Dans l’après midi de ce mardi 23 mai 2017, les étrangers (principalement venus du Burkina Faso) qui pratiquent l’exploitation artisanales de l’or dans les mines de la sous-préfecture de Doko, préfecture de Siguiri, à l’extrême nord-est de la République de Guinée ont été victimes d’arrestation et de saisie des biens, a appris Guineematin.com de source locale, ce mercredi 23 mai 2017.

C’est un secret de polichinelle ! Les localités aurifères du nord-est de la Guinée sont envahies par plusieurs groupes de citoyens. Des guinéens et étrangers y travaillent pour trouver des moyens de substances. Mais, cela n’est pas sans conséquence. On a souvent assisté à des scènes de violences entre les différentes communautés.

Par ailleurs, les autorités guinéennes tentent désespérément à réglementer l’exploitation artisanale de l’or. Les étrangers de plus en plus nombreux sont victimes des arrestations souvent de manière brutale et peu humaine…

Selon des habitants contactés au téléphone par Guineematin.com, un peu plus de 200 citoyens burkinabés seraient retenus à Siguiri par les services de sécurité.

Ce mardi, on apprend que les orpailleurs du village de Roula, situé à 30 km de Toumboko, dans la sous-préfecture de Doko ont été pourchassés par les services de défense. « C’est à 12 heures qu’on a été surpris par un contingent d’hommes en uniforme. Actuellement, il y a plus de 200 burkinabés qui sont dans la prison de Siguiri. Ils ont arrêté certains à Fatoya. Hier et aujourd’hui, il y a eu plusieurs arrestations. Nous souffrons beaucoup ! », a notamment expliqué Adama Yapré, un des orpailleurs burkinabés qui a joint Guineematin.com au téléphone.

Mais, ce qui est encore plus révoltant, à en croire monsieur Yapré, les étrangers sont non seulement pourchassés et dépossédés de tous leurs biens ; mais ils sont également empêchés de rentrer tranquillement chez eux, via Bamako. « Hier, il y a eu plusieurs de nos frères qui ont quitté le village pour rentrer au Burkina. Mais, ils ont été arrêtés à Kourémalé et ramenés à Siguiri où ils ont été dépouillés de tout ce qu’ils ont », a ajouté notre contact qui est, lui, toujours dans la mine. « Parce que si on bouge, ils vont nous arrêter aussi », a précisé monsieur Yapré.

A rappeler que toutes nos tentatives de joindre le préfet de Siguiri sont restées vaines. Pourtant, ce dossier (d’interpellation et de détention des étrangers) est non seulement urgent et important.

Bref, s’il faut combattre et réglementer l’exploitation artisanale de l’or en République de Guinée et la dégradation de notre environnement, il n’est tout de même pas acceptable d’exercer ces pratiques qui jurent avec le respect des droits humaines dans notre pays surtout contre des voisins ouest-africains au moment où on préside d’ailleurs l’union africaine…

Nous y reviendrons !

Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél .: 621 607 907

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