Ouagadougou, Burkina Faso, manifestations« Ce n’est plus le maintien ou le départ de président Blaise Compaoré qui préoccupe. C’est l’avenir du Bourkina Faso qui est en question. Ici, il n’y a pas de questions d’ethnies ou de régions comme chez vous, en Guinée. C’est toute la population qui s’est mobilisé… », a expliqué au téléphone de Guineematin.com un diplomate en poste à Ouagadou

Sur les chances de négociations entre manifestants et pouvoir, notre interlocuteur s’est plaint de manque de coordination des leaders de la contestation : « Les gens sont dans la rue ! Mais, à qui s’adresser pour dire quoi ? ».

Le pouvoir a reculé, le projet de loi qui faisait objet de modification a été retiré. Mais, les manifestants avaient déjà incendié le siège de l’Assemblée nationale et le siège du parti au pouvoir. Très nombreux, c’est peu pour qualifier les innombrables populations qu’on nous dit se diriger actuellement vers Ouaga 2000 et qui s’attaquent aux symboles du pouvoir…

Les députés de la majorité (qui voulaient de modifier la constitution) se sont réfugiés à la gendarmerie pour leur propre sécurité, rapporte-t-on à Guineematin.com et on nous a annoncé des tirs un peu partout dans la capitale du Burkina. Les militaires sont déployés et il y a au moins un mort du côté des manifestants, si on se fie aux confidences obtenues difficilement du côté de Ouaga, presqu’isolé avec les difficultés de connexion et la fermeture des SMS.

Joint un peu plus tôt, un médiateur de African Crisis Group, Dr. Sékou Goureissy Condé, reconnaissait qu’on n’était « pas loin de la limite du possible » ; tout en réitérant leur volonté de poursuivre la médiation : « Nous n’allons pas baisser les bras jusqu’à ce que nous ayons une sortie du tunnel », disait l’ancien ministre guinéen de la Sécurité, joint un peu plutôt au téléphone par Guineematin.com

Nouhou Baldé

Facebook Comments