Une manifestation a éclaté dans l’après-midi de ce mardi, 2 juin 2020, à Siguiri. Plusieurs habitants des quartiers Bolibana 1 et 2 ont investi les rues de la ville pour exprimer leur colère face aux inondations dont ils sont souvent victimes depuis le début de la saison des pluies. Les manifestants dénoncent les fausses promesses des autorités du pays relatives au pavage des voiries de ces quartiers, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Une forte pluie s’est abattue dans la matinée de ce mardi 2 juin, sur la ville de Siguiri. Et comme d’habitude, elle a provoqué des inondations dans les quartiers Bolibana 1 et 2. Les rues et plusieurs maisons ont été complètement inondées. Ce qui a révolté les jeunes de ces localités, fatigués de vivre le même calvaire chaque fois qu’il pleut. Ils sont sortis pour exprimer leur ras-le-bol dans la rue, dénonçant les fausses promesses du président Alpha Condé et son gouvernement.

En effet, à l’occasion de la campagne des élections locales de février 2018, le gouvernement a nourri ces citoyens d’un grand espoir, en procédant au lancement d’un projet de pavage des voiries de ces deux quartiers. Mais, cet espoir s’est transformé finalement en désillusion puisque ces travaux n’ont jusque-là pas vu le jour. D’où la colère des manifestants, qui disent avoir été trahis par les gouvernants. Ils regrettent d’ailleurs d’avoir voté pour le président Alpha Condé.

« Au début de la campagne électorale, le gouvernement est venu lancer ce projet de pavage des voiries dégradées de la ville. Mais, le projet s’est limité au lancement officiel des travaux, rien n’a été fait sur le terrain. Aujourd’hui, les eaux de ruissellement n’ont plus de passage, c’est pourquoi quand il pleut, toutes nos maisons sont inondées. Nous regrettons amèrement d’avoir voté pour ce président.

Quand il a lancé ce projet, nous avons créé un mouvement de soutien dénommé Alpha Tèwala (Alpha Condé ne quittera pas le pouvoir, ndlr), mais aujourd’hui nous regrettons cela. Donc, nous avons bloqué le passage parce que c’est le moyen pour nous de nous faire attendre », a déclaré Laye Soumano, le porte-parole des manifestants.

Plutôt que d’utiliser la force pour disperser les protestataires, la police a opté pour la voie pacifique. Les agents du commissariat central de Siguiri déployés sur le terrain ont négocié pendant un long moment avec les jeunes pour tenter de les convaincre à lever les barricades sur la route, mais sans succès. Les manifestants campent toujours sur leur position.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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