Au moins quatre enseignants ont été arrêtés ce lundi, 26 novembre 2018 à Kindia. Ces enseignants ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils prenaient part à un sit-in appelé par le SLECG pour protester contre le gel de leurs salaires, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, les enseignants de Kindia se sont mobilisés ce lundi encore pour tenter d’aller manifester devant la Direction Préfectorale de l’Education contre le gel de leurs salaires. Une décision du gouvernement qui fait suite à la grève que les enseignants observent depuis le 03 octobre dernier, à l’appel du SLECG. Les manifestants se sont regroupés devant l’hôpital régional de la ville, leur point de ralliement.

Mais, ils se sont heurtés une fois encore au dispositif sécuritaire déployé sur le terrain pour les empêcher de tenir leur mouvement de protestation. Face au refus des forces de l’ordre de les laisser aller à destination, les enseignants ont voulu improviser un meeting sur les lieux. Ce qui a été également empêché par les agents de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Les manifestants se sont repliés dans le quartier Manquepas.

Le secrétaire général adjoint du SLECG à Kindia a mis l’occasion à profit pour rappeler le but de leur mouvement, avant de déplorer l’attitude des forces de l’ordre qui les empêche à chaque fois de se faire entendre. « Le sit-in prévu à Kindia, c’est à l’instar de toutes les préfectures de l’intérieur et à Kaloum dans Conakry. C’est pour exprimer notre ras-le-bol face aux menaces des autorités éducatives, pour leur dire : pas de menace, pas de peur, pas d’intimidation et pas de gel de salaires.

Nous voulons vraiment que les salaires gelés soient dégelés, que les ayant-droit soient rétablis dans leurs droits le plus tôt que possible. Nous nous sommes regroupés donc ce matin, il y a eu un grand monde. Nous partions pour nous exprimer devant la DPE, mais les forces de l’ordre se sont opposées. C’est la énième fois que les forces de l’ordre nous empêche d’exercer un droit qui est pourtant constitutionnel », a déclaré Mamadou Safayiou Baldé.

Les responsables du SLECG à Kindia ont déploré au moins quatre arrestations dans leur rang.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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