Il y a un peu plus de trois ans que la vie d’Alpha Oumar Barry, un habitant du quartier Loppet dans la commune urbaine de Mamou, a basculé. Alors qu’il rentrait d’un voyage, ce chauffeur de profession a été victime d’un accident de la circulation qui a provoqué une fracture de sa colonne vertébrale. Après les premiers soins dont il a bénéficié à Conakry, il s’est retrouvé dans l’impossibilité de terminer son traitement, faute de moyens. Le jeune homme a raconté sa mésaventure au micro du correspondant de Guineematin.com à Mamou.

« J’ai été victime d’un accident de la circulation en 2017, à la gare routière de Mamou. J’étais en train de laver mes mains, lorsqu’une voiture conduite par un militaire est venue me heurter violemment. Je suis tombé et j’ai eu une fracture au niveau de la colonne vertébrale. On m’a évacué à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Les médecins m’ont opéré et ont placé des fers dans mon dos. Ils m’ont dit de rentrer pour repartir après une année.

Après une année, je suis reparti à Conakry mais j’ai trouvé que le médecin qui s’occupait de mon traitement était sur le point de voyager, il m’a dit de rentrer et repartir à son retour. Quand il est rentré de son voyage, je suis reparti mais il m’a dit que le délai est déjà passé et qu’il faut que je paye un montant de 15 millions de francs pour qu’il retire les fers de mon dos et termine mon traitement », a-t-il confié.

Un montant beaucoup trop élevé pour ce fils unique, orphelin de père. Après avoir contribué pour permettre l’opération de la victime, le militaire à l’origine de son accident a disparu. Aujourd’hui, Alpha Oumar Barry se trouve dans un état critique. Les fers placés dans son dos commencent à sortir avec du pus. Il peine à se lever à plus forte raison à marcher. Et son état de santé semble s’aggraver chaque jour davantage.

Ce qui inquiète sa pauvre mère, qui sollicite un appui afin de pouvoir sauver son fils. « Nous demandons l’aide des autorités guinéennes et de toutes les personnes de bonne volonté. Nous leur demandons de nous aider pour qu’on puisse sauver mon unique enfant. Toutes les personnes qui veulent nous appuyer peuvent nous joindre sur les numéros : 622 28 43 63/622 48 87 31. On espère vraiment que notre appel sera entendu afin de pouvoir sauver mon fils », a lancé Madame Aïssatou Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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