Taliby Dabo1Une vague de suspensions de journalistes vient de déferler sur le groupe de presse Dabo Médias, localisé dans la capitale de la Haute Guinée. L’administrateur général du groupe vient de suspendre dix  (10) journalistes et ce, jusqu’à nouvel ordre, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant local.

 Les 10 compagnons d’infortune sont suspendus pour avoir passé le test de recrutement d’enseignants à la fonction publique au mois d’août passé. L’acte de suspension, affiché dans les locaux du groupe, sis au quartier Kabada,  est signé depuis le 1er Septembre 2016.

 Ils sont accusés d’avoir pris part au concours sans avoir avisé au préalable le patron de la boite. Pour Taliby Dabo, administrateur général du groupe : «  chacun des journalistes a un engagement personnel avec le groupe. Donc, pour quitter, il faut aviser au moins trois (3) mois d’avance. C’est qui n’a pas été le cas dans ce dossier », a expliqué Taliby Dabo.

 Joint au téléphone depuis Conakry, Taliby Dabo a fait comprendre que « les concernés étaient en mission à Siguiri pour le lancement d’une radio, Baobab FM. C’est de là, ils ont quitté pour Kankan afin de faire le concours. S’ils ont fait ce concours c’est dans l’espoir de quitter le groupe, or remplacer un journaliste ne se fait pas  du jour au lendemain. Il ajoute qu’à son retour, si les suspendus doivent reprendre ce serait à titre de prestataire car, c’est une suspension et non un renvoi », a précisé notre interlocuteur.

 Selon un des journalistes suspendus, aucun  contrat ne les lie au groupe, ce que l’administrateur du groupe n’a pas nié au téléphone.

Un autre confrère indique que c’est à tort qu’est intervenue cette suspension. Pour lui, il ne comprend pas car, il a étudié pour pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille donc, ajoute-t-il « on va là où il y a espoir ».

Une autre victime de cet acte de suspension dénonce le mépris dont ils sont victimes au sein du groupe Dabo Médias : « l’administrateur général ne nous considère pas comme des travailleurs mais, comme ses enfants. Donc, l’entreprise semble être une famille », déplore-t-il.

Il faut rappeler que le groupe Dabo Médias n’est pas à sa première. Au début de l’année, toute l’équipe avait été renvoyée  pour incompétence, avait-on argué. Mais, le patron avait fini par faire un rétropédalage plus tard. Les suspendus furent rappelés pour travailler avec la nouvelle équipe venue de Conakry qui l’avait sollicité.

De Kankan, Mamadou Sounoussy Diallo pour Guineematin.com

 

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