Rien ne va plus entre les travailleurs de la société Diamond Ciment Guinea S.A, basée dans la sous-préfecture de Souguéta (Préfecture de Kindia) et leurs responsables. Les premiers accusent les seconds de s’abriter derrière la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus pour se livrer à un licenciement abusif des employés guinéens et les faire remplacer par des étrangers.

L’un des travailleurs concernés, qui a contacté un journaliste de Guineematin.com, explique qu’ils sont une centaine de guinéens qui sont en phase d’être mis au chômage par l’entreprise, au profit d’expatriés togolais et indiens. « Les responsables du management ont mis à l’écart certains travailleurs guinéens au profit des togolais. Avec cette mise en congé, ils n’ont envisagé aucune mesure d’accompagnement pendant la période d’attente. Mais au fonds, ils veulent profiter pour libérer les gens définitivement. Il y a des centaines de guinéens qui sont concernés par la mesure.

Le paradoxe est que parmi les expatriés togolais qui travaillent dans l’entreprise, aucun d’entre n’est concerné par la décision. Sans donner d’explications plausibles, nos responsables disent que c’est à cause du coronavirus. Mais, on se demande bien pourquoi c’est seulement les Guinéens qui sont concernés par la mesure et si le virus connait la différence entre guinéens et togolais dans une entreprise », s’interroge notre interlocuteur, qui s’est exprimé sous d’anonymat.

Notre source précise que l’annonce de la mesure leur a été faite avant-hier mercredi, 8 avril 2020. Et ce même jour, certaines personnes concernées sont allées rencontrer les responsables de l’entreprise pour essayer de trouver une solution à cette situation, mais en vain. « Ils ont fait l’annonce avant-hier. Et hier, jeudi, ils ont procédé au remplacement. Tous nos postes ont été occupés par les expatriés.

Est-ce que le motif évoqué tient la route ? Nous disons que non ! Et c’est pourquoi, ce vendredi, 10 avril 2020, certains d’entre nous se sont levés pour aller faire arrêter le travail et manifester pacifiquement. A l’issue des discussions, aucune solution n’a encore été trouvée et le mouvement va continuer jusqu’à la satisfaction de nos revendications », prévient-il.

Contactée au téléphone par notre un reporter de Guineematin, la direction générale de la société n’a pas souhaité se prononcer sur cette situation.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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