La grève générale et illimitée, déclenchée par le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), continue de paralyser le système éducatif guinéen. Pour la journée de ce lundi, 22 octobre 2018, il y a eu un faible taux de présents, aussi bien chez les élèves que chez les enseignants, dans de nombreuses écoles publiques de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a fait le tour de certaines écoles.

En dépit des nouvelles dispositions prises, allant des menaces aux intimidations, pour contraindre les enseignants à joindre les salles de classe, les écoles publiques de la capitale guinéenne continuent d’enregistrer des absents.

A l’école primaire de Sonfonia 2, dans la commune de Ratoma, ce n’est pas l’affluence. Selon la directrice adjointe, madame Oumou Touré, au niveau du personnel d’encadrement, trois (3) ont répondu présent sur les dix (10) programmés. Pour ce qui est des enseignants, sur les 17 programmés, il n’y a eu que trois (3) présents.

Quant aux élèves, sur les 1627 programmés, il n’y a que 900 qui se sont présentés.

Par ailleurs, la directrice a expliqué que son école compte 32 groupes pédagogiques. Parmi les 16 programmés pour ce lundi, seulement 8 ont répondu présent, notamment dans les classes de 2ème et 6ème année.

Au niveau du Lycée-collège de Sonfonia, selon le proviseur, Fakoura Kéita, tout le personnel d’encadrement était présent. « Sur les 15 programmés, 15 sont présents », a-t-il dit.

Pour ce qui est des enseignants titulaires, on a noté 15 présents sur les 26 programmés. Quant aux contractuels, monsieur Kéita a annoncé que « 7 enseignants se sont présentés sur le les 15 programmés. Mille cent soixante un (1161) élèves sont venus sur mille six cent quatre vingt sept (1687) programmés ».

Boubacar Biro Barry

Par contre, au collège Sonfonia 2, aucun responsable n’a voulu répondre aux questions de notre reporter.

Cette paralysie des cours inquiète nombre de citoyens qui préconisent le dialogue pour une sortie de crise. Selon Boubacar Biro Barry, vice-président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile et membre de l’APEAE de l’école primaire de Sonfonia radar, « le système éducatif guinéen est fortement éprouvé par cette crise. Elle est vraiment préoccupante. Je pense que la solution à ce problème passe obligatoirement par le dialogue. Il faut ouvrir la négociation et respecter les principes de la négociation >>, a suggéré l’activiste de la société civile.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél 628 1 799 17

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