Madame Fatou Badiar DialloComme on le sait, la publication du décret de grâce présidentielle, le jeudi 24 décembre 2015, en faveur de 171 condamnés (au-delà du soulagement qu’il y a eu pour les bénéficiaires, leurs parents et amis) a lancé un autre débat sur les détenus politiques : pourquoi madame Fatou Badiar, le commandant AOB et tous les autres condamnés dans la même affaire que Bah Oury et Cie n’ont pas bénéficié de la même grâce ?

Aujourd’hui encore, cet débat s’est invité à l’assemblée générale générale hebdomadaire du parti présidentiel, le RPG arc-en-ciel. Selon un conseiller du ministre de la justice qui a expliqué les « tenants et aboutissants » de cette grâce présidentielle, les gens font beaucoup de débats dans la cité sur la non libération de certaines personnes comme Fatou Badiar et AOB sans trop comprendre comment ça marche. Il a alors dit que la personne condamnée doit purger au moins la moitié de sa peine avant d’être libérée. Pour renforcer ses arguments, le conseiller du ministre rappellera que Madame Fatou Badiar, le commandant AOB et autres sont loin de purger la moitié de leurs peines.

Seulement, si on prend une telle position, on se demanderait alors la règle qui aurait permis de faire bénéficier Bah Oury de cette grâce, étant dans le même décret que les 171 autres, étant entendu qu’il était condamné à une réclusion criminelle à perpétuité comme AOB, Jean Guilavogui, Emile Guilavogui, lieutenant Mamadou Bobo Diallo et Lamine Diallo…

Joint au téléphone pour mieux comprendre ce qui préside à la prise d’un décret de grâce par le président de la République, le porte parole du ministère de la Justice, monsieur Ibrahima Béavoqui a rappelé que le chef d l’Etat a l’imperium ! « Il n’a donc pas à motiver sa décision de gracier quelqu’un », a-t-il précisé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

 

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