Labé : les Forces Sociales acceptent de reporter leur marche de jeudi

24 juillet 2018 à 22 10 12 07127

Comme annoncé précédemment, le président de la délégation spéciale de Labé, Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo, a demandé aux Forces Sociales de reporter leur marche pacifique prévue pour le jeudi, 26 juillet 2018 dans la ville pour protester contre la hausse du prix du carburant. Après avoir reçu le courrier de l’autorité communale qui justifie sa demande par les préparatifs du Hajj en cours notamment, les activistes de la société civile de la ville se sont retrouvés pour décider de la suite à donner à cette demande. Et ils décident de donner une suite favorable à la demande.

Pour la deuxième fois consécutive, les Forces Sociales ne pourront pas manifester jeudi prochain à Labé. Après l’interdiction de leur manifestation qui devait avoir lieu le lundi, 23 juillet 2018, les activistes de la société civile ont dû reporter aussi leur marche pacifique projetée pour le jeudi, 26 juillet pour exiger la réduction du prix du carburant à 8000 GNF.

Mais plutôt que d’interdire la manifestation comme l’avait fait le secrétaire général chargé des collectivités de la préfecture, le président de la délégation spéciale de Labé, lui, a tout simplement demandé aux organisateurs de reporter leur manifestation, invoquant notamment les préparatifs du pèlerinage musulman en cours. Et les Forces Sociales ont décidé de donner une suite favorable à la demande d’Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo.

Même s’ils pensent que le président de la délégation spéciale issu de l’opposition a subi une pression, les activistes ont tout même reporté leur marche prévue jeudi à une date ultérieure. « Si le président de la délégation spéciale interdit une marche sociale alors qu’il est le secrétaire fédéral de l’UFDG à Labé, dites-vous qu’il a subi une pression.

Il se peut que cette pression soit populaire parce que les populations souffrent énormément, ou elle peut aussi être politique parce que l’autorité ne veut pas du tout entendre parler de marche dans tout le pays. Mais nous nous sommes retrouvés pour définir un autre jour.  Et pour le moment, la grève continue mais il n’y a pas de marche. Le président de la délégation spéciale nous a demandé de voir une autre journée et c’est ce qui sera fait », a déclaré Idrissa Sampiring Diallo, porte-parole de la PCUD à Labé, à l’issue de la rencontre des Forces Sociales.

Le secrétaire général de l’union régionale des travailleurs de Labé et président de la commission d’organisation des manifestations des Forces Sociales de Labé, précise toutefois, que ce report n’est pas synonyme de recul : « Il est dit que la marche de ce jeudi est interdite à cause du départ massif des pèlerins de Labé pour Conakry. Donc, en tant que fidèles et hommes de paix nous acceptons cet argument. Mais cela ne veut pas dire que nous avons reculé. Le mouvement continue de la plus belle des manières. Apres le jeudi, nous allons écouter nos structures nationales pour agi », a indiqué Elhadj Lamine Sangaré.

De Labé, Saifoulaye Diallo pour Guineematin.com

Tel. 623676550

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N’zérékoré : le chef du district de N’yampara libéré sous la pression des citoyens

24 juillet 2018 à 22 10 01 07017

Les populations du district de N’yampara, dans la sous-préfecture de Samoé, située à une dizaine de kilomètres de N’zérékoré, avaient investi le tribunal de première instance local. La démarche visait à exiger la libération de leur chef de district, détenu à la maison centrale de N’zérékoré pour destruction d’édifices privés. Finalement, Elie Panso Hebelamou a été remis en liberté ce mardi 24 juillet 2018, rapporte Guineematin.com, à travers son correspondant dans la région.

De nombreuses femmes de N’yamapara avaient investi le tribunal de première instance de N’zérékoré. Elles entendaient protester contre la détention de leur chef de district Elie Panso Hebelamou, poursuivi pour des faits de destruction d’une porcherie appartenant à une dame, mais qui serait construite sur un  lieu public. Des tirs à gaz lacrymogène avaient fini par les disperser.

Au lendemain de cette manifestation, les populations ont empêché l’accès à la ville de N’zérékoré aux véhicules à l’aide de barricades dressées ce mardi 24 juillet 2018. L’intervention des autorités préfectorales et communales a permis de ramener le calme et la libération du détenu.

Dans l’après-midi, après avoir été libéré, le président du district, Elie Panso Hebelamou a été raccompagné à son village.  C’est à partir de 14h 30min qu’une délégation, conduite par le préfet, accompagné du président de la délégation spéciale de N’zérékoré, des cadres de la préfecture et  les représentants des différentes communautés, est arrivée à N’yampara avec le président du district.

C’est un monde immense et une file de véhicule qui l’ont accompagné dans le  village. Elie Panso Hebelamou et la délégation ont été accueillis par les citoyens au centre culturel local.

Prenant la parle, le préfet de N’zérékoré, Sory Sanoh a prodigué des conseils aux citoyens. « Ce que je voulais vous laisser comme conseil, je viens d’un village plus petit que N’yampara. Donc, moi préfet, je suis villageois. Alors, ce genre de problèmes arrive souvent. Mais, le mieux c’est d’informer d’abord le propriétaire du lieu pour venir enlever ses matériels. Au cas où il refuse, informez la justice et c’est elle qui viendra vous aider à libérer ce domaine et non vous.  Et en plus,  n’accepte plus qu’on tranche votre problème à la justice, car avant l’arrivée de la justice moderne, on traitait nos problèmes sous l’arbre à palabre avec les sages. Je ne veux plus entendre que les citoyens de Nyampara se trouvent à la justice pour n’importe quel problème ».

De son côté, le président du district a remercié la population pour sa mobilisation. Ensuite, Elie Panso Hebelamou dira que « le problème pour lequel j’ai été emprisonné est fini. Et, quand quelqu’un a un problème, je prie à la personne de venir me voir. Et c’est comme ça vous avez fait, vous avez déjà fait ce que je voulais voir où entendre. Et vous avez prouvé votre maturité dans la manifestation ».

Pour sa part,  le procureur de la république près le tribunal de première instance de N’zérékoré, en séjour à Kindia, joint au téléphone, a dit que « le président du district  a été remis à son avocat. Il doit comparaître au TPI la semaine prochaine pour son jugement ».

 À noter qu’près la cérémonie de présentation, la délégation conduite par le préfet s’est rendue dans le domaine conflictuel pour les visites avant de reprendre  la route pour N’zérékoré.

Affaire à suivre…

De retour de N’yampara, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 62 01 66 816

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Deuxième jour de la grève générale et illimitée : les activités reprennent timidement à Kindia

24 juillet 2018 à 21 09 30 07307

La grève générale et illimitée, déclenchée par l’inter-centrale syndicale CNTG/USTG, n’a pas été suivie par le secteur informel ce mardi 24 juillet 2018 à Kindia. Les activités ont repris dans ce secteur alors que les secteurs publics, privés et celui des transports ont été affectés, rapporte Guineematin.com, à travers son correspondant dans la région.

Les activités ont timidement ce mardi dans les différents marchés de la ville de Kindia. Les citoyens vaquent à leurs affaires. De la maison des jeunes à la gare routière en passant par la boucherie, le carrefour de la BICIGUI i, les marchés Yenguema, Wanbelé, Peria et le centre de commerce Sanloiya le constat est le même pour cette deuxième journée de la grève déclenchée par l’inter-centrale CNTG/ USTG.

 Selon un responsable du syndicat, la grève illimitée continue malgré tout dans la cité des agrumes. La reprise des activités du secteur informel pour cette deuxième journée n’impacte pas sur la grève, soutient  Elhadj Bangaly Camara, secrétaire général de l’Union Locale des Travailleurs de Kindia. « Je viens de rentrer d’un contrôle. J’ai vu que la grève est observée au niveau du transport. Depuis 6h 30, j’ai fais le tour de la ville. J’ai vu que c’est observer à 90% au niveau du transport… D’une manière générale, nous sommes en train de suivre. J’ai fais le gouvernorat, la préfecture, l’habitat, la santé, la commune et l’hôpital. En dehors des gros  administrateurs qui sont les directeurs, j’ai constaté que les autres membres du personnel sont à la maison ».

Interrogé sur le fait que le secteur informel n’ait pas suivi le mouvement, Elhadj Bangaly Camara relativise. « Pour le secteur informel, j’ai constaté que quelques uns ont ouvert. Ils ne peuvent que ça. Comme c’est le secteur informel, ils ne peuvent qu’accompagner. Ils ont dit qu’ils sont de cœur avec nous. Ce n’est pas du fait qu’ils ont ouvert par ci par là. Leur fonctionnement n’impacte pas car il y a des secteurs clés qui sont intéressés par cela, notamment les travailleurs du secteur public, les transports et les gros services qui jouent leur rôle dans cette affaire », argue-t-il.

Pour sa part, Ousmane Bodié Baldé, vice-président de l’antenne préfectorale de chambre de commerce de Kindia, dit avoir reçu « une correspondante de l’inter-centrale CNTG/USTG parlant de grève, c’est pourquoi nous les avons accompagnés. Le premier avis de grève, nous avons accepté. Le deuxième, nous avons accompagné le premier jour. Mais nous ne pouvons pas fermer continuellement nos boutiques. Parce que la vie de la population relève du marché. Aucun administrateur, artisan, commençant ne va dans la brousse pour cultiver. La vie de tout le monde c’est au marché ici. C’est pourquoi nous ouvrons les boutiques et magasins pour permettre aux citoyens de survivre à Kindia. Nous demandons au gouvernement de sécuriser les commerçants, les citoyens et leurs biens ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 51 67 96 

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Koubia : la crise sociale affecte les maraîchères

24 juillet 2018 à 21 09 20 07207

S’il n’y a pas eu de manifestation à Koubia depuis le début de la protestation contre la hausse du prix du carburant en cours, cette préfecture n’est tout de même pas épargnée des impacts de cette crise sociale. Au nombre de ceux qui ressentent les effets de cette crise, les femmes qui pratiquent des activités de maraîchage. Ces dernières n’arrivent plus à écouler leurs produits comme d’habitude, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Elles sont nombreuses les femmes qui pratiquent des activités de maraîchage dans la préfecture de Koubia. Et en raison de la quantité de leurs productions, ces dames ne peuvent pas écouler facilement tous les produits sur place. Une bonne partie de ces denrées alimentaires sont transportées donc à Conakry où elles sont vendues.

Mais cette année, les choses tournent mal pour certaines maraîchères notamment celles qui font la culture du piment. Car, la période de récolte coïncide avec la crise sociale liée à la hausse du prix du carburant. La protestation en cours paralyse la circulation et empêche ces femmes d’acheminer leurs produits vers la capitale. Conséquence, ces produits agricoles, fruits de plusieurs mois de travail, pourrissent dans les mains de leurs propriétaires.

Selon Ramatoulaye Tinkoun Bah, vendeuse de piment à Koubia, avant la grève, la mesure de piment coutait 20 000 GNF, aujourd’hui cette mesure se négocie entre 6500  et 7000 GNF dans les potagers. « On ne peut ni garder ni vendre nos produits pendant cette période de grève, c’est une perte pour nous, et cela n’encourage pas », renchérit Mouminatou Gordjo, une autre maraîchère.

Le directeur préfectoral de l’Agriculture de Koubia, Boubacar Mobhy Diallo, se montre aussi préoccupé par cette situation qui affecte de nombreuses femmes de la préfecture. Une situation qui est due en partie, selon lui, au manque de moyens de conservation et de PME de transformation.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo  pour Guineematin.com

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Crise sociale : nouvelle déclaration des Forces Sociales de Guinée

24 juillet 2018 à 21 09 13 07137

Au lendemain de leur marche pacifique empêchée d’hier, les Forces Sociales de Guinée se sont retrouvées ce mardi, 24 juillet 2018 à leur siège à Kipé-Dadya pour tirer les leçons de cette manifestation avortée et décider de la suite à donner à cette situation.

A l’issue de leur rencontre, les activistes de la société civile ont publié une nouvelle déclaration dans laquelle ils dénoncent la violation des droits des citoyens par le gouvernement, et réitèrent leur détermination à poursuivre le combat jusqu’à la réduction du prix du carburant à 8000 francs le litre.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration des Forces Sociales de Guinée

                                           Déclaration numéro 014

Les Forces Sociales de Guinée, fidèles à leur engagement et déterminées à porter la revendication des citoyens pour la réduction du prix du carburant à la pompe à 8000 GNF, remercient et félicitent le courageux peuple de Guinée pour sa confiance et sa détermination à accompagner dans sa diversité toutes les actions de protestation contre cette volonté inouïe du gouvernement à alourdir davantage la souffrance des guinéens.

Citoyens et citoyennes de Guinée, si nous avons été surpris par la manière et le contexte de précarité de vie dans lesquelles est intervenue l’augmentation du prix du carburant, nous avons été dépassés hier pendant notre marche pacifique par le mépris que les autorités ont eu vis-à-vis de la loi et du droit des citoyens.

Malgré notre volonté manifeste de respecter notre République et ses lois par une marche pacifique qui a respecté toutes les conditions préalables requises, la réponse des autorités a été la brutalité et des arrestations à l’encontre des paisibles citoyens qui n’avaient pourtant droit qu’à la protection et l’encadrement. De cette journée de brutalité et d’humiliation, nous avons pour bilan regrettable entre autres :

25 cas d’arrestations arbitraires, tous libérés ;

 Dix-sept (17) cas de traumatismes par gaz lacrymogènes à bout portant ;

Deux (2) cas de blessures ;

Des cas d’arrestations de mineurs par les policiers ;

Des cas d’irruptions enregistrés dans des foyers ;

En dépit de ces manœuvres et de ces violations de droits qui sont d’une autre ère, les Forces Sociales de Guinée, saluant l’engagement citoyen dont a fait montre la population guinéenne depuis son appel à la mobilisation, invite :

Le gouvernement de revenir sur sa décision et réparer les violations de droits enregistrées ces derniers temps, avant que la volonté des Forces Sociales de Guinée à traduire le désaccord des populations dans un cadre organisé et structuré ne soit à l’abri de civisme ;

Les médias, à la solidarité avec les Forces Sociales de Guinée ;

Les syndicats, à redoubler d’efforts par le maintien du cap de leur mot d’ordre de grève lancé ;

A la communauté internationale, de suivre de près les violations de droits que subit la population guinéenne en dépit du caractère légal des revendications sociales ;

Les Forces Sociales de Guinée, ayant fédéré toutes les dynamiques citoyennes et sociales, soucieuses du bien et du mieux-être de la population, renouvellent leur appel à la population à rester mobilisée pour accompagner toutes les actions qui sont projetées par les Forces Sociales de Guinée jusqu’à la satisfaction de notre revendication.

Au même moment, nous renouvelons l’appel à nos délégués régionaux, préfectoraux, communaux, sous préfectoraux à travailler sans relâche pour être au rendez-vous dans leurs localités respectives.

Les Forces Sociales de Guinée, rassurent le peuple souverain de Guinée de Guinée qu’elles ne reculeront face à aucune manipulation, pression ou intimidation jusqu’à la réduction du prix du carburant à 8000 GNF.

Ensemble, unis et solidaires nous vaincrons.

                                                                                   Conakry, le 24 juillet 2018

                                                                                Les Forces Sociales de Guinée

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Trafic illicite de migrants: 12 personnes trimballent un marchand devant la justice

24 juillet 2018 à 20 08 55 07557

Un marchand a comparu ce mardi, 24 juillet 2018 devant le TPI de Dixinn pour trafic illicite de migrants. Mamadou Hady Diallo est poursuivi par douze personnes qui l’accusent d’avoir détourné leur argent qui devait servir à envoyer clandestinement leurs enfants en Europe. A la barre, le prévenu a reconnu avoir reçu l’argent réclamé par les plaignants, mais il assure qu’il a remis les montants au destinataire basé au Maroc, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Hady Diallo, marchand, domicilié au quartier Yattayah dans la commune de Ratoma, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 8 décembre 2017 suite à une plainte déposée par douze personnes qui l’accusent d’avoir détourné leur argent. Selon les plaignants, ils ont remis des sommes importantes d’argent à Mamadou Hady Diallo dans le but d’envoyer clandestinement leurs enfants en Europe via le Maroc. Mais le marchand n’aurait pas honoré le contrat après avoir reçu l’argent.

Devant le tribunal correctionnel de Dixinn, le prévenu a reconnu avoir effectivement reçu l’argent en question. Mais il soutient qu’il l’a aussitôt transféré à son frère basé au Maroc et qui devait aider les enfants à rejoindre l’Espagne.

 « J’ai reçu effectivement l’argent de la part de ces 12 personnes. Moi je ne connaissais personne parmi eux. C’est eux qui m’ont appelé pour me dire que mon frère de lait Abdoul Salam qui se trouve au Maroc leur a dit de me remettre ces montants : 2000 euros, 2500 euros, 4000 dollars, 42 millions de francs guinéens, et 25 millions de francs guinéens.

Ils sont venus déposer ces montants chez moi dans mon salon à Yattayah. Mais, moi je ne connais rien de ce genre d’affaires, je ne savais rien de ce qu’ils ont conclu avec mon frère Abdoul Salam qui est au Maroc. Dès qu’ils déposent l’argent chez moi, je vais au marché de Madina chez Amadou pour transférer le montant à mon frère au Maroc », a-t-il indiqué.

Mais pour les plaignants, l’essentiel est qu’ils ont remis l’argent à Mamadou Hady Diallo et leurs enfants n’ont pas voyagé comme c’était prévu. Ils réclament donc la restitution de leur argent.

De son côté, le  procureur Alphadio Barry, ne nie pas forcément la version du prévenu. Mais pour que celui-ci puisse être dédouané, il lui demande trois choses : « Soit Abdoul Salam vient nous dire qu’il a reçu cet argent, soit Amadou vient confirmer qu’il a effectivement transféré l’intégralité du montant, soit le prévenu lui-même nous dit ce qu’il a fait de cet argent », a dit le représentant du ministère public.

C’est dans ce contexte que l’affaire a été renvoyée au 31 juillet 2018 pour la comparution de toutes les victimes et du nommé Amadou qui est à Madina et qui aurait transféré l’argent au frère du prévenu basé au Maroc. Ce dernier sera entendu en qualité de témoin.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

654 416 922/664 413 227

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Bac 2018 : le SLECG demande au gouvernement de sortir les vrais résultats

24 juillet 2018 à 20 08 50 07507

Comme annoncé précédemment, le SLECG version Aboubacar Soumah s’est prononcé ce mardi, 24 juillet 2018 sur les résultats du baccalauréat unique de cette année jugés catastrophiques. Le syndicat des enseignants a accusé le gouvernement d’avoir recalé délibérément des candidats qui ont eu la moyenne dans le seul but d’éviter d’orienter des étudiants dans les universités privées, et exigé la publication des vrais résultats du bac, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, suite à une assemblée générale des bureaux des cinq (5) communes de la capitale et les bureaux des institutions d’enseignement supérieur élargie aux bureaux des préfectures environnantes, il ressort que des dysfonctionnements graves ont été enregistrés lors du déroulement des différents examens (CEE, BEPC et du BAC). Pour lui, contrairement aux accusations portées contre eux par les « autorités », le SLECG n’est nullement responsable de cet échec. D’ailleurs, monsieur Soumah a dénoncé le refus du gouvernement d’associer le SLECG qui est un partenaire privilégié du gouvernement dans le déroulement de ces examens.

« Contrairement aux accusations infondées des détracteurs du SLECG, face au faible pourcentage d’admis aux différents examens surtout au Bac, le SLECG tient à rappeler l’opinion nationale et internationale que des cours de rattrapage ont été organisés çà et là dans toutes les écoles et en harmonie avec la progression du programme ; bref, les programmes ont été exécutés à 100%. Les autorités de l’éducation en sont témoins : l’inspection générale de l’éducation, les directions générales de l’enseignement, notamment secondaire etc.

En effet, les causes de ce faible pourcentage sont entre autres, le retard dans la tenue des ateliers régionaux, la précipitation dans l’organisation des examens nationaux, le manque d’écart entre les différents examens et de repos dans leur déroulement. La diffusion tardive de la note de service désignant les surveillants, fait à dessein pour en éliminer d’autres et les remplacer par les leurs, la diminution du nombre de surveillants, de correcteurs, de secrétaires, alors que l’effectif des candidats a augmenté cette année.

Le choix des personnes qui ne sont pas enseignants pour la supervision, et le secrétariat, le manque de cahiers de brouillon un peu partout, le retard dans l’acheminement des sujets dans les centres, l’absence de certains délégués, la sélection des enseignants comme correcteurs alors qu’ils n’évoluent pas dans les classes d’examen, la politisation des examens par militantisme et par clanisme en lieu et place des enseignants », a-t-il entre autres cité.

Mais ce ne sont pas les seules raisons qui expliquent le faible d’admission au baccalauréat, selon Aboubacar Soumah. Le leader du SLECG indique que tout a été préparé par l’Etat, en vue de diminuer le nombre d’admis au Bac, ce pour éviter que les universités privées aient des étudiants bousiers de l’Etat. « Le rapport de la commission nationale sur l’éducation en Guinée dévoile clairement la réduction progressive de l’orientation des élèves bacheliers vers les universités privées pendant les trois prochaines années. Illustration : 2017, 27% ; 2018, 26,04% ; donc 2019 aussi, ça sera en dessous de ce pourcentage, c’est déjà programmé parce qu’ils ne veulent pas livrer le surplus des admis aux institutions d’enseignement privées.

La commission du jury de correction du Bac session 2018 nous relate une bonne prestation des candidats. Le SLECG, après enquête analyse et interprétation des résultats, trouve que ces résultats ne reflètent pas la prestation des candidats et demande en conséquence au service national des examens, de sortir les vrais résultats. Et demande aux élèves et parents d’élèves de se prêter à la vérification qui est la meilleure voie de faire jaillir la vérité sur les résultats », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : la mairie demande aux forces sociales de reporter la marche

24 juillet 2018 à 16 04 48 07487

Le président de la délégation spéciale, Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo vient de marquer son opposition, par écrit, à la marche pacifique que les forces sociales de la préfecture comptent organiser dans la commune urbaine de Labé, le jeudi, 26 juillet 2018, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

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Pont de Djassa (Kérouané) : des citoyens remontés contre le président Alpha Condé

24 juillet 2018 à 13 01 45 07457

Alors que les travaux de la déviation du pont de Djassa sur la nationale Kankan-Kérouané sont en cours, le calvaire se poursuit pour les usagers de cette route. Plusieurs véhicules et de nombreuses personnes sont bloqués actuellement sur les lieux. Et cette souffrance irrite les usagers de cette route qui se disent trahis et oubliés par le président Alpha Condé qu’ils ont pourtant soutenu, a appris le correspondant de Guineematin.com à Banankoro qui s’est rendu sur place.

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Gares routières de Siguiri : vente et consommation de la drogue à ciel ouvert

24 juillet 2018 à 13 01 38 07387

Bien qu’interdites en Guinée, la vente et la consommation de la drogue se font au vu et su de tout le monde dans les différentes gares routières de la ville. Des chauffeurs, des apprentis et d’autres personnes y vendent et consomment des stupéfiants sans la moindre inquiétude. Face à cette situation, syndicats des transporteurs et police se rejettent la responsabilité, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

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Cas de viol à Labé : le facteur social favorise l’impunité

24 juillet 2018 à 12 12 38 07387

Les cas de viol se multiplient et deviennent de plus en plus nombreux dans la Région Administrative de Labé à cause de la pesanteur sociale qui empêche la manifestation de la vérité et favorise l’impunité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

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Protestation contre la hausse du prix du carburant : pourquoi Siguiri est en marge du mouvement ?

24 juillet 2018 à 10 10 00 07007

Depuis bientôt un mois, l’inter-centrale CNTG/USTG et les Forces Sociales de Guinée mènent un mouvement de protestation contre la hausse du prix du carburant en Guinée. Plusieurs manifestations ont eu lieu depuis le début de ce mouvement à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur. Mais jusque-là, la ville de Siguiri, pourtant connue pour être une zone chaude, reste en marge de cette protestation. L’une des raisons de cette situation, c’est qu’il n’y a pas de leaders pour mener le mouvement, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

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Ethnocentrisme et torture : les arguments de Nouhou Thiam et Resco Camara au tribunal

24 juillet 2018 à 9 09 48 07487

Sékou Resco Camara

L’ancien chef d’Etat major général des armées sous le régime du CNDD, le général Nouhou Thiam, et le commandant Sékou Resco Camara, ancien gouverneur de Conakry, ont été confrontés avec leurs « victimes » ce lundi, 23 juillet 2018 par le tribunal criminel de Dixinn. Ces hauts gradés de l’armée guinéenne sont accusés d’ethnocentrisme, de régionalisme, de racisme, de crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Laye Mamadi Condé au Premier ministre (Lettre ouverte)

24 juillet 2018 à 9 09 15 07157

Monsieur le Premier Ministre,

Permettez-moi tout d’abord, de vous adresser mes félicitations par rapport à votre nomination à la Primature de notre pays. Je vous souhaite beaucoup de réussite et succès dans vos projets, vos entreprises et actions.

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