Politique: pas de ville morte ce jeudi à conakry

2 mai 2018 à 23 11 48 05485

Il n’y aura finalement pas de ville morte demain jeudi, 03 mai 2018 à Conakry. L’opposition républicaine qui avait appelé ses militants de la capitale à observer une journée ville ce jeudi et à se mobiliser pour accompagner ses membres poursuivis devant le TPI de Dixinn, a décidé de reporter cette manifestation. La raison, c’est l’annulation de la procédure judiciaire engagée contre cinq responsables de l’opposition, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La tension était une nouvelle fois montée d’un cran dans les rangs de l’opposition républicaine, suite à la plainte déposée contre cinq de ses responsables, poursuivis dans le cadre de l’incendie du commissariat urbain de police de Cosa, le jour de la dernière manifestation des opposants. Le ministère de la sécurité avait estimé que les organisateurs de la manifestation étaient civilement responsables de ces dégâts, et avait décidé de les poursuivre devant la justice.

Une situation qui intervient en pleine crise politique née de l’annulation de plusieurs suffrages favorables à l’opposition lors des élections du 04 février, et qui attisé la colère des opposants. Ces derniers qui crient à un acharnement judiciaire avaient appelé leurs partisans à faire de ce jeudi, 03 mai 2018 une journée ville morte et à se mobiliser pour accompagner les cinq membres de l’opposition républicaine au tribunal de première instance de Dixinn.

Mais, ce mercredi, les opposants ont appris que la procédure engagée contre les responsables de l’opposition a été annulée. Ils se sont réunis donc en plénière et ont décidé de reporter également leur journée ville morte. « La justice a décidé d’annuler la procédure engagée contre leaders des partis politiques de l’opposition qui devaient comparaître le jeudi 3 mai 2018. La plénière a pris une bonne notation par rapport à cette annulation, et par conséquent, dans le souci de maintenir la paix et la quiétude, la plénière a décidé de reporter la ville morte qui était préalablement programmée le jeudi 3 mai 2018, au mercredi 9 mai 2018 », a annoncé Alhoussény Makanéra Kaké, l’un des opposants qui étaient poursuivis, au sortir de la rencontre.

Les opposants n’annulent pas donc leur ville morte, mais ils la reportent tout juste. Car, ils souhaitent que leurs militants « qui sont illégalement dans les mains de la justice » tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays soient également libérés. Ils disent donner la chance au gouvernement et aux personnes de volonté de continuer dans cette dynamique d’apaisement, en faisant bénéficier à leurs partisans détenus, la même chose que les leaders politiques ont bénéficiée.  Il s’agit des militants de l’UFDG détenus à Conakry, ceux de Kalinko détenus à Faranah, ceux de Linsan détenus à Kindia et ceux de Dubréka.

L’opposition républicaine a réitéré en outre, sa décision de reprendre à partir de la semaine prochaine, les manifestations de rue pour réclamer la restitution des voix qui lui ont été « volées » par les présidents des CACV lors des élections locales du 04 février dernier.

Mamadou Laafa Sow pour Guinematin.com

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Journée mondiale de la liberté de la presse: voici ce qu’en dit Asmaou Barry de l’APAC

2 mai 2018 à 23 11 45 05455

La Guinée va célébrer demain jeudi, 03 mai 2018, la journée mondiale de la liberté de la presse. Une célébration qui coïncide avec la publication du classement de Reporters Sans Frontières, dans lequel la Guinée recule de trois places.

C’est dans ce cadre que Guineematin.com a donné la parole à Asmaou Barry, présidente de l’APAC (Association des Professionnelles Africaines de la Communication). Pour notre consœur, le bilan de la liberté de la presse en Guinée est mitigé. Il a également été question des actions menées sur le terrain pour l’ancrage de la liberté de la presse, chèrement acquise.

 Guineematin.com : Demain jeudi, 03 mai 2018, c’est la journée internationale de la liberté de la presse. Quel est votre regard sur le respect de la liberté de presse en Guinée ?

Asmaou Barry : par rapport à la situation de la presse en Guinée, c’est que même si tout n’est pas rose, il faut se féliciter, remercier les ainés qui ont travaillé, pour que la jeune génération de journalistes exerce aujourd’hui ce métier dans une certaine liberté. Une liberté qui peut bien entendu être relative… Rien n’est encore parfait, tout est perfectible… Aujourd’hui, nous sommes en 2018, comment les journalistes exercent le travail ? On a tous vu le rapport de RSF, qui n’a pas surpris la presse guinéenne cette fois-ci. Vu ce que les médias, les journalistes ont vécu courant 2017, notamment le dernier trimestre de 2017, il y a des cas de bastonnades, il y a eu des cas d’emprisonnement, il y a eu des poursuites judiciaires, il y a eu des radios fermées, il y a eu des menaces verbales à l’endroit des journalistes. Donc, tous ces faits ne contribuent pas à donner une très belle appréciation de la situation de la liberté de la presse et d’expression en Guinée.

Guineematin.com : quels sont les défis à relever par la jeune génération ?

Asmaou Barry : il y a des chalenges aujourd’hui. Si hier nos ainés, les défis étaient de dépénaliser les délits de presse par exemple, aujourd’hui la nouvelle génération, le défi se situe à deux niveaux.

Premièrement, c’est au niveau de l’accès à l’information. Si toujours on continu à dire que les journalistes sont bastonnés parce qu’ils sont allés couvrir un évènement ou bien il y a eu un incident, c’est parce que tout simplement les journalistes guinéens ont des problèmes à accéder aux sources d’information, aux documents d’information publique. Et ça, c’est du à la classification de la loi sur l’accès à l’information qui a été adopté au même titre que la loi sur la liberté de la presse, et la loi sur la HAC (Haute Autorité de la Communication) qui ont toutes été adoptées par le CNT (Conseil National de Transition). Mais, la troisième sur l’accès à l’information a tout simplement disparu. Et aujourd’hui, les journalistes peuvent arriver dans un endroit et il n’est pas exclu qu’ils soient renvoyés comme des malpropres.  A mon avis, ça c’est un défi pour la Guinée, pour les journalistes guinéens mais aussi pour les citoyens parce que cette loi permet à n’importe quel citoyen de rentrer dans un service public et demander des informations sur un dossier, sur une affaire et de l’obtenir. Donc, si la presse guinéenne arrive à se donner les mains, se battre ensemble pour que cette loi soit déclassifiée, ça serait un grand pas vers la liberté de la presse, un grand pas vers la liberté d’informer les citoyens. Et je pense qu’en ce moment,  lorsque la loi sur la liberté de la presse et la loi sur l’accès à l’information seraient suffisamment vulgarisées, notamment auprès des sources d’informations, mais aussi des populations, peut-être que les incidents liés aux couvertures médiatiques vont diminuer.

A part l’accès à l’information, il y a également le défi qui est d’ordre économique. Aujourd’hui, qu’on ne se voile pas la face, en Guinée le modèle économique des médias n’est pas ce que ça devait être. Nos organes de presse, rares sont ceux qui fonctionnent comme une entreprise de presse, du coup aujourd’hui, ce qu’on constate, c’est un quelqu’un, un journaliste il a deux ordinateurs, une table il crée un organe de presse sans pour autant avoir même les six (6) premiers mois de fonctionnement. Du coup, quand le journaliste arrive, il a des problèmes de fonctionnement, il y a des problèmes de salaire, des problèmes de matériels de travail quelques fois. Du coup, le cadre n’est pas réuni, les conditions ne sont pas réunies pour que le journaliste exerce librement et en toute impartialité. Et ce que cela a comme conséquences, quand le reporter arrive sur le terrain, c’est le gombo on parle, c’est le communiqué final ; ou  alors c’est de céder à certaines tentations à garder certaines informations en échange d’argent. Et comment peut-on lutter contre cet amateurisme-là, contre ce journalisme alimentaire lorsque le reporter à la fin du mois n’a pas un bon salaire ou alors lorsqu’il peut faire trois mois sans être payer, alors lorsque son enregistreur c’est lui qui achète, son matériel de travail  n’est pas disponible quand il voudrait ? Donc, voici autant de facteurs qui font que le cadre économique aujourd’hui des médias doit être revu.

Guineematin.com : aujourd’hui, en tant que présidente d’association de presse, qu’est-ce que vous faites pour permettre aux journalistes de travailler en toute sécurité sur le terrain ?

Asmaou Barry : l’association que je préside n’est pas comme les autres. Moi, je tiens à préciser que celle que je préside est une association de femmes journalistes évoluant dans les médias. Ce qui est différent des autres organisations. Et donc, pour apporter une certaine contribution, nous œuvrons quand-même à la formation des femmes journalistes pour qu’elles puissent avoir la capacité d’exercer ce noble métier qui, quand il est très bien exercé, contribue au changement de l’image même de la corporation. D’ailleurs demain, à l’occasion du 3 mai, nous allons signer une convention de partenariat avec le Centre Internationale de Recherche et de Documentation de Kipé et cette convention de partenariat nous permettra d’organiser une séance de formation par mois pour les membres de l’APAC. Donc, il y aura un expert sur une question donnée qui viendra échanger avec eux sur différentes thématiques qui intéressent le métier de journaliste, mais aussi pour des besoins de reportage, de documentation sur un sujet. Tout ça, c’est une manière d’aider les femmes à faire entendre leurs voix. Donc, nous au sein de l’APAC, voici entre autres ce qu’on fait pour les femmes journalistes.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel.  (00224) 621 09 08 18

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Liberté de la presse en Guinée, plainte contre les gendarmes, perspectives…Tham Camara se confie à Guineematin

2 mai 2018 à 23 11 40 05405

La journée mondiale de la liberté de la presse sera célébrée demain jeudi 03 mai 2018. En prélude à cette fête, un reporter de Guineematin.com a rencontré Amadou Tham Camara, journaliste et président de l’AGUIPEL (Association Guinéenne de la Presse en Ligne).

Avec monsieur Tham Camara, il a été question entre-autres d son regard sur la liberté de la presse en Guinée mais aussi de ce que l’AGUIPEL fait pour assurer la protection des journalistes.

Guineematin.com : quel est votre regard sur la situation de la liberté de la presse en Guinée ?

Amadou Tham Camara : si l’on tient compte du dernier classement de Reporters Sans Frontières (RSF), il faut se dire que le pays a reculé. C’est évident, parce que cette année, il y a eu beaucoup de faits qui corroborent ce recul-là. Alors, il y a eu d’abord le fait que des journalistes ont été interpellés, des journalistes de radios ont été indûment enfermés. Tout ceci n’est pas de nature à donner une bonne image de la liberté de la presse, surtout que par moment, le président de la République lui-même s’est mué en censeur, en demandant à la presse de ne pas donner la parole à tel ou tel acteur. Tout ceci a concouru à dégrader un peu la liberté de la presse. Somme toute, la liberté de la presse reste un baromètre de la démocratie et si cette liberté est écornée, la démocratie s’en ressent tout simplement.

Guineematin.com : les journalistes font l’objet de plusieurs brimades sur le terrain de reportage. Vous, en tant que président d’association de presse, qu’est-ce que vous faites pour assurer la protection des journalistes ?

Amadou Tham Camara : chaque fois que nous sommes saisis, évidemment nous dénonçons par les moyens qui sont les notre. Et, s’il s’agit des communiqués nous ne manquons pas. Si le problème se judiciarise, nous nous constituons partie civile, parfois nous portons plainte. Chaque fois que des incidents malheureux arrivent, nous prenons notre responsabilité en dénonçant par des communiqués de presse, dans le cas échéant, nous nous transportons en justice, ce sont là les actions que nous prenons.

Guineematin.com : récemment il y a des journalistes qui avaient été violentés à l’escadron mobile numéro 3 de Matam, leur matériel de travail détruit. Une plainte régulière a été déposée auprès du Parquet Général de la Cour d’Appel de Conakry. Où en est-on aujourd’hui sur cette affaire ?

 Amadou Tham Camara : vous savez, la justice ne va pas à la vitesse voulue. Elle a sa vitesse que nous déplorons, mais sur lesquelles nous n’avons pas beaucoup de levier. Mais, c’est un chantier sur lequel nous travaillons, nous sommes en intelligence avec les avocats qui suivent le dossier. Aux dernières nouvelles, le parquet a écrit à notre avocat pour des compléments d’informations que nous devons fournir. Nous devons lui répondre, pour lui donner ces informations complémentaires. Donc, le dossier n’est pas bouclé et ça n’avance pas au rythme souhaité. Mais, que voulez-vous ? C’est le rythme de la justice guinéenne, nous n’avons pas beaucoup d’emprise sur cette justice-là. Ce que nous pouvons faire, c’est de mettre des bouchées doubles afin que les actions aboutissent.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est prévu demain pour la célébration de cette fête ?

Amadou Tham Camara : la presse est conviée demain à La Maison de la Presse à partir de 10 heures, où nous allons nous retrouver autour des thèmes que nous allons développer. Des thèmes d’actualité qui seront débattus par d’éminents professionnels des médias et donc nous allons essayer de marquer ce coup, faire l’état des lieux, faire notre introspection. Nous avons invité la plus haute autorité du pays, le président de la République, mais également certains partis principaux notamment le RPG, l’UFDG et l’UFR à cette cérémonie. C’est pour qu’ensemble nous célébrions la liberté de la presse qui même diminue. Si  la liberté de la presse recule, c’est un recul pour la démocratie. Donc, il faut que les problèmes de la presse soient ressassés demain devant les autorités pour que chacun sache quels sont nos problèmes, quels sont nos difficultés afin qu’ensemble on puisse trouver les meilleures solutions possibles.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 621 09 08 18

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TPI de Kaloum : le léonais, le gendarme et le visa Conakry-Allemagne via Dubaï

2 mai 2018 à 20 08 19 05195

De nombreux guinéens sont passés maitres dans l’art de confectionner des documents de voyage. C’est dans ce cadre que monsieur Jean Baptiste Biagra s’est connu avec un léonais, en l’occurrence Naby Camara. Ce dernier promet de faire voyager le beau frère de monsieur Biagra de Conakry en Allemagne, via Dubaï. Les choses vont tourner court et le léonais se retrouve en prison. Son procès s’est poursuivi ce mercredi 02 mai 2018 au Tribunal de Première Instance de Kaloum, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

 Dans ce projet de voyage, plus de 40 millions de francs guinéens sont échangés entre Jean Baptiste et Naby Camara. Le gendarme Bala Camara, en service à l’aéroport de Conakry, est mis à contribution pour faciliter les choses. Devant l’échec de la tentative d’aller jusqu’en Allemagne, le léonais et le gendarme sont mis aux arrêts et poursuivis pour escroquerie, faux, usage de faux et complicité.

 Interrogé à la barre par le juge Saïkou Barry, la victime est revenue en détails sur les événements. Selon Jean Baptiste Biagra, « Naby Camara m’a convaincu qu’il pouvait aider mon beau frère à voyager pour l’Allemagne via Dubaï. Quand il m’a présenté au gendarme, cela m’a rassuré davantage. Pour une première fois, c’était en septembre 2017, j’ai versé la somme de 1000 Euros, soit 11 millions de francs guinéens pour obtenir le visa pour Dubaï.  Ensuite, quand on eu ce visa, Naby Camara m’a demandé 25 millions de francs guinéens, pour le visa Dubaï-Allemagne. J’ai également donné cette somme. Nous sommes venus à l’aéroport le 02 octobre 2017, mais on nous a fait comprendre que le vol était plutôt programmé pour le 09. Quand nous sommes revenus le 09 octobre, au terme des formalités, on nous a fait savoir que le billet d’avion était un faux. J’ai appelé le gendarme, puisque c’est lui qui a effectué toutes les démarches à l’aéroport. Il m’a dit que Naby Camara est allé en Sierra Léone à cause du décès de sa maman. Il m’a fait savoir qu’on pouvait acheter un autre billet à 8 millions 745 mille francs guinéens. J’ai fini par accepter avec un engagement écrit du gendarme que je me ferai rembourser cette somme ».

Ainsi, le beau frère de Jean Baptiste Biagra va voyager sur Dubaï. Mais une fois arrivé, « les choses vont mal tourner pour lui. Naby Camara m’avait dit qu’il avait un correspondant là-bas, un diplomate allemand qui allait faciliter l’obtention du visa. En lieu et place, mon beau frère tombe sur un nigérian, le contact de Naby Camara, qui lui fait payer 50 dollars US par nuit, contrairement à notre convention du départ. Au bout de 7 séjours, il va quitter le Nigérian pour errer dans la ville comme un fou. C’est ainsi que je me suis résolu à faire venir mon beau frère au Sénégal en mauvais état de santé ».

A la barre, Naby Camara n’a pas nié avoir reçu les montants cités par la partie civile. Selon lui, « arrivé à Dubaï, le voyageur n’a pas respecté la convention. Il a quitté mon contact pour aller se loger dans un hôtel. Il a donc disparu alors qu’il avait un visa d’un mois pour Dubaï. Pendant que j’étais en prison, on a payé huit millions pour l’achat du second billet ».

Quant au gendarme, il a nié toute implication  et dit n’avoir rien tiré de la transaction. Des propos confirmés par le principal prévenu, Naby Camara. Toute fois, le gendarme héberge le léonais qui est impliqué dans des affaires de voyage vers l’Australie et autres.

 Le dossier est renvoyé au 16 mai 2018 pour les plaidoiries et réquisitions. Les deux prévenus retournent à la maison centrale où ils sont détenus depuis le 24 novembre 2017.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Affaire Bolloré : Un ancien ministre d’Alpha Condé enfonce le gouvernement

2 mai 2018 à 20 08 11 05115

Comme annoncé dans plusieurs de nos publications, l’affaire de la convention de gestion du port de Conakry liant le gouvernement guinéen au groupe français Bolloré, continue d’alimenter les débats. Un débat relancé par la mise en examen du PDG de la société Vincent Bolloré en France pour corruption d’agents étrangers entre autres. L’ancien ministre de la communication, Alhoussény Makanéra Kaké qui s’est confié à Guineematin.com ce mercredi, 02 mai 2018, est revenu sur ce sujet.

D’abord, Makanéra Kaké s’est dit étonné que ça soit une surprise pour les guinéens de savoir que cette convention était biaisée pour la simple raison que, la passation des marchés de gré à gré, les privilèges accordés à des « clans ou à des amis du Président», constituent la règle de la gouvernance d’Alpha Condé. « Ce sont les marchés qui sont octroyés dans les règles de l’art qui sont très rares dans notre pays. Vous avez pris connaissance de l’étude de la Banque mondiale  et du FMI par rapport à la passation des marchés où plus de 80% sont passés sans le moindre respect des règles », a dit l’opposant.

Le président du FND se pose la question de savoir qu’est-ce que les guinéens peuvent faire pour voir de manière plus claire ce qui est dans cette affaire Bolloré et pour pouvoir, dit-il, privilégier et protéger l’intérêt des guinéens. « Ce n’est pas pour dire que la convention s’est faite dans les règles de l’art. Le président Alpha Condé a été, on ne peut plus clair, quand il dit : j’ai donné la convention à Bolloré, je privilégie les amis. Dès que vous le dites, ça veut dire que vous ne respectez pas la loi », insiste-t-il.

Pour lui, le véritable problème est de savoir si les guinéens pourront rentrer dans leurs droits par rapport à ce contrat. « C’est notre droit qui a été confisqué par le simple fait que Bolloré a été l’ami du président de la République. »

Pour enfoncer le clou, l’ancien ministre a ajouté qu’à travers ses voyages à Abidjan et à Dakar, il a constaté que la consignation et la manutention coûtent la moitié de ce que les gens payent à Conakry. « J’ai même suivi une intervention au cours d’une émission à la télévision française où on a dit que le port de Conakry rapporte à Bolloré 40 millions d’euros par an et que toutes les charges de Bolloré ne dépassent pas 10 millions. Si c’est vrai, ce que c’est un contrat léonin. Bolloré s’est réservé la part du lion, ce qui est très vicieux », a-t-il dénoncé.

L’autre information donnée par l’opposant, est que Bolloré s’est engagé à investir 500 millions d’euros en 25 ans, soit 20 millions par an. L’Etat guinéen lui aurait signé une garantie qui a atterri dans une banque où Bolloré est aussi actionnaire. « Cette banque lui a accordé par rapport à cette garantie des crédits qui sont investis dans d’autres pays. Voilà autant de questions pour lesquelles nous avons besoin de réponse », a-t-il dit.

Pour lui, dans ce dossier, il ne faut pas s’attendre à grand-chose parce que les guinéens ne peuvent pas mettre la pression jusqu’à ce qu’ils puissent avoir quelque chose de clair dans le contrat. « On pense que la Guinée appartient à monsieur Alpha Condé comme si c’est un bien privé. Sinon, ça c’est un scandale quand un président dit qu’il privilégie les amis dans l’argent de la Guinée. Il peut les privilégier dans son argent à lui ; mais, pas dans le bien commun », estime-t-il, précisant que les guinéens s’agitent ; mais, n’agissent pas.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Déguerpissement des riverains de la décharge de Dar es-Salam: l’ultimatum expire, les citoyens réclament leur dédommagement

2 mai 2018 à 20 08 07 05075

Le délai fixé aux riverains de la décharge publique de Dar es-salam pour quitter les lieux expire ce mercredi, 02 mai 2018. A partir de demain jeudi, ces citoyens risquent d’être amenés à quitter leurs maisons de force. Un reporter de Guineematin.com s’est rendu dans la zone ce mercredi pour voir la situation qui prévaut sur place et échanger avec les riverains autour de ce déguerpissement en vue.

Ce mercredi, 02 mai 2018, c’est peut-être le dernier jour que ceux qui habitent aux pieds de la décharge publique de Dar es-salam passeront dans leurs maisons, à moins que le gouvernement ne change d’avis. Car, c’est aujourd’hui qu’expire le délai qui leur a été donné par les autorités du pays pour libérer la zone. Mais, sur place, aucune action n’est entreprise dans ce sens. Les citoyens concernés disent qu’ils ne vont pas quitter les lieux sans être indemnisés.

« Si le gouvernement décide de nous faire quitter nos locaux qu’on a légalement achetés avant même que ces ordures ne soient déposées ici, qu’il nous amène les lettres d’information et les dédommagements. Comme ça, il sera facile de quitter. Puisque nous n’avons rien ici, même le transport pour quitter », a déclaré au micro de Guineematin.com, Mamadou Saliou Diallo, l’un des citoyens concernés par ce déguerpissement.

Selon Fatoumata Sow également concernée par ce déguerpissement en vue, les riverains de la décharge ne sont nullement opposés à la décision du gouvernement de les déloger. Tout ce qu’ils demandent, ajoute-t-elle, c’est d’être indemnisés avant de quitter les lieux. « Ce n’est pas de notre volonté d’être dans une telle situation. En saison hivernale, c’est les eaux usées qui nous fatiguent. En saison sèche, c’est la fumée de toutes sortes d’ordures brûlées qui nous empêche de respirer ici.

Nous n’avons pas les moyens pour quitter. Il est très difficile, voire impossible de fuir de chez soi ; sinon, lorsque les gens sont morts quand l’éboulement s’est produit ici, on allait quitter le même jour, mais on n’a pas pu. Donc si aujourd’hui encore il faut nous chasser d’ici comme des poules, on se demande quoi faire et où aller avec quoi. On n’est pas contre la décision du gouvernement mais nous voulons être dédommagés d’abord, sinon c’est insupportable avec nos familles », soutient la dame.

Cette situation préoccupe aussi le chef de quartier Dar es-salam 2, Charles Damba. Il dit avoir mené beaucoup de démarches au cours des dernières semaines en vue de permettre le dédommagement de ces citoyens avant leur déguerpissement : « C’est le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma, qui a pris la décision, nous sommes derrière lui. C’est lui qui nous a invités et nous a dit d’informer la population de quitter. Mais, moi je lui ai demandé de nous aider à ce que les gens soient dédommagés, il a dit dans un premier temps qu’il ne peut pas les dédommager. Mais, les bonnes volontés nous ont aidés jusqu’à ce qu’on ait rencontré les institutions républicaines: le président de l’Assemblée nationale, la présidente du conseil économique et social et le médiateur de la République. Nous avons été les rencontrer et leur avons expliqués nos difficultés, ils ont compris.

 Et, on nous accuse de quelque chose à tort, en disant que tout le monde avait été indemnisé et qu’on refuse de quitter. On ne peut pas transgresser les lois du pays. Si le gouvernement dit quelque chose, nous l’acceptons, nous sommes des croyants. Mais qu’est-ce qui se passe ? En 1997, la Banque mondiale était venue indemniser un certain nombre de personnes, elle est partie. Ils ont mis la limite entre le quartier et la décharge. C’était pour l’exploiter au bout de 10 ans, mais ils ont exploité pendant 20 ans. S’il y a eu éboulement c’est à cause de ce retard-là. S’ils étaient partis très tôt, il n’y aurait pas eu de problèmes. La partie ne serait pas polluée, mais ils ont forcé la situation », a dit le chef de quartier.

Pour l’heure, les riverains de la décharge de Dar es-salam retiennent leur souffle et attendent le sort qui leur sera réservé par les autorités du pays.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Justice : le parquet de Dixinn a-t-il abandonné les charges contre 5 opposants au régime Condé ?

2 mai 2018 à 16 04 33 05335

Cinq politiciens, membres de l’opposition républicaine, étaient attendus avec leurs militants demain jeudi 03 avril 2018 au tribunal de première instance de Dixinn. Ils devaient répondre à une citation à comparaître pour le saccage et l’incendie du poste de police de Cosa. Mais, le procureur de la République a décidé « renvoyer la citation à comparaître à une date ultérieure », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Maître Alseny Aissata Diallo, membre du collectif des avocats de l’UFDG, « le procureur a dit que le role de demain est très chargé et que la citation à comparaître ne pouvait avoir lieu. Ce qui veut dire qu’elle devient caduque. C’était devant les avocats des deux parties. »
En termes clair, la procédure s’éteint à ce niveau.
L’opposition républicaine qui avait demandé à ses militants d’observer une journée ville morte et d’accompagner les leaders au tribuna, se retrouve cet après midi au QG de l’UFDG pour se pencher sur cette nouvelle donne.
Les menaces et autres surenchères de l’opposition républicaine ont elles fini par porter fruit? Laquestion vaut son pesant d’or.
Pour rappel, ce sont Alhousseny Makanéra Kaké, Elhadj Boubacar Diallo, Thierno Saidou Bayo, Nestor Kagbadouno et Ibrahima Sory Diallo qui étaient visés par une plainte du ministère de la sécurité. Une plainte consécutive au saccage et à l’incendie du commissariat urbain de police de Cosa le 22 mars dernier en marge de la marche de l’opposition républicaine. Une marche étouffée au carrefour de la Tannerie.
À suivre!
Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
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Incendie à Wanindara rails : une maison et son contenu partis en fumée

2 mai 2018 à 16 04 31 05315

Un incendie s’est produit hier mardi, 1er mai 2018 à Wanindara rails dans la commune de Ratoma. Il n’y a pas eu de pertes en vies humaines, mais la maison et tout son contenu ont été consumés par le feu, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur les lieux.

C’est avec le cœur meurtri qu’Abou Youla, enseignant à l’école d’éducation technologique et artisanale de Matoto et propriétaire de la maison touchée par cet incendie, a témoigné au micro de Guineematin.com dans la matinée de ce mercredi, 02 mai 2018. « Le feu a pris la chambre de ma défunte femme, une de mes filles qui s’y trouvait a senti la fumée et a crié au secours. Elle s’est vite dirigée vers sa sœur qui était dans une autre chambre, et heureusement, elles ont pu sortir avant que le  feu ne prenne toute la maison. C’est en ce moment que les voisins nous ont secourus et ont tenté d’éteindre le feu, mais malheureusement, rien n’est sorti de la maison à part les cendres », a-t-il expliqué.

La victime déplore le fait que les services de sécurité et de la protection civile, ne sont pas venus lui porter secours : « Nous avons tenté d’appeler les sapeurs-pompiers mais en vain, ils n’ont pas décroché, en plus, nous avons averti la gendarmerie d’à côté mais ceux-ci n’ont rien fait, c’est grâce à Dieu les voisins se sont mobilisés pour nous venir en aide », souligne Abou Youla.

Marié à deux femmes et père de dix enfants, la victime de ce drame se lamente sur son sort : « Oh je me sens diminué aujourd’hui avec ma carrière de pauvre enseignant, je me retrouve sans rien, j’ai dormi à la belle étoile avec ma famille. Durant ma carrière d’enseignant, je  me suis battu pour construire cette concession, si aujourd’hui je me retrouve sans rien je ne peux que me remettre à Dieu », a dit le père de famille, qui appelle l’Etat et les personnes de bonne volonté à lui venir en aide.

Aissatou Sadio Bah pour guineematin.com 

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Lettre de remerciement de Boubacar Kadiatou Barry à l’endroit des responsables et militants de l’UFDG

2 mai 2018 à 16 04 15 05155

Ma famille biologique et moi Boubacar Kadiatou Barry, responsable au sein de la fédération UFDG de Ratoma1, membre du comité national des jeunes de l’UFDG  (CNJ) et membre du cercle des jeunes communicants de l’UFDG, remercions l’ensemble des militants et responsables de ma famille politique, UFDG et amis, pour leurs visites dont j’ai bénéficiées depuis mon hospitalisation. J’ai été très touché par leurs actes de toute nature (morale, matérielle et financière).

Nos remerciements particuliers à l’endroit  du couple présidentiel de l’UFDG, qui ne cesse de marquer l’esprit des militants et autres, à travers leurs actes sociaux et humanitaires.

Nos remerciements aussi à l’endroit des militants de l’UFDG qui se sont déplacés de l’intérieur du pays pour venir me rendre visite ici à Conakry, malgré leurs calendriers respectifs très chargés.

Nos remerciements s’adressent aussi à mes amis communicants de l’UFDG.

Par ailleurs, durant ces épreuves, j’ai compris que l’une des valeurs de l’UFDG, c’est le social; des jeunes, des femmes, des hommes, des sages, chacun apporte sa contribution selon ses moyens, pour faire de l’UFDG le parti politique le plus fort et surtout le plus social en Guinée, voire en Afrique.

Que chacun de vous, reçoive ici, toute ma gratitude et toute ma reconnaissance, car vos actes sociaux ont renforcé ma conviction et mon engagement politique au sein de l’UFDG.

Dieu merci, mon état de santé s’améliore beaucoup maintenant !

Qu’Allah redonne la santé à tous ceux qui sont actuellement malades !

Que le tout-puissant Allah vous fasse réussir dans vos différents projets !

Que le tout-puissant Allah renforce la force de l’UFDG et donne le pouvoir au président Cellou Dalein Diallo dans l’intérêt de tous les Guinéens !

Vive la solidarité !

Vive l’Unité nationale et la paix !

Vive la démocratie !

Vive la Guinée et les Guinéens !

Je vous remercie.

Boubacar Kadiatou Barry

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Gaoual : bientôt de l’eau potable pour les populations

2 mai 2018 à 16 04 09 05095

Enfin, c’est le démarrage du projet d’adduction d’eau de la ville de Gaoual, attendu depuis l’indépendance du pays, a appris Guineematin.com auprès du Préfet de Gaoual, Souleymane Sow.

C’est finalement une société chinoise qui va s’occuper des travaux dont la durée d’exécution est de 15 mois. Selon notre interlocuteur, ce projet entamé depuis un mois, va couvrir la commune urbaine de Gaoual et ses environs.

A date, la société a fini de rénover le logement du gouverneur qu’on lui a affecté pour ses installations, et elle a commencé à apporter les agrégats sur le terrain, a expliqué le préfet Souleymane Sow à Guineematin.com qui l’a joint au téléphone ce mercredi, 2 mai 2018.

« Le fait de commencer par l’adduction d’eau est une bonne chose pour Gaoual. Cela représente une bonne augure pour cette préfecture », déclare le préfet, qui ajoute que depuis trois jours, une équipe de Français se trouve sur le site de Touba, prévu pour l’aménagement d’un micro-barrage.

Il faut dire que la préfecture de Gaoual, l’une des mieux arrosées du pays, souffre jusqu’à présent du manque d’eau potable. Pourtant, son chef-lieu se trouve sur le confluent du fleuve Tominé et Komba, formant le Koliba qui arrose une partie de la Guinée Bissau. Mais ses populations ont du mal à se trouver de l’eau potable surtout en saison sèche.

« C’est donc sans surprise que les populations de Gaoual saluent du fond du cœur l’exécution de ce projet d’adduction d’eau et l’annonce de la construction de ce barrage de Touba, au moment où une société minière, l’AMC, se prépare à s’implanter dans la région», a expliqué à notre rédaction un des membres influents du bureau des ressortissants de cette préfecture basé à Conakry.

Après l’eau le courant, la préfecture de Gaoual rêve aussi d’une voirie urbaine et surtout de son désenclavement. Le tronçon Gaoual-Boké, long de 190 km et situé sur la meilleure plate-forme du pays avec toutes œuvres d’art construites depuis les années 70, est toujours un calvaire sans fin pour ses nombreux usagers nationaux et internationaux.

De même la route qui sépare les préfectures de Gaoual et de Télimélé, longue de 150 km est régulièrement fermée au trafic à cause de son impraticabilité, surtout en saison des pluies.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Médias : « La Guinée est en avance sur le plan du droit en ce qui concerne la presse », dit le juriste Alhasane MAKANERA

2 mai 2018 à 15 03 56 05565

L’humanité célèbre ce jeudi, 03 mai 2018, la journée de la liberté de la presse. Une journée qui devrait être mise à profit pour évoquer les défis et contraintes des professionnels de la plume et du micro. En Guinée, cette célébration intervient dans un contexte de crise sociopolitique liée à la gestion du contentieux électoral lors des élections locales du 04 février dernier.

Dans cet entretien, Idiatou CAMARA et son invité Docteur Alhasane MAKANERA KAKE, juriste et enseignant chercheur à l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia, parlent de la place et du rôle des médias dans la consolidation de l’État de droit en Guinée.

Décryptage !

Dr MAKANERA quels sont les textes qui consacrent la liberté de la presse en Guinée ?

Pour vous répondre, je dirai que la constitution guinéenne en son article 7 consacre la liberté de la presse, cet article mentionne expressément cette liberté. Il y’a aussi la loi sur la dépénalisation des délits de presse que l’assemblée nationale vient de voter. Il faut dire qu’en matière d’encadrement juridique, le Sénégal dont on vante souvent  les mérites, n’avait pas à cette époque sa loi sur cette question. Donc en dépit des nombreuses contraintes subies par les médias, la Guinée est en avance en matière d’encadrement juridique et de protection des journalistes.

Quelle est aujourd’hui la place des médias dans la consolidation de la démocratie et de l’État de droit dans le monde et en Guinée ?

Sans médias pour moi il n’y a pas de liberté, de démocratie, et sans démocratie on ne peut pas parler d’État de droit. En ce qui concerne la Guinée, la socialisation politique, de l’éducation civique, la connaissance des valeurs républicaines, bref la démocratisation, ils participent donc sérieusement et conséquemment à la consolidation de la jeune démocratie guinéenne. Il faut remonter à 2005, les médias publics étaient décriés, mais aujourd’hui cette image a changée.

Même dans la gestion et l’administration de la presse qu’on n’aimait pas avant, je parle des médias de service publics, notamment la Radio-Télévision Guinéenne (RTG), il y a une grande amélioration dans ce sens. Les gens regardent tous les soirs et écoutent les médias de service publics.

Dans notre pays, il y’a deux sources répandues pour s’informer, on vous dit souvent, le Président de la République a dit, et les médias ont dit, ce qui se dit dans les médias, ce sont des paroles d’évangile. Avant c’était la révolution, mais aujourd’hui depuis plus de 10 ans maintenant, il y’a les médias privés, on a donc le choix et on dit ce que nous pensons. L’impact des médias est extraordinaire je l’avoue, mais vous savez on mesure à long terme et pas dans l’immédiat ce que les médias apportent, comme pour tous les actes posés dans l’évolution de nos sociétés.

Que reprochez-vous à la presse nationale de votre pays?

C’est une bonne question, et je dois être franc avec vous en disant que la presse guinéenne doit se former, se professionnaliser davantage. Lorsque nous écoutons les radios privées surtout avec les fautes inacceptables on a du mal à vous suivre. Ensuite il y’a le fait que la grande majorité des journalistes ont été formés sur le tas sans passer donc par une école de journalisme. Il faudrait que l’État pense à multiplier les écoles de journalisme, parce que pour l’instant tout le monde n’a pas accès, et les écoles ne sont pas partout dans le pays. Il y’a aussi des journalistes qui en vérifient pas leurs sources, qui se focalisent sur des rumeurs et cela est très dangereux.

Un message à l’occasion de cette journée de célébration ?

A l’État de contribuer au renforcement des capacités des médias, de continuer à protéger les droits des journalistes. Ensuite, ces subventions annuelles qu’il octroie aux médias, ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais je crois qu’au lieu de financer ou de subventionner des organes de presse on devrait les orienter vers la formation des journalistes parce qu’il y a un réel besoin de formation des journalistes Guinéens.

Je demande aux journalistes eux aussi de donner des bonnes informations, vérifiées, d’éviter les rumeurs, de refuser  d’être à la solde des politiques, qu’on ne les manipule en les faisant dire ce qu’ils veulent entendre. Je voudrais dire d’être professionnels  en respectant l’éthique et la déontologie. En procédant ainsi c’est toute la Guinée qui gagnera.

Idiatou CAMARA

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Contentieux électoral : la position du Mouvement républicain

2 mai 2018 à 15 03 51 05515

Quand est-ce que la Guinée trouvera une solution à la crise post-électorale que vit le pays, et surtout comment y parvenir ? Ces questions restent pour l’heure entières. La mouvance et l’opposition campent chacune sur sa position au sujet du contentieux électoral né de l’annulation de plusieurs suffrages favorables aux opposants. Face à cette situation qui perdure et dont l’issue reste encore incertaine, le mouvement républicain qui a aussi pris part aux élections locales du 04 février 2018, préconise le respect de la loi, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le mouvement républicain (MR) est l’une des structures qui ont présenté des listes de candidatures indépendantes aux des élections locales du 04 février 2018. Le mouvement avait présenté une liste à la commune de Matoto (Conakry) et une autre à Fria. S’il n’a pas réussi à avoir un conseiller à la mairie de Matoto, le MR a obtenu 4 sièges à la mairie de Fria. Ce qui réjouit les responsables du mouvement qui tirent des leçons positives de leur première participation à un scrutin. C’est pourquoi, ils ont organisé un banquet ce mardi, 1er mai 2018 à Conakry à l’honneur de toutes les personnes qui les ont soutenus pendant ce processus électoral. Une façon pour eux d’exprimer leur reconnaissance aux efforts fournis par les uns et les autres pour les accompagner.

« C’était notre première expérience électorale, nous avons bénéficié d’un appui inestimable de la part non seulement des citoyens mais aussi de personnes de bonne volonté qui nous ont accompagnés, sachant bien qu’on n’avait pas d’argent à distribuer, même si on en avait d’ailleurs on ne l’aurait pas fait puisque c’est contraire à notre vision. Donc, nous avons organisé ce banquet-là, c’est pour montrer notre reconnaissance à l’endroit de ceux qui nous ont accompagnés et qui nous ont soutenus. Donc, c’est pour cela que nous avons invité les gens à venir prendre un verre et partager un petit repas avec nous », a indiqué Alpha Oumar Taran Diallo, coordinateur du mouvement républicain.

Cette rencontre a regroupé plusieurs membres du MR à Conakry et à Fria, et différents acteurs qui ont apporté un soutien au mouvement. L’occasion d’échanger autour du déroulement des élections locales, de la participation du MR au processus et de la vision du mouvement. Interrogé par la presse sur la crise qui sévit dans notre pays au lendemain de ces élections locales, Alpha Oumar Taran Diallo a donné la position du MR par rapport à cette crise post-électorale : « Nous  voulons que la loi soit respectée en Guinée, on a pris l’habitude de violer la loi de façon impunie. Ce qui est plus grave d’ailleurs, c’est que lors de ces élections-là, c’est les magistrats, ceux-là même qui auraient dû se porter garants du respect de la loi, ce sont eux qui ont violé la loi. Nous ne pouvons pas comprendre qu’un suffrage sacré, parce que la voix du peuple est sacrée, nous ne pouvons pas comprendre comment on peut mettre de côté ces voix, parce que c’est ce qui s’est passé.

Quand vous prenez la commune de Matoto, il y a eu 92 bureaux de vote annulés, dans la commune de Matam, il y a plus de 80 bureaux de vote annulés, vous prenez la commune de Dixinn, 72 bureaux de vote annulés, pour quelles raisons ? Il n’y a aucune raison qui puisse justifier cela aux yeux de la loi. Nous considérons que c’est une violation flagrante de la loi et normalement, les citoyens devraient rentrer en possession de leur droit, c’est-à-dire qu’on devait prendre en compte leurs voix. Je pense que c’est la seule issue favorable pour résoudre le problème face auquel nous nous trouvons actuellement », a-t-il dit.

En ce qui concerne la menace de l’opposition républicaine de reprendre les manifestations de rue à partir de la semaine prochaine pour exiger la restitution de ses suffrages qui ont été annulés par les présidents des CACV, le coordinateur du MR a rappelé tout simplement que « les manifestations sont prescrites par la constitution guinéenne, quiconque veut faire valoir ses droits définis dans la constitution, je pense que c’est une position à respecter et à protéger ».

A rappeler que le MR est un mouvement de jeunes, composé de partis politiques et d’organisations de la société civile. Il entend notamment contribuer à changer la façon de faire la politique en Guinée, en mettant l’intérêt de la Guinée et des guinéens avant toute autre considération.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Labé : zoom sur le centre Dominique pour la réinsertion des enfants défavorisés

2 mai 2018 à 14 02 47 05475

L’Organisation non gouvernementale (ONG) Solidarité Suisse Guinée anime depuis pratiquement 5 ans, un centre de formation en couture hommes et dames pour la réinsertion des enfants défavorisés qui n’ont jamais eu la chance d’aller à l’école ou qui n’ont pas pu poursuivre les études à cause de l’extrême pauvreté des parents, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Installé au quartier Tata I dans la commune urbaine de Labé, le Centre de formation Jean-Dominique Jacquemet qui a démarré avec 50 gosses, totalise aujourd’hui 150 enfants déshérités apprenants la couture et la broderie, à côté des séances d’alphabétisation.

« La présidente de l’association Solidarité Suisse Guinée m’a demandé de récupérer les enfants qui  n’ont pas eu la chance d’aller à l’école à cause de l’extrême pauvreté de leurs parents pour qu’ils puissent prendre en charge leurs destins dans les prochaines années » a expliqué le chef du centre, Elhadj Soriba Camara.

Avec une formation rapide et gratuite, 5 jeunes filles ont réussi à leur examen de sorti et obtenu leurs diplômes  Centre Dominique de Tata I, cette année.

« Il n’y a aucun problème. Ces 5 filles ont maîtrisé leur métier. Ceux qui veulent, peuvent confier leurs tenues à coudre à ces jeunes filles. Tout le monde me connait ici, à Labé. J’ai obtenu les ciseaux d’or à Labé ici », a rassuré notre interlocuteur.

L’apprentissage s’y fait avec les sacs de ciment vides. Ce qui permet de garantir la rapidité dans la formation des apprenants. Mais il faut dire que ceux et celles qui fréquentent le Centre Dominique de Tata I restent confrontés à  certaines difficultés liées à l’insuffisance des machines à coudre, au problème d’eau potable et au manque de toilettes.

« La présidente de l’association, Hadja Adjidjatou Barry Baud a promis de nous aider à résoudre ces problèmes. En attendant, j’invite les citoyens de Labé à envoyer leurs enfants au centre Dominique de Tata I. Je garantis que la formation ne va pas dépasser les 3 ans. Surtout que la présidente s’est engagée à nous trouver d’autres machines pour la broderie et un système solaire comme source d’énergie permanente », a conclu le chef du Centre Dominique de Tata I, créé par l’association Solidarité Suisse Guinée.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com  

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Boukaria (Siguiri) : un policier blessé et le poste de police saccagé par des jeunes

2 mai 2018 à 14 02 23 05235

Des heurts ont éclaté dans la soirée du mardi, 1er mai 2018, entre des jeunes de Boukaria dans la préfecture de Siguiri et la police locale. Les affrontements ont fait deux blessés et le poste de police de la localité saccagé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Tout a commencé à 16 heures au secteur  » Somalie  » relevant du district de Boukaria dans la sous-préfecture de Kintinia. De passage dans cette zone réputée être le nid des bandits de Boukaria, une dame a été attaquée par un groupe de jeunes qui l’ont dépouillée de tous ses biens. Cette dernière est allée se plaindre au poste de police de la localité. Les agents de sécurité ont immédiatement engagé une opération de traque des présumés bandits. Mais dans sa fuite, l’un des jeunes ciblés par la police est tombé dans une fosse contenant de l’eau et a trouvé la mort.

De quoi irriter davantage les jeunes de Boukaria, qui se sont massivement mobilisés quelques heures plus tard pour aller venger la mort de leur ami. Ils sont allés s’en prendre au poste de police avec des jets de pierres et autres projectiles. Les agents de police ont tenté d’abord de repousser les manifestants, mais vu l’ampleur du mouvement, ils ont fini par s’en fuir pour sauver leurs têtes. C’est ainsi que les jeunes en colère ont mis à sac le poste de police de Boukaria.

Interrogé par Guineematin.com dans la soirée de mardi, le sous-préfet de Kintinia, Elhadj Aliou Guissé, a déploré des dégâts importants. « Le poste de police a été saccagé, tous les détenus ont pris la fuite, un policier ainsi qu’un autre jeune qui était venu aider la police ont été blessés. Il faut reconnaitre que ces jeunes manifestants sont des drogués qui sont combattus par d’autres jeunes », a-t-il indiqué.

Des agents de sécurité venus de Siguiri se sont rendus à Boukaria, mais à leur arrivée, les manifestants avaient déjà fini de saccager le poste de police et se sont dispersés. Pour l’heure, aucune arrestation n’a été signalée et le calme est revenu dans la localité.

De Siguiri, Bérété Lancei Condé pour guineematin.com

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Sannoun (Labé) : difficile interpellation d’un escroc présumé

2 mai 2018 à 10 10 20 05205

Un présumé arnaqueur du nom de Mamadou Aliou Diallo, conducteur de mototaxi est en détention préventive à la Compagnie de la Gendarmerie Territoriale de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le plaignant, Ismaëla Baldé, gérant d’une boutique de transfert d’argent au chef-lieu de la commune rurale de Sannoun, dans la préfecture de Labé, l’accusé Mamadou Aliou Diallo s’est présenté à lui pour dire que son ami veut lui envoyer de l’argent via un réseau de téléphonie mobile couvrant la localité.

« A 20 heures, j’ai reçu le message. Mais, j’ai consulté mon solde, je n’ai rien trouvé. Après plusieurs vérifications, je me suis rendu compte qu’il s’agit d’un faux message rédigé par l’expéditeur» explique la victime de cette tentative d’arnaque qui a saisi la gendarmerie territoriale de Labé, le lendemain matin.

C’est lorsque les agents ont pris position aux alentours de sa boutique que le sieur Ismaël Baldé a astucieusement entrainé l’accusé dans le piège.

Mais, quand il a été arrêté, le présumé arnaqueur a crié en cherchant à faire croire à la population qu’il est victime d’un cas de kidnapping. C’est difficilement que la gendarmerie a réussi à l’extraire de là. « Nous avons été à Sannoun procéder à l’interpellation de l’accusé. C’est entretemps qu’il a crié au secours, faisant croire à la population que ce sont des bandits qui sont venus l’arrêter. Aussitôt, ils nous ont pourchassés, jusqu’à ce que j’ai eu à tomber, ils ont jeté des pierres. Je m’en suis tiré avec beaucoup de blessures à plusieurs endroits de mon corps » explique le chef de mission, Adjudant-Chef Mamadou Saliou.

Cet incident a révolté le commandant de Compagnie de la Gendarmerie Territoriale de Labé, Saïdou Tanou Diallo.

« Nous ne sommes pas là pour accuser quelqu’un. Nous sommes des officiers de police judiciaire chargés de rechercher les crimes, les délits et les contraventions, d’en rassembler les preuves et de livrer les auteurs aux tribunaux chargés de les punir. Nous ne sommes donc pas des juges. Que la population nous laisse donc faire notre travail. S’ils constatent que ce que nous sommes en train de faire est contraire à la loi, ils peuvent porter plainte auprès de nos chefs. Mais, d’ici là qu’ils nous laissent travailler » a martelé le commandant de la gendarmerie.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Parlement : la convention de la société minière de Koumbia, « AMC », de nouveau en examen

2 mai 2018 à 10 10 15 05155

Décidément, l’extraction de la bauxite en Guinée continue sa propension, et tous les moyens sont utilisés pour surmonter les obstacles notamment, ceux liés au manque d’infrastructures.

Après la compagnie de Bauxites de Kindia, CBK, la Société de Bauxite de Boké, SMB, l’Alufer de Boffa, c’est au tour de l’alliance mining commodities, AMC de la société de bauxite de Koumbia, de prendre l’option d’extraire et de transporter son minerais dans des camions et par la route jusqu’aux barges.

Selon l’esprit du document actuellement en étude au parlement et consulté par Guineematin.com, le nouvel avenant, le deuxième après celui du 30 juin 2014, portera sur la modification d’un certain nombre d’articles, notamment sur les définitions de la convention de base, l’interprétation, la description du projet, les infrastructures, les droits, obligations, et garanties de la société, la sous-traitance, le régime fiscal, le régime douanier et les annexes.

L’avenant N°2 supprime l’article 10 de la convention de base qui est remplacé ainsi qu’il suit :

« Dans une première phase, construction d’une route minière de 120 km environ pour transporter temporairement le produit minier du site minier situé à Wendou Mbour (Gaoual) à la zone portuaire située sur la rive du Rio Nunez, village de Bogoroya (Boké).

Dans une seconde phase, construction d’un tronçon ferroviaire de cent vingt-six (126) km environ pour transporter le produit minier du site à la zone portuaire située sur la rive du Rio Nunez, village de Bogoroya.

Les infrastructures ferroviaires seront achevées et rendues opérationnelles pour le transport du produit minier dans un délai de cinq ans (5) années suivant la date de première production commerciale ».

En termes clairs, l’AMC peut commencer exploitation de son gisement en utilisant la route pour l’évacuation de son produit. Du moins pendant les 5 premières années de commercialisation.

Selon le nouveau tracé de la route, un seul village sera délocalisé, et l’AMC s’engage à utiliser des camions de transport à grand volume. Pour venir à bout de la poussière, le nouvel avenant prévoit l’utilisation de produits d’étanchéité spéciaux anti-poussière sur la surface de la route minière.

Ce projet de la mine de Koumbia est crédité de 300 millions de tonnes de réserves de bauxite d’une teneur de 48%.  Son exploitation est étalée sur 25 ans et créera 300 emplois dans sa phase de construction (2018-2019) et 200 emplois directs en phase d’exploitation. Sur le plan financier, le projet apportera au cours de ses 25 ans d’existence, 2,2 milliards de dollars et 250 milliards de taxes indirectes additionnelles.

Pour la première phase du projet, un investissement de 120 millions de dollars est prévu et aboutira à la première production en 2019. Pour permettre l’évacuation du Produit, cette phase comprend également la construction d’une route minière de 120 km, une zone portuaire où la société réalisera le déchargement de la bauxite et de stockage, le transbordement de la bauxite dans les berges pour le chargement des navires ainsi qu’un point de transbordement en haute mer au large du fleuve Rio Nuñez.

La deuxième phase, prévue, cinq après la 1ère, portera la production de  4 millions de tonnes de bauxite à 10 millions avec la réalisation d’une ligne de chemins de fer de 126 km pour une enveloppe financière de 550 millions de dollars.

La troisième et dernière phase, soit 10 ans après le démarrage du projet (la 1ère production commerciale) débouchera à des discussions pour la réalisation d’une raffinerie, selon le document.

Selon le programme adopté le 18 avril dernier, ce nouvel avenant sera soumis à la plénière de la représentation nationale, le 15 mai prochain.

Egalement, deux autres dossiers miniers seront à l’ordre du jour. Il s’agit de la Convention de base signée entre la Guinée et les sociétés TBEA GROUP CO, LTD et GUINEE EVERGREEN MINING INTELLIGENCE S.A pour la réalisation d’une mine de bauxite, d’une raffinerie d’alumine, de routes, d’un chemin de fer, d’un port en eau profonde et de centrales hydroélectriques en Guinée ; et l’avenant N°3 de la convention de base signée entre la Guinée et la société minière de Dinguiraye (SMD) pour l’exploitation des gisements d’or, de diamant et de minerais associés dans la préfecture de Dinguiraye.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Insécurité : un noctambule venu de Labé blessé par armes blanches dans la préfecture de Pita

2 mai 2018 à 10 10 13 05135

Des jeunes  venus de la commune urbaine de Labé pour danser ont été attaqués à l’aide d’armes blanches dans la préfecture de Pita où les victimes ont été dépouillées de leurs biens constitués surtout de téléphones et d’argent, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région.

Selon l’une des victimes, Thierno Mouctar, les assaillants dont le nombre est estimé à près de 30 personnes ont tendu un piège aux jeunes venant de Labé.

« Nous avons trouvé quelqu’un coucher à plat ventre au beau milieu de la route. Quand nous nous sommes arrêtés pour savoir ce qui n’allait pas, près de 30 jeunes sont sortis de la brousse pour nous attaquer. Malheureusement, il n’y a avait plus de circulation » a-t-il expliqué au micro de Guineematin.com dans la journée du mardi, 1ermai 2018.

Les présumés bandits ont réussi à dépouiller les victimes de leurs téléphones portables avant de blesser certaines d’entre elles.

«Ils ont prit nos téléphones, de l’argent aux maximum 250000FG ils étaient tous en possession d’armes blanches. Ils m’ont blessé au niveau de l’oreille et de la main avant de fuir pour se refugié dans leurs bases» a laissé entendre Thierno Souleymane.

Selon nos sources, les victimes se sont rendues aussitôt à la gendarmerie pour formuler une plainte, mais les plaignants auraient été rejetés par les agents de sécurité.

«Le lendemain, je suis parti à la gendarmerie pour porter plainte, le commandant m’a fait savoir qu’il a fait 9 ans à Pita, mais qu’il ne connaissait pas mon agresseur du nom de Wolobok. Tout le monde a peur de lui à pita, parce que même ceux qui nous accompagnaient nous ont dit de suivre une autre route par peur qu’il se venge d’eux pour complicité.»

Par contre, le commandant de la Compagnie de la Gendarmerie Territoriale de Pita a confié au téléphone de Guineematin.com n’avoir reçu aucune plainte des victimes.

De Labé, Mamadou Ciré Seck pour Guineematin.com

Contact : (00224) 620 938 585

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Fête du 1er mai à Boké : un syndicaliste empêché de parler, les travailleurs en colère

2 mai 2018 à 9 09 59 05595

La célébration de la fête internationale du travail ce mardi, 1er mai 2018, a été marquée par un événement qui témoigne suffisamment de la division qui règne au sein du mouvement syndical guinéen. La cérémonie a tourné autour d’une personne, le secrétaire général adjoint de l’UGTG en séjour dans la région, et qui a failli gâcher la fête. Le leader syndical, très apprécié par les travailleurs locaux, a été sevré de parole. Ce qui choqué les travailleurs qui ont voulu bouder l’événement, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la région.

La commémoration du 132ème anniversaire de la fête internationale à Boké, coïncide avec une tournée que le secrétaire général adjoint de l’union générale des travailleurs de Guinée (UGTG), Aboubacar Sidiki Mara, effectue dans la région minière. Une occasion pour lui de discuter avec les travailleurs des différentes sociétés minières qui évoluent dans la région autour de leur situation. Une démarche désavouée par les syndicalistes locaux ainsi que les autorités de la région administrative.

Et le secrétaire général de l’union locale des travailleurs (ULT), Elhadj Dembo Dramé, n’a pas manqué d’exprimer ce désaveu dans son discours d’ouverture de la fête internationale du travail. « Il est bon de défendre les travailleurs, c’est un droit reconnu par notre constitution. Mais comment est-ce qu’un syndicaliste peut venir directement prendre contact avec des travailleurs des entreprises minières sans passer par l’union locale ? », s’est interrogé monsieur Dramé, qui fait allusion à son homologue de l’UGTG même s’il ne l’a pas nommé.

Le gouverneur de Boké est venu ensuite enfoncer le clou en ces termes : « La liberté syndicale est consacrée dans notre constitution, mais pour la défendre il y a des règles à respecter. Si ces règles sont violées, nous allons nous en prendre à ceux qui les violent. Moi je ne veux pas le désordre ; c’est seulement dans l’ordre que nous pouvons faire respecter les droits des travailleurs », a indiqué le gouverneur de la région administrative de Boké, le général de brigade Siba Séverin Lohalamou.

Mais les travailleurs eux, la majorité en tout cas, ne sont pas d’accord avec cette position. Eux, sont plutôt favorables au combat d’Aboubacar Sidiki Mara. Et ils ont tenu aussi à l’exprimer haut et fort à travers des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « à bas la sous-traitance SMB, UMS, WAP,… », mais aussi à travers des acclamations à l’endroit du secrétaire général adjoint de l’UGTG. Ces travailleurs, massivement mobilisés, voulaient entendre le leader syndical à l’occasion de cette cérémonie. Mais, les autorités n’ont pas accepté de donner la parole à Aboubacar Sidiki Mara, adulé par les uns et pestiféré par les autres.

Furieux, les travailleurs ont voulu bouder la salle pour protester contre le refus de donner la parole au syndicaliste. Mais ce dernier les a appelés au calme et à la retenue. Aux yeux de certains, les autorités qui ont ignoré le leader syndical ont plutôt fait sa promotion auprès des travailleurs. Car, dès la fin de la cérémonie, les employés des sociétés minières se sont alignés derrière le syndicaliste Aboubacar Sidiki Mara.

Pris comme un héros, Sidiki Mara a finalement prononcé son discours dans une cour privée située dans le quartier Goreye. « Nous venons d’assister à l’enterrement de la démocratie dans notre pays. Vous avez suivi monsieur le gouverneur tout de suite qui, lui-même reconnaît que la liberté syndicale est consacrée dans notre constitution, mais à Boké, c’est cette liberté qu’on veut violer. Il est clairement dit dans le code du travail que le travailleur, sans autorisation préalable, peut s’affilier à une organisation syndicale de son choix, et l’article 20 de la constitution donne la liberté d’association à tous les guinéens. Donc ce n’est pas par cette méthode d’intimidation qu’on peut faire adhérer un travailleur à un syndicat auquel il ne porte pas confiance. Celui qui me dit qu’il fallait passer par lui pour prendre contact avec des travailleurs, il va montrer le texte de loi qui dit cela », a déclaré le secrétaire général adjoint de l’UGTG.

« Pour déstabiliser quelqu’un il faut s’attaquer à ses idées et les tuer. Sinon, ils peuvent me tuer moi Mara aujourd’hui, mais si mes idées ne sont pas tuées, ils trouveront mille Mara après moi >>, a-t-il ajouté. S’inspirant de la grève récente des enseignants, Aboubacar Sidiki Mara a invité tous les travailleurs des sociétés minières de Boké à se donner les mains et resserrer les rangs derrière son organisation pour retrouver leur vie normale.

Pour rappel, ce même syndicaliste Aboubacar Sidiki Mara a échappé de justesse à une tentative d’assassinat dans la nuit du samedi au dimanche dernier dans un hôtel de la commune urbaine de Boké. Les individus qui ont attenté à sa vie ont été arrêtés et mis à la disposition des forces de sécurité.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 671 242

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