L’axe Kagbélen Dubréka connait une dégradation très poussée en cette période de grandes pluies. Cette route, connue sous l’appellation « nationale Nº3 », fait la jonction entre Conakry et plusieurs autres préfectures, à savoir Dubréka, Boffa, Boké, Fria, Gaoual, Koundara, et même les pays limitrophes. En plus de la cherté des frais de transports pour rallier ces localités, les usagers éprouvent aujourd’hui d’énormes difficultés en empruntant ce tronçon très dégradé. Tel est le constat fait par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

La traversée de la route Kagbélen-Dubréka est devenue un véritable casse-tête pour les usagers et riverains. Ce mauvais état entraîne d’innombrables bouchons sur l’axe.

Mohamed Keita, chauffeur sur la ligne Kagbélen-Dubréka, explique les difficultés auxquelles ils font face tous les jours sur ce tronçon. « Aujourd’hui, tout ce qui nous fatigue ici, c’est la dégradation poussée de notre ligne là qu’est Kagbélen-Dubréka. Mais cela est dû à l’étroitesse de la route et les trous qui se forment au milieu de la chaussée. Ce n’est pas ici seulement. C’est d’ici jusqu’au dernier barrage de Bawa après le centre ville de Dubréka. Tout le temps il faut envoyer sa voiture au garage pour réparation. D’habitude en saison pluvieuse, ça se dégrade. Mais, cette année est sans précédent. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de nous aider à réparer la route. »

Mohamed Sylla, taxi-motard sur ce tronçon, invite le gouvernement à jouer son rôle. « Par rapport à l’état de la route, nous rencontrons des difficultés. D’ailleurs, ces difficultés mettent nos vies en danger. Et, ça c’est tous les jours que Dieu fait. Parce que c’est la petite bonne partie qui reste sur la route qui est convoitée par tous les chauffeurs et nous les conducteurs en ce moment. Que cette partie soit ton droit ou pas, tu es obligé de passer là-bas pour ne pas que ton engin ait des problèmes. C’est là-bas le plus souvent que nous, les taxis motards, nous nous rencontrons avec les gros porteurs et les voitures. Donc, si un engin arrive à nous coincer ou cogner, c’est nous qui perdons. En fait, moi je demande juste aux décideurs de se mettre à leur place, de jouer leur rôle. Nous, on s’enregistre, on paye les billets journaliers et taxes pour l’État. Si les usagers se battent pour être dans les normes, pourquoi l’État ne peut pas s’efforcer pour assumer sa responsabilité ? »

Hassimiou Camara, chef de quartier de Kagbélen plateau

Très préoccupé par la situation, Hassimiou Camara, chef de quartier de Kagbélen plateau, rappelle les souffrances endurées par les usagers à 50 mètres de son siège. « L’état de la route est vraiment dégradé en ce moment. Les usagers en souffrent beaucoup. Je pense bien que les usagers de la route payent les taxes à l’État. Je ne suis pas spécialiste, je ne suis pas du domaine. Mais, selon ma compréhension, je peux dire qu’on paie ça pour que la route soit bien entretenue. Donc cette dégradation joue sur tous les pratiquants. Les gens y souffrent énormément. Après avoir payé les vignettes et autres, il te faut tout le temps passer au garage pour l’entretien de ton engin. Quand la route connait une telle dégradation, cela peut entraîner d’autres problèmes. Ce fut le cas d’un accidenté qui devrait être transporté d’urgence dans un hôpital à Conakry qui a trouvé la mort dans les bouchons au niveau du rond point Kagbélen. Donc, nous pouvons lancer un appel en tant que responsable du quartier et citoyen riverain, au gouvernement, à travers le département des travaux publics afin qu’ils viennent évaluer l’état de cette route, surtout à la direction chargée de l’entretien des routes », a lancé monsieur Camara.

Sâa Yolandé Tolno, directeur général du Fonds d’Entretien Routier

Joint au téléphone par Guineematin, Sâa Yolandé Tolno, directeur général du Fonds d’Entretien Routier (FER) dit en être conscient et que toutes les dispositions sont entrain d’être prises pour la réhabilitation rapide de ces voies. « Je suis à l’instant T entrain de faire des ordres de service pour des entreprises qui doivent exécuter ces travaux de réhabilitation de ces routes. Donc, nous en sommes bien conscients et nous sommes entrain de travailler dessus. Le gouvernement a pris des dispositions par rapport à ça. Donc, dès la semaine prochaine, les travaux vont démarrer », a-t-il promis.

Rendez-vous la semaine prochaine pour le démarrage des travaux de réfection de ces voiries. En attendant la réalisation de cette promesse, les citoyens continuent de tirer le diable par la queue à cette saison hivernale.

Malick DIAKITE pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin