mode de passation : Appel d’offre ouvert – Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

Délai d’exécution : Dix-huit (18) mois excluant le délai d’approbation par le client et le bailleur de fonds.

DETAIL DES RESULTATS DE L’EVALUATION.

  1. CONSULTANT / CABINET RETENU: 
Nom du Consultant/Cabinet retenu Score Technique Pondéré (80%) Score financier pondéré (20%) Scores Globaux Prix de l’offre négocié en Euro (Hors Taxes) incluant le droit proportionnel de 1.5%
1 Groupement GMP/AC3E/EWI MAROC 76,53 14,58 91,11 893 066
  • AUTRES CONSULTANTS / CABINETS EVALUES :
Nom des Consultants/Cabinets évalués Score Technique Pondéré (80%) Score financier pondéré (20%) Scores Globaux Montant de l’offre en Euro (Hors Taxes)
1 Groupement MERLIN/MERLIN AFRIQUE DE L’OUEST/WEST INGENERIE 70,00 14,55 84,55 881 905
2 CIRA SA 66,26 16,72 82,984 767 280
3 Groupement SCET TUNISIE/BETC SARL 62,66 20,00 82,66 641 451

NB : tout consultant qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 05 février 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

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Appel d’Offre National : Fourniture de matériels roulants

7 février 2019 à 15 03 14 02142

L’Unité de Gestion du Projet (UGP), qui relève du Projet Urbain Eau de Guinée (PEUG), lance un appel d’offre national pour la fourniture de matériels roulants : Deux (2) véhicules tout terrain (station wagon), un (1) Pick-up double cabines tout terrain 4×4, un (1) véhicule de ville et une (1) moto tout terrain, en faveur du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), constituée en deux (2) lots.

Objet : Fourniture de matériels roulants : Deux (2) véhicules tout terrain (station wagon), un (1) Pick-up double cabines tout terrain 4×4, un (1) véhicule de ville et une (1) moto tout terrain, en faveur du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), constituée en deux (2) lots.

Référence marche : N°2019/01/1/4/1/2/MEH.

Méthode de sélection : Sélection basée sur la qualité et le coût (SBQC).

Mode de passation : Appel d’offre ouvert – Appel d’Offre National (AON).

Délai de livraison : un (1) mois à compter de la réception de l’ordre de services de démarrage des prestations.

Durée de validité des offres : 120 jours.

DETAIL DES RESULTATS DE L’EVALUATION :

Lot 1 : FOURNITURE DE DEUX (2) VEHICULES TOUT TERRAIN 4X4 (STATION WAGON)

  1. SOUMISSIONNAIRE(S) RETENU(S) : 
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX OFFERT PAR LE SOUMISSIONNAIRE RETENU EN GNF / HT PRIX FINAL EN GNF / HT
1 SGI AUTOMOBILES 882 198 380 882 198 380
  • AUTRES SOUMISSIONNAIRES EVALUES :
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS. PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS EN GNF / HT. PRIX EVALUES DES OFFRES EN GNF/HT.
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 934 248 000 934 248 000
2 ETB SARL 933 310 000 933 310 000
3 SAFEMIN SARL 494 860 660 494 860 660
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 85 000 USD 85 000 USD
  • SOUMISSIONNAIRES EVALUES DONT LES OFFRES ONT été REJETEES
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES OFFRES EN GNF / HT MOTIF(S) DU REJET
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 934 248 000 Quitus fiscal non fourni, autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre non fournie
2 ETB SARL 933 310 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre non fournie
3 SAFEMIN SARL 494 860 660 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fourni et garantie de l’offre fournie non conforme
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 85 000 USD Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis et garantie de l’offre fournie non conforme

Lot 2 : FOURNITURE D’UN PICK-UP DOUBLE CABINES TOUT TERRAIN 4X4, UN VEHICULE DE VILLE ET UNE MOTO TOUT TERRAIN.

  1. SOUMISSIONNAIRE RETENU : 
NOM DU SOUMISSIONNAIRE RETENU PRIX OFFERT PAR LE SOUMISSIONNAIRE RETENU (S) EN GNF / HT PRIX FINAL EN GNF/HT
1 SGI AUTOMOBILES 651 525 420 651 525 420
  • AUTRES SOUMISSIONNAIRES EVALUES :
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES OFFRES EN GNF / HT PRIX EVALUES DES OFFRES EN GNF/HT
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 732 015 200 732 015 200
2 ETB SARL 699 748 000 699 748 000
3 SAFEMIN SARL 717 570 000 717 570 000
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 71 000 USD 71 000 USD
  • SOUMISSIONNAIRES EVALUES DONT LES OFFRES ONT été REJETEES
NOM DU (DES) SOUMISSIONNAIRES RETENUS PRIX LUS PUBLIQUEMENT LORS DE L’OUVERTURE DES PLIS EN GNF / HT MOTIF(S) DU REJET
1 LB TRAIDING INTERNATIONAL 732 015 200 Quitus fiscal non fourni, autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre non fournie et les spécifications techniques non fournies pour certain items
2 ETB SARL 699 748 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre non fournie, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certains items.
3 SAFEMIN SARL 717 570 000 Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fourni, garantie de l’offre fournie non conforme, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certain items.
4 SERVICES EQUIPEMENT PLUS (SEP) 71 000 USD Autorisation du fabricant ou distributeur agréé non fournie, services après-vente non fournis, garantie de l’offre fournie non conforme, offres non exhaustive et les spécifications techniques non fournies pour certain items.

NB : tout soumissionnaire qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 05 février 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

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40 ans de la République Islamique d’Iran : le discours de l’ambassadeur

5 février 2019 à 14 02 29 02292

Depuis quarante ans, la République Islamique d’Iran célèbre sa révolution. Cette année, c’est au siège de l’ambassade, à la Cité Ministérielle, dans la Commune de Dixinn, que l’ambassadeur, son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, a reçu une équipe de Guineematin.com à Conakry pour une déclaration.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la communication de son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, ambassadeur de la République Islamique d’Iran en République de Guinée

Je tiens à féliciter au peuple iranien ainsi que les chercheurs de la justice dans le monde à l’occasion du 40e anniversaire de l’élection de la République Islamique d’Iran avec plus de 98% des voix du peuple iranien.

L’Iran islamique, à l’âge de 40 ans, continue de mettre l’accent sur les droits des sans-défenses, en particulier des musulmans du monde entier. Engagement envers les réglementations, les lois et les obligations internationales, engagement multilatéral constructif avec le monde, comme l’accord sur le nucléaire iranien malgré le retrait unilatéral des États-Unis de cet accord, engagement et adhésion au multilatéralisme et déni de l’unilatéralisme, lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes intérieure et étrangère, assistance, contribution et soutien politique des pays dans la lutte contre le terrorisme, tels que la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan font partie de nos politiques.

La République Islamique d’Iran, qui met l’accent sur l’importance de la paix et de la stabilité dans la région et insiste sur le fait que jusqu’à maintenant 17 000 de ses concitoyens ont perdu la vie par des groupes terroristes, a réussi à réprimer à grands frais ces dangereux groupes terroristes, y compris Daech. L’Iran est sans aucun doute l’élément le plus important du processus de paix en Syrie et en Irak et constitue le soutient du peuple et de l’Etat musulman de ces deux pays.

Aujourd’hui le Yémen traverse sans aucun doute ses pires conditions politiques et économiques. La coalition régionale saoudite est la cause principale de cette guerre injuste, qui a plongé le peuple de ce pays au bord d’une famine. C’est alors que le financement de l’Arabie saoudite dans cette guerre contre le peuple sans défense du Yémen est pratiquement assuré par les États-Unis et certains gouvernements. La République Islamique d’Iran estime également que la crise yéménite, à l’instar de la crise syrienne, n’a pas de solution militaire.

Mais l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien ou plan d’action global commun : le résultat de négociations intensives entre l’Iran et les parties européenne et américaine après dix ans sur la transparence des activités nucléaires d’Iran a conduit à un accord appelé PAGC. C’est une réalisation remarquable dans le cadre des accords internationaux pour l’instauration de la paix et de la sécurité dans la région et dans le monde.

Mais, malheureusement, le président américain s’est retiré unilatéralement de cet accord international et a renoncé à tous ses engagements dans cet accord. Le retrait unilatéral de cet accord international a suscité la méfiance du monde envers des États-Unis.

Aujourd’hui, en référence à une civilisation vieille de 7 000 ans, nous sommes un pays de 85 millions d’habitants, l’un des premiers pays à détenir du pétrole et du gaz, le 17ème plus vaste pays du monde, et avec de nombreuses technologies du jour, dont la majorité native. Considérant que l’Iran est un pays souffrant de catastrophes naturelles, nous essayons d’utiliser de technologies satellitaires afin de réduire considérablement la probabilité d’occurrence des conséquences pertinentes. Mais une fois de plus des puissances mondiales cherchent à relier les activités spatiales iraniennes à fabriquer des missiles conçus pour lancer des armes non conventionnelles, ce qui est une accusation complètement irréaliste et déviante.

Nous constatons également aujourd’hui que certains pays fabriquant les armes et les missiles les plus dangereux et les plus destructeurs au monde cherchent faussement à nous condamner à construire des missiles non conventionnels. Mais alors que nos missiles sont tous défensifs, parce que l’expérience de l’Iran dans la guerre imposée contre Iran par Irak, qui a été accompagné par plus de 50 pays occidentaux et orientaux, nous a montré qu’il fallait renforcer notre force militaire et en particulier défensive.
En termes de santé et de médecine et la présence et la participation de femmes iraniennes dans différents domaines, mon pays l’Iran figure parmi les 5 plus grands pays du monde dans le domaine de production des cellules souches et le traitement de l’infertilité, le deuxième plus grand pays pour la greffe de moelle osseuse, le pays le plus avancé en matière de transplantation d’organes, tels que les reins, la cornée et le foie. Avec plus de 47 universités de médecine, 30 000 étudiants en médecine, 12 000 ouvrages scientifiques en médecine, 150 000 médecins généralistes et 72 000 spécialistes, l’Iran islamique est autosuffisant à plus de 95% dans la production de ses propres médicaments consommés à l’intérieure.

L’Iran islamique, qui compte plus de 4 millions d’étudiants, a maintenant multiplié par 55 le nombre de ses articles scientifiques produits dans le monde, avec 7 000 professeurs des universités seulement étant des femmes savantes. Les femmes en Iran constituent la moitié des médecins généralistes et spécialistes, vice-présidents, plus de 2 000 juges ou chefs de tribunaux du pays.

Alors que la République Islamique d’Iran continue d’être soumise aux sanctions cruelles des États-Unis, nous avons pu suivre le dynamisme de notre économie grâce à Dieu, ainsi qu’à l’aide de pays souverains et amis comme la République de Guinée.

À cet égard, nous pouvons indiquer la mise en œuvre de certains projets, y compris l’achèvement du nouveau bâtiment du Ministère des Affaires Étrangères de la République de Guinée avec d’importantes normes internationales, ce qui sera offert à ce pays frère et ami dans les mois à venir, comme un don de l’Iran. En outre en 2018, après plusieurs années, un appel d’offres international pour la mise en œuvre du projet de bauxite Irano- Guinée a été lancé. Nous attendons la sélection de l’entreprise finale pour réaliser ce projet.

Les coopérations politiques, parlementaires, économiques, culturelles et sportives sous l’impulse de nos deux Gouvernement est appréciable en résultat.

Vive la Coopération internationale !
Vive la Coopération Irano-Guinéenne !
Vive l’Amitié et la solidarité entre les peuples !
Vive la République Islamique d’Iran
Vive la République de Guinée

Je vous remercie !

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Cahier de charge du câblage réseaux du Nouveau bâtiment de MTN Guinée

30 janvier 2019 à 18 06 14 01141

1. Projet de câblage du bâtiment MTN Guinée

L’objet de ce document est de définir le cahier des clauses techniques relatif au câblage informatique du nouveau bureau de MTN Guinée situé à Coleah.

Le bâtiment comporte 4 niveaux qui font office de bureau, deux locaux techniques sont prévus par niveau.

L’espace d’aménagement est de type open space.

2. Soumission des offres :

Les documents d’offres doivent être déposés dans l’urne au 6ème étage du Head Office sis à Almamya Commune de Kaloum ou contacter le Procurement M. CHERIF +224 664 222 648

3. Date limite de présentation des offres :

 Le service des achats doit recevoir quatre copies des propositions scellées au plus tard le 8 février 2019 à 13 h 00, heure locale. Toute proposition reçue à l’emplacement désigné après l’heure et la date spécifiées pour la réception sera considérée comme tardive et non recevable. Toute proposition tardive ne sera pas évaluée pour attribution.

4. Contenu de cette tranche de travaux

Cette tranche de travaux comprend :

  1. La Proposition d’une offre comportant une architecture de câblage esthétique et efficace respectant le plan d’aménagement fourni par MTN
  2. La Fourniture d’un devis     pour le câblage du bâtiment
  3. La Fourniture du matériel en respectant les normes fournies par MTN 
  4. La fourniture et la pose de tout le câblage mentionné dans le devis fourni par le prestataire et tout autre équipement de câblage.
  5. La fourniture et la pose des coffrets et du matériel passif devant être installé
  6. Le câblage devra être fais avec une présence de câble le plus discret
  7. Le test de toutes les connexions mises en place

5. Caracteristiques techniques

Le soumissionnaire devra fournir toutes les caractéristiques (marque – modèle) de tous les éléments constituant son offre. Le soumissionnaire devra livrer le matériel en question jusqu’aux locaux de MTN. Le soumissionnaire peut joindre si nécessaire les documents techniques nécessaires pour les éléments de l’offre pour éclaircir mieux son offre à l’administration.

La durée de réalisation sollicité   est de 1 mois.

Liste des équipements :  NB : Tous les frais d’installation et câblage de ces lots seront à la charge du fournisseur.

Cette liste peut faire l’objet de mise a jour par le fournisseur si nécessaire.

Désignation Spécification Unité Quantité
 1 Rouleau de câble FTP blindé cat 7 SFTP cat 7 Rouleau 120
 2 Prises informatiques doubles Prise RJ45 U 400
 3 Connecteurs RJ45 cat 7 Connecteur RJ45 U 450
 4 Rack 19 U Mini Rack réseau U 6
 5 Rack 9 U Mini Rack réseau U 2
 6 Panneaux brassages à connecteur movent Cat 6A U 18
Cordons de brassage de 0,5 m Câbles préfabriqués cat 6 U 400
 8 Coordons de raccordement de 2 m préfabriqué pour les PCs Câbles préfabriqués cat 6 U 400
 9 Goulotte en plastique Goulottes U ??
 10 Goulotte en fer Goulottes U ??
 11 Poteau informatique Poteau U ??
 12 Prestation de service Service Ens 1

Pour plus de détail, contacter M. KABA au +224 664 222 605

6. Critères d’évaluation

Criteria Rate
Architecture proposé 20
Durée d’exécution 10
Références 5
Garantie 5
Couts 40
Termes de payments 20
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Coginta recrute un (une) Chargé (e) de PROGRAMME : voici l’avis

10 janvier 2019 à 11 11 56 01561

Coginta est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) indépendante et apolitique dont le siège social est à Genève (Suisse). Spécialisée dans les réformes policières, la gouvernance du secteur de la sécurité, la sécurité communautaire et la lutte contre la criminalité, Coginta a développé un savoir-faire en matière de conseil, de formation, de programmation et de gestion de projets notamment dans les pays en situation de fragilité ou en sortie de crise.

Présent en Guinée depuis 2013, Coginta intervient dans la réforme du secteur de Sécurité et la réforme du secteur de la Justice.

Sur financement du Département d’Etat Américain, le projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » est mis en œuvre par Partners

Global, l’ONG Coginta et le CECIDE. L’objectif principal de ce projet est de contribuer à créer et pérenniser un climat social, économique et politique pacifié en améliorant les services de sécurité à la population.

Dans le cadre de ce partenariat, Coginta doit mettre en œuvre plusieurs composantes dont la formation des policiers et la Gouvernance locale de la sécurité. Le Résultat global attendu de ces composantes est le renforcement des capacités des policiers et l’amélioration de la gouvernance locale de la sécurité et le renforcement du dialogue entre la police et la population au travers des autorités locales et de la société civile.

Pour mettre en œuvre ces composantes, l’ONG Coginta recherche un (01) chargé(e) de programmes.

Description du poste

Placé(e) sous la supervision directe du Coordinateur du projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » de Coginta à Conakry, le(la) Chargé (e) de projet travaillera à temps plein et sera responsable des tâches suivantes:

  • Accompagner la mise en place des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des CLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Accompagner la mise en place des Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des FLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Former les membres des CLSPD des communes de Kindia, Kankan et Siguiri;
  • Contribuer à la formation des chefs de quartier sur la résolution de conflits et la prévention de la délinquance ;
  • Appuyer les chefs de quartier dans l’animation des fora locaux de sécurité dans les communes ciblées par le projet ;
  • Appuyer l’organisation des séances de sensibilisation des policiers référents dans les collèges et lycées pilotes ;
  • Contribuer à l’élaboration des plans locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dans les communes ciblées par le projet ;
  • Assurer une relation permanente avec les associations de prévention, d’assistance aux victimes, de jeunes et de femmes pour maintenir une veille sur les initiatives en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Contribuer à l’élaboration des rapports narratifs trimestriels.

Plus spécifiquement, le(la) Chargé(e) de programme est chargé(e) de :

  • Assister les coordonnateurs des CLSPD dans l’organisation des réunions périodiques;
  • Assister les chefs de quartiers et de districts dans l’organisation et l’animation des fora locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (une réunion mensuelle par quartier) ;
  • Rédiger les comptes rendus des FLSPD et produire une synthèse mensuelle à l’attention du coordonnateur du CLSPD ;
  • Contribuer à la sensibilisation de la population sur le concept de police de proximité et sur le rôle et les attributions du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Produire une cartographie des acteurs et des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Assurer le suivi et évaluer l’impact des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Elaborer des outils de suivi et d’évaluation des activités mises en œuvre en matière de prévention de la délinquance et de la criminalité ;
  • Rendre compte régulièrement des activités mises en œuvre au travers des rapports hebdomadaires et trimestriels.

Profil Recherché

1- Qualifications et compétences générales

  • Etre diplômé au minimum d’une maitrise en sociologie, études du développement, sciences politiques/juridiques, ou toute discipline connexe;
  • Avoir la capacité d’animer des sessions de formation avec des adultes et des mineurs
  • Avoir la maitrise des logiciels bureautiques (MS Office : Word, Excel ; Power point, Outlook…) ;
  • Etre capable de travailler en équipe et dans un environnement multiculturel;
  • Maîtriser au moins deux (02) langues locales parlées en Guinée ;
  • La connaissance des communes de Conakry, de Kindia, de Kankan et de Siguiri serait un atout. 

2- Compétences professionnelles requises

  • Avoir une expérience professionnelle d’au minimum cinq (05) ans dans la gestion de projets de développement communautaire et dont au moins deux (02) dans une Organisation Non Gouvernementale (ONG) ;
  • Avoir une expérience d’au moins un (01) an dans le domaine de la gouvernance locale ou de la prévention de la délinquance ;
  • Avoir une connaissance générale de la pratique policière et de la police de proximité
  • Avoir une excellente qualité rédactionnelle et de synthèse en français ;
  • Avoir une expérience de travail sur un projet financé par le Département d’Etat Américain serait un atout.

3- Qualités requises :

  • Sens du service public ;
  • Passion pour les projets de développement ;
  • Contact facile avec les jeunes et les acteurs de la société civile ;
  • Avoir le sens de l’initiative et être autonome ;
  • Réactivité, rigueur, flexibilité et disponibilité ; 
  • Capacité d’écoute et d’analyse ;
  • Capacité à rendre compte du déroulement des activités menées sur le terrain.

Lieu d’affectation : Conakry, avec des missions possibles à l’intérieur du pays.

Dossier de candidature: le dossier de candidature comprendra les documents suivants :

  • Une  lettre de motivation adressée à la Directrice Pays de l’Association COGINTA en République de Guinée et signée par le/la candidat(e) ;
  • Un (01) CV détaillé comportant l’adresse de trois (03) personnes de référence ;
  • Une (01) copie du/des diplôme(s), certificats(s) et des attestations relatifs aux qualifications et expériences.

Dépôts des dossiers de candidature: les dossiers de candidature doivent être déposés dans une enveloppe fermée portant la mention « Appel à Candidature – Chargé de programmes – Coginta », tous les jours ouvrables, et au plus tard le lundi 21 janvier 2019 à 16h00, au bureau Régional de COGINTA sis à l’Immeuble Rmaiti, 4ème étage, Bloc B, Coléah Lanséboundji, en face du Restaurant « Jardins de Guinée ».

Procédure de sélection : Seul(e)s les candidat(e)s dont les dossiers auront été retenus, seront contacté(e)s et passeront un test écrit suivi d’un entretien.

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Amadou Diallo (BBC) à Guineematin : cas du 1er militant du RPG tué par la police (vidéo)

25 décembre 2018 à 23 11 03 120312

A l’occasion de son récent séjour à Dakar (Sénégal), un journaliste de Guineematin.com a rencontré Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée. Dans une longue interview, ce professionnel du micro a accepté de nous confier son témoignage inédit de la journée meurtrière du 28 septembre 2009, ses débuts de journaliste à la RTG et à la BBC, ses relations avec les acteurs politiques guinéens, notamment avec le Pr. Alpha Condé (qui sera entre temps arrêté, jugé et condamné), ses plus beaux reportages à la BBC, les enquêtes « osées » de la RTG…

Dans la tranche qui suit, Guineematin.com vous propose le témoignage du doyen Amadou Diallo sur l’assassinat du tout premier militant du RPG par la police guinéenne sous le régime du Général Lansana Conté. C’est d’ailleurs en parlant de ce militant du RPG qu’il sera sanctionné par un ancien directeur de la RTG…

La première convocation du professeur Alpha Condé à la police judiciaire, il avait organisé un meeting qui était interdit. Et, ce jour, la tension était vive à Kaloum. La rédaction de la RTG m’a désigné pour aller couvrir ; et, j’étais accompagné du doyen Boubacar Bah.

Ce sont les militants du RPG qui étaient à la porte d’entrée de la police judiciaire… Quand je suis arrivé avec Boubacar Bah, on se présente et les militants nous laissent passer.

Le professeur Alpha Condé était face au commissaire Ibrahima Bah (paix à son âme) qui devait l’interroger. Et, à peine le commissaire Ibrahima Bah ouvre la bouche pour poser la première question, nous entendons des jets de pierres et des coups de gaz lacrymogène qui tonnent à l’extérieur de la police judiciaire. C’était le cafouillage ! En une fraction de seconde, les militants du RPG sont venus extraire le professeur Alpha Condé et ils sont sortis de Kaloum. Maintenant, c’était des affrontements entre les militants et les forces de l’ordre…

Et, c’est ce jour que le tout premier militant du RPG sous le régime du général Lansana Conté a été abattu. Et, c’est justement à cause de cette victime que j’avais été sanctionné à la RTG…

En attendant la suite du décryptage, Guineematin.com vous propose la version vidéo de ce témoignage d’Amadou Diallo :

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé

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Père Moïse Tinguiano à Guineematin : tout sur la fête de Noël

21 décembre 2018 à 10 10 05 120512

Les fidèles chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Noël, le 25 décembre prochain. L’heure est aux préparatifs pour la réussite de cet événement tant attendu par les chrétiens à travers le monde. Pour parler du sens de cette fête et de ses préparatifs, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu, dans la journée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, avec le Père Moise Tinguiano de la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : le 25 décembre prochain, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. Quel est le sens de cette fête ?

Père Moise Tinguiano : la fête de Noël, comme on le dit, c’est une fête qui nous permet de célébrer la naissance de Dieu parmi nous, Dieu en Jésus-Christ qui vient partager notre condition. Mais, avant cela, il y a une préparation à cette fête-là qu’on appelle le « temps de l’avant ». Un temps qui nous permet de nettoyer le cœur pour que nous puissions mieux recevoir dans notre histoire le fils de Dieu.

Guineematin.com : quelle est la durée du « temps de l’avant » et qu’est-ce-que le fidèle chrétien doit faire ?

Père Moise Tinguiano : ce temps dure un mois. On a quatre dimanches pour se préparer. C’est comme aussi le temps de carême, qui nous permet de célébrer la résurrection du seigneur. Le temps de l’avant, qui dure un mois, nous permet de nous préparer spirituellement mais aussi matériellement, en nous réconciliant avec nous-mêmes, en nous réconciliant avec nos frères, en nous réconciliant avec notre environnement pour mieux accueillir le fils de Dieu qui vient.

Guineematin.com : qu’est-ce que le fidèle chrétien doit faire pendant le « temps de l’avant » ?

Père Moise Tinguiano : avant la célébration de Noël, il faut purifier son cœur. Dans la paroisse Saint-Augustin de Taouyah qui vous accueille maintenant, il y a une préparation pénitentielle, c’est-à-dire que les fidèles qui viennent pour se confesser, pour reconnaître leurs péchés et pour prendre la résolution de se convertir, de partir de l’avant de nouveau, en priant pour la paix dans notre pays, en priant aussi pour les plus petits, parce que la fête de Noël, c’est aussi la fête des enfants.

Guineematin.com : en célébrant la fête de Noël, quels sont les messages qui seront véhiculés aux fidèles ?

Père Moise Tinguiano : pendant la fête de Noël, il faut toujours prier pour la paix, la paix dans le pays. Comme on connait aujourd’hui la situation de notre pays, la Guinée vit un moment difficile de son histoire avec ces nombreuses manifestations. Alors, il faut prier pour cela, pour les jeunes, afin qu’ils puissent retrouver le chemin pour pouvoir mieux étudier parce que c’est la relève de demain. Si ces jeunes-là ne sont pas bien formés aujourd’hui, ils ne pourront pas quand même relever le défi de développement que nous avons. Donc, il faut prier pour cela, il faut prier surtout pour que les cœurs des adultes se convertissent aussi pour prendre en compte la situation de ces jeunes qui souffrent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à retrouver le chemin de l’école. Nous avons besoin de cela. Pour les fidèles chrétiens, c’est de continuer encore à accueillir le verbe de Dieu, le fils de Dieu pour pouvoir communiquer aux autres la bonne nouvelle que lui, il est venu nous apporter, la bonne nouvelle de paix, de justice et de réconciliation.

Guineematin.com : dans la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, les préparatifs sont à quel niveau ?

Père Moise Tinguiano : nous en train de nous préparer. Préparation spirituelle et matérielle avec tout le monde. Donc, il y a les célébrations des messes, mais aussi les célébrations de sacrément, donc de pénitence. Les fidèles viendront déjà demain vendredi pour vivre ce moment de réconciliation avec Dieu ensemble. Vous avez vu déjà, il y a quelques-uns qui sont en train d’embellir ou bien de nettoyer l’église parce qu’il faut aussi que notre environnement soit propre. Les jeunes viendront le samedi matin pour faire le nettoyage général de notre Paroisse pour que nous puissions aussi accueillir le fils de Dieu dans la propreté. Et cela devient déjà le reflet de notre cœur parce que c’est d’abord le cœur de l’homme qu’il faut nettoyer et ça, ça se reflète aussi sur notre environnement.

Guineematin.com : parlez-nous de la nuit du 24 décembre qui précède la fête de Noël ?

Père Moise Tinguiano : la nuit du 24 décembre, c’est ce jour que le Christ, fils de Dieu, est né. Donc, cette nuit-là, nous veillons, nous nous retrouvons dans nos églises pour prier et chanter. La nuit du 24 décembre, c’est le jour que le fils est né parmi nous dans l’humanité, pour pouvoir apporter la consolation et la paix. Nous courons tous comme les mages qui viennent apporter leurs cadeaux à l’enfant qui vient de naître, comme ça se fait dans nos sociétés traditionnelles. Quand un enfant vient de naître, donc les voisins viennent pour apporter leurs petits cadeaux. Nous aussi, nous venons nous offrir d’abord comme en sacrifice, nous venons voir donc à l’église où est né cet enfant-là. Donc, toutes nos églises deviennent désormais Bethléem où le Christ est né.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Acquis et faiblesses du régime Lansana Conté : le regard du ministre Jean Paul Sarr (interview)

20 décembre 2018 à 11 11 26 122612

Le 22 décembre 2018 marque le 10ème anniversaire du décès du Général Lansana Conté, le deuxième président de la République de Guinée. Alors que sa famille et son parti, le PUP, s’apprêtent à commémorer cet événement, c’est aussi l’occasion de revenir sur la vie de l’homme et sur son règne à la tête du pays. Et pour cela, Guineematin.com donne la parole à ceux qui ont côtoyé le président Lansana Conté et qui le connaissent donc très bien. Parmi eux, Jean Paul Sarr, ingénieur agronome, ministre de l’agriculture, de l’élevage, des eaux et forêts sous le régime Conté. Avec lui, nous avons parlé des acquis et des faiblesses de la deuxième République.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a de cela 10 ans depuis que le Général Lansana Conté est décédé, l’anniversaire de sa mort sera commémoré le 22 décembre prochain. Vous avez été l’un de ses proches collaborateurs lorsqu’il était au pouvoir, quel souvenir gardez-vous de lui ?

Jean Paul Sarr : le Général Lansana Conté est un homme au-dessus de la mêlée. C’est un grand homme qui est rentré par la grande porte de l’histoire. Puisqu’en fait, si le premier président Ahmed Sékou Touré a amené la liberté avec ses compagnons, le père de la démocratie, c’est le Général Lansana Conté. Il a estimé qu’il était important, avant la conférence de la Baule, de décider sans contrainte de choisir la voie du libéralisme. Et, c’est dans ce contexte que nous vivons aujourd’hui. Sa pensée politique a fait que plus jamais, ce pays ne pourra retourner dans la dictature. C’est ça l’acquis fondamentale du Général Lansana Conté.

C’est un homme qui aimait son pays et son peuple, c’est pourquoi il a embrassé l’agriculture comme priorité des priorités. Parce qu’il a estimé qu’il est important de trouver à manger à la population. Vous savez, l’existence, on a trois (3) besoins fondamentaux : se nourrir, se vêtir et se loger. Alors, le président Lansana Conté avait le souci de cela. C’est pourquoi, on a fait un investissement important aussi bien dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, la formation des hommes. Et, il a mis en place un système de financement qui permettait de donner la possibilité à l’ensemble des paysans, que ça soit de la Forêt, de la Haute Guinée, de la Moyenne Guinée, de la Basse Guinée, des moyens de pouvoir produire davantage et de qualité.

En cela, moi j’ai eu à faire ma part de travail. J’ai hérité d’un département, mes devanciers avaient fait le grands pas, je suis venu continuer. Et, pour que cela soit dans les normes, on a mis en place la lettre de politique de développement agricole. C’est une politique participative, volontariste, ça n’a pas été parachuté du sommet. On est allé dans les hameaux. Et, tous ceux qui m’ont vu dans mon département, me voyaient sur le petit écran partout. Il était difficile de me voir dans le bureau, j’étais tout le temps sur le terrain. On a fait participer les bailleurs de fonds, les paysans sur leurs priorités. Et, c’est ce qu’on a pris en compte pour faire cette politique. Nous l’avons fait au niveau des préfectures, au niveau de la région et finalement au niveau national.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce qu’on peut retenir comme acquis de la gouvernance du Général Lansana Conté ?

Jean Paul Sarr : l’acquis fondamental, c’est la liberté d’entreprendre, la démocratie. Chacun est libre d’investir et de récolter le fruit de son travail sans contrainte ni rien. Donc, c’est quelqu’un qui aimait son pays, qui a donné de larges ouvertures. Il ne se souciait pas de votre appartenance politique. Il dit : le peuple m’a confié un mandat, je vous appelle pour que vous m’aidiez à atteindre ces résultats. En quoi faisant ? En faisant participer chacun des éléments à la construction nationale. Aussi, cet homme, c’est un vrai soldat sinon, la rébellion ne serait pas rentrée ici et ressortir. Il a dit : ce que j’aime, c’est ma Guinée, et je n’accepterai pas une domination de mon pays tant que je vivrai. Et, je suis sûr, même après moi, ma pensée continuera.

Et, c’est pourquoi à un moment donné, on a dit « Koudeï ». Les gens pensent que c’est son corps, personne n’est éternel, mais c’est sa pensée politique, la démocratie qu’il a instaurée, la liberté d’entreprendre, la liberté de monter et de descendre. Il tenait à la sécurité du pays. A son temps, vous n’entendiez pas des crimes crapuleux n’importe comment et n’importe où. Vous conviendrez avec moi que le système de sécurité mise en place, intéressait toute la population. Il était important que l’administration puisse être à l’écoute du peuple, aux difficultés du peuple conformément à l’option qu’il avait choisie. Donc, c’est quelqu’un qui nous a beaucoup marqué que le plan du patriotisme. C’est quelqu’un qui nous a marqué sur l’ouverture vers les autres.

C’est quelqu’un qui nous a appris la patiente et la tolérance. Il arrivait des moments où nous autres, on était excédés, mais lui, il gardait son calme olympien. Il dit : nous sommes guinéens, il est inadmissible que nous nous bâtions entre nous. Quel que soit le prix de la paix, il disait qu’il faut l’assumer. C’est un homme de la paix, c’est un homme qui aime son pays, c’est un homme qui est foncièrement attaché à ses coutumes, à sa culture.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a quelque chose quand même que vous regrettez, quelque chose que vous n’avez pas apprécié dans la gouvernance du feu Général Lansana Conté ?

Jean Paul Sarr : je suis un peu peiné. Je vous l’ai dit, pendant 11 ans, j’ai pratiqué l’homme et j’étais avec lui. Ce qu’il aimait le plus, c’est l’agriculture. Il aimait donner à manger à la population. Car pour lui, c’était la meilleure façon de combattre la pauvreté. C’est avec la pauvreté que vous avez des dérives, des convulsions sociales à tout moment. Il me l’a dit, il dit que les quatre (4) régions naturelles doivent se suffire. C’est pourquoi, en Forêt, il y a la SOGUIPAH ; en Haute Guinée, il y a le coton ; en Moyenne Guinée, la paume de terre, l’horticulture. Il disait que quand les gens ont à manger, ils ne seront pas dans la rue. Alors, il faut veiller sur l’équilibre, que chaque guinéen se sente chez-lui.

Guineematin.com : vous pensez donc que tout était parfait ?

Jean Paul Sarr : non, la perfection n’est pas de ce monde, Dieu seul est parfait. Mais ce que je dis, quand vous agissez, il faudrait que ce qui est bien, dépasse ce qui est mauvais. C’est ça la part des choses. Moi, j’ai apprécié étant auprès d’un homme que j’ai pratiqué pendant 11 ans. Il me l’a dit : je te confie quelque chose qui me tiens à cœur, l’agriculture. Ma Guinée, ma patrie, je n’accepterai jamais que ce pays subisse de qui que ça soit. Je suis prêt à prendre les armes.

Guineematin.com : aujourd’hui, en tant qu’ancien ministre, quel regard avez-vous de la gouvernance du professeur Alpha Condé ?

Jean Paul Sarr : je ne me détermine pas par rapport à la gouvernance de ceci ou de cela. Je constate simplement que le domaine que je connais, l’agriculture que je connais, doit encore reprendre et repenser vraiment la stratégie, le plan d’action et les projets qui supportent ce plan d’action. Je l’ai déterminé tout à l’heure, c’est-à-dire que le plan d’action agricole est une politique volontariste, participative. Ça veut dire qu’on a pris en compte les besoins immenses du peuple de Guinée et que nous avons traduit en politique de développement. C’est ce qu’il faut faire. Je vous l’ai dit, on a quatre (4) microclimats. Les engrais et autres que nous devons faire, il y a des formules et autres qui sont établies selon les spéculations. Que ça soit les céréales, les tubercules ou les fruitiers, chaque spéculation doit être abordée selon la science et la vulgarisation.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Jean Paul Sarr : je reste convaincu que notre pays, dans son unité, est un grand pays. La Guinée est un grand pays qui, a des moments donnés de l’histoire, on a montré la voie à suivre. Aujourd’hui, la jeunesse, les femmes, doivent se donner la main, faire tout pour sauvegarder la paix dans notre pays. Nous devons combattre l’ethnocentrisme, combattre le régionalisme. Mais vous savez, la paix c’est un comportement comme l’a dit quelqu’un. Il faudrait que chacun de nous accepte l’autre dans sa diversité, dans sa façon de faire pour que nous puissions évoluer dans la paix. Et ça, c’était l’œuvre chère au Général Lansana Conté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Appel à manifestation d’intérêt : le ministère de la santé recrute des consultants

12 décembre 2018 à 11 11 16 121612

Suite à l’Avis Général de Passation des Marchés (AGPM) publié dans le Journal Jeune Afrique, en date du 22 Octobre 2017, le Gouvernement de la République de Guinée a reçu un financement de la Banque Islamique de Développement (BID) afin de couvrir le coût du Projet d’Appui au Secteur de la Santé Post Ebola (PASSPE), et a l’intention d’utiliser une partie des sommes accordées pour financer des services de consultant.

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AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTERET : ISSEG RECRUTE

1 novembre 2018 à 9 09 40 114011

AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTERET (Réf. Sous projet No D-8/BoCEJ/FCCE/2018)

Date début : 06/11/2018                                                                 Date limite : 23/11/2018

N°C03/RG/CKY/ISSEG/CIPAED/BoCEJ/2018)

Client: CONSORTIUM DEL’INSTITUT SUPERIEUR DES SCIENCES DE L’EDUCATION DE GUINEE

Titre :  Recrutement d’un consultant individuel «Spécialiste en développement de logiciel de gestion»

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Pour garantir, sauvegarder l’honneur et l’indépendance de la patrie, au lendemain de la proclamation de souveraineté nationale le 2 Octobre 1958, le jeune gouvernement de la République de Guinée, avec à sa tête le président Sékou TOURE, nomma un secrétaire d’Etat à la Défense nationale rattaché à la Présidence de la République dès le 3 Octobre 1958.

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Lagos, le 25 octobre 2018 : 5 000 entrepreneurs, leaders des secteurs privé et public africains et tout l’écosystème de l’entrepreneuriat se sont réunis dans le cadre du forum annuel d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF).

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AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTERET (Réf. Sous projet NoD-8/BoCEJ/FCCE/2018)

Date début : 09/10/2018                              Date limite : 26/10/2018

N°C02/RG/CKY/ISSEG/CIPAED/BoCEJ/2018)

Client: CONSORTIUM DE L’INSTITUT SUPÉRIEUR DES SCIENCES DE L’EDUCATION DE GUINÉE

Titre :  Recrutement d’un consultant individuel «Spécialiste en développement des curricula»

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