L’état d’urgence sanitaire, décrété depuis plus de 3 mois pour freiner la propagation du coronavirus, a entrainé une paralysie générale de toutes les activités. Le secteur des transports aura été l’un des plus secoués avec l’isolement de Conakry des villes de l’intérieur dont il est interdit de rallier. Les gares routières, fermées depuis la fin du mois de mars, sont aujourd’hui dans une atmosphère très morose. Tel est le constat fait à la gare routière de Bambéto, dans la commune de Ratoma, par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier, samedi 11 juillet 2020.

Pour éviter la propagation de la pandémie du coronavirus, les différentes gares routières de Conakry sont fermées. Autrefois très bruyants, ces centres sont aujourd’hui méconnaissables avec responsables et chauffeurs peu bavards.

C’est le cas de la gare routière de Bambéto où aucune activité liée au trafic interurbain n’est pratiquée. Toutes les activités tournent au ralenti en cette période de coronavirus. A l’intérieur du parc, le bureau syndical est bien ouvert, mais aucun chef de ligne n’est présent, à plus raison un véhicule de transport en commun.

Sur place, aucun responsable de la gare n’a voulu se prêter à nos questions. Joint au téléphone pour savoir leurs difficultés et le message qu’ils lancent à l’endroit des autorités, le 1er responsable des lieux, Elhadj Mamadou Yaya Baldé, dit ne pas être à Conakry, avant de soutenir qu’il n’est pas préparé à répondre à nos questions.

Son adjoint trouvé sur place a opté pour la même posture. « Vous avez vu que tout est fermé depuis plus de 3 mois. Alors, je ne peux rien vous dire. D’ailleurs, tout ce temps j’étais à Kindia. Je viens à peine de rentrer à Conakry. Je ne connais rien de ce qui se passe ici. Seulement, la gare est fermée et il n’y a aucun trafic. Le jour où on vous dira que les gares routières sont ouvertes, vous allez venir voir la joie des gens ici ».

Les transporteurs qui font le trafic en dehors de la gare se méfient également de tout commentaire. « Mon frère, tout le monde est au courant de ce qui se passe actuellement. On n’a pas besoin de vous dire que rien ne va dans le pays avec cette pandémie. D’ici à Kindia, il y a au moins 4 barrages. Et à chaque barrages, on débourse au moins 30 000 francs guinéens aux agents », a dit sous anonymat un vieux chauffeur qui roule sur le tronçon Conakry-Kindia.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/654 416 922

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