Les citoyens de la commune rurale de Doko, relevant de la préfecture de Siguiri, vivent dans la peur et l’inquiétude. Les services de sécurité ont installé un barrage de contrôle à la rentrée et à la sortie de la commune rurale, exigeant l’achat de l’assurance pour les motards. A Bembéta et Tombökö, deux districts relevant de la sous-préfecture, des patrouilles nocturnes sont organisées et pourchassent les citoyens jusque dans les familles, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les citoyens de Doko, une localité située à 45 km de la ville de Siguiri, vivent un vrai calvaire ces derniers temps. Les brigades mobiles ont installé un barrage de contrôle à 40 km de la sous préfecture, à deux pas du siège d’une société d’assurance. Une manière d’obliger les motards à payer l’assurance.

Une situation qui inquiète Cellou Camara, conseiller communal à Siguiri. « Nous sommes annexés chez nous aujourd’hui. Les citoyens ne peuvent plus se déplacer vers Siguiri. Une brigade mixte est installée à 40 km de la sortie de sous-préfecture. Ils n’ont pas besoin de papiers, même si vous exhibez tous les dossiers, on vous dit de payer obligatoirement l’assurance. Les vendeurs se trouvent à côté d’eux où tu payes 100 000 francs guinéens. Moi, je suis venus, ils m’ont arrêté, j’ai présenté tous les documents de la moto et ma personne comme conseiller communal. Mais, ils n’ont aucun respect pour nous. J’ai appelé le commandant de la gendarmerie, il me répond qu’ils ne sont pas sous sa responsabilité. A la veille de la fête, les citoyens ne peuvent plus se déplacer pour Siguiri.

En outre, Cellou Camara dénonce les incursions des agents dans les domiciles des citoyens. « A Bembéta et Tombökö, les agents de police et gendarmes outrepassent la loi. Ils font rentrer les citoyens à 21 heures. Mais, ce n’est pas tout. Ils rentrent dans les familles, arrêtent les gens par ce qu’ils prennent de l’air devant leur maison. Et quand ils t’arrêtent, tu dois payer une amende de 200 000 GNF pour retrouver ta liberté », soutient-il.

Interrogé par notre reporter sur la question, le commandant de la compagnie de la gendarmerie de Siguiri, le Colonel Lah Moussa Traoré, dit qu’il n’a aucune relation avec les brigades qui ont installé le barrage et qu’il n’est pas au courant des abus à Tombökö et Bembéta.

Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinneematin.com

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