rio-tintoCes dernières semaines, le siège de Rio Tinto, à Coléah, a servi de cadre à plusieurs manifestations d’anciens employés de la compagnie. Les protestataires demandaient notamment une revue du Plan de Départ Volontaire à eux proposé par la compagnie et qu’ils ont déjà signé. Mais, des employés qui sont dans la même situation disent plutôt qu’ils sont satisfait de ce fameux Plan de Départ Volontaire (PDV), a appris Guineematin.com, d’un d’entre eux qui a préféré garder l’anonymat. 

D’entrée de jeu, notre interlocuteur explique le sens du Plan de Départ Volontaire. « Il est bon de savoir les termes de ce papier qu’on appelle Plan de Départ Volontaire. Il faut savoir que quand on a à faire à des structures et tout, il y a des questions juridiques qui sont essentielles. Il faut savoir ce que signifie quelqu’un qui a accepté son Plan de Départ Volontaire », introduit-il.

Revenant sur son propre cas, notre interlocuteur dit avoir signé le papier (PDV, ndlr) « en toute connaissance de cause. Pour la situation qui est la mienne, c’était la meilleure chose qui pouvait m’arriver. En fait, j’étais dans une situation dans ma carrière où je me posais des questions, je voyais que je tournais en rond. Pour un cadre de mon niveau qui voulait toujours rester compétitif, c’était devenu un peu une source d’inquiétude. Et, il me le fallait puisque j’avais contracté des dettes à la banque qu’il fallait payer. Depuis 3 ans, parmi nous les cadres, on priait Dieu pour qu’on puisse nous proposer un plan de départ volontaire, comme cela a été avec certain de nos collègues expatriés qui sont partis. Quand Simfer a proposé ça, on ne vous le cache pas, j’ai vraiment sauté sur l’occasion », a confié l’ancien employé de SIMFER.

A la question de savoir le contenu de ce Plan tant désavoué par d’autres employés de la même entreprise, notre interlocuteur précise : « il y avait un an de salaire net, les droits légaux, les congés payés, les bonus, etc. Ils ont payé tout ça. Je n’ai pas eu de congé, mais ils les ont payés. Tout ça pouvait aller jusqu’à deux ans de salaire. Mais, moi, j’étais extrêmement endetté à la banque », dit-il.

Par la suite, notre interlocuteur dit avoir investi le montant reçu et il s’en sort plutôt bien. « Ça m’a permis de rembourser mon prêt qui s’élevait à près de 400 millions de francs guinéens. Aussi, j’ai pu réactiver mon cabinet Conseil. Je suis entrain de chercher des marchés, je revends mes compétences. Sur le plan personnel, ça m’a permis de faire beaucoup de choses, j’ai aidé ma femme à développer un commerce. Et, je suis satisfait », lance-t-il.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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