Il y a cent (100) ans jour pour jour que prenait fin la première guerre mondiale (1914-1918). Ce dimanche 11 novembre 2018, l’ambassadeur de France en Guinée, accompagné du ministre guinéen chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, ainsi que des diplomates des pays européens et américains, a organisé une cérémonie commémorative du centenaire de l’armistice. C’était au cimetière Boulbinet, à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’ambassadeur Jean-Marc Grosgurin

Dans son discours de circonstance, Son Excellence Jean-Marc Grosgurin a rappelé qu’il y a un siècle que l’armistice de 1914-1918 est venu mettre un terme au combat meurtrier de la 1ère guerre mondiale. A cet affrontement interminable nation contre nation, peuple contre peuple, poursuit le diplomate, le 11 novembre 1918, un grand soupire traverse la France après que l’armistice ait été signé. « Enfin, après quatre interminable années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front Occidentale. Enfin, le vacarme funeste laisse place à la clameur allègre, s’élève de volets de cloche en sonneries de clairons ; d’esplanade de grandes villes en place de village. Partout, on célèbre avec fierté la victoire de la France avec ses alliés. Nos poilus ne se sont pas battus pour rien, ils ne sont pas morts en vain. La patrie est sauvée, la paix enfin va revenir. Mais, partout aussi, on constate le gâchis et on éprouve d’autant plus le deuil. Là, un fils pleure son père ; ici, un père pleure son fils. Là comme ailleurs, une veuve pleure son mari. Et, partout, on voit défiler de cortèges de mutilés », a rappelé l’ambassadeur.

En outre, Son Excellence Jean-Marc Grosgurin a salué la bravoure des soldats africains qui ont donné leurs vies pour la France. « C’est d’abord un hommage et beaucoup de respect pour tous ceux qui sont venus, y compris venus de loin, d’Afrique, d’Amérique et du pacifique pour défendre une patrie qu’ils ne connaissaient pas forcement. Un hommage à tous ceux qui sont tombés, un hommage aussi à ceux qui continuent de tomber pour défendre notre patrie. Et puis, un message aussi de vigilance pour faire en sorte qu’un tel conflit, une telle horreur, une telle barbarie ne se reproduise plus. Et, c’est aussi le sens que le président Macron a voulu donner à la cérémonie du 11 novembre qui est marquée cette année par le forum de Paris pour la paix, avec la présence de plus de 70 Chefs d’Etat et de gouvernement ; et puis, de nombreuses ONG, d’experts, des historiens et des journalistes. Pour réfléchir sur la précarité de la paix et aussi promouvoir toujours le multilatéralisme qui est le socle important qui nous permet aussi de préserver la paix ».

Abondant dans le même sens, Dr. Mohamed Diané, le ministre d’Etat aux Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale, a rendu un vibrant hommage à tous les soldats qui se sont battus aux côtés de la France, notamment ceux de la Guinée. « Nous sommes là pour rendre hommage à tous ces combattants qui sont tombés au cours de la première guerre mondiale. Une guerre terrible qui a regroupé des combattants de toutes les origines. Donc, nous sommes venus pour rendre hommage à ces combattants-là. Pour dire qu’on n’oublie pas leur souffrance et leur honneur pendant cette guerre terrible et qu’il faut cultiver la paix. Parce que rien ne vaut que la paix. On n’oublie pas les soldats guinéens qui sont tombés sur le champ d’honneur, dans les opérations de maintien de la paix et dans le processus aussi de maintien de la paix en Guinée. Donc, c’est un jour de souvenir et de mémoire, nous rendons hommage à tous ces morts, de tous les pays, que ça soit la France, l’Afrique et l’Amérique, nous rendons hommage à tous ces pays », a conclu Dr. Mohamed Diané.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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