Guineematin à Marella : ces femmes qui font l’économie rurale!

Marella est une  sous-préfectxvure située entre la ville de Mamou et celle de Fararanah, à quatre vingt quinze (95) kilomètres après la ville de Mamou et à quatre vingt dix (90) kilomètres avant le chef lieu de la région de Faranah, à laquelle elle relève d’ailleurs. Ce vendredi 9 avril 2015, jour de marché hebdomadaire, nombreuses sont des femmes qui exercent le commerce d’articles issus de l’artisanat local au marché de Marella, pour subvenir à leurs besoins primaires. C’est le cas de Saran. Acheter des calebasses en grande quantité et les revendre à travers les marchés hebdomadaires d’un certain nombre de localités, notamment au marché  de Kabala, de Porédaka, de Soumbalako et de de Marella où l’envoyé spécial de Guineematin.com l’a rencontrée, c’est ce qu’elle fait depuis des années.

« Depuis plus de 20 ans, je ne fais rien d’autre que revendre des calebasses. C’est ce que font aussi ma coépouse, ma mère et ma sœur « , confie-t-elle à Guineematin. « C’est à travers cette activité que j’achète à manger et je parviens à subvenir à tous mes besoins. Vous voyez bien que ça me rapporte beaucoup », se réjouit-elle.

La dame achète les calebasses à l’état brute dans des localités où elles sont récoltées comme à Banko, située dans la préfecture de Dabola, puis elle les lave à Mamou avant de de les mettre sur le marché. Notre interlocutrice dit avoir  une clientèle diverse et variée. Des touristes, des gens qui ont des cérémonies traditionnelles comme l’excision ou encore le mariage, ce sont les principaux  clients de cette dame.

« Toute notre difficulté, c’est le fait que nous nous retrouvons parfois avec des calebasses totalement ou partiellement endommagées. Nous parvenons souvent à recoudre les parties affectées, mais ces calebasses refaites ne plaisent pas à certains clients. Les gens qui achètent pour des obsèques par exemple ne prennent pas les calebasses recousues avec du fil apparaissant », a expliqué la dame.

Poursuivant, elle confie à l’envoyé spécial de Guineematin.com qu’un manque d’engrais affecte la production des calebasses. C’est ce qui fait souffrir les producteurs, mais aussi les distributeurs qui n’ont que ça comme activité lucrative.

A notre présence, dame Saran discute avec ses clientes et finit souvent par s’entendre avec ces dernières. Le marché conclu, elle récupère l’argent et à la cliente de s’en aller avec une calebasse neuve. Nous poursuivons notre entretien avec dame Saran.

20150410_170517A côté d’elle est assise une vendeuse de canaris. Cette dernière avait presque fini de faire écouler sa marchandise, et ne souhaite ni parler ni être photographiée. « Si vous voulez savoir ce que je fais et ce que ça me rapporte, prenez une camera et suivez mois depuis Porédaka où j’achète ma marchandise. J’ai  fais 20 ans dans ça et c’est seulement maintenant que je vois un journaliste me demander par rapport à ça », lance cette dernière.

De Faranah, Thierno Amadou Camara, envoyé spécial de Guineematin.com

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