Station, carburant, Suite à l’annonce annonce d’une grève générale par le mouvement syndical guinéen, notamment la CNTG et l’USTG, à partir du 15 de ce mois, Guineematin.com a interrogé quelques citoyens de Conakry pour savoir ce qu’ils en pensent. Et, sur la question, les avis sont divergents. 

Tounkara Souragata, étudiant diplômé en sociologie, approuve la revendication ; mais, il ne voit pas l’opportunité de la grève : « c’est une bonne chose, la revendication des syndicalistes, ils sont dans leur droit de défendre les travailleurs. On sait tous que le prix du baril est descendu à l’échelle internationale. De ce fait, même les cinq mille francs que le syndicat a demandé sont trop. Le prix doit être revu à trois mille cinq cent francs guinéens. Pour la grève, je ne suis pas d’accord car ils doivent se comprendre. Tout cela contribue à mettre encore le pays en retard. Le gouvernement doit accepter la revendication du peuple dans les plus brefs délais », a-t-il demandé.

Mamadou Alpha Bah se dit entièrement d’accord avec l’annonce du mouvement syndical : « cinq mille francs même c’est trop. On veut trois mille cinq cents. S’ils ne diminuent pas d’ici le 15 février, je suis prêts pour la grève illimitée. Personnellement, je connais des gens qui vont jusqu’en Sierra Leone pour acheter l’essence avec un prix équivalent à six mille francs. En guinée, les dirigeants n’ont pas pitié de la population », lance le ferrailleur.

Abondant dans le même sens que le premier intervenant, Mamadou Lamarana Bah, gardien de maison, se montre prudent face à la démarche des syndicalistes : « moi, personnellement, je ne veux pas du tout de grève. Pourquoi je ne soutiens pas la grève ? Dans les autres pays, les grèves se déroulent dans les règles de l’art. Mais, en Guinée, quand on dit qu’il y a une grève, les gens s’attaquent les uns aux autres, c’est ainsi qu’on parle de vandalisme et de mort… ».

Mohamed Camara de son côté est plus ferme « Je me demande pourquoi ils refusent de diminuer les prix, alors que les autres pays voisins l’ont fait, même ceux qui ont été frappés par l’épidémie Ebola. On dirait que nos dirigeants n’ont pas leurs familles en Guinée. Si le prix du carburant diminue, tous les autres produits sur le marché vont diminuer et cela c’est pour le bien du peuple. Moi, je dirais que le 15 est loin, pourquoi pas le 5 ou au plus tard le 10 février 2016 ? », s’est demandé cet ouvrier, qui parvient difficilement à joindre les deux bouts, selon ce qu’il a confié à Guineematin.

Propos recueillis par Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com 
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