LDC : le Horoya s’incline face au Wydad

28 juillet 2018 à 23 11 10 07107

Dix jours après son nul (1-1) concédé à Conakry face au Wydad de Casablanca, le Horoya de Conakry est allé défier le club marocain ce samedi, 28 juillet 2018 au compte de la 4ème journée des phases de groupes de la ligue des champions africaine de football. Et le champion de Guinée en titre s’est incliné (2-0) devant son adversaire.

Pour cette rencontre déterminante dans la  course à la qualification pour le tour suivant, le stade Mohamed V de Casablanca a fait son plein. Un public aussi nombreux que bruyant pour soutenir le Wydad Athletic club face au Horoya AC de Conakry. Et le public marocain ne sera pas déçu. Car, dès la 12ème minute, les locaux ont ouvert le score grâce au malien Cheik Ibrahim Comara à la réception d’un corner d’El Haddad.

Ce but matinal amène le Horoya à sortir pour aller chercher l’égalisation. Mais les hommes de Victor Zvunka sont vite punis. Après un bon travail sur son côté, Babatunde sert Mohamed Ounajem qui bat Khadim N’diaye et permet au WAC de faire le break à la 18ème minute. Un score que les poulains de Faouzi Benzarti ont défendu jusqu’à la fin de la rencontre, et qui leur permet de prendre seuls la tête du groupe C avec 8 points.

De leur côté, les rouge et blanc de Matam qui concèdent ainsi leur première défaite en ligue des champions cette saison, perdent leur deuxième place au profit du Mamelodi Sundowns vainqueur de l’AS Togo Port de Lomé (2-1) vendredi. Les sud-africains qui ont 5 points tout comme le Horoya, dépassent le club guinéen à la différence de buts.

Le champion de Guinée va tenter de se relancer en août prochain face à l’AS Togo Port au stade du 28 septembre de Conakry avant d’aller jouer la finale de ces phases de poules à Pretoria.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Hausse du prix du carburant en Guinée : ces révélations de Mamadou Mansaré qui vont faire mal au gouvernement

28 juillet 2018 à 21 09 44 07447

La centrale syndicale CNTG/USTG, élargie aux autres centrales et aux Forces Sociales de Guinée a organisé, ce samedi, 28 juillet 2018, une assemblée générale à la bourse du travail. Objectif, faire le compte-rendu aux mandants, des différents évènements qui se sont succédés depuis le déclenchement de la grève générale et illimitée par l’inter-centrale CNTG/USTG, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont des syndicats et des acteurs de la société civile très remontés contre le gouvernement qui se sont exprimés ce samedi à la Bourse du travail de Conakry. Pour eux, le gouvernement a la possibilité de ramener le prix à 8000 francs guinéens mais il refuse parce qu’il est préoccupé non pas pour les citoyens ; mais, pour son intérêt personnel. Louis M’Bemba Soumah, secrétaire général de l’USTG, a été le premier à s’exprimer au cours de cette rencontre. Selon lui, face à l’urgence actuelle, toutes les forces vives du pays doivent s’unir en vue de contraindre l’Etat à ramener le litre du carburant à son prix initiale qui est de 8000 GNF.

 « Je vous rappelle que nous sommes une famille et une famille pour qu’elle soit forte, il faut qu’elle soit unie et solidaire. A l’heure actuelle, ce gouvernement-là, c’est notre adversaire parce qu’il ne veut pas du bien pour le peuple de Guinée. Et ce problème unique qui concerne le prix du carburant, c’est un problème qui concerne toute la Guinée, ce n’est pas seulement le problème des travailleurs, c’est un problème national. Si vous avez remarqué, toutes les préfectures se sont levées comme un seul homme, donc on a intérêt nous aussi à nous rassembler, à être solidaire et à être unie », a-t-il lancé.

De son coté, Mamadou Mansaré, secrétaire général adjoint de la CNTG, est allé plus en détail en démontrant que le gouvernement guinéen achète un litre de carburant à moins de 4000 GNF, et qu’avec toutes les dépenses y afférentes, le litre doit être vendu à 8000 GNF à la pompe : « Lors de la dernière rencontre avec les élus, après le passage du Médiateur de la République, on nous avait autorisé d’aller pour négocier et sur la base qu’aucune question ne sera tabou y compris celle relative au budget de l’Etat. Pourquoi nous tenons trop à ce budget de l’Etat ? Imaginez que rien qu’en double emploi que ça soit le personnel, les services et biens, quel que soit le titre, on a plus de 200 milliards qui sont dedans.

Quand tu prends le carburant, la Primature qui s’impose à 857 litres par jour ; le ministère du Budget a plus de 1500 litres par jour. Et dans nos recherches, nous avons trouvé que le carburant qui nous est vendu en Guinée, nous vient de Barcelone, il nous est vendu à environ 3795 francs le litre.  Nous avons vu que toutes taxes confondues (droit d’entrée, droit de stockage…), les taxes de l’Etat vont jusqu’à 3750 GNF, si vous faites l’addition ça vous donne un peu plus de 7500 GNF, maintenant vous ajoutez à ça le prix des fournisseurs aux détaillants, ça nous amène à 8000 GNF», a indiqué le syndicaliste.

Des révélations qui viennent démentir la version officielle selon laquelle le gouvernement guinéen achète le prix du litre de carburant à 10 000 GNF et le revend au même prix tout juste pour éviter la subvention qui fait perdre beaucoup d’argent au pays. Et c’est une raison, selon Mamadou Mansaré, de continuer le combat pour contraindre les autorités à ramener le prix du litre de carburant à 8000 GNF.

Pour cela, il annonce le maintien du mot de grève générale et illimitée sans service minimum sur toute l’étendue du territoire nationale. Grève qui sera intensifiée à partir du 02 août prochain avec la fermeture de l’espace aérien guinéen en raison de la grève annoncée des travailleurs de l’aéroport de Conakry, la fermeture du port et de toutes les stations-service, a déclaré Mamadou Mansaré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Présidentielle au Mali : les électeurs appelés aux urnes après une campagne tendue

28 juillet 2018 à 21 09 23 07237

Dimanche, les électeurs maliens se rendent aux urnes pour élire leur président. Ils ont le choix entre 24 candidats qui ont sillonné le pays du 7 au 27 juillet pour les convaincre. Retour sur une campagne électorale mouvementée.

Depuis vingt jours, affiches, spots publicitaires, apparitions médiatiques et meetings ont plongé le pays tout entier dans une ferveur particulière, qui s’est aussi transformée en polémique durant la dernière semaine de mobilisation. Le 20 juillet, Tiébilé Dramé, directeur de campagne de Soumaïla Cissé, principal rival du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, évoquait l’existence d’un fichier « parallèle » avec près de 1,2 million d’électeurs fictifs sur environ 8 millions d’inscrits.  Et dénonçait également une « préparation de fraudes » de la part du gouvernement.

Jeudi dernier, le Premier ministre a donc rencontré des mandataires de candidats à la présidentielle afin d’échanger sur cette controverse. Sans succès. Une dizaine d’entre eux, dont le représentant de Soumaïla Cissé, ont quitté la rencontre, exigeant une réunion avec les candidats et la communauté internationale. Ce 28 juillet, à la veille du scrutin, une autre rencontre a eu lieu avec l’ensemble des candidats afin de rétablir la confiance entre les différents acteurs.

Les premiers résultats du scrutin maximum 48 heures après le vote

Les premiers résultats du scrutin sont attendus maximum 48 heures après le vote, et les résultats officiels provisoires le 3 août au plus tard. Le 12 août est la date prévue pour un éventuel second tour…

En attendant, c’est sur un air de fête que la campagne s’est achevée à Bamako, vendredi 27 juillet au soir. Les candidats ont réunis une dernière fois leurs militants avant de les appeler à voter dimanche. La pluie n’a par exemple pas dissuadé la centaine de partisans réunis sur la place du cinquantenaire, au bord du fleuve Niger. Les artistes se succèdent et dans la foule, les pancartes et les slogans appellent de leurs vœux le « Ta ko kelen », une victoire au premier tour du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta.

Pour le dernier jour de campagne, l’alliance Ensemble pour le Mali (EMP) qui soutient la candidature de IBK a vu les choses en grand. Plusieurs députés et membres du gouvernement, dont le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, ont fait le déplacement. « J’ai trouvé un État presque inexistant. Aujourd’hui, il n’y a plus de guerre au Mali. Notre armée est mieux équipée », martèle IBK, vêtu d’un boubou blanc. « Et ils veulent faire croire le contraire dans une certaine presse étrangère », ajoute-t-il, faisant allusion à ses opposants.

DE LEUR CÔTÉ, LES PETITS CANDIDATS ONT ÉTÉ BEAUCOUP MOINS VISIBLES…

La veille, c’est à Mopti que le candidat Soumaila Cissé tenait un avant-dernier meeting, devant 10 000 militants, selon les organisateurs. « Notre nation est meurtrie et fracturée, notre république est affaiblie et fissurée, notre pays est humilié et paupérisé, notre pays va mal, il est même à l’agonie », a lancé Soumaïla Cissé dans un stade conquis à sa cause. « Mon programme est basé sur la recherche de la sécurité, la paix et la réconciliation des Maliens et entre les Maliens et les institutions de l’État qui ne sont pas aujourd’hui au service des populations malheureusement», a poursuivi le chef de file de l’opposition.

De leur côté, les « petits candidats », eux, ont été moins visibles. Housseini Hamion Guindo, président de la Convergence pour le développement du Mali (Codem) qui compte cinq députés au Parlement et a remporté 5% des suffrages à la présidentielle de 2013, dit avoir mené une campagne « directe ». Pas de tournée, aucun meeting, seules quelques affiches de lui dans le quartier populaire de Yirimadjo, sur la route de Ségou sont visibles.

La question de l’insécurité dans le centre du Mali

« Nous n’avons pas les même moyens que les deux principaux candidats mais nous comptons sur notre point fort : la Codem est un parti populaire. Je ne suis pas un homme à présenter. Je suis de Sikasso, ma famille y habite encore et je suis régulièrement sur le terrain. Pendant que les militants de base font campagne dans les régions, j’ai passé les deux semaines à Bamako, où je suis moins connu, pour convaincre », explique le candidat.

La question de la campagne dans les zones du pays occupées par des groupes jihadistes et le centre où l’insécurité règne a finalement été résolue. Du moins, pour les gros candidats qui ont tous réussi à tenir un meeting dans chaque grande ville du pays, de Sikasso à Kidal. IBK et son principal challenger, Soumaïla Cissé, se sont par exemple tous deux rendus à Kidal, où ils ne s’étaient plus rendus depuis la campagne présidentielle de 2013.

Un incident est à déplorer cependant. Une des équipes de campagne du riche homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo a été victime d’une attaque dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23, dans le cercle de Nara, près de la Mauritanie. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, mais les assaillants ont volé trois véhicules et brûlé un quatrième.

Des Peuls visés dans une attaque attribuée à des dozos

Le ministre de la Sécurité, Salif Traoré, a annoncé que 30 000 hommes (FMS, FAMAS, MINUSMA, Barkhane et groupes signataires de l’accord de paix), regroupés au sein d’un Comité de sécurité, seront déployés pour la sécurisation du scrutin le 29 juillet. À Kidal, c’est la CMA qui s’occupera de la sécurisation de l’élection le jour du vote.

Mais les violences persistent dans le centre du pays et pourraient avoir un impact sur la participation dans ces régions où les bureaux de vote sont parfois éloignés des villages. Mercredi, au moins trois civils peuls ont été tués lors d’une attaque attribuée à des chasseurs traditionnels dozos, selon des sources sécuritaires et associatives.

Source : jeuneafrique.com

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Présidentielle au Mali: le Premier ministre a reçu des candidats de l’opposition

28 juillet 2018 à 21 09 20 07207

Au Mali, le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga a reçu à la Primature ce samedi une douzaine de candidats comme Soumeïla Cissé ou Cheick Modibo Diarra, ou leurs représentants. Les observateurs internationaux étaient également présents. Au menu des discussions, l’insécurité, la validité du fichier électoral ou encore la question des procurations. Une réunion qui a abouti à quelques avancées.

Les candidats ou leurs mandataires, une dizaine de personnes, sont arrivés dans une ambiance très détendue. Accolades et grands sourires se sont succédé. Tous n’étaient pas présents ou représentés mais les têtes d’affiche étaient là, à savoir Soumaïla Cissé ou encore Cheick Modibo Diarra. Le président Ibrahim Boubacar Keïta était représenté par l’ancien ministre, Mamadou Gaoussou Diarra. Le Premier ministre est arrivé peu après. Soumeylou Boubèye Maïga s’est d’abord entretenu avec les observateurs internationaux, notamment de l’Union européenne et de l’Union africaine.

Sur la question des procurations, il y a quelques jours, une directive du ministère de l’Administration territoriale autorisait un mandataire à voter à la place d’une personne sans être inscrit dans le même bureau de vote. L’opposition redoutait de voir fleurir les procurations dans tout le pays. Le Premier ministre a donc accepté ce samedi matin le retrait de cette directive.

Autre avancée, les observateurs nationaux sont désormais autorisés à assister aux commissions de centralisation des bulletins de vote, après le scrutin, dans chaque cercle et au niveau national. Une mesure qui était chère à la mission d’observation de l’Union européenne.

En ce qui concerne la question de la validité du fichier électoral et celle des territoires où l’insécurité ne permet pas un scrutin transparent, il n’y a pas eu d’avancée notoire. Les candidats, soutenus par les observateurs, demandent notamment que soit transmise, dès maintenant, une liste des communes où le scrutin n’aura pas lieu. Une requête sur laquelle le Premier ministre ne s’est pas encore prononcé.

Quant au fichier électoral, tous les candidats s’accordent à dire qu’il n’est pas valide mais pour autant, chacun maintient sa candidature. « Personne ne s’attend à une élection parfaite » a conclu Soumeylou Boubeye Maïga, en conférence de presse.

Source : RFI

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N’Zérékoré : jeunes et femmes en guerre contre l’insalubrité sur la rivière Zaly

28 juillet 2018 à 19 07 55 07557

La rivière Zaly, qui coule entre la maison centrale et le palais de justice de N’zérékoré, est en voie de disparition. Ce cours d’eau, dont la ville tire son nom, se trouve aujourd’hui dans un état peu reluisant à cause des ordures qui s’y sont entassées. Une situation qui ne laisse pas indifférent les habitants des lieux qui ont décidé de curer le cours d’eau, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la capitale de la Guinée Forestière.

De nombreux jeunes hommes et des femmes, munis de manchettes, de pelles,  de pioches et autres dabas, venus des 22 quartiers de la commune urbaine, ont commencé à nettoyer le marigot ce samedi 28 juillet. Ce marigot sacré, autrefois lieu de loisirs, a donné son nom à la ville de Zalykwolé, qui signifie « je suis à côté de mon médicament ». Le lieu est envahi de nos jours par des garages de mécanique, de menuiserie, d’ateliers de couture et même des habitations.

Interrogée sur les raisons de leur démarche, Marie Noël Balamou, présidente des femmes de N’zérékoré  a confié à notre confrère que « tout est venu d’un rêve. Et, c’est la troisième fois qu’une femme rêve encore pour dire que Zaly dit qu’on la oublié.  » Vous m’aviez oublié l’année dernière et je vous ai montré et maintenant encore vous m’oubliez ?  Là, vous allez  voir. C’est quand elle est venue expliquer ça que nous les femmes et jeunes, on a  décidé de nettoyer, parce que l’année dernière,  l’eau a envahi presque toute la ville, ça a débordé et ça a cassé des maisons à Djankadissa. Et, il y a même eu des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants. Donc, nous ne voulons plus ça. C’est pourquoi, on a  décidé d’aller voir les autorités et le patriarche pour qu’ils nous donnent l’autorisation de nettoyer la rivière ».

Dans ses explications, Marie Noël Balamou a laissé entendre que « la rivière Zaly représente un lieu sacré à l’image de la marre de Baro, en Haute Guinée. C’est pourquoi, j’ai appelé les autres femmes des villages environnants pour que le lundi soit un jour où on va assainir, curer et nettoyer la source de Zaly et déguerpir tous les occupants des alentours de notre rivière, qui nous procure la paix et la joie. Alors, nous demandons aussi aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide ».

Pour sa part, Albert Haba, président de la jeunesse de N’zérékoré invite les citoyens à entretenir et préserver ce patrimoine. « Zaly est vraiment sacré et il agit dans le bonheur de tout le monde et c’est pourquoi on doit tout faire pour que cette source soit  clôturée et soit protégée pour le maintien de la paix et le développement de toute les composantes sociales qui y vivent. Car, c’est de là-bas qu’on fait les sacrifices pour le bonheur de N’zérékoré », a fait remarquer le responsable de la jeunesse.

Selon l’Histoire, ce marigot aurait guéri l’ancêtre des Zogbelemou,  qui souffrait de la gale. En recherche de médicaments dans la forêt, il a trouvé cette rivière et s’est assis à côté. Après s’être lavé et avoir bu une quantité, il s’est endormi. Soudain, quand il s’est levé, il a remarqué la disparition des gales sur son corps et il a  recouvré sa santé. C’est ainsi qu’il a dit ‘’je suis à côté de mon médicament’’ ou Zalikwolè (N’zérékoré).

De N’zérékoré,  Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel:+224620166816a

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Faible taux d’admission au Bac : le PADES comme le SLECG ?

28 juillet 2018 à 18 06 57 07577

Le syndicaliste Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée)  a contesté en début de semaine, les résultats du Baccalauréat Unique de cette année. Cette sortie du grand meneur des dernières grèves des enseignants guinéens n’a pas laissé indifférent le PADES (Parti des démocrates pour l’espoir). La formation politique dirigée par Dr Ousmane Kaba, a évoqué la question au cours de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 28 juillet 2018, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La sortie d’Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, qui a accusé le gouvernement d’avoir recalé volontairement des candidats admis au Bac pour éviter de les orienter dans les Universités privées, interpelle le PADES. A l’occasion de l’assemblée générale de la formation politique, ce samedi, 28 juillet 2018, Mohamed Kaba, coordinateur des questions administratives du PADES, s’est exprimé sur la question.

« Tout le monde a suivi la proclamation des résultats et tout le monde est unanime que ces résultats sont catastrophiques. Mais sur les raisons de ces résultats, il y a beaucoup de choses qu’on entend. Et lorsqu’on entend des accusations aussi graves que celles prononcées par le SLECG à travers son secrétaire général, il y a lieu à mon avis d’intervenir et d’interpeller le ministère concerné par la question pour qu’il nous éclaire », a introduit Mohamed Kaba.

En se basant sur les données fournies par Aboubacar Soumah lors de sa sortie, Mohamed Kaba estime que « les résultats seraient de l’ordre  de 41 %, et que les résultats (26% d’admis) ont été faits pour réduire le nombre de bacheliers par rapport aux capacités d’accueil dans les structures publiques.

Parce que le gouvernement aurait décidé de ne plus envoyer d’étudiants au privé. Alors, si cela s’avère, c’est vraiment une situation très grave. C’est une situation compromettante et il est important qu’on ait des éclaircissements la dessus. Ça, je reviens sur cette question ; on ne peut plus garder le silence », a-t-il dit.

Au cours de sa sortie, le secrétaire général du SLECG avait demandé aux parents d’élèves d’aller vérifier les notes de leurs enfants pour savoir s’ils n’ont pas eu le Bac. Le coordinateur des questions administratives du PADES soutient cette position et sollicite l’implication des parents d’élèves pour savoir la vérité sur les résultats du Bac.

« Je crois que nous allons aussi interpeller l’association des parents d’élèves mais aussi toutes les organisations qui sont concernées par la question éducative pour qu’on vérifie ça. Mais au de-là de ça, il faut qu’on tire les vraies leçons de cet échec-là. Si on ne tire pas les vraies leçons, l’année prochaine on aura peut-être moins de 26% et ça ne peut pas continuer », lance Mohamed Kaba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Gassama Diaby dénonce l’interdiction des marches : l’UFR parle d’un acte « courageux et honnête »

28 juillet 2018 à 17 05 25 07257

L’interdiction par le ministère de l’administration du territoire de toute marche en Guinée et la campagne d’assainissement de la ville de Conakry ont essentiellement polarisé les débats ce samedi, 28 juillet 2018 à l’UFR.  C’était à l’occasion de l’assemble générale hebdomadaire du parti  républicain, tenue à son siège à Matam devant des militants faiblement mobilisés, a constaté sur place Guineeematin.com à travers un de ses reporters.

L’augmentation unilatérale et impopulaire du prix carburant à la pompe a suscité de nombreuses protestations tant à Conakry que dans certaines villes de la Guinée. Le gouvernement, à travers le ministère de l’administration du territoire, a fini par décider d’interdire toute manifestation dans ce sens jusqu’à nouvel ordre.

Cette mesure a été dénoncée ce samedi par les responsables de l’UFR. Selon Hadja Aissata Daffé, « c’est la Constitution guinéenne qui confère le droit de manifester aux citoyens. On leur demande juste d’adresser une lettre d’information aux autorités. A leur tour, les autorités doivent prendre toutes les dispositions pour sécuriser la marche. Mais, si on va à l’encontre de ça, ce n’est pas normal ».

Parlant de la position de Gassama Diaby, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, qui dénonce ce recul démocratique, la députée de l’UFR pense que « c’est normal qu’il se désolidarise de cette décision. Gassama Diaby, c’est un homme de principes, il a toujours agi comme ça, ce n’est pas une première. Si ça ne va pas, il se désolidarise et donne sa position. C’est courageux et honnête de sa part. On ne doit pas fustiger cette sortie du ministre de l’Unité nationale, il n’a fait que donner sa position », soutient Hadja Aissata Daffé.

Pour ce qui est de la campagne d’assainissement en cours qui interdit toute circulation routière de 6 heures à 11 heures les derniers samedis de chaque mois, l’UFR a dit son désaccord. Pour la présidente des femmes de l’UFR, « des cas d’urgence peuvent se poser entre 6 heures et 11 heures. Comment les gens vont-ils faire pour s’en sortir ? Imaginez que vous ayez un malade, une femme en grossesse ou autre. Il y a tous ces cas là. Il y a aussi ces pauvres femmes qui sont bloquées au kilomètre 36 qui partent là-bas vers 5 heures pour acheter des produits et alimenter les marchés de Conakry. Elles peuvent être bloquées là-bas. Parmi elles, il y a des grossistes quoi revendent leurs produits aux demi-grossistes à Conakry. D’autres femmes viennent aussi s’approvisionner là en tant que détaillantes.  Donc, c’est tout un escalier et une chaine qui peut être frappée par le blocage de la circulation entre 6 h et 11 h. C’est pourquoi, nous pensons que c’est plus judicieux d’assainir pendant la nuit, de minuit à 5 heures », a dit madame Samoura Hadja Aissata Daffé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Manifestation contre la hausse du prix du carburant : « Maintenant on va se mêler », annonce Cellou Dalein

28 juillet 2018 à 17 05 21 07217

Cellou Dalein Diallo est très remonté contre le gouvernement qui a décidé de restreindre les droits et libertés des citoyens de manifester, notamment les forces sociales et les syndicalistes qui continuent à protester contre la hausse du prix du carburant en Guinée. Le chef de file de file de l’opposition guinéenne l’a fait savoir ce samedi 28 juillet 2018, à l’occasion de l’assemblée générale ordinaire de son parti, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’était sans doute l’annonce la plus attendue. Celle de savoir quelle sera la position de l’opposition, notamment de l’UFDG face à la décision du gouvernement guinéen d’interdire les manifestations de rue contre la hausse du prix du carburant. Devant ses militants fortement mobilisés, Cellou Dalein Diallo a annoncé que l’opposition va entrer désormais dans la danse pour contraindre le gouvernement à revenir sur sa décision.

«Le droit de manifester est consacré, le droit de grève est consacré. Aujourd’hui, l’objectif du gouvernement, c’est de supprimer tous ces droits et toutes ces libertés pour que la dictature totale s’instaure dans notre pays.  Jusqu’à présent, on ne s’est pas mêlé ; mais, maintenant on va se mêler. Nous n’allons pas accepter que le droit de manifester, de s’exprimer soit retiré au peuple de Guinée. C’est un droit conquis de haute lutte », a-t-il dit.

Cellou Dalein Diallo trouve « impossible » que les libertés des citoyens soient bafouées et promet de ne pas resté bras croisés face aux violences exercées sur les syndicalistes et les acteurs de la société civile à Conakry et à Labé. « Des violences ont été exercées sur le syndicat. On les a battus, on a gâté leurs véhicules, on a arrêté des syndicalistes et des acteurs de la société civile à Conakry et à Labé alors que ceux-ci n’étaient qu’en train d’exercer un droit constitutionnel. Est-ce que nous allons rester assis et les laisser faire ? Non ! », Répond-t-il.

Le chef de file de l’opposition a rappelé que la Guinée vit dans une crise et que le Président Alpha Condé veut qu’elle perdure parce qu’il n’y a aucune solution qui est apportée à cette situation. « Cette crise est aujourd’hui aggravée encore par la restriction des libertés, les violations récurrentes de la constitution par le gouvernement qui, pour trouver des alibis, estiment que l’ordre public est incompatible avec l’exercice des libertés. Ce n’est pas possible. Nos libertés ont été chèrement acquises », a-t-il insisté.

Pour marquer de plus sa détermination à se mêler dans la lutte que mènent les syndicalistes et les activistes de la société civile, le président de l’UFDG a rappelé une citation d’un pasteur Allemand qui parlait du nazisme. ‘’Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils sont venus enfermer les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas social-démocrate.

Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester ». Alors, si nous restons indifférents, nous devenons complices de ce gouvernement. Nous devons nous mobiliser pour que nos droits et libertés soient respectés, a-t-il lancé à ses partisans, tout en exprimant sa solidarité avec les forces sociales et les syndicats dans l’exercice de leur droit constitutionnel.

Enfin, Cellou Dalein Diallo demande à tous les militants de l’UFDG et de l’opposition de se mobiliser pour refuser que cette décision d’interdiction des manifestations en Guinée.  Selon lui, l’UFDG ne restera pas indifférente et l’opposition va se mobiliser pour se faire entendre par rapport à cette velléité manifeste du gouvernement de violer les droits des citoyens.  « Nous sommes restés plus ou moins à l’écart en laissant le soin à chaque citoyen de prendre part à ces manifestations ; mais, si leurs droits sont violés et comme c’est le cas, nous serons avec eux partout où ils seront pour exiger le respect des droits de tous les citoyens guinéens. Je sais qu’à cet égard, je peux compter sur les militants de l’UFDG », conclu-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Inondation à Sonfonia : biens endommagés et maisons inaccessibles

28 juillet 2018 à 16 04 53 07537

La forte pluie qui s’est abattue dans la nuit d’hier vendredi à ce samedi, 28 juillet 2018 a entraîné des conséquences négatives pour plusieurs habitants du quartier Sonfonia Centre dans la commune de Ratoma. La forte pluviométrie a provoqué la crue du Lac situé non loin de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, causant l’inondation des habitations se trouvant dans les environs. Plusieurs biens ont été détruits dans les maisons inondées par l’eau, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Fauteuils et matelas mouillés, postes téléviseurs et autres biens endommagés, maisons envahies par l’eau et inaccessibles, c’est la situation qui prévaut dans la matinée de ce samedi, 28 juillet 2018 dans les habitations environnantes du Lac de Sonfonia Centre. La forte pluie enregistrée la nuit précédente jusqu’à ce samedi matin, a provoqué une crue du Lac et l’eau est allée se loger dans les maisons.

 « L’eau est rentrée dans nos maisons et plusieurs de nos objets ont été gâtés. On n’a pas pu dormir la nuit dernière à cause de l’eau. Comme la pluie était suivie d’un vent violent, les branches d’arbres sont tombées sur ma voiture et l’ont brisé les vitres. Les télévisions sont endommagées, les fauteuils sont mouillés, les matelas aussi. Il y a des microbes qui rentrent, des serpents, des scorpions et des varans. Heureusement qu’il n’y a pas eu de morts même si les enfants ont failli perdre leur vie. Mais nous avons eu la chance d’ouvrir rapidement les portes »,  témoigne Djely Bakary KOUYATE, Commissaire de police.

Selon cette victime, cette inondation n’est pas due seulement à la forte pluviométrie. Il indique que le pont qui sépare cette zone au quartier Foula Madina est fermé par une société de vente d’eau minérale. C’est la raison principale de ces inondations à répétition, selon lui.

« Cette inondation  a pour cause la fermeture d’une passerelle des eaux de ruissellement par une usine de vente d’eau potable. On est allé voir le blanc (propriétaire de la société) pour qu’il ouvre le pont mais il a refusé d’ouvrir le passage d’eau. Nous sommes dans ce problème-là. Le chef de quartier et le chef de secteur sont au courant, mais rien n’est fait. Ceux-ci nous disent toujours qu’ils ont remonté l’information mais jusqu’à présent on ne voit pas d’actions concrètes », a-t-il indiqué.

Les victimes de cette inondation interpellent donc le gouvernement sur cette situation et appellent de tous leurs vœux à des actions urgentes pour y faire face.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tel. +224 622 07 93 59

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Education : des candidats au prochain bac se mettent déjà à la tâche

28 juillet 2018 à 15 03 29 07297

A Conakry, plusieurs candidats au baccalauréat unique session 2019 ont décidé de ne pas se donner de vacances cette année. Ils profitent de cette période pour commencer à préparer déjà leur prochain examen national. Des élèves de Terminale de différentes écoles de la capitale guinéenne, ont constitué des groupes et ont contacté des enseignants pour suivre des cours de vacances, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avec un taux de réussite national de seulement 26%, les résultats du baccalauréat 2018 ont été jugés catastrophiques en Guinée. Et au-delà de ceux qui ont échoué à cet examen national, ces résultats ont provoqué aussi un effet chez les élèves qui passent en Terminale. Ces candidats au baccalauréat de l’an prochain craignent que la même situation se répète en 2019. Et pour éviter d’être surpris au moment du Bac, certains d’entre eux ont décidé de prendre le taureau par les cornes.

Pour ces derniers, pas de vacances cette année. Plutôt que de se reposer pendant cette période, ils en profitent pour commencer déjà à se préparer à affronter leur prochain examen national. Du lundi au samedi, ils vont à l’école pour suivre des cours de vacances. Parmi eux, Morgane SYLLA, élève de la Terminale, Sciences Mathématiques, au Groupe Scolaire Hadja Kani Chérif de Nongo que nous avons rencontré au lycée Kipé.

« L’année prochaine, je dois faire le Bac, et le Bac se prépare dès maintenant. C’est pourquoi je me suis inscrit pour les cours de révision pendant ces vacances. Nous révisons dans six matières : Maths, Physique, Biologie, Français, Anglais et Chimie. A l’ouverture, nous serons en avance par rapport aux autres qui n’ont pas révisé. Nous sommes conscients qu’il y a certaines de nos matières dont le programme est très vaste, c’est le cas de la Biologie. Donc, je ne veux pas attendre que les leçons s’accumulent et que ça devienne trop pour la révision », témoigne cet élève.

Mariama Diallo, élève de la Terminale, Sciences Mathématiques, au lycée Kipé, elle, veut être parmi les lauréats du baccalauréat 2019. C’est cet objectif et bien sûr le faible taux de réussite au Bac de cette année qui l’ont motivée donc à s’inscrire aux cours de vacances : « Je me prépare maintenant parce que j’ai un rêve. Je veux être parmi les lauréats de l’année prochaine. Vu le faible taux d’admis cette année au Bac, ça m’a fait peur et aussi ça m’a encouragé à travailler davantage. Ce sont les raisons qui me motivent pendant ces vacances à faire des cours de révision avec mes amis », soutient-t-elle.

Comme ces deux élèves, Abdoulaye Sylla de la terminale, Sciences Mathématiques, au lycée Sonfonia ne se donne pas aussi de vacances cette année. Il estime que ce n’est ni le moment de se reposer ni celui de jouer : « Pour moi, l’examen se prépare à partir des vacances. Je ne vais pas passer tout mon temps en train de blaguer ou aller dans les boites de nuit. J’ai un grand souci, qui est celui d’avoir mon Bac avec mention. Raison pour laquelle je viens réviser avec des amis parce que le savoir que je peux gagner ici, je ne peux pas l’avoir en étant seul », a-t-il dit.

A noter que ces élèves payent chacun un montant allant de 50 000 à 100 000 GNF par mois pour suivre ces cours de vacances.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Kouroussa : 18 serpents tués au centre de santé de Baro

28 juillet 2018 à 14 02 04 07047

Une mission parlementaire composée de membres de la commission santé de l’Assemblée nationale séjourne depuis quelques jours à l’intérieur du pays pour s’enquérir de l’état des structures sanitaires de la Guinée profonde. Et dans la région de Kankan où elle se trouve actuellement, c’est la situation du centre de santé offert par la fondation de la première dame de la République à la localité de Baro qui interpelle la mission, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Après la visite des structures sanitaires de Dounet et de Timbo (Mamou), celles de Kouroussa, de Karifamorya (Kankan) ainsi que l’hôpital régional de Kankan, la mission conduite par l’honorable Ben Youssouf Keïta, président de la commission santé de l’Assemblée nationale, a fait un constat globalement satisfaisant sur l’état de ces établissements hospitaliers.

Le seul véritable problème relevé par les députés, c’est la situation du centre de santé de Baro dans la sous-préfecture de Kouroussa. Un centre construit par la fondation de la première dame de la République et qui manque de tout ce qui est essentiel, selon Ben Youssouf Keita.

« A Baro, la situation est paradoxale. Il y a le plus beau centre de santé de Guinée qui est un don de la première dame, mais ce qu’elle ne connait pas, c’est que ce don risque de tomber en désuétude. Parce qu’il n’y a pas d’eau, ni d’électricité, il n’y a pas de plancher, il n’y a même pas de lits ni de table dans le bloc opératoire », regrette-t-il.

Et ce n’est pas tout, indique le président de la commission santé du parlement guinéen. Dr Ben Youssouf Keita ajoute que la cour dudit centre de santé est devenue un nid de serpents à cause des mauvaises herbes qui y ont poussé. « Depuis l’ouverture de ce centre il y a six mois maintenant, il y a eu 18 serpents qui ont été tués dans la cour dont 3 vipères dans ce mois.

La dernière vipère a été tué dans la salle d’accouchement, et pire encore, ce que la première dame ne sait pas, et il faut qu’elle le sache parce que c’est sûr et certain qu’elle a donné de l’argent, c’est que les 4 matrones qui travaillent là-bas sont payées à 25 000 GNF par mois », souligne l’élu de l’UFDG.

La mission parlementaire invite la première dame de la République à se pencher sur ces préoccupations relevées afin que son don puisse bénéficier aux habitants de Baro.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : 620 95 40 47

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Kindia : la hausse des prix des denrées de première nécessité inquiète les citoyens

28 juillet 2018 à 14 02 00 07007

Les denrées de consommation courante connaissent une hausse généralisée dans la ville de Kindia. La hausse de 25% du prix des produits pétroliers, décidée unilatéralement par le gouvernement, en est la cause fondamentale. Le riz, l’huile, le poisson, la tomate, l’oignon et autres ont connu une augmentation ces derniers temps, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la région.

La situation inquiète les vendeuses et acheteuses de la cité des agrumes. Cela fait suite à l’augmentation du prix des produits pétroliers qui a affecté directement  les tarifs du transport. Interrogée sur la question, Kadiatou Diallo, vendeuse de condiments  au marché de Wambelé, dans la commune urbaine, confirme cette hausse. « Je vends de l’oignon, du riz, du Maggi, de la tomate et de la pâte d’arachide. Mais, depuis qu’on a augmenté le prix du carburant, il y a eu automatiquement flambée des prix des condiments. Un bidon de  pâte d’arachide, on l’achetait à 175 000 FG. Ils ont augmenté 30 000 FG. On n’a pas d’intérêts. Tout ce qu’on vendait pour avoir 1 000 FG de bénéfice est monté de 5 000 FG ou à 7 500 FG ».

Poursuivant, la vendeuse précise que d’autres produits ont connu le même sort. « Un carton  de tomate en petite boîte s’achetait à 60 000 FG avant. Aujourd’hui, le même carton est à 65 000 FG. Le sac de riz CIAO  était vendu à  220 000 FG, on l’achète à 240 000 FG. Pour l’huile rouge, le bidon se vendait en gros à 160 mille FG, mais il a augmenté de 500 francs ».

Madame Mariama Kesso Souaré, en service à l’Inspection Régionale de l’Education de Kindia, a dit sa surprise devant la hausse du prix des denrées. « Je suis venu acheter des condiments avec mes parents pour le mariage de ma fille. On a constaté une flambée des prix partout. Ce qui était vendu à 5 000 FG se négocie aujourd’hui de 7 000 à 7 500 FG. Les poissons qui étaient vendus à 5 pour 5 000 FG, sont aujourd’hui à 2 500 l’unité. L’oignon qu’on gagnait un à 1 000 FG, se vend deux à 2 500 FG. Les femmes souffrent en ce moment ».

Les vendeuses de poisson se plaignent de la cherté des prix et de l’incompréhension de la part des clients. Selon madame Habibatou Bangoura, « je vends du poisson frais sous  le hangar. Les femmes qui nous fournissent du poisson ici achètent cher à Conakry. Un carton de poisson Bonga se prenait avant à  230 000 FG. A l’heure actuelle, il se négocie à 280 000 FG. Le poisson est aussi rare à cause du repos biologique décidé par le gouvernement. Ce que nous obtenons, nous vendons difficilement. Les clientes nous parlent mal parfois à cause du prix que nous fixons. Nous tournons à perte. Mais, on n’a pas le choix puis qu’on a des enfants à nourrir ».

Pour sa part, la vielle Aminata Sylla, vendeuse de charbon et de bois de chauffe à Abattoir 2 dit son impuissance. « Je suis là et je vends du bois mort et du charbon pour bien vivre. Mais je suis inquiète. On ne gagne rien. Nous vendons à perte notre marchandise. Un sac de charbon qu’on prenait à 15 000 FG, y compris les frais de transport, nous le revendions à 18 00 FG. On prend le même sac à 18 mille FG aujourd’hui. En transportant les bois et le charbon, on rencontre trois barrages où les agents des eaux et forêts nous prennent de l’argent. Les propriétaires terriens où nous prenons les bois et le charbon réclament quelque chose eux aussi. À cela s’ajoute l’augmentation du tarif de transport par les chauffeurs. Pour le bois de chauffe, on déplaçait un véhicule à 500 000 FG, aujourd’hui c’est à 800.000. Nous revendons quatre  bois à 5 000 FG. C’est du jamais vu », se plaint la bonne femme.

De Kindia Amadou Baïlo Batouala Diallo

Tél. (224)628516796

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Siguiri : la mairie devenue une justice parallèle ?

28 juillet 2018 à 13 01 58 07587

Depuis quelques temps, un service chargé des conflits existe à la mairie de Siguiri. C’est lui qui juge pratiquement toutes les affaires civiles opposant des habitants de la commune urbaine. Une justice parallèle qui fait beaucoup de mécontents dans la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Divorces, conflits domaniaux, dettes, tous ces dossiers sont jugés actuellement par le service chargé des conflits à la mairie de Siguiri. Il émet des convocations, juge et condamne ceux qu’il reconnait coupables et leur inflige des amendes à payer. Et les décisions de cette justice parallèle sont souvent décriées par les citoyens. C’est le cas de Sidiki Magassouba qui est passé devant ce service.

« J’avais un problème avec ma femme, c’est elle qui m’avait convoqué. Arrivé, on m’avait demandé de payer une somme de 50 000 GNF avant le jugement, et on m’a fait payer la somme que ma femme a déclaré que je lui dois », soutient-il. Outre les jugements que certains trouvent biaisés, c’est surtout les amendes réclamés par « le juge » qui sont dénoncés.

« J’avais un litige avec mon voisin et qui a porté plainte contre moi, Sékou Condé (le président), a rendu son jugement en faveur de mon voisin tout en disant que même si je vais à Conakry c’est le même jugement que j’aurai. Moi je suis vieux, j’ai laissé l’affaire à Dieu », déclare de son côté Mamady Bérété.

Il faut dire que les affaires jugées par ce service de la mairie relèvent pourtant du ressort de la justice. En principe, c’est le tribunal civil qui a la charge de juger ce genre de conflits. Mais le président du service chargé des conflits à la mairie de Siguiri, interrogé par Guineematin.com, estime que son service travaille avec la loi. « Nous utilisons le même code que la justice, on se saisit des affaires civiles telles que les divorces, les dossiers domaniaux.

Quand on vous envoie une convocation, on vous demande de payer le déplacement de la police communale, et quand on rend le verdict, la partie victorieuse peut volontairement nous donner de l’argent. Mais celui qui à tort sera obligé de payer une amende qu’on va verser dans la caisse de la commune. Et lorsqu’une affaire dépasse notre niveau on la transfère devant la justice », explique Sékou Condé.

 De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conflits entre voisins à Conakry : Thierno Bah fait condamner Mamoudou Kaba

28 juillet 2018 à 6 06 59 07597

Les conflits entre voisins sont fréquents à Conakry et conduisent parfois au tribunal. C’est ce qui est arrivé entre Mamoudou Kaba et Mamadou Thierno Mamadou Bah, domiciliés au quartier Yattayah. Le second a trimbalé le premier au tribunal correctionnel de Dixinn pour des faits de destruction d’édifices privé, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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