groupe-scolaire-la-citadelleL’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) était face à la presse, dans l’après midi d’hier, vendredi 07 octobre 2016, pour parler de la situation que traversent les écoles La Citadelle, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters. 

Pour rappel, c’est le mercredi 27 septembre dernier qu’une note de service du ministère de l’enseignement pré-universitaire et l’alphabétisation interdisait toutes les inscriptions et réinscriptions dans les établissements/écoles « La Citadelle ». Depuis cette date, ces établissements, tenus par des ressortissants Turcs, restent fermés. Cette décision du gouvernement guinéen ne réjouit pas les parents d’élèves de ces établissements. Ils dénoncent un mépris des autorités pour l’éducation de leurs enfants.

Selon le président de l’association des parents d’élèves et amis de l’école « plus de 1200 élèves et 200 employés de la Citadelle sont en attente d’une décision du ministre qui abroge la note de service du 21 septembre. Mais, jusque là rien n’est clair », a dit monsieur Tcheder Assimiou. Il ajoute qu’ils ont « mené plusieurs démarches auprès du ministère, mais jusqu’à présent rien n’a été dit pour l’ouverture de l’établissement. Le ministre nous avait dit qu’une délégation Turque devait arriver en Guinée pour régler le problème sans nous donner l’échéance. Voilà maintenant une semaine que les cours ont repris sur toute l’étendue du territoire. Et nous, nos enfants sont encore à la maison », déplore Tcheder Assimiou.

En outre, monsieur Assimiou dit qu’ils ont appris que cette fermeture des écoles La Citadelle « est une affaire politique. Mais nous cela n’est pas notre problème. Notre préoccupation, c’est comment envoyer nos enfants à l’école. C’est pourquoi nous avons mené des démarches vers les autorités pour trouver la solution. Malgré nos plaidoyers, la solution tarde à venir », se désole-t-il.

Cette décision, qui serait les liée au coup d’État manqué en Turquie contre le président Erdogan, n’a pas été respecté dans d’autres pays. « Quand j’ai entendu ce problème, j’ai contacté Dakar, là ou j’ai un autre enfant dans l’établissement de la Citadelle. Ils m’ont dit que les autorités sénégalaises n’ont pas obtempéré. Ils se sont opposés et ont préféré l’éducation des enfants au détriment des relations bilatérales. Mais chez nous ici, pourquoi nos autorités ne font pas autant ? », s’interroge le secrétaire administratif, Dr Aliou Diallo.

Pour lui cette attitude du gouvernement « dénote son mépris pour l’éducation des enfants, alors qu’on parle d’éducation pour tous. C’est pourquoi, nous allons saisir les organismes internationaux comme l’UNICEF, l’UNFPA, pour qu’ils nous viennent en aide ».

L’inquiétude devient de plus en plus grande chez ces parents d’élèves qui disent être incapables d’envoyer leurs enfants dans d’autres établissements « parce qu’il n’y a plus de places dans ces établissements. A ce jour la plupart des établissements dignes du nom sont déjà pleins. Il faut qu’on nous aide pour que nos enfants reprennent le chemin de l’école. Nous sommes exaspérés à la maison », se plaint Dr Aliou Diallo.

Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 620848501

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