Le Haut-commissariat des droits de l’Homme en collaboration avec la direction régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance de N’Zérékoré, a organisé un atelier de renforcement des capacités des médias de la région sur la lutte contre les violences basées sur le genre. Cette rencontre qui a eu lieu les mardi 10 et mercredi 11 juillet 2018 dans la commune urbaine de N’Zérékoré, a porté également sur la promotion de la liberté d’expression des femmes et des filles, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Ils sont au total quarante (40) journalistes et animateurs radios, venus des différents médias des 6 préfectures de la région administrative de N’Zérékoré, à avoir pris part à cet atelier de renforcement des capacités. Les participants ont été outillés sur la lutte contre les VBG (violences basées sur le genre) et la promotion de la liberté d’expression des femmes et des filles.

« Le Haut-commissariat a en charge dans son mandat, la promotion des droits de l’Homme, c’est pour informer les citoyens sur leurs droits. Il n’y a pas une meilleure personne à communiquer avec la communauté que le journaliste, le journaliste joue un rôle important dans la communication. Mais à cause de ceci, il faut que le journaliste soit outillé pour donner la bonne information. Et c’est dans ce contexte qu’on a voulu renforcer les capacités des médias sur les droits de l’Homme », a indiqué Chanel Kavabushi, le chef du bureau régional du HCDH à N’Zérékoré.

Les travaux de cet atelier ont été lancés par le chef de cabinet du Gouvernorat de N’Zérékoré, Jean Smith Sandy qui a représenté le gouvernement de la région administrative. Il a mis l’occasion à profit pour rappeler les abus dont sont encore victimes les femmes en Guinée, avant de souhaiter que les médias jouent pleinement leur partition pour mettre fin à cette situation : « Aujourd’hui plus qu’hier, les femmes sont quotidiennement objet de coups et blessures, le harcèlement sexuel, le viol, l’exploitation économique, le mariage précoce et la violence conjugale.

Mais certains de ces comportements dégradants sont souvent restés en famille au détriment des instruments juridiques protégeant les femmes. Vous constatez donc aisément pourquoi il est important d’informer et de sensibiliser nos communautés pour que cessent ces pratiques. J’ose croire qu’à l’issue de cet atelier, les médias et les services de protection civique prendront toutes les mesures idoines pour une protection équitable et durable des femmes », a-t-il dit.

Cet atelier qui a duré deux jours, a permis aux hommes de médias présents, d’être outillés sur les droits des femmes ainsi que sur la promotion et la protection de ces droits.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816

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