le plan de la mosquée de tombonDes centaines de fidèles musulmans venus de plusieurs localités du pays ont assisté hier, dimanche 12 octobre, à la cérémonie de lancement des travaux de rénovation et d’extension de la mosquée de Tombon, un district relevant de la commune rurale de Noussy, dans la préfecture de Labé, a constaté sur place le correspondant local de Guineematin.com qui a vécu l’évènement.

Cette cérémonie était placée sous la présidence d’honneur de l’inspecteur régional de la ligue islamique, Elhadj Thierno Badrou Bah, premier imam de la mosquée centrale de Labé qui avait à ses côtés les Khalifes généraux de la confrérie Tidjaniyah des localités de Koléah (Kankalabé-Dalaba), Dionfo et Daara-Labé.l'imam de tombon

Il est tout d’abord revenu au secrétaire général de la ligue islamique sous-préfectorale de Noussy, Elhadj Mamadou Oury Baldé, fondateur de la mosquée de Tombon de prendre la parole pour souhaiter la bienvenue aux chefs religieux et à ses coreligionnaires venus de divers horizons pour rehausser de leur présence cette cérémonie : « nous souhaitons la bienvenue à Elhadj Badrou Bah et à sa délégation comme Elhadj Abdoul Dionfo, Elhadj Hamidou Koléah, Elhadj Mamadou Oury Daara. Bienvenue à tous les imams qui ont répondus à notre invitation en provenance de Noussy, Kalan et Mombéya. Je ne serai pas long. On attendait ces Khalifes. Dieu merci, ils sont arrivés. Après la pause de la première pierre sous leur autorisation, il y aura une lecture du Khatoumoul Qur Ann. C’est après tout cela, nous invitons tous les participants à rejoindre les lieux de restauration prévus pour eux. »

Ensuite, le sous-préfet adjoint du coin et le maire de la commune rurale ont tour à tour salué cette initiative qui vise, disent-ils, à renforcer les bases de l’islam.

Après, Elhadj Thierno Mamadou Baldé, imam à la mosquée de Tombon a expliqué à l’assistance comment cette maison de Dieu a-t-elle été créée par son père le lundi 4 février 1980. Ce jour, dit-il, cette mosquée a été tracée par le regretté Elhadj Thierno Abdourahmane BAH, en présence de feu Elhadj Ibrahima DIANE alors membre du bureau fédéral du PDG-RDA et du défunt Elhadj Bemba DIAKHABY, compagnon de l’indépendance.

Enfin, les chefs religieux se succédés au micro pour dire toute l’importance pour la communauté musulmane  de réaliser ou d’entretenir une mosquée. Dans ce contexte, le Khalife Elhadj Abdoul Ghâdiry de DIONFO a fait remarquer que si en 1980, c’est le regretté Elhadj Abdourahmane BAH qui a eu l’honneur et le privilège divin de poser le premier piquet de la construction de cette maison de Dieu à Tombon, en 2014, c’est Elhadj Thierno Badrou BAH, fils du grand érudit qui a posé la première pierre des travaux de rénovation et d’extension de la même mosquée. Une façon de faire remarquer que la belle histoire se répète pour la communauté musulmane de Tombon.

le saint de koléahPour le Cheick Elhadj Hamidou de Koléah qui n’avait pas l’habitude de participer à une cérémonie de ce genre dans le Labé rien ne sert de rénover une mosquée si on ne fourni pas l’effort de s’acquitter des cinq prières du jour dans ce lieu de culte. Cet érudit a aussi exhorté les citoyens de Tombon à participer activement à la réalisation de ces travaux de rénovation et d’extension de leur mosquée par des contributions en numéraires, en nature ou par un investissement physique qui, selon le chef réligieux, ont même valeur devant Dieu.

Parlant de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola, l’orateur a invité les mortels à avoir davantage foi en Dieu, avant de se préoccuper des mesures d’hygiènes. Ce serait le seul moyen efficace de se prémunir contre cette maladie qui a déjà fait beaucoup de morts en Guinée.

Le Saint de Daara-Labé, Elhadj Mamadou Oury, a mis l’occasion à profit pour inviter à cultiver l’amour du prochain, la solidarité, la justice sociale, la discipline et le respect des anciens, la bonne gouvernance, le pardon et la tolérance qui sont des principes de l’islam.

En dernière position, l’inspecteur régional de la ligue islamique, Elhadj Thierno Badrou BAH, imam de Labé a dénoncé et condamné ceux qui organisent ces derniers temps des prières du vendredi dans des salons privés : « celui qui nous a expliqué comment cette mosquée a-t-elle été réalisée nous a expliqué les démarches officielles que les fondateurs de cette maison de Dieu ont entreprises pour obtenir l’autorisation de construire ce lieu de culte. Des Saints de la régionMais, il n’a pas été  dit ici que ces anciens se sont retrouvés dans un lieu privé chez quelqu’un pour faire la prière du vendredi. J’ai entendu dire qu’ils partaient dans les mosquées du vendredi fonctionnelles pour s’acquitter de cette obligation religieuse, jusqu’au moment où ils ont obtenu l’autorisation de construire cette maison de Dieu. Je pense que nous avons tous suivi ce témoignage. Nous savons aussi que Karamoko Alpha Mo Labé a beaucoup fait pour le triomphe de l’islam. Il avait beaucoup de compagnons. Mais, il quittait Labé, passait la nuit à Fafabhé pour se rendre à Diawoyah en vue de s’acquitter de la prière du vendredi. Pourtant, ils y avaient beaucoup de mosquée à Labé. Il le faisait parce que les mosquées qui existaient à Labé n’étaient pas autorisées à abriter ces prières, à plus forte raison une maison privée. On n’est pas plus intelligent que Karamoko Alpha et ses compagnons. Mais, aujourd’hui, on voit des gens dire  qu’ils ne prient pas dans telle mosquée parce qu’elle est fréquentée par des chiites, soufis ou sunnites. Au nom de Dieu, ces gens qui prônent cette idéologie sont des étrangers. Cette idéologie nouvelle chez nous. Ce comportement n’est pas connu au Foutah. Elle est aussi étrangère à l’islam. Ceux qui le font sont naïfs.»

Le Saint de Daara LabéPour mémoire rappelons que depuis quelques semaines, un groupe de jeunes sunnites organisent des prières du vendredi dans des concessions privées situées dans certains quartiers de la commune urbaine de Labé.

Pour revenir à la mosquée de Tombon, il est question aujourd’hui de bâtir un édifice sur une superficie d’un peu moins de 300 mètres carrés avec une annexe, huit (8) latrines, une morgue et une clôture grillagée pour un coût global de réalisation estimé à UN MILLIARD CINQUANTE CINQ MILLIONS CENT TRENTE SEPT MILLE TROIS CENT QUATRE VINGT ONZE francs guinéens. Un montant à mobiliser par souscription volontaire des fils ressortissants et résidents du terroir.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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