Guinée : le ministre de la santé, Remy Lamah, testé positif au Covid-19

7 juin 2020 à 16 04 22 06226


C’est ce dimanche, 07 juin 2020, que le ministre guinéen de la Santé, le médecin-colonel Remy Lamah, a annoncé  avoir été testé positif au Covid-19. Avec Rémy Lamah, d’autres membres du Gouvernement avaient également contracté le virus chinois : Moustapha Naïté, Sékou Kourouma, Albert Damantang Camara, Mouctar Diallo. Et tous sont sortis guéris, sauf le ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Sékou Kourouma…

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Les mots et les maux du ministre

7 juin 2020 à 10 10 27 06276

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Une fois n’est pas coutume, je t’adresse ces quelque lignes pour te raconter l’épreuve peu enviable que je traverse et bien évidemment solliciter ta précieuse aide pour me sortir de cette situation. Ainsi, et comme tu as dû suivre l’actualité dans notre pays, j’avais prévu tout sauf ce qui est en train de m’arriver.

En l’espace de quelques mois, je suis passé du statut d’un homme puissant à celui d’une marionnette. Comme le grand frère ainé auquel le père a donné tous les pouvoirs sur ses frères et sœurs cadets et qui, subitement est chicoté proprement par le même père et devant toute la famille, j’ai été profondément humilié par celui qui m’avait pourtant rassuré que j’avais les pleins pouvoirs.

Mais, il n’y a pas que ce désaveu qui m’a fait souffrir. Il y a eu d’autres choses dont cette fameuse modification de la nouvelle loi suprême de notre pays. La loi à laquelle j’ai consacré toute mon énergie et toutes mes forces a été modifiée sans mon avis. Encore moins mon aval. Par qui, je ne saurai le dire. Toujours est-il que la modification en question va à l’encontre d’une convention non écrite entre mon patron et moi.

Ce changement qui dépouille désormais l’équipe que je suis censé diriger de toute crédibilité, m’a profondément bouleversé. L’enchaînement de tous ces coups m’a rendu malade. Mais, comme tu me connais, je ne me laisse pas abattre par le premier coup. C’est pourquoi, je suis en train de reculer pour mieux sauter.

Au passage, j’ai lu non sans ironie l’article d’un journaliste amateur selon lequel je suis confiné chez moi. Je qualifie cet homme d’amateur parce qu’il ne met pas le mot juste à sa place. Même si le confinement a le vent en poupe dans le monde, mon cas n’est pas un confinement. Dans mon cas c’est le mot RETRANCHEMENT qui sied. Un confiné subit. Un retranché fait subir. Le premier est passif. Tandis que le second est actif.

Je suis donc tel un soldat mutin retranché quelque part et prêt non pas à subir un assaut mais à en donner. C’est vrai que j’ai donné comme prétexte le fameux confinement pour justifier mon absence sur la scène publique. Mais si les autres ignorent la réalité, mon principal protagoniste, lui, en homme averti, sait pertinemment ce qui se passe. Il sait que je suis en colère. Et, il sait pourquoi.

Pour le moment, il pense m’avoir roulé dans la farine. Mais, il ne sait pas que je pourrais le rouler dans le ciment. C’est vrai que jusqu’ici il a plutôt remporté la partie contre moi. En effet, à partir du moment où j’ai fait fondre mon parti dans le sien, j’ai commis une erreur fatale. Mais, les épreuves sont faites pour être surmontées. Je te promets que je vais surmonter celle à laquelle je suis confronté.

Cette erreur est celle d’accepter une soi-disant fusion qui n’en était pas une. Je ne t’apprends rien en te disant que dans une fusion chaque partie perd une partie de ses pouvoirs et prérogatives. Exemple, devant l’hégémonie chinoise ou indienne, deux entreprises européennes décident de fusionner. Les pertes et les profits sont partagés.

Dans notre fusion, nous, c’est l’un qui avale l’autre. Cela a été la plus grave erreur que j’ai commise dans ma vie. Car je me retrouve comme un soldat dépouillé de son arme. J’ai sacrifié mon parti. Même si je veux je ne peux pas créer un autre dans la mesure où c’est le même qui a avalé mon parti qui devra autoriser la création d’un autre. Ce qu’il ne fera jamais. Or les récents déboires d’un autre qui avait quitté son parti pour adhérer à un autre sont suffisamment dissuasifs pour tenter de récupérer un de ces nombreux partis sans militants, sans moyens, ni siège.

Il y a des cadres qui seraient prêts à me céder la présidence de leur parti ; mais, je crains que la suite ne soit à l’image d’un homme qui récupère une femme abandonnée à laquelle il apporte tous les soins du monde et qui, devenue propre et belle, abandonne le pauvre homme. Le récent cas dont je parlais plus haut est un cas d’école.

Bref, mes problèmes sont nombreux et semblent être insurmontables. Mais, c’est sans me connaître. Dans ma stratégie de riposte, comme le mot est en vogue, je souhaite obtenir ton concours. Je veux que tu ailles voir notre vieil ami, le Karamoko pour lui dire que j’ai besoin de lui. Plus que par le passé. Je souhaite qu’il m’aide à neutraliser mes ennemis. Et, surtout, à reconquérir le cœur de mon patron pour que je sois son dauphin préféré.

Je ne me fais guère d’illusion. Je sais que beaucoup d’autres travaillent pour le même objectif. Mais, comme disent nos cousins de l’autre coté, c’est parmi les balles qui ratent leur cible qu’il y a celles qui vont l’atteindre. Pour le prix de la kola, tu peux le rassurer. A condition toutefois que la situation actuelle change, que je sois à nouveau dans le cœur de mon patron qui m’a tourné le dos ces derniers temps. Et, ça, c’est notre faute nous trois : toi, mon Karamoko et moi-même. Nous avons tous dormi sur nos lauriers. Laissant le terrain favorable à l’adversaire ou plutôt aux adversaires. Car, ils sont nombreux, nuisibles et redoutables.

Pour terminer, je n’attends pas une réponse écrite de ta part. J’attends plutôt les retombées du travail du vieux. C’est-à-dire le retour à de meilleurs sentiments entre mon patron et moi.

Ton ami, le ministre confiné pour les uns et retranché pour lui-même.

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Covid-19 : l’UFDG offre des kits de protection à ses structures de Labé, Gaoual et Koundara

7 juin 2020 à 9 09 53 06536

Mamadou Bachir Koula Diallo, secrétaire fédéral de l’UFDG Labé et l’honorable Cellou Baldé

Les fédérations de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et leurs organismes parallèles dans la Région Administrative de Labé élargies aux préfectures de Gaoual et Koundara viennent de bénéficient d’un important lot de matériel de prévention de la pandémie de coronavirus (Covid-19), composé essentiellement de kits de lavage de mains et de bavettes offerts par la Direction Nationale du parti, avec à sa tête son président, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com, en Moyenne Guinée.

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Télimélé : SOS pour madame Houlaimatou Bah

7 juin 2020 à 8 08 56 06566

Née en 1994 à Télimélé, madame Houlaimatou Bah souffre d’une tumeur qui a commencé au niveau de son visage depuis deux ans par des boutons. Mariée en 2014 et mère d’une fille, elle est originaire de Missidé Linguewi, relevant du district de Hallandédjan, commune rurale de Sarékaly.

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Falsification du texte constitutionnel : la patate chaude entre les mains d’Alpha Condé

7 juin 2020 à 8 08 16 06166

Alpha Condé a pourtant jurer de respecter et de faire respecter la Constitution 

Après la deuxième transition militaire, suivie de l’élection présidentielle de 2010, la Guinée était censée rejoindre le concert des Nations démocratiques. Grâce notamment à deux facteurs. Premièrement, depuis l’indépendance, le pays venait de connaître une transition pacifique, avec la transmission du pouvoir d’un militaire à un civil. Même si les deux coups d’Etat (de 1984 et de 2008) s’étaient déroulés sans effusion de sang, parce que perpétrés contre des cadavres, les institutions, elles, avaient été dissoutes. Deuxièmement, pour la première fois, un homme véritablement politique, et de surcroît bien formé, était à la tête de l’Etat.

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Simandou : la Guinée enfin maître de son destin

7 juin 2020 à 7 07 45 06456

Libre Opinion : Situé à plus de 650 Km au Sud-est de la Guinée, le Simandou est une merveille naturelle qui offre un paysage magnifique. Mais s’il est un aspect par lequel il fait l’objet de nombreuses convoitises, c’est moins son paysage pittoresque que sa valeur minière incommensurable. Le gisement de minerai de fer du Simandou est de classe mondiale avec une possibilité d’exploitation d’environ 400 ans, pour une production annuelle moyenne de 100 millions de tonnes.

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