Aboubacar Soumah du SLECG

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation (composée de syndicalistes non-grévistes) ont signé un accord tard mardi, 28 janvier 2020, relatif à l’augmentation des revenus des enseignants. Ce protocole d’accord, signé par le SLECG dirigé par Kadiatou Bah, le SNE, le SNAESURS et la FSPE, prévoit la création d’une prime d’incitation allant de 450 mille à 1 million 300 mille francs guinéens par mois, selon les zones.

Mais, l’autre SLECG dirigé par Aboubacar Soumah, qui n’a pas pris part aux négociations ayant conduit à cet accord, dit n’être pas concerné par le document. C’est le secrétaire général de l’organisation syndicale qui l’a annoncé au cours d’un entretien téléphonique avec un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 29 janvier 2020. Il appelle les enseignants membres du SLECG à poursuivre la grève lancée le 9 janvier dernier jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Tout le monde a suivi les circonstances dans lesquelles cet accord-là a été signé. Le SLECG n’a été ni de près ni de loin été mêlé à ces négociations, donc ce protocole n’engage que les structures syndicales signataires et leur base. Nous, nous ne sommes pas signataires et ça ne nous engage pas. Donc, notre grève continue jusqu’à ce que notre revendication soit prise en compte.

Et j’en profite pour lancer un appel à l’endroit des enseignants membres du SLECG pour leur dire de continuer à resserrer les rangs, ne pas se laisser intimider et surtout ne pas se laisser entraîner par ce fameux protocole d’accord, qui n’est que le résultat du fichier que nous avons déjà rejeté. Donc, de continuer à observer le mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction de notre revendication », a lancé Aboubacar Soumah.

A rappeler que le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) réclame un salaire mensuel de 8 millions de francs par enseignant.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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