Diatèla territoire des oubliés, il ne serait pas exagéré de le dire. C’est en tout cas ce que pensent les habitants de ce district. Une bourgade d’environ 4 mille habitants, située à 11 km de la ville de Siguiri.

Selon les habitants de cette localité interrogés par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, ils n’ont rien bénéficié de l’Etat depuis l’accession de la Guinée à l’indépendance. Le seul forage que le village a eu est en panne depuis plusieurs années, pas d’école et pas de centre médical sur place. Pour tout besoin, les habitants de Diatèla sont obligés de se rendre à la commune urbaine de Siguiri.

C’est pourquoi, ces citoyens ont décidé de se donner les mains, pour construire un centre de santé dans la localité. Ce qui devrait leur faciliter l’accès aux soins médicaux. Cette infrastructure a été construite sur fonds propres des populations il y a une année, mais le centre peine toujours à être inauguré. Et pour cause, il n’y a pas d’eau, indispensable pour le fonctionnement d’un centre médical.

Mamadi Camara, chef du village

C’est ce que nous a confiés Mamadi Camara, chef du village : « Depuis l’indépendance notre village n’a bénéficié d’aucune aide de l’État, d’ici à la ville de Siguiri il y a 11 km. On est obligé de parcourir ces 11 km pour aller nous soigner quand on est malade, parce qu’on n’a aucun centre de santé ici. C’est pourquoi on a fait ce centre de santé il y a une année. Mais on ne peut pas malheureusement l’inaugurer, puisqu’on n’a pas d’eau aussi. Comment peut-on travailler dans un centre de santé sans eau ? Nous avons écrit aux autorités dans ce sens mais on n’a pas eu suite favorable », a déploré le chef du village.

A noter que pour se procurer de l’eau, les femmes de Diatèla parcourent environ 3km selon leurs témoignages.

De Siguiri, Bérété Lancéi Condé pour Guineematin.com

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