Elhadj Lamine Sangaré

Les responsables de l’inter centrale CNTG-USTG de Labé redoutent une nième trahison des leaders nationaux de ce mouvement de grève générale perlée de 3 jours et se montrent déterminés à rompre leurs affiliations au cas où des décisions non concertées sont prises au sommet, a appris un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le secrétaire général de l’Union Régionale des Travailleurs de Labé affiliée à la CNTG, ce mouvement déclenché par l’inter centrale est une grève d’avertissement.

« Si le gouvernement accède à ce que nous voulons, il n’y a pas de problème. Nous allons venir à la table de négociation. Mais, le préalable à cette négociation aussi, selon les décisions de l’assemblée, c’est de revenir d’abord aux 8000 francs guinéens, parce que le gouvernement a carrément violé le protocole d’accord » a expliqué le responsable régional de la CNTG de Labé.

Cependant, les responsables syndicaux à la base, redoutant une nième trahison visant à suspendre de façon unilatérale le mouvement ainsi déclenché, mettent en garde les leaders nationaux de la CNTG et de l’USTG.

« Cette fois-ci, nous leur avons dit, et nous sommes fermes la dessus, si nous n’allons pas ensemble, ils lèvent seuls la grève à partir de Conakry, qu’ils se disent qu’ils n’ont plus de militants dans toutes les régions. Le mot d’ordre est le même. Il ne faut pas qu’on continue à se foutre des travailleurs. Chaque jour, ce sont des grèves. Il faut aller de façon radicale », a-t-il prévenu.

Il est à préciser qu’au niveau local, ce mot d’ordre de grève est officiellement soutenu par le conseil préfectoral des organisations de la société civile, le mouvement « Osons oser », la Section OGDH et l’Association des Jeunes Commerçants pour le Développement de Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Facebook Comments

Guineematin