Malgré les multiples appels lancés et les manœuvres d’intimidation, les enseignants continuent à bouder les cours dans certaines écoles publiques de Conakry. C’est le cas au lycée Bonfi où 04 titulaires sur les 22 programmés ont répondu présent ce lundi 05 novembre 2018, un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

L’appel à la grève générale et illimitée du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) continue d’être suivi par les syndiqués. Dans la matinée de ce lundi, il n’y a que quatre enseignants titulaires qui sont venus donner cours au lycée Bonfi, dans la commune de Matam. Pourtant, de très nombreux élèves sont venus dans l’espoir de suivre les cours.

Selon les statistiques fournies par la direction de l’école, 1293 sont venus ce lundi sur les 1344 attendus. Soit un peu plus de 96%.

Pour faire face au vide laissé par les grévistes, le gouvernement a fait appel à des contractuels, très décriés par les élèves à cause de leurs qualités intellectuelles. Pour le cas de Bonfi, 14 d’entre eux ont donné cours sur les 18 programmés.

Toutefois, aux environs de 10 heures, des jets cailloux venus de l’extérieur de l’école, vont brièvement interrompre les cours. De nombreux élèves vont répliquer pour tenter de repousser les assaillants.

La circulation sera perturbée sur l’autoroute Fidèle Castro avant que les forces de l’ordre ne viennent pour ramener le calme sur les lieux. Ce qui a permis aux cours de se poursuivre.

Pendant ce temps, une délégation gouvernementale devrait rencontrer le SLECG ce lundi pour tenter de dénouer la crise qui perdure. Selon nos informations, une commission tripartite composée du SLECG, des ministères du Budget et de la fonction publique, pourrait être mise en place pour se pencher sur les fictifs dans l’enseignement avant toute augmentation de salaire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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