A Mandiana, plusieurs écoles de fortune constituées de contreplaqués et de tôles dans la commune rurale de Niantanina, à 65 km du chef-lieu de la préfecture, ont finalement été fermées et de nombreux enfants jetés dans la rue, faute d’enseignants, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

La sous-préfecture de Niantanina, située à 65 kilomètres de Mandiana, est confrontée à un manque criard d’écoles et d’enseignants pour des villages comme kodiaramba, Toukodo, dans le district de Gbonko et bien d’autres districts comme Bangafea, Frandjan…

Malgré les efforts consentis par ces villages pour la formation de base de leurs enfants sur place, leurs écoles, construites à base de bois et de feuilles de tôle par les communautés locales, n’ont pas, à ce jour, d’enseignants pour être opérationnelles.

Dans un entretien accordé au correspondant local de Guineematin.com, le Délégué Sous-préfectoral de l’Enseignement Elémentaire (DSEE) de Niantanina, Bankaly Traoré, déclare avoir un sérieux problème dans la localité.

« Nous avons beaucoup de problèmes. Il y a, aujourd’hui, des districts comme Bangafea, Frandjan et Gbonko, et des secteurs comme Toukôdô et Kodiaramba qui n’ont pas d’écoles construites par l’Etat. Mais, la communauté a fabriqué des hangards pour permettre aux enfants d’apprendre sur place. Mais, les contractuels communautaires qui géraient ces écoles, ont abandonné et ces écoles sont fermées.

A Bangafea, on a fait un recensement depuis 2019. Il y avait 52 élèves. Immédiatement, le district a construit une école en hangard mais on n’a pas eu d’enseignants pour cette école jusqu’à présent.

Toukôdô aussi est un secteur de Gbonko. Les citoyens ont construit une école de fortune (fabriquée en des bois et basse) avec plus de 32 élèves qui devaient même faire la troisième année, mais depuis l’ouverture, le seul enseignant qui gère Là-bas est malade donc l’école est fermée.

Kodiaramba est un secteur de Gbonko aussi où la communauté elle-même a fabriqué un hagard pour former leurs enfant mais par manque enseignant, ces élèves au nombre de 36 sont obligés de rester à la maison.

En plus de cette situation, nous avons des écoles construites par l’Etat qui ne fonctionnent pas par manque d’enseignants. Il y a deux districts qui ont aussi arrêté les cours par manque d’enseignants, car ces écoles étaient gérées par les contractuels communautaires. Il s’agit de l’école Samamoudoula, une école de deux classes et une direction construite par l’Etat. Cette école est fermée depuis 3 ans par manque enseignants. C’est un contractuel d’état qui gérait cette école.

L’école du district de Soron, qui est une ancienne école de 3 groupes pédagogiques de 86 élèves dont 30 filles. Mais, cette école risque d’être fermée aujourd’hui, car elle est dirigée par un seul contractuel, qui nous a averti qu’il va partir ailleurs dans les prochains jours », a expliqué l’encadreur pédagogique.

Enfin, le directeur Bankaly Traoré a expliqué que même dans les autre districts de sa juridiction, il n’y a eu que peu d’écoles qui ont reçu des enseignants titulaires (enseignants d’Etat) et que la majorité est gérée par les contractuels communautaires qui sont payés par la communauté. C’est le cas par exemple dans les districts de Desso où une école de 3 classe est gérée par un seul enseignant contractuel communautaire.

Egalement, l’école de DANDELA est dirigée par un seul enseignant. Même à Niantanina centre, l’école primaire est dirigée par un seul enseignant, qui est épaulé par des contractuels communautaires, a précisé le Délégué Sous-préfectoral de l’Enseignement Elémentaire (DSEE) de Niantanina.

Interrogé au téléphone par le correspondant préfectoral de Guineematin.com, le maire de Niantanina, Drissa Diakité, en déplacement, a déploré cette situation et appelé les autorités de la Guinée, les partenaires et les ressortissants de Mandiana à aider les enseignants pour sauver ces écoles. « C’est vraiment déplorable ! La situation des écoles, surtout quand vous prenez le nombre d’élèves dans ces districts comme DANDELA, Gbonko Samamoudoula, c’est déplorable ! Donc, nous lançons un SOS à l’Etat, aux partenaires de la Guinée, aux ressortissants et à toutes les personnes de bonne volonté pour nous aider ; car, la recette communale ne pourra pas soutenir ces enseignants », a dit le maire Drissa Diakité.

De Mandiana, Mamady Keita Konoma pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26

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