Un homme qui frise la quarantaine s’est donné la mort ce mardi, 17 avril 2018 au quartier Bandanikoro, dans la commune urbaine de Siguiri. Sidiki Kéita, marié et père de quatre enfants, s’est servi du fusil de son frère pour se suicider aux environs de 10 heures. Des soucis dans le foyer conjugal serait à l’origine du drame, a appris sur place Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Sidiki Keita, âgé de 38 ans, double divorcé, s’est donné la mort dans la concession familiale. Selon les témoins, monsieur Kéita avait des soucis dans son foyer ces derniers temps.

Salikènèn Djemory Kouyaté, voisin et confident de la victime, a eu un échange avec le défunt dans la soirée d’hier. « J’étais le confident de Keita. Hier soir, on avait parlé. Il m’avait dit qu’il souffrait énormément à cause de sa femme. Il m’a dit qu’il n’avait plus envie de vivre et c’est pourquoi, il veut même renvoyer sa femme pour rester seul »

Interrogé sur le sujet, Boua Kéita, le grand frère du défunt, dit que son frère l’avait « appelé au téléphone pour me dire de venir ce matin. Il m’a dit qu’il a trouvé un véhicule pour moi. Très tôt, je suis venu. Comme je suis un chasseur, je suis venu avec mon fusil que j’ai déposé dans ma chambre que j’ai fermé en gardant la clef avec moi. Il avait demandé à son apprenti de m’accompagner en ville pour voir le véhicule. Mais, comme sa femme garde la clé de secours, il l’a prise pour ouvrir la chambre et se donner la mort », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Aminata Traoré, la femme du défunt, dit avoir été surprise par l’acte de son mari. « Ce matin, il est venu me demander la clef de la chambre de son frère que je lui ai donnée. Pour moi, comme les électriciens travaillent, j’ai cru qu’il voulait ouvrir la chambre pour les électriciens. Je suis sortie en le laissant au salon, pour aller chercher du pain. A mon retour, il n’était pas au salon. J’ai appelé, mais il n’a pas répondu. Je suis allée vers la chambre de son frère qui était ouverte. Quand j‘ai vu qu’il était mort, j’ai crié au secours ».

Informé du drame, le commissaire central de police dépêche un officier sur le terrain. Selon cet officier, « la situation est floue. Ce monsieur n’avait pas un souci d’argent, il vivait à l’aise, pourquoi peut-il se donner la mort ? »

Le frère du défunt a été interpellé et le fusil saisi par la police. Le corps de Sidiki Kéita a été remis à la famille pour inhumation.

Il faut signaler que le défunt avait divorcé avec ses deux premières épouses.

De Siguiri, BERETE Lanceï Condé pour Guineematin.com

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