Hollande renonce à se représenter, Condé entretient le doute sur un 3ème…

alpha-conde-et-francois-hollandeLa France n’est vraiment pas la Guinée ! Pendant que des officiels Guinéens- à l’image du directeur général de la police nationale, Bangaly Kourouma- annoncent dans tout leur sérieux que le président Alpha Condé restera président de la Guinée durant toute sa vie, le président français, François Hollande, annonce qu’il ne sera pas candidat à un second mandat.

alpha-conde-et-francois-hollande-jpg0Hier, le président guinée, Alpha Condé, a été hué par des jeunes de Kaloum, au moment où son cortège arrivait à la hauteur du stade de la Mission.

Mais, en République de Guinée, la popularité du chef de l’Etat compte peu ! En réalité, pour se faire réélire, il suffit d’être président une fois pour le rester autant de temps que le veut ou qu’on a un souffle de vie. Cela a été le cas du premier président, Sékou Touré, mort au pouvoir ; du deuxième président de la Guinée, Lansana Conté, également mort au pouvoir… C’est pourquoi, quand le troisième, Moussa Dadis Camara, a entretenu le doute sur son intention à se présenter aux élections présidentielles, cela a scandalisé tous les militants de la démocratie, sachant bien que le président sortant et quasi assuré de battre n’importe qui, quelque soit son impopularité. Pur ce dernier, le capitaine Dadis Camara fera tuer plus de 150 de ses compatriotes qui ont voulu lui contester la légitimité de se présenter. Il finira par lui-même prendre une balle dans la tête. Soigné et guéri, il a été « gardé » en « convalescence » loin du palais présidentiel pour organiser les élections qui ont permis au nouveau chef d’Etat de venir aux affaires. « Premier président démocratiquement élu », le professeur Alpha Condé s’est fait réélire en octobre 2015 par « un coup KO » au moment où il était très impopulaire. Et, le flou qu’il a entretenu sur un éventuel maintien au pouvoir après son dernier mandat constitution laisse place à des déclarations qui laissent penser que la Guinée est loin de la démocratie, surtout que ses opposants sont désormais opposés sur des petits détails comme l’accord inappliqué du 12 octobre dernier…

Bref, en France, le président François Hollande sait que son impopularité ne peut lui rassurer d’une victoire s’il se présentait. Mais, en Guinée, le président Alpha Condé sait que le manque de soutien des Guinéens ne lui empêchera pas de faire un autre « coup KO » chaque fois qu’il voudra se faire réélire. Seulement, au passage, c’est l’espoir de la démocratie qui s’éloigne. Et, c’est la raison de l’appel de détresse du président de l’INIDH, Mamady Kaba : « La démocratie guinéenne en danger»… 

A suivre !

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