Douane Balâki, Frontière, douaneLes usagers de la route dénoncent l’implication des sapeurs-pompiers dans la régulation de la circulation routière au centre ville de Mamou, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants en Moyenne Guinée.  

Un auditeur de Bolivar FM, la première radio privée de Mamou, a accusé des agents relevant de l’unité des sapeurs-pompiers de cette ville-carrefour d’avoir « érigé un barrage nocturne de contrôle permanent au carrefour Avaria», situé non loin du marché, entre une buvette et un passage de piétons appelé ‘’couloir de la mort.’’

Selon cette source, les agents du service incendies et secours de Mamou qui sont visés (à tord ou à raison) par cette allégation ont installé ce barrage nocturne sous prétexte de lutter contre les surcharges à bord des motos ou les excès de vitesse. Mais, poursuit-il, en réalité, ils y passent le clair de leur temps à extorquer des modiques sommes d’argent aux usagers de la route qui ont la malchance de s’aventurer vers cet endroit pour noctambules, à une heure tardive de la nuit.

Joint au téléphone par le reporter de Guineematin.com, le Chef du service des incendies et secours de Mamou, Commandant Boubacar DIABY a balayé ses graves accusations du revers de la main : « Quoi ? Monsieur, s’il vous plait ! Monsieur, je suis le commandant des sapeurs-pompiers. Les barrages dont il est question ne relèvent pas de notre compétence, de la compétence des sapeurs-pompiers. Je connais ma mission. Les agents aussi connaissent leur mission. Vous pouvez vous référer à la police. Il ne faut pas me piéger. Moi, je sais que dans le monde entier les sapeurs-pompiers ne font pas de barrages. Même s’il y a un incendie, on peut appeler les services compétents de la gendarmerie ou de la police pour assurer la sécurité pour qu’on puisse travailler» a confié avec fermeté cet officier de la sécurité publique.

Heureusement, le patron des sapeurs-pompiers sait bien que son service n’a pas le droit de faire de la sécurité routière. Il reste alors à vérifier par d’autres moyens que l’auditeur qui a appelé la radio pour dénoncer le service des incendies et secours ne s’est pas trompé ou n’a pas inventé l’information, juste pour ternir l’image de ce corps.

En attendant de voir clair dans ce dossier, les citoyens noctambules de Mamou sont désormais rassurés que même si ce sont des agents de cette unité qui gèrent ce barrage de contrôle routier, ils ne sont pas en mission officielle. C’est de la clandestinité. Dans ces conditions, il revient alors aux usagers de la route concernés de savoir résister, conformément à la loi. C’est-à-dire, saisir immédiatement la hiérarchie de la police au niveau de Mamou, au commissariat centrale de police ou à la sûreté.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. :(00224) 622 269 551 & 657 269 551

 

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