Environ un mois après son arrestation, Nafadima Djônko Sacko, le père de la fille qui a égorgé son mari en mai dernier à Mandiana, a recouvré sa liberté. Il a été libéré sous condition hier, vendredi 5 juin 2020, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Dans la matinée du samedi, 9 mai 2020, les habitants du district de Semana, relevant de la sous-préfecture de Koundjan, située à 47 kilomètres de la ville de Mandiana, ont été surpris par l’acte horrible commis par Saningbè Sacko. L’adolescente a égorgé son époux, Kèoulén Konaté, seulement trois jours après leur mariage. Après son interpellation, elle a expliqué avoir agi ainsi parce que son père l’a obligée à se marier de force. C’est ainsi que son père, Nafadima Djônko Sacko, a été interpellé et conduit en prison pour violation de la loi, interdisant les mariages précoces et forcés.

Mais, la jeune fille a finalement changé sa première version, disculpant son père. Elle soutient avoir tué son mari, âgé de 23 ans, alors qu’elle était sous le contrôle d’un esprit surnaturel. Ce revirement de Saningbè Sacko et les témoignages des habitants de la localité, tous assurant que la fille n’a pas été mariée de force, ont amené le juge de paix par intérim de Mandiana, à ordonner la remise en liberté du père de famille assortie de son placement sous contrôle judiciaire.

« De nombreux habitants du village sont venus en groupe pour témoigner que la fille n’a pas été forcée, parce que qu’elle entretenait déjà une relation avec le garçon avant même leur mariage. Voilà pourquoi nous avons accordé une liberté provisoire à Nafadima Djônko Sacko. Il doit se présenter deux fois par semaine à la justice, en attendant le jugement de sa fille Saningbè Sacko, qui est toujours en détention », a confié le juge Lansana Soumah.

Mamady Konoma Keïta et Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26

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