Électrification de Kankan : les citoyens répondent aux propos de Kassory Fofana

26 juillet 2018 à 22 10 27 07277

Depuis maintenant 48h, le Premier ministre est la cible d’attaques sur les réseaux sociaux partout en Guinée. L’expression « Le chinois est mort » a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Une expression tirée d’une rencontre que Dr Kassory Fofana a eue avec des jeunes de la Haute Guinée où il était question du retard dans l’électrification de la région. Les citoyens de Kankan ont différemment réagi face à cette sortie, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant local.

La dernière sortie de l’actuel locataire du palais de la Colombe au sujet du projet d’électrification de la Haute Guinée n’a pas laissé indifférent les populations de la préfecture de Kankan. Selon Don Kass, c’est la mort d’un expatrié chinois qui aurait empêché la réalisation d’une centrale solaire au profit des populations de la Haute Guinée. Ainsi, comme une traînée de poudre, le slogan ‘’Le chinois est mort’’ ou  ‘’c’est la mort du chinois’’ a fait le tour de la toile.

Dans la ville de Kankan partout dans les cafés, salons de coiffures et autres lieux de rencontres, les citoyens ne discutent que de cette actualité qui défraie la chronique.

Pour Moussa Sanoh, chauffeur de profession, l’électrification d’une ville aussi importante que Kankan ne peut pas dépendre d’une seule et unique personne. « Le problème de courant ne peut dépendre d’une seule personne. La mort est un destin inévitable, puisqu’ils ont pris l’initiative, ils pouvaient confier le projet à une autre personne », a-t-il dit.

De son côté, Abdoul Salam Konaté, commerçant au quartier Sogbè, ne cache pas sa déception après huit ans de règne du président Condé. « Huit ans au pouvoir, et toujours on est en retard en termes d’électricité. Ils ne peuvent pas nous dire que l’électrification de notre ville dépend d’une seule personne. Vus vous imaginez il y’a combien de personnes qui vivent à Kankan ? Quand on me dit que toutes ces personnes n’auront pas de l’électricité, ce n’est pas sérieux. Si vous regardez, tout va bien chez nos dirigeants, pourtant ils sont là pour nous les populations. Ils doivent avoir pitié de nous », dit-il.

Pour Aly Badara Konaté, diplômé de l’université de Kankan, ce que Kassory dit sur le chinois n’a pas de sens. « Pour moi, c’est un vain mot de dire cela, ou des propos pour sortir de l’ornière. Pour moi, quelque soit la cause ou la manière du décès de quelqu’un, même si c’est le président des USA, cela ne peut pas être la cause du retard de l’électrification d’une partie de la Guinée. Kassory doit comprendre qu’on n’est plus dans une période de 17ème ou 18ème siècle ».

A rappeler que le projet auquel fait allusion le Premier ministre ne couvrait que la préfecture de Kankan et Kouroussa, et celui qui pilotait le projet n’était pas chinois mais sud-coréen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guinematin.com  

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Coopération : le japon fait un don de 1 404 tonnes de riz aux cantines scolaires de Guinée via le PAM

26 juillet 2018 à 22 10 24 07247

Le Japon a fait un don de 1 404 tonnes de riz pour les cantines scolaire et la nutrition en Guinée à travers le Programme Alimentaire Mondial (PAM). La cérémonie de remise officielle de ce don, d’une valeur de 3,7 millions de dollars US, s’est déroulée ce jeudi 26 juillet 2018 au ministère de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie a réuni de nombreuses personnalistes, dont l’ambassadeur du Japon en Guinée, le représentant du PAM, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et celle de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine.

Grace à ce don du gouvernement Japonais à la Guinée, le PAM en collaboration avec le ministère de l’Education Nationale, à travers la direction nationale des cantines scolaires et le ministère de la Santé, continuera à appuyer plus de 150 000 élèves dans les écoles primaires et 39 200 personnes pour la prévention de la malnutrition aiguë et chronique, a-t-on appris sur place.

Dans son discours, monsieur Edouard Nizeyimana, représentant-résidant du Programme Alimentaire Mondial a dit qu’en Guinée, « les résultats préliminaires de l’enquête sur la sécurité alimentaire, la vulnérabilité et la nutrition réalisée en avril 2018, fait état de 21,8% de la population Guinéenne en insécurité alimentaire, soit près de 2,5 millions de personnes. Et, selon lui, un enfant sur trois en âge scolarisable ne va pas à l’école pour beaucoup de raisons dont la faim dans les zones d’insécurité alimentaire. Cette contribution à hauteur de 3,7 millions de dollars accordée par le Gouvernement Japonais et qui s’ajoute à bien d’autres, permettra au PAM de couvrir les besoins en repas scolaires de 150 000 élèves inscrits dans les écoles à cantine pendant un trimestre ».

De son coté, monsieur Hisanobu Hasama, ambassadeur du Japon en Guinée, a dit que ce don a été rendu possible grâce au programme d’aide alimentaire japonais, consacré notamment aux cantines scolaires, mais aussi à l’appui nutritionnel. « A la demande du Gouvernement Guinéen, le Gouvernement du Japon a financé le programme des cantines scolaires, mis en œuvre par le PAM. Le financement ici concerné est d’un montant de trois cent quatre-vingt-dix millions de Yens, soit près de trente milliards de Francs Guinéens, grâce aux contribuables japonais, qui savent bien que le développement économique d’un pays dépend de la scolarisation massive. Depuis 2014, le Gouvernement du Japon a continuellement apporté son soutien à ce programme, pour un montant global de quinze millions deux cent cinquante mille dollars, soit près de cent quarante milliards de francs Guinéens ».

Par ailleurs, le diplomate Nippon a fait savoir que « le financement d’aujourd’hui a permis l’achat de denrées alimentaire destinées à fournir un repas chaud par jour à plus de 150 000 enfants de 895 écoles dans les zones de plus forte insécurité alimentaire. Ce qui incite les enfants à rester à l’école, à poursuivre leur scolarité. Le don a également permis de financer l’achat de denrées afin de donner un appui nutritionnel aux femmes enceintes et aux enfants en bas âge ».

Pour sa part, madame Djéné Kéita, la ministre de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, a remercié les donateurs. « Par ce don à travers le PAM, le gouvernement Japonais vient une fois encore, de démontrer tout son engagement à lutter sans relâche aux côtés du gouvernement guinéen, contre la pauvreté et la malnutrition des populations. Cette aide, qui n’est pas la première du genre, répond à une préoccupation du gouvernement guinéen en matière de lutte contre la pauvreté ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Insécurité : un jeune boutiquier poignardé à mort au marché de Kaporo

26 juillet 2018 à 22 10 17 07177

L’insécurité gagne du terrain à Conakry, notamment avec cette saison pluvieuse. Un jeune homme, âgé de 30 ans, du nom d’Ibrahima Timbi Barry, a été retrouvé mort dans sa boutique au marché de Kaporo, dans la commune de Ratoma. Il a été poignardé dans la nuit de mercredi 25 juillet 2018, a appris Guineematin.com auprès de ses parents.

Selon nos informations, Ibrahima Timbi Barry est originaire de Timbi Tounni, dans la préfecture de Pita. Sa boutique était localisée au marché de Kaporo où il se débrouillait. C’est là que des inconnus sont venus le poignarder à la poitrine.

Interrogé par notre reporter, Elhadj Souleymane Barry, grand frère de la victime, rencontré à la morgue de l’hôpital Ignace Dean, a dit que « c’est à son lieu de travail qu’il a été poignardé. Hier, jusqu’à tard la nuit, nous ne l’avons pas vu. C’est ainsi qu’un de mes petits frères m’a appelé me demander si Ibrahima Timbi n’est pas revenu. J’ai répondu non, il n’est venu d’abord. Après, on a dit que ce dernier n’avait qu’à aller voir s’il est là-bas. À son arrivée, il a trouvé que des bandits l’on tué. Il a été poignardé au niveau de la poitrine. Et c’était à 23h que les gens ont su qu’il est tué. C’est les gendarmes qui ont pris le corps et l’ont envoyé à la morgue ici à l’hôpital d’Ignace Deen. Nous, nous demandons à ce que les autorités nous aident à retrouver les coupables. Nous voulons voir les coupables et que la justice soit faite ».

 Pour sa part, Mamadou Diawo Bah, cousin de la victime, a expliqué que le jeune célibataire n’avait pas l’habitude de rentrer tardivement. « D’habitude, il restait jusqu’à 19h, il prie puis il rentre. Mais, puisqu’il a plu beaucoup hier, peut-être que c’est ce qui a fait qu’il a duré. Même la femme qu’il a l’habitude de laisser à côté de sa place, l’a laissé là-bas hier. Selon nos informations, il se faisait tard et la porte était toujours fermée. Les voisins en ont fait la remarque. Ils ont dit qu’il n’a pas l’habitude de rester jusque tard la nuit. C’est ainsi qu’ils sont allés voir s’il est là-bas. À leur arrivée, ils ont trouvé. Mais, ils ont vu par le bas de la porte du magasin, beaucoup de sang qui coulait. Ensuite, ils ont ouvert cette porte et l’ont trouvé mort, couché par terre. Après, ils ont appelé la gendarmerie qui l’a amené à la morgue ici », a-t-il expliqué.

 À noter qu’Ibrahima Timbi Barry devrait être ce jeudi 26 juillet 2018 au quartier Hafia dans la commune de Dixinn à 17 heures.

 Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Nouvelle journée tendue à Labé : plusieurs blessés enregistrés dont un par balle

26 juillet 2018 à 22 10 06 07067

Au lendemain de la chaude journée d’hier, la ville de Labé a été le théâtre de nouvelles violences ce jeudi, 26 juillet 2018. Plusieurs jeunes de la commune urbaine sont descendus dans la rue pour protester contre les exactions perpétrées mercredi par des agents de sécurité sur des membres des Forces Sociales de la ville. Et, de nouveaux affrontements ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre, faisant des blessés dont un par balle, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La tension qui a régné à Labé jusque dans la soirée d’hier a repris de plus belle ce jeudi. Dans la matinée, des jeunes sont sortis ériger des barricades dans la rue pour protester contre les exactions de la police. Cela, suite à la descente musclée que des agents de sécurité ont effectuée, le mercredi, 25 juillet 2018, au siège des Forces Sociales de Labé où ils ont molesté des syndicalistes et des activistes de la société civile, arrêtant certains et détruisant leurs engins.

Ces jeunes ont pris d’assaut tous les grands ronds-points de la ville où ils ont érigé des barricades et brûlé des pneus. Des affrontements les ont opposés avec les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et même des tirs à balles réelles pour disperser les manifestants. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés dont un jeune élève de 20 ans qui a touché par balle. Des agents des forces de l’ordre sont accusés aussi d’avoir bloqué des motos et frappé leurs propriétaires.

Face à cette tension qui paralyse toutes les activités dans la ville, les autorités régionales ont rencontré les responsables des Forces Sociales pour tenter de ramener le calme dans la ville. Le gouverneur de Labé, Sadou Keita, a reçu les leaders des Forces Sociales de Labé pour discuter autour de cette crise qui prend de l’ampleur au fur et à mesure. Il a demandé aux syndicalistes d’appeler les jeunes au calme. En réponse, les syndicalistes ont exigé d’abord la libération de leurs camarades détenus, la restitution des biens saisis et la réparation des dommages causés.

« Nous avons dit au gouverneur de libérer nos camarades ou bien nous emprisonner avec eux. C’est à lui de choisir. Pour les pertes, nous avons installé une commission qui va nous faire le point de la situation et nous faire le compte rendu après », a annoncé Elhadj Lamine Sangaré, le secrétaire général de l’union régionale des travailleurs de Labé, syndicat affilié à la CNTG au sortir de la rencontre.

Cette commission justement s’est mise immédiatement à la tâche. Elle a fait plusieurs tours entre le gouvernorat, la justice et les locaux de la police et des Forces Sociales. Après ces tournées, le président de la commission Maître Tanou de la CNTG indique qu’ils n’ont pas pu faire un inventaire de tous les biens saisis par les agents de sécurité, parce que la plupart se trouvent dans les locaux de la justice où ils n’ont pas pu avoir accès.

Le syndicaliste relève 06 syndicalistes détenus, 10 véhicules et 20 motos qui ont subi des caillasses ainsi que plusieurs motos et téléphones confisqués. Au moment où nous mettions cet article en ligne, les négociations se poursuivaient entre les Forces Sociales et le gouvernorat pour la libération des syndicalistes emprisonnés.

De Labé, Saifoulaye Diallo pour Guineematin.com

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TIBBA 2018 : retour des champions guinéens à Conakry

26 juillet 2018 à 21 09 56 07567

Championne de la première édition du tournoi international de Basket-ball Abidjan 2018, l’équipe des moins de 16 ans guinéens est rentrée à Conakry, hier mercredi, 25 juillet 2018. Les représentants guinéens à cette compétition ont été reçus au palais des sports du stade du 28 septembre, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après son sacre au tournoi international de Basket-ball Abidjan 2018, l’équipe guinéenne des moins de 16 ans a été reçue avec tous les honneurs mercredi au palais des sports du stade du 28 septembre de Conakry. L’occasion pour les responsables de la fédération guinéenne de Basket-ball de féliciter et encourager ces jeunes pour leur beau parcours dans cette compétition. Un parcours réussi grâce notamment à la cohésion de l’équipe, selon le coach, Souleymane Kassé.

A cette cérémonie, étaient présents aussi les parents de ces jeunes champions. Leur porte-parole Colonel Fadama Mara, en a profité pour inviter les autorités sportives au suivi de ces jeunes : « C’est beau de se réjouir de ce sacre, mais pour moi, ce n’est pas ça le plus important. Après la présentation du trophée c’est fini. Il faut que les responsables comprennent que chaque parent s’inquiète pour l’éducation de son enfant, pour nous aider et aider les jeunes qui ont pour passion le sport, c’est de les suivre pour qu’ils puissent faire une bonne carrière. Mais il ne faut jamais laisser ces jeunes pour compte au terme d’une performance », a-t-il lancé.

Et ce suivi justement ne fera pas défaut, selon Oumar Sampil, directeur technique national de la fédération guinéenne de Basket-ball. Il estime qu’avec ces jeunes sportifs, la Guinée pourra remporter une compétition séniore internationale d’ici 20 ans.

A rappeler qu’en plus du titre de champion remporté à Abidjan, la Guinée a raflé des trophées individuels comme ceux du meilleur marqueur, du meilleur défenseur et du meilleur joueur MVP du TIBBA 2018. Et cela, malgré les conditions de voyage difficiles. Car, l’équipe guinéenne a fait ses voyages à l’aller tout comme au retour par la voie terrestre.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Procès en Appel du préfet de Labé : les avocats de Bhoye Garambé « doutent de l’impartialité de la Cour »

26 juillet 2018 à 21 09 47 07477

Le procès en appel du préfet de Labé, Safioulaye Bah poursuivi pour abus d’autorité, va de renvoi en renvoi. Après avoir été reconnu coupable par le tribunal de première instance de Labé dans un dossier qui l’oppose à Mamadou Bhoye Diallo, le préfet avait interjeté appel. Dans la journée de ce jeudi 26 juillet 2018, l’affaire a été renvoyée sine die par le président Fodé Bangoura pour permettre à la Cour d’Appel de Conakry de statuer sur la récusation du juge soulevée par la partie civile, a appris sur place Guineematin.com,  à travers un de ses reporters.

C’est au troisième renvoi qu’on a assisté dans ce dossier sur la demande des avocats de Mamadou Bhoye Diallo. La défense n’a pas manqué de parler de manœuvres dilatoires de la part du camp adverse.

En effet, depuis sa condamnation à un an de prison assorti de sursis et au payement de la somme 100 millions de francs guinéens à Mamadou Bhoye Diallo,  le préfet de Labé n’a cessé de se battre pour « faire annuler » cette décision prise en première instance.

Dès l’ouverture du procès ce jeudi, les avocats de la partie civile ont présenté une demande de récusation du juge en charge du dossier. Les avocats de la défense ont exprimé leur opposition à cette demande, mais le juge Fodé Bangoura va y accéder malgré tout.

Selon  maitre Pépé Antoine Lamah, un des avocats qui défend les intérêts de Mamadou Bhoye Diallo, « nous avions douté de l’impartialité de la Cour. En conséquence, nous avons usé des droits que la loi nous offre en demandant la récusation de la composition de la 3ème chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Conakry. A la dernière audience, nous avions sollicité la comparution de deux agents de l’escadron mobile de la gendarmerie de Labé. La Cour a malheureusement rejeté cette demande sans motif valable. Or, nous avions estimé pourtant que l’audition de ces deux personnes serait davantage déterminante pour la manifestation de la vérité dans cette affaire. Ce sont ces deux responsables qui ont reçu l’ordre de monsieur le préfet de bien vouloir retenir arbitrairement Elhadj Bhoye dans leurs locaux… Devant le refus du juge de faire comparaitre ces deux gendarmes, nous avions estimé que nous étions directement destinés vers l’abattoir. C’est pour cette raison que nous avions demandé la récusation de cette formation ».

Pour sa part, maitre Salifou Boiro de la défense a regretté le fait que dans ce procès, on va de renvoi en renvoi. « Ça c’est une façon de dilater la procédure. C’est des manœuvres dilatoires en ce sens que, pour la première audience, ils ont attaqué l’exploit de citation. J’ai réussi à faire accepter que la citation était régulière. L’audience a eu lieu. La deuxième audience, ils n’étaient pas prêts pour la plaidoirie au motif qu’il y avait un seul avocat alors qu’ils étaient quatre. Le président a accédé à cette demande et le renvoi a été fait pour aujourd’hui afin que les parties viennent plaider le dossier. A ma grande surprise, ils demandent aujourd’hui une demande de récusation. Ce qui est plus dangereux dans cette technique de dilater une procédure, c’est qu’ils demandent de récuser un président sans motif et ça ne fait que retarder et depuis Labé, ils continuent à faire souffrir le préfet », a dit maitre Boiro.

L’affaire est renvoyée sine die jusqu’à ce que le premier président de la Cour d’Appel se prononcer sur la demande de récusation formulée par les avocats de la partie civile.

Pour rappel,  c’est le 26 décembre 2017 que le plaignant, Elhadj Mamadou Bhoye Diallo, opérateur économique, a été interpellé et conduit à l’Escadron Mobile N°8 de la Gendarmerie sur ordre du préfet de Labé. L’opérateur économique était accusé par les autorités préfectorales d’avoir cherché à mettre en valeur un domaine que ses parents auraient donné à l’Etat guinéen qui l’a, à son tour, attribué au Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Hajj 2018 : voici ce qui est recommandé avant, pendant et après le hajj (interview)

26 juillet 2018 à 21 09 30 07307

Le premier convoi des pèlerins guinéens doit normalement quitter Conakry le 30 juillet prochain pour les lieux saints de l’islam. Ces pèlerins se rendront à la Mecque et à Médine pour accomplir le cinquième et dernier pilier de la religion musulmane. Et, pour que son hajj soit agréé par Dieu, chaque pèlerin doit  adopter un certain nombre de comportements et agir conformément aux enseignements du Prophète Mohamed. Pour parler justement des comportements à adopter pendant le hajj notamment, et d’autres questions liées au pèlerinage musulman, Guineematin.com s’est entretenu avec Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma.

Lisez plutôt notre interview !

Guineematin.com : bonjour Oustaz, de nombreux fidèles musulmans du monde s’apprêtent en ce moment à effectuer le hajj 2018, pour commencer dites-nous d’abord quels sont les vertus du hajj ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : le hajj d’abord, c’est le cinquième pilier de l’islam et donc Dieu a prescrit le hajj et cela est mentionné dans le saint Coran et les hadiths (enseignements) du prophète paix et salut sur lui. Donc, il y a beaucoup de versets coraniques qui parlent du pèlerinage et qui parlent du hajj. Et quelque part dans le saint Coran, Dieu nous dit « c’est un devoir ou c’est un droit de Dieu en vers les musulmans d’effectuer le pèlerinage, d’effectuer le hajj à la Mecque pour celui qui en a les moyens ».

Bien sûr pour celui qui en a les moyens parce que le hajj demande des moyens ; donc ça, c’est le verset coranique qui le dit. Dans les hadiths du prophète, il y a beaucoup de hadiths qui parlent du hajj. Et parmi ces hadiths qui parlent du hajj, il y a ce hadith qui nous dit que l’islam est basé sur cinq (5) piliers et le dernier pilier, c’est d’effectuer le pèlerinage à la Mecque. Donc, il faut effectuer le hajj quand on a les moyens bien entendu, et cela dans le mois qui porte son nom même, « Zilhijja », c’est-à-dire le mois prochain ; donc, du 08 au 13 de ce mois lunaire, c’est là qu’il faut effectuer le hajj.

Guineematin.com : qui doit effectuer le hajj ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : le hajj, ce n’est pas n’importe qui, qui doit l’effectuer. Le hajj, n’est pas comme les autres piliers de l’islam, le hajj demande des moyens : les moyens de transport, les moyens d’hébergement etc. En plus, être en bonne santé et connaître comment effectuer le hajj, donc il faut apprendre comment faire le hajj avant de se déplacer pour faire le pèlerinage à la Mecque.

Guineematin.com : vous venez de dire qu’il faut connaitre comment faire le hajj, parlez-nous en justement, quels sont les comportements qu’un pèlerin doit adopter ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : le pèlerin doit adopter de bons comportements avant, pendant et après le hajj. Avant le hajj, c’est une occasion pour chaque pèlerin, de vraiment se réconcilier avec tout le monde, surtout avec ceux-là avec lesquels il avait des problèmes. Il faut profiter de l’occasion pour effacer tout ce qu’il y avait comme mésentente entre le pèlerin et les hommes avec qui il vivait : ses collaborateurs, ses voisins, ses amis etc. Aussi, il faut leur dire au revoir, il faut leur demander des bénédictions avant de partir, ça c’est avant le pèlerinage.

Pendant le pèlerinage aussi, il doit montrer un comportement vraiment exemplaire, il doit éviter les disputes pendant le pèlerinage, là-bas n’est pas fait pour des disputes ou des bagarres ; là-bas, c’est fait uniquement pour les adorations. Donc, le pèlerin doit faire beaucoup d’invocations, il doit beaucoup lire le saint Coran, il doit effectuer beaucoup de prières. Depuis le jour où le pèlerin est descendu à la Mecque, jusqu’au jour où il doit quitter, il doit éviter tout ce qui n’est pas important par exemple : parler de la politique ou parler du football etc. Le pèlerin doit donc faire des invocations, demander à Allah de lui effacer ses péchés et de lui accorder le paradis et prier pour ses autres parents, prier pour le pays. Donc c’est ça le comportement d’un bon pèlerin pendant le pèlerinage.

Maintenant après le pèlerinage, le pèlerin doit changer de comportement, il doit vraiment adopter un comportement exemplaire après le pèlerinage. Donc, s’il avait des comportements qui n’étaient pas bien, il doit changer ces comportements. Il est allé laver ses péchés, il est devenu saint, il ne doit donc pas salir ce qu’il a fait. Puisque celui qui va au pèlerinage, d’après le hadith du prophète paix et salut sur lui, il est effacé de ses péchés comme le bébé qui vient de naître, il n’a plus de péchés, il devient saint ; donc, il doit préserver cela.

Guineematin.com : quand est-il des pèlerins qui se font représenter à la Mecque, c’est-à-dire quelqu’un qui va effectuer le pèlerinage à la place d’un autre?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : oui c’est possible. Quand on n’est pas en bonne santé par exemple, on n’est pas capable d’aller effectuer nous-mêmes le pèlerinage alors qu’on a les moyens pour effectuer le pèlerinage, une personne peut aller faire le pèlerinage à notre place. Mais, il faut que cette personne, soit quelqu’un qui a déjà fait le pèlerinage ; ça, c’est recommandé par la religion, il n’y a pas de problème.

Guineematin.com : et celui qui effectue le pèlerinage et qui revient faire des choses qui ne sont pas recommandées par l’islam ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : en tout cas, celui qui va au pèlerinage et qui revient continuer des mauvais comportements, ou-bien après le pèlerinage qui adopte des mauvais comportements, ça, il ne fait du tort à personne sauf à lui-même. Il a dépensé de l’argent, 40 millions et quelques, il a fourni beaucoup d’efforts parce que la Guinée et l’Arabie Saoudite ce ne sont pas des pays voisins, il faut 7 heures de vol, voire plus. Donc, aller faire ce grand effort et revenir adopter de mauvais comportements, cette personne se fait elle-même du mal. C’est quelque chose qui est déplorable, c’est quelque chose que le pèlerin doit éviter.

Mais cela ne veut pas dire qu’il n’est plus musulman ou que Dieu ne va plus le pardonner ; non, seulement il aura fait quelque chose qui est interdit par notre religion. Après le pèlerinage, le pèlerin doit être exemplaire parce qu’il y a d’autres personnes qui vont prendre des exemples sur lui. Ils diront que même Elhadj tel, fait telle chose. Donc, si ce n’est pas une bonne chose, ça salit le musulman, pas l’islam mais le musulman lui-même. Donc, on doit dire qu’Elhadj tel adopte un bon comportement, il doit éviter tout ce qui est illicite, tout ce qui est haram.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18     

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LE JAPON FAIT UN DON DE RIZ POUR LES CANTINES SCOLAIRES ET LA NUTRITION EN GUINEE A TRAVERS LE PAM

26 juillet 2018 à 21 09 22 07227

LE JAPON FAIT UN DON DE RIZ POUR LES CANTINES SCOLAIRES ET LA NUTRITION EN GUINEE A TRAVERS LE PAM CONAKRY, le 26 juillet 2018 Le Japon fait un don de riz au Programme Alimentaire Mondial (PAM) en faveur des populations vulnérables de la Guinée. Cette donation reçue en Avril 2018 sera effective au cours de la cérémonie officielle entre le Gouvernement, l’Ambassade du Japon et le PAM.Communique de presse KR grant ceremonie Juillet 2018_amb (002)

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Inondation à Wanindara : plusieurs habitations envahies par l’eau

26 juillet 2018 à 18 06 41 07417

La forte pluie qui s’est abattue sur Conakry dans la nuit du mercredi à ce jeudi 26 juillet 2018 a causé une grande inondation à Wanindara, quartier situé dans la commune de Ratoma. Des concessions ont été envahies par les eaux de ruissellement qui ont causé plusieurs dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Plusieurs habitants du quartier Wanindara n’ont pas pu bien dormir dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi, 26 juillet 2018. Ces derniers ont été réveillés à 2 heures du matin par les eaux de ruissellement qui ont inondé leurs maisons. Parmi les victimes de cette inondation, Mariame Djouldé Sall qu’un reporter de Guineematin.com a trouvé en train d’évacuer l’eau de sa maison ce jeudi matin.

« C’est depuis 2  heures du matin que mon mari m’a réveillée pour me dire que l’eau est rentrée dans notre maison. Nous nous sommes levés et on a vu que l’eau a atteint un niveau au point qu’on ne pouvait plus ouvrir la porte et nous sommes restés dedans jusqu’à 7 heures du matin. Les gens sont venus et on a ouvert la porte pour sortir l’eau », témoigne cette dame.

Elle ajoute avoir perdu tous ses biens dans cette inondation : « J’ai perdu beaucoup de choses, tous mes objets. En termes de matériels, je peux dire que j’ai tout perdu parce que j’ai perdu mon lit, les matelas, les réfrigérateurs, les fauteuils qui étaient au salon. Tout est parti dans l’eau, mon armoire était dans l’eau donc tout est mouillé », regrette Mariame Djouldé Sall.

Et elle n’est pas la seule victime des dégâts causés par la pluie. Ses voisins n’en ont pas aussi été épargnés. C’est le cas de la sœur de Mohamed Lamine Sylla : « Je suis venu aider ma sœur à sortir l’eau de sa maison. L’eau a gâté plusieurs objets ici, les appareils comme la télévision », dit-il. Et ces victimes d’inondation, pointent du doigt le dépôt d’ordures sur le passage de l’eau.

« Nous étions là l’année dernière mais comme il n’y avait pas d’ordures on n’a pas connu d’inondation. Mais cette fois-ci, les ordures ont débordé et ça a bouché les caniveaux, c’est pourquoi l’eau ne fait que monter dans nos maisons. Je leur demande humblement d’arrêter de mettre les ordures sur la route, ça nous dérange. Qu’ils trouvent un endroit où mettre les ordures pour ne pas tuer les gens dans l’eau », a dit Mariame Djouldé Sall.

A noter que l’eau a inondé également l’une des voies de la route le Prince au niveau de ce quartier, rendant très difficile la circulation sur place. Un important bouchon était visible sur les lieux dans la matinée de ce jeudi.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Boké : une fille de 9 ans violée par son maitre coranique de 37 ans

26 juillet 2018 à 13 01 17 07177

Boké : une fille de 9 ans violée par son maitre coranique de 37 ans

Une fillette de 9 ans a été violée par son maitre coranique, le mardi 24 juillet 2018 à Baralandé, un  quartier de la commune urbaine de Boké. Le violeur présumé, Alsény Camara, âgé de 37 ans, a été arrêté et conduit à la gendarmerie départementale de Boké où il a été auditionné hier mercredi. La victime, elle, reçoit des soins à l’hôpital régional de Boké, rapporte à Guineematin.com l’un de ses correspondants dans la région.

C’était mardi matin. Comme d’habitude, beaucoup d’enfants vont lire le Coran devant la boutique d’Alsény Camara. Mais ce jour-là, tout ne se passe pas comme d’habitude. A la fin de la séance de lecture, DC, une jeune fille de 9 ans ne rentre pas immédiatement chez elle. Son maitre coranique l’aurait emmené chez elle où il aurait abusé d’elle.

« Hier mardi matin, lorsque nous sommes allés lire le coran à sa boutique, Mouallim (nom donné au maitre coranique) m’a dit d’aller avec lui à la maison pour laver sa chambre, il m’a pris là-bas nous sommes allés à Baralandé. Arrivée, j’ai lavé sa chambre, et lorsque j’ai terminé il m’a dit de me déshabiller pour qu’il m’apprenne comment se purifier. Dès que je l’ai fait il s’est jeté sur moi.

Après tout, il m’a effrayé en me disant que si je raconte à quelqu’un ce qui s’est passé, quelque chose viendra me tuer la nuit. Mais avant notre retour au lieu de culte, ma maman était venue me chercher sans me trouver. Quand je suis rentrée à la maison, elle m’a obligée de dire ce qui s’est passé, sinon qu’elle allait m’égorger », témoigne la fillette que nous avons rencontré à l’hôpital régional de Boké.

C’est ainsi qu’elle a raconté à sa mère ce qu’il s’est passé. Son père l’a aussitôt emmenée à l’hôpital pour chercher à confirmer si ce que la fille a dit est vrai. Et le diagnostic du médecin légiste confirme que DC a été effectivement violée. « La fille a été bel et bien touchée. Moi j’étais en déplacement lorsque le médecin de garde a reçu la fille et a constaté qu’elle a été violée.

Ils m’ont appelé, je suis venu moi-même vérifier et j’ai trouvé que c’est effectif. Nous avons même pris des images et nous avons mentionné tout notre constat dans le certificat d’expertise que nous transmettons à la gendarmerie. Nous allons également faire un test sérologique pour des éventuelles infections de VIH ou semblables », indique le médecin.

Cette situation a provoqué un choc dans la famille de la jeune fille. Et son père se dit déterminé à poursuivre l’affaire jusqu’à ce que justice soit rendue : « Je ne prendrai pas cet acte comme un tabou. C’est inacceptable que celui qui était censé l’enseigner et lui donner une bonne éducation se livre à ce genre de crimes », a-t-il laissé entendre.

A noter que le violeur présumé, âgé de 37 ans, n’a pas de femme. Après avoir été auditionné par la gendarmerie, il sera déféré ce jeudi, 26 juillet 2018 à la prison civile de Boké en attendant l’ouverture de son procès.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Crise Sociale : échec de la reprise des négociations entre syndicats et gouvernement

26 juillet 2018 à 13 01 10 07107

Comme nous l’annoncions hier, les négociations entre les syndicalistes qui protestent contre la hausse du prix du carburant et le gouvernement devaient reprendre ce jeudi, 26 juillet 2018 après quelques jours de rupture. Mais les deux parties ne sont pas même pas parvenues à entrer dans les débats de fond et se sont quittées, une fois encore, à queue de poisson, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décidément, le bras de fer entre l’inter-centrale CNTG/USTG et le gouvernement est loin de trouver son épilogue. Les choses semblaient pourtant sur le point de s’arranger à l’issue de la rencontre d’hier mercredi entre les syndicalistes et le Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, à la bourse du Travail.

Au sortir de cette rencontre, il a été annoncé la reprise des négociations entre les syndicats et le gouvernement pour tenter de trouver une solution à la crise liée à l’augmentation du prix du carburant. Mais le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana est venu mettre le couteau dans la plaie, coupant ainsi cours à la décrispation qui se dessinait.

Le chef du gouvernement a annoncé, mercredi soir, son intention de reformer l’inter-centrale CNTG/USTG. De quoi irriter les dirigeants actuels de ces deux centrales syndicales. Et c’est justement le sujet qui a empêché la reprise effective des négociations proprement dites ce jeudi.

Les délégations des différentes parties concernées se sont retrouvées à 10 heures, comme prévu, au ministère de la Fonction Publique pour entamer les travaux. Mais au lieu d’entrer dans les débats de fond (les discussions sur la baisse du prix du carburant réclamée par les syndicalistes), cette sortie de Kassory Fofana a été d’abord évoquée.

Et, c’est autour de cette question que les débats se sont arrêtés et les participants se sont quittés à queue de poisson. Au sortir de la salle, Mamadou Mansaré, secrétaire général adjoint de la CNTG et président de la commission de négociation de l’inter-centrale CNTG/USTG, a déclaré que le dialogue est rompu.

De son côté, l’inspecteur général du Travail a indiqué que les parties n’ont pas réussi à entamer les négociations proprement dites mais il s’est montré rassurant, en soulignant que les choses pourraient vite s’arranger pour que les négociations puissent reprendre très rapidement.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Labé : finalement autorisée, la marche de ce jeudi n’a pas eu lieu

26 juillet 2018 à 13 01 03 07037

Revirement de situation à Labé. Après avoir signé un courrier demandant le report de la marche pacifique des Forces Sociales de ce jeudi, 26 juillet 2018, le président de la délégation spéciale de Labé décide finalement d’autoriser la manifestation. Les multiples critiques contre la décision interdisant la manifestation ont dû emmener le vieil homme à revenir sur cette décision. Mais, malgré son autorisation, la marche de ce jeudi n’aura pas lieu, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la ville.

La signature du président de la délégation spéciale de Labé, Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo, apposée sur la décision demandant le report de la manifestation que les Forces Sociales de Labé comptaient organiser ce jeudi, 26 juillet 2018 dans la ville pour protester contre la hausse du prix du carburant, avait suscité une vague d’indignation. Cela, en raison du fait le signataire de la décision est issu de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays.

Certains ont dénoncé un agissement contraire aux principes que défendent publiquement les leaders de son parti, et d’autres ont estimé que le vieil homme a subi des pressions pour signer un document dont il ne serait pas l’auteur. Le président de la délégation spéciale de Labé est revenu donc à la charge pour signer un autre courrier autorisant à la dernière minute, la tenue de la marche de ce jeudi.

Mais du côté des organisateurs, on estime que cette décision intervient trop tard, et surtout dans un contexte qui ne se prête pas du tout à l’organisation d’une manifestation de rue. Car, des agents de sécurité ont sérieusement molesté plusieurs syndicalistes locaux hier  mercredi, faisant des blessés, des arrestations et plusieurs engins endommagés.

« Aujourd’hui, nous n’en sommes pas là. Il n’y aura pas une marche à Labé. Nous avons une réunion à tenir ce matin entre nous et après nous irons rencontrer les autorités sur les exactions policières d’hier. Et donc, nous ne pouvons pas appeler les citoyens dans les rues après tout ce qui s’est passé hier parce qu’il faut préserver la paix », a indiqué le secrétaire général de l’union régionale des travailleurs de Labé, Elhadj Lamine Sangaré.

Le chef de file des Forces Sociales de Labé souligne qu’il ne sait pas d’abord le nombre de syndicalistes détenus et tous les dégâts causés par les forces de l’ordre à leur siège. Et pour l’instant, c’est cela la priorité : « Actuellement, nous ne savons pas combien de personnes sont arrêtées et combien sont blessés, nous ne savons pas aussi le nombre de biens détruits. Je veux parler de nos véhicules, motos, téléphones et autres.

C’est au cours de notre rencontre d’aujourd’hui que nous allons évaluer les dégâts parce qu’il nous faut mobiliser tous les camarades et amis de la société civile pour savoir qui a perdu quoi. C’est après tout cela que nous allons remonter à nos leaders a Conakry et ici nous allons interpeller les répondants qui sont les autorités, pour qu’elles nous disent qui a autorisé ces hommes en tenue de venir nous agresser. Et aussi, exiger la libération de nos éléments et le paiement de nos biens endommages », a-t-il dit.

A suivre!

De Labé, Saifoulaye Diallo pour guineematin.com

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Pas de marche ce jeudi à Conakry : les Forces Sociales reculent face aux agents de sécurité

26 juillet 2018 à 13 01 00 07007

Pour la troisième fois consécutive, les Forces Sociales de Guinée n’ont pas pu manifester ce jeudi, 26 juillet 2018 pour protester contre la hausse du prix du carburant. Comme ce fut le cas lundi dernier, un important dispositif sécuritaire a été déployé tôt ce matin sur leur point de ralliement pour empêcher tout attroupement sur place. Face à cette situation, les organisateurs ont décidé d’annuler la marche pour éviter une confrontation avec les forces de l’ordre, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters déployés sur le terrain.

Contrairement à la manifestation qui était prévue le lundi, 23 juillet dernier et qui avait été empêchée par les autorités, il n’y a pas eu de communiqué interdisant la manifestation qui devait avoir lieu ce jeudi, 26 juillet 2018. Aucune réponse n’a été donnée au courrier des Forces Sociales de Guinée, informant les autorités de l’organisation de cette marche pacifique pour protester contre la hausse du prix du carburant en Guinée.

Les organisateurs ont décidé donc de maintenir la manifestation. Mais les autorités ont pris le devant en déployant un important dispositif sécuritaire sur l’esplanade du stade du 28 septembre de Conakry, le point de ralliement des manifestants, pour empêcher tout attroupement sur les lieux. Ayant constaté cette situation, les organisateurs de la manifestation sont allés finalement se retrouver dans l’enceinte de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, situé à quelques mètres de là.

Ils ont évalué la situation et ont décidé d’annuler la marche pour éviter d’aller à la confrontation avec les agents de sécurité. « Vu le dispositif sécuritaire déployé pour nous empêcher de nous rassembler et la pluie enregistrée à Conakry, nous avons décidé d’annuler la manifestation », nous a confié un membre des Forces Sociales de Guinée.

Il annonce une conférence de presse des FSG prévue à 15 heures au siège de la PCUD à Kipé Dadya.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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