Crise politique : la société civile accuse la CENI d’hypothéquer la cohésion et la paix en Guinée

Abdourahmane SANO, PECUDLe bras de fer politique qui oppose l’opposition et le pouvoir depuis la publication du chronogramme électoral par la CENI, le 10 mars dernier, interpelle évidemment la société civile. La PCUD Guinée a exprimé sa préoccupation vis-à-vis a du comportement de la CENI qu’elle accuse « d’hypothéquant la stabilité et la cohésion dans le pays », a appris Guineematin.com lors d’une conférence de presse.

Représentée massivement ce mardi 28 avril 2015 devant la presse, la PCUD Guinée s’est tout d’abord adressé au président de la République avec insistance, auquel elle a demandé d’évaluer attentivement l’urgence d’instaurer un dialogue franc avec ses frères de l’opposition sur l’organisation des élections municipales avant de demander à son gouvernement de maintenir une véritable dynamique de rechercher un dialogue franc pour aboutir à la conclusion d’un accord politique.

Monsieur Abdourahamane Sanoh, président de cette plateforme de la société civile, a dit que «  la société civile exprime sa très vive préoccupation à la CENI, quant à sa façon d’exercer ses fonctions hypothéquant ainsi la stabilité, la cohésion et la paix dans le pays », déplore t-il.

Face aux crises à répétition, la PCUD a proposé aux autorités morales, sages et religieuses la fusion de leurs organisations respectives au sein d’une entité unique plus grande et plus adaptée aux défis actuels et futurs. « Un conseil national des sages » pour peser dans la prévention des conflits sociopolitiques.

L’opposition guinéenne exige aussi le départ des délégations spéciales, dont le mandat a expiré et qu’elle accuse d’être maintenues uniquement pour faciliter la fraude en faveur du pouvoir lors des prochaines élections, ont rappelé les journalistes. « Comment ne pas reconnaître l’illégalité des élus municipaux et l’illégalité de leurs fonctions depuis des années ? », s’est alors interrogé, le président de la plateforme nationale des citoyennes unies pour le développement PCUD, qui estime qu’il n’y a point besoin de créer de l’amalgame entre cette indiscutable anomalie avec une autre échéance électorale.

par ailleurs, la société civile, déplore le fait que l’opposition qui exige depuis quelques années la tenue des élections locales, n’ait pas soulevé la moindre protestation lors de la dernière session budgétaire pour l’inscription dans la loi des finances, une allocution relative à la tenue des municipale.

«  Nous n’avons pas besoin de querelles, voire de violences, encore plus de morts d’hommes pour s’acquitter de ce devoir en conformité avec nos lois », rappelé le président de la PCUD Guinée devant un parterre de journaliste à la maison de la presse de Coléyah.

Fatoumata Keïta pour Guineematin.com

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