Un camion de la société d’exploitation forestière Forêt Forte, sise au district de Nyambara, dans la sous-préfecture de Samoe, a percuté une moto dans l’après-midi de ce vendredi 24 janvier 2020. Le conducteur de la moto et sa passagère, qui n’est autre que sa mère, ont été tués sur place, provoquant l’indignation des populations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, le camion en question quittait N’Zérékoré pour la préfecture de Beyla. Arrivé au niveau du pont de Balaya, qui fait frontière entre le centre de Gouécké et le district de Nionta, le camion qui roulait à vive allure a percuté la moto, tuant les deux personnes.

Cécé Philippe Haba, maire de Gouécké

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Gouécké, Cécé Philippe Haba, est revenu sur ce qu’il a fait pour éviter une révolte des populations après le drame. « Je devrais tenir une réunion avec M. le sous-préfet à la mairie. Dès que je suis venu à la mairie, le sous-préfet me dit va directement au pont Balaya qui fait frontière entre le centre ville de Gouécké et le district de Nionta, il y a eu un accident mortel là-bas. Je suis allé, j’ai trouvé effectivement les corps. Le camion qui a fait l’accident n’était pas sur place. On m’a appris qu’il est à la gendarmerie. De là-bas, on me dit que la jeunesse s’est mobilisée pour aller brûlé le camion. Directement, je me suis retournée pour aller sensibiliser les jeunes. Je suis allé à la gendarmerie, je n’ai pas vu le camion qui a fait accident, ni les deux autres qui venaient de Beyla. Quand j’ai demandé, on m’a dit qu’ils sont partis pour sortir vers Koropara et Koulé. Je suis revenu au lieu de l’accident pour attendre la gendarmerie pour le constat. À l’arrivée, on a fait le constat et on a transporté les corps au centre de santé amélioré de Gouécké ».

Pour le maire, « la douleur est si grande que la tension de toute la ville est montée. Nous avons transporté les deux corps au centre de santé amélioré. Nous sommes en train de voir comment apaiser la tension des jeunes et appeler la population jusqu’à ce que justice soit rendue ».

Pour l’heure, le calme revient peu à peu dans la sous-préfecture, mais la famille des deux victimes reste inconsolable.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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