La journée de ce lundi 13 février 2017 est très tendue entre jeunes manifestants qui ont barricadé la route et les agents de la police déployés pour maintenir l’ordre. Depuis 11 heures jusqu’au moment où nous mettons cet article en ligne (17 h 45), ce sont des échanges de cailloux contre des tirs de gaz lacrymogène entre les deux parties, a constaté le reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Au niveau de la mosquée de Bambéto, un important groupe de jeunes barre le passage et se regarde en chiens de faïence avec des policiers très nerveux, mais jusque-là impuissants… Des injures fusent des deux camps, le respect a foutu le camp ici.

Au carrefour de Bambeto, quelques véhicules effectuant le tronçon Aéroport-Centre Émetteur de Kipé sont en activité.

Au marché de Koloma, c’est toujours la course-poursuite, les jets de cailloux et de gaz lacrymogène qui sont de mise. De l’huile de moteur est versée sur une chaussée plus que glissante. Un jeune mal intentionné qui a retiré le téléphone d’une jeune fille a été copieusement rossé par la foule.

A rappeler que ce lundi 13 février 2017 est le septième jour de la grève lancée par l’intersyndicale de l’éducation FSPE (Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education) et SLECG (Syndicat libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée). Malheureusement, contrairement aux déclarations du ministre porte parole du Gouvernement, Albert Damantang Camara, hier, les négociations sont au point mort. Le président Alpha Condé qui a reçu les leaders syndicaux avant de s’envoler pour Dubaï aurait laissé entendre « qu’il n’est pas question d’augmenter les salaires et que la grève ne lui fait pas peur ». Or, les leaders syndicaux, comme les enseignants, tiennent au rétablissement du point d’indice qui était à 1030 et que le Gouvernement a ramené à 751. « Un général d’armée (feu Lansana Conté) nous a accordé la valeur monétaire du point d’indice à 1030 et un professeur diminue cela à 751. On ne peut pas nous retirer notre acquis chèrement obtenu. Tant qu’on n’aura pas satisfaction, il n’y aura pas cours, il n’y aura pas de révision dans les écoles. Nous allons continuer la grève jusqu’au moment où ils sauront que sans l’éducation un pays ne peut pas avancer », a dénoncé un leader syndical.

Nous y reviendrons.

Du marché Koloma, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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